Scheda di revisione: Principes de protection et de commande BT

Plan du Cours

  1. Fonctions de base de l’appareillage BT
  2. Normes d’installation et normes produits
  3. Protection, sectionnement et commande en BT
  4. Dispositifs de protection intégrés aux disjoncteurs
  5. Fusibles industriels et fusibles domestiques
  6. Courbes temps-courant des fusibles
  7. Fusibles gM et protection moteur
  8. Appareils combinés interrupteur fusible
  9. Caractéristiques fondamentales du disjoncteur
  10. Pouvoir assigné de coupure et relation cos phi
  11. Catégories de disjoncteurs et courant Icw
  12. Maintenance préventive des disjoncteurs BT

1. Fonctions de base de l’appareillage BT

Notions clés & Définitions

  • Protection électrique BT : La protection électrique BT vise à éviter ou limiter les dangers et dégâts dus aux surintensités et aux défauts d’isolement, en isolant le circuit défectueux.
  • Sectionnement en BT : Le sectionnement en BT est la fonction qui sépare et isole un circuit ou un appareil du reste de l’installation pour permettre l’intervention en sécurité.
  • Commande en BT : La commande en BT regroupe les actions permettant à l’exploitant d’agir volontairement sur des circuits en charge, manuellement ou automatiquement.
  • Dispositifs différentiels à courant résiduel : Les dispositifs différentiels à courant résiduel détectent certains défauts d’isolement en comparant les courants et déclenchent pour protéger les personnes.
  • Relais thermiques moteurs : Les relais thermiques moteurs protègent contre les surchauffes liées aux conditions de fonctionnement anormales du moteur.

Points essentiels

  • Le rôle général de l’appareillage BT est d’assurer protection électrique, sectionnement et commande des circuits.
  • Les normes d’installation et de produits encadrent la réalisation des circuits et les performances de l’appareillage (CEI 60364, NF C 15-100, CEI 60947).
  • La protection contre surintensités et défauts d’isolement sépare le circuit défectueux du reste de l’installation.
  • Pour les circuits, la protection vise notamment les surcharges et les court-circuits, typiquement assurés par disjoncteurs ou fusibles en amont du tableau.
  • Pour les personnes, la protection contre l’électrocution dépend du schéma de liaison à la terre (TN, TT, IT) et peut combiner fusibles/disjoncteurs, différentiels et contrôleurs d’isolement.
  • Pour les moteurs, la protection thermique vise les sur-échauffements (charge excessive, calage, fonctionnement sur deux phases) via relais thermiques dédiés ou intégrés à certains disjoncteurs.

Astuce mémo

PS C : Protection, Sectionnement, Commande (qui fait quoi : danger→protéger, intervention→sectionner, agir→commander).

2. Normes d’installation et normes produits

Notions clés & Définitions

  • Coupure omnipolaire : La coupure omnipolaire est une exigence de sectionnement qui ouvre tous les pôles concernés, afin d’assurer une coupure complète de l’installation BT.
  • Coupure d’urgence : La coupure d’urgence est une fonction de sécurité destinée à mettre hors tension un appareil ou un circuit lorsqu’un maintien sous tension serait dangereux.
  • Arrêt d’urgence : L’arrêt d’urgence est une coupure d’urgence visant à arrêter un mouvement devenu dangereux.
  • Sectionneur BT : Le sectionneur est un appareil de connexion à commande manuelle, à deux positions stables, conçu pour la fonction de sectionnement.
  • Interrupteur à coupure en charge : L’interrupteur à coupure en charge est un appareil non automatique à deux positions, capable d’établir et d’interrompre des courants en conditions normales.

