Scheda di revisione: Les mécanismes de la facilitation sociale

Plan du Cours

  1. Théories de Kelley et attribution causale
  2. Modèle ANOVA de Kelley et schéma causal
  3. Consistance, consensus et distinctivité
  4. Homme avare cognitivement et cognition sociale
  5. Biais de correspondance de Jones et Harris
  6. Expérience de Cottrell et facilitation sociale
  7. Distraction-conflit de Baron et attention
  8. Effet de Stroop et modèles de Zajonc et Baron
  9. Paresse sociale : dilution de responsabilité
  10. Impossibilité d’auto-évaluation et motivation
  11. Auto-évaluation identifiable et disparition de l’effet
  12. Sentiment d’auto-efficacité et réduction d’effort

1. Théories de Kelley et attribution causale

Notions clés & Définitions

  • Modèle de la covariation ANOVA : Modèle d’attribution qui explique une cause en combinant plusieurs informations de covariation (personne, stimulus, situation).
  • Schéma causal de Kelley : Modèle d’attribution qui organise les causes possibles selon un schéma logique reliant personne, stimulus et contexte.
  • Situationnisme : Position selon laquelle le comportement s’explique surtout par les circonstances plutôt que par des traits stables de la personne.
  • Consistance : Indice de covariation indiquant si la personne adopte le même comportement dans la plupart des situations similaires.
  • Consensus : Indice de covariation indiquant si d’autres personnes réagissent de la même façon à la même situation.

Points essentiels

  • Kelley (1967) propose un modèle de covariation (ANOVA) et (1972) un schéma causal pour éliminer les sources de variance liées à la personne.
  • Dans la logique de Kelley, les variables d’attribution portent sur la personne, la situation (circonstances) et le stimulus (objet).
  • Pour l’exemple « Jean rit du comédien », 3P correspond à « rit pour un oui ou pour un non », 0-stimulus à « comédien vraiment irrésistible », et T/situation à « Jean avait bien arrosé avant ».
  • L’interaction P, O, T (personne, objet/stimulus, situation) sert à décider quelle source explique le comportement observé.
  • Les trois questions de l’exemple « étudiant qui parle en cours » sont : consistance (toujours dans la plupart des cours), consensus (tous les étudiants parlent), distinctivité (seulement dans ce cours).
  • Le jugement attributionnel est guidé par l’économie cognitive : dès qu’une cause plausible est trouvée, l’enquête s’arrête plutôt que de continuer l’investigation.

Astuce mémo

P-O-T : Personne–Objet (stimulus)–Temps/Situation (circonstances) pour décider la cause.

2. Modèle ANOVA de Kelley et schéma causal

Notions clés & Définitions

  • Facilitation sociale : La facilitation sociale est l’augmentation de la performance quand autrui est présent, en renforçant la réponse dominante (correcte ou incorrecte).
  • Drive (Zajonc) : Le drive est une tension accrue de l’organisme déclenchée par la co-action ou l’audience, qui augmente la probabilité de la réponse dominante.
  • Réponse dominante : La réponse dominante est le comportement le plus probable dans une situation donnée, qui est favorisé ou pénalisé selon qu’il est correct ou incorrect.
  • Audience évaluative (Cottrell) : Une audience évaluative correspond à la perception d’autrui comme capable d’évaluer nos performances, condition nécessaire chez l’humain pour certains effets de facilitation.
  • Distraction-conflit (Baron) : Le modèle distraction-conflit explique que la présence d’autrui détourne une partie de l’attention et peut aider ou nuire selon la charge attentionnelle de la tâche.

