Scheda di revisione: Introduction à la prévention des risques professionnels

Plan du Cours

  1. Accueil, attentes et présentation du formateur
  2. Objectifs PRAP et rôles des acteurs
  3. Intérêt de la prévention et étude de cas
  4. Connaître les risques de son métier
  5. Appareil locomoteur et atteintes
  6. Colonne vertébrale et mouvements
  7. Observation et analyse d’une situation de travail
  8. Méthodes d’analyse avec fiches d’observation
  9. Cotation des risques et sollicitations corporelles
  10. Causes des risques et variabilités observées
  11. Pistes d’améliorations et hiérarchisation
  12. Principes généraux de prévention et PSPEE

1. Accueil, attentes et présentation du formateur

Notions clés & Définitions

  • Riffault Benoît : Formateur PRAP IBC chargé de l’animation de la formation acteurs PRAP IBC.
  • Formation acteurs PRAP IBC : Formation visant à développer les compétences d’un acteur PRAP pour agir sur la prévention des risques liés à l’activité physique.
  • Objectifs pédagogiques 1 : Ensemble de compétences à acquérir pour se situer comme acteur PRAP dans l’établissement.
  • Objectifs pédagogiques 2 : Ensemble de compétences à acquérir pour observer et analyser le travail en s’appuyant sur le fonctionnement du corps humain.
  • Objectifs pédagogiques 3 : Ensemble de compétences à acquérir pour participer à la maîtrise du risque et à la prévention dans l’entreprise.

Points essentiels

  • Les attentes des participants sont recueillies avant la présentation des apports et des objectifs de la formation.
  • La formation est animée par Riffault Benoît, formateur PRAP IBC.
  • Objectif pédagogique 1 : comprendre l’intérêt de la prévention et connaître les risques du métier pour se situer comme acteur PRAP.
  • Objectif pédagogique 2 : caractériser les dommages potentiels via le fonctionnement du corps humain et observer le travail pour identifier ce qui nuit à la santé.
  • Objectif pédagogique 3 : proposer des améliorations, faire remonter l’information, et se protéger en respectant des principes de sécurité et d’économie d’effort.
  • Le déroulement comprend 10 séquences réparties sur 2 jours, avec une épreuve certificative et un bilan final.

Astuce mémo

PRAP en 3 objectifs : Se situer → Observer le corps → Agir (améliorer, remonter, se protéger).

2. Objectifs PRAP et rôles des acteurs

Notions clés & Définitions

  • PRAP : Démarche de prévention des risques professionnels visant à préserver la santé et la sécurité des salariés et à améliorer les conditions de travail.
  • Enjeux de la prévention : Catégories d’objectifs qui justifient la prévention, regroupant des impacts humains, économiques, sociétaux et juridiques.
  • GAGNER : Classement des bénéfices attendus de la prévention, organisé par familles d’enjeux.
  • Valeurs PRAP : Principes qui guident la démarche PRAP, centrés sur le respect des personnes, la transparence et le dialogue social.
  • AT : Accident du travail : événement survenu au cours du travail et portant atteinte à l’intégrité corporelle ou psychique du salarié.

Points essentiels

  • La prévention des risques professionnels regroupe les dispositions pour préserver la santé et la sécurité, améliorer les conditions de travail et tendre au bien-être au travail.
  • Les enjeux humains incluent la diminution des AT/MP, un travail moins pénible et une meilleure ambiance.
  • Les enjeux économiques portent sur la productivité et la réduction des coûts directs et indirects liés aux AT/MP.
  • Les enjeux sociétaux visent notamment une hausse de la qualité, un climat social amélioré et une image de marque plus favorable.
  • Les enjeux juridiques consistent à éviter pénalités/condamnations et à maîtriser la réglementation.
  • La PRAP repose sur une démarche construite en impliquant tous les acteurs concernés et en tenant compte des spécificités de l’établissement.

Astuce mémo

GAGNER = Humain + Éco + Société + Juridique.