Points essentiels

  • Pour la continuité de service, on prévoit une coupure/commande à tous les étages de la distribution, avec une manœuvre manuelle ou électrique (commande à distance, délestage-relestage).
  • Quand la commande fonctionnelle assure aussi la protection, les dispositifs sont généralement à coupure omnipolaire.
  • Le dispositif général de commande d’une installation BT et ceux qui permutent les sources doivent être à coupure omnipolaire.
  • La coupure d’urgence et l’arrêt d’urgence exigent un organe local ou à distance aisément reconnaissable, rapidement accessible et placé près de tout lieu de danger.
  • La coupure doit se faire en une seule manœuvre (ou simultanée) et en charge de tous les conducteurs actifs.
  • La remise sous tension après « sous bris de glace » n’est possible en installations non surveillées qu’avec une clé détenue par le responsable.

Astuce mémo

Urgence = « accessible + simultanée + tous actifs » ; Sectionneur = « hors charge ».

3. Protection, sectionnement et commande en BT

Notions clés & Définitions

  • Fusibles domestiques : Fusibles destinés aux usages courants, dont les caractéristiques nominales et les performances de coupure diffèrent de celles des fusibles industriels.
  • Fusibles industriels : Fusibles conçus pour des usages industriels, avec des caractéristiques nominales et de coupure adaptées à ces applications.
  • Zone de coupure g : Zone de coupure indiquée par la lettre g, qui précise si l’élément peut couper tous les courants ou seulement une partie.
  • Catégorie d’utilisation M : Catégorie d’utilisation indiquée par la lettre M, qui fixe les caractéristiques temps-courant et les balises associées.
  • Courant conventionnel de non fusion Inf : Courant conventionnel que le fusible peut laisser passer pendant un temps spécifié sans fondre.

Points essentiels

  • La désignation des fusibles comporte une lettre de zone de coupure et une lettre de catégorie d’utilisation, chacune ayant une signification normalisée.
  • La lettre g indique l’étendue de coupure : g coupe tous les courants, tandis que a ne coupe qu’une partie des courants.
  • La lettre M fixe précisément les caractéristiques temps-courant via des balises et des essais normalisés.
  • Un fusible gM est associé à deux valeurs de courant assigné : In (calibre thermique et taille du support) et Ich (caractéristique temps-courant de type G équivalent).
  • Un fusible aM est caractérisé par un courant In et une caractéristique temps-courant donnée par la courbe normalisée, sans valeurs de courants conventionnels fixées comme pour g.
  • Les fusibles gG et gM assurent la protection contre surcharges et courts-circuits, mais leur performance est moins favorable pour les faibles surcharges (courants de surcharge de faible intensité).

Astuce mémo

g = coupe tout, a = coupe partiel ; M = courbes temps-courant balisées ; Inf = ne fond pas (pendant le temps donné).

4. Dispositifs de protection intégrés aux disjoncteurs

Notions clés & Définitions

  • Déclencheur magnétothermique : Dispositif de déclenchement combinant une détection de surcharge par élément thermomécanique et une détection de court-circuit par action magnétique.
  • Déclencheur électronique : Dispositif de déclenchement utilisant des capteurs de courant, une électronique de traitement et un actionneur pour commander l’ouverture du disjoncteur.
  • Mécanisme à accrochage : Mécanisme retenant l’appareil en position fermée et se déverrouillant sous l’action du dispositif de déclenchement.
  • Chambre de coupure : Ensemble interne qui reçoit l’arc lors de l’ouverture et contribue à l’extinction de l’arc électrique.
  • Disjoncteur-sectionneur : Appareil combinant les fonctions de base de l’appareillage et pouvant être complété par de nombreux auxiliaires pour élargir les fonctions.

Points essentiels

  • Un disjoncteur industriel doit respecter les normes CEI 60947-1 et CEI 60947-2, tandis qu’un disjoncteur domestique relève de la CEI 60898.
  • Le déclencheur magnétothermique associe un bilame (surcharge) et un circuit magnétique déclenchant au-delà d’un seuil en court-circuit.
  • Le déclencheur électronique s’appuie sur des transformateurs de courant, une électronique de traitement/commande et un actionneur.
  • Le mécanisme à accrochage est déverrouillé par le dispositif de déclenchement et est aussi lié à la manœuvre de la poignée.
  • Le disjoncteur-sectionneur est présenté comme l’unique appareil permettant de satisfaire simultanément toutes les fonctions de base nécessaires, avec des auxiliaires (ex. signalisation, protection contre baisses de T°, t
  • Comparaison : déclencheur magnétothermique vs électronique : le premier utilise bilame + action magnétique, le second utilise capteurs de courant + électronique + actionneur.

