📋 Plan du Cours
- Facteur général Spearman et facteur spécifique
- Intelligence globale et rôle différentiel du facteur G
- Analyse factorielle pour résumer les corrélations
- Thurstone et les aptitudes multiples spécifiques
- Rotation factorielle et facteurs orthogonaux
- Étude de 1938 et théorie multifactorielle
- Différences Spearman et Thurstone sur la structure
- Intelligences multiples et intelligence sociale
- Origines de l’intelligence hérédité et milieu
- Effets du milieu socio-économique et à la maison
- Vieillissement de l’intelligence et effets de l’âge
- Effet Flynn et mise à jour des normes
🔑 Notions clés & Définitions
- Facteur général g : Le facteur général g désigne une composante commune aux performances cognitives, supposée refléter une capacité générale.
- Facteur spécifique s : Le facteur spécifique s correspond à une composante propre à une tâche ou un domaine, expliquant la part de variance non expliquée par g.
- Théorie factorielle : La théorie factorielle propose que l’intelligence soit décomposable en facteurs, dont certains sont communs et d’autres spécifiques.
- Approche globale de l’intelligence : L’approche globale considère l’intelligence comme un tout indivisible, souvent associée à un indicateur global comme le QI.
📝 Points essentiels
- Le modèle factoriel distingue une part commune aux performances (g) et une part propre à chaque type de tâche (s).
- Le facteur général g sert à expliquer la corrélation entre performances dans des domaines différents, tandis que s explique les écarts spécifiques.
- L’approche globale traite l’intelligence comme un ensemble unique, alors que l’approche factorielle la fractionne en composantes.
- Le facteur spécifique s est utile pour comprendre pourquoi deux personnes peuvent avoir des profils différents malgré un niveau général comparable.
- Le cours relie l’idée de facteurs à la question du nombre et de l’organisation des composantes, sans imposer un consensus unique.
💡 Astuce mémo
g = « général » (commun à plusieurs tâches) ; s = « spécifique » (ce qui reste propre à une tâche).
🔑 Notions clés & Définitions
- Intelligence globale : L’intelligence globale désigne une capacité générale qui s’exprime dans la conduite et produit un indice global comme le QI.
- QI : Le QI est un indice chiffré utilisé pour résumer le niveau intellectuel obtenu à des épreuves, selon une logique d’adaptation.
- Facteur général G : Le facteur général G est une variable latente commune qui explique les corrélations entre performances à diverses tâches.
- Facteur spécifique S : Le facteur spécifique S est une variable latente propre à certaines tâches, expliquant une part de variance non partagée.
- Théorie bi-factorielle de Spearman : La théorie bi-factorielle de Spearman postule l’existence d’un facteur commun G et d’un facteur spécifique S agissant sur les performances.
📝 Points essentiels
- Binet échoue à prédire la réussite scolaire avec des tests trop élémentaires (goût/odorat, audition, toucher/thermique, effort, temps de réaction, seuils différentiels).
- L’échec de corrélation entre performances scolaires et mental tests suggère que la réussite dépend davantage de processus supérieurs que de mesures sensorielles simples.
- Selon l’approche globale, l’intelligence est une capacité générale d’adaptation donnant un indice global (QI) valable quel que soit le type d’information.
- Selon l’approche factorielle, l’intelligence n’est pas un bloc unitaire mais une juxtaposition d’aptitudes plus ou moins indépendantes, résumées par des facteurs.
- Spearman observe que les corrélations entre épreuves ne sont jamais parfaites (R ≠ 1) et ne sont jamais nulles (R ≠ 0), ce qui motive l’idée d’un facteur commun G.
- Spearman propose que toutes les tâches chargent à la fois G (dépendance commune) et S (part spécifique), avec un poids de G variable selon les tâches.
💡 Astuce mémo
Global = une seule adaptation (QI). Factoriel = deux moteurs : G commun + S spécifique, et le poids de G change selon la tâche.
🔑 Notions clés & Définitions
- Facteur G : Le facteur G est une variable artificielle qui résume l’aspect commun moyen entre plusieurs épreuves, via leurs corrélations deux à deux.
- Facteur S : Le facteur S est une forme d’indépendance entre épreuves, utilisée pour distinguer ce qui reste spécifique malgré une part commune.
- Analyse factorielle : L’analyse factorielle est une technique statistique qui réduit un ensemble de corrélations à quelques dimensions latentes appelées facteurs.
