Scheda di revisione: Mécanismes de mobilité viscérale

Plan du Cours

  1. Lésion ostéopathique viscérale
  2. Effets thérapeutiques viscéraux
  3. Anatomie cavité abdominale
  4. Contenu et contenant
  5. Membrane péritonéale et espace virtuel
  6. Vascularisation viscérale
  7. Innervation abdominale
  8. Organisation nerveuse du tube digestif
  9. Mobilité du tube digestif

1. Lésion ostéopathique viscérale

Notions clés & Définitions

  • Lésion ostéopathique viscérale : Perte de mobilité d’un viscère, accompagnée de modifications de sa structure, volume, densité, forme, position et mouvement. Elle se manifeste par des perturbations des phénomènes striomoteur, lissomoteur, vasomoteur, sécrétoire et trophique, entraînant des altérations dans ces aspects. La lésion est détectée par différents procédés de palpation. La manipulation vise à rétablir l’équilibre vasculaire, métabolique et la mobilité du viscère (source).

  • Procédés de palpation : Techniques utilisées pour détecter la viscosité, la forme, la mobilité d’un viscère à travers la paroi abdominale, permettant d’identifier une lésion viscérale (source).

Points essentiels

  • La lésion viscérale se caractérise par une modification du volume (dilatation ou rétraction), de la densité (dur ou mou), de la forme, du positionnement et du mouvement du viscère.
  • La manipulation thérapeutique vise à restaurer la mobilité, améliorer la vascularisation, les métabolismes locaux, et arrêter l’évolution de fibroses, adhérences ou contractures.
  • La cavité abdominale comprend un contenu (masse viscérale déformable) et un contenant (parois, notamment diaphragme, muscles, péritoine).
  • La péritonite forme un espace virtuel gonflable, permettant la glisse des viscères, et joue un rôle immunitaire et dans la formation d’adhérences.
  • La vascularisation viscérale passe par des orifices au niveau du diaphragme (T12, T10, T9) et par des branches de l’aorte (tronc cœliaque, mésentériques).
  • L’innervation est assurée par le système nerveux autonome, avec le système orthosympathique (ralenti l’activité digestive) et parasympathique (l’active), organisés en plexus comme le plexus solaire.
  • La mobilité du tube digestif est influencée par la respiration, la position, et la traction des ligaments, notamment via l’action du diaphragme.

À retenir

La lésion ostéopathique viscérale correspond à une perte de mobilité d’un viscère, détectée par palpation, et traitée par manipulation pour rétablir l’équilibre vasculaire, métabolique et la mobilité, afin d’améliorer la santé de l’organe et de la cavité abdominale.

2. Effets thérapeutiques viscéraux

Notions clés & Définitions

  • Effets thérapeutiques viscéraux : Amélioration de la vascularisation, des métabolismes locaux, réduction des fibroses, adhérences, contractures, et correction de la position et de la forme des viscères, visant à restaurer leur mobilité et leur santé (voir section 1).

  • Vascularisation : Rétablissement de l’équilibre entre vasoconstriction et vasodilatation, suppression des stases veineuses et lymphatiques, résorption des œdèmes, et rétablissement du flux sanguin normal dans les viscères (voir section 1).

  • Métabolismes locaux : Amélioration des échanges métaboliques au niveau des viscères, favorisant leur fonctionnement optimal (voir section 1).

  • Fibroses, adhérences, contractures : Processus de sclérose ou de tissu cicatriciel qui peuvent limiter la mobilité des viscères ; le traitement vise à arrêter leur évolution, à assouplir les adhérences, et à réduire les contractures (voir section 1).

  • Correction de la position et de la forme : Ajustement de la localisation et de la morphologie des viscères pour améliorer leur rapport avec les autres structures et leur fonctionnement (voir section 1).

  • Lien avec la lésion ostéopathique viscérale : La restauration de la mobilité viscérale contribue à la santé globale de l’organisme en intervenant sur la lésion pour rétablir l’équilibre vasculaire, métabolique, et la mobilité (voir section 1).

Points essentiels

  • La manipulation viscérale vise à rétablir l’équilibre vasculaire en supprimant les stases et œdèmes, ce qui favorise une meilleure vascularisation et un métabolisme local optimisé.