Astuce mémo

Magnéto = bilame + aimant (surcharge + court-circuit) ; Électronique = capteurs + calcul + actionneur.

5. Fusibles industriels et fusibles domestiques

Notions clés & Définitions

  • Fusible : Dispositif de protection qui interrompt un circuit électrique quand le courant dépasse une valeur limite, en fondant à cause de l’échauffement.
  • Fusible domestique : Fusible destiné aux installations résidentielles, dimensionné pour des calibres et des conditions d’usage correspondant aux normes domestiques.
  • Fusible industriel : Fusible conçu pour des installations industrielles, avec des caractéristiques adaptées à des courants et conditions d’exploitation plus exigeants.
  • Courant de surcharge : Courant supérieur au courant normal qui provoque une protection par échauffement avant d’atteindre des niveaux de court-circuit.
  • Courant de court-circuit : Courant très élevé dû à un défaut, qui exige une coupure rapide pour limiter les effets thermiques et électrodynamiques.

Points essentiels

  • La protection contre les surintensités vise deux phénomènes distincts : surcharge et court-circuit, chacun avec un comportement de coupure différent.
  • Un fusible domestique est dimensionné pour des seuils et des conditions d’emploi correspondant aux normes domestiques, alors qu’un fusible industriel est choisi pour des exigences d’exploitation plus fortes.
  • Le choix d’un fusible dépend du courant de fonctionnement attendu et du niveau de défaut à protéger, afin d’éviter une coupure intempestive en régime normal.
  • En surcharge, la coupure doit intervenir après un temps lié à l’échauffement, tandis qu’en court-circuit la coupure doit être très rapide.
  • La sélection doit aussi tenir compte des conditions d’installation (notamment l’échauffement), car elles influencent la tenue du dispositif avant fusion.
  • Pour une protection efficace, le fusible doit être coordonné avec le circuit (section des conducteurs et type de défaut) afin que la coupure se fasse avant que les limites du circuit soient dépassées.

Astuce mémo

Surcharge = chauffe lente, Court-circuit = coupure instantanée : le fusible “fond” selon la violence du courant.

6. Courbes temps-courant des fusibles

Notions clés & Définitions

  • Courbe temps-courant : Courbe reliant le courant II au temps de fonctionnement tt d’un dispositif de protection, pour visualiser quand il coupe en surcharge ou en court-circuit.
  • Courbe de fonctionnement : Représentation typique de la réponse d’un disjoncteur en fonction du courant, utilisée pour comparer les comportements selon le type de déclencheur.
  • Courant de réglage Ir : Courant de réglage de la protection contre les surcharges, qui déclenche la partie thermique (long retard) du disjoncteur.
  • Courant de réglage Isd : Courant de réglage de la protection contre les courts-circuits, correspondant au seuil de la partie magnétique (court retard) réglable.
  • Courant instantané Ii : Courant de réglage de la protection instantanée contre les courts-circuits, déclenchée sans temporisation par le seuil instantané.

Points essentiels

  • Pour un disjoncteur, la courbe I(A)I(A)t(s)t(s) dépend du type de déclencheur (magnéto-thermique ou électronique) et des réglages IrIr, IsdIsd et IiIi.
  • IrIr correspond à la protection thermique (long retard) contre les surcharges, tandis que IsdIsd et IiIi correspondent aux protections contre les courts-circuits (magnétique et instantanée).
  • Le pouvoir de coupure en court-circuit IcuIcu (industriel) ou IcnIcn (domestique) est la valeur maximale de courant présumé que le disjoncteur coupe sans être endommagé, exprimée en kA efficace.
  • La norme CEI 60947-2 distingue IcuIcu (ultime) et IcsIcs (service), où IcsIcs est un niveau plus réaliste exprimé en % de IcuIcu et vérifié après la séquence d’essai O–CO–CO.
  • La performance de coupure dépend du facteur de puissance (cos φ) : une coupure est plus facile quand cos φ = 1 et plus difficile pour des valeurs inductives faibles.
  • La tension d’emploi maximale UeUe d’un disjoncteur doit vérifier UeUiUe \le Ui, où UiUi est la tension d’isolement de référence pour les performances diélectriques.

