Scheda di revisione: Introduction aux théories de l'intelligence

Plan du Cours

  1. Facteur général Spearman et facteur spécifique
  2. Intelligence globale et rôle différentiel du facteur G
  3. Analyse factorielle pour résumer les corrélations
  4. Thurstone et les aptitudes multiples spécifiques
  5. Rotation factorielle et facteurs orthogonaux
  6. Étude de 1938 et théorie multifactorielle
  7. Différences Spearman et Thurstone sur la structure
  8. Intelligences multiples et intelligence sociale
  9. Origines de l’intelligence hérédité et milieu
  10. Effets du milieu socio-économique et à la maison
  11. Vieillissement de l’intelligence et effets de l’âge
  12. Effet Flynn et mise à jour des normes

1. Facteur général Spearman et facteur spécifique

Notions clés & Définitions

  • Facteur général g : Le facteur général g désigne une composante commune aux performances cognitives, supposée refléter une capacité générale.
  • Facteur spécifique s : Le facteur spécifique s correspond à une composante propre à une tâche ou un domaine, expliquant la part de variance non expliquée par g.
  • Théorie factorielle : La théorie factorielle propose que l’intelligence soit décomposable en facteurs, dont certains sont communs et d’autres spécifiques.
  • Approche globale de l’intelligence : L’approche globale considère l’intelligence comme un tout indivisible, souvent associée à un indicateur global comme le QI.

Points essentiels

  • Le modèle factoriel distingue une part commune aux performances (g) et une part propre à chaque type de tâche (s).
  • Le facteur général g sert à expliquer la corrélation entre performances dans des domaines différents, tandis que s explique les écarts spécifiques.
  • L’approche globale traite l’intelligence comme un ensemble unique, alors que l’approche factorielle la fractionne en composantes.
  • Le facteur spécifique s est utile pour comprendre pourquoi deux personnes peuvent avoir des profils différents malgré un niveau général comparable.
  • Le cours relie l’idée de facteurs à la question du nombre et de l’organisation des composantes, sans imposer un consensus unique.

Astuce mémo

g = « général » (commun à plusieurs tâches) ; s = « spécifique » (ce qui reste propre à une tâche).

2. Intelligence globale et rôle différentiel du facteur G

Notions clés & Définitions

  • Intelligence globale : L’intelligence globale désigne une capacité générale qui s’exprime dans la conduite et produit un indice global comme le QI.
  • QI : Le QI est un indice chiffré utilisé pour résumer le niveau intellectuel obtenu à des épreuves, selon une logique d’adaptation.
  • Facteur général G : Le facteur général G est une variable latente commune qui explique les corrélations entre performances à diverses tâches.
  • Facteur spécifique S : Le facteur spécifique S est une variable latente propre à certaines tâches, expliquant une part de variance non partagée.
  • Théorie bi-factorielle de Spearman : La théorie bi-factorielle de Spearman postule l’existence d’un facteur commun G et d’un facteur spécifique S agissant sur les performances.

Points essentiels

  • Binet échoue à prédire la réussite scolaire avec des tests trop élémentaires (goût/odorat, audition, toucher/thermique, effort, temps de réaction, seuils différentiels).
  • L’échec de corrélation entre performances scolaires et mental tests suggère que la réussite dépend davantage de processus supérieurs que de mesures sensorielles simples.
  • Selon l’approche globale, l’intelligence est une capacité générale d’adaptation donnant un indice global (QI) valable quel que soit le type d’information.
  • Selon l’approche factorielle, l’intelligence n’est pas un bloc unitaire mais une juxtaposition d’aptitudes plus ou moins indépendantes, résumées par des facteurs.
  • Spearman observe que les corrélations entre épreuves ne sont jamais parfaites (R ≠ 1) et ne sont jamais nulles (R ≠ 0), ce qui motive l’idée d’un facteur commun G.
  • Spearman propose que toutes les tâches chargent à la fois G (dépendance commune) et S (part spécifique), avec un poids de G variable selon les tâches.

