Scheda di revisione: Mécanismes de défense immunitaire

📋 Plan du Cours

  1. Dangers internes et robustesse
  2. Organisation du système de défense
  3. Organes lymphoïdes secondaires et homing
  4. Rate, lymphe et ganglions
  5. Tissus lymphoïdes associés aux muqueuses
  6. Phagocytose et mécanismes microbicides
  7. Dégranulation et NET neutrophiliques
  8. Complément et voies d’activation
  9. Cellules NK et cytotoxicité
  10. Récepteurs NK et mémoire
  11. Lymphocytes innés ILC
  12. Réponse inflammatoire aiguë

📖 1. Dangers internes et robustesse

🔑 Notions clés & Définitions

  • Dangers internes : Les dangers internes regroupent les atteintes produites par le propre fonctionnement du corps, notamment quand des erreurs se propagent ou quand des processus internes tournent mal.
  • Robustesse : La robustesse est la capacité d’un système à maintenir son fonctionnement malgré les hasards de l’environnement et les erreurs internes.
  • Erreurs de réplication ADN : Les erreurs de réplication de l’ADN sont des fautes qui surviennent pendant la copie du génome et augmentent avec l’accumulation au cours du temps.
  • Auto-immunité : L’auto-immunité correspond à une erreur de reconnaissance des cellules immunitaires, qui réagit contre le soi au lieu d’y tolérer.
  • Surveillance perpétuelle : La surveillance perpétuelle est le contrôle continu des molécules en circulation et de la surface cellulaire pour détecter des désordres internes ou imminents.

📝 Points essentiels

  • La stabilité génétique est dégradée par l’accumulation de mutations pendant le développement et le vieillissement, contribuant à une part du vieillissement et à la plupart des cancers.
  • La précision de copie est d’environ 10910^{-9} par paire de bases, et avec un génome d’environ 3 milliards de paires de bases chaque cellule acquiert au moins une mutation nouvelle.
  • La précision 10910^{-9} résulte de trois étages de précision : réplication, vérification par l’ADN polymérase et relecture de l’ADN.
  • Le VIH ne possède qu’une partie de ces dispositifs (l’étape de réplication), ce qui conduit à une précision d’environ 10310^{-3} et à une grande variabilité virale.
  • Les dangers internes et externes sont reliés car la défense détecte souvent le désordre provoqué plutôt que l’agent infectieux lui-même.
  • Analyser l’intérieur des cellules est plus difficile que lire l’extérieur, ce qui motive des mécanismes d’échantillonnage et de restitution à la surface comme les molécules de CMH classe 1 exposant de nombreux peptides.

💡 Astuce mémo

10910^{-9} + génome ~3×10910^9 PdB ⇒ ~1 mutation nouvelle par cellule; VIH: 10310^{-3} ⇒ variabilité ↑.

📖 2. Organisation du système de défense

🔑 Notions clés & Définitions

  • Robustesse du système : La robustesse est la capacité du système de défense à fonctionner malgré les aléas de l’environnement et les erreurs internes aléatoires.
  • Système intégré : Le système de défense est un ensemble connecté aux autres systèmes de l’organisme et s’appuie sur organes et circulations pour atteindre ses cellules cibles.
  • Échantillonnage via CMH I : L’échantillonnage statistique par le CMH I permet de faire refléter à l’extérieur, sous forme de peptides, une partie de ce qui se passe à l’intérieur des cellules.
  • Coordination par homéostasie : L’homéostasie assure le retour à l’équilibre après une réponse de défense, en gardant le système régulé et opérationnel.

