Scheda di revisione: Introduction à la norme 9100:2016 et audit aéronautique

📋 Plan du Cours

  1. Présentation du cours 9100:2016
  2. IAQG et industrie AS&D
  3. Exigences d’audit 9101
  4. Fondements du management qualité aéronautique
  5. Définitions et fonctionnement des processus
  6. Orientation client et leadership
  7. Objectifs, communication et informations documentées
  8. Planification opérationnelle et maîtrise des risques
  9. Conception, achats et prestataires externes
  10. Production, libération et nonconformités
  11. Évaluation des performances et amélioration continue

📖 1. Présentation du cours 9100:2016

🔑 Notions clés & Définitions

  • AATT (Aerospace Auditor Transition Training) : Programme de formation encadré par l’IAQG qui s’appuie sur la réussite préalable des fondamentaux 9100:2016 pour préparer le passage audit.
  • Standard Explorer : Fonction intégrée à la formation permettant de consulter le contenu de la norme 9100:2016, uniquement pour les besoins du cours.
  • OASIS (Online Aerospace Supplier Information System) : Base en ligne IAQG servant de référentiel vivant pour l’ICOP, avec données, acteurs du schéma et stockage généré des résultats d’audit 9101.
  • 9100:2016 : Norme de management de la qualité AS&D utilisée comme nom générique dans la formation, équivalente à ses variantes publiées selon les organismes (ex. AS9100D, EN 9100:2016, JIS Q 9100:2016).
  • ICOP (Industry Controlled Other Party) : Système de certification AQMS de l’IAQG, basé sur la participation encadrée de l’industrie via l’oversight IAQG et l’audit par des autres parties reconnues.

📝 Points essentiels

  • Le cours Foundations Understanding 9100:2016 est une formation préalable obligatoire pour accéder à l’AATT.
  • La norme 9100:2016 complète ISO 9001 avec des exigences supplémentaires propres à l’industrie Aviation, Space & Defense (AS&D).
  • La formation traite 9100:2016 comme équivalente à ses versions selon l’organisme de publication, afin de garder une approche unique pour l’étude et l’audit.
  • Le module en ligne est auto-rythmé et la réussite dépend directement de l’effort personnel investi.
  • La formation en présentiel AATT (4 jours) vise à appliquer les exigences 9100:2016 en situation d’audit avec les formulaires 9101:2016.
  • Le parcours inclut des compétences sur l’intention et les exigences de chaque clause, ainsi que la localisation d’éléments comme les preuves d’audit et la documentation attendue.

📖 2. IAQG et industrie AS&D

🔑 Notions clés & Définitions

  • Industrie AS&D : L’industrie Aviation, Space & Defense regroupe des fournisseurs et organisations qui visent la sécurité et la fiabilité des produits et services, malgré des chaînes d’approvisionnement très interconnectées.
  • International Aerospace Quality Group IAQG : L’IAQG est une organisation à but non lucratif créée pour réduire les risques de défaillance et améliorer la performance de la chaîne d’approvisionnement via des initiatives qualité partagées.
  • Valeur stream : La valeur stream désigne l’ensemble des activités et transferts menant de façon continue à la réalisation des produits et services au sein des chaînes AS&D.
  • Secteurs IAQG AAQG APAQG EAQG : Les secteurs IAQG sont des entités régionales (Amériques, Asie/Pacifique, Europe) qui coordonnent et supervisent les activités IAQG dans leurs zones.
  • Famille de standards 9100 9110 9120 : Les standards 9100, 9110 et 9120 définissent des exigences de systèmes de management de la qualité adaptées aux organisations conceptrices/fournisseuses, maintenance, et distributeurs de l’industrie AS&D.

