Scheda di revisione: Introduction aux risques et catastrophes

📋 Plan du Cours

  1. Catastrophes et risques : approche pluridisciplinaire
  2. Définitions du risque et évolution historique
  3. Territoire : support, acteur et produit du risque
  4. Épidémies et risques sanitaires comme révélateurs sociaux
  5. Grandes approches théoriques du risque
  6. Risque comme construction sociale et double dimension
  7. Culture du risque et sensibilisation des populations
  8. Définir catastrophe, désastre et crise
  9. Paradigmes et gouvernance des catastrophes
  10. Tsunami de 2004 : propagation et catastrophe mondialisée
  11. Inégalités face au tsunami : genre, mémoire, alertes
  12. Critique de l’universalisation et recherche pluriverselle

📖 1. Catastrophes et risques : approche pluridisciplinaire

🔑 Notions clés & Définitions

  • Risque : Le risque désigne la combinaison entre un danger potentiel et la manière dont des personnes et des territoires peuvent y faire face.
  • Aléa : L’aléa correspond à la manifestation d’un phénomène naturel ou technologique susceptible de causer des dommages.
  • Vulnérabilité : La vulnérabilité regroupe les facteurs sociaux et matériels qui rendent des populations plus ou moins exposées et affectées.
  • Catastrophe : La catastrophe est un événement qui produit des dommages et des ruptures durables, en transformant territoires et sociétés.
  • Gouvernance du risque : La gouvernance du risque renvoie aux décisions et dispositifs publics qui organisent la prévention, la gestion et la réduction des impacts.

📝 Points essentiels

  • Une catastrophe n’est pas seulement un phénomène brutal : elle naît d’une rencontre entre aléa, vulnérabilités sociales, choix politiques et dynamiques territoriales.
  • Le risque est multidimensionnel : il combine des dimensions physiques, sociales, culturelles, politiques et territoriales.
  • Le risque n’est pas purement objectif : il dépend des connaissances scientifiques, des outils de mesure, des politiques publiques et des perceptions.
  • Une même situation peut être interprétée différemment selon les groupes sociaux, les territoires et les époques.
  • Le risque révèle des inégalités et des rapports de pouvoir, notamment via les choix d’aménagement.
  • Les catastrophes transforment durablement les territoires, les sociétés et les façons de penser le monde.

💡 Astuce mémo

Aléa + Vulnérabilité + Politique + Territoire + Culture = Catastrophe (et donc risque).

📖 2. Définitions du risque et évolution historique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Risque : Le risque désigne un danger envisagé dans le futur, lié à l’incertitude et à la présence d’enjeux pour une société.
  • Danger possible : Le danger possible correspond à la possibilité qu’un événement néfaste survienne, sans certitude de réalisation.
  • Construction sociale du risque : La construction sociale du risque décrit le fait que la perception et la définition du risque dépendent de choix collectifs et de contextes sociaux.
  • Anticipation collective : L’anticipation collective est l’idée que le risque se pense à travers des projections partagées par un groupe vers l’avenir.

📝 Points essentiels

  • Le cours affirme qu’il n’existe pas une définition unique et universelle du risque.
  • Le risque implique une projection vers l’avenir et se rattache à l’incertitude.
  • Le risque suppose l’existence d’un enjeu, c’est-à-dire quelque chose de valorisé pouvant être menacé.
  • Le risque peut être défini comme danger possible, probabilité d’accident, menace future, construction sociale ou anticipation collective.
  • Le risque est traité comme un phénomène multidimensionnel : physique, social, culturel, politique et territorial.
  • Les catastrophes sanitaires (ex. Covid-19) ne sont pas uniquement biologiques : elles révèlent aussi des inégalités, des accès aux soins et des tensions politiques.

💡 Astuce mémo

Risque = Futur + Incertitude + Enjeu (ce qui compte) : sans enjeu, pas de risque.