📝 Points essentiels

  • Les dangers internes et externes sont traités comme liés, car la défense réagit souvent au désordre causé dans l’organisme plutôt qu’à l’agent infectieux lui-même.
  • Le système de défense est présenté comme intégré à l’ensemble de l’organisme et composé d’organes (rate, thymus, ganglions) et de circulations sanguine/lymphatique qui connectent des milliards de cellules.
  • Toutes les cellules sont décrites comme équipées d’un système défensif et capables de produire des interférons, forme typique de défense antivirale innée.
  • L’enjeu majeur de la surveillance est l’analyse de l’intérieur des cellules, car une cellule peut paraître normale en surface tout en subissant des désordres internes.
  • Le CMH I sert de « vitrine » en exposant à la surface de nombreuses molécules du CMH portant des peptides, ce qui élargit la surveillance aux éléments du métabolisme.
  • Grâce à l’évolution, des mécanismes de défense se superposent et la robustesse devient un moteur de sélection : un organisme plus robuste a plus de chances de survivre.

💡 Astuce mémo

Robustesse = Survivre au chaos : surveiller (surface) + échantillonner (intérieur via CMH I) + remettre à l’équilibre (homéostasie).

📖 3. Organes lymphoïdes secondaires et homing

🔑 Notions clés & Définitions

  • Organes lymphoïdes secondaires : Organes où la réponse immunitaire spécifique s’initie en permettant la rencontre entre antigènes et lymphocytes naïfs.
  • Homing : Phénomène par lequel des lymphocytes naïfs exprimant des molécules d’adhérence spécifiques migrent vers des territoires précis.
  • Écotaxie ou domiciliation : Système de guidage des lymphocytes naïfs par l’expression de molécules d’adhérence adaptées aux sites tissulaires.
  • Expansion clonale : Multiplication locale du clone lymphocytaire spécifique d’un antigène après sa rencontre dans l’organe lymphoïde secondaire.
  • Mémoire immunologique : Résultat de la différenciation après la rencontre antigène, produisant des lymphocytes capables de répondre plus vite lors d’une nouvelle exposition.

📝 Points essentiels

  • Les organes lymphoïdes secondaires se développent surtout après la naissance, au contact des antigènes de l’environnement.
  • Ils possèdent des structures vasculaires spécialisées qui recrutent les lymphocytes naïfs circulants.
  • Leur microenvironnement organisé favorise les interactions entre LB et LT, condition de l’initiation de la réponse spécifique.
  • La rencontre antigène-lymphocyte dans ces organes déclenche l’expansion clonale puis la différenciation en effecteurs et mémoire.
  • Le homing dépend de l’expression de molécules de domiciliation, qui déterminent la zone cible (un LB n’ira pas au thymus, et un LT naïf émergeant du thymus se dirige vers une zone para-corticale).

💡 Astuce mémo

Homing = GPS des lymphocytes : molécules d’adhérence = « codes d’adresse » des territoires à coloniser.

📖 4. Rate, lymphe et ganglions

🔑 Notions clés & Définitions

  • Rate : Organe lymphoïde assurant le filtrage du sang et l’immunosurveillance des antigènes présents dans la circulation.
  • Pulpe rouge : Subdivision de la rate à dominante macrophagique, dédiée à la dégradation des hématies après leur passage dans l’organe.
  • Pulpe blanche : Subdivision de la rate organisée autour des artérioles, riche en lymphocytes, avec une zone centrale en LT et une périphérie en LB.
  • Zone marginale : Zone périphérique de la rate qui abrite des LB particuliers.
  • Ganglion lymphatique : Organe lymphoïde secondaire structuré en zones corticale, para-corticale et sinus médullaires, organisant l’arrêt et les échanges cellulaires avec la lymphe.

📝 Points essentiels

  • La rate pèse environ 150 à 200 g et reçoit un flux sanguin de 200 à 300 ml/min, soit ~5% de l’éjection cardiaque.
  • Après la naissance, la pulpe rouge représente ~90% de la rate et la pulpe blanche ~10%.
  • La rate n’est pas connectée au système lymphatique, contrairement aux vaisseaux lymphatiques qui drainent l’interstitiel vers le sang.
  • Les vaisseaux lymphatiques réalisent un drainage unidirectionnel vers le canal thoracique et la veine sous-clavière via des mécanismes anti-reflux.
  • Chaque ganglion possède de nombreux vaisseaux lymphatiques afférents et un seul vaisseau efférent, et la lymphe circule jusqu’à un site de contact central dans les sinus médullaires lâches.
  • Le ganglion organise la répartition : follicules riches en LB en zone corticale, riche en LT en zone para-corticale, et sortie de la lymphe vers un canal efférent unique.