📝 Points essentiels

  • L’industrie AS&D a créé l’IAQG pour répondre aux risques de défaillance, y compris leurs impacts humains et financiers, tout au long de la chaîne d’approvisionnement.
  • L’IAQG a été fondée en 1998 par 30 OEM majeurs et son objectif initial visait une coopération dynamique basée sur la confiance pour améliorer significativement la qualité.
  • Les principaux secteurs IAQG sont AAQG (Amériques), APAQG (Asie & Pacifique) et EAQG (Europe), avec une mission d’amélioration tout au long de la valeur stream.
  • Les standards 9100/9110/9120 sont respectivement destinés aux organisations concevant/fournissant, aux organisations de maintenance/continuing airworthiness, et aux distributeurs qui revendent sans réaliser des activités qui affectent des caractéristiques du produit.
  • Une organisation doit satisfaire à la fois le référentiel AQMS et les exigences statutaires/réglementaires applicables, et en cas de conflit ce sont ces dernières qui priment.
  • L’ICOP s’appuie sur le couple 9101 (processus d’audit des standards 9100-series) et 9104 (schéma de certification, découpé en 9104-1, 9104-2 et 9104-3).

💡 Astuce mémo

IAQG = 3 secteurs, 3 standards : AAQG/APAQG/EAQG pour l’oversight et 9100/9110/9120 pour couvrir conception, maintenance, distribution.

📖 3. Exigences d’audit 9101

🔑 Notions clés & Définitions

  • 9101:2016 : Référentiel d’audit AQMS qui complète ISO/IEC 17021-1 avec des règles spécifiques sur la manière de conduire des audits d’un système de management qualité aéronautique.
  • Activités d’audit 4.2 : Ensemble des activités communes d’audit décrites dans 9101, à appliquer avant d’aborder les exigences propres à chaque phase d’audit.
  • Phases d’audit 4.3 : Découpage de l’audit en étapes successives, chacune avec ses exigences spécifiques détaillées dans 9101.
  • 9101 Form 1 Stage 1 Audit Report : Formulaire 9101 utilisé pour consigner le compte rendu de l’audit de stade 1.
  • 9101 Form 4 Nonconformity Report NCR : Formulaire 9101 servant à documenter formellement une non-conformité pendant l’audit.

📝 Points essentiels

  • 9101:2016 étend les exigences d’ISO/IEC 17021-1 avec des conseils spécifiques pour conduire les audits AQMS, incluant des activités communes et des exigences par phase d’audit.
  • 9101 impose l’usage de formulaires d’audit spécifiques, notamment Form 1 Stage 1 Audit Report, Form 2 QMS Process Matrix Report, Form 3 PEAR, Form 4 NCR, Form 5 Audit Report et Form 6 Supplemental Audit Report.
  • Pour une organisation multi-sites (seuil de similarité), tous les processus doivent être substantiellement identiques, c’est-à-dire à plus de 80%, avec les mêmes méthodes et procédures, même si certains sites réalisent moins de processus.
  • Le plan d’échantillonnage selon IAF MD 1 n’est autorisé que pour les certifications 9120, avec des limites géographiques définies.
  • Pour les structures complexes (combinaisons sites/campus/sites), l’approbation IAQG OPMT est requise pour le rationnel, la justification, le calcul de durée d’audit, le programme d’audit et le plan d’échantillonnage lorsque applicable (9120, multi-site ou campus).

💡 Astuce mémo

Formes dans l’ordre : Stage 1 → Matrice → PEAR → NCR → Audit → Supplément.

📖 4. Fondements du management qualité aéronautique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Gestion du risque opérationnel : Approche du management qualité qui applique la logique risque à l’ensemble du système QMS plutôt qu’uniquement aux processus opérationnels.
  • Processus de management du risque : Ensemble d’étapes utilisées pour planifier, identifier, évaluer, traiter et suivre les risques afin de maintenir des niveaux de risque acceptables.
  • Risque produit et technique : Catégorie de risques liée au produit ou à la technique qui doit être intégrée au QMS, notamment pour la conception, l’usage et les technologies non éprouvées.
  • Processus spéciaux : Processus dont la sortie ne peut pas être validée par une surveillance ou une mesure ultérieures, rendant les défauts visibles seulement après usage ou livraison.
  • Nadcap : Programme AS&D fournissant une accréditation dédiée aux processus spéciaux, avec ressources associées pour la maîtrise de ces activités.