📖 3. Territoire : support, acteur et produit du risque

🔑 Notions clés & Définitions

  • Catastrophes sanitaires : Événements de santé publique qui ne se réduisent pas au biologique et révèlent aussi des facteurs sociaux et politiques.
  • Épidémies : Phénomènes de propagation de maladies qui transforment les sociétés, les comportements et les représentations collectives.
  • Risques globaux : Enjeux majeurs à l’échelle mondiale dont les priorités évoluent et qui restent souvent interconnectés.
  • Approche aléa-centrée : Approche du risque qui met au premier plan les causes physiques et vise la prévention par des solutions techniques.
  • Approche vulnérabilité-centrée : Approche du risque qui considère la catastrophe comme révélatrice d’inégalités et met l’accent sur l’exposition liée aux conditions sociales.

📝 Points essentiels

  • La pandémie de Covid-19 montre que les catastrophes sanitaires combinent dimensions biologiques, inégalités sociales, accès aux soins et capacités étatiques.
  • Les épidémies agissent comme révélateurs sociaux en mettant en évidence des tensions politiques et des transformations des sociétés.
  • Les risques majeurs contemporains sont surtout environnementaux (climat, extrêmes météo, perte de biodiversité, crises de l’eau), mais les risques géopolitiques, économiques, technologiques et sanitaires restent centraux
  • Les risques sont interconnectés : une catastrophe peut déclencher des effets en chaîne (énergie, alimentation, instabilité politique, migrations, conflits).
  • La mondialisation renforce les connexions entre territoires et augmente les possibilités de propagation des crises.
  • L’approche aléa-centrée identifie l’aléa (séisme, inondation, cyclone, sécheresse, volcanisme) via mesure, modélisation, prévision, cartographie, simulations, statistiques et surveillance, puis vise la prévention par dig

💡 Astuce mémo

Aléa = causes physiques + technique ; Vulnérabilité = inégalités + justice sociale.

📖 4. Épidémies et risques sanitaires comme révélateurs sociaux

🔑 Notions clés & Définitions

  • Vulnérabilité sociale : La vulnérabilité sociale désigne le niveau de fragilité d’un groupe face à un danger, lié aux conditions de vie et aux inégalités plutôt qu’à l’aléa seul.
  • Approche postcoloniale : L’approche postcoloniale analyse les risques en tenant compte des héritages coloniaux, et met en avant des savoirs locaux et des politiques de justice sociale.
  • Résilience collective : La résilience collective est la capacité d’un groupe à s’adapter ensemble face aux chocs sanitaires, en mobilisant des ressources partagées.
  • Approche géographique du risque : L’approche géographique étudie le risque à travers les échelles et les temporalités, en montrant qu’il varie selon les territoires et leurs connexions.
  • Sciences and Technology Studies : Les sciences and technology studies considèrent que le risque est produit par des interactions entre humains, techniques et environnements, et qu’il est socialement construit.

📝 Points essentiels

  • Le risque ne dépend pas seulement de l’aléa : la vulnérabilité sociale explique une partie majeure des différences d’impact entre populations.
  • Les études sur les pays du Sud et les perspectives postcoloniales développent une lecture centrée sur les inégalités, les savoirs locaux et la participation des habitants.
  • La résilience est pensée comme une adaptation collective, pas seulement comme une réaction individuelle face à l’épidémie.
  • L’approche géographique montre que le risque varie selon les territoires et leurs temporalités, car les logiques centre–périphérie et les connexions spatiales modifient la vulnérabilité.
  • Le territoire agit à la fois comme empreinte du risque et matrice du risque, et les choix d’aménagement peuvent renforcer ou réduire les vulnérabilités.
  • Les représentations culturelles (mémoire des catastrophes, identité territoriale, symbolique des lieux) contribuent à rendre le risque spatialement différencié.

💡 Astuce mémo

Vulnérabilité = “qui subit” ; Géographie = “où et quand” ; STS = “qui définit”.