Astuce mémo

Global = une seule adaptation (QI). Factoriel = deux moteurs : G commun + S spécifique, et le poids de G change selon la tâche.

3. Analyse factorielle pour résumer les corrélations

Notions clés & Définitions

  • Facteur G : Le facteur G est une variable artificielle qui résume l’aspect commun moyen entre plusieurs épreuves, via leurs corrélations deux à deux.
  • Facteur S : Le facteur S est une forme d’indépendance entre épreuves, utilisée pour distinguer ce qui reste spécifique malgré une part commune.
  • Analyse factorielle : L’analyse factorielle est une technique statistique qui réduit un ensemble de corrélations à quelques dimensions latentes appelées facteurs.
  • Facteur latent : Un facteur latent est une variable non observée qui résume des corrélations entre épreuves, en représentant une proximité dans un espace multidimensionnel.
  • Saturation : La saturation est la corrélation d’une épreuve avec un facteur, mesurant à quel point l’épreuve dépend de ce facteur.

Points essentiels

  • Un facteur est une variable artificielle construite pour résumer les corrélations entre épreuves, et il dépend des épreuves choisies.
  • Le facteur G représente la corrélation moyenne entre épreuves, tandis que le facteur S capture une indépendance relative entre elles.
  • L’analyse factorielle vise à expliquer la variabilité observée avec un petit nombre de dimensions latentes plutôt qu’avec toutes les corrélations.
  • Spearman utilise une approche en composantes principales pour expliquer la variabilité avec le moins de facteurs possible.
  • Thurstone utilise une analyse factorielle multiple avec des facteurs orthogonaux pour maximiser l’indépendance entre facteurs.
  • La proximité entre épreuves et un facteur est traduite par la saturation, obtenue via un tableau de coefficients par épreuve et par facteur.

Astuce mémo

G = « commun moyen » ; S = « spécifique indépendant » ; saturation = « dépendance au facteur ».

4. Thurstone et les aptitudes multiples spécifiques

Notions clés & Définitions

  • Intelligence visuo-spatiale : Capacité à organiser et manipuler mentalement des éléments dans l’espace, utile pour des activités comme l’architecture ou la photographie.
  • Intelligence kinesthésique corporelle : Capacité à utiliser le corps comme moyen d’expression, favorisant des performances en danse, chorégraphie ou sport.
  • Intelligence intrapersonnelle : Capacité à se comprendre soi-même, en lien avec la connaissance de ses propres états et motivations.
  • Intelligence interpersonnelle : Capacité à repérer les motivations et sentiments d’autrui, utile dans des métiers comme l’enseignement ou la vente.
  • Intelligence naturaliste : Capacité à s’intéresser à la nature, associée à des profils comme les botanistes.

Points essentiels

  • Les aptitudes multiples spécifiques décrivent l’intelligence comme un ensemble de capacités distinctes plutôt qu’un facteur unique.
  • L’intelligence existentielle correspond à la capacité de questionner le monde, associée à des profils de type philosophique.
  • Le modèle de Sternberg (1949) décompose l’intelligence en trois processus : analytique, pratique et créatif.
  • L’intelligence analytique renvoie au raisonnement à partir de concepts abstraits, tandis que l’intelligence pratique vise l’application dans la vie quotidienne.
  • L’intelligence créative correspond à l’adaptation à des situations inhabituelles.
  • Gardner décrit l’intelligence par des domaines, alors que Sternberg la décrit par des processus.

Astuce mémo

Visuo=Espace, Kinesthésique=Corps, Intra=Moi, Inter=Autrui, Naturaliste=Nature.

