Scheda di revisione: Les Mécanismes et Preuves de l'Évolution

📋 Plan du Cours

  1. Théorie fixisme
  2. Lamarck transformisme
  3. Sélection naturelle Darwin
  4. Preuves évolution
  5. Spéciation
  6. Variabilité génétique
  7. Sélection sexuelle
  8. Mécanismes de sélection
  9. Épigénétique
  10. Anthropisation

📖 1. Théorie fixisme

🔑 Notions clés & Définitions

  • Fixisme : hypothèse selon laquelle les espèces sont éternelles, immuables et n’évoluent pas dans le temps. Avant le 19ème siècle, cette idée était largement acceptée, notamment par Aristote et Linné.
  • Catastrophisme : théorie selon laquelle la disparition des espèces résulte de catastrophes naturelles soudaines (inondations, séismes), suivies de la création ou de la recolonisation de nouvelles espèces. Défendue par Cuvier.
  • Transformisme : théorie selon laquelle les espèces évoluent au cours du temps par transformation progressive, avec des formes intermédiaires. Proposée par Lamarck avant Darwin.
  • Homologies : ressemblances anatomiques ou embryonnaires entre différentes espèces, témoignant d’un ancêtre commun. Exemple : membres antérieurs des vertébrés.
  • Loi de l’emploi et du non-emploi (Lamarck) : principe selon lequel l’usage ou le non-usage d’un organe modifie sa développement, et ces modifications sont transmises aux descendants.
  • Hérédité des caractères acquis : idée selon laquelle les traits modifiés par l’usage ou le non-usage sont transmis à la génération suivante (exemple : le cou des girafes s’allonge au fil des générations).

📝 Points essentiels

  • Le fixisme, dominant avant Darwin, considère que les espèces sont fixes et éternelles.
  • Cuvier, partisan du catastrophisme, explique la disparition des espèces par des catastrophes naturelles, sans évolution progressive.
  • Lamarck propose le transformisme, avec deux mécanismes : la loi de l’emploi (fortification ou disparition d’organes selon leur usage) et l’héritage des caractères acquis (ex : allongement du cou de la girafe).
  • La théorie de Lamarck est rapidement critiquée et rejetée, notamment par Cuvier, mais elle influence la pensée évolutionniste.
  • La théorie fixiste est aujourd’hui abandonnée, remplacée par la théorie synthétique de l’évolution, intégrant génétique et paléontologie.

💡 À retenir

Le fixisme, qui considérait que les espèces étaient immuables, a été remplacé par des théories d’évolution comme celle de Lamarck, puis celle de Darwin, qui expliquent la transformation des espèces par des mécanismes dynamiques.

📖 2. Lamarck transformisme

🔑 Notions clés & Définitions

  • Transformisme : Théorie selon laquelle les espèces évoluent au cours du temps par transformation progressive, en réponse à leur environnement, avant Darwin. Lamarck en est le principal promoteur.
  • Fonction crée l’organe : Loi selon laquelle l’usage ou le non-usage d’un organe influence sa développement ou sa disparition. Un organe utilisé se fortifie, un organe non utilisé disparaît.
  • Hérédité des caractères acquis : Idée que les modifications ou caractères acquis par un organisme au cours de sa vie peuvent être transmis à sa descendance.
  • Loi des formes intermédiaires : Observation selon laquelle des formes fossiles intermédiaires entre espèces anciennes et modernes témoignent de la transformation progressive des organismes.
  • Génération successive : Concept selon lequel chaque génération accumule de petites modifications, menant à une évolution graduelle des espèces.
  • Lamarckisme : Nom donné à la théorie de Lamarck, qui postule que l’évolution résulte de l’usage des organes et de l’héritage des caractères acquis.

📝 Points essentiels

  • Lamarck propose, dès 1809 dans Philosophie Zoologique, une théorie de l’évolution basée sur la transformation progressive des espèces.
  • La théorie repose sur deux lois fondamentales :
    • La fonction crée l’organe, impliquant que l’usage ou le non-usage modifie la taille ou la structure des organes.
    • L’hérédité des caractères acquis, permettant la transmission des modifications obtenues durant la vie d’un organisme à sa descendance.
  • Lamarck s’appuie sur l’observation de formes fossiles intermédiaires et sur la géologie pour argumenter que l’environnement change, ce qui entraîne une transformation des espèces.
  • La théorie Lamarckienne a été rejetée par la communauté scientifique, notamment par Cuvier, mais elle a marqué une étape importante dans la réflexion sur l’évolution.
  • La théorie de Lamarck est souvent résumée par l’exemple de la girafe : le cou s’allongeait par l’usage répété pour atteindre les feuilles en hauteur, puis cette longueur était transmise à la descendance.