Points essentiels

  • Triplett (1898) : en co-action, des enfants enroulent plus vite des moulinets que seuls, ce qui lance l’étude expérimentale de la facilitation sociale.
  • Allport (1920) : la présence d’autrui peut augmenter la quantité mais aussi modifier la qualité du travail, rendant les résultats parfois contradictoires si on ne mesure pas les deux.
  • Drive de Zajonc (1965) : la présence d’autrui augmente le drive, ce qui facilite la performance si la réponse dominante est correcte et l’inhibe si elle est incorrecte.
  • Zajonc et Sales (1966) : la facilitation apparaît pour des mots fréquents (tâche simple) mais pas pour des mots non fréquents (tâche complexe en acquisition), suggérant un effet sur la performance plutôt qu’un soutien àl
  • Cottrell (1972) : l’amélioration dépend de l’évaluation perçue d’autrui, et Cottrell et al. (1968) montrent que l’audience non évaluative (yeux bandés) ne produit pas l’effet attendu.
  • Baron (1986) : la présence d’autrui mobilise l’attention et devient avantageuse quand la tâche requiert peu d’indices à sélectionner, mais préjudiciable quand il faut traiter beaucoup d’éléments.

Astuce mémo

Drive = Tension ↑ → Réponse dominante ↑ (si correcte : facilitation ; si incorrecte : inhibition).

3. Consistance, consensus et distinctivité

Notions clés & Définitions

  • Hypothèse de Cottrell : Hypothèse selon laquelle la présence d’autrui n’améliore les performances que si l’auditoire peut évaluer le sujet.
  • Modèle distraction-conflit de Baron : Modèle expliquant que la présence d’autrui détourne l’attention et force la focalisation sur certains indices de la tâche.
  • Modèle de Zajonc : Modèle prédisant que la présence d’autrui perturbe les performances quand la réponse dominante est automatiquement activée.
  • Facilitation sociale : Phénomène où la présence d’autrui améliore parfois les performances individuelles, selon le type de tâche et les mécanismes en jeu.
  • Paresse sociale : Phénomène où les individus fournissent moins d’effort quand ils agissent en groupe pour un objectif commun.

Points essentiels

  • La présence d’autrui sans capacité d’évaluation ne produit pas l’amélioration attendue des performances.
  • Le modèle distraction-conflit prévoit un avantage si la tâche requiert peu d’indices à sélectionner et un déficit si elle exige de traiter beaucoup d’éléments.
  • Dans la tâche de Stroop, l’effet se manifeste par un temps de reconnaissance accru de la couleur quand le mot est incongruent.
  • Les conditions expérimentales de Stroop mentionnées sont seul, audience inattentive, audience invisible et audience attentive.
  • La prédiction de Zajonc repose sur l’idée que la réponse dominante (lecture) est activée, ce qui dégrade les performances en présence d’autrui.
  • La prédiction de Baron indique que la présence d’autrui peut améliorer les performances si la focalisation attentionnelle sur un aspect utile de la tâche est bénéfique.

Astuce mémo

Drive (émotion) + Attention (cognition) : présence d’autrui = soit boost, soit brouillage selon la tâche.

4. Homme avare cognitivement et cognition sociale

Notions clés & Définitions

  • Avare cognitivement : L’homme avare cognitivement est une personne qui limite son effort mental et s’arrête dès qu’une explication plausible suffit.
  • Biais de correspondance : Le biais de correspondance est la tendance à attribuer le comportement d’autrui à des traits personnels plutôt qu’aux contraintes de la situation.
  • Biais acteur-observateur : Le biais acteur-observateur est la différence d’attribution entre ce qu’on explique par soi et ce qu’on explique par la personnalité d’autrui.
  • Erreur fondamentale de jugement : L’erreur fondamentale de jugement est la surestimation du rôle de l’acteur au détriment de la situation lors de l’explication d’un comportement.
  • Norme d’internalité : La norme d’internalité est une norme sociale qui rend plus « acceptable » l’attribution interne, surtout en contexte d’évaluation.

Points essentiels

  • Être observé augmente la crainte d’être évalué, ce qui favorise la facilitation sociale.
  • Se fondre dans le groupe (sans individualisation) réduit la crainte d’évaluation, ce qui favorise la paresse sociale.
  • La théorie de Kelley situe l’attribution dans le lieu de la cause : personne, situation (circonstances) et stimulus (objet).
  • Le modèle de l’homme avare (Fiske et Taylor) décrit des erreurs d’information quand une cause probable est trouvée par économie cognitive.
  • Biais de correspondance (Jones et Harris) : même avec un tirage au sort des opinions, les sujets jugent l’auteur comme réellement pro ou anti selon la dissertation.
  • Biais acteur-observateur : les participants utilisent plus souvent des réponses « ça dépend des situations » pour expliquer leur propre comportement que celui des autres personnes.

