Scheda di revisione: Mécanismes et influence sociale

Plan du Cours

  1. Soumission à l'autorité
  2. Expérience Milgram
  3. Mécanismes d'obéissance
  4. Conditions favorisant l'obéissance
  5. Normalisation des comportements
  6. Influence sociale et normes
  7. Paresse sociale
  8. Effet Ringelmann
  9. Changement d'attitude
  10. Facteurs de changement d'attitude
  11. Effet spectateur
  12. Comportements d’aide

1. Soumission à l'autorité

Notions clés & Définitions

  • Soumission à l’autorité : Phénomène où un individu accepte de suivre les directives ou ordres d’une figure d’autorité, souvent au détriment de ses propres jugements ou valeurs, sous l’effet de mécanismes psychologiques et du contexte social (voir aussi "Mécanismes d'obéissance" pour les processus internes).

  • Mécanismes d'obéissance : Processus psychologiques permettant à un individu de se conformer aux ordres d’une autorité, notamment par la déresponsabilisation et l’intériorisation des normes sociales (voir aussi "Conditions favorisant l'obéissance" pour les facteurs environnementaux).

  • Conditions favorisant l’obéissance : Ensemble des circonstances qui augmentent la probabilité qu’un individu obéisse à une autorité, telles que le contexte institutionnel, la légitimité perçue de l’autorité, la hiérarchie claire, et la confiance dans l’autorité (voir aussi "Soumission à l’autorité" pour le contexte social).

Points essentiels

  • L’expérience de Milgram (1963, 1974) montre que la majorité des participants se soumettent à l’autorité, allant jusqu’au voltage maximal de 450V, sous l’effet de conditions spécifiques : cadre sérieux, légitimité perçue, rapport hiérarchique, mise en scène crédible, et standardisation de la procédure.

  • La soumission résulte principalement d’un processus de déresponsabilisation : les participants incombent la responsabilité de leurs actes à l’autorité légitime, ce qui est appelé "état agentique" par Milgram (1974).

  • La légitimité perçue de l’autorité joue un rôle central dans la suspension du jugement moral, permettant aux individus d’obéir sans se sentir responsables de leurs actes.

  • La situation expérimentale est conçue pour étudier jusqu’où les individus sont prêts à obéir, en analysant les conditions qui favorisent ou freinent cette soumission.

  • La majorité des participants, même ceux qui pensent ne pas obéir, vont jusqu’au bout de l’expérience, illustrant la puissance du contexte social et des mécanismes d’obéissance.

  • La déresponsabilisation et l’intériorisation des normes sociales expliquent en partie la soumission à l’autorité, en suspendant le jugement moral individuel.

  • La modification des résultats peut intervenir par des facteurs situationnels tels que le contact physique ou visuel avec l’expérimentateur ou le complice, ou par l’absence de l’autorité expérimentale.

À retenir

La soumission à l’autorité est un phénomène puissant, favorisé par le contexte social et la légitimité perçue, où les mécanismes de déresponsabilisation jouent un rôle clé pour expliquer la conformité même face à des actes potentiellement immoraux.

2. Expérience Milgram

Notions clés & Définitions

Expérience Milgram (1963, 1974) : étude expérimentale visant à mesurer la capacité des individus à obéir à une autorité, même si cela implique de commettre des actes contraires à leur conscience morale, en manipulant des conditions favorisant ou défavorisant l’obéissance.

Influence du contexte social : ensemble des facteurs environnementaux, institutionnels ou situationnels qui favorisent ou inhibent la soumission à l’autorité, notamment la légitimité perçue de l’autorité et la configuration de la situation expérimentale.

Déresponsabilisation : mécanisme par lequel un individu, placé dans une situation d’obéissance, suspend sa responsabilité morale en la reportant à une autorité légitime ou en se considérant comme un agent de cette autorité, ce qui facilite l’exécution d’actes contraires à ses valeurs personnelles (concept associé à l’"état agentique" de Milgram).

