Scheda di revisione: Fonctionnement du système nerveux

📋 Plan du Cours

  1. Organisation du système nerveux central
  2. Moelle épinière et régions anatomiques
  3. Système nerveux périphérique et nerfs rachidiens
  4. Cellules gliales du système nerveux central
  5. Types de neurones et organisation du soma
  6. Origine historique du message nerveux électrique
  7. Polarité membranaire et potentiel de repos
  8. Potentiel d’action et propagation axonale
  9. Synapse chimique et électrique
  10. Neurotransmetteurs et récepteurs post-synaptiques
  11. Transduction sensorielle et codage en potentiels d’action
  12. Jonction neuro-musculaire et contraction musculaire

📖 1. Organisation du système nerveux central

🔑 Notions clés & Définitions

  • Encéphale : L’encéphale est la partie du système nerveux central logée dans la boîte crânienne et chargée de l’intégration des informations.
  • Cerveau : Le cerveau est une des trois grandes parties de l’encéphale, impliquée dans le traitement et l’organisation des fonctions nerveuses.
  • Cervelet : Le cervelet est une des trois parties de l’encéphale, spécialisé dans la coordination et l’ajustement des mouvements.
  • Tronc cérébral : Le tronc cérébral est une des trois parties de l’encéphale, assurant des fonctions de régulation essentielles.
  • Ventricules cérébraux : Les ventricules cérébraux sont quatre cavités remplies de liquide céphalo-rachidien, interconnectées entre elles.

📝 Points essentiels

  • L’encéphale et la moelle épinière forment le système nerveux central, centre de régulation et d’intégration.
  • L’encéphale est composé de trois parties : cerveau, cervelet et tronc cérébral.
  • Les 4 cavités ventriculaires sont : ventricule latéral droit, ventricule latéral gauche, 3ème ventricule et 4ème ventricule.
  • La moelle épinière (ou rachis) porte 4 régions : cervicale, thoracique, lombaire et sacrée.
  • Le canal de l’épendyme traverse toute la longueur de la moelle épinière.
  • Les réflexes spinaux permettent une réponse rapide, par exemple retrait d’un objet chaud.

💡 Astuce mémo

Cerveau–Cervelet–Tronc : « 3 C » dans la boîte crânienne, et « 4 V » pour les ventricules.

📖 2. Moelle épinière et régions anatomiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Astrocyte : Cellule gliale du SNC qui soutient les neurones et participe à la barrière hémato-encéphalique grâce à ses prolongements autour des capillaires.
  • Oligodendrocyte : Cellule gliale du SNC qui fabrique la gaine de myéline autour des axones du SNC pour améliorer la conduction.
  • Microglie : Cellule gliale du SNC qui assure une fonction immunitaire de défense contre des molécules étrangères.
  • Épendymocyte : Cellule tapissant les ventricules et le canal de l’épendyme, impliquée dans la production du liquide céphalo-rachidien et ses échanges avec le SNC.
  • Neurone pseudo-unipolaire : Type de neurone dont, au développement, un prolongement unique se divise en une branche centrale vers la moelle et une branche périphérique vers la peau.

📝 Points essentiels

  • Le SNC contient des cellules gliales et des neurones, avec plusieurs catégories de glie.
  • Les prolongements des astrocytes entourent les capillaires et contribuent à une barrière hémato-encéphalique à perméabilité sélective.
  • Les astrocytes participent aux échanges sang↔neurones, au retrait des déchets et limitent le passage d’agents pathogènes.
  • Les oligodendrocytes forment la gaine de myéline autour des axones du SNC (la cellule de Schwann fait l’équivalent dans le SNP).
  • La microglie joue le rôle de système immunitaire du SNC contre les molécules étrangères.
  • L’épendymocyte tapisse les ventricules et synthétise le liquide céphalo-rachidien dans les 4 ventricules et le canal de l’épendyme, ainsi qu’autour du SNC entre pie-mère et arachnoïde.