5. Rotation factorielle et facteurs orthogonaux

Notions clés & Définitions

  • Rotation factorielle : Technique de transformation des axes d’une analyse factorielle pour obtenir une structure plus interprétable des facteurs.
  • Facteurs orthogonaux : Facteurs supposés indépendants entre eux, donc non corrélés, dans le modèle factoriel.
  • Structure factorielle interprétable : Organisation des variables en facteurs qui rend la lecture psychologique plus claire, souvent recherchée après rotation.
  • Indépendance des facteurs : Hypothèse selon laquelle deux facteurs n’expliquent pas les mêmes variations, ce qui se traduit par une absence de corrélation.

Points essentiels

  • Les rotations factorielle modifient la représentation des facteurs sans changer l’ajustement global du modèle, mais elles changent l’interprétation.
  • Des facteurs orthogonaux impliquent une contrainte de non-corrélation entre facteurs, ce qui simplifie l’analyse et l’interprétation.
  • Quand les facteurs sont orthogonaux, chaque facteur peut être lu comme un axe d’explication distinct des variables observées.
  • Le choix de la rotation vise à obtenir une structure où les variables chargent fortement sur quelques facteurs, plutôt que faiblement sur tous.
  • Une structure plus interprétable facilite la mise en relation des facteurs avec des dimensions psychologiques (ex. capacités distinctes).

Astuce mémo

Orthogonal = « angle droit » : facteurs indépendants, donc pas de corrélation entre eux.

6. Étude de 1938 et théorie multifactorielle

Notions clés & Définitions

  • Effet Flynn : L’effet Flynn désigne l’augmentation progressive des scores de QI observée sur plusieurs générations, dans de nombreux pays.
  • WAIS-III : La WAIS-III est une échelle de Wechsler utilisée pour mesurer le QI adulte, dont des passations répétées peuvent produire un gain transitoire.
  • Intelligence fluide : L’intelligence fluide regroupe les capacités de raisonnement et de résolution de problèmes nouveaux, moins dépendantes des apprentissages scolaires.
  • Intelligence cristallisée : L’intelligence cristallisée correspond aux connaissances et compétences acquises via l’école et la culture, comme lecture et mathématiques.
  • Facteur G : Le facteur G est une composante générale supposée sous-tendre les performances cognitives, et dont l’évolution ne devrait pas varier en sens opposés.

Points essentiels

  • Une seconde passation de la WAIS-III après un mois peut augmenter le score de 8,2 points, mais l’effet disparaît après environ 1 an.
  • Flynn (2009) attribue l’écart intergénérationnel d’intelligence surtout à l’urbanisation et à l’industrialisation, avec environ 6 points de QI entre zones urbaines et rurales aux États-Unis.
  • Le QI est un indicateur de la réussite scolaire et l’effet Flynn apparaît en même temps que la scolarisation devient obligatoire jusqu’à l’adolescence.
  • Des facteurs peuvent diminuer le QI : vacances estivales, fréquentations irrégulières, retard de scolarisation et décrochage (arrêt prolongé ou abandon).
  • L’environnement familial influence le QI via des changements comme niveau d’études des parents, revenu, taille des familles et sécurité du milieu.
  • Les hypothèses environnementales (scolarisation, famille, médias visuels, conditions bio-environnementales, etc.) ne sont pas exclusives : au XXe siècle, de nombreux changements ont lieu simultanément, rendant l’attribu-

Astuce mémo

Flynn = « F»amille + « L» école + « V» isuel + « B» io : tout bouge en même temps, donc l’explication est multifactorielle.

7. Différences Spearman et Thurstone sur la structure

Notions clés & Définitions

  • Fluidité verbale : La fluidité verbale désigne la capacité à produire facilement et rapidement des mots.
  • Intelligence spatiale : L’intelligence spatiale regroupe les performances liées à la rotation, à la décomposition et aux relations dans l’espace.
  • Rotation mentale : La rotation mentale correspond à la capacité à faire tourner mentalement une figure pour en déduire une réponse.
  • Déstructuration perceptive : La déstructuration perceptive renvoie à la capacité à décomposer mentalement une image en éléments.
  • Vitesse de rotation : La vitesse de rotation désigne la rapidité avec laquelle une personne effectue des rotations mentales et répond.