Points essentiels

  • L’expérience cherche à comprendre jusqu’où les individus sont prêts à obéir à une autorité, même si cela implique de causer de la douleur à autrui.
  • La situation expérimentale est soigneusement standardisée pour contrôler chaque facteur, notamment par un tirage au sort truqué et la mise en scène d’un cadre crédible.
  • La majorité des participants vont jusqu’au voltage maximal (450V), illustrant la puissance de l’influence du contexte social et de la légitimité perçue de l’autorité.
  • Les participants justifient leur comportement par la déresponsabilisation, en attribuant la responsabilité à l’autorité ou en considérant qu’ils n’avaient pas à juger la moralité de l’acte.
  • Milgram introduit le concept d’"état agentique" : l’individu devient agent d’une autorité, transférant la responsabilité de ses actes à cette dernière.

À retenir

L’expérience Milgram démontre que sous certaines conditions, la soumission à l’autorité peut conduire à des comportements extrêmes, en grande partie expliqués par la déresponsabilisation et l’influence du contexte social.

3. Mécanismes d'obéissance

Notions clés & Définitions

Normalisation : Le phénomène par lequel, en l’absence de normes préétablies, des individus exercent une influence réciproque pour converger vers une norme commune. Selon Montmollin (1965, 1966), cette influence se produit dans des situations ambiguës où les réponses sont incertaines, favorisant la construction progressive d’une norme collective.

Norme sociale : Selon Shérif (1935), une norme sociale est « une échelle évaluative indiquant une latitude acceptable et une latitude inacceptable pour le comportement, l'activité, les croyances, ou tout autre sujet concernant les membres d'une unité sociale ». Elle définit des standards de conduite, opinions ou attitudes avec une marge de variations permises.

Influence sociale : Mécanisme par lequel le groupe ou le contexte social exerce une pression ou une influence sur l’individu, favorisant la formation ou le maintien de normes communes ou de comportements conformes à celles-ci.

Points essentiels

  • La soumission à l’autorité, illustrée par l’expérience de Milgram, repose notamment sur la déresponsabilisation individuelle (état agentique) et la légitimité perçue de l’autorité, qui suspendent le jugement moral des participants.
  • La normalisation se produit dans des situations ambiguës où l’incertitude empêche l’individu de définir seul la norme appropriée, conduisant à une convergence vers une norme collective.
  • La norme sociale fonctionne comme une échelle évaluative, encadrant ce qui est considéré comme acceptable ou inacceptable, influençant ainsi les comportements et attitudes dans un groupe.
  • L’influence sociale est le processus par lequel ces normes et comportements sont diffusés et intériorisés, permettant la cohésion ou la conformité au sein du groupe.

À retenir

La normalisation et l’influence sociale expliquent comment, en l’absence de normes établies ou sous l’effet de la pression du groupe, les individus tendent à adopter des comportements ou des attitudes conformes à une norme commune, renforçant la cohésion sociale ou la soumission.

4. Conditions favorisant l'obéissance

Notions clés & Définitions

  • Paresse sociale : phénomène selon lequel la performance individuelle diminue lorsque les efforts sont réalisés en groupe, en raison d’une réduction de l’effort personnel (Ringelmann, 1882). La performance collective résulte de la somme des efforts individuels, qui tend à diminuer sous influence sociale.

  • Effet Ringelmann : manifestation spécifique de la paresse sociale, observée par Ringelmann (1882), où la force ou la productivité d’un groupe diminue à mesure que le nombre de membres augmente, en raison d’une baisse de l’effort individuel.

  • Effort collectif : résultat de la somme des efforts individuels fournis dans un groupe. Il peut être réduit par la paresse sociale, notamment lorsque la contribution de chaque membre n’est pas identifiable ou valorisée.

5. Normalisation des comportements

Notions clés & Définitions

Changement d'attitude : Modification durable ou temporaire du positionnement évaluatif d’un individu à l’égard d’un objet, d’une idée ou d’une situation, pouvant être explicite (conscient) ou implicite (inconscient).
Attitude évaluative : Jugement ou positionnement favorable ou défavorable porté par une personne à l’égard d’un objet, d’un concept ou d’une situation, exprimé sur un continuum.
Dissonance cognitive : Tension psychologique ressentie lorsqu’une personne détient des attitudes ou comportements incohérents, ce qui peut conduire à une modification des attitudes pour réduire cette tension.
Facteurs de changement d’attitude : Élément ou condition qui influence la modification de l’attitude, tels que l’implication, la crédibilité de la source, ou la situation sociale.