Astuce mémo

Avare = « plausible suffit » ; Correspondance = « traits d’abord » ; Acteur-observateur = « moi situation, eux personnalité » ; Erreur fondamentale = « acteur trop fort » ; Internalité = « interne = bien vu ».

5. Biais de correspondance de Jones et Harris

Notions clés & Définitions

  • Biais de correspondance : Biais d’attribution qui consiste à expliquer le comportement d’autrui par des dispositions internes plutôt que par la situation.
  • Attribution dispositionnelle : Attribution qui attribue une action à des traits, intentions ou dispositions stables de la personne observée.
  • Attribution situationnelle : Attribution qui explique une action par des contraintes, circonstances ou pressions liées au contexte.
  • Erreur fondamentale d’attribution : Tendance générale à surestimer les causes dispositionnelles et à sous-estimer les causes situationnelles dans l’explication du comportement.

Points essentiels

  • Le biais de correspondance conduit à inférer une intention ou un trait à partir d’un comportement, même quand le contexte pourrait l’expliquer.
  • Plus la situation paraît contraignante, plus l’inférence dispositionnelle devient contestable, mais le biais peut persister.
  • L’erreur fondamentale d’attribution décrit une surestimation des causes internes par rapport aux causes externes lors des jugements d’autrui.
  • Le biais de correspondance s’oppose à une lecture centrée sur les contraintes du contexte (attribution situationnelle).
  • Dans les tâches d’inférence, la personne observée est souvent traitée comme si son comportement reflétait sa personnalité, plutôt que ses circonstances.

Astuce mémo

Interprète comme un “portrait” : on voit le comportement → on dessine la personnalité (dispositionnelle) plutôt que le décor (situationnel).

6. Expérience de Cottrell et facilitation sociale

Notions clés & Définitions

  • Hypothèse de Cottrell : Hypothèse selon laquelle la présence d’autrui améliore les performances seulement quand l’audience peut évaluer la tâche.
  • Modèle distraction-conflit de Baron : Modèle expliquant que la présence d’autrui détourne l’attention et crée un conflit sur quels aspects de la tâche traiter.
  • Modèle de Zajonc : Modèle prédisant que la présence d’autrui perturbe les performances via la réponse dominante, notamment quand elle est inadaptée.
  • Modèle de Baron (focalisation attentionnelle) : Modèle selon lequel la présence d’autrui oriente les ressources attentionnelles vers un aspect utile de la tâche.
  • Tâche de Stroop : Tâche où l’on doit reconnaître la couleur d’un mot, dont le sens peut être congruent ou incongruent avec la couleur affichée.

Points essentiels

  • La présence d’autrui sans capacité d’évaluation ne produit pas l’amélioration attendue des performances décrite par Cottrell.
  • Le modèle distraction-conflit postule que la présence d’autrui mobilise l’attention et pousse à ne traiter que certains aspects de la tâche.
  • Le modèle distraction-conflit prédit un avantage quand la tâche requiert de sélectionner peu d’indices et d’ignorer le reste.
  • Le modèle distraction-conflit prédit un désavantage quand la tâche exige de traiter beaucoup d’éléments, car les ressources attentionnelles deviennent insuffisantes.
  • Dans la tâche de Stroop, l’effet se traduit par un temps plus long pour reconnaître la couleur quand mot et couleur sont incongruents.
  • Les conditions expérimentales de Huguet et al. (1999) sont : seul, audience inattentive, audience invisible, audience attentive, avec des prédictions liées à l’évaluation et à l’attention.

Astuce mémo

Cottrell : évaluer = facilitation ; pas d’évaluation = pas d’amélioration. Baron : distraction = utile si peu d’indices, nuisible si trop d’éléments.