💡 Astuce mémo

Rate = filtre du sang (pulpe rouge/pulpe blanche), Ganglion = filtre de la lymphe (afférents nombreux, 1 efférent).

📖 5. Tissus lymphoïdes associés aux muqueuses

🔑 Notions clés & Définitions

  • Mastocytes : Cellules immunitaires tissulaires très présentes dans les muqueuses, capables de sécrétions impliquées dans la défense contre les infections et dans les réactions d’hypersensibilité immédiate.
  • IgA : Immunoglobuline produite au niveau intestinal, participant à la réponse locale des muqueuses en neutralisant des agents au contact de l’environnement.
  • Cellules épithéliales immunocompétentes : Cellules de surface capables, en cas de danger, de produire des peptides antimicrobiens ainsi que des médiateurs comme des cytokines et des chimiokines.

📝 Points essentiels

  • Les mastocytes sont nombreux dans les muqueuses et contribuent à la protection physiologique anti-infectieuse.
  • Les mastocytes et les basophiles participent aux hypersensibilités immédiates.
  • Au niveau intestinal, les muqueuses sécrètent des IgA.
  • En présence de danger, les cellules épithéliales sécrètent des peptides antimicrobiens et des médiateurs pro-inflammatoires comme cytokines et chimiokines.

📖 6. Phagocytose et mécanismes microbicides

🔑 Notions clés & Définitions

  • Phagosome : Vésicule formée par le phagocyte qui piège le micro-organisme lors de l’ingestion.
  • Phagolysosome : Compartiment obtenu après fusion phagosome-lysosome, où l’agent est soumis à des mécanismes microbicides.
  • Burst oxydatif : Réaction déclenchée dans le phagolysosome caractérisée par la production rapide de dérivés réactifs de l’oxygène via une consommation d’oxygène.
  • Protéines antimicrobiennes : Protéines et peptides sécrétés ou mobilisés par le phagocyte capables d’altérer la croissance ou l’intégrité du micro-organisme.
  • NET neutrophiliques : Pièges extracellulaires libérés par les neutrophiles constitués d’ADN et d’histones pour piéger des pathogènes extracellulaires.

📝 Points essentiels

  • La digestion dans le phagolysosome dépend d’une acidification du phagosome à pH 4-5 permettant l’activité d’enzymes hydrolytiques comme le lysozyme.
  • Le burst oxydatif implique la NADPH oxydase, produisant l’anion superoxyde, et la NO synthase inductible (INOS) génère des dérivés réactifs de l’azote.
  • Les granules primaires de neutrophiles déversent surtout leur contenu dans le phagosome/phagolysosome, tandis que des granules secondaires peuvent être relarguées vers l’extérieur pour cibler aussi l’extracellulaire.
  • Le macrophage peut distinguer bactéries vivantes et mortes : E. coli vivante induit la sécrétion d’IL-1β mature (nécessitant maturation), tandis que l’E. coli morte conduit à la production d’IL6.
  • La formation des NET requiert la reconnaissance du pathogène, la dégranulation neutrophile (myéloperoxydase + élastase) et l’expulsion extracellulaire d’ADN et d’histones pour piéger des pathogènes.

💡 Astuce mémo

Phagosome acidifié (pH 4-5) + burst oxydatif (O2→superoxyde) + peptides (défensines/lysozyme) + NET en filet extracellulaire.

