Mainframe : Système informatique de nature centralisée, caractérisé par une grande puissance de traitement, conçu pour gérer simultanément un nombre élevé d’utilisateurs, exécuter des traitements complexes, tout en assurant une disponibilité et une fiabilité constantes. Il s’agit d’un ordinateur central utilisé principalement par des entreprises et des institutions pour des applications critiques, telles que le traitement massif de données, la gestion de ressources ou la réalisation de transactions.
Client/Server : Architecture informatique qui répartit les tâches entre un serveur central, chargé de fournir des services ou des ressources, et des clients, qui en font la demande. Elle permet une gestion plus flexible et distribuée des ressources, en opposition aux systèmes centralisés comme le mainframe. Elle facilite notamment la collaboration et l’accès aux données via des réseaux.
Web : Technologie qui permet la communication et la diffusion d’informations via Internet. Elle repose sur des protocoles standardisés (HTTP, HTML) et facilite la mise à disposition de contenus et de services accessibles à distance, en utilisant des navigateurs web. Elle constitue une étape majeure dans la démocratisation de l’accès aux systèmes d’information.
SOA (Architecture Orientée Services) : Modèle d’architecture logicielle qui organise les fonctionnalités en services indépendants, réutilisables et communicants via des interfaces standardisées. Elle vise à améliorer l’intégration, la flexibilité et la maintenance des systèmes informatiques en permettant une composition dynamique des services.
Grid Computing : Approche qui consiste à fédérer des ressources informatiques dispersées géographiquement pour réaliser des traitements massifs ou complexes. Elle repose sur la mutualisation et la coordination de plusieurs ordinateurs ou clusters pour former une infrastructure de calcul distribuée, souvent utilisée pour des applications scientifiques ou industrielles.
Cloud Computing : Modèle de fourniture de ressources informatiques (serveurs, stockage, applications) via Internet, en mode à la demande, avec une gestion automatisée et une facturation à l’usage. Il préfigure la vision de John McCarthy de 1960, qui envisageait le calcul comme un service public, permettant un accès flexible et partagé aux ressources.
Depuis les années 1970 jusqu’aux années 2000, l’évolution technologique des systèmes informatiques s’est structurée en plusieurs phases majeures, chacune introduisant des modèles d’architecture ou des technologies clés. La première étape, dans les années 1970, voit l’émergence du mainframe, un ordinateur central puissant destiné à gérer de vastes volumes de données et de traitements critiques pour les grandes organisations. Ces machines, comme celles d’IBM, sont conçues pour supporter une multitude d’utilisateurs simultanément, assurer une haute disponibilité et traiter des applications complexes telles que la gestion des recensements ou la planification des ressources d’entreprise.
Dans les années 1980, la tendance s’oriente vers l’architecture client/serveur, qui répartit la charge entre un serveur central et des clients, permettant une gestion plus flexible et une meilleure distribution des ressources. Cette architecture facilite la collaboration et l’accès aux données via des réseaux locaux ou étendus.
Les années 1990 marquent l’avènement du Web, qui révolutionne la diffusion de l’information en utilisant des protocoles standardisés comme HTTP et HTML. La mise en ligne de contenus et de services accessibles à distance démocratise l’accès aux systèmes d’information, tout en favorisant l’interconnexion des réseaux.
Au tournant des années 2000, la montée en puissance des architectures orientées services (SOA) permet d’organiser les fonctionnalités en modules indépendants, facilitant leur réutilisation, leur intégration et leur maintenance. Parallèlement, le Grid Computing émerge comme une solution pour fédérer des ressources dispersées géographiquement, permettant de réaliser des traitements massifs ou complexes en mutualisant des infrastructures variées.
Enfin, la vision de John McCarthy en 1960, qui envisageait le calcul comme un service public, trouve une concrétisation dans le Cloud Computing. Ce modèle offre des ressources informatiques à la demande via Internet, avec une gestion automatisée et une facturation à l’usage, incarnant la progression vers une organisation plus flexible, partagée et accessible des ressources de calcul.
L’évolution technologique des systèmes informatiques s’est succédé en passant d’un modèle centralisé avec le mainframe à des architectures distribuées et accessibles via Internet, culminant dans le concept de Cloud Computing, qui incarne la vision d’un calcul organisé comme un service public.
Mainframe : Ordinateur centralisé de grande puissance, conçu pour gérer simultanément un grand nombre d’utilisateurs et exécuter des traitements complexes, notamment pour des applications critiques telles que la gestion de données massives, la planification des ressources d’entreprise ou le traitement des transactions.