7. Distraction-conflit de Baron et attention

Notions clés & Définitions

  • Facilitation sociale : La facilitation sociale désigne l’amélioration de la performance quand des personnes sont présentes, surtout pour des réponses dominantes.
  • Paresse sociale : La paresse sociale correspond à la baisse de performance quand l’effort individuel se dilue dans un groupe.
  • Réponse dominante : Une réponse dominante est la réponse la plus fréquente ou la plus probable dans une situation donnée, qui est renforcée par la présence d’autrui.
  • Inhibition sociale : L’inhibition sociale est la détérioration de la performance quand la réponse dominante est mauvaise sous l’effet de la présence d’autrui.

Points essentiels

  • La présence d’autrui augmente la crainte d’être évalué, ce qui favorise la facilitation sociale.
  • Le fait de se fondre dans le groupe (sans individualisation) réduit la crainte d’évaluation, ce qui favorise la paresse sociale.
  • Le mécanisme central est le renforcement des réponses dominantes par la présence des autres.
  • Si la réponse dominante est correcte, la présence améliore la performance (facilitation).
  • Si la réponse dominante est incorrecte, la présence dégrade la performance (inhibition sociale).
  • Triplett (1898) observe que moins de kilomètres sont parcourus seul que seul contre la montre, avec un meneur, ou avec d’autres coureurs (données sur 25 milles/40 km).

Astuce mémo

Présence d’autrui = renforce la réponse dominante : bonne → facilitation, mauvaise → inhibition; groupe sans individualisation → paresse.

8. Effet de Stroop et modèles de Zajonc et Baron

Notions clés & Définitions

  • Effet de Stroop : Effet de performance où la lecture de l’information conflictuelle (couleur vs mot) perturbe le temps de réponse et/ou la précision.
  • Facilitation sociale : Renforcement de la réponse dominante (correcte ou incorrecte) quand d’autres personnes sont présentes en co-action ou en audience.
  • Drive de Zajonc : Modèle selon lequel la présence d’autrui augmente la tension (drive), ce qui accroît la probabilité de la réponse dominante.
  • Réponse dominante : Comportement le plus probable dans une situation donnée, dont l’émission est favorisée ou inhibée selon le niveau de tension.
  • Audience évaluative : Présence d’autrui perçue comme capable d’évaluer les performances, condition nécessaire pour certains effets de facilitation chez l’humain.

Points essentiels

  • Triplett (1898) observe une meilleure performance en co-action qu’en condition seul sur une tâche motrice simple (enrouler des moulinets).
  • Allport (1920) propose que la simple présence d’autrui peut augmenter l’action via la vue des mouvements (explication cognitive) et via la rivalité (explication motivationnelle).
  • La facilitation n’est pas toujours observée : des performances peuvent diminuer quand la co-action ou l’auditoire crée une gêne.
  • Allport (1920) distingue quantité et qualité : en groupe, la quantité augmente souvent, mais la profondeur/qualité peut varier selon le type de tâche.
  • Zajonc (1965) relie drive et réponse dominante : présence d’autrui facilite si la réponse dominante est correcte, et inhibe si elle est incorrecte.
  • Zajonc et Sales (1966) montrent une facilitation pour la reconnaissance des mots fréquents (tâche simple) mais pas pour les mots non fréquents (tâche complexe en acquisition).

Astuce mémo

Stroop = conflit couleur-mot ; Zajonc = présence → drive → réponse dominante ; Baron = attention capturée → trop d’indices = chute.

9. Paresse sociale : dilution de responsabilité

Notions clés & Définitions

  • Paresse sociale : Phénomène où les individus réduisent leur effort quand ils agissent en groupe pour un objectif commun plutôt qu’en étant responsables individuellement.
  • Théorie de l’impact social : Cadre explicatif selon lequel l’influence sociale perçue se répartit entre les membres, ce qui modifie l’effort fourni dans une tâche collective.
  • Impossibilité d’auto-évaluation : Idée selon laquelle la baisse d’effort en groupe vient du fait que les individus ne peuvent pas se comparer ou s’évaluer eux-mêmes.
  • Sentiment d’auto-efficacité : Perception de sa compétence qui conditionne l’effort individuel, et qui devient collective quand la tâche dépend fortement de l’interdépendance.