Astuce mémo

Ir = Long Retard (surcharges) ; Isd = Court Retard (magnétique) ; Ii = Instantané (coupure immédiate).

7. Fusibles gM et protection moteur

Notions clés & Définitions

  • Courant présumé de défaut : Le courant présumé de défaut est celui qui circulerait dans le circuit si le disjoncteur n’avait aucune performance de limitation ou s’il n’y avait pas de protection.
  • Courant limité réel : Le courant limité réel est l’intensité effectivement laissée passer par le disjoncteur grâce à sa capacité de limitation pendant un défaut.
  • Courbes de limitation I²t : Les courbes de limitation I²t décrivent la performance du disjoncteur en fonction du courant présumé, en particulier la contrainte thermique réduite.
  • Classe de limiteur de courant : Une classe de limiteur de courant regroupe des disjoncteurs dont la caractéristique de courant traversant limité I²t est définie par la norme, sans besoin de courbes constructeur.
  • Déclassement thermique : Le déclassement thermique correspond à la baisse du courant d’emploi admissible quand la température ambiante dépasse la température de référence du disjoncteur.

Points essentiels

  • La limitation du courant d’un disjoncteur BT dépend de sa capacité à empêcher le passage d’un courant de défaut en ne laissant passer qu’une intensité limitée.
  • La courbe de limitation donne la valeur crête du courant limité en fonction de la valeur efficace de la composante alternative du courant présumé de défaut.
  • Aux faibles courants de défaut, il n’y a pas de limitation notable : la courbe de limitation rejoint le comportement non limité.
  • La réduction des contraintes thermiques suit une logique en I²t : la limitation diminue fortement l’échauffement lié au défaut.
  • La performance de limitation est aussi représentée par une courbe de contrainte thermique (graphes de performance) en fonction du courant présumé.
  • Les normes (ex. EN 60898) définissent des classes : un disjoncteur de classe fournit une caractéristique I²t définie, ce qui peut supprimer la nécessité de courbes de performance.

Astuce mémo

I²t = “ça chauffe moins” : limitation → contrainte thermique réduite (et donc durée de vie prolongée).

8. Appareils combinés interrupteur fusible

Notions clés & Définitions

  • Déclassement thermique : Le déclassement thermique est la réduction admissible des réglages ou des capacités d’un appareil lorsque la température ambiante augmente.
  • Seuil instantané magnétique : Le seuil instantané magnétique est la valeur de courant à partir de laquelle le déclenchement magnétique agit sans temporisation.
  • Pouvoir de coupure Icu : Le pouvoir de coupure Icu est la capacité d’un disjoncteur à interrompre un courant de court-circuit dans des conditions définies.
  • Coordination des protections : La coordination des protections est l’association de deux dispositifs pour que l’énergie laissée passer en amont reste compatible avec ce que l’aval peut supporter.
  • Filiation fusibles-disjoncteurs : La filiation est une technique d’association où un dispositif en amont limite fortement l’énergie pour permettre une sélectivité avec des dispositifs en aval.