📖 5. Grandes approches théoriques du risque

🔑 Notions clés & Définitions

  • Gestion spatiale du risque : La gestion spatiale du risque consiste à organiser l’espace autour des installations dangereuses pour limiter l’exposition.
  • Risque comme construction sociale : Le risque comme construction sociale signifie que le danger est façonné par des discours, des institutions et des interprétations collectives.
  • Double nature du risque : La double nature du risque renvoie à l’existence à la fois d’une réalité matérielle et d’une dimension sociale et culturelle.
  • Incertitudes environnementales : Les incertitudes environnementales désignent les limites des données et des modèles qui rendent la prévision des événements extrêmes imparfaite.
  • Culture du risque : La culture du risque est la capacité d’une société à connaître, mémoriser et anticiper les dangers.

📝 Points essentiels

  • Les plans particuliers d’intervention délimitent des périmètres de sécurité autour d’installations dangereuses.
  • Les périmètres de sécurité traduisent une gestion spatiale du risque et influencent les politiques d’aménagement.
  • Le risque n’existe pas « en soi » : il est produit par des discours, des institutions et des interprétations.
  • Le risque agit comme révélateur des rapports sociaux dans les sociétés contemporaines.
  • Le risque combine une réalité matérielle (séismes, inondations, pollution) et une dimension sociale-culturelle (perception, acceptabilité, mémoire, représentations).
  • Les données environnementales sont souvent incomplètes et les modèles comportent des incertitudes, ce qui complique la décision publique.

💡 Astuce mémo

Matériel + Social = Risque : ce que la nature fait + ce que la société en pense.

📖 6. Risque comme construction sociale et double dimension

🔑 Notions clés & Définitions

  • Culture du risque : La culture du risque désigne la capacité d’une société à connaître, mémoriser et anticiper les dangers.
  • Sensibilisation aux risques : La sensibilisation aux risques regroupe des actions artistiques, culturelles et pédagogiques visant à préparer les populations.
  • Vulnérabilité sociale : La vulnérabilité sociale correspond aux facteurs qui rendent une société plus ou moins touchée par un danger.
  • Catastrophe : La catastrophe est un événement brutal causant de graves destructions matérielles et humaines.
  • Crise : La crise est une rupture d’équilibre qui entraîne des transformations profondes.

📝 Points essentiels

  • La culture du risque vise à réduire la vulnérabilité en renforçant la préparation et l’anticipation des dangers.
  • Les dispositifs artistiques, culturels et pédagogiques servent de supports de sensibilisation pour mobiliser les populations.
  • La participation des habitants est présentée comme un levier essentiel pour rendre la sensibilisation effective.
  • La catastrophe est décrite comme souvent ponctuelle et spectaculaire, tandis que la crise peut être plus longue et progressive.
  • Les sciences humaines et sociales analysent les catastrophes comme révélateurs des vulnérabilités sociales plutôt que comme de simples phénomènes naturels exceptionnels.
  • La catastrophe est résumée par l’idée « agent × vulnérabilité », ce qui explique que deux territoires exposés au même aléa puissent subir des conséquences très différentes.

💡 Astuce mémo

Culture du risque = connaître + mémoriser + anticiper ; Catastrophe = agent × vulnérabilité.

📖 7. Culture du risque et sensibilisation des populations

🔑 Notions clés & Définitions

  • Dispositifs de gouvernement : Ensemble d’actions publiques qui organisent la mesure, la planification et l’anticipation des risques à partir d’informations disponibles.
  • EM-DAT : Base de données internationale qui recense les catastrophes pour permettre des analyses comparatives entre pays et périodes.
  • Vulnérabilités préexistantes : Ensemble de fragilités sociales, matérielles et organisationnelles présentes avant l’événement, qui conditionnent l’ampleur des dommages.
  • Inégalités face aux risques : Différences de probabilité d’être touché et de subir des pertes selon la position sociale et le contexte national.
  • Paradigmes de la catastrophe : Cadres d’interprétation qui expliquent la catastrophe soit comme perturbation extérieure, soit comme révélateur de vulnérabilités, soit comme produit d’incertitudes systémiques.

