Scheda di revisione: Histoire et évolution du son au cinéma

📋 Plan du Cours

  1. Cinéma sourd
  2. Bruitages et musiques
  3. Bonimenteurs et intertitres
  4. Naissance du cinéma parlant
  5. Âge d’or du parlant
  6. Parole-théâtre et parole texte
  7. Parole émanation et voix off
  8. Modernités sonores
  9. Bande magnétique et musique
  10. Temps et espace sonores
  11. Sensorialité du cinéma

📖 1. Cinéma sourd

🔑 Notions clés & Définitions

  • Cinéma sourd : Le cinéma sourd désigne un cinéma sans synchronisation sonore entendue, car la caméra n’est pas sensible au son et le public ne l’entend pas.
  • Surdité sélective : La surdité sélective correspond au fait que le public peut “ne pas entendre” ce que les images induisent, tout en restant attentif aux bruits réels de la salle et au monde.
  • Madame a des envies : Madame a des envies est un film d’Alice Guy (1906) souvent cité pour sa narration et ses choix de mise en image, notamment des gros plans.
  • Female gaze : Le female gaze est une perspective empathique portée sur le désir féminin, où l’objet n’est pas traité comme simple objet de désir.

📝 Points essentiels

  • Dans le cinéma sourd, le son existe partout (parole sur le plateau, cris, chutes) mais la caméra n’enregistre pas, ce qui influence la réalisation et la perception du public.
  • La caméra “sourde” oblige à découper l’action en de nombreux plans pour faire comprendre ce qui se passe dans la narration.
  • La sirène de La Grève (Eisenstein) structure la continuité, en sonnant le début et la fin de la journée sous le contrôle du patron.
  • Madame a des envies (Alice Guy, 1906) est présenté comme l’un des premiers films réellement narratifs et comme une naissance de la narration/scénario.
  • La Grève (Eisenstein, 1925) illustre le découpage nécessaire en plans de coupe sur des éléments sonores pour rendre le chaos visible.

💡 Astuce mémo

Cinéma sourd : la caméra est “sourde”, donc on “montre le son” par le découpage.

📖 2. Bruitages et musiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Bruitages : Les bruitages sont des sons emblématiques ajoutés pendant la projection, souvent réalisés en direct avec des percussions et des objets dédiés.
  • Musiques de fosse : Les musiques de fosse sont des musiques d’accompagnement jouées par l’orchestre qui restent distinctes de la musique vue à l’écran.
  • Organs de cinéma : L’orgue de cinéma est un instrument utilisé pour produire des musiques et aussi des bruitages comme cloches, sirènes ou tonnerre.
  • Improvisations de projection : Les improvisations de projection désignent le fait que les musiciens jouaient souvent sans voir le film à l’avance, en adaptant progressivement selon les projections.

📝 Points essentiels

  • Les bruitages ponctuent l’action avec des sons davantage évocateurs que réalistes, et la pratique disparaît en France au début de la Première Guerre mondiale.
  • Les musiques peuvent intégrer des mélodies préexistantes, avec des interprétations qui changent selon le caractère de la scène.
  • La musique de l’époque repose souvent sur l’idée d’une suggestion, en laissant au public une part de rêverie.
  • Les films comportent fréquemment scènes de bal, fêtes et musiciens de rue, ce qui renforce le va-et-vient entre musique vue et musique entendue.
  • L’orgue de cinéma sert de support à des créations musicales et à des effets comme cloches, sirènes et tonnerre.

💡 Astuce mémo

Bruitages = “effets” ; musiques = “suggestion” (souvent de fosse, donc jouée à côté de l’action).

📖 3. Bonimenteurs et intertitres

🔑 Notions clés & Définitions

  • Bonimenteur.euses : Les bonimenteur.euses commentent le film et lisent les cartons lorsque la compréhension par le son synchronisé manque au cinéma sourd.
  • Intertitres : Les intertitres sont des éléments écrits intégrés au montage, qui influencent le rythme et peuvent jouer un rôle graphique et narratif.
  • Tonalité de distanciation : La distanciation narrative correspond à un jugement du film porté par certains intertitres ou commentaires qui mettent l’action à distance.
  • Chœur : Le chœur est une référence au théâtre grec antique utilisée pour décrire comment des intertitres peuvent porter un jugement sur l’action.