📝 Points essentiels

  • Les audits en approche processus doivent suivre des pistes liées à l’évaluation du risque, en vérifiant que les activités planifiées sont réalisées et que les résultats planifiés sont atteints.
  • Le management du risque peut être compris via trois perspectives complémentaires : processus de gestion du risque, risques produit/technique, et comportements de mitigation au sein d’un processus.
  • Un processus spécial est un processus dont le résultat ne peut pas être vérifié par une surveillance ou une mesure ultérieure.
  • Les processus spéciaux conduisent à une découverte tardive des déficiences, généralement seulement après mise en service ou livraison du produit.
  • Exemples de processus spéciaux cités : soudage, revêtements, traitement thermique et traitement chimique, nécessitant en pratique des essais destructifs pour vérification.
  • Pour les risques identifiés, l’auditeur doit confirmer que les audits internes et les évaluations de performance montrent une réduction des risques ou l’absence de réapparition des problèmes.

💡 Astuce mémo

Risque en 3 vues : Processus, Produit/Technique, Mitigation (R-P-M).

📖 5. Définitions et fonctionnement des processus

🔑 Notions clés & Définitions

  • Approche par processus : Approche de management où la performance du QMS est comprise et pilotée à travers l’enchaînement des processus, leurs entrées, sorties, activités et interactions.
  • Réflexion fondée sur le risque : Logique de pilotage qui intègre l’identification et la maîtrise des risques dans la modélisation et le contrôle des processus pour atteindre les résultats attendus.
  • Propriétaire de processus : Acteur responsable du pilotage quotidien d’un processus, soutenu par le management pour le déploiement, la gouvernance, l’évaluation et l’amélioration.
  • Modélisation des processus : Démarche de représentation structurée d’un processus incluant entrées, sorties, activités, interfaces, ressources et contrôles.

📝 Points essentiels

  • Le top management rend compte de l’efficacité du QMS en mettant en place des mesures, un suivi de la performance des processus, des revues de direction et en agissant quand les résultats planifiés ne sont pas atteints.
  • La promotion de l’approche par processus et de la réflexion fondée sur le risque passe par la modélisation/mapping des processus : entrées, sorties, activités, interactions, interfaces, ressources, contrôles et prise en compte de la gestion des risques.
  • La mesure de la conformité produit/service et de la ponctualité sert de base à l’action quand ces performances ne sont pas atteintes, avec traitement et amélioration continue.
  • Le fonctionnement des processus s’appuie sur le soutien aux propriétaires de processus, notamment pour déployer la gouvernance, évaluer les processus et conduire les améliorations.

💡 Astuce mémo

Approche en 6 mots : Entrées-Activités-Sorties + Interfaces + Ressources + Contrôles, puis Risques à maîtriser.

📖 6. Orientation client et leadership

🔑 Notions clés & Définitions

  • Conformité produit et service : La conformité produit et service désigne le respect, par les activités de l’organisation, des exigences qui garantissent que ce qui est fourni correspond à ce qui est attendu.
  • Sécurité produit : La sécurité produit correspond à la prise en compte, par les personnes concernées, de l’impact de leurs actions sur la capacité du produit à ne pas créer de risque inacceptable.
  • Comportement éthique : Le comportement éthique regroupe les attentes organisationnelles visant un agir conforme aux exigences, incluant des mécanismes de signalement et une culture sans reproche lorsque cela est applicable.
  • Communication bidirectionnelle : La communication bidirectionnelle est un échange organisable et effectif qui relie la politique et les objectifs qualité aux contributions individuelles et aux retours internes/externes.

📝 Points essentiels

  • L’organisation doit assurer une communication interne et externe pertinente pour le système de management de la qualité afin de diffuser des informations et changements utiles à tous les niveaux concernés.
  • Les personnes réalisant un travail sous le contrôle de l’organisation doivent comprendre leur contribution à l’efficacité du système et aux bénéfices d’une meilleure performance, y compris pour la conformité produit et service.
  • L’organisation attend des personnes un comportement éthique, notamment via des règles partagées et des mécanismes de signalement confidentiels quand cela est applicable.
  • L’organisation doit communiquer, par une approche bidirectionnelle, la politique qualité et les objectifs qualité ainsi que les informations documentées pertinentes et leurs changements.
  • La communication doit couvrir la contribution aux exigences de sécurité produit, y compris le rôle individuel, la conformité au processus et l’attention portée aux implications en cas de défaillance.