3. Intérêt de la prévention et étude de cas

Notions clés & Définitions

  • Troubles Musculo-Squelettiques : Les Troubles Musculo-Squelettiques sont des maladies multifactorielles qui constituent la première cause de maladie professionnelle en France.
  • TMS : Les TMS peuvent être provoqués par des postures contraignantes et/ou des gestes répétitifs et forcés.
  • Coût direct d’un AT : Le coût direct d’un accident du travail correspond aux dépenses directement liées à l’événement, notamment quand il y a arrêt.
  • Coût global d’un AT : Le coût global d’un accident du travail regroupe le coût direct et le coût indirect, ce qui augmente fortement le total.
  • Démarche de prévention des TMS : La démarche de prévention des TMS s’appuie sur une progression en 4 étapes pour agir sur les situations à risque.

Points essentiels

  • Les TMS sont la première cause de maladie professionnelle en France et sont multifactorielles.
  • Les TMS peuvent toucher les membres supérieurs (épaule, coude, poignet), les membres inférieurs (genoux, cheville) et la colonne vertébrale.
  • La prévention vise à réduire le nombre d’AT/MP liés à l’activité physique, ce qui diminue le coût de cotisation.
  • La prévention passe aussi par l’amélioration des conditions de travail via l’aménagement des postes.
  • La prévention inclut l’amélioration de la qualité de vie au travail (QVT) et nécessite une démarche de prévention avec formation PRAP du personnel.
  • Le coût direct d’un AT avec arrêt augmente avec la durée d’arrêt : moins de 4 jours (<400 €), environ 1 mois (>1 500 €), 3 à 5 mois (>9 000 €).

Astuce mémo

TMS = Postures + Gestes répétitifs/forcés ; Coût direct grimpe avec la durée d’arrêt ; Prévention = réduire AT/MP + aménager + QVT + former PRAP.

4. Connaître les risques de son métier

Notions clés & Définitions

  • Danger : Le danger est une cause capable de provoquer un dommage, c’est ce qui peut faire mal.
  • Situation dangereuse : La situation dangereuse est un contexte où une personne est exposée à un ou plusieurs dangers pouvant entraîner un dommage immédiat ou à plus long terme.
  • Évènement dangereux : L’évènement dangereux est un fait capable de provoquer un dommage.
  • Dommage : Le dommage correspond à une lésion physique et/ou à une atteinte à la santé.
  • DUER : Le DUER est le document unique qui retranscrit l’identification et l’analyse des risques repérés dans les situations de travail.

Points essentiels

  • L’identification des risques se fait en observant les situations de travail, puis elle est analysée avant d’être retranscrite dans le DUER.
  • Un risque correspond à l’exposition d’une personne à un danger, avec possibilité de dommage immédiat (AT) ou différé (MP).
  • Les mesures de prévention visent à supprimer ou réduire l’exposition au danger.
  • Les mesures de protection visent à protéger les salariés pour éviter le dommage.
  • Si un AT ou une MP survient, des moyens de réparation servent à en limiter les conséquences.
  • Le processus d’apparition du dommage suit : danger → personne exposée → dommage (AT ou MP) via un évènement/situation dangereuse.

Astuce mémo

Danger = ce qui peut faire mal ; Risque = exposition ; Dommage = ce qui arrive à la santé (AT/MP).

5. Appareil locomoteur et atteintes

Notions clés & Définitions

  • Colonne vertébrale : La colonne vertébrale est le pilier du tronc, formé de vertèbres empilées qui soutiennent le corps et protègent la moelle épinière.
  • Rachis : Le rachis désigne la colonne vertébrale, organisée en plusieurs zones de vertèbres.
  • Vertèbres cervicales : Les vertèbres cervicales sont la zone haute du rachis, composée de 7 vertèbres.
  • Disques intervertébraux : Les disques intervertébraux sont des joints flexibles placés entre les vertèbres, faits d’un anneau fibreux et d’un noyau central.
  • Lombalgie : La lombalgie correspond à une atteinte douloureuse localisée au niveau du bas du dos.

Points essentiels

  • La colonne vertébrale est composée de 32 à 34 vertèbres empilées.
  • La colonne vertébrale soutient le tronc et protège la moelle épinière.
  • Le rachis se répartit en 5 zones : cervicales (7), dorsales (12), lombaires (5), sacrées (5), coccygiennes (3 à 5).
  • Les mouvements du rachis comprennent la flexion, l’extension, la rotation et l’inclinaison latérale.
  • Un disque intervertébral est un joint flexible avec un anneau fibreux et un noyau central, situé entre deux vertèbres.
  • Les disques intervertébraux répartissent la pression et amortissent les chocs.

