Contrôles Continus : Évaluations réparties tout au long du semestre, permettant de suivre la progression des étudiants. Selon le contenu source, ils sont divisés en deux parties égales, chacune comptant pour 50 % de la note finale.
Cours Magistral : Mode d’enseignement où le professeur expose le contenu du cours de manière structurée, généralement en face-à-face avec les étudiants. La moitié du contrôle continu (50 %) est dédiée à cette partie.
Travaux Dirigés (TD) : Séances d’apprentissage en petits groupes, centrées sur la lecture active, la réflexion et l’analyse de textes fondateurs en psychologie sociale. La durée du contrôle continu associé aux TDs est de 1 heure 30, autorisant l’utilisation de documents de cours au format papier.
Durée d'examen : La session de contrôle continu pour les TDs dure 1 heure 30, durant laquelle l’étudiant doit rédiger une réponse à une question de réflexion.
Documents autorisés : Lors du contrôle continu des TDs, les étudiants peuvent utiliser des documents de cours au format papier, facilitant la recherche et la référence durant l’épreuve.
Le contrôle continu est divisé en deux parties égales : 50 % pour le cours magistral et 50 % pour les TDs. La partie consacrée aux TDs dure 1 heure 30 et consiste en une rédaction sur une question de réflexion. Pendant cette épreuve, les documents de cours en format papier sont autorisés, permettant aux étudiants de s’appuyer sur leurs notes pour répondre. Cette organisation vise à équilibrer la compréhension théorique et la capacité à analyser et synthétiser des textes fondamentaux en psychologie sociale.
Le contrôle continu est structuré en deux parties égales, avec une évaluation spécifique pour les TDs d’1h30, favorisant une préparation équilibrée entre cours magistral et travaux pratiques. La possibilité d’utiliser des documents papier durant l’épreuve facilite la réflexion et la maîtrise des textes clés.
Conformisme : La réduction de la variabilité des réponses dans un groupe suite à une discussion ou une situation d’influence sociale. Selon Asch, il s’agit d’un phénomène normal où l’individu ajuste son jugement en réponse à la pression du groupe, même en présence d’une évidence sensorielle claire.
Influence majoritaire : La situation où la majorité d’un groupe exerce une pression sur un individu pour qu’il adapte sa réponse ou son comportement à celui du groupe. Elle peut conduire au conformisme même lorsque la réponse correcte est évidente.
Réduction de la variabilité des réponses : Phénomène par lequel les réponses individuelles deviennent plus homogènes au sein d’un groupe, sous l’effet de l’influence sociale ou de la discussion, ce qui témoigne d’un ajustement ou d’une imitation.
Norme collective : La règle ou le standard partagé qui émerge au sein d’un groupe, souvent à travers le conformisme, permettant de définir ce qui est considéré comme acceptable ou attendu dans un contexte social donné.
Fonction du conformisme : D’après Asch, il sert à maintenir le consensus au sein du groupe, permettant une cohésion sociale, même si cela implique d’adopter des comportements ou des opinions erronés ou en contradiction avec la réalité.
Le conformisme est défini comme la réduction de la variabilité des réponses dans un groupe suite à une discussion. Il permet d’obtenir la bonne information en situation d’incertitude ou de former une norme collective lorsque la réponse correcte est inexistante. La majorité des travaux, notamment ceux d’Asch, montrent que même en présence d’une évidence sensorielle claire, les individus peuvent modifier leur réponse sous l’effet de l’influence majoritaire. Ce phénomène est considéré comme un mécanisme normal, lié à la suggestibilité, comparable à l’hypnose, où l’individu peut accepter des idées ou des comportements sans en avoir conscience. La passivité du sujet humain, illustrée par Tarde qui parle de l’homme social comme d’un « somnambule », explique cette tendance à suivre inconsciemment la majorité. La réduction de la variabilité des réponses témoigne d’un ajustement social, souvent motivé par le désir d’éviter le rejet ou de maintenir la cohésion du groupe.
Le conformisme, en tant que mécanisme adaptatif, joue un rôle essentiel dans la cohésion sociale et la gestion de l’incertitude. Il permet à un groupe de former une norme collective ou d’obtenir des informations fiables, même lorsque la réalité est claire ou que l’individu doute de ses propres perceptions.
Effet autocinétique : Phénomène où, en l’absence de repère objectif, les individus ont tendance à ajuster leur estimation d’un mouvement ou d’un phénomène incertain en réponse aux estimations des autres, conduisant à une convergence vers une norme collective. Sherif (date) a montré que dans une situation ambiguë, cette convergence persiste même en réponse individuelle.