  • La réduction des fibroses, adhérences, et contractures permet d’améliorer la mobilité et la position des viscères, ce qui peut corriger des déséquilibres fonctionnels.

  • La correction de la position et de la forme des viscères influence leur rapport avec les autres structures, contribuant à une meilleure santé organique.

  • La restauration de la mobilité viscérale est directement liée à la lésion ostéopathique viscérale, en visant à rétablir la mobilité et la santé des organes.

À retenir

Les effets thérapeutiques viscéraux consistent à améliorer la vascularisation, le métabolisme, et la mobilité des viscères, ce qui contribue à leur santé et à l’équilibre global de l’organisme.

3. Anatomie cavité abdominale

Notions clés & Définitions

  • Parois de la cavité abdominale : Structures qui entourent la masse viscérale, comprenant le diaphragme en haut, les muscles lombaires, obliques, transverse, et la ligne blanche en avant, ainsi que le plan incliné des ailes iliaques en bas. Ces parois assurent la fixation, la protection et la déformation de la cavité.

  • Diaphragme : Muscle principal de la respiration, séparant la cavité thoracique de l'abdominale, il joue un rôle dans la déformation de la cavité lors de la respiration.

  • Muscles abdominaux : Incluent les obliques, transverse, grands droits, et leur aponévrose, formant les couches de la paroi abdominale. Ils participent à la protection, à la fixation des viscères, et à la déformation lors des mouvements respiratoires ou de la pression intra-abdominale.

  • Couches de la paroi abdominale : Composées successivement de la peau, fascia, muscles, aponévroses, et péritoine. Leur rôle est de protéger, de fixer les viscères, et de permettre leur déformation.

  • Structures de soutien : Incluent les ligaments (replis péritonéaux fixant les organes à la paroi ou entre eux), le péritoine (membrane séreuse à deux feuillets permettant la glisse et la défense immunitaire), et le mésentère (repli du péritoine fixant les organes, irrigant par ses vaisseaux).

  • Rôle dans la déformation et la protection : Les muscles et la paroi abdominale permettent la déformation lors de la respiration, des mouvements ou de la pression, tout en protégeant les organes contre les traumatismes.

Points essentiels

  • La cavité abdominale contient une masse viscérale déformable, entourée par des parois musculaires et fascia, dont le rôle est la fixation, la protection et la déformation lors des mouvements ou de la respiration.

  • La paroi abdominale se compose de plusieurs couches : peau, fascia, muscles (obliques, transverse, grands droits), aponévroses, et péritoine, chacune participant à la stabilité et à la flexibilité de la cavité.

  • Le diaphragme, muscles lombaires, obliques, transverse, et la ligne blanche jouent un rôle clé dans la déformation de la cavité lors de la respiration ou de la pression intra-abdominale.

  • Le péritoine, membrane séreuse à deux feuillets, facilite le glissement des viscères, participe à la défense immunitaire, et forme des replis comme le mésentère et les épiploons, qui fixent et irriguent les organes.

  • Les ligaments, tels que le grand épiploon, le petit épiploon, et le mésentère, relient les organes entre eux ou à la paroi, tout en étant dépourvus de vaisseaux.

  • La pression intra-cavitaire doit être équilibrée par rapport à la pression extra-cavitaire pour maintenir la stabilité des viscères, avec une diminution progressive avec l’âge pouvant entraîner des ptoses abdominales.

À retenir

La cavité abdominale est un espace déformable, entouré de parois musculaires et ligamentaires, dont la structure permet la protection, la fixation, et la déformation des viscères lors des mouvements respiratoires ou de pression.

4. Contenu et contenant

Notions clés & Définitions

  • Contenant : Parois qui entourent la masse viscérale, constituant la cavité abdominale. Il comprend le diaphragme en haut, les lombaires, le sacrum, les piliers, le psoas, le carré des lombes en arrière (non extensible), les muscles obliques, transverse, aponévrose en antérolat, le périnée et le plan incliné des ailes iliaques en bas (peu extensible), ainsi que les grands droits et la ligne blanche en avant (extensible). Ces parois ont un rôle de fixation, de protection et de mouvement des viscères.
  • Contenu : Masse viscérale, déformable et dépressible, formant un ensemble. Elle est composée d’organes pleins ou creux, déployés dans la cavité, soumis à des phénomènes striomoteur, lissomoteur, vasomoteur, sécrétoire et trophique, qui peuvent modifier leur volume, densité, forme, position et mobilité.
  • Masse viscérale : Ensemble d’organes déformables et dépressibles, délimitée par les parois de la cavité abdominale.
  • Parois : Structures qui entourent la masse viscérale, comprenant le diaphragme, les muscles lombaires, le sacrum, les piliers, le psoas, le carré des lombes, les muscles abdominaux, le périnée, et les ligaments, assurant fixation, protection et mouvement.