💡 À retenir

La théorie de Lamarck, basée sur l’usage des organes et l’héritage des caractères acquis, a été la première tentative systématique d’explication de l’évolution des espèces, mais elle a été remplacée par la théorie de la sélection naturelle de Darwin. Cependant, certains mécanismes qu’il a proposés, comme la plasticité des caractères, ont été réévalués dans la biologie moderne.

📖 3. Sélection naturelle Darwin

🔑 Notions clés & Définitions

  • Sélection naturelle : Mécanisme d’évolution selon lequel les individus présentant des caractères avantageux pour leur survie et reproduction ont plus de chances de transmettre ces caractères à leur descendance, entraînant une modification des populations au fil du temps.

  • Ascendance commune : Idée que toutes les espèces vivantes descendent d’un ancêtre commun, illustrée par des homologies anatomiques, embryonnaires et génétiques.

  • Niche écologique : Environnement spécifique exploité par une espèce, comprenant ses ressources, son habitat et ses comportements, qui influence son adaptation et sa spéciation.

  • Variabilité interindividuelle : Différences observables entre individus d’une même espèce, telles que taille, vitesse ou couleur, essentielles pour la sélection naturelle.

  • Spéciation : Processus par lequel une population d’une même espèce se divise en plusieurs populations distinctes, souvent par adaptation à différentes niches écologiques, menant à la formation de nouvelles espèces.

  • Gènes vestigiaux : Gènes qui ont perdu leur fonction au cours de l’évolution mais qui témoignent d’une origine commune ou d’un passé évolutif, comme le gène pour la dentition chez certains oiseaux.

📝 Points essentiels

  • La théorie de Darwin repose sur deux piliers : l’ascendance commune des espèces et la sélection naturelle comme mécanisme de changement évolutif.

  • La sélection naturelle agit sur la variabilité aléatoire des caractères, favorisant les individus mieux adaptés à leur environnement, ce qui entraîne la survie du plus apte.

  • La spéciation résulte de l’isolement reproductif et de l’adaptation à des niches écologiques différentes, illustrant la discontinuité dans la diversification des espèces.

  • Les preuves en faveur de la sélection naturelle incluent la paléontologie (formes intermédiaires, chronologie des fossiles), l’anatomie comparée (homologies), la génétique (ADN, gènes homéotiques, gènes vestigiaux) et l’observation de la sélection artificielle.

  • La théorie synthétique ou néodarwinisme intègre la génétique mendélienne à la théorie darwinienne, précisant que la variation génétique est à la base de la sélection.

💡 À retenir

La sélection naturelle, en agissant sur la variabilité génétique, est le principal mécanisme qui explique l’évolution des espèces, leur adaptation aux environnements et la formation de nouvelles espèces à partir d’ancêtres communs.

📖 4. Preuves évolution

🔑 Notions clés & Définitions

  • Fixisme : Théorie selon laquelle les espèces sont immuables et éternelles, n’évoluant pas au cours du temps. Elle considère que les espèces ont toujours existé telles qu’elles sont aujourd’hui.
  • Transformisme : Idée que les espèces évoluent et se transforment au fil du temps, notamment par des mécanismes comme l’héritage des caractères acquis.
  • Homologie : Similarité de structures anatomiques ou génétiques entre différentes espèces, témoignant d’une origine commune.
  • Niche écologique : Fonction ou rôle spécifique d’une espèce dans son environnement, incluant ses interactions avec les autres organismes et son habitat.
  • Sélection naturelle : Mécanisme d’évolution selon lequel les individus avec des caractères avantageux ont plus de chances de survivre et de se reproduire, transmettant ces caractères à leur descendance.
  • Théorie synthétique de l’évolution (néodarwinisme) : Approche intégrant la génétique, la paléontologie et la géologie pour expliquer l’évolution des espèces, en combinant la sélection naturelle et l’héritage génétique.