📖 7. Objectifs, communication et informations documentées

🔑 Notions clés & Définitions

  • Communication client : Exigence de communiquer avec le(s) client(s) et d’organiser la manière dont la communication est gérée pour les besoins opérationnels.
  • Exigences produits et services : Principe de déterminer les exigences applicables aux produits et services, y compris réglementaires, spéciales, et liées aux risques opérationnels.
  • Revue des exigences : Activité avant engagement visant à vérifier que les exigences client, implicites et liées à la livraison et au post-livraison sont comprises et traitées.
  • Changements des exigences : Obligation de tenir à jour l’information documentée et d’assurer la diffusion aux personnes concernées quand les exigences produits et services évoluent.

📝 Points essentiels

  • La communication client couvre notamment les informations produit/service, la gestion des demandes, contrats ou commandes, le traitement des changements et la collecte du retour client.
  • L’organisation doit aussi communiquer sur la manière de gérer la propriété du client afin de compléter les exigences générales de traitement de cette propriété dans le système de management.
  • Les exigences produits et services incluent les exigences légales et réglementaires et la capacité de l’organisation à fournir ce qu’elle promet.
  • La détermination doit intégrer les exigences spéciales applicables et les risques opérationnels pertinents, pour guider des décisions fondées sur le risque.
  • La revue des exigences doit être réalisée avant d’accepter de fournir, avec coordination des fonctions concernées et en tenant compte du retour client, des connaissances et des leçons apprises.

💡 Astuce mémo

8.2 en 4 verbes : Communiquer → Exiger → Revoir → Changer.

📖 8. Planification opérationnelle et maîtrise des risques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Options d’inspection : Les options d’inspection regroupent les modalités de contrôle appliquées aux fournisseurs et produits selon les risques identifiés.
  • Contrôle des pièces contrefaites : Le contrôle des pièces contrefaites regroupe les actions de ségrégation, contrôle et prévention de réintroduction de produits suspects ou connus comme contrefaits.
  • Pièces suspectes non approuvées SUP : Les SUP désignent des exigences de contrôle plus strictes qui peuvent être imposées par des organismes statutaires/réglementaires, des OEM ou des fournisseurs de rang 1.
  • Évaluation des exigences client : L’évaluation des exigences client consiste à vérifier et intégrer les besoins explicites et implicites du client dans le système de management de la qualité.
  • Interfaces avec la sécurité produit : Les interfaces avec la sécurité produit recouvrent la coordination et l’efficacité des liens entre le processus de sécurité produit de l’organisation et le QMS.

📝 Points essentiels

  • L’inspection et le contrôle des fournisseurs doivent s’appuyer sur les risques identifiés, en choisissant des options d’inspection adaptées à ces risques.
  • En maîtrise des contrefaçons, la ségrégation et le contrôle des produits suspects ou connus doivent empêcher toute réintroduction dans la chaîne d’approvisionnement.
  • Le risque de contrefaçon implique aussi des reportings dans des systèmes de reporting gouvernementaux et industriels appropriés.
  • L’auditeur doit vérifier que les exigences SUP, plus strictes, sont bien prises en compte lorsqu’elles sont déployées par des organismes statutaires/réglementaires, des OEM ou des Tier 1.
  • La revue des exigences client doit s’assurer qu’elles sont incorporées efficacement au QMS via une revue coordonnée et des interactions avec les éléments pertinents des besoins client.

💡 Astuce mémo

Risque identifié → choix des options d’inspection → séparer/contrôler contre la contrefaçon → intégrer exigences client + vérifier interfaces sécurité produit.