Points essentiels

  • Les valeurs maximales de réglage des déclencheurs dépendent de la température, avec un abaissement quand la température augmente (table de réglage en fonction de θ°C).
  • Un disjoncteur doit pouvoir couper le court-circuit présumé au point d’installation, soit par son Icu (ou Icn) ≥ courant de court-circuit présumé, soit en étant associé à un dispositif en amont dimensionné pour cela.
  • Quand l’Icu du disjoncteur n’est pas suffisant, la coordination impose que l’énergie laissée passer par l’amont ne dépasse pas la tenue sans dommage de l’aval et des canalisations protégées.
  • Les associations fusibles-disjoncteurs et les filiation disjoncteurs-disjoncteurs exploitent le fort pouvoir de limitation des disjoncteurs Compact pour réaliser la sélectivité.
  • Pour la France, la norme NF C 15-100 (référant à CEI 60 364 partie 4-43) reprend ces exigences de coupure et de coordination dans les mêmes termes.

Astuce mémo

Température = déclassement : plus chaud → réglage max baisse ; Sélectivité = coordination : amont limite l’énergie pour sauver l’aval.

9. Caractéristiques fondamentales du disjoncteur

Notions clés & Définitions

  • Courant de court-circuit triphasé : Le courant de court-circuit triphasé est la valeur de référence utilisée pour dimensionner le pouvoir de coupure d’un disjoncteur à un point donné de l’installation.
  • Pouvoir de coupure Icu : Le pouvoir de coupure est la capacité maximale d’un disjoncteur à interrompre un courant de court-circuit sans dommage.
  • Disjoncteur Phase-Neutre : Le disjoncteur Phase-Neutre est un appareil à déclencheur unique sur la phase, utilisé pour des schémas TT, TN-S et IT sous conditions.
  • Filiation : La filiation est une coordination où un disjoncteur limiteur en amont permet d’installer en aval des disjoncteurs aux performances plus faibles.
  • Sélectivité : La sélectivité est la coordination des protections pour qu’un défaut soit éliminé uniquement par l’appareil placé immédiatement en amont.

Points essentiels

  • Le courant de court-circuit triphasé en tout point se détermine à partir du courant en amont, puis en tenant compte de la longueur, de la section et de la nature de la canalisation entre les deux points.
  • Le choix du disjoncteur se fait en imposant que son pouvoir de coupure soit supérieur à la valeur de courant lue dans les tableaux.
  • Si le pouvoir de coupure du disjoncteur est légèrement inférieur à la valeur déduite du tableau, un calcul plus précis doit être mené avec la méthode dédiée au courant de court-circuit.
  • Les disjoncteurs Phase-Neutre (CEI 60947-2 / NF EN 60947-2) ne comportent qu’un seul déclencheur sur la phase et peuvent être installés en TT, TN-S et IT.
  • En schéma IT, la protection du conducteur neutre contre les surintensités en cas de défaut double doit respecter la condition (B) du tableau de la Figure G63.
  • En schéma IT, pour un courant de court-circuit triphasé inférieur à 10 kA, le disjoncteur Phase-Neutre doit couper sur un pôle (tension phase-phase) un courant de double défaut égal à 15% du courant présumé au point d’'é

10. Pouvoir assigné de coupure et relation cos phi

Notions clés & Définitions

  • Sélectivité ampèremétrique : Technique de sélectivité basée sur l’étagement des niveaux de courant, avec des réglages amont plus élevés que ceux en aval pour que seul l’appareil aval déclenche.
  • Sélectivité chronométrique : Technique de sélectivité basée sur l’étagement des temporisations, où un retard amont plus grand laisse le temps au disjoncteur aval de couper seul.
  • Sélectivité énergétique : Technique de sélectivité fondée sur la limitation de l’énergie traversant l’aval, inférieure à celle nécessaire pour déclencher l’amont.
  • Sélectivité logique ZSI : Sélectivité réalisée par échange d’informations via fil pilote entre disjoncteurs électroniques, pour piloter la temporisation des protections en cascade.
  • Filiation de disjoncteurs : Mise en cascade où le disjoncteur amont aide l’aval à couper en déclenchant pour soutenir la coupure lors de défauts à fort courant.