📝 Points essentiels

  • La théorie du fixisme, défendue par Aristote et Linné, a été abandonnée face aux découvertes fossiles et à la théorie du catastrophisme de Cuvier, qui expliquait l’extinction par des catastrophes naturelles.
  • Lamarck propose le transformisme avec ses lois : la fonction crée l’organe et l’héritage des caractères acquis, mais ses mécanismes sont contestés.
  • Darwin introduit la sélection naturelle, illustrée par l’exemple des pinsons des Galápagos, expliquant la divergence des espèces à partir d’un ancêtre commun.
  • La preuve de l’ascendance commune repose sur l’homologie anatomique, embryologique et génétique, notamment la conservation de certains gènes (gènes homéotiques).
  • La paléontologie montre une succession chronologique des formes fossiles, avec des formes intermédiaires attestant de l’évolution.
  • La sélection artificielle, comme dans le cas du chien ou du renard domestiqué, illustre le rôle de la sélection dans la modification des espèces.
  • La sélection naturelle explique également l’adaptation aux niches écologiques différentes, favorisant la spéciation.
  • La théorie synthétique, ou néodarwinisme, intègre la génétique mendélienne à la théorie darwinienne, précisant que la variation génétique est à la base de l’évolution.

💡 À retenir

L’évolution des espèces est un processus complexe soutenu par des preuves fossiles, anatomiques, génétiques et expérimentales, dont la sélection naturelle constitue le mécanisme principal, intégrée aujourd’hui dans la théorie synthétique.

📖 5. Spéciation

🔑 Notions clés & Définitions

  • Spéciation : Processus par lequel une population d'une même espèce se divise en deux ou plusieurs espèces distinctes, généralement par isolation reproductrice et adaptation à différents environnements.

  • Isolement reproducteur : Mécanisme empêchant la reproduction entre deux populations, favorisant la divergence évolutive. Il peut être prézygotique (avant la fécondation) ou postzygotique (après la fécondation).

  • Niche écologique : Ensemble des conditions environnementales et ressources exploitées par une espèce, constituant son « métier » dans l'écosystème. La divergence de niches favorise la spéciation.

  • Allopatrie : Mode de spéciation où une population est géographiquement isolée, ce qui entraîne une divergence génétique et morphologique au fil du temps.

  • Sympatrie : Mode de spéciation sans barrière géographique, souvent par différenciation chromosomique ou par sélection disruptive au sein d'une même zone géographique.

  • Mécanismes de spéciation : Processus par lesquels des populations évoluent séparément, notamment par isolement reproducteur, sélection naturelle, dérive génétique, ou mutation.

📝 Points essentiels

  • La spéciation résulte souvent d’un isolement reproducteur, empêchant le flux génétique entre populations, ce qui permet leur divergence.

  • La divergence peut être favorisée par la sélection naturelle, la dérive génétique ou des mutations, notamment dans des niches écologiques différentes.

  • La spéciation allopatrique est la plus courante, liée à une barrière géographique (montagnes, rivières, continents). La sympatrie se produit sans barrière géographique, par exemple via différenciation chromosomique.

  • La formation de nouvelles espèces peut prendre des milliers à millions d’années, selon les mécanismes et les pressions environnementales.

  • La notion de niche écologique est centrale : la divergence des niches favorise la différenciation et la formation d’espèces distinctes.

💡 À retenir

La spéciation est le processus clé de la diversification des êtres vivants, résultant de l’isolement reproducteur et de l’adaptation à des niches écologiques différentes, permettant l’émergence de nouvelles espèces au cours du temps.

📖 6. Variabilité génétique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Variabilité génétique : La diversité des gènes et des traits au sein d'une population, résultant de mutations, recombinaisons et autres mécanismes génétiques, permettant l'évolution des espèces.
  • Mutations : Changements aléatoires dans la séquence de l'ADN, source principale de nouvelle variation génétique.
  • Héritabilité : Capacité des caractères acquis ou génétiques d’être transmis de génération en génération.
  • Homologie : Similarité de structures ou de gènes chez différentes espèces, témoignant d’une origine évolutive commune.
  • Sélection naturelle : Mécanisme évolutif où les individus avec des traits avantageux ont plus de chances de survivre et de se reproduire, favorisant la propagation de ces traits.
  • Espèce : Groupe d’individus capables de se reproduire entre eux et de produire une descendance fertile, avec une variabilité génétique propre.