📝 Points essentiels

  • L’absence de son synchronisé limite la compréhension et oblige à lire les cartons par des bonimenteur.euses qui font aussi des liens entre les vues.
  • En France, la pratique des bonimenteur.euses disparaît vers 1910, tandis qu’au Japon elle peut rester jusqu’en 1930 avec des Benshis vedettes.
  • Les intertitres ne sont pas seulement informatifs : ils sont mis en évidence dans le montage et peuvent dialoguer graphiquement avec l’image.
  • Des intertitres peuvent être écrits par une personne différente de l’auteur du film, avec des commentaires qui éloignent l’action (distanciation).
  • Comme au chœur théâtral, certains intertitres peuvent porter un jugement et réduire l’immersion empathique des spectateurs.

💡 Astuce mémo

Bonimenteur = “commente et lit”; intertitre = “monte et juge” (effet de chœur).

📖 4. Naissance du cinéma parlant

🔑 Notions clés & Définitions

  • Vitaphone : Le vitaphone est un procédé utilisé pour synchroniser le son enregistré sur phonographe avec l’image filmée, notamment dans The Jazz Singer.
  • Movietone : Le movietone est un procédé concurrent du vitaphone, où le son est enregistré directement sur la pellicule et lu à la projection depuis celle-ci.
  • Son optique : Le son optique désigne la lecture du son depuis la pellicule, ce qui impose des projecteurs équipés pour ce type de restitution.
  • Acousmatique : Le son acousmatique est une voix entendue sans que l’on voie sa source à l’écran.

📝 Points essentiels

  • The Jazz Singer (Alan Crosland, 1927) est présenté comme un premier talkie encore largement muet, avec surtout de la musique et quelques scènes chantées.
  • Avec le vitaphone de The Jazz Singer, le/la projectionniste synchronise deux phonographes avec les deux projecteurs et peut changer les bobines pendant la projection.
  • Le développement de la synchronisation image/son est expliqué comme probablement motivé d’abord par la volonté de synchroniser précisément la musique.
  • Sunrise (F.W. Murnau, 1927) exploite le movietone : le son est enregistré directement sur la pellicule et lu à la projection.
  • Dans Sunrise, cloches et klaxons sont les seuls sons diégétiques, tandis que la musique relève de la musique de fosse.

💡 Astuce mémo

Premiers “parlants” : au départ, c’est surtout la musique qui synchronise (vitaphone/movietone).

📖 5. Âge d’or du parlant

🔑 Notions clés & Définitions

  • Parole-théâtre : La parole-théâtre désigne le mode d’énonciation dominant où les personnages dialoguent entre eux, la mise en scène tournant autour des échanges.
  • Parole-texte : La parole-texte désigne une parole issue de la continuité des formes de la narration écrite, notamment la voix off liée aux intertitres.
  • Parole-émanation : La parole-émanation est une parole où le sens compte moins, traitée comme prolongement du corps et de la situation d’énonciation.
  • Voix off : La voix off est une voix off-screen utilisée comme narration ou commentaire, dont le statut varie selon les films classiques ou expérimentaux.

📝 Points essentiels

  • À partir de 1935, pratiquement tous les films sont parlants, sans date officielle unique qui marquerait l’âge d’or du parlant.
  • La parole-théâtre s’organise en dialogues entre personnages, avec une mise en scène centrée sur la parole et l’importance du “comment” et du silence.
  • La parole-texte reprend l’idée des intertitres : la voix off en assure la continuité et établit un pacte implicite de vérité avec le public.
  • La parole-émanation peut rendre la parole peu audible ou sans sens clair, et l’énonciation devient proche de ce que le corps “laisse sortir”.
  • Dans Laura (Preminger, 1944), la voix off classique sert à ouvrir des “guillemets” et fonctionne comme flashback avec un schéma temporel net.

💡 Astuce mémo

3 régimes : théâtre = dialogue, texte = narration, émanation = corps (sens moins prioritaire).

📖 6. Parole-théâtre et parole texte

🔑 Notions clés & Définitions

  • Voice over : La voice over correspond à la voix off qui raconte et qui conserve un statut de parole non remise en question par le public.
  • Pacte tacite : Le pacte tacite est l’accord implicite qui fait que la voix off dans le mode classique est reçue comme crédible sans être discutée.