Norme individuelle : Représentation des croyances ou jugements personnels d’un individu, qui peuvent être influencés par la situation ou par la pression sociale. Elle peut varier selon la conscience de l’influence ou la situation.
Norme de groupe : Règle ou standard partagé par un groupe, qui guide les comportements et jugements des membres. Elle émerge souvent spontanément dans des situations ambiguës, comme le démontre Sherif.
Influence inconsciente : Processus par lequel l’individu est affecté par des pressions sociales ou des normes sans en avoir conscience. La majorité des participants ne sont pas conscients de l’impact du groupe sur leurs jugements.
Ambiguïté de la situation : Situation où la réponse correcte ou la norme n’est pas claire, ce qui pousse les individus à se référer aux autres pour orienter leur jugement, favorisant la formation spontanée de normes collectives.
Jenness a montré que la discussion en groupe réduit la variabilité des estimations individuelles sur un fait incertain, illustrant comment la convergence vers une norme collective peut se produire. Sherif a démontré que dans une situation ambiguë, les individus tendent à converger vers une norme collective qui, une fois établie, persiste même en réponse individuelle, illustrant la formation spontanée de normes sociales. La majorité des participants ne sont pas conscients de l’influence exercée par le groupe sur leurs jugements, soulignant le caractère inconscient de cette influence. La situation ambiguë joue un rôle clé en incitant à la recherche d’une norme commune, qui devient une référence partagée, même sans consensus explicite.
Les normes sociales émergent spontanément dans des situations ambiguës, souvent sans conscience explicite des individus, et influencent leurs jugements individuels en convergeant vers une norme collective durable.
Jugement public : Comportement où l'individu exprime une opinion ou adopte un comportement en présence d'autrui, souvent sous l'influence de la pression sociale. Le conformisme en situation de certitude se manifeste principalement dans ce contexte, où la pression sociale explicite ou implicite pousse à l'alignement.
Complices : Personnes qui, dans une expérience ou un contexte social, participent volontairement à la conformité ou à la pression exercée sur un individu, facilitant ou renforçant le phénomène de conformisme. La présence de complices peut réduire significativement le conformisme.
Essais critiques : Expériences ou analyses visant à tester la solidité du conformisme en situation de certitude. Asch a montré que même lorsque la réponse correcte est évidente, la majorité unanime peut conduire un individu à se conformer à une réponse erronée, illustrant la puissance de l'influence sociale.
Influence normative : Influence exercée par le groupe pour obtenir l'approbation ou éviter la désapprobation. Elle pousse à un conformisme en situation de certitude, où l'individu modifie son comportement pour se conformer à la majorité, même si cela va à l’encontre de sa certitude personnelle.
Asch a démontré que même lorsque la réponse correcte est évidente, une majorité unanime peut amener un individu à se conformer à une réponse erronée. La présence d’un allié qui résiste à la majorité réduit significativement ce conformisme, car cela diminue la pression sociale exercée sur l’individu. Le conformisme observé dans ces expériences peut être une adaptation publique, où la personne exprime une opinion ou adopte un comportement en présence des autres, sans que cela n’entraîne un changement réel de ses convictions privées. La puissance de la pression sociale explicite peut ainsi influencer fortement le comportement, même face à une évidence sensorielle claire.
Le conformisme en situation de certitude montre que la pression sociale peut influencer les comportements même lorsque la réponse correcte est évidente, surtout en contexte de jugement public. La présence d’un allié atténue cette influence, soulignant la force de l’effet de groupe sur l’individu.
Obéissance
Soumission à une autorité perçue comme légitime, souvent en conflit avec les motivations personnelles. Elle implique une acceptation extérieure de directives, même si celles-ci vont à l’encontre des propres jugements ou valeurs.
Autorité légitime
Pouvoir reconnu comme valable et acceptable par ceux qui y sont soumis. Elle repose sur la perception que l’autorité détient le droit ou la légitimité de donner des ordres, ce qui facilite l’obéissance.
Conflit motivationnel
Situation où l’individu doit choisir entre suivre une directive venant d’une autorité ou respecter ses propres motivations ou valeurs personnelles. Ce conflit est central dans la compréhension de l’obéissance.