💡 Astuce mémo

Astrocyte = barrière + nettoyage; Oligodendrocyte = myéline; Microglie = immunité; Épendymocyte = LCR; Pseudo-unipolaire = moelle (central) + peau (périphérie).

📖 3. Système nerveux périphérique et nerfs rachidiens

🔑 Notions clés & Définitions

  • Message chimique : Un type de signal neuronal majoritaire qui transmet l’information via des substances chimiques entre cellules.
  • Message électrique : Un type de signal neuronal minoritaire qui transmet l’information par des variations électriques de la membrane.
  • Propagation unidirectionnelle : Un mode de transmission où le message circule du côté dendritique vers la terminaison axonale, sans retour.
  • Méninges : Des enveloppes protectrices du système nerveux central, composées de dure-mère, arachnoïde et pie-mère.
  • Barrière hémato-encéphalique : Une barrière qui limite le passage de substances entre le sang et le tissu cérébral pour protéger le système nerveux.

📝 Points essentiels

  • Les dendrites reçoivent les messages, puis l’information est conduite vers la terminaison axonale dans le même sens.
  • La propagation du message neuronal est décrite comme unidirectionnelle, donc jamais dans le sens inverse.
  • La protection du système nerveux repose sur des structures osseuses, les méninges et le liquide céphalo-rachidien.
  • Une méningite correspond à une inflammation des méninges.
  • Le système nerveux est aussi protégé par la barrière hémato-encéphalique et par les cellules gliales.
  • Le liquide céphalo-rachidien participe à la protection du système nerveux en plus des enveloppes et des barrières.

💡 Astuce mémo

Dendrites → terminaison axonale : sens unique, comme une voie à sens interdit.

📖 4. Cellules gliales du système nerveux central

🔑 Notions clés & Définitions

  • Milieu intracellulaire : Le milieu intracellulaire correspond au cytoplasme, situé à l’intérieur de la membrane plasmique du neurone.
  • Milieu extracellulaire : Le milieu extracellulaire correspond au liquide autour du neurone, séparé du cytoplasme par la membrane plasmique.
  • Canaux ioniques : Les canaux ioniques sont des protéines membranaires qui forment une voie de passage sélective pour certains ions.
  • Canaux de fuite passifs : Les canaux de fuite passifs laissent passer des ions selon leur perméabilité, sans dépendre d’un voltage pour s’ouvrir.
  • Canaux voltage dépendants : Les canaux voltage dépendants s’ouvrent ou se ferment en fonction du voltage de part et d’autre de la membrane.

📝 Points essentiels

  • La membrane plasmique sépare deux milieux et crée une différence de répartition des ions entre intérieur et extérieur.
  • Le milieu extracellulaire est riche en Na+ et Cl−, tandis que le milieu intracellulaire est riche en K+ et en anions organiques.
  • Les ions ne traversent pas librement la membrane : leur passage dépend de canaux ioniques membranaires.
  • Deux types de canaux ioniques existent : canaux de fuite passifs (K+ et Na+) et canaux voltage dépendants (impliqués dans le potentiel d’action).
  • La sélectivité des canaux signifie que chaque type de canal laisse passer des ions précis (Na+, K+, ou Cl−).
  • Le sens de passage d’un ion dépend du gradient électrochimique, somme du gradient de concentration et du gradient électrique (intérieur négatif, extérieur positif).

💡 Astuce mémo

Sélectivité + gradient électrochimique : concentration pousse, électricité attire (intérieur −, extérieur +).

📖 5. Types de neurones et organisation du soma

🔑 Notions clés & Définitions

  • Potentiel d’équilibre d’un ion : Le potentiel d’équilibre d’un ion est la différence de potentiel membranaire qui compense exactement son gradient de concentration.
  • Potentiel d’équilibre du potassium : Le potentiel d’équilibre du potassium est la valeur de tension qui équilibre le gradient de K+K^+ à travers la membrane, donnée à environ 90mV-90\,\text{mV}.
  • Potentiel d’équilibre du sodium : Le potentiel d’équilibre du sodium est la valeur de tension qui équilibre le gradient de Na+Na^+ à travers la membrane, donnée à environ +60mV+60\,\text{mV}.
  • Pompe Na+/K+ ATPase : La pompe Na+/K+ ATPase est une pompe membranaire qui utilise l’ATP pour faire sortir K+K^+ et faire entrer Na+Na^+ contre leurs gradients.
  • Potentiel d’action : Le potentiel d’action est l’unité de base du message nerveux, correspondant à une modification rapide de la polarité membranaire.