Points essentiels

  • Le rendement individuel diminue quand le nombre de personnes augmente, ce qui définit la paresse sociale.
  • Ringelmann (tir à la corde) : la force totale observée augmente moins que proportionnellement au nombre de tireurs, indiquant une baisse d’efforts individuels.
  • Le calcul de perte d’efficacité compare le rendement effectif au rendement potentiel attendu si chaque membre fournissait son niveau individuel.
  • Latané et al. (1979) reproduisent la paresse sociale sur des cris/applaudissements en conditions seul vs groupe, avec une baisse d’effort en présence d’autres.
  • Latané et al. (1979) montrent que l’effet persiste même quand la coordination est empêchée (yeux bandés + casque), ce qui soutient l’idée d’une réduction d’effort plutôt que d’un problème de coordination.
  • Théorie de l’impact social : la demande d’influence (expérimentateur/chef) se diffuse entre cibles, réduisant l’impact par individu et donc l’effort, avec une diffusion dépendant du nombre, de la force et de la proximité

Astuce mémo

Paresse sociale = « je me noie » : moins d’évaluation personnelle → moins d’effort (et l’influence se dilue aussi).

10. Impossibilité d’auto-évaluation et motivation

Notions clés & Définitions

  • Facilitation sociale : La facilitation sociale désigne l’augmentation de la performance quand des personnes sont présentes, surtout pour des réponses dominantes.
  • Paresse sociale : La paresse sociale correspond à la baisse d’effort quand l’individu se sent noyé dans le groupe et que l’évaluation personnelle devient moins saillante.
  • Crainte de l’évaluation : La crainte de l’évaluation est l’inquiétude de paraître jugé, qui peut augmenter la tension et modifier la performance en présence d’autrui.
  • Norme d’internalité : La norme d’internalité pousse à privilégier des explications internes (personnalité, effort) plutôt que des explications externes lors d’évaluations sociales.
  • Recherche de valorisation sociale : La recherche de valorisation sociale désigne la tendance à choisir des explications internes pour obtenir une image plus favorable, surtout en contexte d’évaluation.

Points essentiels

  • Être observé accroît la crainte de l’évaluation et favorise la facilitation sociale.
  • Se fondre dans le groupe (moins d’individualisation) réduit la crainte d’être évalué et favorise la paresse sociale.
  • La facilitation sociale s’explique par le renforcement des réponses dominantes en présence d’autrui.
  • Si la réponse dominante est correcte, la performance augmente (facilitation) ; si elle est incorrecte, la performance se dégrade (inhibition sociale).
  • La paresse sociale apparaît quand la responsabilité individuelle est diluée, ce qui diminue la motivation à fournir un effort.
  • En contexte d’évaluation, la norme d’internalité rend socialement “désirable” l’attribution à des causes internes pour préserver une bonne image de soi.

Astuce mémo

Observé = peur du jugement → facilitation ; noyé = moins d’évaluation → paresse ; interne = “bien vu” pour l’image.

11. Auto-évaluation identifiable et disparition de l’effet

Notions clés & Définitions

  • Facilitation sociale : Phénomène où la présence d’autrui renforce la performance en augmentant la probabilité de la réponse dominante, correcte ou incorrecte.
  • Effet de simple présence d’autrui : Hypothèse selon laquelle voir les actions d’autrui augmente l’activation motrice et améliore la performance via un mécanisme cognitif.
  • Effet de compétition : Hypothèse motivationnelle selon laquelle la co-présence active une rivalité qui pousse à mieux performer.
  • Drive (Zajonc) : Mécanisme motivationnel selon lequel la co-action ou l’audience augmente la tension interne, ce qui rend plus probable la réponse dominante.
  • Audience évaluative : Présence d’autrui perçue comme capable d’évaluer la performance, condition souvent nécessaire pour observer la facilitation sociale chez l’humain.

