Scheda di revisione: Statistiques non paramétriques et régression
📋 Plan du Cours
Tests non paramétriques sur une population
Test des signes : hypothèses et décision
Test des rangs signés de Wilcoxon
Analyse de la variance à un facteur
Vérification des conditions ANOVA
Test de Kruskal-Wallis sur plusieurs populations
Comparaisons multiples après Kruskal-Wallis
Régression linéaire simple : modèle et estimation
Corrélation linéaire et interprétation
Tests d’hypothèses sur les paramètres de régression
Intervalles de confiance en régression
Tables et lois de Fisher et Student
📖 1. Tests non paramétriques sur une population
🔑 Notions clés & Définitions
Test des signes : Le test des signes est une procédure non paramétrique qui teste la position de la médiane d’une population à partir du nombre de valeurs positives par rapport à une valeur de référence.
Médiane me : La médiane me est la valeur qui partage la distribution en deux probabilités égales, avec autant d’observations au-dessus qu’au-dessous.
Statistique S+n : La statistique S+n compte, dans l’échantillon, combien d’observations sont strictement positives par rapport à la référence utilisée.
Test bilatéral : Un test bilatéral cherche une différence dans les deux sens, ce qui conduit à une alternative où la probabilité d’être au-dessus de la référence n’est pas égale à 1/2.
Approximation normale : L’approximation normale remplace la loi exacte de la statistique par une loi normale lorsque la taille d’échantillon est suffisamment grande.
📝 Points essentiels
Sous H0 : me = 0, on a P(Xi > 0) = 1/2, et l’alternative bilatérale correspond à P(Xi > 0) ≠ 1/2.
Pour tester H0 : me = m0, on recentre via Yi = Xi − m0 et on applique le test aux Yi.
La statistique S+n vaut S+n = ∑_{i=1}^n 1{Xi>0}, donc elle dépend seulement du signe des Xi.
Sous H0, S+n suit une loi binomiale B(n; p) avec p = 1/2, d’où E(S+n)=n/2 et Var(S+n)=n/4.
Si n > 40, on utilise la statistique Zn = (2S+n + 1 − n)/√n et une loi normale centrée réduite pour obtenir la zone d’acceptation.
Si n < 40, on choisit kα (seuil bilatéral) tel que P_H0(S+n ≤ kα) ≤ α/2, puis on rejette H0 si S+n,obs ∉ ]kα; n − kα[.
💡 Astuce mémo
Signe → Binôme : sous H0, chaque Xi est “+” avec proba 1/2, donc S+n ~ Bin(n, 1/2).
📖 2. Test des signes : hypothèses et décision
🔑 Notions clés & Définitions
Hypothèse nulle H0 : L’hypothèse nulle décrit l’absence d’effet ou de différence, et sert de référence pour calculer la probabilité des résultats observés.
Hypothèse alternative H1 : L’hypothèse alternative exprime l’existence d’un effet ou d’une différence, et correspond au sens de l’écart recherché.
Valeur critique c : La valeur critique c est le seuil tel que, sous H0, la statistique normalisée tombe dans l’intervalle central avec une probabilité fixée liée à α.
Statistique S+ n,obs : La statistique S+ n,obs compte le nombre d’observations positives (après transformation), et pilote la décision du test des signes.
P-valeur : La P-valeur est la probabilité, calculée sous H0, d’obtenir une statistique au moins aussi extrême que l’observation dans le sens de H1.
📝 Points essentiels
Sous H0, on choisit une valeur critique c telle que P(−c<Zn<c)=1−α, puis on compare Zn,obs à l’intervalle (−c,c).
Règle de décision du test des signes : si Zn,obs∈/(−c,c) alors on rejette H0 et on retient H1, sinon on retient H0.
Le niveau de signification réel du test peut différer de α, et il vaut typiquement 2P(Sn≤kα) (donc pas forcément égal à α).
Exemple lait : on teste H0:me=m0=2,80 contre H1:me=m0=2,80 au seuil α=5%.
Transformation de l’exemple : on calcule yi=2,15+xi−2,80 puis on déduit S12,obs+=1.
Pour α=5% avec n=12, on cherche le plus grand entier kα tel que PH0(S12+≤kα)≤0,025, et on obtient kα=2.
💡 Astuce mémo
Intervalle central : dedans → H0, dehors → H1 ; P-valeur < α → rejet de H0.
