Scheda di revisione: Viroses cutanées et immunomodulation

📋 Plan du Cours

  1. Viroses cutanées à herpès simplex
  2. Herpès simplex primo-infection et traitement
  3. Herpès simplex récurrent facteurs et prise en charge
  4. Herpès simplex complications et situations d’urgence
  5. Herpès zoster varicelle latence et zona
  6. Autres virus cutanés exanthèmes et contagiosité
  7. Photothérapie UVB TL01 et traitements systémiques
  8. Lichen scléro-atrophique et prise en charge
  9. Immunomodulateurs topiques tacrolimus et pimécrolimus
  10. Urticaire aiguë et chronique traitement
  11. Éruptions médicamenteuses et nécrolyse épidermique toxique
  12. Acné, purpura et vasculites de l’enfant

📖 1. Viroses cutanées à herpès simplex

🔑 Notions clés & Définitions

  • Herpès simplex : Infection virale cutanéo-muqueuse due au virus herpès simplex, transmise surtout par contact direct avec les lésions.
  • Primo-infection herpétique : Première rencontre avec le virus herpès simplex, parfois sans symptômes, suivie d’une phase de latence.
  • Latence ganglionnaire : Phase où le virus herpès simplex persiste dans les ganglions nerveux sans signes cutanés visibles.
  • Herpès récurrent : Réactivation du virus resté latent, responsable de poussées répétées de lésions type « bouton de fièvre ».
  • Eczéma herpéticum : Complication grave d’une dermatose préexistante (souvent atopique) par surinfection herpétique, avec altération de l’état général.

📝 Points essentiels

  • La transmission interhumaine de l’herpès simplex se fait par contact direct avec les lésions ou les sécrétions contaminées.
  • La séquence typique est primo-infection puis latence puis récidives multiples.
  • Chez l’enfant 6 mois à 3 ans, la gingivo-stomatite herpétique aiguë a une incubation de 3 à 6 jours.
  • La gingivo-stomatite herpétique aiguë associe fièvre et gencives tuméfiées/saignantes avec vésicules puis érosions grisâtres, puis lésions croûteuses autour de la bouche.
  • La guérison de la gingivo-stomatite herpétique aiguë survient en 10 à 15 jours, avec traitement par réhydratation, bains de bouche antiseptiques et aciclovir/valaciclovir seulement si infection sévère.
  • Les facteurs favorisant l’herpès récurrent sont stress, fatigue, infections fébriles, expositions solaires, cycles menstruels et immunosuppression.

💡 Astuce mémo

Latence = ganglion, poussée = « bouton de fièvre » : stress/soleil/fièvre réveillent le virus.

📖 2. Herpès simplex primo-infection et traitement

🔑 Notions clés & Définitions

  • Antipyrétique paracétamol : Antipyrétique utilisé pour faire baisser la fièvre sans risque particulier lié à l’aspirine ou aux AINS.
  • Syndrome de Reye : Complication rare associée à la prise d’aspirine chez certains enfants, à éviter en contexte viral.
  • Zona réactivation VZV : Réactivation du virus varicelle-zona resté latent dans les ganglions nerveux, responsable du zona.
  • Zona ophtalmique : Localisation du zona au territoire ophtalmique, considérée comme une forme à traiter par antiviral.
  • Aciclovir IV : Forme intraveineuse d’aciclovir réservée aux formes compliquées ou chez les patients immunodéprimés.

📝 Points essentiels

  • Pour la fièvre, utiliser le paracétamol et éviter l’aspirine ainsi que les AINS à risque de syndrome de Reye.
  • Chez les immunodéprimés ou en forme compliquée, le traitement antiviral peut nécessiter de l’aciclovir IV.
  • Le zona correspond à une réactivation du VZV latent dans les ganglions nerveux.
  • Le zona intercostal est la forme la plus fréquente (50% des cas) et guérit en 10 à 15 jours.
  • La contagion du zona se fait par contact direct avec les vésicules, sans éviction des collectivités.
  • Le traitement du zona repose sur antiseptiques souvent suffisants, avec aciclovir per os ou IV en cas d’immunodépression, zona ophtalmique ou paralysie faciale.