Points essentiels

  • Les observations de Triplett (1897-1898) montrent que courir seul contre la montre produit moins de kilomètres parcourus que courir avec un meneur ou d’autres coureurs.
  • Triplett (1898) met en évidence en laboratoire une meilleure performance en co-action qu’en condition seul pour une tâche simple d’enroulement de moulinets.
  • Allport (1920) propose deux explications possibles : simple présence (activation via observation) et compétition (rivalité en co-présence).
  • La facilitation sociale n’apparaît pas toujours : des études rapportent parfois une baisse de performance en présence d’autrui (co-action ou auditoire).
  • Allport (1920) distingue quantité et qualité : la présence d’autrui peut augmenter la quantité tout en modifiant la qualité des réponses (plus de profondeur seul, plus de suggestions en groupe).
  • La théorie du Drive (Zajonc, 1965) prédit un effet facilitateur si la réponse dominante est correcte et un effet inhibiteur si elle est incorrecte, car l’autrui augmente la tension (drive).

Astuce mémo

Triplett = co-action boost; Allport = quantité vs qualité; Zajonc = drive → réponse dominante; Cottrell = évaluation nécessaire.

12. Sentiment d’auto-efficacité et réduction d’effort

Notions clés & Définitions

  • Sentiment d’auto-efficacité : Le sentiment d’auto-efficacité correspond à la croyance d’une personne dans sa capacité à réussir, qui influence directement l’effort qu’elle investit en groupe.
  • Paresse sociale : La paresse sociale désigne la tendance à réduire son effort quand on travaille en groupe pour un objectif commun plutôt qu’en responsabilité individuelle.
  • Théorie de l’impact social : La théorie de l’impact social explique que l’influence d’une source sur des individus se diffuse dans le groupe, ce qui peut réduire l’effort.
  • Impossibilité de s’auto-évaluer : L’impossibilité de s’auto-évaluer renvoie au fait que, sans comparaison ou évaluation personnelle, l’individu investit moins d’effort.
  • Théorie de l’effort collectif : La théorie de l’effort collectif regroupe les conditions qui déterminent si l’effort individuel baisse ou non dans une tâche interdépendante.

Points essentiels

  • La paresse sociale se manifeste quand le rendement individuel diminue à mesure que le nombre de personnes augmente dans une tâche collective.
  • Dans l’étude de Ringelmann (tir à la corde), le rendement effectif du groupe devient inférieur au rendement potentiel calculé par addition des forces individuelles.
  • Latané et al. (1979) montrent une paresse sociale même quand la coordination est empêchée (yeux bandés et casque), ce qui indique une baisse d’effort plutôt qu’un simple problème de coordination.
  • L’impact social se réduit quand la demande d’une source d’influence se diffuse entre plusieurs cibles, ce qui diminue l’effort; la diffusion dépend du nombre de personnes, de la force des sources et de la proximité de la
  • L’effet de paresse sociale disparaît quand les participants pensent que leurs contributions personnelles sont identifiables (Williams et al., 1981).
  • Quand la tâche exige une forte interdépendance, les performances dépendent davantage du sentiment d’auto-efficacité collective que de l’auto-efficacité personnelle (Bandura, 2003).

Astuce mémo

Auto-efficacité = carburant: faible perception → moins d’effort; groupe = dilution de l’évaluation → paresse.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1967Modèle de la covariation (modèle ANOVA) de Kelley
1972Modèle du schéma causal de Kelley
1898Étude de Triplett en laboratoire : meilleure performance en co-action pour une tâche simple

Tableaux de synthèse

Facilitation sociale : prédictions selon les modèles

ModèleMécanismePrédiction
Zajonc (1965)Drive → renforcement de la réponse dominanteFacilite si réponse dominante correcte ; inhibe si réponse dominante incorrecte
Cottrell (1972)Dimension évaluative d’autruiFacilitation seulement si l’audience peut évaluer ; pas d’amélioration avec audience non évaluative
Baron (1986)Distraction-conflit / focalisation attentionnelleAvantage si tâche requiert peu d’indices ; déficit si tâche exige de traiter beaucoup d’éléments