📖 3. Test des rangs signés de Wilcoxon
🔑 Notions clés & Définitions
Rangs moyens : Méthode de calcul des rangs où chaque valeur reçoit la moyenne des rangs de sa classe d’ex æquo, puis on somme les rangs associés aux différences positives.
Statistique W+⋆n : Statistique du test basée sur la somme des rangs positifs obtenus à partir des valeurs absolues, avec correction par rangs moyens en présence d’ex æquo.
Classes d’ex æquo Cj : Regroupements des valeurs absolues égales, numérotés C0 pour les zéros puis Cj pour les autres, avec dj le nombre d’éléments dans Cj.
Approximation normale : Approximation utilisée quand la taille d’échantillon est grande, où la variable centrée-réduite W+⋆n−m⋆σ⋆ suit approximativement une loi normale centrée réduite N(0;1).
📝 Points essentiels
En l’absence d’ex æquo, chaque rang est distinct et on peut appliquer directement les formules du cas sans correction par rangs moyens.
Avec ex æquo, on ordonne les valeurs absolues |xi|, on forme les classes Cj et on remplace chaque rang par le rang moyen Ra⋆i avant de sommer les rangs correspondant aux Xi>0.
Sous H0, l’espérance de W+⋆n vaut m⋆=(n(n+1)−d0(d0+1))/4 où d0 est le nombre de zéros dans les données.
Sous H0, la variance de W+⋆n vaut (σ⋆)2=(n(n+1)(2n+1)−d0(d0+1)(2d0+1))/24−(∑_{j=1}^h(dj^3−dj))/48.
Pour n>15, on utilise l’approximation normale : (W+⋆n−m⋆)/σ⋆ suit approximativement N(0;1).
Pour n≤15, les calculs à la main sont fastidieux et des logiciels existent, mais MINITAB utilise l’approximation normale même pour petites tailles, donc la P-valeur peut être peu fiable.
💡 Astuce mémo
Ex æquo → rangs moyens → W+ : somme des rangs des différences positives ; si n>15 alors normalité approximative.
📖 4. Analyse de la variance à un facteur
🔑 Notions clés & Définitions
Analyse de la variance à un facteur : Procédure statistique qui teste globalement l’égalité de plusieurs moyennes théoriques à partir de la dispersion des données.
Facteur à effets fixes : Variable qualitative contrôlée dont les modalités définissent les groupes, avec des effets considérés comme fixes dans le modèle.
Plan équilibré : Schéma expérimental où chaque groupe a la même taille d’échantillon, notée J, pour toutes les populations i.
Variation totale : Somme des carrés des écarts de toutes les observations à la moyenne générale, notée SCTot.
Variation due au facteur : Somme des carrés des écarts des moyennes de groupes à la moyenne générale, notée SCF.
📝 Points essentiels
Modèle : sous H0, les variables Yij sont gaussiennes, indépendantes, de même variance σ2, et ne diffèrent entre groupes que par leur moyenne μi.
Hypothèses : H0 impose μ1=μ2=…=μI, tandis que H1 affirme que toutes les moyennes μi ne sont pas égales.
Moyenne générale : y = (1/I)∑_{i=1}^I yi, car la moyenne de toutes les observations égale la moyenne des moyennes de chaque échantillon.
Décomposition de la variance : s2(y)= (1/I)∑{i=1}^I (yi−y)^2 + (1/I)∑{i=1}^I s_i^2(y).
Somme des carrés : SCTot = SCF + SCR, où SCTot mesure la dispersion totale, SCF la part expliquée par le facteur, et SCR la part résiduelle.
Variation résiduelle : SCR = ∑{i=1}^I ∑{j=1}^J (yij−yi)^2 = ∑{i=1}^I J s_i^2(y) = ∑{i=1}^I (J−1)s_{i,c}^2 avec s_{i,c}^2 la variance corrigée (division par J−1).
💡 Astuce mémo
SCTot = SCF + SCR : Total = Facteur + Résidu (si SCF domine SCR, le facteur explique).
📖 5. Vérification des conditions ANOVA
🔑 Notions clés & Définitions
Loi de Fisher : La loi de Fisher F décrit la distribution du rapport de deux estimateurs de variances indépendants, utilisée pour tester l’égalité des moyennes en ANOVA.