Points essentiels

  • Sélectivité ampèremétrique totale si le courant présumé en aval IccD2Icc_{D2} est suffisamment faible pour rester inférieur à la limite de déclenchement de l’amont, avec limite de sélectivité Is=IsdD1I_s = I_{sdD1}.
  • Règle simple de sélectivité ampèremétrique (cas général) : IrD1/IrD2>2I_{rD1}/I_{rD2} > 2 et IsdD1>IsdD2I_{sdD1} > I_{sdD2}.
  • Sélectivité chronométrique : le décalage en temps t entre déclenchements doit être suffisant et les seuils Court retard doivent être étagés pour éviter un déclenchement simultané.
  • En BT, la sélectivité chronométrique ne s’emploie pas seule : elle doit être associée à la sélectivité ampèremétrique.
  • Sélectivité totale en chronométrique si IccD2<IiD1Icc_{D2} < I_{iD1} (cas du disjoncteur général amont des principaux dans les TGBT).
  • Sélectivité totale en combinaison (cas général) : IrD1/IrD2>2I_{rD1}/I_{rD2} > 2, IsdD1/IsdD2>2I_{sdD1}/I_{sdD2} > 2, t_{D1} > t_{D2} (souvent 50% de différence), et IccD2<IiD1Icc_{D2} < I_{iD1}.

Astuce mémo

Ampère→droite (courbes en courant), Chrono→haut (courbes en temps), Énergie→limite (énergie aval < énergie déclenchement amont), ZSI→fil pilote (ordre de temporisation).

11. Catégories de disjoncteurs et courant Icw

Notions clés & Définitions

  • Sélectivité logique : La sélectivité logique est une méthode de coordination où un défaut déclenche une commande vers l’appareil en amont pour faire agir quasi instantanément celui juste au-dessus du défaut.
  • Fil pilote : Le fil pilote est une liaison de commande en cascade qui transmet un ordre de verrouillage/commande entre disjoncteurs lors de la détection d’un défaut.
  • Double défaut terre : Le double défaut terre est une situation du schéma IT où un second défaut à la terre survient alors qu’un premier défaut existe, modifiant la tension à traiter par le disjoncteur.
  • Disjoncteur ultra-rapide : Un disjoncteur ultra-rapide est un appareil conçu pour interrompre très vite des courants de court-circuit élevés afin de limiter le courant et l’énergie dissipée.
  • Masterpact UR : Masterpact UR est un disjoncteur ultra-rapide utilisé notamment comme disjoncteur d’interconnexion pour limiter le courant de court-circuit entre sources.

Points essentiels

  • Lorsqu’un défaut apparaît, chaque disjoncteur détecte le défaut et envoie un ordre à niveau haut pour faire passer le disjoncteur situé juste en amont à sa temporisation naturelle.
  • Le disjoncteur placé juste au-dessus du défaut ne reçoit pas l’ordre (entrée niveau bas) et déclenche quasi instantanément.
  • Dans la sélectivité MT/BT d’un poste d’abonné, le transformateur MT/BT est protégé par des fusibles MT et le disjoncteur général BT ne doit pas déclencher lors d’un défaut en aval.
  • La condition de base impose que la courbe de déclenchement du disjoncteur général BT soit située sous la courbe de pré-arc du fusible MT.
  • Dans l’exemple, la sélectivité est obtenue si le déclencheur court-retard vérifie Isd6IrI_{sd}\le 6\,I_r avec une temporisation tsdt_{sd} réglée sur le cran 1 ou 2.
  • En schéma IT, le disjoncteur doit éliminer le défaut avec une tension entre phases aux bornes d’un seul pôle au lieu d’une tension phase-neutre, ce qui peut modifier le pouvoir de coupure.

Astuce mémo

Sélectivité logique : « l’ordre remonte, le voisin d’en haut coupe vite » ; IT : « double défaut terre = tension entre phases sur un pôle » ; Ultra-rapide : « UR = limite le courant avant que ça chauffe ».