💡 Astuce mémo

Paracétamol = OK ; Aspirine/AINS = NON (Reye). Zona = VZV latent → contact vésicules.

📖 3. Herpès simplex récurrent facteurs et prise en charge

🔑 Notions clés & Définitions

  • Auto-inoculation par grattage : Mécanisme de transmission où une lésion cutanée peut être recontaminée par le patient après grattage.
  • Molluscum contagiosum : Infection virale cutanée transmissible interhumaine, avec risque d’extension par contact et auto-inoculation.
  • Verrues périunguéales : Localisation des verrues autour de l’ongle, souvent difficile à traiter et plus résistante aux options classiques.
  • Verrues planes : Type de verrues à petites papules peu surélevées, souvent en zones comme le visage et le dos des mains.
  • Impétigo bulleux : Forme d’impétigo liée le plus souvent à Staphylococcus aureus, caractérisée par des lésions en bulles.

📝 Points essentiels

  • Molluscum contagiosum : papules hémisphériques translucides ou rosées de 1 à 5 mm en semis avec ombilication centrale.
  • Molluscum contagiosum : l’ombilication laisse s’échapper une matière blanchâtre très caractéristique.
  • Molluscum contagiosum : traitement par ablation à la curette avec anesthésie locale par crème Emla® appliquée 1 h avant.
  • Molluscum contagiosum : alternatives par vernis asséchant/éliminant sans curette (Molutrex®, Molusk®).
  • Molluscum contagiosum : serviettes individuelles et pas de bain avec les frères et sœurs pour limiter la contagion.
  • HPV : plus de 120 sérotypes, virus très résistants avec contagion par contact direct ou indirect via les surfaces survivantes.

💡 Astuce mémo

Molluscum = « ombilic + lait blanc » ; HPV = « >120 et très résistant ».

📖 4. Herpès simplex complications et situations d’urgence

🔑 Notions clés & Définitions

  • Folliculite à Staphylocoque doré : Infection superficielle du follicule pilosébacé due à Staphylococcus aureus, donnant des papulopustules centrées par un poil.
  • Folliculite à Pseudomonas aeruginosa : Folliculite liée à Pseudomonas aeruginosa, souvent en petites épidémies, avec un aspect plus inflammatoire.
  • Borréliose de Lyme : Infection par Borrelia burgdorferi transmise à l’homme par la piqûre d’une tique infectée, avec atteintes cutanées puis extra-cutanées.
  • Érythème chronique migrant : Manifestation cutanée la plus précoce de la maladie de Lyme, apparaissant après la piqûre de tique et s’étendant en périphérie.
  • Dermatophytose circinée : Mycose cutanée en plaques arrondies dites « roues de Sainte-Catherine », avec bord inflammatoire surélevé et extension centrifuge.

📝 Points essentiels

  • Folliculite à Staphylocoque doré : papulopustules inflammatoires centrées par un poil, traitées par désinfection locale ou Fucidin 2x/j.
  • Folliculite à Pseudomonas aeruginosa : souvent petites épidémies, atteinte plutôt tronc et membres, aspect plus inflammatoire, traitement par Flammazine locale sous occlusion et antibiotiques p.o (Ciproxine).
  • Borréliose de Lyme : transmission par piqûre d’une tique infectée, zones boisées et hautes herbes, avec phases précoce puis tardive.
  • Phase précoce de Lyme : érythème chronique migrant et symptômes rhumatologiques, neurologiques, cardiaques et oculaires possibles.
  • Phase tardive de Lyme : acrodermatite chronique atrophiante et symptômes extra-cutanés (notamment neurologiques et articulaires), avec gravité plus liée aux atteintes extra-cutanées.
  • Érythème chronique migrant : apparaît quelques jours à quelques semaines après la piqûre, le plus souvent au site, sous forme de macule érythémateuse à croissance annulaire centrifuge avec pseudo-guérison centrale, et le

💡 Astuce mémo

ECM = « Annulaire centrifuge » (croît vers l’extérieur avec centre qui semble s’améliorer).