Table d’analyse de la variance : La table ANOVA regroupe les sommes des carrés, degrés de liberté, variances estimées et statistiques F pour le facteur, les résidus et le total.
Résidus : Les résidus sont les écarts entre les observations et leurs moyennes de groupe estimées, et servent à vérifier la normalité des erreurs.
Test de Shapiro-Francia : Le test de Shapiro-Francia évalue la normalité en comparant la corrélation entre résidus classés et scores normaux à une valeur critique.
Test de Levene : Le test de Levene vérifie l’égalité des variances entre groupes, condition nécessaire pour rendre la vérification de la normalité plus légitime.
📝 Points essentiels
Sous H0 (moyennes théoriques égales), la statistique Fobs=sF2/sR2 suit une loi de Fisher FI−1,n−I.
Pour un seuil =5\%, on lit une valeur critique c telle que P(H0)[F≤c]=1−α, puis on rejette H0 si Fobs>c.
La table ANOVA présente : variation due au facteur (SCF, ddl I−1, sF2), variation résiduelle (SCR, ddl n−I, sR2) et Fobs=sF2/sR2.
Dans l’exemple, Fobs=4,066 et c=4,066 pour α=0,05, ce qui conduit à conclure que les moyennes ne sont pas stables selon la durée.
La décision ANOVA détecte une différence globale entre moyennes, mais ne dit pas quelles paires diffèrent : des comparaisons multiples sont nécessaires ensuite.
L’indépendance ne se teste pas directement par un test statistique simple : elle doit venir du protocole d’échantillonnage/expérience.
📖 6. Test de Kruskal-Wallis sur plusieurs populations
🔑 Notions clés & Définitions
Test de Tukey-Kramer : Test de comparaisons multiples qui compare toutes les paires de moyennes après un ANOVA, en utilisant une loi de l’étendue studentisée (range studentisé).
Étendue studentisée : Loi associée à la statistique du test de Tukey-Kramer sous l’hypothèse nulle, notée T_{n-I,I}.
Test de Dunnett : Test de comparaisons multiples qui compare chaque moyenne à une moyenne de référence, avec une loi de Dunnett sous H0.
Risque de deuxième espèce : Probabilité de conclure à H0 alors que H1 est vraie, notée \beta.
Risque a posteriori : Évaluation du risque \beta en supposant que les moyennes observées correspondent aux vraies moyennes, lorsque l’utilisateur n’a pas d’idée a priori sur les \mu_i.
📝 Points essentiels
Le test de Tukey-Kramer teste, pour chaque paire (i<i′), H0:μ(i)=μ(i′) contre H1:μ(i′)>μ(i) avec une statistique basée sur y(i′)−y(i) et sR2.
La statistique de Tukey-Kramer s’écrit ti′,i,obs=sR2(ni′1+ni1)y(i′)−y(i) et suit une loi d’étendue studentisée sous H0.
Pour un seuil α, la valeur critique c vérifie P(H0)[T≤c]=1−α et on rejette H0 si ti′,i,obs>c.
La valeur critique c dépend seulement de n−I (degrés de liberté de la somme des carrés résiduelle) et de I (nombre de moyennes comparées).
Dans la procédure décrite, les quantités ti′,i,obs sont toujours positives car les moyennes sont ordonnées, contrairement à l’implémentation MINITAB où les statistiques peuvent être positives ou négatives et les P−v
Le test de Dunnett compare une population de référence 0 à chaque population i avec H0:μ0=μi contre H1:μ0=μi (bilatéral).
💡 Astuce mémo
Tukey = toutes les paires, Dunnett = une référence; Kruskal-Wallis arrive quand ANOVA échoue (normalité/homogénéité).
📖 7. Comparaisons multiples après Kruskal-Wallis
🔑 Notions clés & Définitions
Comparaisons multiples : En statistique, ce sont des tests supplémentaires réalisés après un test global significatif pour identifier quelles populations diffèrent entre elles.
Statistique de Kruskal-Wallis K : La statistique K est une mesure basée sur les rangs qui teste l’égalité des lois de plusieurs populations sans correction pour les ex æquo.
Statistique corrigée K* : La statistique K* est la version de Kruskal-Wallis ajustée pour tenir compte des ex æquo via un facteur de correction.