- Facteur latent : Un facteur latent est une variable non observée qui résume des corrélations entre épreuves, en représentant une proximité dans un espace multidimensionnel.
- Saturation : La saturation est la corrélation d’une épreuve avec un facteur, mesurant à quel point l’épreuve dépend de ce facteur.
📝 Points essentiels
- Un facteur est une variable artificielle construite pour résumer les corrélations entre épreuves, et il dépend des épreuves choisies.
- Le facteur G représente la corrélation moyenne entre épreuves, tandis que le facteur S capture une indépendance relative entre elles.
- L’analyse factorielle vise à expliquer la variabilité observée avec un petit nombre de dimensions latentes plutôt qu’avec toutes les corrélations.
- Spearman utilise une approche en composantes principales pour expliquer la variabilité avec le moins de facteurs possible.
- Thurstone utilise une analyse factorielle multiple avec des facteurs orthogonaux pour maximiser l’indépendance entre facteurs.
- La proximité entre épreuves et un facteur est traduite par la saturation, obtenue via un tableau de coefficients par épreuve et par facteur.
💡 Astuce mémo
G = « commun moyen » ; S = « spécifique indépendant » ; saturation = « dépendance au facteur ».
🔑 Notions clés & Définitions
- Intelligence visuo-spatiale : Capacité à organiser et manipuler mentalement des éléments dans l’espace, utile pour des activités comme l’architecture ou la photographie.
- Intelligence kinesthésique corporelle : Capacité à utiliser le corps comme moyen d’expression, favorisant des performances en danse, chorégraphie ou sport.
- Intelligence intrapersonnelle : Capacité à se comprendre soi-même, en lien avec la connaissance de ses propres états et motivations.
- Intelligence interpersonnelle : Capacité à repérer les motivations et sentiments d’autrui, utile dans des métiers comme l’enseignement ou la vente.
- Intelligence naturaliste : Capacité à s’intéresser à la nature, associée à des profils comme les botanistes.
📝 Points essentiels
- Les aptitudes multiples spécifiques décrivent l’intelligence comme un ensemble de capacités distinctes plutôt qu’un facteur unique.
- L’intelligence existentielle correspond à la capacité de questionner le monde, associée à des profils de type philosophique.
- Le modèle de Sternberg (1949) décompose l’intelligence en trois processus : analytique, pratique et créatif.
- L’intelligence analytique renvoie au raisonnement à partir de concepts abstraits, tandis que l’intelligence pratique vise l’application dans la vie quotidienne.
- L’intelligence créative correspond à l’adaptation à des situations inhabituelles.
- Gardner décrit l’intelligence par des domaines, alors que Sternberg la décrit par des processus.
💡 Astuce mémo
Visuo=Espace, Kinesthésique=Corps, Intra=Moi, Inter=Autrui, Naturaliste=Nature.
🔑 Notions clés & Définitions
- Rotation factorielle : Technique de transformation des axes d’une analyse factorielle pour obtenir une structure plus interprétable des facteurs.
- Facteurs orthogonaux : Facteurs supposés indépendants entre eux, donc non corrélés, dans le modèle factoriel.
- Structure factorielle interprétable : Organisation des variables en facteurs qui rend la lecture psychologique plus claire, souvent recherchée après rotation.
- Indépendance des facteurs : Hypothèse selon laquelle deux facteurs n’expliquent pas les mêmes variations, ce qui se traduit par une absence de corrélation.
📝 Points essentiels
- Les rotations factorielle modifient la représentation des facteurs sans changer l’ajustement global du modèle, mais elles changent l’interprétation.
- Des facteurs orthogonaux impliquent une contrainte de non-corrélation entre facteurs, ce qui simplifie l’analyse et l’interprétation.
- Quand les facteurs sont orthogonaux, chaque facteur peut être lu comme un axe d’explication distinct des variables observées.
- Le choix de la rotation vise à obtenir une structure où les variables chargent fortement sur quelques facteurs, plutôt que faiblement sur tous.
- Une structure plus interprétable facilite la mise en relation des facteurs avec des dimensions psychologiques (ex. capacités distinctes).
💡 Astuce mémo
Orthogonal = « angle droit » : facteurs indépendants, donc pas de corrélation entre eux.
🔑 Notions clés & Définitions
- Effet Flynn : L’effet Flynn désigne l’augmentation progressive des scores de QI observée sur plusieurs générations, dans de nombreux pays.