VM/CMS (Virtual Machine / Conversational Monitor System) : Système d’exploitation lancé par IBM en 1972, précurseur de la virtualisation, permettant la création et la gestion de plusieurs environnements virtuels sur une même machine physique, facilitant le traitement par lots et le temps partagé.
Les mainframes sont des ordinateurs centraux qui se distinguent par leur capacité à gérer simultanément de nombreux utilisateurs et à exécuter des traitements complexes. Leur conception vise à assurer la fiabilité, la sécurité et la performance pour des applications critiques, telles que le traitement de données massives, la gestion des recensements, des statistiques industrielles ou de consommation, ainsi que la planification des ressources d’entreprise (ERP) et le traitement des transactions.
En 1972, IBM a lancé le système d’exploitation VM/CMS, une étape majeure dans l’évolution des systèmes informatiques. Ce système permettait la virtualisation, une technologie innovante qui autorise l’exécution simultanée de plusieurs instances de systèmes d’exploitation sur une ou plusieurs machines physiques regroupées en cluster. VM/CMS offrait ainsi la possibilité de partager efficacement les ressources matérielles, telles que le processeur, la mémoire ou le disque dur, tout en isolant chaque environnement virtuel.
La virtualisation sur mainframe a été un précurseur essentiel du Cloud Computing, car elle a introduit la capacité de faire fonctionner plusieurs systèmes indépendants sur une infrastructure unique, optimisant ainsi l’utilisation des ressources matérielles et facilitant la gestion des environnements informatiques.
Les mainframes, par leur puissance et leur capacité à gérer de nombreux utilisateurs simultanément, ont été à l’origine des premières formes de virtualisation, qui ont joué un rôle clé dans l’évolution vers le Cloud Computing moderne.
Virtualisation : Technique qui consiste à faire fonctionner plusieurs systèmes d'exploitation isolés sur une ou plusieurs machines physiques, en utilisant une couche d'abstraction permettant de créer des environnements virtuels indépendants. Elle permet d'exécuter simultanément plusieurs systèmes d'exploitation sur une seule infrastructure matérielle, tout en assurant leur séparation et leur indépendance.
Ressources matérielles : Composants physiques d’un ordinateur ou d’un système informatique, tels que le processeur, la mémoire vive (RAM), le disque dur ou le stockage, qui peuvent être séparés, partagés ou alloués de manière flexible grâce à la virtualisation. Ces ressources sont souvent sous-utilisées ou inutilisées, ce qui motive leur optimisation via cette technique.
Isolation des systèmes : Capacité de la virtualisation à séparer complètement chaque environnement virtuel, empêchant toute interférence ou perturbation entre eux. Chaque système d’exploitation ou application fonctionne dans un espace isolé, garantissant la sécurité, la stabilité et la confidentialité des données et des processus.
Cluster : Regroupement de plusieurs machines physiques (serveurs) connectées pour fonctionner comme une seule entité. La virtualisation peut s’appuyer sur cette architecture pour répartir efficacement les ressources entre plusieurs systèmes, optimiser leur utilisation et réduire la charge d’administration.
La virtualisation permet de faire fonctionner plusieurs systèmes d'exploitation isolés sur une ou plusieurs machines physiques, souvent regroupées en cluster. Elle sépare les ressources matérielles telles que le processeur, la mémoire ou le disque dur, pour les partager entre différents systèmes ou utilisateurs comme s’ils disposaient chacun de leur propre machine. Cette séparation facilite la coexistence de plusieurs environnements sur une seule infrastructure, tout en garantissant leur indépendance.
Elle répond à des enjeux liés à l’utilisation sous-optimale ou inefficace des ressources informatiques, qui peuvent rester inutilisées ou sous-exploitées. La virtualisation permet ainsi de maximiser l’usage de ces ressources, en évitant leur gaspillage et en réduisant les coûts et le temps consacrés à la maintenance et à la configuration des systèmes physiques. La gestion centralisée et la répartition dynamique des ressources contribuent à une meilleure efficacité opérationnelle.
Différents types de virtualisation existent, notamment la virtualisation de bureau (desktop virtualization), la virtualisation de serveurs (server virtualization), la virtualisation de logiciels ou d’applications (software/application virtualization), la virtualisation de réseaux (network virtualization) et la virtualisation de stockage (storage virtualization). Chacun de ces domaines vise à optimiser et à répartir efficacement les ressources, en distribuant par exemple des machines virtuelles sur plusieurs machines physiques en fonction de leur charge respective, ce qui permet une utilisation équilibrée et performante.