Points essentiels

  • La cavité abdominale est formée d’un contenu viscéral déformable, entouré par un contenant constitué de parois musculaires et séreuses.
  • Les parois comprennent des structures extensibles (ligne blanche, grands droits) et non extensibles (piliers, lombaires, sacrum, muscles profonds).
  • La fonction principale du contenant est de fixer, protéger et permettre le mouvement des viscères.
  • La masse viscérale est déployée dans la cavité, capable de se déformer sous l’effet de phénomènes musculaires, vasculaires, sécrétoires et trophiques.
  • La cavité est limitée en haut par le diaphragme, en arrière par les lombaires et le sacrum, en bas par le périnée et les ailes iliaques, et en avant par la paroi abdominale antérieure.

À retenir

La cavité abdominale est un espace déformable, contenant une masse viscérale fixée et protégée par des parois musculaires et séreuses, permettant la mobilité et la protection des organes.

5. Membrane péritonéale et espace virtuel

Notions clés & Définitions

  • Membrane péritonéale : Membrane séreuse à deux feuillets, composée d’un feuillet viscéral (interne) et d’un feuillet pariétal (externe). Elle entoure la cavité abdominale, permettant le glissement des viscères, tout en jouant un rôle dans la défense immunitaire et la formation d’adhérences. Elle contient un espace virtuel gonflable, rempli de liquide séreux, facilitant le mouvement des organes.

  • Espace virtuel : Espace situé entre les deux feuillets de la membrane péritonéale, qui peut se gonfler de liquide séreux. Il permet la glisse des viscères et constitue une barrière protectrice contre les corps étrangers et germes.

  • Replis péritonéaux : Structures formées par le péritoine qui se replient pour relier différents organes ou fixer ces derniers à la paroi du tronc. Exemples : mésentère, épiploons. Leur rôle principal est de fixer, vasculariser, et parfois irriguer les organes qu’ils relient.

  • Mésentère : Repli péritonéal qui relie un organe à la paroi abdominale, jouant un rôle vasculaire important en irrigant les organes qu’il soutient.

  • Epiploon : Lamelle péritonéale à deux feuillets, contenant parfois un pédicule vasculaire, qui relie un organe à un autre ou à la paroi. Exemples : grand épiploon, petit épiploon, épiploon gastro-splénique.

Points essentiels

  • La membrane péritonéale est une membrane séreuse à deux feuillets, permettant la glisse des viscères et participant à la défense immunitaire. Elle forme un espace virtuel gonflable rempli de liquide séreux, essentiel pour le mouvement et la protection des organes.

  • Les replis péritonéaux, tels que le mésentère et les épiploons, ont un rôle de fixation, de vascularisation et d’irrigation des organes. Le mésentère est crucial pour l’irrigation vasculaire, tandis que les épiploons fixent les organes tout en étant moins irrigants.

  • La pression intra cavitaire doit être équilibrée par rapport à la pression extra cavitaire pour maintenir la stabilité des organes. Avec l’âge, cette pression peut diminuer, entraînant des ptoses abdominales.

  • La vascularisation des viscères se fait via les branches de l’aorte, notamment le tronc cœliaque, la mésentérique supérieure et inférieure, avec un drainage veineux via la veine porte.

  • L’innervation du système digestif est assurée par le SNV, comprenant des pôles orthosympathique (ralenti l’activité digestive) et parasympathique (active l’activité digestive), organisés en plexus comme le plexus solaire.

À retenir

La membrane péritonéale, par ses deux feuillets et ses replis, forme un espace virtuel essentiel pour la mobilité, la fixation et la défense immunitaire des viscères abdominaux, tout en étant un réseau vasculaire et nerveux complexe.

