📋 Plan du Cours
- Fondations de la finance d entreprise
- Valeur temps de l argent FV PV taux périodes
- Annuités ordinaires et annuités dues
- Perpétuités et flux multiples actualisation
- Fonctions Excel TVM et conventions de signes
- Capital budgeting payback NPV PI IRR
- Bond valuation relation prix YTM et Fisher
- Rendement nominal réel inflation et fiscalité
- Stock valuation DGM croissance constante
- DGM croissance non constante et conditions
- Actions ordinaires vs actions privilégiées
- Structure du capital M&M WACC bouclier fiscal
📖 1. Fondations de la finance d entreprise
🔑 Notions clés & Définitions
- Finance d’entreprise : La finance d’entreprise regroupe les décisions qui relient les flux de trésorerie, les investissements et le financement à la valeur des actionnaires.
- Valeur de marché : La valeur de marché mesure la richesse reflétée par le prix des actions sur le marché, plutôt que par des montants comptables.
- Valeur comptable : La valeur comptable correspond aux montants issus de la comptabilité, qui peuvent diverger de la valeur réellement perçue par le marché.
- Gouvernance ESG : La gouvernance ESG désigne l’encadrement des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance qui peut influencer la valeur à long terme.
- Entreprise individuelle : L’entreprise individuelle est une forme juridique où l’entrepreneur supporte la responsabilité et gère l’activité avec une création simple.
📝 Points essentiels
- L’objectif du directeur financier est de maximiser la valeur de marché des actions existantes, donc la richesse des actionnaires.
- Les décisions financières privilégient la valeur de marché plutôt que la valeur comptable, même si les deux peuvent diverger.
- La gouvernance ESG peut influencer la valeur à long terme, même si l’on se concentre sur la valeur de marché.
- La finance d’entreprise se distingue des autres domaines par son focus sur les flux de trésorerie, les investissements long terme et le financement.
- Les 3 autres domaines de la finance sont la finance des investissements, la finance institutionnelle et la finance internationale.
- L’entreprise individuelle est facile à créer, peu réglementée et ne paie pas d’impôt sur les sociétés, mais sa durée de vie est limitée et elle lève difficilement des capitaux.
💡 Astuce mémo
Marché d’abord : Valeur de marché = richesse actionnaires ; Comptable = repère compta (souvent différent).
📖 2. Valeur temps de l argent FV PV taux périodes
🔑 Notions clés & Définitions
- Valeur future FV : La valeur future représente le montant qu’un capital vaudra à une date ultérieure après application d’un taux sur une durée donnée.
- Valeur actuelle PV : La valeur actuelle est le montant d’aujourd’hui équivalent à une somme future, actualisée au taux et sur le nombre de périodes.
- Taux d’intérêt : Le taux d’intérêt mesure la rémunération par période, utilisée pour capitaliser (FV) ou actualiser (PV).
- Périodes de capitalisation : Les périodes de capitalisation correspondent aux intervalles sur lesquels le taux s’applique, déterminant la puissance du calcul FV/PV.
📝 Points essentiels
- La logique FV→PV est l’inverse : la capitalisation transforme PV en FV, tandis que l’actualisation ramène FV vers PV.
- Le nombre de périodes n fixe l’effet cumulatif du taux : plus n augmente, plus l’écart entre PV et FV s’accroît.
- Le taux doit être cohérent avec la fréquence des périodes (taux annuel vs taux par période) pour éviter une erreur de calcul.
- Pour comparer des montants à des dates différentes, on convertit toujours vers une même date via PV ou via FV.
- Tableau comparatif : PV vs FV — PV = montant équivalent aujourd’hui (actualisé), FV = montant équivalent à une date future (capitalisé).
- Tableau comparatif : capitalisation vs actualisation — capitalisation : PV → FV, actualisation : FV → PV, avec le même taux et le même nombre de périodes.
💡 Astuce mémo
PV = aujourd’hui (on ramène), FV = futur (on projette) ; même taux, même n : PV et FV se répondent.
📖 3. Annuités ordinaires et annuités dues
🔑 Notions clés & Définitions
- Annuité ordinaire : Une annuité ordinaire regroupe des paiements identiques effectués à la fin de chaque période.
- Annuité due : Une annuité due regroupe des paiements identiques effectués au début de chaque période.