La virtualisation transforme l’utilisation des ressources matérielles en permettant leur partage, leur isolation et leur optimisation, ce qui conduit à une gestion plus efficace, flexible et économique des systèmes informatiques.
Desktop virtualization : forme de virtualisation qui consiste à faire fonctionner un environnement de bureau complet, y compris le système d'exploitation et les applications, sur une machine distante ou un serveur centralisé. Elle permet à l'utilisateur d'accéder à son environnement de travail depuis n'importe quel terminal, tout en isolant le poste de travail de la machine physique locale.
Server virtualization : technique qui divise une seule machine physique en plusieurs serveurs virtuels indépendants, appelés machines virtuelles, chacun pouvant exécuter ses propres systèmes d'exploitation et applications. Elle cible la consolidation des serveurs, optimise l'utilisation des ressources matérielles et facilite la gestion des infrastructures.
Software/Application virtualization : méthode permettant d'exécuter des applications dans un environnement isolé du système d'exploitation hôte. Elle facilite le déploiement, la mise à jour, la compatibilité et la sécurité des logiciels, en évitant les conflits entre applications ou avec le système principal.
Network virtualization : processus qui consiste à créer une ou plusieurs réseaux virtuels indépendants sur une infrastructure réseau physique unique. Elle permet de segmenter, sécuriser et gérer efficacement le trafic réseau, tout en isolant des sous-réseaux ou en facilitant la migration et la gestion centralisée.
Storage virtualization : technique qui regroupe plusieurs dispositifs de stockage physique en une seule ressource virtuelle. Elle simplifie la gestion, optimise l'utilisation de l'espace, facilite la sauvegarde, la récupération et la migration des données, tout en augmentant la flexibilité et la disponibilité du stockage.
Il existe plusieurs types de virtualisation adaptés à différents besoins : desktop, serveur, logiciel, réseau et stockage. Chacun cible une couche spécifique de l'infrastructure informatique pour optimiser la gestion et la flexibilité. La virtualisation de bureau permet aux utilisateurs d'accéder à leur environnement de travail à distance, tandis que la virtualisation de serveur concentre plusieurs serveurs physiques en une seule machine virtuelle, améliorant ainsi l'utilisation des ressources et la gestion. La virtualisation de logiciels ou d'applications offre un environnement isolé pour déployer et exécuter des programmes sans dépendance directe au système d'exploitation. La virtualisation réseau permet de créer des réseaux virtuels indépendants, facilitant la segmentation et la sécurité. Enfin, la virtualisation du stockage regroupe plusieurs dispositifs pour simplifier la gestion, augmenter la disponibilité et optimiser l'utilisation de l'espace de stockage. La diversité de ces virtualisations permet une adaptation précise aux contraintes techniques et organisationnelles, en offrant une gestion plus efficace, une meilleure sécurité et une réduction des coûts.
La virtualisation se décline en plusieurs formes, chacune ciblant une couche spécifique de l'infrastructure IT, permettant une gestion plus flexible, sécurisée et rentable des ressources informatiques.
Optimisation des ressources : La virtualisation désigne la capacité à faire fonctionner plusieurs environnements ou systèmes informatiques sur une seule machine physique, permettant ainsi une utilisation plus efficace des ressources matérielles. Elle facilite la gestion en regroupant plusieurs systèmes dans une infrastructure unique, tout en améliorant la sécurité par l’isolation des environnements virtuels. Elle permet également une récupération rapide en cas d’incident, grâce à la possibilité de restaurer ou de déplacer rapidement des environnements virtuels.
Consolidation : La consolidation se réfère à la réduction du nombre de machines physiques nécessaires en regroupant plusieurs environnements virtuels sur un même serveur, ce qui optimise l’utilisation des ressources matérielles et réduit l’espace physique occupé.
Sécurisation et isolation : La virtualisation offre un environnement isolé pour chaque machine virtuelle, ce qui limite la propagation des incidents ou des attaques d’un environnement à un autre. Elle permet ainsi de renforcer la sécurité globale du système.
La virtualisation optimise les ressources en permettant l’utilisation simultanée de plusieurs environnements sur une seule machine physique, ce qui facilite la gestion globale de l’infrastructure informatique. Elle améliore la sécurité en isolant chaque environnement virtuel, empêchant la propagation des incidents ou des attaques. La récupération rapide en cas d’incident constitue un avantage majeur, la virtualisation permettant une gestion efficace des pannes et une reprise d’activité accélérée.