📝 Points essentiels

  • Les États cherchent à mesurer, compter, classer et anticiper les catastrophes via des dispositifs de gouvernement.
  • Les données internationales comme EM-DAT aident à recenser les catastrophes, mais elles souffrent de limites méthodologiques.
  • Les mesures sont imparfaites car les données sont incomplètes, les définitions varient et les petites catastrophes sont moins visibles.
  • Les catastrophes sont évaluées par plusieurs critères comme morts, personnes affectées, dégâts matériels et déplacements, mais ces indicateurs ne suffisent pas à tout comparer.
  • Les chiffres peuvent être instrumentalisés politiquement, ce qui influence la manière dont le phénomène est construit et perçu.
  • Les données montrent des inégalités : les pays du Sud concentrent une grande part des victimes, tandis que les pertes économiques peuvent être plus élevées dans les pays riches du fait de la valeur des infrastructures.

💡 Astuce mémo

Mesurer ≠ comprendre : données incomplètes + définitions variables + visibilité inégale → la statistique fabrique aussi le “phénomène catastrophe”.

📖 8. Définir catastrophe, désastre et crise

🔑 Notions clés & Définitions

  • Catastrophe extérieure : Catastrophe : événement extérieur qui perturbe un ordre stable et semble venir du dehors.
  • Catastrophe révélatrice : Catastrophe : phénomène qui met au jour des vulnérabilités internes d’une société.
  • Incertitude des systèmes : Catastrophe : situation où l’incertitude et la complexité rendent la compréhension des systèmes contemporains difficile.
  • Séisme de Lisbonne 1755 : Séisme de Lisbonne : événement de 1755 qui marque une rupture intellectuelle majeure dans l’histoire des catastrophes.
  • Courbe de Farmer : Courbe de Farmer : outil reliant l’acceptabilité du risque à la façon dont les morts sont perçues (banales et dispersées vs spectaculaires et concentrées).

📝 Points essentiels

  • Claude Gilbert distingue trois paradigmes pour penser la catastrophe : perturbation extérieure, révélation de vulnérabilités internes, et effet de l’incertitude sur la compréhension des systèmes.
  • Le séisme de Lisbonne (1755) provoque une rupture intellectuelle et remet en cause des interprétations religieuses traditionnelles.
  • Les débats autour du séisme opposent responsabilité humaine, Providence et question du mal.
  • Le marquis de Pombal lance une enquête systématique : des questionnaires recueillent des informations sur dégâts, victimes et effets du séisme.
  • Voltaire critique l’optimisme « tout est bien » en mettant au premier plan la souffrance et l’absurdité du mal.
  • Rousseau attribue une part de responsabilité aux sociétés humaines : l’urbanisation et les modes de vie peuvent aggraver les dégâts.

💡 Astuce mémo

Extérieur = choc, Interne = faille, Incertain = brouillard : trois lunettes pour lire la catastrophe.

📖 9. Paradigmes et gouvernance des catastrophes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Tsunami : Un tsunami est une série de vagues provoquée par un déplacement brutal d’un grand volume d’eau, souvent lié à des événements sous-marins.
  • Magnitude 9 : La magnitude 9 désigne un séisme extrêmement puissant, capable de produire un déplacement océanique suffisant pour déclencher un tsunami majeur.
  • Zone de subduction : Une zone de subduction est un secteur tectonique où une plaque plonge sous une autre, favorisant séismes et tsunamis.
  • Smong : Le Smong est un tsunami ancien transmis oralement à Simuelue, servant de mémoire collective pour réagir lors d’un nouvel événement.