- WAIS-III : La WAIS-III est une échelle de Wechsler utilisée pour mesurer le QI adulte, dont des passations répétées peuvent produire un gain transitoire.
- Intelligence fluide : L’intelligence fluide regroupe les capacités de raisonnement et de résolution de problèmes nouveaux, moins dépendantes des apprentissages scolaires.
- Intelligence cristallisée : L’intelligence cristallisée correspond aux connaissances et compétences acquises via l’école et la culture, comme lecture et mathématiques.
- Facteur G : Le facteur G est une composante générale supposée sous-tendre les performances cognitives, et dont l’évolution ne devrait pas varier en sens opposés.
📝 Points essentiels
- Une seconde passation de la WAIS-III après un mois peut augmenter le score de 8,2 points, mais l’effet disparaît après environ 1 an.
- Flynn (2009) attribue l’écart intergénérationnel d’intelligence surtout à l’urbanisation et à l’industrialisation, avec environ 6 points de QI entre zones urbaines et rurales aux États-Unis.
- Le QI est un indicateur de la réussite scolaire et l’effet Flynn apparaît en même temps que la scolarisation devient obligatoire jusqu’à l’adolescence.
- Des facteurs peuvent diminuer le QI : vacances estivales, fréquentations irrégulières, retard de scolarisation et décrochage (arrêt prolongé ou abandon).
- L’environnement familial influence le QI via des changements comme niveau d’études des parents, revenu, taille des familles et sécurité du milieu.
- Les hypothèses environnementales (scolarisation, famille, médias visuels, conditions bio-environnementales, etc.) ne sont pas exclusives : au XXe siècle, de nombreux changements ont lieu simultanément, rendant l’attribu-
💡 Astuce mémo
Flynn = « F»amille + « L» école + « V» isuel + « B» io : tout bouge en même temps, donc l’explication est multifactorielle.
🔑 Notions clés & Définitions
- Fluidité verbale : La fluidité verbale désigne la capacité à produire facilement et rapidement des mots.
- Intelligence spatiale : L’intelligence spatiale regroupe les performances liées à la rotation, à la décomposition et aux relations dans l’espace.
- Rotation mentale : La rotation mentale correspond à la capacité à faire tourner mentalement une figure pour en déduire une réponse.
- Déstructuration perceptive : La déstructuration perceptive renvoie à la capacité à décomposer mentalement une image en éléments.
- Vitesse de rotation : La vitesse de rotation désigne la rapidité avec laquelle une personne effectue des rotations mentales et répond.
📝 Points essentiels
- Les différences de performance en fluidité verbale existent avec un avantage féminin sur la capacité à fournir des mots rapidement.
- En spatial, les filles sont légèrement meilleures avant 4 ans puis restent un peu meilleures vers 4-5 ans, avant que des écarts apparaissent ensuite.
- À partir de l’adolescence, les garçons deviennent meilleurs en déstructuration perceptive (décomposition d’images).
- Chez l’adulte, l’avantage en spatial persiste et les hommes sont meilleurs que les femmes.
- Les hommes sont plus rapides et performants en rotation mentale, avec des différences fortes sur la rotation et la vitesse (Linn & Peterson, 1985).
- Les écarts de spatial s’expliquent par des stratégies différentes : analytique chez les hommes (découper) et globale chez les femmes (tourner l’ensemble).
💡 Astuce mémo
Rotation = Homme rapide (analytique) ; Femme globale (moins efficace), et si on impose la stratégie, les différences disparaissent.
🔑 Notions clés & Définitions
- Intelligence sociale : L’intelligence sociale désigne la capacité à comprendre et gérer les interactions avec autrui, notamment dans des contextes relationnels et culturels.
- Intelligences multiples : Les intelligences multiples regroupent l’idée que les compétences humaines ne se réduisent pas à une seule forme d’intelligence, mais à des dimensions variées.
- Évaluation décontextualisée : Une évaluation décontextualisée est une mesure réalisée sans tenir compte du cadre culturel et relationnel de la personne testée.
- Culture Fair Test : La Culture Fair Test est une approche de test visant à réduire l’influence de la culture sur la mesure, notamment via des épreuves liées au facteur G.
- Potentiel d’apprentissage : Le potentiel d’apprentissage correspond à la capacité d’un individu à progresser lors d’une phase d’entraînement, estimée par la différence entre test initial et retest.