Configuration des ex æquo : La configuration des ex æquo décrit le nombre d’observations appartenant à chaque valeur de rang liée, utilisée pour corriger K en K*.
Valeur critique c(α, n − I) : La valeur critique c(α, n − I) est le seuil issu d’un test bilatéral à niveau α basé sur une loi de Student à (n − I) degrés de liberté.
📝 Points essentiels
Après un rejet de H0 (donc H1 vraie) avec Kruskal-Wallis, on peut effectuer des comparaisons deux à deux pour localiser les différences entre populations.
On compare les populations i et i′ en testant si la différence des sommes de rangs pondérées dépasse un seuil bilatéral basé sur c(α, n − I).
La condition de différence s’écrit avec |(Ri/ni) − (Ri′/ni′)| > c(α, n − I) × √(S2 × (n − 1 − K)/(n − I)) × √(1/ni + 1/ni′).
Le terme S2 dépend du traitement des ex æquo : sans ex æquo, S2 = n(n + 1)/12.
Avec ex æquo, S2 = (1/(n − 1)) × (∑i,j Rij^2 − n(n + 1)^2/4), ce qui modifie le seuil de comparaison.
Pour organiser les calculs, on commence par évaluer le terme c(5%, n − I) × √(n(n + 1)/12 × (n − 1 − K)/(n − I)) avant de comparer les paires.
💡 Astuce mémo
Kruskal d’abord (global) puis paires : si H1 passe, on compare (Ri/ni) − (Ri′/ni′) à un seuil Student, et S2 change dès qu’il y a des ex æquo.
📖 8. Régression linéaire simple : modèle et estimation
🔑 Notions clés & Définitions
Plan expérimental 1 : Le plan expérimental 1 correspond à des observations où chaque valeur de X est associée à une seule valeur de Y, notées (xi, yi) pour i=1,…,n.
Plan expérimental 2 : Le plan expérimental 2 correspond à des observations où X est contrôlée par l’expérimentateur et où, pour chaque xi, plusieurs réponses yij sont observées.
Variable indépendante X : La variable indépendante X est la variable contrôlée par l’expérimentateur, utilisée pour expliquer ou prédire la réponse.
Variable dépendante Y : La variable dépendante Y est la réponse observée, dont le comportement est étudié en fonction de X.
Normalité bidimensionnelle : La normalité bidimensionnelle suppose que le couple (X,Y) suit une loi normale à deux dimensions.
📝 Points essentiels
Dans le plan expérimental 1, les deux variables jouent un rôle symétrique et l’objectif est d’exprimer l’intensité de la liaison via la corrélation.
Dans le plan expérimental 2, l’objectif est d’analyser la dépendance de Y en fonction de X à l’aide d’une fonction (droite, parabole, etc.).
Le modèle mathématique, s’il est bien ajusté, sert à comprendre le système et à prévoir l’évolution de Y.
Sous normalité bidimensionnelle, la loi dépend de cinq paramètres : μX, μY, σX, σY et un paramètre de liaison (corrélation).
Tester séparément la normalité de X et de Y ne suffit pas pour garantir la normalité du couple (X,Y).
Pour le test de corrélation nulle en gaussien, la statistique suit une loi de Student à n−2 degrés de liberté et s’écrit via r(x,y) : t=\sqrt{n-2},\dfrac{r(x,y)}{\sqrt{1-r^2(x,y)}}.
💡 Astuce mémo
Plan 1 : une paire (xi,yi) → corrélation (symétrie). Plan 2 : X fixée + plusieurs yij → régression (X→Y).
📖 9. Corrélation linéaire et interprétation
🔑 Notions clés & Définitions
Coefficient de corrélation linéaire : Le coefficient de corrélation linéaire mesure l’intensité et le sens de la liaison linéaire entre deux variables quantitatives.
Transformation Fisher z : La transformation Fisher convertit le coefficient de corrélation r en une variable z plus proche d’une loi normale pour construire des tests et des intervalles.
Intervalle de confiance de ρ : Un intervalle de confiance de ρ(X,Y) donne une plage de valeurs plausibles pour la corrélation vraie au niveau de risque α.
Coefficient de détermination théorique : Le coefficient de détermination théorique est la valeur ρ²(X,Y) et quantifie la part de variance expliquée par la dépendance linéaire.