Astuce mémo

Flexion-Extension-Rotation-Inclinaison = F E R I (mouvements du rachis).

6. Colonne vertébrale et mouvements

Notions clés & Définitions

  • Cartilage articulaire : Le cartilage articulaire est un tissu conjonctif dense et élastique placé entre des extrémités osseuses pour protéger et faciliter le mouvement.
  • Rôle amortisseur : Le rôle amortisseur décrit la fonction du cartilage qui réduit les chocs entre les surfaces osseuses lors des mouvements.
  • Muscle : Le muscle est un tissu contractile qui peut être à l’origine de douleurs et de lésions lors d’efforts, d’étirements ou de traumatismes.
  • Ligament : Le ligament est un tissu fibreux qui stabilise l’articulation et peut être lésé lors d’un mouvement trop brusque ou mal contrôlé.
  • TMS : Les TMS sont des maladies touchant surtout les tissus mous péri-articulaires et pouvant concerner muscles, tendons, nerfs et ligaments.

Points essentiels

  • Le cartilage articulaire agit comme un roulement et comme un amortisseur entre les extrémités osseuses.
  • Les accidents musculaires listés incluent courbature, contracture, crampe, élongation, claquage, déchirure et rupture.
  • Les accidents ligamentaires cités incluent l’entorse.
  • Les affections péri-articulaires regroupent des maladies touchant les tissus autour des articulations (muscle, tendon, nerf, ligament, cartilage).
  • Exemples de pathologies liées aux TMS : bursite ou hygroma, ténosynovite, tendinite, épaule tendinite de la coiffe du rotateur, coude épicondylite et hygroma, syndrome du canal carpien, tendinite rotulienne, lombalgie, s
  • Facteurs d’apparition des TMS : individuels, biomécaniques, psychosociaux, organisationnels et d’ambiance, avec interaction entre tous ces facteurs.

Astuce mémo

Cartilage = Roulement + Amortisseur ; TMS = 5 familles de facteurs (Indi-Bio-Psy-Org-Amb).

7. Observation et analyse d’une situation de travail

Notions clés & Définitions

  • Situation de travail : La situation de travail décrit le travail à réaliser et la façon dont il se fait réellement, avec les dangers associés à chaque phase.
  • Travail prescrit : Le travail prescrit correspond au travail défini à l’avance, c’est-à-dire ce qui est demandé à l’opérateur.
  • Tâches réelles : Les tâches réelles sont les phases réellement effectuées par l’opérateur pour atteindre les objectifs fixés.
  • Activités réelles : Les activités réelles décrivent comment l’opérateur réalise les tâches, avec les gestes, efforts et modalités de réalisation.
  • Déterminants d’une situation de travail : Les déterminants regroupent les éléments qui influencent la situation, côté opérateur, entreprise et contexte temporel.

Points essentiels

  • Le travail prescrit répond à la question QUEL TRAVAIL DOIT-IL FAIRE, tandis que le travail réel décrit ce qui est fait réellement.
  • Les activités réelles permettent d’identifier les dangers et familles de risques pour chaque phase de travail.
  • La charge de travail se décompose en activité physique, activité mentale et activité émotionnelle (ou psychologique).
  • L’activité physique augmente avec la durée et la fréquence, l’intensité, les poids déplacés, l’amplitude, la répétition et le rythme.
  • L’activité mentale augmente quand les conditions de travail sont défavorables, car l’attention et la mémorisation deviennent plus difficiles.
  • L’activité émotionnelle rend le travail plus lourd ou plus léger selon les émotions ressenties (stress, inquiétude, frustration, satisfaction, fierté, bien-être).

Astuce mémo

Prescrit = POURQUOI/QUOI ; Réel = COMMENT/QUE FAIT ; Risques = par phase.

8. Méthodes d’analyse avec fiches d’observation

Notions clés & Définitions

  • Fiche d’observation : Outil structuré pour décrire une situation de travail et repérer les déterminants de l’activité afin d’en analyser les effets.
  • Schéma à 5 carrés : Représentation simplifiée qui organise l’observation d’une situation de travail en plusieurs blocs pour faciliter l’analyse.
  • Déterminants de l’activité de travail : Ensemble des éléments qui expliquent comment une tâche est réalisée et ce qui influence l’activité physique et les contraintes.
  • Zones articulaires sollicitées : Parties du corps articulées qui sont mises en mouvement ou maintenues dans une posture pendant l’activité observée.
  • Cas concret d’Emilie : Situation de référence utilisée pour s’entraîner à observer, décrire et analyser une situation de travail avec différents niveaux.