Points essentiels

  • Les différences de performance en fluidité verbale existent avec un avantage féminin sur la capacité à fournir des mots rapidement.
  • En spatial, les filles sont légèrement meilleures avant 4 ans puis restent un peu meilleures vers 4-5 ans, avant que des écarts apparaissent ensuite.
  • À partir de l’adolescence, les garçons deviennent meilleurs en déstructuration perceptive (décomposition d’images).
  • Chez l’adulte, l’avantage en spatial persiste et les hommes sont meilleurs que les femmes.
  • Les hommes sont plus rapides et performants en rotation mentale, avec des différences fortes sur la rotation et la vitesse (Linn & Peterson, 1985).
  • Les écarts de spatial s’expliquent par des stratégies différentes : analytique chez les hommes (découper) et globale chez les femmes (tourner l’ensemble).

Astuce mémo

Rotation = Homme rapide (analytique) ; Femme globale (moins efficace), et si on impose la stratégie, les différences disparaissent.

8. Intelligences multiples et intelligence sociale

Notions clés & Définitions

  • Intelligence sociale : L’intelligence sociale désigne la capacité à comprendre et gérer les interactions avec autrui, notamment dans des contextes relationnels et culturels.
  • Intelligences multiples : Les intelligences multiples regroupent l’idée que les compétences humaines ne se réduisent pas à une seule forme d’intelligence, mais à des dimensions variées.
  • Évaluation décontextualisée : Une évaluation décontextualisée est une mesure réalisée sans tenir compte du cadre culturel et relationnel de la personne testée.
  • Culture Fair Test : La Culture Fair Test est une approche de test visant à réduire l’influence de la culture sur la mesure, notamment via des épreuves liées au facteur G.
  • Potentiel d’apprentissage : Le potentiel d’apprentissage correspond à la capacité d’un individu à progresser lors d’une phase d’entraînement, estimée par la différence entre test initial et retest.

Points essentiels

  • Les biais culturels peuvent fausser l’évaluation en recrutement ou en orientation, en masquant des compétences réelles quand l’outil est inadapté.
  • La jurisprudence évoquée montre que des tests d’intelligence utilisés pour orienter peuvent causer un préjudice si l’outil n’est pas adapté au groupe culturel de l’enfant.
  • Vijver et Leung (1997) classent les biais culturels en catégories conceptuelles, méthodologiques et liés aux items.
  • Les biais méthodologiques incluent notamment la désirabilité sociale, le style de réponse, la familiarité avec les stimuli et l’influence de la relation examinateur-sujet.
  • Gardner et Sternberg recommandent de contextualiser l’évaluation avec des éléments familiers plutôt que de tester hors contexte culturel.
  • Pour corriger les biais, Grégoire (2019) propose trois leviers : intégrer la diversité via l’acculturation, adapter les règles de passation, puis ajuster statistiquement les scores.

Astuce mémo

Décontextualisé = biais ; Contextualisé + acculturation + adaptation = mesure plus juste.

9. Origines de l’intelligence hérédité et milieu

Notions clés & Définitions

  • Portrait-robot EHPI : Ensemble de stéréotypes décrivant souvent les enfants à haut potentiel, mais qui ne couvre pas tous les profils réels.
  • Mesure du QI : Évaluation standardisée construite à partir de performances à plusieurs tests, utilisée pour estimer l’intelligence via un score.
  • Concept unitaire de l’intelligence : Vision qui cherche à résumer l’intelligence par une mesure dominante (âge mental, QI, ou facteur g).
  • Concept pluraliste de l’intelligence : Vision qui considère l’intelligence comme un ensemble d’aptitudes distinctes, modélisées par plusieurs théories.
  • WISC-IV et WISC-V : Échelles de Wechsler pour enfants et adolescents dont les révisions peuvent modifier l’identification du haut potentiel.