📖 5. Herpès zoster varicelle latence et zona

🔑 Notions clés & Définitions

  • Varicelle : Infection virale initiale liée au virus varicelle-zona, souvent chez l’enfant, suivie d’une phase de persistance du virus dans l’organisme.
  • Latence du virus : Phase où le virus varicelle-zona reste “endormi” dans l’organisme après l’infection initiale, sans symptômes cutanés.
  • Zona : Réactivation du virus varicelle-zona responsable d’une éruption douloureuse localisée, liée à la distribution d’un territoire nerveux.
  • Herpès zoster : Nom médical du zona, correspondant à la réactivation du virus varicelle-zona avec atteinte cutanée typique.

📝 Points essentiels

  • Le virus varicelle-zona peut persister après la varicelle puis se réactiver plus tard sous forme de zona.
  • La réactivation du virus explique l’apparition d’une éruption localisée plutôt que d’une atteinte diffuse.
  • Le zona correspond à une atteinte cutanée sur un territoire, en lien avec le trajet nerveux concerné.
  • La varicelle est l’infection initiale, tandis que le zona traduit une réactivation ultérieure du même virus.
  • La latence est la période silencieuse entre varicelle et réactivation, sans éruption typique pendant cette phase.

💡 Astuce mémo

Varicelle = “première claque”, Latence = “virus en veille”, Zona = “réveil douloureux sur un territoire”.

📖 6. Autres virus cutanés exanthèmes et contagiosité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Dermatite atopique : Dermatite atopique : affection cutanée inflammatoire chronique faite de poussées et de rémissions, souvent sur terrain d’atopie.
  • Signe de Dennie-Morgan : Signe de Dennie-Morgan : double pli sous le bord palpébral inférieur, évocateur d’atopie.
  • Pityriasis alba : Pityriasis alba : tache blanche liée à l’exposition solaire, fréquente chez l’enfant.
  • Psoriasis : Psoriasis : maladie inflammatoire chronique caractérisée par des plaques rouges très bien délimitées recouvertes de squames blanches argentées.
  • Lichen scléro-atrophique : Lichen scléro-atrophique : maladie inflammatoire cutanéo-muqueuse chronique avec lésions atrophiques blanc nacré, brillantes et bien limitées.

📝 Points essentiels

  • Éruption eczématiforme de la dermatite atopique : elle est chronique et/ou récidivante avec topographie typique selon l’âge (nourrisson sur convexités, enfant sur plis de flexion, adulte variable).
  • La dermatite atopique associe peau sèche généralisée et prurit, avec antécédents personnels ou familiaux d’atopie.
  • Les signes mineurs d’atopie à connaître incluent chéilite, aspect sombre des paupières, peau en « chair de poule », eczéma des pieds et des mains, dermographisme blanc, fissures sous-auriculaires et pâleur du visage.
  • Le diagnostic de dermatite atopique est surtout clinique et d’exclusion, en s’appuyant sur l’anamnèse et l’examen ; les tests d’allergie sont en général inutiles (sauf exceptions).
  • Le traitement de la dermatite atopique combine mesures de fond (restauration de la barrière cutanée par hydratation) et traitement des poussées (anti-inflammatoires topiques, dont dermocorticoïdes et immunomodulateurs),±
  • L’eczéma nummulaire (discoïde) forme des plaques érythémato-squameuses rondes/ovales, souvent plus résistant et parfois nécessitant un traitement systémique.

💡 Astuce mémo

Atopie = « peau sèche + prurit + poussées » ; Psoriasis = « plaques rouges + squames blanches argentées » ; Lichen scléro-atrophique = « blanc nacré brillant, muqueuses ».