Points essentiels

  • Les déterminants de la situation de travail se déclinent en opérateur (QUI), entreprise (OÙ/AVEC QUOI/QUAND) et en effets attendus sur l’opérateur et l’entreprise.
  • Les variabilités possibles concernent l’opérateur (âge, taille, qualification, expérience/ancienneté) et l’entreprise (imprévu, surcroît de travail, panne).
  • L’observation doit être factuelle et peut être quantifiée pour identifier précisément les mouvements, postures, outils et sollicitations.
  • L’analyse vise à repérer les éléments qui déterminent l’activité physique et à relever les zones articulaires sollicitées.
  • La description d’une situation se fait avec des verbes d’action (porter, pousser, lever) pour rendre l’activité observable.
  • Le cas d’Emilie s’entraîne en plusieurs méthodes (niveau 1, niveau 2, niveau 3) avec une progression vers plus de repérage des déterminants et de quantification via des fiches annexes.

Astuce mémo

QUI fait quoi ? QUI = opérateur ; OÙ/AVEC QUOI/QUAND = entreprise ; puis on note les effets sur l’opérateur et l’entreprise.

9. Cotation des risques et sollicitations corporelles

Notions clés & Définitions

  • Fiche d’observation : Outil de recueil qui décrit une situation de travail avec les mouvements, postures, outils et charges pour permettre une analyse factuelle.
  • Zones articulaires : Regroupements du corps autour des articulations qui servent à repérer quelles parties sont sollicitées pendant la tâche.
  • Colonnes ARED : Grille de cotation qui quantifie l’amplitude, la répétitivité, l’effort et la durée des sollicitations corporelles.
  • Pastilles de couleurs : Codes visuels appliqués sur des silhouettes pour localiser rapidement les zones du corps les plus sollicitées et les risques cotés.
  • Échelles de cotation : Outils de classement qui permettent de coter un risque à partir de la probabilité, de la gravité et du niveau de risque global.

Points essentiels

  • Décrire la situation de travail en identifiant les mouvements, postures, outils et la nature de la charge (tirer, pousser, soulever) avant toute cotation.
  • Remplir les colonnes ARED (Amplitude, Répétitivité, Effort, Durée) pour attribuer une pastille de couleur dans chaque colonne.
  • Coter les risques principaux puis nommer les risques secondaires à partir de l’exposition observée.
  • Placer des pastilles de couleurs sur les silhouettes pour visualiser les parties du corps les plus sollicitées.
  • Coter chaque risque avec les échelles de cotation en combinant probabilité, gravité et risque global.
  • Indiquer les risques secondaires identifiés et coter aussi la charge mentale et la charge émotionnelle avec des pastilles de couleur.

Astuce mémo

ARED = Amplitude, Répétitivité, Effort, Durée (pour colorer chaque colonne).

10. Causes des risques et variabilités observées

Notions clés & Définitions

  • Matériel de prévention : Le matériel de prévention regroupe les équipements et dispositifs techniques qui réduisent directement l’exposition aux risques.
  • EPC : Les EPC sont des moyens de protection collective qui diminuent le risque pour plusieurs personnes sans dépendre du geste individuel.
  • EPI : Les EPI sont des protections individuelles portées par le salarié pour limiter l’impact d’un risque résiduel.
  • Facteurs humains : Les facteurs humains regroupent les compétences, la formation, l’information, les consignes et les pratiques qui influencent la sécurité au poste.
  • Facteurs organisationnels : Les facteurs organisationnels concernent l’organisation du travail, les modes opératoires et les fiches de poste qui encadrent la façon de travailler.

Points essentiels

  • Les causes des risques se recherchent dans trois familles : techniques, humains et organisationnels.
  • Les mesures THO s’appuient sur des actions techniques (matériel, aménagement, EPC) et sur des actions humaines (formation, information, consignes, EPI).
  • Les mesures THO incluent aussi des actions organisationnelles (organisation du poste, modes opératoires, fiches de poste).
  • La variabilité observée peut venir du fait que les tâches imposent des contraintes différentes selon la posture, la distance, la vitesse d’exécution et la répétition.
  • Les exercices de mise en application montrent que certains gestes et conditions (rapidité, maintien d’une commande, prise/port au sol) modifient l’exposition au risque.