📝 Points essentiels

  • La variabilité génétique est à la base de l’évolution, permettant aux populations de s’adapter aux changements environnementaux.
  • Les mutations, bien que rares, sont la principale source de nouvelles variations génétiques, souvent aléatoires et héréditaires.
  • La recombinaison génétique lors de la reproduction sexuée augmente la diversité en mélangeant les gènes parentaux.
  • La sélection naturelle agit sur cette variabilité en favorisant certains traits, ce qui conduit à la spéciation ou à l’adaptation.
  • La preuve de l’ascendance commune des espèces repose sur l’analyse des homologies anatomiques, embryologiques et génétiques.
  • La théorie synthétique de l’évolution combine la génétique mendélienne et la sélection naturelle pour expliquer l’évolution.

💡 À retenir

La variabilité génétique, alimentée par mutations et recombinaisons, constitue le moteur de l’évolution, permettant aux espèces de s’adapter et de se diversifier face aux pressions environnementales.

📖 7. Sélection sexuelle

🔑 Notions clés & Définitions

  • Sélection sexuelle : Mécanisme évolutif par lequel certains traits ou comportements augmentent la probabilité de reproduction d’un individu, en étant préférés par le sexe opposé. Elle favorise la différenciation entre mâles et femelles en termes de caractéristiques morphologiques ou comportementales.

  • Attraits sexuels : Caractéristiques physiques ou comportements qui augmentent l’attrait d’un individu pour le sexe opposé, comme la parade nuptiale, la taille, la couleur ou la voix. Ces traits peuvent ne pas avoir de lien direct avec la survie mais améliorent la reproduction.

  • Choix du partenaire : Processus par lequel un sexe, généralement la femelle, sélectionne ses partenaires en fonction de certains traits ou comportements, influençant ainsi l’évolution des caractères sexuels secondaires.

  • Caractères sexuels secondaires : Traits morphologiques ou comportementaux apparaissant chez un sexe à la puberté, distincts des caractères sexuels primaires, et favorisés par la sélection sexuelle (ex : plumage coloré, cornes, chants).

  • Hypothèse de la "course aux armements" : Théorie selon laquelle la sélection sexuelle entraîne une compétition entre mâles pour attirer les femelles ou pour éliminer leurs rivaux, ce qui peut conduire à l’évolution de traits exagérés ou coûteux.

  • Point à retenir : La sélection sexuelle peut conduire à l’apparition de caractères extrêmes ou coûteux, qui ne sont pas forcément avantageux pour la survie, mais qui augmentent la réussite reproductive de l’individu.

📝 Points essentiels

  • La sélection sexuelle agit parallèlement à la sélection naturelle, en favorisant des traits qui augmentent la probabilité de reproduction, même s’ils peuvent réduire la survie.

  • Elle explique la diversité des caractères sexuels secondaires, comme la parade nuptiale chez les oiseaux ou la taille des cornes chez certains mammifères.

  • Le choix du partenaire par les femelles est souvent basé sur des traits indicateurs de la qualité génétique ou de la bonne santé de l’individu.

  • La compétition entre mâles peut entraîner la sélection de caractères exagérés, comme de grandes cornes ou des couleurs vives, qui peuvent aussi augmenter le risque de prédation.

  • La théorie de la "course aux armements" illustre la dynamique de compétition et d’accroissement des traits sexuels chez les mâles.

💡 À retenir

La sélection sexuelle favorise le développement de caractères exagérés ou coûteux pour augmenter la réussite reproductive, même si ces traits peuvent réduire la survie, façonnant ainsi la diversité des caractères sexuels secondaires chez les espèces.