📝 Points essentiels

  • Au repos, les canaux de fuite passifs K+K^+ et Na+Na^+ sont ouverts tandis que les canaux voltages sont fermés.
  • Le K+K^+ sort selon son gradient de concentration, ce qui rend le milieu extracellulaire plus positif et l’intracellulaire plus négatif.
  • Si la membrane était perméable uniquement au K+K^+, le potentiel de repos coïnciderait avec le potentiel d’équilibre du K+K^+, mais ce n’est pas le cas car Na+Na^+ contribue aussi.
  • Le potentiel de repos se rapproche davantage du potentiel d’équilibre de l’ion le plus perméant, ici le K+K^+, ce qui explique qu’il soit plus proche de 90textmV-90\,text{mV} que de +60textmV+60\,text{mV}.
  • La pompe Na+/K+ ATPase contrebalance les mouvements ioniques en expulsant 3 K+K^+ et en faisant entrer 2 Na+Na^+ grâce à l’hydrolyse de l’ATP.
  • Le potentiel d’action a une amplitude d’environ 100mV100\,\text{mV} et une durée d’environ 22 à 3s3\,\text{s}, et il obéit à la loi du tout ou rien via un seuil de déclenchement.

💡 Astuce mémo

Repos = fuite K+K^+ tire vers 90-90 ; Na+Na^+ tire vers +60+60 ; pompe = ATPase corrige (3 K+K^+ sort, 2 Na+Na^+ entrent).

📖 6. Origine historique du message nerveux électrique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Codage en fréquence : Le codage en fréquence est une façon de représenter l’intensité d’un message nerveux par le nombre de potentiels d’action générés sur une durée donnée.
  • Potentiel d’action : Le potentiel d’action est une variation rapide du potentiel de membrane qui constitue l’unité de base de la transmission du message nerveux.
  • Canaux Na+ voltage-dépendants : Les canaux Na+ voltage-dépendants sont des canaux membranaires qui s’ouvrent lors de la dépolarisation et permettent l’entrée de Na+.
  • Canaux K+ voltage-dépendants : Les canaux K+ voltage-dépendants sont des canaux membranaires qui s’ouvrent après la dépolarisation et laissent sortir K+, ramenant puis dépassant le potentiel de repos.
  • Synapse électrique : La synapse électrique est une transmission directe entre deux neurones via des jonctions gap, sans délai synaptique notable.

📝 Points essentiels

  • Un message nerveux correspond à une succession de potentiels d’action, et plus il y a de potentiels d’action, plus l’information transmise est intense.
  • Le potentiel d’action comporte 3 phases : dépolarisation, repolarisation puis hyperpolarisation.
  • Lors de la dépolarisation, le potentiel de membrane devient moins négatif que le repos : l’intérieur devient plus positif et l’extérieur plus négatif au point stimulé.
  • Lors de la repolarisation, la membrane revient vers des valeurs plus négatives grâce à la sortie de K+ ; l’hyperpolarisation rend ensuite la membrane plus négative que le repos.
  • Les canaux Na+ voltage-dépendants déclenchent l’entrée de Na+ (dépolarisation) puis se ferment, tandis que les canaux K+ voltage-dépendants assurent la sortie de K+ (repolarisation et hyperpolarisation) puis se ferment.
  • La pompe Na+ K+ ATPase restaure le repos en faisant entrer K+ et sortir Na+ après le potentiel d’action.

💡 Astuce mémo

PA = Na+ entre (dépolarisation) puis K+ sort (repolarisation→hyperpolarisation), et la pompe remet tout au repos.