📝 Points essentiels

  • Le 26 décembre 2004, un séisme de magnitude 9 survient au large de Sumatra et déclenche un tsunami géant.
  • Le terme tsunami signifie « vague au port » en japonais.
  • En haute mer, les vagues sont peu visibles mais se déplacent très vite, puis leur hauteur augmente fortement près des côtes.
  • Le tsunami atteint les côtes proches en quelques minutes, tandis que des régions plus éloignées disposent de plusieurs heures.
  • La catastrophe touche de nombreux pays (Indonésie, Sri Lanka, Inde, Thaïlande, Maldives, Somalie) et dépasse 220 000 morts.
  • Les images circulent immédiatement dans les médias internationaux, ce qui entraîne une mobilisation humanitaire mondiale exceptionnelle et renforce l’idée d’une humanité commune face aux catastrophes.

💡 Astuce mémo

Séisme → déplacement océanique → vagues rapides en haute mer → hauteur qui explose à l’approche des côtes.

📖 10. Tsunami de 2004 : propagation et catastrophe mondialisée

🔑 Notions clés & Définitions

  • Mémoire du Smong : Mémoire du Smong : Tradition orale d’un tsunami ancien transmise dans certaines communautés, qui sert de repère pour réagir plus vite.
  • Mémoire collective : Mémoire collective : Ensemble de récits, images et monuments qui maintiennent le souvenir d’une catastrophe et influencent la reconstruction.
  • Inégalités de genre : Inégalités de genre : Différences socialement construites qui rendent certains groupes, notamment les femmes, plus exposés et moins protégés.
  • Absence de système d’alerte : Absence de système d’alerte : Manque de dispositif comparable à celui du Pacifique, qui ralentit la diffusion de l’information et augmente le bilan humain.
  • Érosion côtière : Érosion côtière : Transformation durable du littoral après le tsunami, avec recul du rivage et dégradation des milieux.

📝 Points essentiels

  • Les impacts du tsunami varient fortement selon les territoires et les populations, notamment selon l’existence ou non d’une mémoire du risque.
  • À Simuelue, la connaissance du « Smong » a contribué à sauver de nombreuses vies grâce à une meilleure anticipation.
  • À Banda Aceh, la guerre civile et l’absence de culture du risque ont aggravé les conséquences humaines.
  • Dans plusieurs régions, les femmes ont été proportionnellement plus touchées, notamment à cause de rôles sociaux limitant l’accès à certaines pratiques et la mobilité.
  • L’océan Indien ne disposait pas d’un système d’alerte comparable à celui du Pacifique, ce qui a ralenti la circulation des informations.
  • Les difficultés de coordination entre États et ONG, combinées à des moyens de communication insuffisants, ont renforcé la mortalité.

💡 Astuce mémo

Smong = mémoire qui sauve ; alerte absente = bilan qui s’alourdit.

📖 11. Inégalités face au tsunami : genre, mémoire, alertes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Catastrophe naturelle : Expression qui masque le rôle des inégalités, car les auteurs soutiennent qu’aucun événement n’est “purement” naturel.
  • Vulnérabilité : Caractéristique sociale et politique qui rend un phénomène dangereux, car la catastrophe dépend de la vulnérabilité des populations.
  • Résilience : Notion présentée comme universelle mais critiquée pour provenir d’une histoire intellectuelle occidentale et être parfois mal adaptée.
  • Hégémonie occidentale : Domination des recherches par les chercheurs des pays du Nord, qui produit des rapports de pouvoir dans la production des savoirs.
  • Approche pluriverselle : Démarche pluraliste où les chercheurs locaux définissent priorités et cadres, et où les savoirs locaux sont reconnus.