Coefficient de détermination observé : Le coefficient de détermination observé r²(x,y), aussi appelé R carré, est calculé à partir des données et reflète la part de variance expliquée.
📝 Points essentiels
Pour un test bilatéral au seuil α=0,05, on utilise une valeur critique c=1,96 issue de la loi normale centrée réduite.
Le test compare la statistique √(n−3)(z−z0) à l’intervalle [−c,c] pour décider entre H0 et H1.
Dans l’exemple avec n=11, z=0,841 et z0=0,973 donnent √(n−3)(z−z0)=−0,373, donc H0 n’est pas rejetée car −1,96≤−0,373≤1,96.
L’intervalle de confiance de ρ au niveau α=5% s’écrit ]tanh(z−1,96/√(n−3)); tanh(z+1,96/√(n−3))[, où z est la réalisation de la variable transformée sur l’échantillon.
Dans l’exemple n=11, les bornes calculées sont r1=tanh(0,148)=0,147 et r2=tanh(1,534)=0,911, soit un intervalle [0,147;0,911].
Le coefficient de détermination théorique ρ²(X,Y) est compris entre 0 et 1 et vaut 1 si la dépendance est linéaire parfaite, et 0 si x et Y ne sont pas corrélées linéairement.
💡 Astuce mémo
Fisher z puis tanh : on “normalise” r en z, puis on “revient” à r via tanh pour obtenir test et intervalle.
📖 10. Tests d’hypothèses sur les paramètres de régression
🔑 Notions clés & Définitions
Plan expérimental 2 : Plan où chaque valeur xi est observée plusieurs fois yij, ce qui permet d’estimer une variance résiduelle.
Hypothèses de validation du modèle : Test qui compare la relation moyenne bc_i=a+bx_i à l’alternative où au moins un bc_i s’en écarte.
Somme des carrés du modèle autour de la régression : Somme des carrés mesurant l’écart entre les moyennes observées et la droite ajustée, notée SCM∣RG.
Carré moyen résiduel : Estimateur de la variance inconnue c3^2 obtenu en divisant la somme des carrés résiduelle par ses degrés de liberté, noté sR2.
Statistique de Fisher du test : Rapport de deux carrés moyens, FM,obs=sM∣RG2/sR2, utilisé pour décider de l’acceptation ou du rejet du modèle.
📝 Points essentiels
Le test vise H_0: orall i,bc_i=a+bx_i contre H_1: ext{au moins un } bc_i e a+bx_i.
Le calcul repose sur SCM_{|RG}=a3_i(c7_i-c7̂_i)^2 avec c7̂_i=a3̂ a+a3̂ b x_i et sur SCR=a3_{i,j}(y_{ij}-y_i)^2.
Une estimation de c3^2 est le carré moyen résiduel sR2=SCR/(n−I).
La statistique de test est FM,obs=sM∣RG2/sR2 et suit une loi de Fisher sous H0 avec ddl I−2 et n−I.
La décision au seuil b1 se fait via une valeur critique c telle que P_{H_0}(F_{I-2,n-I}c6 c)=1-b1, puis on rejette si FM,obs>c.
Le test ne peut pas être mis en œuvre en plan expérimental 1 car alors SCR=0, ce qui empêche d’estimer la variance résiduelle.
💡 Astuce mémo
Plan 2 = répétitions = variance résiduelle; sans répétitions (plan 1) pas de SCR donc pas de Fisher.
📖 11. Intervalles de confiance en régression
🔑 Notions clés & Définitions
Intervalle de confiance pour a : Un intervalle de confiance pour a est une plage construite à partir de l’estimation de a et de son écart-type, avec une loi de Student à n−2 degrés de liberté.
Intervalle de confiance pour b : Un intervalle de confiance pour b est une plage construite à partir de l’estimation de b et de son écart-type, avec une loi de Student à n−2 degrés de liberté.
Intervalle de confiance pour y(x) : Un intervalle de confiance pour y(x)=a+bx est une plage construite à partir de l’estimation de y(x) et de l’écart-type associé, avec une loi de Student à n−2 degrés de liberté.
Variance résiduelle s2R|M : La variance résiduelle s2R|M est une estimation de σ2 obtenue après validation du modèle, basée sur la somme des carrés résiduelle divisée par ses degrés de liberté.