📝 Points essentiels
- Les biais culturels peuvent fausser l’évaluation en recrutement ou en orientation, en masquant des compétences réelles quand l’outil est inadapté.
- La jurisprudence évoquée montre que des tests d’intelligence utilisés pour orienter peuvent causer un préjudice si l’outil n’est pas adapté au groupe culturel de l’enfant.
- Vijver et Leung (1997) classent les biais culturels en catégories conceptuelles, méthodologiques et liés aux items.
- Les biais méthodologiques incluent notamment la désirabilité sociale, le style de réponse, la familiarité avec les stimuli et l’influence de la relation examinateur-sujet.
- Gardner et Sternberg recommandent de contextualiser l’évaluation avec des éléments familiers plutôt que de tester hors contexte culturel.
- Pour corriger les biais, Grégoire (2019) propose trois leviers : intégrer la diversité via l’acculturation, adapter les règles de passation, puis ajuster statistiquement les scores.
💡 Astuce mémo
Décontextualisé = biais ; Contextualisé + acculturation + adaptation = mesure plus juste.
🔑 Notions clés & Définitions
- Portrait-robot EHPI : Ensemble de stéréotypes décrivant souvent les enfants à haut potentiel, mais qui ne couvre pas tous les profils réels.
- Mesure du QI : Évaluation standardisée construite à partir de performances à plusieurs tests, utilisée pour estimer l’intelligence via un score.
- Concept unitaire de l’intelligence : Vision qui cherche à résumer l’intelligence par une mesure dominante (âge mental, QI, ou facteur g).
- Concept pluraliste de l’intelligence : Vision qui considère l’intelligence comme un ensemble d’aptitudes distinctes, modélisées par plusieurs théories.
- WISC-IV et WISC-V : Échelles de Wechsler pour enfants et adolescents dont les révisions peuvent modifier l’identification du haut potentiel.
📝 Points essentiels
- Les caractéristiques stéréotypées des EHPI ne sont pas systématiques : certains enfants cochent toutes les cases, d’autres seulement quelques-unes, et certains non-EHPI peuvent aussi en présenter.
- En 2006, Todd Lubart et ses collaborateurs ont recensé la littérature sur les clichés liés aux enfants à haut potentiel, montrant le décalage entre stéréotypes et diversité des profils.
- L’intelligence est définie par des capacités d’apprentissage, d’acquisition et d’usage des connaissances, d’adaptation à des situations nouvelles, et de transformation de l’adaptation par essais et erreurs imaginaires.
- La mesure du QI repose sur une définition unique de l’intelligence, celle utilisée pour construire l’outil de mesure du QI.
- Le concept unitaire associe l’intelligence à l’âge mental (Binet), au QI (Stern, Wechsler) et au facteur g (Spearman).
- Le concept pluraliste s’appuie sur des théories d’aptitudes et de modèles multiples : Thurstone, Caroll, Sternberg et Gardner.
💡 Astuce mémo
Portrait-robot = “pas tous les enfants, pas toutes les cases” : le cliché ne suffit pas.
🔑 Notions clés & Définitions
- Tests non-verbaux Bêta : Les tests non-verbaux Bêta sont des épreuves papier-crayon conçues pour repérer rapidement des compétences sans dépendre du langage.
- Journal of Applied Psychology : Le Journal of Applied Psychology est une revue créée en 1917 qui a donné une assise scientifique à la sélection par tests.
- Psychotechnique : La psychotechnique regroupe des méthodes de mesure des aptitudes et compétences pour orienter et sélectionner des personnes selon des besoins concrets.
- Analyse du poste : L’analyse du poste est une démarche qui décrit les caractéristiques d’un emploi et les aptitudes/compétences nécessaires pour le tenir.
- Big-Five : Le modèle Big-Five décrit cinq dimensions de la personnalité utilisées pour construire des tests d’évaluation.
📝 Points essentiels
- Le développement industriel, les télécommunications et les transports ont accru le besoin de sélectionner rapidement des individus aux compétences spécialisées.
- Les travaux de Yerkes et ses tests non-verbaux Bêta ont favorisé la diffusion de tests spécialisés, notamment dans des contextes militaires et industriels.
- En France, la psychotechnique s’est surtout développée à l’école (Seguin) et dans l’orientation après la Seconde Guerre mondiale, avec des enjeux d’insertion professionnelle.