6. Vascularisation viscérale

Notions clés & Définitions

  • Vascularisation viscérale : Apport sanguin aux viscères via l’aorte et ses branches, avec drainage veineux principalement par la veine porte, en passant par le diaphragme.
  • Apport sanguin : Provenant de l’aorte, qui se divise en branches pour irriguer les viscères.
  • Drainage veineux : Principalement effectué par la veine porte, qui recueille le sang du système digestif pour le conduire au foie.
  • Passage par le diaphragme : La vascularisation et le drainage traversent le diaphragme, notamment au niveau des orifices (T9, T10, T12).
  • Principales artères : Tronc cœliaque (œsophage, estomac, duodénum), artères mésentériques supérieure (intestin grêle, caecum, colon ascendant, 2/3 droit du colon transverse), artères mésentériques inférieure (gauche colon, sigmoïde, rectum).
  • Principaux vaisseaux veineux : Veine splénique, veine mésentérique supérieure et inférieure, qui se rejoignent pour former la veine porte.
  • Drainage veineux : La veine porte draine tout le sang du système digestif vers le foie, en passant par la veine splénique et la veine mésentérique.
  • Orifices diaphragmiques : T12 (aorte), T10 (œsophage), T9 (veine cave inférieure, nerf phrénique droit), permettant le passage des vaisseaux et structures vasculaires.

Points essentiels

  • La vascularisation des viscères est assurée par l’aorte via ses branches principales : le tronc cœliaque, la mésentérique supérieure, et la mésentérique inférieure.
  • La veine porte, formée par la réunion de la veine splénique et de la veine mésentérique supérieure, draine le sang du système digestif vers le foie.
  • La vascularisation traverse le diaphragme par des orifices spécifiques (T9, T10, T12), permettant le passage des vaisseaux et nerfs.
  • La vascularisation et le drainage veineux sont essentiels pour l’équilibre circulatoire, la nutrition, et la détoxification des viscères.

À retenir

La vascularisation viscérale repose sur un réseau artériel issu de l’aorte et un drainage veineux via la veine porte, traversant le diaphragme par des orifices spécifiques, garantissant l’irrigation et la détoxification des viscères.

7. Innervation abdominale

Notions clés & Définitions

  • Système nerveux autonome : Organisation nerveuse qui régule involontairement la fonction des viscères abdominaux, comprenant deux pôles : le système orthosympathique et parasympathique.
  • Système orthosympathique : Partie du système nerveux autonome qui ralentit l’activité digestive, provient des ganglions cervicaux, dorso-lombaires (D6 à L3).
  • Système parasympathique : Partie du système nerveux autonome qui active l’activité digestive, issu des nerfs X (vague) et S2-S4 (sacrum).
  • Organisation en plexus : Réseau nerveux formé par la convergence des fibres orthosympathiques et parasympathiques, notamment le plexus solaire, qui centralise et diffuse l’information nerveuse dans le système digestif.
  • Nerfs X (nerf vague) : Innervent le tube digestif du début jusqu’aux 2/3 droit du colon transverse.
  • S2-S4 : Innervent la fin du tube digestif, notamment le côlon descendant, sigmoïde, et le rectum.
  • Rôle dans la régulation de la fonction digestive : La régulation nerveuse modère la motilité, la sécrétion, et la vascularisation des viscères abdominaux.

Points essentiels

  • La vascularisation de l’abdomen est assurée par l’aorte et ses branches (tronc cœliaque, mésentériques sup et inf).
  • La vascularisation veineuse se fait via la veine porte, formée par la réunion de la veine splénique et de la veine mésentérique inférieure, drainant le système digestif vers le foie.
  • La vascularisation nerveuse provient du système nerveux autonome, avec le système orthosympathique (L2-L3) et parasympathique (X, S2-S4).
  • L’innervation est organisée pour que l’orthosympathique et le parasympathique forment des plexus, notamment le plexus solaire, qui jouent un rôle central dans la régulation de la motilité et des sécrétions digestives.
  • La motilité du tube digestif est influencée par la respiration, avec des effets de traction et de déplacement des organes, notamment lors de l’inspiration (ex : élévation et traction des colons, rotation du foie et de la rate).