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre consistance, consensus et distinctivité : consistance = habituel dans des situations similaires, consensus = autres font pareil, distinctivité = seulement pour la cible.
  2. Croire que Kelley cherche une “bonne” cause unique : il organise des indices (P, O, T) pour éliminer des sources de variance liées à la personne.
  3. Mélanger biais de correspondance et erreur fondamentale : le biais de correspondance est l’inférence dispositionnelle malgré une contrainte situationnelle ; l’erreur fondamentale est la surestimation de l’acteur vs la dé
  4. Oublier que l’homme avare cognitivement s’arrête dès qu’une cause plausible est trouvée : ce n’est pas une absence de raisonnement, c’est une économie d’investigation.
  5. Pour la facilitation sociale, oublier la distinction quantité vs qualité (Allport 1920) : on peut augmenter la quantité tout en modifiant la qualité.
  6. Interpréter la paresse sociale comme un problème de coordination : Latané et al. (1979) montrent que même avec impossibilité de coordination, la baisse d’effort persiste.
  7. Confondre “paresse sociale” et “disparition de l’effet” : l’effet peut disparaître quand les participants pensent que leurs contributions sont identifiables (Williams et al., 1981).

Checklist Examen

  1. Expliquer la théorie de Kelley : situationnisme et lieu de l’attribution (personne, situation/circonstances, stimulus/objet).
  2. Appliquer le modèle P-O-T à un exemple : identifier P, O et T et dire comment l’interaction sert à décider la cause.
  3. Définir et distinguer consistance, consensus et distinctivité, puis répondre aux 3 questions de l’exemple “étudiant qui parle en cours”.
  4. Décrire l’“homme avare cognitivement” : économie cognitive et arrêt de l’investigation dès qu’une cause plausible est trouvée.
  5. Présenter le biais de correspondance (Jones et Harris, 1967) : inférence dispositionnelle malgré une contrainte situationnelle (tirage au sort).
  6. Présenter le biais acteur-observateur : plus de “ça dépend des situations” pour soi que pour autrui, selon la procédure décrite.
  7. Définir l’erreur fondamentale d’attribution (Ross, Amabile et Steinmetz, 1977) et donner l’idée générale de surestimation du poids causal de l’acteur.
  8. Expliquer la norme d’internalité : jugement conforme à une norme sociale en contexte d’évaluation, et relier-la à la recherche de valorisation sociale.
  9. Citer et distinguer les mécanismes de facilitation sociale : drive (Zajonc), dimension évaluative (Cottrell), focalisation attentionnelle (Baron) et leurs prédictions.
  10. Rattacher les expériences clés à la logique du cours : Triplett (co-action), Allport (quantité vs qualité), Zajonc & Sales (mots fréquents vs non-fréquents), Cottrell et al. (yeux bandés), Huguet et al. (Stroop).
  11. Définir la paresse sociale et l’illustrer avec Ringelmann (tir à la corde) : diminution des efforts individuels quand le groupe augmente.
  12. Comparer les explications de la paresse sociale : théorie de l’impact social, impossibilité d’auto-évaluation, sentiment d’auto-efficacité, et citer au moins un facteur qui réduit la paresse sociale (ex : contributions “
  13. }]}]}}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}

Metti alla prova le tue conoscenze

Metti alla prova le tue conoscenze su Les mécanismes de la facilitation sociale con 11 domande a scelta multipla con correzioni dettagliate.

1. Quelle proposition décrit le mieux le modèle de la covariation de Kelley ?

2. Quelle est la principale idée du modèle de Kelley en attribution causale?

Fai il quiz →

Ripassa con le flashcard

Memorizza i concetti chiave di Les mécanismes de la facilitation sociale con 9 flashcard interattive.

Modèle de covariation de Kelley

Explique une cause en combinant covariation de personne, stimulus, situation.

Théorie de Kelley Attribution

Modèles expliquant le comportement par covariation.

Schéma causal de Kelley

Organise causes selon personne, stimulus, contexte pour attribution.

Vedi le flashcard →

Similar courses

Crea le tue schede di revisione

Importa il tuo corso e l'AI genera schede, quiz e flashcard in 30 secondi.

Generatore di schede