Points essentiels

  • La normalisation désigne la formation d’une norme dans un groupe, notamment dans des situations d’incertitude où il n’existe pas de norme préétablie.
  • La norme est à la fois un comportement fréquemment observé dans une situation donnée et une échelle évaluative indiquant ce qui est acceptable ou inacceptable, selon Shérif (1935).
  • La situation expérimentale de Montmollin (1965, 1966) permet d’étudier la normalisation en contexte d’ambiguïté, où les individus, incertains, exercent une influence réciproque et convergent vers une norme commune.
  • La normalisation évolue d’une convergence individuelle vers une norme du groupe, avec une internalisation progressive des standards sociaux.
  • La normalisation est influencée par la dynamique sociale, la confiance dans le groupe, et la perception de la légitimité des comportements observés.
  • La situation expérimentale met en évidence que la majorité tend à ajuster ses réponses vers une norme commune, illustrant l’impact de l’influence sociale.

À retenir

La normalisation est un processus par lequel, en contexte d’incertitude, les individus ajustent leurs comportements et opinions pour converger vers une norme commune, influencés par la dynamique du groupe et la situation sociale.

6. Influence sociale et normes

Notions clés & Définitions

Effet spectateur : Phénomène selon lequel la présence de témoins diminue la probabilité qu’un individu intervienne dans une situation d’urgence ou de besoin d’aide, en raison d’un phénomène de responsabilité partagée ou de diffusion de la responsabilité (voir section 10).

Comportements d’aide : Actions volontaires entreprises par un individu pour venir en aide à une autre personne dans le besoin. Ces comportements peuvent être altruistes (désintéressés) ou instrumentaux (avec bénéfice personnel ou matériel) (voir section 10).

Bénéfices de l’aide : Avantages, qu’ils soient matériels ou psychologiques, que l’individu retire en aidant autrui. Ces bénéfices peuvent inclure la réduction d’un état négatif interne, la gratification personnelle, ou la conformité à des normes sociales ou morales (voir section 10).

Points essentiels

  • L’effet spectateur est influencé par la situation sociale, notamment par le nombre de témoins présents, qui peut réduire la responsabilité individuelle perçue. Plus il y a de témoins, moins chaque témoin se sent responsable d’intervenir.
  • Les comportements d’aide varient selon leur nature : l’aide altruiste est désintéressée, tandis que l’aide instrumentale est motivée par un bénéfice ou une récompense.
  • La motivation à aider peut être expliquée par la recherche de bénéfices : réduction de la culpabilité, gratification, ou conformité aux normes sociales et morales.
  • La situation et le contexte social jouent un rôle déterminant dans l’apparition ou la suppression des comportements d’aide, comme le montre l’expérience du bon samaritain où le temps disponible influence fortement la probabilité d’aider.
  • La notion de responsabilité partagée dans l’effet spectateur est renforcée par la théorie selon laquelle la responsabilité se diffuse parmi les témoins, ce qui diminue l’implication individuelle.

À retenir

L’effet spectateur illustre comment la présence de témoins peut inhiber l’aide, tandis que les comportements d’aide et leurs bénéfices dépendent fortement du contexte social et des motivations personnelles, qu’elles soient altruistes ou instrumentales.

7. Paresse sociale

Notions clés & Définitions

Normalisation : Le phénomène de formation d’une norme dans un groupe, où, en absence de normes préétablies, les individus exercent une influence réciproque et convergent vers une norme commune. Selon Shérif (1935), cela se produit notamment dans des situations d’incertitude où les réponses des membres du groupe s’harmonisent.

Norme sociale : Selon Shérif (1935), une échelle évaluative indiquant une latitude acceptable et inacceptable pour le comportement, l’activité, ou les croyances des membres d’une unité sociale. Elle définit des standards qui dictent attitudes, opinions et comportements, tout en laissant une marge de variations permissibles.

Influence sociale : Processus par lequel la présence ou le comportement des autres affecte les attitudes, opinions ou comportements d’un individu. Elle est à la base de la formation et de la consolidation des normes sociales et de la normalisation.

Points essentiels

  • La normalisation se produit dans des situations d’incertitude, où les individus, sans normes préalables, ajustent leurs réponses en fonction de celles des autres, aboutissant à une norme commune.
  • La norme sociale sert de référence évaluative, délimitant ce qui est considéré comme acceptable ou non dans un contexte donné.
  • La mise en situation expérimentale inspirée de Montmollin montre que, face à une ambiguïté, l’influence du groupe conduit à une convergence vers une norme partagée, d’abord individuelle puis collective.
  • La normalisation et les normes sociales sont omniprésentes dans la vie quotidienne, influençant nos comportements même sans que nous en ayons conscience, par exemple dans des comportements observés en groupe ou en situation sociale.