À retenir

L’innervation abdominale, via le système nerveux autonome organisé en plexus, régule la fonction digestive en modulant la motilité, la sécrétion et la vascularisation des viscères, avec une distribution spécifique des nerfs X, S2-S4, et des voies orthosympathiques.

8. Organisation nerveuse du tube digestif

Notions clés & Définitions

Organisation nerveuse du tube digestif : Ensemble des structures nerveuses, notamment les plexus, qui assurent la gestion de l'information nerveuse, la motilité et la sécrétion des organes digestifs. Elle constitue un centre de tri et d’intégration de l’information pour coordonner les fonctions digestives.

Formation de plexus : Réseau de nerfs autonomes formant une structure nerveuse localisée dans la paroi du tube digestif. Ces plexus jouent un rôle central dans la régulation locale des activités motrices et sécrétoires.

Centre de tri de l’information nerveuse : Structure nerveuse, comme le plexus solaire, qui reçoit, trie et diffuse l’information nerveuse pour coordonner la motilité et la sécrétion des viscères digestifs.

Intégration de l’innervation : Processus par lequel les plexus nerveux organisent et distribuent l’information nerveuse provenant du système nerveux autonome (orthosympathique et parasympathique) pour assurer la régulation coordonnée de la motilité et de la sécrétion.

Les plexus nerveux comme le plexus solaire : Réseau nerveux situé dans la région abdominale, considéré comme un centre de tri de l’information nerveuse, essentiel dans la régulation des fonctions digestives.

Points essentiels

  • La vascularisation et l’innervation du tube digestif sont liées, notamment par le système nerveux autonome, qui comprend le système orthosympathique et parasympathique.
  • La vascularisation de l’intra péritonéale est assurée par des branches de l’aorte, avec des orifices au niveau du diaphragme permettant le passage des nerfs et vaisseaux.
  • La vascularisation est complétée par des structures comme le tronc cœliaque, la mésentérique supérieure et inférieure, qui irriguent respectivement l’œsophage, l’estomac, l’intestin grêle, le côlon, etc.
  • L’innervation du système digestif est organisée en plexus, notamment le plexus solaire, qui centralise et distribue l’information nerveuse.
  • Le système nerveux autonome régule la motilité et la sécrétion par le biais de ces plexus, qui jouent un rôle de centre de tri et d’intégration.
  • La motilité du tube digestif est influencée par la respiration, notamment lors de l’inspiration, qui étire et mobilise les viscères via la traction exercée par le diaphragme et les ligaments.

À retenir

L’organisation nerveuse du tube digestif repose sur la formation de plexus nerveux, notamment le plexus solaire, qui centralisent et diffusent l’information nerveuse pour coordonner la motilité et la sécrétion, assurant ainsi la régulation autonome des fonctions digestives.

9. Mobilité du tube digestif

Notions clés & Définitions

  • Mouvement lié à la respiration : La respiration influence la mobilité des organes du tube digestif par le déplacement du diaphragme, des côtes, et la traction exercée par les ligaments phréno-coliques. Lors de l’inspiration, le diaphragme descend, ce qui entraîne une élévation et une traction des colons ascendant et descendant, ainsi que des angles coliques droit et gauche. La rotation anti-horaire du foie et de la rate lors de l’inspiration participe aussi à cette mobilité (source : rappel).

  • Mouvement lié à la position : La position du corps modifie la disposition des viscères, notamment par la traction exercée par la gravité et la configuration des ligaments, ce qui affecte leur mobilité.

  • Traction des ligaments : Les ligaments phréno-coliques relient les angles coliques au diaphragme, permettant la traction lors des mouvements respiratoires et de la position, contribuant à la mobilité des organes.

  • Influence du diaphragme : Lors de l’inspiration, le diaphragme descend, ce qui étire et redresse le transverse, et entraîne la traction des angles coliques et du rectum vers le haut, modifiant la position des viscères.

  • Influence des côtes : L’élévation des côtes lors de la respiration contribue à la traction et à la mobilité des organes abdominaux, notamment en étirant le transverse et en modifiant la position des autres viscères.

  • Effets de la respiration sur la mobilité : La descente du diaphragme et l’élévation des côtes lors de l’inspiration provoquent une traction et un étirement des organes, notamment des colons, du foie, et de la rate, modifiant leur disposition et leur mobilité dans la cavité abdominale.