Valeur critique cn−2 : La valeur critique cn−2 est le quantile bilatéral de la loi de Student Tn−2 correspondant au seuil α, utilisé pour construire les intervalles.
📝 Points essentiels
Sous le modèle validé Yi=a+bxi+Ei avec Ei i.i.d. N(0;σ2), les intervalles utilisent une loi de Student à n−2 degrés de liberté.
La meilleure estimation de σ2 est donnée par s2R|M=1/(n−2)∑i êi2 et elle s’écrit aussi s2R|M=s2(y)·(1−r2(x,y))·n/(n−2).
L’écart-type de a s’écrit sA=√(s2R|M/n·(1+x̄^2/s2(x))) et celui de b s’écrit sB=√(s2R|M/(n·s2(x))).
L’écart-type de la prédiction y(x) s’écrit ŝy(x)=√(s2R|M/n·(1+(x−x̄)^2/s2(x))).
Au seuil α, l’intervalle de confiance pour a est [â−cn−2·sA ; â+cn−2·sA] et pour b est [b̂−cn−2·sB ; b̂+cn−2·sB].
Pour un x fixé, l’intervalle de confiance pour y(x)=a+bx est [ŷ(x)−cn−2·ŝy(x) ; ŷ(x)+cn−2·ŝy(x)].
💡 Astuce mémo
Student partout : même quantile cn−2 (n−2 ddl) ; largeur = cn−2 × (écart-type), et l’écart-type dépend de 1, x̄ et (x−x̄).
📖 12. Tables et lois de Fisher et Student
🔑 Notions clés & Définitions
Table de Shapiro-Francia : Table de valeurs critiques pour le test de normalité de Shapiro-Francia, donnée en fonction de la taille n et du seuil α.
Loi de Fisher : Loi de probabilité des rapports de variances, notée F, caractérisée par deux nombres de degrés de liberté ν1 et ν2.
Degrés de liberté au numérateur : Paramètre ν1 de la loi de Fisher, correspondant au nombre de degrés de liberté associés au numérateur.
Degrés de liberté au dénominateur : Paramètre ν2 de la loi de Fisher, correspondant au nombre de degrés de liberté associés au dénominateur.
Table de Mann-Whitney : Table de valeurs critiques pour le test bilatéral de Mann-Whitney à α = 5%, selon les tailles d’échantillons.
📝 Points essentiels
Lecture de table : on cherche la valeur critique c telle que P(F>c)=0,10 pour la loi de Fisher, avec ν1 et ν2 donnés.
Paramètres de la loi de Fisher : ν1 = dln et ν2 = dld, où dln est le nombre de degrés de liberté au numérateur et dld au dénominateur.
Exemple de lecture (Shapiro-Francia) : une valeur comme 2,73 peut être obtenue par interpolation 2,7 + 0,03 à partir des lignes et colonnes de la table.
Table de Shapiro-Francia : elle fournit des valeurs critiques pour trois seuils α (0,10 ; 0,05 ; 0,01) selon n.
Test de Mann-Whitney : la table donne des valeurs critiques pour le test bilatéral à α = 5% en fonction des tailles (avec des cases marquées par *).
Interprétation des * (Mann-Whitney) : un astérisque indique que le test ne peut pas être significatif au niveau α = 5%.
💡 Astuce mémo
Fisher = “F au-dessus de c” : P(F>c) fixé par la table ; Shapiro-Francia = “normalité” avec α (0,10/0,05/0,01) et n.
📊 Tableaux de synthèse
Tests non paramétriques sur une population : signe vs Wilcoxon
Test
Statistique
Quand l’utiliser
Test des signes
S+_n = Σ 1{X_i>0}
Quand on teste la médiane (H0 : m_e = m0) à partir du signe, et on préfère ce test si les conditions d’application du Wilcoxon ne sont pas réunies (ex. cas sans ex æquo/avec contraintes).
Test des rangs signés de Wilcoxon
W+n = Σ{X_i>0} R_{a_i} (rangs des |x_i|, avec rangs moyens en cas d’ex æquo)
Quand les conditions d’utilisation sont remplies : puissance supérieure à celle du test des signes ; en pratique MINITAB utilise l’approximation normale même pour petites tailles.
ANOVA à un facteur : décomposition et décision
Terme
Signification
Lien au test
SCTot
Dispersion totale : Σ_{i,j}(y_{ij}-y)^2
On compare SCF et SCR via Fobs = s_F^2/s_R^2.