12. Maintenance préventive des disjoncteurs BT

Notions clés & Définitions

  • Document de recommandations d'entretien : Document établi par le service technique qui fixe les procédures de vérification à réaliser pour maintenir les disjoncteurs en bon état pendant la durée de service cible.
  • Maintenance conditionnelle : Maintenance déclenchée quand des alarmes programmées indiquent qu’un seuil prédéfini est atteint, afin de réduire (sans supprimer) des maintenances périodiques.
  • Niveaux de maintenance : Classement des opérations de maintenance en plusieurs niveaux, avec des périodicités et des tâches croissantes selon le niveau retenu.
  • Boîtier de disjoncteur : Élément du disjoncteur assurant des fonctions de sécurité (isolement, protection contre arcs et surpressions) et supportant le mécanisme et les accessoires.
  • Chambre de coupure : Élément des disjoncteurs ouverts qui éteint l’arc et absorbe l’énergie lors d’un court-circuit pour éviter la destruction de l’appareil.

Points essentiels

  • Les procédures de vérification doivent être réalisées aux intervalles prévus dans le document d’entretien pour conserver l’état de fonctionnement pendant la durée de service cible.
  • La maintenance conditionnelle vise à réduire des maintenances périodiques recommandées, mais ne les élimine pas totalement, car certaines nécessitent un arrêt annuel.
  • Les opérations conditionnelles sont lancées quand des alarmes programmées atteignent un seuil prédéfini (ex. cycles, indicateurs de vieillissement).
  • Les déclencheurs électroniques des disjoncteurs de puissance peuvent proposer des fonctions liées à la maintenance conditionnelle.
  • Les intervalles de maintenance supposent des conditions environnementales et d’exploitation normales, et peuvent être allongés si les conditions sont plus favorables.
  • Si une seule condition est plus sévère, l’entretien doit être effectué plus fréquemment, et les fonctions de sécurité ont des intervalles particuliers.

Astuce mémo

Conditionnel = seuil atteint ; Périodique = minimum avec arrêt annuel ; Sécurité = intervalles dédiés.

Tableaux de synthèse

Fonctions de base vs appareils (récapitulatif)

FonctionAppareils concernés (exemples du cours)Lieu/conditions (principe)
Protection électriqueDisjoncteurs (déclencheurs magnétothermiques/électroniques), DDR, fusiblesPour circuits et personnes selon schémas TN/TT/IT; protection contre surcharges/courts-circuits et défauts d’isolement
SectionnementSectionneur (hors charge), interrupteur à coupure en charge (selon aptitude), disjoncteur sectionneurRepérage clair; coupure simultanée de tous les conducteurs actifs (sauf PEN); exigence NF C 15-100 §462-1
CommandeCommande fonctionnelle, coupure/arrêt d’urgence, coupure pour entretien mécaniqueCommande fonctionnelle: mise sous/hors tension en charge; urgence: accessible, près du danger, coupure en une seule manœuvre et en charge de tous les actifs

Sélectivité entre disjoncteurs : types et conditions clés

Type de sélectivitéPrincipeConditions/limites (du cours)
AmpèremétriqueÉtagement des réglages de courant (courbes décalées en intensité)Sélectivité totale si Icc D2 suffisamment faible < seuil magnétique/court-retard amont; règle simple: Ir D1/Ir D2 > 2 et Isd D1 > Isd D2; limite Is = Isd D1
ChronométriqueÉtagement des temporisations (courbes décalées en temps)Ne s’emploie pas seule en BT: doit être associée à l’ampèremétrique; sélectivité totale si Icc D2 < Ii D1 (cas disjoncteur général amont TGBT)
ÉnergétiqueLimitation de l’énergie traversant l’avalAucune règle générale: seuls essais CEI 60947-1/-2 garantissent; limite au plus égale à Icu D2 (avec filiation)