Points essentiels

  • Les caractéristiques stéréotypées des EHPI ne sont pas systématiques : certains enfants cochent toutes les cases, d’autres seulement quelques-unes, et certains non-EHPI peuvent aussi en présenter.
  • En 2006, Todd Lubart et ses collaborateurs ont recensé la littérature sur les clichés liés aux enfants à haut potentiel, montrant le décalage entre stéréotypes et diversité des profils.
  • L’intelligence est définie par des capacités d’apprentissage, d’acquisition et d’usage des connaissances, d’adaptation à des situations nouvelles, et de transformation de l’adaptation par essais et erreurs imaginaires.
  • La mesure du QI repose sur une définition unique de l’intelligence, celle utilisée pour construire l’outil de mesure du QI.
  • Le concept unitaire associe l’intelligence à l’âge mental (Binet), au QI (Stern, Wechsler) et au facteur g (Spearman).
  • Le concept pluraliste s’appuie sur des théories d’aptitudes et de modèles multiples : Thurstone, Caroll, Sternberg et Gardner.

Astuce mémo

Portrait-robot = “pas tous les enfants, pas toutes les cases” : le cliché ne suffit pas.

10. Effets du milieu socio-économique et à la maison

Notions clés & Définitions

  • Tests non-verbaux Bêta : Les tests non-verbaux Bêta sont des épreuves papier-crayon conçues pour repérer rapidement des compétences sans dépendre du langage.
  • Journal of Applied Psychology : Le Journal of Applied Psychology est une revue créée en 1917 qui a donné une assise scientifique à la sélection par tests.
  • Psychotechnique : La psychotechnique regroupe des méthodes de mesure des aptitudes et compétences pour orienter et sélectionner des personnes selon des besoins concrets.
  • Analyse du poste : L’analyse du poste est une démarche qui décrit les caractéristiques d’un emploi et les aptitudes/compétences nécessaires pour le tenir.
  • Big-Five : Le modèle Big-Five décrit cinq dimensions de la personnalité utilisées pour construire des tests d’évaluation.

Points essentiels

  • Le développement industriel, les télécommunications et les transports ont accru le besoin de sélectionner rapidement des individus aux compétences spécialisées.
  • Les travaux de Yerkes et ses tests non-verbaux Bêta ont favorisé la diffusion de tests spécialisés, notamment dans des contextes militaires et industriels.
  • En France, la psychotechnique s’est surtout développée à l’école (Seguin) et dans l’orientation après la Seconde Guerre mondiale, avec des enjeux d’insertion professionnelle.
  • Trois approches françaises structurent la psychotechnique : organisation scientifique du travail, opposition psychosociologique au taylorisme, et psychophysiologie des aptitudes (fatigue, accidents).
  • Le diplôme de psychologie appliquée et le diplôme d’expert psychotechnicien ont été créés en 1920 à l’Institut de Psychologie.
  • Le premier service de psychotechnique a été créé en 1924 par la Société des transports en commun de la Région Parisienne, et on comptait 7 laboratoires industriels fin 1934.

Astuce mémo

Industrie→sélection→tests (Bêta) ; France→école/orientation→3 approches (travail, psychosocial, psychophysiologie).

11. Vieillissement de l’intelligence et effets de l’âge

Notions clés & Définitions

  • Intelligence cristallisée : L’intelligence cristallisée correspond à l’ensemble des connaissances et compétences acquises, dépendantes de la culture et qui s’appuient sur le langage et l’expérience.
  • Intelligence fluide : L’intelligence fluide désigne la capacité de raisonnement inductif et déductif à partir d’informations et de contraintes, davantage liée au “potentiel”.
  • Test EQ-i : Le Test EQ-i est un outil d’évaluation des compétences émotionnelles conçu pour le milieu du travail, structuré en cinq grands domaines.
  • Compétences intrapersonnelles : Les compétences intrapersonnelles regroupent la considération pour soi, la conscience de ses émotions et l’indépendance.
  • Compétences interpersonnelles : Les compétences interpersonnelles regroupent l’empathie, la responsabilité sociale et la qualité des relations avec autrui.