📖 7. Photothérapie UVB TL01 et traitements systémiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Photothérapie UVB TL01 : Traitement par rayonnement UVB à spectre étroit utilisé en dermatologie pour certaines maladies cutanées.
  • Corticostéroïdes topiques modérément puissants classe II : Catégorie de dermocorticoïdes utilisés en première intention pour calmer une inflammation cutanée.
  • Tacrolimus : Immunomodulateur topique utilisé pour réduire l’inflammation dans certaines dermatoses.
  • Pimécrolimus : Immunomodulateur topique qui diminue la réponse immunitaire locale dans des maladies inflammatoires cutanées.
  • Isotrétinoïne : Rétinoïde oral utilisé dans l’acné sévère, capable d’induire une guérison dans ce contexte.

📝 Points essentiels

  • Pour l’atteinte aréolaire érythémateuse avec prurit et mictions douloureuses, la rétention urinaire peut s’observer avec deux pics d’incidence : prébubertaire puis périménopausique.
  • Le traitement de cette atteinte repose sur des corticostéroïdes topiques modérément puissants (classe II) et des immunomodulateurs topiques comme tacrolimus ou pimécrolimus.
  • Urticaire : chaque papule dure < 24 h et l’angioedème < 72 h, avec une dégranulation mastocytaire.
  • Urticaire aiguë : fréquente chez l’enfant, souvent épisode unique et rapidement résolutif, avec causes souvent alimentaires, virales ou médicamenteuses.
  • Urticaire chronique : définie par une durée > 6 semaines et rare chez l’enfant.
  • Traitement de l’urticaire : anti-H1 en première ligne, avec corticostéroïdes systémiques seulement en complément selon le contexte; les anti-H1 de 2e génération sont préférés car peu ou pas sédatifs et avec moins d’inter

💡 Astuce mémo

Urticaire = Mastocytes qui dégranulent : papule <24 h, angio <72 h.

📖 8. Lichen scléro-atrophique et prise en charge

🔑 Notions clés & Définitions

  • Lichen scléro-atrophique : Maladie inflammatoire chronique de la peau touchant surtout les zones génitales, avec risque de retentissement fonctionnel et de complications locales.
  • Prise en charge : Ensemble des mesures thérapeutiques et de suivi visant à contrôler les symptômes, limiter les complications et surveiller l’évolution.
  • Suivi clinique : Surveillance régulière de l’aspect cutané et des symptômes pour adapter le traitement et dépister d’éventuelles complications.
  • Traitement local : Traitement appliqué sur les lésions pour réduire l’inflammation et améliorer les symptômes.

📝 Points essentiels

  • Le lichen scléro-atrophique nécessite une prise en charge au long cours avec contrôle des symptômes et de l’aspect des lésions.
  • Le traitement repose principalement sur des mesures locales, avec adaptation selon la réponse clinique.
  • Un suivi clinique régulier est nécessaire pour repérer précocement les complications et ajuster la stratégie thérapeutique.
  • La surveillance vise aussi à limiter le retentissement fonctionnel et les atteintes persistantes.
  • En cas de doute sur l’évolution ou de lésions atypiques, une réévaluation médicale est indispensable.

📖 9. Immunomodulateurs topiques tacrolimus et pimécrolimus

🔑 Notions clés & Définitions

  • Tacrolimus topique : Immunomodulateur topique utilisé pour moduler localement la réponse inflammatoire cutanée.
  • Pimécrolimus topique : Immunomodulateur topique qui réduit l’inflammation en agissant localement sur l’immunité cutanée.
  • Immunomodulateur topique : Médicament appliqué sur la peau visant à contrôler une inflammation d’origine immunitaire sans action systémique majeure.