📖 9. Conception, achats et prestataires externes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Prestataires externes : Les prestataires externes sont des organisations qui fournissent des processus, produits ou services utilisés par l’organisation, y compris ceux imposés par le client ou relevant de sous-traitants.
  • Approche en cascade des exigences : L’approche en cascade consiste à faire descendre, du contrat de l’organisation jusqu’aux sous-niveaux des prestataires, les exigences nécessaires pour garantir la conformité.
  • Statut d’approbation des prestataires : Le statut d’approbation regroupe les décisions (approuvé, suspendu, retiré, expiré, conditionnel, refusé) prises pour autoriser ou limiter l’usage d’un prestataire.
  • Vérification basée sur le risque : La vérification basée sur le risque détermine les activités d’inspection/validation requises à la réception et en production selon le niveau de risque pour la conformité du produit ou service.
  • Informations communiquées aux prestataires : Les informations communiquées aux prestataires sont les exigences, paramètres et données techniques transmises pour que le prestataire exécute, fasse approuver et contrôle son activité conformément au contrat.

📝 Points essentiels

  • L’organisation reste responsable de la conformité des processus, produits et services fournis par des prestataires externes, même si certaines exigences proviennent du client et même si l’exécution est déléguée.
  • L’organisation doit définir et appliquer des critères pour sélectionner, approuver, évaluer puis réévaluer les prestataires externes, avec des responsabilités et autorités couvrant les revues pouvant modifier le statut d’approbation.
  • L’organisation doit maintenir un registre des prestataires approuvés et surveiller leurs performances (conformité, livraisons à l’heure et autres indicateurs) en prenant des actions lorsque les exigences ne sont pas respectées.
  • Les activités de vérification à la réception et les contrôles peuvent inclure des inspections, audits sur site, analyses de rapports, tests, et actions additionnelles en cas de risque élevé, notamment pour détecter des pièces contrefaites.
  • L’organisation doit identifier les risques liés aux prestataires et à leurs contrôles, puis adapter l’étendue des vérifications en conséquence, sans s’exonérer de sa responsabilité quand le client réalise des vérifications.
  • Les exigences doivent être communiquées aux prestataires via des documents d’achat (notamment des conditions contractuelles et données techniques), en couvrant aussi les exigences à faire respecter sur les sous-niveaux via la cascade des exigences.

💡 Astuce mémo

Risque d’abord → preuve ensuite : plus le risque est élevé, plus la vérification et le contrôle des prestataires sont poussés.

📖 10. Production, libération et nonconformités

🔑 Notions clés & Définitions

  • Contrôle de production et prestation : Le contrôle de la production et de la prestation regroupe les conditions encadrant les activités de réalisation pour garantir que les produits et services obtenus répondent aux exigences prévues.
  • Vérification du processus de production : La vérification du processus de production vise à s’assurer que le processus est capable de produire des unités conformes, à travers des activités du type First Article Inspection.
  • Libération des produits et services : La libération des produits et services est l’acte autorisant la mise à disposition, uniquement après vérification conforme ou après approbation spéciale selon le cas.
  • Sorties non conformes : Les sorties non conformes sont les produits, services ou processus identifiés comme ne respectant pas des exigences, et doivent être maîtrisés jusqu’à leur disposition finale.

📝 Points essentiels

  • Les produits et services ne peuvent pas être libérés avant l’achèvement réussi de la vérification des exigences, ou avant l’obtention d’une approbation spéciale.
  • Le contrôle des sorties non conformes repose sur un processus documenté précisant responsabilités, autorités et critères d’approbation des dispositions.
  • Lorsqu’une non-conformité est liée à une sortie livrée, la maîtrise impose un signalement en temps utile aux parties prenantes concernées, avec méthode de notification et accusé de réception.
  • Les dispositions incluent notamment correction avec re-vérification, séparation/isolement, suspension ou retour, information client, et acceptation via concession/waiver/deviation selon l’autorité requise.
  • Les produits mis au rebut doivent être marqués de façon clairement visible et de manière permanente adaptée à l’environnement de stockage, et les pièces contrefaites ou suspectes doivent être contrôlées pour empêcher leur réintégration dans la chaîne d’approvisionnement.

💡 Astuce mémo

Vérifier → Libérer; Non conforme → Contenir puis Disposer (correction, isolement, concession/waiver/deviation, ou rebut).