📖 7. Polarité membranaire et potentiel de repos

🔑 Notions clés & Définitions

  • Potentiel de repos : Le potentiel de repos est la différence de potentiel stable de la membrane neuronale avant toute stimulation.
  • Potentiel post-synaptique : Le potentiel post-synaptique est la réponse électrique de la membrane post-synaptique après fixation d’un neurotransmetteur.
  • PPSE : Le PPSE est un potentiel post-synaptique excitateur qui rend la membrane moins négative, favorisant la propagation du signal.
  • PPSI : Le PPSI est un potentiel post-synaptique inhibiteur qui rend la membrane plus négative, freinant la propagation du signal.
  • Récepteurs ionotropes : Les récepteurs ionotropes sont des récepteurs-canaux qui convertissent directement la fixation du neurotransmetteur en changement de polarité.

📝 Points essentiels

  • La libération des neurotransmetteurs suit l’arrivée du PA, l’entrée de Ca2+ via des canaux voltage-dépendants, puis l’exocytose.
  • La transmission chimique implique une fente synaptique d’environ 20 nm et un délai synaptique de quelques millisecondes.
  • Le Ca2+ est retiré par recapture via des pompes calciques (réticulum et mitochondries), ce qui stoppe le signal calcique.
  • La fixation du neurotransmetteur sur des récepteurs post-synaptiques convertit le message chimique en signal électrique (potentiel post-synaptique).
  • Deux effets post-synaptiques existent : PPSE par dépolarisation et PPSI par hyperpolarisation.
  • Les récepteurs ionotropes ouvrent directement un canal ionique, tandis que les récepteurs métabotropes passent par une protéine G (CRPG).

💡 Astuce mémo

PPSE = Excite = Dépolarise (moins négatif) ; PPSI = Inhibe = Hyperpolarise (plus négatif).

📖 8. Potentiel d’action et propagation axonale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Potentiel post-synaptique excitatif : Le potentiel post-synaptique excitatif est une modification locale de la polarité membranaire qui rend le potentiel moins négatif, favorisant l’excitabilité neuronale.
  • Potentiel post-synaptique inhibiteur : Le potentiel post-synaptique inhibiteur est une modification locale de la polarité membranaire qui rend le potentiel plus négatif, réduisant la probabilité de déclencher un potentiel d’action.
  • Récepteur ionotrope : Le récepteur ionotrope est un récepteur à canal ionique dont l’activation par le neurotransmetteur ouvre directement un canal et modifie la polarité.
  • Récepteur métabotrope : Le récepteur métabotrope est un récepteur couplé à une protéine G qui transmet le signal via des étapes intracellulaires avant d’ouvrir ou fermer des canaux.
  • Sommation spatiale et temporelle : La sommation spatiale et temporelle est l’addition des potentiels post-synaptiques excitateurs et inhibiteurs pour déterminer si le neurone atteint le seuil.

📝 Points essentiels

  • Un PPSE correspond à une dépolarisation : le potentiel membranaire devient moins négatif.
  • Un PPSI correspond à une hyperpolarisation : le potentiel membranaire devient encore plus négatif.
  • Les récepteurs ionotropes convertissent directement la fixation du neurotransmetteur en ouverture de canaux ioniques.
  • Les récepteurs métabotropes passent par une protéine G qui agit sur plusieurs cibles intracellulaires, dont des canaux ioniques.
  • Le récepteur nicotinique de l’acétylcholine est ionotrope et perméable au Na+, ce qui produit un PPSE (excitation).
  • Le récepteur ionotrope du GABA laisse entrer le chlore, ce qui produit un PPSI (inhibition).

💡 Astuce mémo

PPSE = Na+ qui entre (dépolarise) ; PPSI = Cl− qui entre ou K+ qui sort (hyperpolarise).