Points essentiels

  • Le Test EQ-i (Bar-On) couvre cinq domaines : intrapersonnel, interpersonnel, adaptabilité, gestion du stress et humeur générale.
  • Dans l’étude de Slaski & Cartwright (2002), 224 cadres d’une chaîne de supermarché anglaise passent l’EQ-i puis des évaluations de performance au travail.
  • Dans cette étude, la corrélation entre les scores EQ-i et les performances professionnelles est de 0.22.
  • L’intelligence cristallisée se développe jusqu’à environ 18-20 ans, puis stagne et ne diminue pas.
  • L’intelligence fluide se développe jusqu’à environ 20 ans, puis les performances diminuent.
  • Le lien entre intelligence et réussite scolaire varie avec le type d’intelligence : l’intelligence cristallisée est plus prédictive que l’intelligence fluide (corrélations moyennes 0.65 vs 0.40).

Astuce mémo

Cristallisée = “connaissances qui restent” (stagne après 18-20 ans) ; Fluide = “raisonnement qui baisse” (après ~20 ans).

12. Effet Flynn et mise à jour des normes

Notions clés & Définitions

  • Effet Flynn : L’effet Flynn désigne l’augmentation observée, sur plusieurs décennies, des scores aux tests d’intelligence dans de nombreux pays.
  • Normes de test : Les normes de test sont les références statistiques qui permettent de convertir un score brut en niveau relatif (par âge ou cohorte).
  • Actualisation des normes : L’actualisation des normes consiste à recalibrer les références d’un test pour tenir compte des changements moyens des performances.
  • Scores bruts : Les scores bruts sont les résultats obtenus directement au test, avant toute conversion par rapport aux normes.

Points essentiels

  • Quand les performances moyennes augmentent, un même score brut ne correspond plus au même niveau relatif, ce qui rend les anciennes normes moins valides.
  • La mise à jour des normes vise à préserver l’interprétation (classement relatif) des résultats, notamment pour les comparaisons entre âges ou cohortes.
  • Sans actualisation, on risque de surestimer ou sous-estimer le niveau d’un individu par rapport à la population de référence actuelle.
  • L’effet Flynn implique que l’échelle d’un test doit être régulièrement recalibrée pour que les catégories (ex. percentile, équivalence) restent comparables dans le temps.
  • La conversion score brut → score normé dépend directement des données de la population de référence utilisées lors de l’étalonnage.

Astuce mémo

Flynn = « scores qui montent » → normes à « recalibrer » pour garder le même sens du score.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1758-1828Gall et la phrénologie (facultés localisées et déformation du crâne)
1905Binet et Simon publient l’échelle métrique d’intelligence (30 items)
1912William Stern crée le Quotient Intellectuel (QI = âge mental/âge réel × 100)
1938Étude de Thurstone (Progressive Matrices 1938 / théorie multifactorielle)

Tableaux de synthèse

Approches de l’intelligence (globale vs factorielle)

ApprocheIdée centraleSortie/mesure
GlobaleIntelligence comme un tout indivisible, capacité générale d’adaptationIndice global : QI
FactorielleIntelligence comme juxtaposition d’aptitudes/facteurs plus ou moins indépendantsDimensions latentes : facteurs (ex. G et S, ou aptitudes primaires)

Spearman vs Thurstone (structure et méthode)