📖 8. Mécanismes de sélection

🔑 Notions clés & Définitions

  • Fixisme : Hypothèse selon laquelle les espèces sont éternelles et immuables, sans évolution au fil du temps. Elle a été abandonnée par la communauté scientifique au 19ème siècle.
  • Transformisme : Théorie selon laquelle les espèces évoluent au cours du temps par transformation progressive, notamment via des formes intermédiaires fossiles.
  • Sélection naturelle : Mécanisme d’évolution proposé par Darwin où les individus avec des variations avantageuses ont plus de chances de survivre et de se reproduire, transmettant ces traits à leur descendance.
  • Niche écologique : Environnement exploité par une espèce, correspondant à son « métier » ou rôle spécifique dans l’écosystème, distinct de son habitat.
  • Homologies : Similarités de structures ou de gènes entre différentes espèces, témoins d’une origine évolutive commune.
  • Sélection artificielle : Processus de tri par l’humain pour favoriser certaines caractéristiques chez une espèce, comme dans la domestication du chien ou du canari.

📝 Points essentiels

  • La théorie de Darwin repose sur deux piliers : l’ascendance commune des espèces et la sélection naturelle.
  • La sélection artificielle a permis d’observer rapidement l’effet de la sélection en modifiant des traits chez des espèces domestiques.
  • La sélection naturelle explique la survie différenciée des individus porteurs de variations avantageuses, entraînant une évolution progressive.
  • La preuve paléontologique montre une succession de formes fossiles intermédiaires, attestant de l’évolution et de l’origine commune des vertébrés.
  • Les homologies anatomiques, embryologiques et génétiques renforcent l’idée d’une parenté entre les espèces.
  • La théorie synthétique de l’évolution combine la théorie darwinienne avec la génétique, formant le néodarwinisme.

💡 À retenir

Les mécanismes de sélection, qu’ils soient naturels ou artificiels, sont fondamentaux pour comprendre comment les espèces évoluent et s’adaptent à leur environnement au fil du temps.

📖 9. Épigénétique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Épigénétique : Ensemble des modifications héréditaires de l'expression des gènes qui ne modifient pas la séquence d'ADN mais influencent leur activité. Ces modifications peuvent être transmises lors des divisions cellulaires ou entre générations.

  • Marqueurs épigénétiques : Molécules ou modifications chimiques (ex : méthylation de l'ADN, modifications des histones) qui régulent l'expression génique en modifiant la structure de la chromatine ou l'accessibilité des gènes.

  • Méthylation de l'ADN : Ajout d'un groupe méthyle sur la cytosine, souvent dans des régions CpG, entraînant la répression de l'expression génique. C'est une des principales marques épigénétiques.

  • Modifications des histones : Ajouts ou enlèvements de groupes chimiques (acétylation, méthylation, phosphorylation) sur les histones, modifiant la condensation de la chromatine et régulant l'expression des gènes.

  • Plasticité phénotypique : Capacité d’un organisme à modifier son phénotype en réponse à des stimuli environnementaux, sous l’influence de mécanismes épigénétiques.

  • Héritabilité épigénétique : Transmission des marques épigénétiques d'une génération à l'autre, permettant une adaptation rapide sans changement de la séquence d'ADN.

📝 Points essentiels

  • L’épigénétique explique comment l’environnement peut influencer l’expression des gènes, notamment durant le développement, la reproduction ou en réponse à des stress.

  • Les modifications épigénétiques sont réversibles, contrairement aux mutations génétiques, mais peuvent être transmises lors des divisions cellulaires et, dans certains cas, entre générations.

  • La méthylation de l’ADN et les modifications des histones jouent un rôle clé dans la régulation de l’expression génique, notamment lors du développement embryonnaire, de la différenciation cellulaire et dans certaines pathologies (cancers, maladies neurodégénératives).

  • L’épigénétique contribue à la compréhension de phénomènes comme la mémoire, l’adaptation rapide, ou la transmission de traits acquis.

  • La recherche en épigénétique remet en question la vision classique de la génétique comme seule responsable de l’héritage, en introduisant une dimension environnementale et dynamique.

💡 À retenir

L’épigénétique désigne les mécanismes modulant l’expression des gènes en réponse à l’environnement, pouvant être transmis, ce qui permet une adaptation rapide et flexible des organismes sans modification de leur séquence d’ADN.