📝 Points essentiels

  • Le document critique l’expression « catastrophe naturelle » car les catastrophes proviennent aussi d’inégalités sociales, politiques et économiques.
  • Un phénomène naturel devient catastrophe quand des populations sont rendues vulnérables par des conditions sociales et politiques.
  • Le tsunami de 2004 montre des différences de genre : dans certaines régions, les femmes ont été beaucoup plus touchées.
  • Les écarts de richesse et d’accès aux ressources influencent directement les capacités de survie.
  • Les auteurs dénoncent que la majorité des publications scientifiques provient des pays du Nord, alors que les catastrophes touchent surtout le Sud.
  • Les politiques internationales de réduction des risques s’appuient souvent sur des modèles standardisés exportés, ce qui peut reproduire des dominations.

💡 Astuce mémo

Catastrophe = Nature + Inégalités (si vulnérabilité élevée, le phénomène devient catastrophe).

📖 12. Critique de l’universalisation et recherche pluriverselle

🔑 Notions clés & Définitions

  • Universalisation : Universalisation : démarche qui tend à présenter des phénomènes comme valables partout et de la même façon, en gommant les contextes sociaux et territoriaux.
  • Pluriverselle : Pluriverselle : approche qui refuse une explication unique et cherche plusieurs façons de comprendre le risque et la catastrophe selon les contextes.
  • Risque comme construction sociale : Risque comme construction sociale : idée selon laquelle le risque dépend de choix collectifs, de rapports de pouvoir et de conditions territoriales, pas seulement de facteurs physiques.
  • Approches aléa-centrées : Approches aléa-centrées : démarches qui expliquent d’abord le risque par la nature et l’intensité des phénomènes dangereux.
  • Approches constructivistes : Approches constructivistes : démarches qui mettent l’accent sur la production sociale des catégories de risque et sur l’influence des représentations.

📝 Points essentiels

  • Une réflexion problématisée exige un corpus qui ne se limite pas à accumuler des documents.
  • Un corpus varié doit inclure des textes scientifiques, cartes, photographies, données statistiques, vidéos, paysages et articles de presse.
  • Le corpus doit permettre de saisir plusieurs dimensions du risque ou de la catastrophe étudiée.
  • Les TD visent l’analyse d’un cas précis pour montrer les interactions entre aléa, vulnérabilité, territoire, politiques publiques et représentations.
  • Les erreurs fréquentes incluent le mélange des approches théoriques et la présentation uniquement descriptive.
  • Le plan doit être problématisé et les références scientifiques clairement citées.

💡 Astuce mémo

Universalisation = une seule carte du monde ; pluriverselle = plusieurs cartes selon les territoires et les rapports de pouvoir.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1755Séisme de Lisbonne : rupture intellectuelle et remise en cause d’interprétations religieuses
1966Explosion de la raffinerie de Feyzin : catastrophe industrielle et transformations (sécurité civile, procédures, soins, réorganisation territoriale)
26 décembre 2004Séisme de magnitude 9 au large de Sumatra déclenchant un tsunami géant

📊 Tableaux de synthèse

Catastrophe, désastre, crise

NotionCaractéristiquesTemporalité
CatastropheÉvénement brutal provoquant de graves destructions matérielles et humainesSouvent ponctuelle et spectaculaire
DésastreRenvoie à la ruine et à la destruction
CriseRupture d’équilibre entraînant des transformations profondesPeut être plus longue et progressive

Approches du risque

ApprocheCe qui est au premier planObjectif/lecture
Aléa-centréeCauses physiques et aléa (séisme, inondation, cyclone, sécheresse, éruption volcanique)Prévention technique via mesure, modélisation, prévision, cartographie, simulations, surveillance
Vulnérabilité-centrée (radicale)Inégalités sociales et vulnérabilité socialeRévéler les inégalités, valoriser savoirs locaux/participation et politiques de justice sociale
GéographiqueÉchelles, temporalités, centre–périphérie, connexions, histoire locale, choix d’aménagementRisque spatialement différencié : territoire empreinte et matrice du risque
Constructiviste / STSRisque socialement construit (interactions humains-techniques-environnements)Mettre en évidence controverses et non-neutralité des connaissances ; participation et savoirs d’usage