📖 9. Synapse chimique et électrique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Somme spatiale : La somme spatiale est l’addition des potentiels post-synaptiques provenant de synapses situées en des points différents du neurone.
  • Somme temporelle : La somme temporelle est l’addition des potentiels post-synaptiques produits par des synapses activées successivement dans le temps.
  • Potentiel post-synaptique : Le potentiel post-synaptique est la variation du potentiel de membrane du neurone receveur due à l’activité d’une synapse excitatrice ou inhibitrice.
  • Seuil d’ouverture des canaux Na+ : Le seuil d’ouverture des canaux Na+ est la valeur du potentiel de membrane à partir de laquelle les canaux sodiques s’ouvrent et déclenchent un potentiel d’action.
  • Transduction sensorielle : La transduction sensorielle est la transformation d’un stimulus externe en signal électrique au niveau de la terminaison du récepteur.

📝 Points essentiels

  • Les potentiels post-synaptiques excitateur et inhibiteur s’additionnent pour décider si le neurone déclenche ou non un nouveau message.
  • Un potentiel d’action est généré dans le soma si la sommation atteint le seuil d’ouverture des canaux Na+.
  • Si la sommation n’atteint pas le seuil, aucun potentiel d’action n’est produit et le neurone reste silencieux.
  • Les informations externes sont d’abord codées par des organes sensoriels en signaux électriques, seuls compatibles avec le système nerveux.
  • Le message nerveux issu du codage sensoriel est acheminé au SNC où il est décodé pour permettre une perception de l’environnement.
  • La transduction sensorielle correspond au changement de polarité électrique de la membrane de la terminaison nerveuse lors de la détection du stimulus.

💡 Astuce mémo

Somme = décision : spatial + temporel → seuil Na+ → potentiel d’action, sinon rien.

📖 10. Neurotransmetteurs et récepteurs post-synaptiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Potentiel de récepteur : Le potentiel de récepteur est le changement de polarité membranaire produit dans la terminaison nerveuse après détection du stimulus.
  • Transduction sensorielle : La transduction sensorielle est la transformation du stimulus en signal électrique, à l’origine du potentiel de récepteur.
  • Site générateur : Le site générateur est la zone de l’axone où la dépolarisation atteint le seuil et déclenche la genèse des potentiels d’action.
  • Canaux ioniques voltage-dépendants : Les canaux ioniques voltage-dépendants sont des canaux membranaires qui s’ouvrent ou se ferment selon le niveau de potentiel électrique.
  • Canaux TRP thermosensibles : Les canaux TRP thermosensibles sont des canaux ioniques activés par des températures ou des molécules naturelles, responsables de la thermodétection.

📝 Points essentiels

  • La transduction sensorielle convertit le stimulus en un potentiel de récepteur, c’est-à-dire un changement de polarité de la membrane de la terminaison nerveuse.
  • La dépolarisation issue du potentiel de récepteur se propage passivement jusqu’au site générateur, souvent au segment initial de l’axone.
  • La genèse d’un potentiel d’action dépend de l’atteinte du seuil au site générateur via des canaux ioniques voltage-dépendants.
  • Si la dépolarisation n’atteint pas le seuil, aucun train de potentiels d’action n’est émis.
  • Le message nerveux est codé en train de potentiels d’action propagé sur de longues distances sans perte majeure du signal.
  • La thermoception implique des canaux TRP : TRPA1 pour le froid intense, TRPM8 pour le froid modéré/menthe, TRPV4 pour la tiédeur/chaleur modérée, TRPV3 pour la chaleur élevée/camphre, TRPV1 pour la chaleur extrême/piment

💡 Astuce mémo

Seuil au segment initial : stimulus → transduction → potentiel de récepteur → dépolarisation passive → site générateur → PA (sinon rien).

📖 11. Transduction sensorielle et codage en potentiels d’action

🔑 Notions clés & Définitions

  • Phosphodiesterase GMPc : Enzyme qui dégrade le GMPc et déclenche une cascade de signalisation dans la phototransduction.
  • Canal Na+ GMPc-dépendant : Canal ionique dont l’ouverture dépend de la concentration de GMPc et qui fixe le niveau de dépolarisation/hyperpolarisation.
  • Hyperpolarisation : Variation du potentiel de membrane vers des valeurs plus négatives, pouvant empêcher la génération d’un potentiel d’action.
  • Neurone bipolaire : Interneurone de la voie visuelle qui reçoit le signal du photorécepteur et le transmet à la cellule ganglionnaire.
  • Jonction neuro-musculaire : Synapse entre un motoneurone et une fibre musculaire, où l’acétylcholine déclenche l’activité électrique du muscle.