SCF
Variation due au facteur : J Σ_i (y_i-y)^2
Sous H0, SCF doit être petite devant SCR ; sous H1, SCF grande devant SCR.
SCR
Variation résiduelle : Σ_{i,j}(y_{ij}-y_i)^2
SCR sert à estimer la variance résiduelle et apparaît au dénominateur de Fobs.
⚠️ Pièges & confusions fréquents
Confondre le test des signes (compte seulement les Xi>0) avec Wilcoxon (utilise les rangs des |xi| et donc l’information de magnitude).
Oublier la transformation pour tester me=m0 : il faut passer à Yi=Xi−m0 puis appliquer le test sur les Yi.
Croire que le niveau réel du test vaut toujours α : le cours indique qu’il vaut typiquement 2P(Sn≤kα) (donc pas forcément α).
En Wilcoxon, traiter les ex æquo comme s’il n’y en avait pas : il faut utiliser les rangs moyens (W+⋆_n) et ne pas réutiliser les tables “sans ex æquo”.
En ANOVA, confondre les ddl : Fobs = (SCF/(I−1)) / (SCR/(n−I)) ; inverser les ddl mène à une mauvaise lecture de la loi de Fisher.
Penser que l’ANOVA dit quelles paires diffèrent : le cours précise que des comparaisons multiples sont nécessaires ensuite (Tukey/Dunnett).
En régression, appliquer le test de validation du modèle en plan expérimental 1 : le cours dit que SCR=0 donc le test ne peut pas être mis en œuvre.
✅ Checklist Examen
Test des signes : savoir écrire H0 (me=m0 ⇔ P(Xi>0)=1/2 après recentrage), définir S+_n et donner sa loi sous H0 (Bin(n;1/2)).
Test des signes : savoir la procédure pour n<40 (kα via P_H0(S+_n≤kα)≤α/2 et rejet si S+_n,obs∉]kα;n−kα[) et pour n≥40 (Zn avec correction de continuité et intervalle ]−c;c[).
Test des signes : savoir interpréter la P-valeur (règle P-valeur≤α ⇒ rejet de H0) et rappeler que MINITAB élimine les zéros pour ramener à n′.
Wilcoxon : savoir la statistique W+_n (somme des rangs des |xi| pour Xi>0) et la correction par rangs moyens en cas d’ex æquo (W+⋆_n).
Wilcoxon : savoir les seuils de choix d’approximation (n>15) et la conséquence pratique MINITAB (approximation normale même pour petites tailles, P-valeur potentiellement peu fiable).
ANOVA à un facteur : savoir modéliser, définir y (moyenne générale), SCTot=SCF+SCR, et écrire Fobs = (SCF/(I−1)) / (SCR/(n−I)) avec loi FI−1,n−I sous H0.
ANOVA : savoir la vérification des conditions selon le cours : indépendance via protocole, normalité via résidus (Shapiro-Francia) et homogénéité via Levene (avant la normalité).
ANOVA : savoir que la décision globale ne localise pas les différences et maîtriser les comparaisons multiples : Tukey-Kramer (t_{i′,i,obs} et étendue studentisée) et Dunnett (comparaison à une référence).
Kruskal-Wallis : savoir H0 (toutes les lois égales), la statistique K (sans ex æquo) et la correction K* (avec ex æquo via configuration).
Kruskal-Wallis : savoir la logique “global puis paires” et l’inégalité de comparaison bilatérale utilisant c(α,n−I), S2 (sans ex æquo : n(n+1)/12 ; avec ex æquo : formule du cours) et le terme √(1/ni+1/ni′).
Régression linéaire : savoir distinguer plan expérimental 1 (corrélation) et plan expérimental 2 (validation du modèle), écrire le modèle Yi=a+bxi+Ei et la méthode des moindres carrés (â,b̂).
Régression : savoir la validation du modèle (test Fisher avec ddl I−2 et n−I, SCR et SCM|RG) et les intervalles de confiance (Student à n−2 ddl pour a, b et y(x)).
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1. Quel énoncé décrit le mieux un test non paramétrique sur une population fondé sur les signes ?
2. Dans le test des signes bilatéral, quelle règle de décision est correcte lorsque la statistique normalisée sort de l’intervalle central ?