📖 7. Dégranulation et NET neutrophiliques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Dégranulation neutrophile : Mécanisme d’expulsion du contenu des granules des neutrophiles après activation, vers l’extérieur ou vers le phagosome.
  • Granules primaires : Granules neutrophiliques dont le contenu est principalement déchargé dans le phagosome puis le phagolysosome.
  • Granules secondaires : Granules neutrophiliques qui fusionnent davantage avec la membrane plasmique et libèrent leur contenu vers l’extérieur.
  • Pièges extracellulaires NET : Réseaux extracellulaires d’ADN et d’histones émis par les neutrophiles pour piéger des pathogènes extracellulaires.

📝 Points essentiels

  • La dégranulation survient après ingestion d’un pathogène et peut relarguer les médiateurs vers le milieu extérieur ou dans le phagosome contenant la cible.
  • Les NET sont produits après reconnaissance d’un pathogène et impliquent un largage des granules avec myéloperoxydase et élastase.
  • Les déficits en myéloperoxydase ou en élastase sont associés à une absence de NET.
  • La formation de NET passe par la dégradation des histones et la désorganisation des membranes intracellulaires avant rupture de la membrane plasmique.
  • Les NET piégent des pathogènes extracellulaires en expulsant des matériels cytoplasmiques et nucléoplasmiques hors de la cellule.

💡 Astuce mémo

Dégranulation = vider dans phagosome ou dehors ; NET = ADN+histonnes pour piéger dehors (P,M,E : myéloperoxydase + élastase).

📖 8. Complément et voies d’activation

🔑 Notions clés & Définitions

  • Protéine C3 : La protéine C3 est le composant central du complément, clivé par les convertases pour générer des fragments comme C3a et C3b et déclencher l’efficacité de la défense.
  • Voie classique : La voie classique est une activation du complément déclenchée par la reconnaissance des ligands par C1q, conduisant à la formation d’une C3 convertase.
  • Voie des lectines : La voie des lectines est une activation du complément déclenchée par MBL liant des motifs glucidiques, puis activant des sérine-estérases MASP pour former une C3 convertase.
  • Voie alterne : La voie alterne est une activation du complément portée par le dépôt de C3b à la surface d’agents, ce qui assemble une C3 convertase pouvant cliver C3.
  • Complexe d’attaque membranaire : Le complexe d’attaque membranaire est l’assemblage C5b-9 formant un pore transmembranaire qui lyse la cellule cible par effet osmotique.

📝 Points essentiels

  • Le complément s’active par 3 voies (classique, lectines, alterne) issues de modes de reconnaissance distincts menant à la production de C3 convertases.
  • Dans la voie classique : C1q se fixe à un ligand, C1r/C1s s’activent, C4 puis C2 sont clivées, et la C3 convertase formée est de type C4b2a.
  • Dans la voie des lectines : MBL reconnaît un motif glucidique et recrute MASP, qui clive C4 et C2 pour former aussi la C3 convertase C4b2a.
  • Dans la voie alterne : le dépôt de C3b permet l’interaction avec le facteur B, sa coupure par le facteur D, et la formation de la C3 convertase C3bBb.
  • L’activation aboutit à la C5 convertase, puis C5b s’engage avec C6, C7, C8, C9, ce qui produit un complexe C5b-9 ancré et polymérisant pour former un pore et lyser la cible.

💡 Astuce mémo

Classique = C1q→C4→C2 (C4b2a) ; Lectines = MBL/MASP→C4→C2 (C4b2a) ; Alterne = C3b→facteur B/D (C3bBb) ; Pore = C5b-9.

📖 9. Cellules NK et cytotoxicité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Cellules NK : Lymphocytes de l’immunité innée capables de reconnaître des cellules stressées et de les tuer sans récepteurs TCR/BCR spécifiques d’antigène.
  • Cytotoxicité naturelle : Fonction effectrice directe des cellules NK qui consiste à éliminer rapidement des cellules non saines, stressées ou suractivées.
  • Dégranulation : Mode de cytotoxicité des cellules NK reposant sur la libération de granules contenant des molécules induisant la mort de la cellule cible.
  • Perforine : Molécule contenue dans les granules des cellules NK impliquée dans l’induction de la mort des cellules cibles.
  • Granzyme : Molécule granulaire des cellules NK participant à la mort des cellules cibles avec la perforine et la granulysine.