📝 Points essentiels

  • La diminution du GMPc active une cascade qui ferme le canal Na+ GMPc-dépendant, ce qui favorise une hyperpolarisation autour de -70 mV.
  • La genèse d’un message nerveux peut découler d’une hyperpolarisation via la conversion du potentiel de récepteur en dépolarisation du neurone bipolaire.
  • Voie visuelle en 3 neurones : cellule photoréceptrice (bâtonnet) puis neurone bipolaire puis cellule ganglionnaire (nerf optique).
  • Obscurité : le canal Na+ GMPc-dépendant est ouvert, puis la dépolarisation ouvre des canaux Ca2+ voltages-dépendants à la terminaison, entraînant un neurotransmetteur inhibiteur et une hyperpolarisation (PPSI) du bipolaI
  • Obscurité : la libération du neurotransmetteur excitateur est bloquée, aucun PPSE n’est généré et aucun potentiel d’action ne se propage dans le nerf optique.
  • Lumière : le canal Na+ GMPc-dépendant est fermé, les canaux Ca2+ voltages-dépendants se ferment, aucun neurotransmetteur inhibiteur n’est libéré et le neurone bipolaire se dépolarise (pas de PPSI).

💡 Astuce mémo

Obscurité = Na+ ouvert + Ca2+ libère inhibiteur → bipolaire hyperpolarisé ; Lumière = Na+ fermé + Ca2+ stop → bipolaire dépolarisé → excitateur libéré.

📖 12. Jonction neuro-musculaire et contraction musculaire

🔑 Notions clés & Définitions

  • Plaque motrice : La plaque motrice est la zone de contact entre le motoneurone et la fibre musculaire où débute la transmission du signal vers le muscle.
  • Récepteurs nicotiniques : Les récepteurs nicotiniques sont des récepteurs membranaires activés par l’acétylcholine et responsables de l’entrée d’ions Na+ dans la cellule musculaire.
  • Curare : Le curare est un antagoniste des récepteurs nicotiniques qui bloque la transmission neuromusculaire et provoque une paralysie.
  • Réflexe myotatique : Le réflexe myotatique est une contraction involontaire d’un muscle déclenchée par son propre étirement.
  • Arc réflexe : L’arc réflexe est la chaîne d’éléments qui transforme un étirement en une réponse motrice via des voies afférentes et efférentes.

📝 Points essentiels

  • L’acétylcholine libérée par le motoneurone active les récepteurs nicotiniques de la fibre musculaire.
  • L’activation nicotinique entraîne une entrée de Na+ qui provoque la dépolarisation et la genèse d’un potentiel d’action musculaire.
  • Le potentiel d’action active les canaux Ca2+ du réticulum, augmentant le calcium cytosolique.
  • L’augmentation de Ca2+ permet l’interaction actine-myosine et le raccourcissement des sarcomères, donc la contraction.
  • Le curare bloque les récepteurs nicotiniques, entraînant une paralysie avec risque mortel par asphyxie.
  • Le réflexe myotatique est inné, involontaire, rapide, et sert au maintien du tonus/posture et à la protection contre un étirement excessif.