Cependant, cette technologie engendre des coûts supplémentaires. Les outils de virtualisation sont très gourmands en ressources, nécessitant des machines puissantes qui sont plus coûteuses que des serveurs traditionnels. La gestion de ces outils demande également un personnel formé, ce qui implique des investissements en formation et en recrutement.
La dépendance à une machine physique unique peut poser un risque de disponibilité. En effet, si cette machine tombe en panne, tous les environnements virtuels qu’elle héberge sont également interrompus, ce qui peut entraîner une indisponibilité totale des services.
Le trafic réseau lié au stockage des données peut devenir un problème notable, notamment lorsque plusieurs machines virtuelles utilisent une même connexion de stockage. La saturation du réseau de stockage peut limiter la performance et la disponibilité des données, surtout en cas de volumes importants de trafic.
Enfin, la configuration et la gestion de l’infrastructure virtuelle sont plus complexes que pour des systèmes traditionnels. La mise en place, la maintenance et la surveillance nécessitent une expertise spécifique, augmentant la complexité opérationnelle et le risque d’erreurs.
La virtualisation offre des bénéfices significatifs en termes d’optimisation des ressources, de gestion simplifiée et de sécurité renforcée, tout en comportant des limites liées aux coûts, à la dépendance matérielle et à la complexité de gestion. Une évaluation équilibrée de ses avantages et inconvénients est essentielle pour une intégration réussie dans l’environnement informatique.
Architecture client-serveur : modèle d’organisation informatique dans lequel des dispositifs appelés clients envoient des requêtes à un serveur central, qui traite ces requêtes et fournit des réponses. Ce modèle repose sur une séparation claire entre les fonctions de demande et de traitement, permettant une gestion centralisée des ressources.
Requête : demande formulée par un client pour accéder à une ressource ou exécuter une opération spécifique sur le serveur. Elle constitue le message initial envoyé par l’utilisateur ou le logiciel client vers le serveur, initiant une interaction.
Réponse : message renvoyé par le serveur en réponse à une requête, contenant généralement les données demandées ou une confirmation de l’action effectuée. Elle clôt le cycle d’échange entre le client et le serveur pour une opération donnée.
Centralisation des données : organisation où l’ensemble des informations et ressources est stocké et géré sur un serveur unique ou un ensemble de serveurs centralisés. Elle facilite la mise à jour, la gestion de la sécurité, et la cohérence des données.
Point de défaillance unique : situation où la dépendance à un seul serveur central expose le système à un risque majeur : si ce serveur rencontre une panne ou un dysfonctionnement, l’ensemble du service peut s’arrêter ou devenir inaccessible.
Le modèle client-serveur repose sur un fonctionnement où chaque client, qu’il s’agisse d’un utilisateur ou d’un logiciel, envoie des requêtes à un serveur centralisé. Ce serveur, en réceptionnant ces requêtes, les traite selon leur nature — qu’il s’agisse de récupération d’informations, de mise à jour ou d’exécution d’une opération — puis renvoie une réponse adaptée. Cette interaction permet une gestion efficace des ressources, notamment en centralisant les données et la sécurité, ce qui facilite leur mise à jour et leur contrôle. La compatibilité multi-clients est également un avantage majeur, car plusieurs utilisateurs ou applications peuvent accéder simultanément aux mêmes ressources via le serveur.
Cependant, cette architecture présente aussi des inconvénients. La dépendance à un serveur unique constitue un point de défaillance potentiel : si le serveur rencontre un problème, tous les clients connectés risquent de perdre l’accès aux ressources. De plus, si le serveur est mal dimensionné ou mal configuré, la charge qu’il doit supporter peut devenir très élevée, ce qui peut ralentir ou interrompre le service pour tous les utilisateurs.
L’architecture client-serveur centralise les ressources pour simplifier la gestion et la sécurité, mais elle comporte un risque majeur en cas de défaillance du serveur unique, tout en nécessitant une configuration adaptée pour supporter efficacement la charge.
Technologie web : ensemble d’outils, de langages, de protocoles et de systèmes permettant la création, l’affichage et le fonctionnement de sites et d’applications accessibles sur Internet. Elle englobe notamment les langages de programmation côté client et serveur, ainsi que les protocoles de communication qui assurent l’échange d’informations entre ces éléments.