- Trois approches françaises structurent la psychotechnique : organisation scientifique du travail, opposition psychosociologique au taylorisme, et psychophysiologie des aptitudes (fatigue, accidents).
- Le diplôme de psychologie appliquée et le diplôme d’expert psychotechnicien ont été créés en 1920 à l’Institut de Psychologie.
- Le premier service de psychotechnique a été créé en 1924 par la Société des transports en commun de la Région Parisienne, et on comptait 7 laboratoires industriels fin 1934.
💡 Astuce mémo
Industrie→sélection→tests (Bêta) ; France→école/orientation→3 approches (travail, psychosocial, psychophysiologie).
🔑 Notions clés & Définitions
- Intelligence cristallisée : L’intelligence cristallisée correspond à l’ensemble des connaissances et compétences acquises, dépendantes de la culture et qui s’appuient sur le langage et l’expérience.
- Intelligence fluide : L’intelligence fluide désigne la capacité de raisonnement inductif et déductif à partir d’informations et de contraintes, davantage liée au “potentiel”.
- Test EQ-i : Le Test EQ-i est un outil d’évaluation des compétences émotionnelles conçu pour le milieu du travail, structuré en cinq grands domaines.
- Compétences intrapersonnelles : Les compétences intrapersonnelles regroupent la considération pour soi, la conscience de ses émotions et l’indépendance.
- Compétences interpersonnelles : Les compétences interpersonnelles regroupent l’empathie, la responsabilité sociale et la qualité des relations avec autrui.
📝 Points essentiels
- Le Test EQ-i (Bar-On) couvre cinq domaines : intrapersonnel, interpersonnel, adaptabilité, gestion du stress et humeur générale.
- Dans l’étude de Slaski & Cartwright (2002), 224 cadres d’une chaîne de supermarché anglaise passent l’EQ-i puis des évaluations de performance au travail.
- Dans cette étude, la corrélation entre les scores EQ-i et les performances professionnelles est de 0.22.
- L’intelligence cristallisée se développe jusqu’à environ 18-20 ans, puis stagne et ne diminue pas.
- L’intelligence fluide se développe jusqu’à environ 20 ans, puis les performances diminuent.
- Le lien entre intelligence et réussite scolaire varie avec le type d’intelligence : l’intelligence cristallisée est plus prédictive que l’intelligence fluide (corrélations moyennes 0.65 vs 0.40).
💡 Astuce mémo
Cristallisée = “connaissances qui restent” (stagne après 18-20 ans) ; Fluide = “raisonnement qui baisse” (après ~20 ans).
🔑 Notions clés & Définitions
- Effet Flynn : L’effet Flynn désigne l’augmentation observée, sur plusieurs décennies, des scores aux tests d’intelligence dans de nombreux pays.
- Normes de test : Les normes de test sont les références statistiques qui permettent de convertir un score brut en niveau relatif (par âge ou cohorte).
- Actualisation des normes : L’actualisation des normes consiste à recalibrer les références d’un test pour tenir compte des changements moyens des performances.
- Scores bruts : Les scores bruts sont les résultats obtenus directement au test, avant toute conversion par rapport aux normes.
📝 Points essentiels
- Quand les performances moyennes augmentent, un même score brut ne correspond plus au même niveau relatif, ce qui rend les anciennes normes moins valides.
- La mise à jour des normes vise à préserver l’interprétation (classement relatif) des résultats, notamment pour les comparaisons entre âges ou cohortes.
- Sans actualisation, on risque de surestimer ou sous-estimer le niveau d’un individu par rapport à la population de référence actuelle.
- L’effet Flynn implique que l’échelle d’un test doit être régulièrement recalibrée pour que les catégories (ex. percentile, équivalence) restent comparables dans le temps.
- La conversion score brut → score normé dépend directement des données de la population de référence utilisées lors de l’étalonnage.
💡 Astuce mémo
Flynn = « scores qui montent » → normes à « recalibrer » pour garder le même sens du score.