Points essentiels

  • La mobilité du tube digestif est principalement influencée par la respiration, la position du corps, et la traction exercée par les ligaments phréno-coliques.
  • Lors de l’inspiration, le diaphragme descend, ce qui entraîne une traction vers le haut des angles coliques, du rectum, et des organes comme le foie et la rate, provoquant leur déplacement et leur étirement.
  • La rotation anti-horaire du foie et de la rate lors de l’inspiration participe à la dynamique de la mobilité.
  • La traction exercée par les ligaments phréno-coliques relie directement le diaphragme aux angles coliques, facilitant leur mouvement lors de la respiration.
  • La position du corps modifie la disposition des viscères par la gravité et la tension ligamentaire.
  • La pression intra cavitaire doit rester équilibrée pour maintenir une mobilité optimale, mais elle peut diminuer avec l’âge, entraînant des ptoses abdominales.

À retenir

La mobilité du tube digestif résulte d’un mouvement combiné de la respiration, de la position corporelle, et de la traction exercée par les ligaments, notamment lors de l’inspiration, modifiant la disposition et la mobilité des organes dans la cavité abdominale.

Tableaux de Synthèse

AspectDétailsAuteur / Source
Lésion ostéopathique viscéralePerte de mobilité d’un viscère, modifications de volume, densité, forme, position, mouvement. Détectée par palpation.Source
Effets thérapeutiques viscérauxAmélioration de la vascularisation, métabolisme, réduction fibroses, correction position et forme, restauration mobilité.Source
Anatomie cavité abdominaleParois : diaphragme, muscles, fascia, péritoine. Ligaments : mésentère, épiploons. Vascularisation via orifices diaphragmiques et branches aortiques.Source
Contenu et contenantContenu : viscères déformables. Contenant : parois musculaires, ligaments, péritoine, pression intra-cavitaire.Source

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre la perte de mobilité viscérale avec une simple tension musculaire locale.
  2. Négliger le rôle du péritoine dans la glisse viscérale et la formation d’adhérences.
  3. Confondre vascularisation et innervation, qui sont distinctes.
  4. Sous-estimer l’impact de la respiration sur la mobilité du tube digestif.
  5. Confondre les ligaments de soutien avec les structures vasculaires ou nerveuses.
  6. Omettre la distinction entre contenu (viscères) et contenant (parois, ligaments).
  7. Confondre la localisation des orifices diaphragmiques (T12, T10, T9) pour la vascularisation.
  8. Ignorer l’effet de la position et de la traction des ligaments sur la mobilité viscérale.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition de la lésion ostéopathique viscérale et ses manifestations (Source).
  2. Savoir quels procédés de palpation sont utilisés pour détecter une lésion viscérale (Source).
  3. Expliquer les effets thérapeutiques viscéraux : amélioration de la vascularisation, réduction fibroses, correction de la position (Source).
  4. Identifier les structures de la cavité abdominale : diaphragme, muscles, fascia, péritoine, ligaments (Source).
  5. Décrire le rôle du péritoine dans la glisse viscérale et la formation d’adhérences (Source).
  6. Connaître la vascularisation viscérale : orifices diaphragmiques, branches de l’aorte (Source).
  7. Maîtriser l’organisation nerveuse du tube digestif : plexus solaire, système orthosympathique et parasympathique (Source).
  8. Expliquer comment la mobilité du tube digestif est influencée par la respiration, la position, et la traction ligamentaire (Source).
  9. Connaître la composition de la paroi abdominale : peau, fascia, muscles, aponévroses, péritoine (Source).
  10. Identifier les ligaments de soutien et leur rôle dans la fixation des viscères (Source).
  11. Comprendre la différence entre contenu viscéral et contenant (Source).
  12. Vérifier la maîtrise des concepts liés à la déformation et à la protection de la cavité abdominale lors des mouvements respiratoires (Source).

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Lésion ostéopathique viscérale — définition ?

Perte de mobilité et modifications du viscère.

Procédés de palpation — rôle ?

Détecter viscosité, forme, mobilité viscérale.

Effets thérapeutiques viscéraux — objectifs ?

Améliorer vascularisation, métabolisme, mobilité.

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