Architecture orientée services (SOA) : modèle d’architecture logicielle qui organise les fonctions d’un système en services indépendants, modulaires et réutilisables, communiquant entre eux via des API. Elle vise à structurer les applications en composants autonomes, facilitant leur intégration, leur maintenance et leur évolution.
Service modulaire : composant logiciel qui réalise une tâche spécifique, conçu pour être indépendant et réutilisable. Chaque service peut fonctionner seul ou en interaction avec d’autres, dans le cadre d’une architecture SOA ou d’autres modèles.
API : interface de programmation permettant la communication entre différents logiciels ou services. Elle définit les méthodes, les formats de données et les protocoles utilisés pour échanger des informations, garantissant l’interopérabilité entre composants hétérogènes.
Protocoles standards (SOAP, REST, HTTP, XML, JSON) : règles et conventions universellement reconnues pour assurer la communication et l’échange de données entre systèmes. SOAP et REST sont des styles d’architecture pour les API, HTTP est le protocole de transfert de données, XML et JSON sont des formats de représentation de l’information.
La technologie web regroupe l’ensemble des outils, langages, protocoles et systèmes qui permettent de créer, d’afficher et de faire fonctionner des sites et applications web sur Internet. Elle constitue la base technique pour le développement d’interfaces accessibles à distance, en utilisant notamment des langages comme HTML, CSS, JavaScript côté client, et des langages serveur comme PHP, Python ou Java.
L’architecture orientée services (SOA) organise les fonctions logicielles en services indépendants, modulaires et réutilisables, qui communiquent entre eux via des API. Cette organisation facilite la conception d’applications complexes en décomposant le système en composants autonomes, chacun dédié à une tâche précise.
Les services dans une architecture SOA utilisent des protocoles standards pour assurer leur interopérabilité. SOAP et REST sont deux styles d’API largement employés, permettant aux services de s’échanger des données via des protocoles comme HTTP. XML et JSON sont des formats de données utilisés pour structurer ces échanges, XML étant plus verbeux, JSON étant plus léger et souvent préféré pour sa simplicité.
Les protocoles standards garantissent que, peu importe la plateforme ou le langage utilisé, les services peuvent communiquer efficacement, assurant ainsi la flexibilité et la compatibilité des systèmes intégrés dans une architecture SOA.
Les technologies web, combinées à l’architecture SOA, structurent les applications modernes en favorisant l’interopérabilité, la modularité et la réutilisabilité des services, ce qui facilite leur développement, leur maintenance et leur évolution.
Calcul distribué : Système informatique dans lequel plusieurs ordinateurs, appelés nœuds, sont connectés via un réseau pour partager leurs ressources telles que le processeur, la mémoire ou le stockage. Il permet d'exécuter des tâches en répartissant la charge de travail entre plusieurs machines, souvent situées à différents endroits géographiques.
Grid computing : Forme spécifique de calcul distribué qui divise une tâche complexe en sous-tâches traitées simultanément sur un ensemble de ressources informatiques hétérogènes et dispersées géographiquement. Il repose sur la connexion de plusieurs ordinateurs via un réseau pour augmenter la puissance de calcul globale.
Nœuds : Ordinateurs ou serveurs individuels connectés en réseau dans un système de calcul distribué ou en grille. Chacun de ces nœuds possède ses propres ressources matérielles (processeur, mémoire, stockage) et peut fonctionner de manière indépendante ou en coordination avec d’autres.
Ressources hétérogènes : Ressources informatiques variées et dispersées, comprenant différents types de matériel ou logiciels, qui peuvent être utilisées conjointement dans un système de Grid computing. La diversité de ces ressources permet une exploitation optimale des capacités disponibles.
Parallélisme : Technique consistant à exécuter plusieurs sous-tâches simultanément sur différents nœuds ou ressources pour accélérer le traitement global d’une tâche. Le parallélisme est une caractéristique essentielle du calcul distribué et du Grid computing, permettant d’augmenter la puissance de calcul et de réduire le temps de traitement.
Le calcul distribué connecte plusieurs ordinateurs via un réseau pour partager leurs ressources, telles que le processeur, la mémoire ou le stockage. Cette connexion permet à ces machines de collaborer efficacement en répartissant la charge de travail, ce qui optimise l’utilisation globale des ressources disponibles.
Le Grid computing constitue une forme particulière de calcul parallèle qui s’appuie sur des ordinateurs complets, appelés nœuds, dispersés géographiquement. Ces nœuds, souvent hétérogènes, communiquent entre eux via un réseau pour traiter une tâche en la divisant en sous-tâches. Chaque sous-tâche est traitée en parallèle sur plusieurs machines, ce qui permet d’accroître considérablement la puissance de calcul.