📅 Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|
| 1758-1828 | Gall et la phrénologie (facultés localisées et déformation du crâne) |
| 1905 | Binet et Simon publient l’échelle métrique d’intelligence (30 items) |
| 1912 | William Stern crée le Quotient Intellectuel (QI = âge mental/âge réel × 100) |
| 1938 | Étude de Thurstone (Progressive Matrices 1938 / théorie multifactorielle) |
📊 Tableaux de synthèse
Approches de l’intelligence (globale vs factorielle)
| Approche | Idée centrale | Sortie/mesure |
|---|
| Globale | Intelligence comme un tout indivisible, capacité générale d’adaptation | Indice global : QI |
| Factorielle | Intelligence comme juxtaposition d’aptitudes/facteurs plus ou moins indépendants | Dimensions latentes : facteurs (ex. G et S, ou aptitudes primaires) |
Spearman vs Thurstone (structure et méthode)
| Auteur | Hypothèse sur la structure | Méthode d’analyse |
|---|
| Spearman | Facteur commun G + facteur spécifique S ; corrélations jamais parfaites ni nulles | Analyse factorielle simple (composantes principales) pour expliquer avec le moins de facteurs possibles |
| Thurstone | Aptitudes multiples ; facteurs spécifiques maximisant l’indépendance (orthogonaux) | Analyse factorielle multiple avec facteurs orthogonaux et principe de rotation |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre l’évaluation de l’intelligence (jugement selon critères) avec l’évaluation de la personne : l’objet est l’intelligence, pas l’individu.
- Croire que le QI mesure une intelligence “absolue” : le cours insiste sur l’évaluation relative à une norme (étalonnage).
- Penser que Spearman implique R=1 ou R=0 : au contraire, Spearman observe R≠1 et R≠0, d’où l’idée de G et S.
- Mélanger facteur G et intelligence fluide : G est un facteur commun statistique, tandis que la fluide (Gf) renvoie au raisonnement sur du nouveau.
- Oublier que les facteurs dépendent des épreuves choisies : un facteur est une variable artificielle construite pour résumer des corrélations.
- Croire que les différences de performance hommes/femmes sont “fixes” : le cours montre des écarts liés à l’âge, aux stratégies et à la vitesse, et que l’imposition de stratégie peut réduire les différences.
- Confondre biais culturels et “faute” de l’enfant : les biais viennent de l’outil, de la passation, des items, de la familiarité et de l’étalonnage, pas des capacités intrinsèques.
✅ Checklist Examen
- Définir l’évaluation de l’intelligence comme un processus de jugement selon des critères, et distinguer justesse (fidélité/exactitude) et justice (égalité/standardisation).
- Expliquer pourquoi l’intelligence est relative à une norme et ce que sont normes/étalonnage/modèle/référence dans l’évaluation.
- Comparer les trois grandes conceptions de l’intelligence (globale, divisible factorielle, intelligences spécifiques) et donner au moins une définition d’auteur (Huteau 1999, Wechsler 1944, Binet 1905, Sternberg 1940).
- Rappeler les limites des premiers “tests”/méthodes historiques (phrénologie/craniométrie, associationnisme de Wundt, mental tests de Cattell trop élémentaires) et l’idée centrale de Binet (processus supérieurs, échelle,
- Décrire la logique Binet-Simon : standardisation des consignes, neutralité bienveillante, passation à l’aveugle, limitation de l’interprétation, puis la notion d’âge mental et le QI de Stern.
- Expliquer l’apport de Wechsler : distinction verbal/non-verbal, classement par rang dans un groupe d’âge, conventions (QI moyen 100, écart-type 15) et exemples de sous-épreuves.
- Présenter Spearman : corrélations entre épreuves (R≠1 et R≠0), théorie bi-factorielle (G commun + S spécifique), et l’idée que le poids de G varie selon les tâches.
- Présenter l’analyse factorielle : facteur latent, saturation (corrélation épreuve-facteur), et l’idée que l’on résume une matrice de corrélations avec un petit nombre de dimensions.
- Comparer Spearman et Thurstone : choix des tâches plus spécifiques chez Thurstone, analyse factorielle (composantes principales vs facteurs orthogonaux), rotation et facteurs orthogonaux vs obliques.
- Expliquer l’étude de 1938 de Thurstone : 56 épreuves, réduction à 12 puis 7 facteurs, Primary Mental Abilities (V, W, N, S, M, P, I) et absence de facteur G commun dans ce cadre.
- Décrire les modèles hiérarchiques et de second ordre (Burt/Vernon : sous-facteurs verbal/éducatif et spatial/moteur ; Cattell/Horn : Gf et Gc ; Carroll : trois strates avec facteur G divisible).
- Expliquer les intelligences multiples et l’intelligence sociale/émotionnelle : domaines de Gardner, processus de Sternberg, définition de l’intelligence sociale (Thorndike) et composantes des émotions puis deux approches
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