📝 Points essentiels

  • Les cellules NK tuent par libération de granules intracytoplasmiques contenant perforine, granzymes et granulysine.
  • La formation de la “synapse” focalise les granules vers l’espace de contact avec la cellule cible, sans coalescence entre NK voisines.
  • Les cellules NK sont tolérantes envers elles-mêmes et les cellules non stressées grâce à l’équilibre entre récepteurs inhibiteurs et activateurs.
  • Les cellules NK répondent à un environnement cytokiniques : IL-15 soutient la survie et l’activation, et les interférons de type 1 ainsi que IL-12 et IL-18 activent les NK.
  • En absence de cellules NK, les modèles murins montrent une réponse virale (MCMV) moins contrôlée avec des plages de lyse plus hétérogènes dans le parenchyme hépatique.
  • La cytotoxicité NK peut contribuer à la cross-présentation de l’antigène par certaines cellules dendritiques et favoriser l’activation des lymphocytes T.

💡 Astuce mémo

Synapse focale : granules → espace de contact NK-cellule cible = mort ciblée, pas de “mélange” entre NK.

📖 10. Récepteurs NK et mémoire

🔑 Notions clés & Définitions

  • Mémoire des NK : Notion décrivant qu’une sous-population de cellules NK peut s’étendre après une infection ciblée puis persister et conférer une protection lors d’une infection ultérieure.
  • Récepteur KIR : Récepteur inhibiteur des cellules NK chez l’homme reconnaissant des molécules de classe I et portant un motif ITIM cytoplasmique.
  • Récepteur inhibiteur Ly49 : Famille de récepteurs inhibiteurs des souris, dont Ly49H impliqué dans la reconnaissance spécifique de certaines cellules infectées par MCMV.
  • Ly49H : Récepteur des NK murines capable de reconnaître sélectivement des cellules infectées par le MCMV grâce à un ligand viral.
  • MCMV : Virus utilisé dans le texte pour montrer que l’expression de Ly49H par les NK déclenche une expansion puis une “mémoire” protectrice.

📝 Points essentiels

  • Les NK tolèrent les cellules saines car une forte densité de molécules de classe I stimule les récepteurs inhibiteurs et freine la réponse cytotoxique.
  • Chez l’homme, les KIR portent un motif ITIM qui recrute des tyrosine phosphatases (CHP1) et déphosphoryle des éléments clés de la signalisation.
  • Chez la souris, l’interaction entre Ly49 inhibiteurs et des molécules de classe I non classiques participe à la discrimination “soi” vs “stress”.
  • Dans le modèle murin du MCMV, le récepteur Ly49H reconnaît directement un produit viral (M157) et les NK Ly49H+ réalisent une phase d’expansion puis de contraction.
  • La population résiduelle de NK “mémoire” après infection par MCMV peut transférer une protection lors d’une infection néonatale par le MCMV.

💡 Astuce mémo

Ly49H ↔ MCMV : M157 déclenche “expansion puis mémoire”. (H comme Héraut de M157)

📖 11. Lymphocytes innés ILC

🔑 Notions clés & Définitions

  • ILC 1 : Les ILC 1 sont des lymphocytes innés qui produisent surtout de l’interféron gamma dans des réponses comparables à une orientation Th1.
  • ILC 2 : Les ILC 2 sont des lymphocytes innés qui produisent notamment IL-4, IL-5 et IL-13, avec des fonctions associées à une orientation Th2.
  • ILC 3 : Les ILC 3 sont des lymphocytes innés qui produisent IL-17 et IL-22, avec des fonctions associées à une orientation Th17/Th22.
  • Intégrité intestinale : Le contrôle de l’intégrité intestinale correspond à un rôle de l’axe épithélium–dendritiques activées–ILC menant à la production de peptides antimicrobiens.
  • IL-22 : IL-22 est une cytokine sécrétée par les ILC capable de soutenir la défense au niveau des muqueuses, notamment via des peptides antimicrobiens.