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre risque et catastrophe : le risque implique une projection vers l’avenir et un enjeu, alors que la catastrophe est un événement brutal produisant des dommages et ruptures durables.
  2. Croire que le risque est purement objectif : il dépend des connaissances, outils de mesure, politiques publiques, médias, mémoires et perceptions culturelles.
  3. Réduire une catastrophe à l’aléa : deux territoires exposés au même aléa peuvent avoir des conséquences très différentes à cause de la vulnérabilité.
  4. Mélanger les approches théoriques (aléa-centrée, vulnérabilité-centrée, géographique, constructiviste/STS) et produire une analyse seulement descriptive sans problématisation.
  5. Utiliser “catastrophe naturelle” sans critique : le cours insiste qu’aucune catastrophe n’est purement naturelle et que les inégalités rendent un phénomène catastrophique.
  6. Oublier la dimension territoriale : traiter le territoire comme simple décor au lieu de le voir comme support, acteur et produit du risque.
  7. Confondre catastrophe et crise : la catastrophe est souvent ponctuelle et spectaculaire, tandis que la crise peut être plus longue et progressive.

✅ Checklist Examen

  1. Définir le risque en rappelant qu’il n’existe pas une définition universelle et qu’il implique projection vers l’avenir, incertitude et enjeu.
  2. Distinguer aléa, vulnérabilité et catastrophe, et expliquer pourquoi une catastrophe résulte d’une rencontre aléa + vulnérabilités + choix politiques + dynamiques territoriales + représentations.
  3. Expliquer pourquoi le risque est multidimensionnel (physique, social, culturel, politique, territorial) et pourquoi une même situation peut être interprétée différemment selon groupes et époques.
  4. Présenter le rôle du territoire : support, acteur et produit du risque, et donner l’idée que le territoire est à la fois empreinte et matrice du risque.
  5. Relier catastrophes sanitaires et risques sanitaires à des facteurs non biologiques : inégalités sociales, accès aux soins, capacités étatiques, tensions politiques.
  6. Décrire les risques globaux contemporains : priorités environnementales (climat, extrêmes météo, biodiversité, eau) tout en gardant en tête les risques géopolitiques, économiques, technologiques et sanitaires.
  7. Comparer les approches du risque : aléa-centrée (prévention technique), vulnérabilité-centrée (inégalités, justice sociale), géographique (échelles/temporalités), constructiviste/STS (risque socialement construit).
  8. Définir catastrophe, désastre et crise, et préciser les différences de temporalité (catastrophe ponctuelle/spectaculaire vs crise plus longue/progressive).
  9. Expliquer la formule “catastrophe = agent × vulnérabilité” et l’idée que deux territoires exposés au même aléa peuvent subir des conséquences très différentes.
  10. Expliquer la gouvernance et la mesure : dispositifs de gouvernement, bases de données (EM-DAT), limites méthodologiques (données incomplètes, définitions variables, visibilité inégale) et risque d’instrumentalisation.
  11. Mobiliser les repères historiques et conceptuels : séisme de Lisbonne (1755) et débats responsabilité/Providence/mal, Feyzin (1966) et transformations, courbe de Farmer (acceptabilité et dimension médiatique/symbolique).
  12. Étudier le cas du tsunami de 2004 : séisme magnitude 9 au large de Sumatra (26 décembre 2004), propagation (vagues rapides en haute mer, hauteur près des côtes), inégalités (genre, mémoire Smong, absence d’alerte), et l’
  13. description_note_ignored_by_schema_compatibility?

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1. Quelle caractéristique correspond à la définition du risque donnée dans l’évolution historique du concept ?

2. Qu'entend-on par risque dans le contexte des catastrophes et risques, en termes de sa nature multidimensionnelle ?

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Risque — définition ?

Combinaison entre danger potentiel et capacité d’y faire face.

Définition risque

Combinaison d’un danger et de la capacité à y faire face.

Catastrophe — différence ?

Événement brutal causant des dommages durables, souvent ponctuel.

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