Astuce mémo

THO = Techniques (matériel/EPC) + Humains (formation/consignes/EPI) + Organisation (modes opératoires/fiches de poste).

11. Pistes d’améliorations et hiérarchisation

Notions clés & Définitions

  • Hiérarchisation des actions PRAP : Notion d’organisation des améliorations selon leur priorité pour traiter d’abord les risques les plus importants.
  • Jeu de rôle réunion PRAP : Exercice de simulation où des apprenants présentent des arguments à la hiérarchie pour décider d’actions préventives.
  • Communication de prévention : Ensemble des moyens utilisés pour informer et faire circuler les informations liées à la sécurité dans l’entreprise.
  • Remontée d’informations sécurité : Processus de transmission des informations de prévention vers les personnes concernées afin d’alimenter les décisions.

Points essentiels

  • La hiérarchisation vise à décider et mettre en place des actions préventives en commençant par celles jugées prioritaires.
  • Le jeu de rôle consiste à réunir des acteurs de la prévention et des participants jouant des rôles (direction, chef de service, CSE, médecin du travail).
  • La réunion de jeu de rôle sert à expliquer l’étude PRAP et à convaincre la hiérarchie de lancer des actions, notamment la formation d’acteurs PRAP.
  • La remontée d’informations se fait vers l’employeur ou le manager, qui transmet ensuite aux personnes concernées.
  • La remontée peut aussi passer par le CSE (si présent), de façon informelle ou lors de l’inspection trimestrielle des locaux.
  • Les informations peuvent être transmises au médecin du travail et à la personne chargée de la prévention (animateur de prévention, référent sécurité).

Astuce mémo

Priorité = risque d’abord : convaincre la hiérarchie (jeu de rôle) puis faire remonter l’info (manager → CSE/médecin/référent).

12. Principes généraux de prévention et PSPEE

Notions clés & Définitions

  • Sécurité physique : Ensemble des règles visant à réduire les risques liés aux gestes et aux manutentions en protégeant le corps.
  • Économie d’effort : Approche qui diminue la charge de travail en utilisant mieux le corps et les appuis pour limiter les contraintes.
  • PRAP : Démarche de prévention des risques liés à l’activité physique qui forme les acteurs à analyser et améliorer les situations de travail.
  • PSPEE : Principes de sécurité physique et d’économie d’effort pour réaliser des gestes de manutention plus stables et moins sollicitants.

Points essentiels

  • Les 5 principes de base de sécurité physique servent à diminuer les efforts au niveau des vertèbres lombaires lors des manutentions.
  • Les 5 principes de base de sécurité physique visent aussi à maintenir la stabilité et à permettre des gestes sûrs.
  • Les 5 principes de base de sécurité physique incluent le fait de ne pas laisser tomber la charge pendant le mouvement.
  • Les 5 principes de base de sécurité physique contribuent au maintien des courbures naturelles de la colonne vertébrale.
  • Les 5 principes de base de sécurité physique s’appuient sur l’idée que les muscles les plus puissants sont ceux des jambes.
  • Les 4 principes d’économie d’effort portent sur la manière d’utiliser le corps et les appuis pour réduire le travail musculaire requis.

Astuce mémo

Stabilité + lombaires : jambes puissantes, charge tenue, dos courbé naturellement.

Tableaux de synthèse

Enjeux de la prévention : PERDRE vs GAGNER

Familles d’enjeuxPERDREGAGNER
Enjeux humainsPerdre sa santé (douleur, soin, rééducation...), ses capacités physiques et/ou intellectuelles (handicap) ou la vie (décès)Assurer et maintenir la santé et la sécurité des salariés
Enjeux économiquesPerdre de l’argent ; Devoir réorganiser le travail à cause des absences ; Perdre de l’efficacité et de la productivité dans le travailDiminuer les coûts directs et indirects ; Réduire les absences ; Améliorer les conditions de travail et donc permettre une production / un service optimal
Enjeux sociétauxEmpêcher les relations de confianceAméliorer l’image de l’entreprise ; Améliorer les conditions de travail et donc permettre une production / un service optimal
Enjeux juridiquesAvoir des pénalités et des condamnationsMaîtriser les responsabilités pénales (mise en œuvre des 9 principes généraux de prévention) ; Eviter les pénalités et les condamnations