Cette approche permet d’augmenter la puissance de calcul globale en exploitant efficacement des ressources dispersées, tout en réduisant le temps nécessaire pour traiter des tâches complexes. Elle favorise la réutilisation des ressources et la modularité, en permettant à chaque service ou ressource de fonctionner indépendamment, tout en étant intégré dans un système cohérent.
Le calcul distribué et le Grid computing exploitent la mise en réseau de ressources dispersées pour augmenter la puissance de traitement et réduire le temps de traitement des tâches complexes, en utilisant le parallélisme et la répartition des ressources hétérogènes.
Cloud Computing : environnement informatique qui inclut des ressources hétérogènes et géographiquement dispersées, accessibles via un réseau, permettant la fourniture de services à la demande. Il résulte de la convergence de plusieurs technologies clés telles que la virtualisation, le calcul distribué et les services web.
Autonomic Computing : approche de gestion des systèmes informatiques visant à automatiser leur administration, leur configuration et leur maintenance, en s'inspirant des mécanismes autonomes présents dans la nature ou dans les organismes vivants.
Data Center Automation : processus d'automatisation des opérations et de la gestion des centres de données, visant à optimiser l'utilisation des ressources, réduire les interventions manuelles et améliorer la fiabilité des services.
Multi-core chips : composants matériels intégrant plusieurs cœurs de traitement sur une seule puce, permettant l'exécution parallèle de plusieurs processus, augmentant ainsi la puissance de calcul et l'efficacité énergétique.
Utility Computing : modèle de fourniture de ressources informatiques où celles-ci sont proposées comme un service public, facturées en fonction de leur consommation, suivant la vision initiale de John McCarthy selon laquelle le calcul pourrait devenir une ressource accessible comme une utilité.
Le Cloud Computing est le résultat de la convergence de plusieurs technologies fondamentales telles que la virtualisation, qui permet de créer des environnements isolés et flexibles sur un même matériel, le calcul distribué, qui consiste à répartir les tâches sur plusieurs machines pour augmenter la puissance de traitement, et les services web, qui facilitent l'accès à distance aux ressources et applications via Internet.
Il s'appuie également sur l'automatisation des centres de données, une pratique qui permet de gérer efficacement de vastes infrastructures sans intervention humaine constante, en utilisant des outils d'orchestration et de gestion automatisée. La présence de matériel multi-cœurs joue un rôle crucial en permettant l'exécution simultanée de plusieurs processus, optimisant ainsi la performance globale des systèmes.
Le Cloud transforme le calcul en une ressource accessible de manière similaire à une utilité publique, suivant la vision de John McCarthy. Cette approche permet de proposer des services informatiques à la demande, en fonction des besoins, avec une facturation basée sur la consommation réelle, ce qui facilite la flexibilité, la scalabilité et la réduction des coûts pour les utilisateurs.
Le Cloud représente une synthèse technologique qui révolutionne la fourniture et la gestion des ressources informatiques en intégrant la virtualisation, le calcul distribué, l'automatisation et la vision d'une ressource accessible comme une utilité publique.
| Date | Événement |
|---|---|
| Années 1970 | Émergence du mainframe |
| 1972 | Lancement de VM/CMS par IBM |
| Années 2000 | Développement du Cloud Computing |
| Notions clés | Définition | Technologies associées | Période d'apparition | Objectifs principaux |
|---|---|---|---|---|
| Mainframe | Système centralisé puissant pour gestion de données et traitements critiques | - | Années 1970 | Haute disponibilité, traitement massif, fiabilité |
| Client/Server | Architecture répartissant tâches entre serveur et clients | - | - | Flexibilité, gestion distribuée des ressources |
| Web | Communication via Internet avec protocoles standardisés (HTTP, HTML) | HTTP, HTML | - | Diffusion d'informations et services à distance |
| SOA | Organisation en services indépendants, réutilisables, communicants via interfaces standardisées | - | Années 2000 | Modularité, maintenance facilitée |
| Grid Computing | Fédérer ressources dispersées pour traitements massifs ou complexes | - | Années 2000 | Mutualisation des ressources pour applications scientifiques ou industrielles |
| Cloud Computing | Ressources informatiques à la demande via Internet avec gestion automatisée et facturation à l’usage | - | Années 2000 | Flexibilité, partage, accessibilité |
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