📝 Points essentiels

  • La section fournie ne contient pas de données spécifiques sur tacrolimus ou pimécrolimus (indications, posologie, effets indésirables, contre-indications, mécanisme détaillé).
  • Aucune information du cours ne permet de comparer tacrolimus et pimécrolimus (différences d’efficacité, tolérance, âge d’utilisation) dans cette section.
  • Aucun élément de la source ne précise des règles de prescription ou de suivi propres à ces deux immunomodulateurs topiques.
  • Aucune donnée chiffrée ou chronologique n’est fournie pour tacrolimus/pimécrolimus dans le contenu fourni.
  • Pour réviser, il faut compléter avec la partie du cours dédiée à tacrolimus et pimécrolimus afin d’obtenir les points d’examen attendus.

📖 10. Urticaire aiguë et chronique traitement

🔑 Notions clés & Définitions

  • Urticaire aiguë : Réaction cutanée transitoire caractérisée par des plaques prurigineuses d’apparition rapide, généralement de courte durée.
  • Urticaire chronique : Urticaire qui persiste ou récidive sur une durée prolongée, nécessitant une prise en charge structurée.
  • Barrière cutanée : Ensemble des couches de la peau qui limite les pertes d’eau et la pénétration de substances irritantes ou infectieuses.
  • Vernix caseosa : Enduit naturel du nouveau-né qui protège la peau et favorise le maintien de ses conditions cutanées au début de vie.

📝 Points essentiels

  • Le traitement de l’urticaire repose d’abord sur l’identification et l’éviction des facteurs déclenchants quand ils sont retrouvés.
  • En pratique, les antihistaminiques H1 sont le traitement de base de l’urticaire, avec adaptation selon la réponse clinique.
  • L’urticaire aiguë guérit le plus souvent spontanément en quelques jours, tandis que l’urticaire chronique impose un suivi plus prolongé.
  • La prise en charge doit aussi rechercher des signes d’alarme (atteinte respiratoire, malaise, gonflement important) qui orientent vers une urgence.
  • La barrière cutanée intacte limite les pertes d’eau transépidermiques et réduit le risque d’irritation et d’infection.
  • Chez le nouveau-né, l’hygiène doit être soigneuse mais non excessive, avec des produits non toxiques, peu ou pas irritants et au pH neutre.

📖 11. Éruptions médicamenteuses et nécrolyse épidermique toxique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Nizoral® crème : Crème antifongique utilisée dans certaines formes cutanées néonatales à base de lésions éruptives.
  • Kelual DS® émulsion : Émulsion dermocorticoïde/antifongique citée comme traitement topique dans des atteintes cutanées du nourrisson.
  • Candidose congénitale : Infection à Candida transmise pendant la grossesse ou l’accouchement, responsable d’une éruption cutanée néonatale.
  • Bébé collodion : Nouveau-né enveloppé d’une membrane rigide, tendue et vernissée, avec peau sous-jacente souvent anormale.
  • Épidermolyse bulleuse : Génodermatose rare due à une fragilité de la jonction dermo-épidermique, provoquant bulles et décollement cutané.

📝 Points essentiels

  • Éruption néonatale de candidose : aspect généralisé maculo-papuleux puis pustuleux, avec atteinte des paumes et plantes (J1 à J6).
  • Cause de la candidose congénitale : chorioamnionite ascendante liée à une vulvovaginite candidosique chez la femme enceinte.
  • Candidose congénitale : atteinte cutanée isolée ou infection systémique possible (foie, poumons).
  • Traitement candidose : formes cutanées avec Nizoral® crème, formes systémiques chez prématurés avec fluconazole IV.
  • Bébé collodion : membrane rigide avec ectropion, éclabion, oreilles hypoplasiques et doigts figés en demi-flexion.
  • Bébé collodion : élimination de la membrane en quelques jours à semaines, avec peau sous-jacente souvent une ichtyose ; prise en charge en couveuse (humidité/hygrométrie ≥90%, T° 37°C) et soins cutanés à la chlorhexidine

💡 Astuce mémo

Candidose J1→J6 : maculo-papuleux puis pustules, paumes-plantes ; Collodion = membrane + ectropion ; Épidermolyse = bulles par fragilité de la jonction dermo-épidermique.