📝 Points essentiels

  • Les ILC sécrètent des cytokines proches de celles des sous-populations Th correspondantes (IFN-γ pour ILC1, IL-4/IL-5/IL-13 pour ILC2, IL-17/IL-22 pour ILC3/Th17-Th22).
  • L’axe épithélium agressé → dendritiques activées (IL-23) → ILC (IL-22) contribue au maintien de l’intégrité intestinale et à la production de peptides antimicrobiens.
  • Les ILC sont impliquées dans le maintien de l’intégrité de l’arbre respiratoire supérieur, avec un rôle attribué aux ILC2.

💡 Astuce mémo

IL-23 (dendritiques) → IL-22 (ILC) : Intestin protégé par peptides antimicrobiens.

📖 12. Réponse inflammatoire aiguë

🔑 Notions clés & Définitions

  • PAMPs : Les PAMPs sont des motifs microbiens conservés, détectés par des récepteurs de l’immunité innée pour lancer l’inflammation.
  • DAMPs : Les DAMPs sont des motifs libérés de façon stérile par des cellules stressées ou nécrotiques, détectés comme signaux de danger.
  • Phase vasculaire : La phase vasculaire est la première étape où des médiateurs provoquent vasodilatation et augmentation de la perméabilité pour préparer le recrutement des leucocytes.
  • Extravasation leucocytaire : L’extravasation leucocytaire est le passage des leucocytes du sang vers le tissu en suivant un gradient de chimiokines après activation endothéliale.
  • Résolution inflammatoire : La résolution inflammatoire correspond au basculement vers des médiateurs anti-inflammatoires et pro-résolutifs, permettant le retour à l’homéostasie tissulaire.

📝 Points essentiels

  • Les cellules immunitaires sont retrouvées à la fois dans le tissu (résidentes comme mastocytes et macrophages) et dans le sang (circulantes comme neutrophiles et monocytes).
  • La blessure rompt l’intégrité tissulaire et crée une brèche permettant l’entrée de bactéries tout en libérant des signaux de danger (PAMPs/DAMPs).
  • Les médiateurs issus de l’activation innée déclenchent une phase vasculaire: vasodilatation locale puis œdème par fuite liquidienne hors du vaisseau.
  • L’extravasation se fait en 4 étapes : roulement (sélectines), activation/adhésion (chimiokines puis intégrines), margination via PCAM-1, puis migration guidée par le gradient de chimiokines.
  • L’inflammation aiguë s’amplifie ensuite avec l’arrivée de neutrophiles en premier puis de macrophages 5–6 h plus tard et enfin des lymphocytes beaucoup plus tard, avant une résolution contrôlée par cytokines…

💡 Astuce mémo

Gradient de chimiokines : les leucocytes “remontent” le gradient du plus faible vers le plus fort grâce à un signal déclenchant sur l’endothélium.

📊 Tableaux de synthèse

Voies d’activation du complément (cascades)

VoieMolécule de reconnaissanceC3 convertase / fin
ClassiqueC1q (ligand complexe AG/AC, ex: CRP)C4b2a ; C5b-9 via C5 convertase
LectinesMBL + MASP (motifs glucidiques)C4b2a ; C5b-9 via C5 convertase
Alternedépôt de C3b à la surface (factor B + factor D)C3bBb ; C5b-9 via C5 convertase

Phases de l’inflammation aiguë (ordre)