📝 Points essentiels

  • En parole-théâtre, champ/contre-champ et dialogues structurent l’intrigue, et la façon de dire compte autant que le contenu.
  • Les silences en parole-théâtre peuvent valoriser ce qui est dit, car ils participent au sens des échanges.
  • La parole-texte prolonge l’intertitre : la voix off en devient la continuité comme narration.
  • Dans Lettre de Sibérie (Marker, 1957), la voix off est utilisée pour jouer avec des interprétations multiples d’une même image.
  • Dans Le Joli Mai (Marker, 1963), la voix off surplombe l’ensemble et fait un travail de mise en mots et mise en voix sans appartenir à la diégèse.

💡 Astuce mémo

Théâtre = “dialoguer” ; texte = “raconter” (voix off-narration).

📖 7. Parole émanation et voix off

🔑 Notions clés & Définitions

  • Voix off acousmatique : Une voix off peut produire une impression acousmatique lorsqu’elle est entendue sans source visible, tout en participant à la narration ou au montage.
  • Voix in : La voix in désigne les voix présentes dans l’espace de l’action, par opposition aux voix off qui commentent depuis l’extérieur du cadre narratif direct.
  • Transitions sonores : Les transitions sonores sont des passages où un effet sonore signale un changement de scène ou de contenu, comme un enchaînement d’idées.

📝 Points essentiels

  • Last Days (Gus Van Sant, 2005) est donné comme exemple où un personnage parle seul, avec une parole parfois hors de contrôle et peu stabilisée en sens.
  • Dans Une femme sous l’influence (John Cassavetes, 1974), la parole est décrite comme brutale et continuité du corps, où le sens ne prime pas.
  • Dans Le Testament du Docteur Mabuse (Fritz Lang, 1933), on trouve des voix acousmatiques et des transitions sonores organisant la narration.
  • Dans Laura (Preminger, 1944), la voix off se structure avec la voix in, sans ambiguïté sur “qui parle” et “quand” dans le montage classique.
  • Le sous-titrage de Last Days est présenté comme dévalorisant le procédé, car il impose une lecture là où la parole-émanation demeure en flottement.

💡 Astuce mémo

Émanation = le sens “tremble”; voix off = le sens “cadre” (selon le montage).

📖 8. Modernités sonores

🔑 Notions clés & Définitions

  • Bande magnétique : La bande magnétique est un support d’enregistrement qui remplace progressivement l’optique sur les plateaux et permet l’écoute immédiate des prises.
  • Nagra 3 : Le Nagra 3 est un magnétophone portable (1957) présenté comme permettant l’enregistrement en dehors des studios grâce à son alimentation sur batteries.
  • Dolby NR : Le Dolby NR est une réduction de bruit de fond qui rend la bande son plus silencieuse et étend la restitution vers le grave et l’aigu.
  • Dolby Stereo : Le Dolby Stereo désigne une spatialisation avec plusieurs haut-parleurs, permettant de structurer l’espace sonore via des pistes optiques.

📝 Points essentiels

  • La bande magnétique change la fabrication : on peut réécouter la prise après l’enregistrement et réajuster la direction des acteur·ices.
  • Elle facilite l’expérimentation en post-production (ajouts de musiques et sons, post-synchronisation) et réduit le bruit de fond.
  • La bande magnétique rend plus facile la superposition des couches sonores, ce qui complexifie le mixage et modifie le jeu (moins “théâtre”).
  • Le Nagra 3 (1957) est cité comme premier magnétophone portable, pesant 5 kg et alimentable sur batteries.
  • Le Dolby NR (films à partir de 1972) augmente la plage dynamique et s’accompagne de l’apparition du Dolby Stereo en 1975, avec quatre haut-parleurs.

💡 Astuce mémo

Magnétique = “on écoute tout de suite”; Dolby = “on nettoie puis on spatialise”.

📖 9. Bande magnétique et musique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Post-production : La post-production regroupe les opérations après tournage où l’on enregistre ou ajoute des éléments sonores comme musiques et sons additionnels grâce à la bande magnétique.
  • Musiques bruitistes : Les musiques bruitistes sont des musiques conçues en exploitant des textures sonores et des bruits, plutôt que des mélodies classiques.
  • Synthétiseur : Le synthétiseur est présenté comme un instrument dont la naissance accompagne l’évolution de la musique de film à partir des années 60.
  • Soundtrack : L’achat de bandes originales est indiqué comme un phénomène qui apparaît au moment où les compositions deviennent plus marquantes et différenciées.