📖 11. Évaluation des performances et amélioration continue

🔑 Notions clés & Définitions

  • Évaluation des performances : Ensemble des activités qui vérifient, à partir de données, si le système de management de la qualité et ses processus sont efficaces pour atteindre les résultats attendus.
  • Satisfaction client : Information à surveiller sur la perception client liée aux produits et services, utilisée pour détecter des écarts et lancer des plans d’action, puis évaluer leur efficacité.
  • Audit interne : Activité planifiée qui vérifie la conformité du système de management de la qualité et son efficacité, en se concentrant sur les zones critiques et à risque.
  • Revue de direction : Processus piloté par le top management qui analyse les entrées et décide des actions pour maintenir l’adéquation, la suffisance et l’efficacité du système de management de la qualité.
  • Amélioration continue : Démarche visant à améliorer en continu l’aptitude, la suffisance et l’efficacité du système, à partir des résultats d’analyse et des sorties de revue de direction.

📝 Points essentiels

  • Le clause 9.1.1 porte sur la « santé » du système de management de la qualité et de ses processus, pas sur la mesure/inspection directe du produit ou service lui-même.
  • L’organisation doit s’assurer que les méthodes de monitoring, de mesure, d’analyse et d’évaluation produisent des résultats valides et exploitables, y compris via des indicateurs et des analyses de tendance.
  • La satisfaction client doit être surveillée avec des informations minimales propres à l’industrie AS&D puis donner lieu à des plans d’action et à une vérification de l’efficacité des actions prises.
  • Les audits internes doivent s’inscrire dans un programme axé sur l’importance et le risque, en tenant compte notamment des exigences client, statutaires et réglementaires, ainsi que des indicateurs de performance.
  • Les sorties de la revue de direction doivent traduire les décisions et actions liées aux besoins, risques et opportunités du système, avec des preuves documentées (par exemple présence, ordre du jour, présentations, comptes rendus, actions).
  • L’amélioration continue s’appuie sur un cycle d’analyse des données et de décisions de revue de direction, avec des méthodologies telles que PDCA, Lean et Six-Sigma (DMAIC ou DMADV).

💡 Astuce mémo

PDCA pour l’amélioration : Planifier (cible et cause) → Faire (solution) → Vérifier (écart aux attentes) → Agir (standardiser et relancer).

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1998Fondation de l’IAQG par 30 OEM majeurs
1999Publication du standard 9100 (suite à la première tâche de l’IAQG : établir un AQMS commun)
late-2016OASIS devient un système de génération de comptes rendus (enregistrement des résultats d’audit 9101)

📊 Tableaux de synthèse

Objectif des standards IAQG 9100 / 9110 / 9120

StandardCible organisationnelleBut principal
9100conçoit/développe/fournit + activités post-livraison (maintenance, pièces, matériaux)Exigences AQMS pour produits et services AS&D (base ISO 9001 + exigences additionnelles)
9110maintenance/continuing airworthiness (et certains OEM avec MRO autonomes)Exigences AQMS pour la maintenance/continuing airworthiness
9120distributeurs (revente sans activités affectant les caractéristiques du produit)Exigences AQMS pour distributeurs AS&D

Schéma ICOP vs schéma “traditionnel” (vue d’ensemble)

AspectICOP (Industry Controlled Other Party)Traditionnel
Contrôle de schémaOversight IAQG via secteurs ; gestion OPMTSchéma ISO via accréditation
Rôle de l’industrieCertification/oversight avec implication AS&D à tous les niveauxPeu/pas d’implication AS&D à chaque niveau des exigences
Type de partiesCBs et auditeurs AEA reconnus via processus ICOPCBs + organismes d’accréditation
ButAméliorer performance QMS chaîne d’approvisionnement via oversight partagéCertification tierce partie ISO