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre sectionnement et coupure en charge : un sectionneur n’est pas conçu pour fermer/couper un courant de charge, contrairement à un interrupteur à coupure en charge.
  2. Croire que la coupure d’urgence/arrêt d’urgence peut être faite en plusieurs manœuvres : le cours exige une seule manœuvre (ou simultanée) et en charge de tous les conducteurs actifs.
  3. Mélanger les rôles des protections : la protection contre surcharges/courts-circuits protège les circuits, tandis que la protection contre électrocution dépend du schéma TN/TT/IT et peut combiner DDR/contrôleurs d’iso- l
  4. Inverser les lettres de fusibles : g coupe tous les courants (zone de coupure), a ne coupe qu’une partie; et M fixe des caractéristiques temps-courant via balises (pas “Inf”).
  5. Penser que la sélectivité chronométrique s’utilise seule en BT : le cours précise qu’elle doit être associée à l’ampèremétrique.
  6. Oublier le déclassement lié à la température : un disjoncteur peut devoir être réglé à une valeur plus faible (ou calibre plus élevé) quand la température ambiante augmente.
  7. Confondre Icu et Ics : Icu est la coupure ultime (séquence O–CO), Ics est la coupure de service réaliste (O–CO–CO) exprimée en % de Icu.

Checklist Examen

  1. Savoir définir le rôle général de l’appareillage BT : protection électrique, sectionnement et commande des circuits.
  2. Être capable d’énoncer ce que protège la protection électrique BT pour les circuits, les personnes/animaux, et les équipements (surcharges, courts-circuits, défauts d’isolement).
  3. Expliquer la fonction de sectionnement : repérage clair, séparation pour intervention en sécurité, et exigences NF C 15-100 (coupure simultanée des conducteurs actifs, verrouillable/cadenassable).
  4. Distinguer commande fonctionnelle, coupure d’urgence et arrêt d’urgence, en précisant les exigences communes (accessible, près du danger, coupure en une seule manœuvre et en charge de tous les actifs, clé “sous bris de g
  5. Savoir distinguer sectionneur vs interrupteur à coupure en charge : aptitude à fermer/couper en charge et rôle des protections amont contre les courts-circuits.
  6. Connaître les familles d’appareils de commande (télérupteur, contacteur, discontacteur) et les caractéristiques d’emploi données (cycles, catégories AC-23/AC-3, etc.).
  7. Maîtriser les types de fusibles et leur logique de désignation : zone de coupure (g/a), catégorie d’utilisation (M), et interpréter Inf/If (non fusion/fusion).
  8. Savoir caractériser les fusibles moteurs : aM (obligatoire avec protection contre surcharges), gM (caractéristique de type G mais relais thermique toujours nécessaire), et la logique “faibles surcharges moins favorable”
  9. Expliquer le principe des courbes temps-courant et les seuils de disjoncteur : Ir (long retard), Isd (court retard), Ii (instantané), et le pouvoir de coupure Icu/Icn.
  10. Relier les caractéristiques de disjoncteur à la sécurité : Ue ≤ Ui, rôle de Uimp, aptitude au sectionnement, et influence du cos φ sur la coupure.
  11. Savoir traiter la limitation de courant et l’intérêt I²t : courant présumé vs courant limité réel, réduction des contraintes thermiques/électrodynamiques, et lien avec la filiation.
  12. Être capable d’énoncer les règles de choix d’un disjoncteur : pouvoir de coupure au point d’installation (Icu/Icn vs Icc présumé) ou coordination avec un dispositif amont, et prise en compte de l’environnement (températ
  13. Maîtriser la coordination/sélectivité : définition, sélectivité totale/partielle, et règles clés ampèremétrique (Ir/Isd), chronométrique (associée, limite Ii), énergétique (essais).
  14. Savoir décrire la sélectivité logique ZSI : fil pilote, entrées/sorties niveau bas/haut, temporisation réduite ≤0,1 s en veille, et déclenchement quasi instantané du disjoncteur juste au-dessus du défaut.

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Protection électrique BT — rôle ?

Prévenir dangers et dégâts dus aux surintensités et défauts.

Protection électrique BT

Évite ou limite dangers dus aux surintensités.

Normes d’installation — exemples ?

CEI 60364, NF C 15-100, CEI 60947.

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