📝 Points essentiels

  • La bande magnétique permet d’ajouter et d’enregistrer séparément sons et musiques, ce qui ouvre des possibilités de montage sonore auparavant impossibles.
  • À partir des années 60, la musique de film revient aussi vers des formes populaires comme rock, pop et folk.
  • Le cours cite aussi l’usage de musiques modernistes (bruitistes, électroniques) avec un accent sur l’écho sonore et l’univers du film.
  • Les orchestres deviennent plus petits, avec des ensembles de chambre et parfois des compositions mélodiques ou plus abstraites.
  • Pour Pour une poignée de dollars (Leone, 1964), l’écho entre musique et galop/percussions est donné comme exemple de composition liée aux attentes du film.

💡 Astuce mémo

Bande magnétique = “sons séparés” ; musique moderne = “textures + styles identitaires”.

📖 10. Temps et espace sonores

🔑 Notions clés & Définitions

  • Temps réel (paradigme) : Le temps réel est l’idée que la durée perçue au cinéma devient alignée avec la durée “vécue”, surtout après l’abandon de certaines contraintes anciennes.
  • Plan-séquence : Le plan-séquence est présenté comme paradigmatique pour laisser remonter la sensation de durée à la conscience du spectateur.
  • Son hors-champ : Le hors-champ sonore est un son dont la source n’est pas montrée, mais qui devient une question technique et perceptive avec la spatialisation moderne.
  • Polyphonie des couches sonores : La polyphonie des couches sonores désigne la capacité à distinguer plusieurs niveaux sonores superposés, rendue plus lisible par le système spatial.

📝 Points essentiels

  • Avant, l’absence de standardisation à 24 i/s est reliée à la nécessité de synchroniser image et son.
  • Après la période moderne, l’idée est donnée que 1 minute de film correspond à 1 minute vécue, rapprochant le temps filmique du temps réel.
  • Le temps filmique était auparavant subordonné au montage, au rythme du jeu et aux besoins du récit plutôt qu’à un moteur propre.
  • Les Rendez-vous d’Anna (Chantal Akerman, 1978) cherche à faire sentir le passage du temps, notamment par l’absence de dialogues et de musique.
  • Avec Dolby Stereo, l’espace sonore structure mieux la polyphonie et pose la question du hors-champ concret (sources déplacées, bord à bord).

💡 Astuce mémo

Temps autonome : quand le son se retire, la durée “remonte” (plan-séquence).

📖 11. Sensorialité du cinéma

🔑 Notions clés & Définitions

  • Dolby Digital 5.1 : Le Dolby Digital 5.1 est présenté comme un système à cinq canaux plus un canal dédié aux effets infrabasses, rendant le bruit de fond quasi inexistant.
  • Canal arrière (Ls & Rs) : Ls & Rs désignent les positions de canal arrière gauche et arrière droit, utilisées pour créer une spatialisation du son en 5.1.
  • LFE : LFE est le canal dédié aux effets infrabasses dans la configuration Dolby Digital 5.1 citée au cours.
  • Sound design : Le sound design désigne la généralisation de l’exploitation créative et structurante de la spatialisation et des couches sonores.

📝 Points essentiels

  • Le Dolby NR (1972) réduit le bruit de fond et étend la restitution vers le grave et l’aigu, rendant l’impact sensoriel plus fort.
  • En 1975 (Dolby Stereo), le son structure mieux l’espace et permet de mieux gérer des couches multiples via la spatialisation.
  • Le cours affirme que l’on n’a plus accès aux films exactement comme à leur sortie, car restaurations et copies successives modifient le bruit de fond.
  • En 1992, Batman Returns (Tim Burton) est cité comme premier film en Dolby Digital, avec naissance de la bande son en 5.1.
  • Kaili Blues (Bi Gan, 2015) illustre des marqueurs spatio-temporels sonores, et l’écho sert à prendre conscience de l’espace, avant même l’apparition à l’écran.