📖 12. Acné, purpura et vasculites de l’enfant

🔑 Notions clés & Définitions

  • Épidermolyse bulleuse : Maladie génodermatologique caractérisée par une fragilité constitutionnelle de la jonction dermo-épidermique, responsable de décollements et de bulles.
  • Génodermatoses rares : Ensemble de maladies cutanées rares, souvent génétiques, dont la fréquence est de l’ordre de 1/20000.
  • Transmission autosomique : Mode de transmission génétique pouvant être autosomique dominante (AD) ou autosomique récessive (AR) dans certaines génodermatoses.
  • Biopsie cutanée en urgence : Examen cutané réalisé rapidement pour confirmer le diagnostic par histologie, immunohistochimie et microscopie électronique.
  • Aplasie cutanée congénitale : Anomalie présente à la naissance avec absence localisée de peau, pouvant toucher le cuir chevelu (vertex) ou être étendue.

📝 Points essentiels

  • L’épidermolyse bulleuse est liée à une fragilité de la jonction dermo-épidermique (JDE) avec décollement ou bulles spontanées ou au contact.
  • Les mutations concernent notamment les gènes de kératine, des filaments d’ancrage ou du collagène, avec une gravité variable de gêne mineure à handicaps sévères.
  • À la naissance, l’épidermolyse bulleuse peut donner des bulles, érosions et plaies cutanées, parfois des atteintes muqueuses, ainsi que des atteintes des ongles et une raucité des pleurs « bizarres ».
  • Le diagnostic repose sur biopsie cutanée en urgence (histologie, immunohistochimie, MET), arbre généalogique et recherche moléculaire.
  • La prise en charge du nouveau-né inclut une équipe pluridisciplinaire (dermato, pédiatre/gastro-entérologue, douleur, rééducation, chirurgie/ORL, génétique, diététique, psycho-social).
  • Mesures de soins nouveau-né : pas d’adhésif ni de bracelet plastique, limiter prises de sang et TA, linge non stérile, sous-vêtements à l’envers, chaussures souples larges, température non surchauffée, jouets adaptés, et

💡 Astuce mémo

JDE = Jonction fragile → Bulles ; Biopsie en urgence = Histologie + Immuno + MET ; Aplasie = Absence de peau à la naissance.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
3 à 6jIncubation de la gingivo-stomatite herpétique aiguë (enfant 6 mois–3 ans)
10 à 15jGuérison de la gingivo-stomatite herpétique aiguë
14 joursIncubation de la varicelle (primo-infection VZV)

📊 Tableaux de synthèse

Urticaire : aiguë vs chronique

TypeDuréeCaractéristiques clés
Urticaire aiguë< 6 semainesFréquente chez l’enfant, souvent épisode unique et rapidement résolutif, causes souvent alimentaires/virales/médicamenteuses
Urticaire chronique> 6 semainesRare chez l’enfant, nécessite prise en charge structurée

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre primo-infection herpétique (puis latence) avec une simple poussée : la séquence typique est primo-infection → latence ganglionnaire → récidives.
  2. Croire que le zona nécessite une éviction des collectivités : la contagion se fait par contact direct avec les vésicules, sans éviction.
  3. Penser que l’eczéma atopique est une allergie : la dermatite atopique est liée à une rupture de tolérance et à la barrière cutanée, et n’est pas une allergie au sens strict.
  4. Mélanger érythème chronique migrant (Lyme) et purpura : l’ECM est une macule érythémateuse à croissance annulaire centrifuge avec pseudo-guérison centrale.
  5. Oublier que l’urticaire est labile : chaque papule dure < 24 h et l’angioedème < 72 h, ce qui oriente le diagnostic.
  6. Traiter une varicelle/zona avec aspirine ou AINS : en contexte viral, il faut éviter l’aspirine et les AINS à risque de syndrome de Reye.
  7. Confondre molluscum contagiosum et verrues : le molluscum a une ombilication centrale avec matière blanchâtre et se traite par curette (Emla®) ou vernis asséchant.