📖 10. Anthropisation

🔑 Notions clés & Définitions

  • Anthropisation : Processus par lequel l’activité humaine modifie durablement les milieux naturels, souvent au détriment de la biodiversité et de l’équilibre écologique.
  • Impact environnemental : Effets négatifs des activités humaines sur les écosystèmes, tels que la déforestation, la pollution, l’urbanisation ou l’agriculture intensive.
  • Biodiversité : Diversité des êtres vivants sur une planète ou dans un milieu donné, essentielle au maintien des écosystèmes.
  • Dégradation des habitats : Détérioration ou destruction des lieux de vie naturels des espèces, souvent causée par l’activité humaine.
  • Urbanisation : Transformation des zones rurales en zones urbaines, entraînant une extension des villes et une modification des paysages.
  • Effet de serre anthropique : Augmentation de la température globale due aux émissions de gaz à effet de serre produites par l’homme, contribuant au changement climatique.

📝 Points essentiels

  • L’anthropisation est une cause majeure de la perte de biodiversité, avec des conséquences telles que l’extinction d’espèces, la fragmentation des habitats, et la modification des cycles naturels.
  • La déforestation, l’urbanisation et l’agriculture intensive sont les principaux facteurs d’impact, provoquant la disparition d’écosystèmes entiers.
  • La pollution (air, eau, sol) résulte directement ou indirectement des activités humaines, affectant la santé des écosystèmes et des populations.
  • La modification des paysages par l’urbanisation entraîne une perte de connectivité écologique, limitant la migration et la reproduction des espèces.
  • La sensibilisation et la mise en œuvre de politiques de conservation sont essentielles pour limiter l’impact de l’anthropisation.

💡 À retenir

L’anthropisation désigne la transformation des milieux naturels par l’homme, qui, si elle est non régulée, menace la biodiversité et l’équilibre écologique de la planète.

📊 Tableaux de Synthèse

ThéoriePrincipes clésMécanismesReprésentants / Exemples
FixismeEspèces éternelles, immuablesCatastrophisme (Cuvier)Aristote, Linné
Lamarck transformismeÉvolution par transformation progressiveUsage/non-usage, hérédité des caractères acquisGirafe, formes intermédiaires
Sélection naturelle (Darwin)Évolution par sélection des caractères avantageuxVariabilité, adaptation, spéciationHomologies, fossiles, ADN
Preuves évolutionStructures homologues, fossiles, génétiqueTransformation progressive, ancêtres communsFossiles intermédiaires, gènes vestigiaux

⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre fixisme et transformisme : le fixisme nie toute évolution, alors que Lamarck propose une transformation progressive.
  2. Croire que l’héritage des caractères acquis est scientifiquement prouvé : cette idée est rejetée par la génétique moderne.
  3. Confondre sélection naturelle et sélection artificielle : la première est naturelle, la seconde est contrôlée par l’homme.
  4. Confondre spéciation et variation intra-spécifique : la spéciation mène à la formation de nouvelles espèces.
  5. Sous-estimer l’importance de la variabilité génétique dans la mécanisme de l’évolution.
  6. Confondre homologie et analogy : homologie indique une origine commune, l’analogie une convergence.
  7. Mauvaise interprétation des preuves fossiles : formes intermédiaires témoignent de l’évolution, pas de fixisme.

✅ Checklist Examen

  • Maîtriser la différence entre fixisme, transformisme, et sélection naturelle.
  • Connaître les mécanismes proposés par Lamarck et leur critique.
  • Expliquer le principe de la sélection naturelle et ses preuves.
  • Identifier des exemples d’homologies et de formes intermédiaires fossiles.
  • Comprendre le rôle de la variabilité génétique dans l’évolution.
  • Définir la spéciation et ses processus.
  • Reconnaître les preuves génétiques de l’évolution.
  • Savoir distinguer les mécanismes de sélection naturelle et artificielle.
  • Connaître les concepts d’ascendance commune et de niche écologique.
  • Identifier les mécanismes épigénétiques dans l’évolution.
  • Comprendre le rôle de l’anthropisation dans la modification des écosystèmes.
  • Vérifier la maîtrise du vocabulaire spécifique : fixisme, transformisme, sélection, spéciation, homologie, épigénétique.
  • Vérifier la compréhension des mécanismes de sélection et de spéciation.
  • Identifier les principales preuves de l’évolution dans la paléontologie, la génétique et l’anatomie comparée.

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