💡 Astuce mémo

Dolby = “plus silencieux + plus de directions” ; donc le hors-champ devient une vraie question.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1895 – 1927Période du cinéma sourd
1906Madame a des envies d’Alice Guy
1927 – 1935Naissance du cinéma parlant
1927The Jazz Singer (procédé vitaphone) et Sunrise (procédé movietone)
1935 – 1950Âge d’or du parlant
1950 – 1975Modernités sonores
1975 – …Sensorialité du cinéma
1910Disparition des bonimenteur.euses en France (vers 1910)
1912Contexte de La Grève (Eisenstein) en URSS
1915France : disparition des bruitages au début de la Première Guerre mondiale

📊 Tableaux de synthèse

Régimes de parole (trois modes)

Mode de paroleFonction dominanteEffet sur le sens
Parole-théâtreDialogues entre personnagesLe sens dépend aussi du comment et du silence
Parole-texteVoix off de narrationLe discours est pris comme vrai dans un pacte implicite
Parole-émanationParole proche du corps/situationLe sens compte moins, la parole peut sembler hors de contrôle

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre “cinéma sourd” et “cinéma muet” : le son existe sur le plateau mais n’est pas synchronisé à l’image entendue.
  2. Croire que le public “est sourd” au sens où le monde sonore réel disparaît : il s’agit surtout d’une surdité sélective face aux images.
  3. Mélanger musique vue et musique entendue : les films de l’époque distinguent musique vue (diégétique) et musique de fosse.
  4. Assimiler automatiquement voix off et flashback : dans le cinéma classique, la voix off peut être très structurée, mais elle n’a pas toujours le même statut narratif.
  5. Relier Dolby Stereo uniquement à “du volume” : le cours insiste sur la structuration de l’espace et la polyphonie, pas seulement sur l’intensité.
  6. Transformer parole-émanation en “dialogue normal” : ici, le sens peut ne pas primer et la parole peut être partiellement audible ou incohérente.
  7. Penser que le temps filmique est toujours réaliste : le cours mentionne des entorses au réalisme sonore malgré l’objectif de faire sentir le temps qui passe.

✅ Checklist Examen

  1. Définir le cinéma sourd et expliquer pourquoi on parle de surdité sélective plutôt que de muet.
  2. Lister les catégories de sons en projection sourde : bruitages, musiques, bonimenteur.euses, et le ronron du projecteur.
  3. Expliquer en quoi la réalisation d’un film sourd doit découper davantage l’action pour rendre des événements sonores compréhensibles.
  4. Décrire les bonimenteur.euses : rôle, lecture des cartons, et différences France (vers 1910) / Japon (jusqu’en 1930).
  5. Expliquer comment les intertitres fonctionnent comme montage (rythme, mise en exergue) et comme possible distanciation.
  6. Connaître le lien entre naissance du parlant et synchronisation image/son via vitaphone et movietone.
  7. Expliquer le procédé de The Jazz Singer : enregistrement sur phonographe synchronisé, synchronisation par le/la projectionniste, et rôle encore dominant des intertitres.
  8. Décrire le procédé de Sunrise : son optique enregistré sur pellicule, sons diégétiques limités (cloches/klaxons), musique de fosse.
  9. Identifier et définir les trois modes d’énonciation : parole-théâtre, parole-texte, parole-émanation.
  10. Expliquer les caractéristiques de la parole-théâtre : champ/contre-champ, dialogue, importance du comment et du silence.
  11. Expliquer la parole-texte via intertitres/voix off : pacte implicite, narratologie (où/quand/qui) et exemples de Marker.
  12. Expliquer la parole-émanation : continuité du corps, sens non prioritaire, exemples (Last Days, Une femme sous l’influence).
  13. Décrire l’usage classique de la voix off : organisation claire voix off/voix in et schéma flashback illustré par Laura.
  14. Donner les conséquences du parlant : perte du flou des lieux/personnages, ancrage linguistique et enjeux d’exportation (doublage/sous-titrage).

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1. Que désigne le son hors-champ dans l’approche du temps et de l’espace sonores ?

2. Quel usage de la voix off est associé à la parole-texte ?

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Cinéma sourd — définition ?

Cinéma sans synchronisation sonore entendue, caméra muette.

Surdité sélective — rôle ?

Public ignore certains sons, focalisé sur l’image.

Madame a des envies — année ?

1906.

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