À retenir

La normalisation est un processus par lequel, en situation d’incertitude, l’influence du groupe conduit à la formation d’une norme commune, qui est encadrée par la norme sociale, une échelle évaluative des comportements acceptables.

8. Effet Ringelmann

Notions clés & Définitions

Paresse sociale : Phénomène selon lequel, dans un groupe, la contribution individuelle à une tâche collective tend à diminuer lorsque l’effort est effectué en groupe par rapport à un effort individuel seul (voir section 4).

Effet Ringelmann : Observation empirique selon laquelle la performance individuelle diminue lorsque plusieurs personnes travaillent ensemble sur une même tâche, en raison de la réduction de l’effort individuel dans un contexte collectif (Ringelmann, 1882).

Effort collectif : Effort combiné fourni par un groupe pour réaliser une tâche commune, dont la performance globale dépend de la contribution de chaque membre.

Points essentiels

  • La paresse sociale a été initialement observée par Ringelmann en 1882 à travers une expérience où la force de traction d’un groupe de personnes était inférieure à la somme des forces individuelles.
  • L’effet Ringelmann montre que la performance individuelle décroît en contexte collectif, notamment parce que chaque membre peut réduire son effort en pensant que sa contribution est moins identifiable ou que l’effort global ne dépend pas uniquement de lui.
  • La performance d’un individu en groupe est influencée par le contexte social, notamment par l’absence d’interaction, la présence d’autres membres, et la non-identification des efforts individuels.
  • Limites : cet effet est considéré comme éloigné de la vie réelle, car il suppose des conditions non écologiques où les membres ne se connaissent pas et où il n’y a pas de communication.

À retenir

L’effet Ringelmann illustre que la performance individuelle tend à diminuer dans un groupe, en partie à cause de la paresse sociale, et que cette baisse est influencée par le contexte social et la difficulté à identifier l’effort de chacun.

9. Changement d'attitude

Notions clés & Définitions

Changement d’attitude : Modification durable ou temporaire du positionnement évaluatif d’un individu envers un objet, un concept ou une idée, pouvant être explicite (conscient) ou implicite (inconscient).

Facteurs de changement d’attitude : Élément ou condition qui influence la modification de l’attitude, tels que l’implication dans le sujet, la crédibilité de la source, ou la situation contextuelle (ex. argumentation, situation sociale, etc.).

Dissonance cognitive : État de tension ou de malaise ressenti lorsqu’une personne détient deux cognitions incompatibles ou lorsqu’un comportement contredit ses attitudes, ce qui peut conduire à une modification de l’attitude pour réduire cette dissonance (voir section 5).

Points essentiels

  • Le changement d’attitude peut résulter de processus cognitifs liés à la défense ou à la rationalisation face à une contradiction ou une nouvelle information.
  • La crédibilité de la source (ex. argument scientifique) facilite le changement d’attitude en réduisant l’effort cognitif nécessaire.
  • La dissonance cognitive joue un rôle clé : lorsqu’un comportement ne correspond pas à une attitude, l’individu est incité à ajuster ses attitudes pour retrouver la cohérence.
  • La socialisation et la socialisation interne (intériorisation des normes) participent à la formation et au changement d’attitude.
  • Le changement d’attitude est souvent utilisé dans des contextes de santé ou d’écologie, mais ses effets à long terme sont limités et peuvent parfois renforcer l’attitude initiale.

À retenir

Le changement d’attitude résulte d’un processus dynamique influencé par la crédibilité, l’implication et la gestion de la dissonance cognitive, mais il reste souvent limité dans le temps et peut parfois renforcer l’attitude initiale.

10. Facteurs de changement d'attitude

Notions clés & Définitions

  • Effet spectateur : Phénomène selon lequel la présence de témoins diminue la probabilité qu’un individu intervienne lors d’une situation d’urgence ou de besoin d’aide. Plus il y a de témoins, moins chaque témoin se sent responsable d’agir (voir section 5, "Effet spectateur").