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre danger, situation dangereuse (risque) et dommage : le danger « peut faire mal », le risque est l’exposition, le dommage est la lésion (AT/MP).
  2. Inverser travail prescrit et travail réel : le prescrit répond à « quel travail doit-il faire », le réel décrit « que fait-il réellement » et comment.
  3. Croire que la prévention se limite à la protection : le cours distingue supprimer/réduire l’exposition (prévention), protéger (protection) et limiter les conséquences (réparation).
  4. Mélanger les charges de travail : l’activité physique augmente avec durée/fréquence/intensité/poids/amplitude/répétition/rythme, la mentale avec conditions défavorables, l’émotionnelle selon stress/inquiétude/frustration
  5. Oublier que les TMS sont multifactorielles : ils résultent d’interactions entre facteurs individuels, biomécaniques, psychosociaux, organisationnels et d’ambiance.
  6. Se tromper sur les PSPEE : confondre « fixer la colonne vertébrale » et « utiliser le poids et l’élan » ou oublier l’idée de se rapprocher du centre de la charge.
  7. Penser que les 9 principes de prévention sont des « conseils » sans hiérarchie : ils structurent la démarche (supprimer à la source, puis évaluer, planifier, protection collective, former/informer).

Checklist Examen

  1. Citer les 3 objectifs pédagogiques d’acteur PRAP IBC et associer chaque objectif aux séquences correspondantes (1 à 8).
  2. Expliquer l’intérêt de la prévention en reliant les 4 familles d’enjeux (humains, économiques, sociétaux, juridiques) à « PERDRE » et « GAGNER ».
  3. Définir AT, accident de trajet et maladie professionnelle, puis rappeler la logique AT/ATJ/MP (définition et analyse).
  4. Donner la définition des TMS et rappeler qu’ils constituent la première cause de maladie professionnelle en France, avec les facteurs déclencheurs (postures contraignantes et/ou gestes répétitifs/forcés).
  5. Rappeler la logique des coûts d’un AT : coût direct vs coût global (coût indirect = 3 à 5 fois le coût direct) et les ordres de grandeur du coût direct selon la durée d’arrêt.
  6. Décrire le processus d’apparition du dommage : danger → personne exposée → évènement/situation dangereuse → dommage (AT ou MP), et préciser les actions associées (prévention, protection, réparation).
  7. Identifier les notions danger / situation dangereuse (risque) / évènement dangereux / dommage, et expliquer comment l’identification des risques est ensuite retranscrite dans le DUER.
  8. Connaître les grandes parties du corps et la colonne vertébrale : nombre de vertèbres (32 à 34), zones (cervicales 7, dorsales 12, lombaires 5, sacrées 5, coccygiennes 3 à 5) et mouvements (flexion, extension, rotation,
  9. Expliquer les tissus mous au niveau d’une articulation (muscle, tendon, nerf, ligament, cartilage articulaire) et citer les accidents du muscle et de la colonne vertébrale (lombalgie, etc.) tels que vus au cours.
  10. Expliquer la différence tâche / activité et les 3 dimensions de la charge de travail (physique, mentale, émotionnelle) avec les critères d’augmentation donnés.
  11. Savoir décrire une situation de travail avec le travail prescrit vs travail réel, puis utiliser les déterminants (opérateur/entreprise) et les contraintes/variabilités (exemples opérateur et entreprise).
  12. Réaliser une démarche d’observation et d’analyse : décrire factuellement avec verbes d’action, repérer zones articulaires, coter avec ARED (amplitude, répétitivité, effort, durée) et pastilles, puis identifier risques (c
  13. Expliquer les causes des risques (familles techniques, humains, organisationnels) et les moyens de prévention possibles (THO) en donnant des exemples (matériel/EPC/EPI, formation/information/consignes, organisation/modes
  14. Citer les 9 principes généraux de prévention (dans l’ordre) et relier à la hiérarchisation des actions (supprimer/réduire à la source, protection collective, former/informer).

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