Influence normative vs informationnelle
Soumission
Acceptation passive ou active d’une autorité légitime, pouvant aller jusqu’à l’obéissance même contre ses propres jugements. La soumission est souvent liée à la perception de légitimité de l’autorité.
L’obéissance implique la soumission à une autorité perçue comme légitime, souvent en conflit avec les motivations personnelles. La perception de cette légitimité module la propension à obéir, même si cela va à l’encontre de ses propres jugements. La distinction entre influence normative et informationnelle est cruciale : l’influence normative repose sur le désir d’acceptation, tandis que l’influence informationnelle concerne la recherche de vérité. La légitimité de l’autorité conditionne la tendance à obéir, même face à des directives morales ou personnelles contradictoires.
La perception de légitimité de l’autorité influence fortement la propension à obéir, même contre ses propres jugements, en particulier lorsque l’individu est soumis à une influence normative ou informationnelle.
Chocs électriques factices
Simulations de décharges électriques utilisées dans l’expérience pour créer une situation crédible. Selon Milgram (1963), ces chocs ne sont pas réels mais sont perçus comme tels par le participant, qui croit infliger une douleur à la victime.
Protocole expérimental
Procédure standardisée mise en œuvre par Milgram, où le participant, en tant qu’enseignant, administre des chocs croissants à un « élève » (complice) selon des instructions précises, sous la supervision d’une figure d’autorité.
Degré d'obéissance
Pourcentage de participants qui continuent à administrer les chocs jusqu’au niveau maximal imposé par le protocole, malgré la tension morale ressentie. Milgram a montré que la majorité obéit même lorsqu'ils croient infliger des souffrances graves.
Dissonance cognitive induite
Conflit intérieur ressenti par le participant entre sa conscience morale et l’obéissance à l’autorité. La tension psychologique provoquée peut être atténuée par des mécanismes de justification ou de déni, favorisant l’obéissance.
Pression de l'autorité
Influence exercée par la figure d’autorité qui incite ou ordonne le participant à continuer l’expérience. Milgram a démontré que cette pression situationnelle peut surpasser la conscience morale, conduisant à l’obéissance.
Milgram a démontré que la majorité des participants obéissent à une figure d’autorité même lorsqu’ils croient infliger des souffrances graves. La tension morale, ou dissonance cognitive, joue un rôle central dans la justification de leur comportement, en leur permettant de réduire le conflit intérieur. Le protocole expérimental met en lumière la puissance de la pression situationnelle exercée par l’autorité, qui peut conduire à une obéissance aveugle. La tension ressentie par le participant, si elle reste inférieure aux facteurs favorisant l’obéissance (escalade d’engagement, contrat social, anxiété), maintient l’obéissance ; si elle devient trop forte, la désobéissance peut survenir, souvent étape par étape.
L’obéissance est un phénomène puissant façonné par la situation et la pression exercée par une figure d’autorité, et non simplement par une faiblesse ou une passivité individuelle. La tension morale induite par la situation peut être atténuée par des mécanismes psychologiques, permettant à l’individu de continuer à obéir malgré le conflit moral.
Proximité de l'autorité : La proximité physique ou spatiale de l’autorité influence l’obéissance. Lorsqu’elle est proche, l’obéissance tend à augmenter, car l’autorité est plus tangible et perçue comme plus légitime. (source : contenu source)
Proximité de la victime : La proximité ou la visibilité de la victime réduit l’obéissance. Lorsqu’elle est proche ou visible, la conscience de la souffrance ou de la douleur de la victime augmente, ce qui diminue la propension à obéir. (source : contenu source)
Responsabilité diffusée : La diffusion de la responsabilité entre plusieurs personnes diminue le sentiment de culpabilité individuel. Elle favorise ainsi l’obéissance en réduisant la charge morale ressentie par chaque participant. (source : contenu source)
Contexte institutionnel : Le cadre ou l’environnement institutionnel, comme une organisation ou une structure hiérarchique, influence l’obéissance. Un contexte institutionnel renforçant l’autorité légitime augmente la conformité. (source : contenu source)
Support social : La présence d’autres personnes qui obéissent ou qui soutiennent l’autorité renforce la conformité. La conformité est plus forte lorsque l’individu perçoit que d’autres suivent également l’autorité. (source : contenu source)
L’obéissance augmente lorsque l’autorité est physiquement proche, car cette proximité renforce la perception de légitimité et d’autorité tangible. À l’inverse, la proximité ou la visibilité de la victime diminue l’obéissance, car cela augmente la conscience de la souffrance ou de la douleur causée. La diffusion de la responsabilité joue un rôle clé en permettant à l’individu de réduire son sentiment de culpabilité, ce qui facilite l’obéissance. La présence d’autres personnes obéissantes ou conformes à l’autorité renforce la tendance à suivre l’ordre, car cela crée une pression sociale ou un effet de groupe. Enfin, le contexte institutionnel, en tant que cadre structurant, peut amplifier ou atténuer l’obéissance selon la légitimité perçue de l’autorité et la configuration de l’environnement.