  • Comportements d’aide : Actions entreprises par un individu pour venir en aide à autrui. Ils peuvent être altruistes (désintéressés) ou instrumentaux (profitant aussi à l’aideur). La motivation peut inclure l’empathie, la récompense ou la crainte de sanction (voir section 5, "Comportements d’aide").

  • Empathie : Capacité à ressentir et comprendre les émotions d’autrui, ce qui peut favoriser l’aide et influencer le comportement d’aide. L’empathie est une motivation importante pour les comportements altruistes (voir section 5, "Empathie").

11. Effet spectateur

Notions clés & Définitions

Normalisation (Shérif, 1935) : Le phénomène de formation d’une norme dans un groupe, où des individus incertains quant à leurs réponses exercent une influence réciproque et convergent vers une norme commune en l’absence de normes préétablies.

Norme sociale (Shérif, 1935) : « une échelle évaluative indiquant une latitude acceptable et une latitude inacceptable pour le comportement, l'activité, les croyances, ou tout autre sujet concernant les membres d'une unité sociale ». Elle définit une marge de conduite, d’attitudes ou d’opinions permises ou non, avec une certaine flexibilité.

Influence sociale : Mécanisme par lequel la présence ou le comportement des autres influence les attitudes, opinions ou comportements d’un individu, notamment dans la formation ou la modification de normes sociales.

Points essentiels

  • La normalisation se produit lorsque, en l’absence de normes préétablies, les individus exercent une influence mutuelle dans une situation d’incertitude, aboutissant à une convergence vers une norme commune.
  • La norme sociale est une échelle évaluative qui délimite ce qui est considéré comme acceptable ou inacceptable dans un contexte social, permettant une certaine marge de variation.
  • La mise en situation expérimentale montre que la convergence vers une norme peut se faire à la fois au niveau individuel (normalisation individuelle) puis au niveau du groupe (intériorisation de la norme du groupe).
  • L’influence sociale est le processus qui permet cette normalisation, en guidant l’individu vers une norme commune à travers la dynamique de groupe.
  • La normalisation et l’influence sociale sont omniprésentes dans la vie quotidienne, influençant par exemple nos comportements lors de situations collectives ou en groupe.

À retenir

La normalisation est un processus par lequel, en situation d’incertitude, un groupe influence ses membres pour créer une norme commune, illustrant le rôle central de l’influence sociale dans la construction des normes sociales.

12. Comportements d’aide

Notions clés & Définitions

Paresse sociale : Phénomène selon lequel, en situation collective, la performance individuelle diminue par rapport à une situation en coaction ou en individuel, en raison de l’absence d’interaction et de la non-identification des efforts (Ringelmann, 1882).

Effet Ringelmann : Observation selon laquelle la performance collective est inférieure à la somme des performances individuelles, notamment en raison de la réduction de l’effort individuel dans un groupe (Ringelmann, 1882).

Effort collectif : Résultat de la somme ou de la combinaison des efforts individuels fournis dans une situation de travail en groupe ou en situation collective, influencée par la présence d’autres personnes et par la perception de responsabilité partagée.

Points essentiels

  • La presse sociale se manifeste par une baisse de l’effort individuel lorsque les individus travaillent en groupe, notamment dans des tâches où leur contribution n’est pas identifiable (Ringelmann, 1882). Elle est caractérisée par l’absence d’interaction, la présence d’autres personnes, et la non-communication entre membres du groupe.
  • La limite de la paresse sociale réside dans le fait que ses conditions sont éloignées de la vie réelle, notamment par le manque de connaissance mutuelle entre membres du groupe et l’absence de communication, ce qui limite la généralisation des résultats.
  • La performance d’un individu dépend du contexte social dans lequel il agit, ce qui montre l’influence sociale sur l’effort fourni en situation collective.
  • La performance collective résulte de l’effort individuel, mais cette relation peut être altérée par la présence d’effets de groupe tels que la paresse sociale ou l’effet Ringelmann.

À retenir

La paresse sociale désigne la tendance des individus à fournir moins d’effort en groupe, phénomène expliqué par l’effet Ringelmann, et sa compréhension est essentielle pour analyser l’influence sociale sur la performance collective.

Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clésMécanismes / FacteursAuteur(s) / Références
Soumission à l’autoritéAcceptation de suivre directives d’une figure d’autorité, déresponsabilisationDéresponsabilisation, état agentique, légitimité perçueMilgram (1963, 1974)
Expérience MilgramÉtude sur l’obéissance, influence du contexte social, déresponsabilisationStandardisation, légitimité, rapport hiérarchiqueMilgram (1963, 1974)
Mécanismes d'obéissanceInfluence sociale, normalisation, conformitéInfluence réciproque, normes sociales, pression du groupeMontmollin (1965, 1966), Shérif (1935)
Conditions favorisant l’obéissanceContexte institutionnel, légitimité, mise en scène crédibleAutorité légitime, situation crédible, absence de contestation
Normalisation des comportementsInfluence dans l’incertitude, convergence vers une normeInfluence réciproque, situation ambiguëMontmollin (1965, 1966)
Influence sociale et normesDiffusion et intériorisation des normes, cohésion socialeNorme sociale, influence du groupeShérif (1935)
Paresse socialeDiminution de l’effort en groupeEffet Ringelmann, réduction de la performance individuelleRingelmann (1882)
Effet RingelmannDiminution de la force ou productivité avec augmentation du groupeEffort individuel réduitRingelmann (1882)
Changement d’attitudeModification durable ou temporaire des opinions ou comportementsProcessus cognitifs, influence sociale
Facteurs de changement d’attitudeInfluence sociale, argumentation, expérience personnellePersuasion, cohérence, crédibilité
Effet spectateurDiminution de l’aide en présence d’autres témoinsDiffusion de responsabilité, désengagement
Comportements d’aideActions volontaires pour aider autruiEmpathie, norme sociale, situation d’urgence

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre soumission à l’autorité et influence sociale : la première implique une obéissance à une figure d’autorité, la seconde concerne la conformité aux normes ou comportements du groupe.
  2. Surestimer la généralisation des résultats de Milgram à toutes les situations d’obéissance : l’expérience est spécifique à un contexte expérimental.
  3. Confondre déresponsabilisation et absence de responsabilité : la déresponsabilisation ne supprime pas la responsabilité, elle la reporte.
  4. Négliger l’impact du contexte social dans la normalisation versus la conformité individuelle.
  5. Confondre l’effet Ringelmann et la paresse sociale : l’un est un exemple spécifique de la paresse sociale.
  6. Ignorer que la majorité des participants dans Milgram pensent ne pas obéir, mais obéissent quand même.
  7. Confondre changement d’attitude et changement de comportement : l’un est une modification cognitive, l’autre comportementale.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition de soumission à l’autorité et ses mécanismes, notamment la déresponsabilisation et l’état agentique, selon Milgram.
  2. Expliquer le protocole et les résultats de l’expérience Milgram, en insistant sur la légitimité perçue de l’autorité.
  3. Identifier les facteurs environnementaux et situationnels favorisant l’obéissance (contexte institutionnel, mise en scène, légitimité).
  4. Définir la normalisation selon Montmollin et son rôle dans la formation de normes sociales.
  5. Décrire le rôle de l’influence sociale dans la cohésion et la conformité, en citant Shérif.
  6. Expliquer le phénomène de paresse sociale et l’effet Ringelmann, en précisant leur impact sur la performance collective.
  7. Différencier changement d’attitude et changement de comportement, en précisant les processus impliqués.
  8. Connaître les facteurs favorisant le changement d’attitude (argumentation, crédibilité, cohérence).
  9. Définir l’effet spectateur et ses causes (diffusion de responsabilité, désengagement).
  10. Identifier les conditions qui favorisent les comportements d’aide, notamment l’empathie et la situation d’urgence.
  11. Connaître les auteurs et concepts clés : Milgram, Montmollin, Shérif, Ringelmann.
  12. Vérifier la maîtrise du vocabulaire spécifique : soumission, déresponsabilisation, normalisation, influence sociale, paresse sociale, effet Ringelmann, changement d’attitude, effet spectateur, comportements d’aide.

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1. Qui a formulé la théorie de l'état agentique et réalisé une expérience majeure sur la soumission à l'autorité en 1963 et 1974 ?

2. Quelle est la fonction principale de l'expérience Milgram ?

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Soumission à l’autorité — définition ?

Acceptation de suivre directives d’une figure d’autorité.

Mécanismes d'obéissance — rôle ?

Facilitent la conformité aux ordres ou normes.

Conditions favorisant l’obéissance — exemples ?

Légitimité, contexte institutionnel, mise en scène crédible.

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