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre « risk-based thinking » (logique de risque au niveau du QMS) avec « operational risk management » (gestion du risque au niveau des opérations, explicitement dans 8.1.1).
  2. Penser que la conformité ISO 9001 suffit : 9100:2016 complète ISO 9001 avec des exigences additionnelles AS&D, et les non-conformités QMS portent sur 9100.
  3. Croire que la certification 9101 remplace 9104-3 : en réalité 9101 décrit la conduite du processus d’audit et les formulaires, alors que 9104-3 couvre la compétence/approbation des auditeurs.
  4. Oublier que les exigences statutaires/réglementaires et client priment en cas de conflit avec les exigences 9100-series.
  5. Traiter la notion de « processus spécial » comme un simple terme générique : c’est un processus où la conformité ne peut pas être validée par monitoring/mesure ultérieure, donc contrôle renforcé (et ex. essais destructifs).
  6. Confondre « fournir » et « dispenser d’exiger » : même si un client vérifie, l’organisation reste responsable de la conformité des processus/produits/services fournis par des prestataires externes.
  7. Sous-estimer l’importance d’OASIS : c’est le référentiel vivant ICOP, incluant la génération/stockage des résultats 9101 depuis late-2016, et l’auditeur doit savoir accéder et téléverser les résultats.

✅ Checklist Examen

  1. Expliquer pourquoi Foundations: Understanding 9100:2016 est une prérequis pour l’AATT et citer les compétences visées (équivalences 9100:2016, hiérarchie des exigences, intention de clauses, preuves d’audit, documentation).
  2. Décrire l’IAQG et la logique “secteurs + standards” : AAQG/APAQG/EAQG et 9100/9110/9120 pour le périmètre AQMS (dans l’ICOP).
  3. Expliquer le schéma ICOP : Industrial Controlled oversight IAQG, CBs/AEA reconnus, et le rôle d’ISO/IEC 17021-1 et 9104/9101 dans le cadre.
  4. Lister les structures de certification 9104-1 nécessaires pour les audits (single site, multiple site, campus, several sites, complex) et comprendre les critères d’éligibilité et de similarité (>80% pour multi-site).
  5. Identifier le rôle de 9101:2016 dans l’exécution des audits AQMS, et savoir quels formulaires doivent être utilisés (Form 1 à Form 6) dans l’enchaînement.
  6. Décrire la logique de processus et l’approche processus “auditable” : inputs/outputs, séquence et interactions, et comment évaluer l’efficacité (processus qui réalise les activités planifiées et atteint les résultats planifiés).
  7. Expliquer comment le risque est traité dans l’audit 9100:2016 : risk-based thinking au niveau système et operational risk management dans les opérations (allocation des risques et preuve via audits internes/évaluations).
  8. Expliquer la définition et les exigences associées aux « special processes » et pourquoi la découverte des déficiences est souvent tardive, avec exemples mentionnés (welding, coating, heat treating, chemical processing).
  9. Expliquer ce que l’audit doit vérifier sur les exigences statutaires/réglementaires et comment intégrer la hiérarchie en cas de conflit (elles priment).
  10. Maîtriser les “preuves” attendues et la documentation : où l’auditeur obtient l’évidence (clauses, preuves de conformité) et le rôle d’OASIS comme dépôt de connaissances et de résultats d’audit.
  11. Connaître le rôle d’OASIS et ses fonctions d’accès public/privé et l’obligation de savoir téléverser les données/résultats (jusqu’aux NCR/closure).
  12. Conclure par les prochaines étapes : suivre 9101 Forms and Audit Reporting Training et réussir les modules d’entraînement avant l’AATT face-à-face et l’examen final.

Metti alla prova le tue conoscenze

Metti alla prova le tue conoscenze su Introduction à la norme 9100:2016 et audit aéronautique con 24 domande a scelta multipla con correzioni dettagliate.

1. Quel est le rôle principal du cours Foundations Understanding 9100:2016 dans le parcours AATT ?

2. À quoi sert la fonction Standard Explorer intégrée à la formation ?

Fai il quiz →

Ripassa con le flashcard

Memorizza i concetti chiave di Introduction à la norme 9100:2016 et audit aéronautique con 24 flashcard interattive.

AATT — définition ?

Programme de formation IAQG pour auditeurs aéronautiques.

Standard Explorer — rôle ?

Outil en ligne pour consulter la norme 9100:2016.

OASIS — localisation ?

Base en ligne IAQG pour référentiel et résultats d’audit.

Vedi le flashcard →

Similar courses

Crea le tue schede di revisione

Importa il tuo corso e l'AI genera schede, quiz e flashcard in 30 secondi.

Generatore di schede