✅ Checklist Examen

  1. Décrire la transmission de l’herpès simplex (contact direct avec lésions/sécrétions) et la séquence primo-infection → latence ganglionnaire → herpès récurrent.
  2. Citer les éléments cliniques et l’incubation de la gingivo-stomatite herpétique aiguë chez l’enfant (fièvre, gencives tuméfiées/saignantes, vésicules puis érosions grisâtres, lésions croûteuses, dysphagie) et sa durée de
  3. Expliquer le traitement de la gingivo-stomatite herpétique aiguë (réhydratation, bains de bouche antiseptiques, aciclovir/valaciclovir seulement si infection sévère) et les facteurs favorisant les récidives.
  4. Justifier la conduite à tenir en cas d’eczéma herpéticum (urgence, altération de l’état général, traitement par aciclovir IV) et distinguer les complications possibles.
  5. Relier le zona à la réactivation du VZV latent dans les ganglions nerveux et donner la contagiosité (contact direct des vésicules, pas d’éviction).
  6. Donner la fréquence et la durée du zona intercostal (50% des cas, guérison en 10-15 jours) et les indications d’aciclovir per os/IV (immunodépression, zona ophtalmique, paralysie faciale).
  7. Reconnaître molluscum contagiosum (papules 1-5 mm en semis, ombilication centrale avec matière blanchâtre) et décrire le traitement (curette + Emla® 1 h avant ou vernis Molutrex/Molusk) et les mesures d’hygiène (serviet
  8. Expliquer la contagiosité des HPV (contact direct/indirect via surfaces survivantes, >120 sérotypes, virus très résistants) et citer les types de lésions (verrues vulgaires/planes, condylomes génitaux/anal) et le rôle de
  9. Citer les caractéristiques des folliculites (staphylocoque doré : papulopustules centrées par un poil, Fucidin 2x/j ; Pseudomonas : petites épidémies, aspect plus inflammatoire, Flammazine sous occlusion + Ciproxine).
  10. Décrire la borréliose de Lyme : transmission par piqûre de tique, phases précoce (ECM + symptômes rhumato/neuro/cardio/oculaire) et tardive (acrodermatite chronique atrophiante), et le diagnostic clinique de l’ECM.
  11. Donner la définition clinique de l’ECM (croissance annulaire centrifuge avec pseudo-guérison centrale, apparition quelques jours à semaines après piqûre) et le traitement antibiotique (durée 14-21j, amoxicilline ; doxyc
  12. Reconnaître dermatophytoses circinées (« roues de Sainte-Catherine ») et décrire la conduite : examen direct/culture des squames, traitement local si peu de lésions et voie orale si extension +++.
  13. Expliquer les éruptions virales vues au cours (pityriasis rosé : arbre de Noël, 3-8 semaines, pas de traitement ; 5e maladie : triphasique, pas de traitement mais attention contact femme enceinte ; pieds-mains-bouche : 3
  14. Citer les règles de prise en charge de l’urticaire : durée des lésions (<24 h papules, <72 h angioedème), formes aiguë vs chronique (>6 semaines), et traitement de base par anti-H1 de 2e génération en première ligne avec

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1. Quel mode de transmission est le plus habituellement responsable d’une virose cutanée à herpès simplex ?

2. Quelle prise en charge est recommandée pour une gingivo-stomatite herpétique aiguë sévère chez l’enfant ?

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Herpès simplex — définition ?

Infection virale cutanéo-muqueuse à HSV.

Primo-infection herpétique — symptôme ?

Souvent asymptomatique ou fièvre, lésions initiales.

Latence ganglionnaire — localisation ?

Virus HSV persiste dans les ganglions nerveux.

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