💡 Astuce mémo

Curare = « Casse la plaque » : bloque les récepteurs nicotiniques → plus de contraction.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1786Expériences de Luigi Galvani sur des grenouilles lors d’un orage, montrant des contractions liées à un phénomène électrique
1797Galvani met en évidence l’existence d’une électricité animale responsable des mouvements musculaires
1800Volta invente la pile électrique et montre que le contact entre deux matériaux différents fournit de l’électricité

📊 Tableaux de synthèse

Système nerveux autonome : antagonistes

PartieActivationNeurotransmetteur
Sympathique/orthosympathiqueUrgence/danger (lutte ou fuite)Noradrénaline
ParasympathiqueRepos (conserver l’énergie, fonctions vitales basiques)Acétylcholine

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre PPSE et PPSI : PPSE rend la membrane moins négative (excite), PPSI la rend plus négative (inhibe).
  2. Croire que la propagation du message se fait dans les deux sens : la propagation dendrites → terminaison axonale est décrite comme unidirectionnelle.
  3. Mélanger canaux de fuite et canaux voltage-dépendants : au repos, les canaux de fuite K+ et Na+ sont ouverts, les voltage-dépendants sont fermés.
  4. Inverser les rôles Na+ et K+ pendant le potentiel d’action : Na+ entre pour la dépolarisation, K+ sort pour la repolarisation puis l’hyperpolarisation.
  5. Se tromper sur la synapse chimique : elle a une fente d’environ 20 nm et un délai synaptique de quelques millisecondes (contrairement à la synapse électrique).
  6. Confondre barrière hémato-encéphalique et méninges : la barrière limite le passage sang↔tissu cérébral, les méninges protègent avec dure-mère, arachnoïde, pie-mère.
  7. Oublier que le potentiel d’action obéit au tout ou rien : il n’est déclenché que si le seuil est atteint au site générateur (souvent segment initial).

✅ Checklist Examen

  1. Définir encéphale, cerveau, cervelet, tronc cérébral et citer les 4 cavités ventriculaires (latéral droit/gauche, 3ème, 4ème).
  2. Expliquer le rôle de la moelle épinière : 4 régions (cervicale, thoracique, lombaire, sacrée) et le canal de l’épendyme traversant toute la longueur.
  3. Lister les protections du SNC : structures osseuses, méninges (dure-mère, arachnoïde, pie-mère), liquide céphalo-rachidien et barrière hémato-encéphalique.
  4. Comparer message chimique vs message électrique et rappeler la notion de propagation unidirectionnelle dendrites → terminaison axonale.
  5. Décrire les milieux intracellulaire/extracellulaire et relier leur composition aux ions (Na+, Cl− dehors ; K+ et anions organiques dedans).
  6. Distinguer canaux de fuite passifs vs canaux voltage-dépendants et relier la sélectivité au passage d’ions précis (Na+, K+, Cl−).
  7. Donner les valeurs d’environnement du potentiel d’équilibre du K+ (−90 mV) et du Na+ (+60 mV) et expliquer pourquoi le potentiel de repos est plus proche de K+.
  8. Expliquer le rôle de la pompe Na+/K+ ATPase (3 K+ sortent, 2 Na+ entrent via hydrolyse de l’ATP) dans le maintien du repos.
  9. Décrire les 3 phases du potentiel d’action (dépolarisation, repolarisation, hyperpolarisation) et associer Na+ voltage-dépendant à l’entrée puis K+ voltage-dépendant à la sortie.
  10. Expliquer la synapse chimique : 3 éléments (pré-, fente ~20 nm, post-), délai synaptique de quelques millisecondes et la séquence PA → entrée Ca2+ → exocytose.
  11. Relier PPSE/PPSI à leurs effets sur la polarité et préciser le rôle des récepteurs ionotropes (canal directement) vs métabotropes (protéine G/CRPG).
  12. Décrire la transduction sensorielle et le codage : potentiel de récepteur puis propagation passive jusqu’au site générateur, avec déclenchement seulement si le seuil Na+ est atteint.
  13. Expliquer la thermoception via TRP (TRPA1 froid intense, TRPM8 froid modéré/menthe, TRPV4 tiédeur/chaleur modérée, TRPV3 chaleur élevée/camphre, TRPV1 chaleur extrême/piment) et le principe Ca2+ thermosensible.
  14. Décrire la jonction neuro-musculaire : plaque motrice, récepteurs nicotiniques (entrée Na+), rôle du Ca2+ du réticulum et effet du curare (blocage nicotinique → paralysie).

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