AuteurHypothèse sur la structureMéthode d’analyse
SpearmanFacteur commun G + facteur spécifique S ; corrélations jamais parfaites ni nullesAnalyse factorielle simple (composantes principales) pour expliquer avec le moins de facteurs possibles
ThurstoneAptitudes multiples ; facteurs spécifiques maximisant l’indépendance (orthogonaux)Analyse factorielle multiple avec facteurs orthogonaux et principe de rotation

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre l’évaluation de l’intelligence (jugement selon critères) avec l’évaluation de la personne : l’objet est l’intelligence, pas l’individu.
  2. Croire que le QI mesure une intelligence “absolue” : le cours insiste sur l’évaluation relative à une norme (étalonnage).
  3. Penser que Spearman implique R=1 ou R=0 : au contraire, Spearman observe R≠1 et R≠0, d’où l’idée de G et S.
  4. Mélanger facteur G et intelligence fluide : G est un facteur commun statistique, tandis que la fluide (Gf) renvoie au raisonnement sur du nouveau.
  5. Oublier que les facteurs dépendent des épreuves choisies : un facteur est une variable artificielle construite pour résumer des corrélations.
  6. Croire que les différences de performance hommes/femmes sont “fixes” : le cours montre des écarts liés à l’âge, aux stratégies et à la vitesse, et que l’imposition de stratégie peut réduire les différences.
  7. Confondre biais culturels et “faute” de l’enfant : les biais viennent de l’outil, de la passation, des items, de la familiarité et de l’étalonnage, pas des capacités intrinsèques.

Checklist Examen

  1. Définir l’évaluation de l’intelligence comme un processus de jugement selon des critères, et distinguer justesse (fidélité/exactitude) et justice (égalité/standardisation).
  2. Expliquer pourquoi l’intelligence est relative à une norme et ce que sont normes/étalonnage/modèle/référence dans l’évaluation.
  3. Comparer les trois grandes conceptions de l’intelligence (globale, divisible factorielle, intelligences spécifiques) et donner au moins une définition d’auteur (Huteau 1999, Wechsler 1944, Binet 1905, Sternberg 1940).
  4. Rappeler les limites des premiers “tests”/méthodes historiques (phrénologie/craniométrie, associationnisme de Wundt, mental tests de Cattell trop élémentaires) et l’idée centrale de Binet (processus supérieurs, échelle,
  5. Décrire la logique Binet-Simon : standardisation des consignes, neutralité bienveillante, passation à l’aveugle, limitation de l’interprétation, puis la notion d’âge mental et le QI de Stern.
  6. Expliquer l’apport de Wechsler : distinction verbal/non-verbal, classement par rang dans un groupe d’âge, conventions (QI moyen 100, écart-type 15) et exemples de sous-épreuves.
  7. Présenter Spearman : corrélations entre épreuves (R≠1 et R≠0), théorie bi-factorielle (G commun + S spécifique), et l’idée que le poids de G varie selon les tâches.
  8. Présenter l’analyse factorielle : facteur latent, saturation (corrélation épreuve-facteur), et l’idée que l’on résume une matrice de corrélations avec un petit nombre de dimensions.
  9. Comparer Spearman et Thurstone : choix des tâches plus spécifiques chez Thurstone, analyse factorielle (composantes principales vs facteurs orthogonaux), rotation et facteurs orthogonaux vs obliques.
  10. Expliquer l’étude de 1938 de Thurstone : 56 épreuves, réduction à 12 puis 7 facteurs, Primary Mental Abilities (V, W, N, S, M, P, I) et absence de facteur G commun dans ce cadre.
  11. Décrire les modèles hiérarchiques et de second ordre (Burt/Vernon : sous-facteurs verbal/éducatif et spatial/moteur ; Cattell/Horn : Gf et Gc ; Carroll : trois strates avec facteur G divisible).
  12. Expliquer les intelligences multiples et l’intelligence sociale/émotionnelle : domaines de Gardner, processus de Sternberg, définition de l’intelligence sociale (Thorndike) et composantes des émotions puis deux approches

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