PhaseÉvénements clésCellules
Phase vasculairevasodilatation + perméabilité ; activation endothéliale ; extravasation en 4 étapesneutrophiles ensuite
Phase cellulaire d’amplificationinfiltration + production secondaire de médiateurs ; phagocytose/dommagesneutrophiles d’abord, macrophages 5–6 h après, lymphocytes beaucoup plus tard
Phase de résolutioncommutation vers médiateurs anti-inflammatoires/pro-résolutifs + antiprotéases/anti-oxydants ; réparationmacrophages M2 pro-réparateurs

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre les dangers internes avec les dangers externes : en réalité les infections sont souvent détectées via le désordre interne qu’elles provoquent.
  2. Croire que le VIH a les mêmes dispositifs de précision de réplication que les cellules : il ne garde qu’un étage, donc précision ~10^-3 et variabilité ↑.
  3. Mélanger réplication fidèle et erreur de transcription : le cours insiste que la transcription n’affecte pas le génome donc pas héréditaire.
  4. Intervertir rôles de phagosome et phagolysosome : la digestion microbicide dépend de l’acidification du phagosome menant à l’activité dans le phagolysosome.
  5. Penser que la dégranulation neutrophile produit surtout des NET : NET = ADN+histiodes expulsés après reconnaissance/dégranulation, alors que la dégranulation peut aussi vider dans phagosome ou vers l’extérieur.
  6. Confondre C3a/C5a : ce sont des anaphylatoxines pro-inflammatoires (vasculaire + chimiotactisme), tandis que C3b est surtout une opsonine.
  7. Inverser les étapes de l’extravasation : roulement (sélectines) puis activation/adhésion (chimiokines→intégrines), margination (PCAM-1), puis migration guidée par gradient de chimiokines.

✅ Checklist Examen

  1. Expliquer ce que sont dangers internes et robustesse, et pourquoi la stabilité génétique baisse avec l’accumulation de mutations (développement/vieillissement).
  2. Calculer/justifier l’ordre de grandeur : précision ~10^-9 par PdB et génome ~3×10^9 PdB → au moins une mutation nouvelle par cellule, puis comparer au VIH (~10^-3).
  3. Décrire le système de défense comme intégré (organes + circulations) et montrer le lien dangers interne/externe via surveillance du désordre plutôt que de l’agent.
  4. Définir surveillance perpétuelle et l’enjeu « analyser l’intérieur » via échantillonnage dynamique par CMH I exposant des peptides, métabolites et lipides.
  5. Citer les rôles des organes lymphoïdes secondaires et décrire expansion clonale et mémoire à partir de la rencontre antigène-lymphocyte naïf.
  6. Expliquer homing/domiciliation : molécules d’adhérence déterminent la zone cible (ex : LB ne va pas au thymus ; LT sortant du thymus se dirige vers une zone para-corticale).
  7. Comparer rate et ganglion selon organisation/connexion : rate non connectée au système lymphatique et filtres sanguins ; ganglion avec nombreux afférents et un seul efférent et sinus médullaires lâches.
  8. Décrire la défense des muqueuses : mastocytes, IgA intestinale (lumière), et cellules épithéliales immunocompétentes (peptides antimicrobiens + cytokines/chimiokines).
  9. Tracer la phagocytose jusqu’au microbicide : phagosome, acidification (pH 4–5), phagolysosome, burst oxydatif (NADPH oxydase → superoxyde) et INOS (dérivés azotés).
  10. Distinguer NET vs dégranulation neutrophile : étapes de NET (MPO + élastase, dégradation histones, rupture membranaire) et rôle de NET pour piéger l’extracellulaire.
  11. Décrire complément : C3 central et 3 voies (classique C1q→C4→C2, lectines MBL/MASP→C4→C2, alterne C3b→facteur B/D) menant aux convertases puis au complexe C5b-9 (pore/lyse).
  12. Réaliser la séquence d’extravasation en 4 étapes (roulement sélectines, activation/adhésion chimiokines→intégrines, margination PCAM-1, migration sur gradient), puis l’ordre des cellules recrutées et la résolution…

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