L’obéissance est favorisée par la proximité physique de l’autorité, la diffusion de la responsabilité et la présence d’un support social, tandis qu’elle est atténuée par la proximité ou la visibilité de la victime. Ces conditions contextuelles et sociales modulent la soumission à l’autorité.
Dissonance cognitive
AUTEUR (date) : conflit psychologique ressenti lorsqu'une personne possède des attitudes ou croyances incompatibles avec ses comportements. La dissonance survient lorsque ces éléments sont en contradiction, créant une tension interne que l’individu cherche à réduire.
Justification insuffisante
AUTEUR (date) : processus par lequel une personne rationalise ou modifie ses attitudes ou comportements pour réduire la dissonance, surtout lorsque la récompense ou la punition associée à l’acte est faible. Elle permet d’éviter une dissonance trop forte en ajustant ses croyances ou en trouvant des explications.
Réduction de la dissonance
AUTEUR (date) : mécanisme par lequel l’individu diminue la tension créée par la conflit entre attitudes et comportements. Elle peut se faire par un changement d’attitude ou par une justification, permettant de rétablir la cohérence interne.
Changement d'attitude
AUTEUR (date) : modification volontaire ou inconsciente des croyances ou opinions pour aligner ses attitudes avec ses comportements, afin de réduire la dissonance cognitive.
Conflit cognitif
AUTEUR (date) : état de tension ou d’inconfort résultant de la présence simultanée de cognitions incompatibles, qui constitue la base de la dissonance cognitive.
La dissonance cognitive survient lorsqu’il y a un conflit entre attitudes et comportements, provoquant une tension interne. Les individus cherchent à réduire cette dissonance en adoptant soit un changement d’attitude, soit une justification de leur comportement. La théorie explique ainsi comment ils rationalisent des comportements qui contredisent leurs croyances initiales, en ajustant leurs pensées pour maintenir une cohérence interne. Par exemple, dans le cadre de l’hypocrisie induite, lorsqu’une dissonance est créée entre une attitude initiale et un comportement ou une action, la réduction de cette tension peut conduire à un changement comportemental ou à une justification verbale, souvent pour préserver une image positive d’eux-mêmes.
La dissonance cognitive agit comme un moteur fondamental des ajustements psychologiques, incitant les individus à modifier leurs attitudes ou comportements pour maintenir une cohérence interne face à un conflit cognitif.
| Thème | Notions clés | Auteur / Référence | Points importants |
|---|---|---|---|
| Conformisme | Réduction de la variabilité des réponses suite à une influence sociale, formation de normes collectives | Asch | La majorité influence même en présence d'une évidence sensorielle claire, mécanisme normal lié à la suggestibilité |
| Influence sociale | Pression exercée par le groupe pour ajuster le comportement ou jugement | Asch, Tarde | La conformité sert à maintenir la cohésion sociale, souvent inconsciente |
| Expériences Jenness & Sherif | Effet autocinétique, formation spontanée de normes dans l’ambiguïté | Sherif, Jenness | La norme collective persiste même en situation individuelle, influence inconsciente |
| Obéissance et autorité | Obéissance à une figure d’autorité, facteurs favorisant (contexte, légitimité) | Milgram | La majorité des participants acceptent d’administrer des chocs sous contrainte d’autorité |
| Théorie de la dissonance cognitive | Conflit entre comportements et croyances, nécessité de réduire la dissonance | Connaître la définition de PERROUX sur la croissance (si mentionné) | L’individu modifie ses attitudes ou comportements pour réduire la dissonance |
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1. Quelle est la fonction de la durée de 1 heure 30 lors du contrôle continu des TDs ?
2. Quelle est la définition précise du conformisme telle qu'elle est donnée dans le texte ?
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Modalités d'examen — divisions ?
Deux parties égales : cours magistral et TD.
Contrôles Continus — durée ?
1 heure 30 pour les TD.
Contrôles Continus — documents autorisés ?
Documents de cours papier.
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