- PMT : PMT désigne le montant constant versé à chaque période dans une annuité.
- Valeur actuelle d’une annuité : La valeur actuelle d’une annuité est la somme des valeurs actualisées de tous les paiements futurs.
📝 Points essentiels
- Pour une annuité ordinaire, la valeur actuelle suit PV=PMT×r1−(1+r)−t avec r le taux par période et t le nombre de périodes.
- Dans la formule d’annuité ordinaire, le terme (1+r)−t reflète l’actualisation du dernier paiement jusqu’au temps 0.
- Une annuité due se traite comme une annuité ordinaire avec un décalage d’une période vers l’avant, ce qui augmente sa valeur actuelle.
- Le taux r et la période t doivent être cohérents : r est le taux par période correspondant aux espacements entre paiements.
- La différence entre annuité ordinaire et due vient uniquement du moment des paiements (fin vs début de période), pas du montant $PMT.
💡 Astuce mémo
Ordinaire = Off (fin de période), Due = Début (due = “à payer tout de suite”).
📖 4. Perpétuités et flux multiples actualisation
🔑 Notions clés & Définitions
- Taux effectif r : Le taux effectif r relie une valeur actuelle PV à une valeur future FV sur t périodes via une capitalisation composée.
- Nombre de périodes t : Le nombre de périodes t est la durée (en périodes de taux) nécessaire pour passer de PV à FV au taux r.
- Annuité ordinaire : Une annuité ordinaire regroupe des paiements PMT versés en fin de période, ce qui modifie la formule de PV et de FV.
- Annuité due : Une annuité due regroupe des paiements PMT versés en début de période, ce qui décale les flux d’une période par rapport à l’ordinaire.
- Perpétuité : Une perpétuité est un flux constant PMT versé à l’infini, dont la valeur actuelle vaut PV=PMT/r.
📝 Points essentiels
- Taux effectif : r=(FV/PV)1/t−1 permet de déduire le taux à partir de PV, FV et t.
- Nombre de périodes : t=ln(FV/PV)/ln(1+r) donne la durée nécessaire pour atteindre FV au taux r.
- Annuité ordinaire (paiements fin de période) : PV=PMT×r1−(1+r)−t et FV=PMT×r(1+r)t−1.
- Annuité due (paiements début de période) : PVdue=PVord×(1+r) et FVdue=FVord×(1+r).
- Perpétuité : PV=PMT/r (flux infinis constants) et r doit être le taux par période du versement.
- Règle absolue des flux multiples : on ne somme des flux que s’ils sont à la même date, donc on actualise ou capitalise chaque flux séparément puis on additionne.
💡 Astuce mémo
Taux→Périodes→Valeur : r relie FV/PV en puissance, t vient du logarithme; Flux multiples = « même date sinon on convertit »; Due = Ordinaire × (1+r); Perpétuité = PMT divisé par r.
📖 5. Fonctions Excel TVM et conventions de signes
🔑 Notions clés & Définitions
- CF0 : CF0 : flux de trésorerie à la période 0, représentant l’investissement initial dans les fonctions de calcul TVM.
- Convention des signes Excel : Convention des signes Excel : flux sortants (investis) négatifs (−) et flux entrants (reçus) positifs (+) pour que les fonctions TVM donnent un résultat cohérent.
- PV : PV : valeur actuelle, qui devient négative dans Excel lorsque FV est positif selon la convention de signes.
- Taux mensuel : Taux mensuel : taux par mois utilisé dans Excel, à convertir depuis un APR annuel via rmois=APR/12.
- IRR : IRR : taux interne de rentabilité calculé par Excel à partir d’une série de flux CF0:CFn.
📝 Points essentiels
- Dans Excel, inclure CF0 dans la plage de l’IRR, par exemple IRR(CF0:CFn).
- Convention des signes : un investissement (flux sortant) est saisi avec un signe − et un encaissement (flux entrant) avec un signe +.
- PV est négatif quand FV est positif dans Excel, ce qui reflète la convention de signes plutôt qu’une “erreur” de calcul.
- Pour passer d’un taux annuel APR à un taux mensuel, utiliser rmois=APR/12.
- Pour adapter la durée en mois, utiliser t=anneˊes×12 (nombre de périodes dans les fonctions TVM).
- IRR peut donner plusieurs solutions si les flux ne sont pas conventionnels, ce qui peut perturber l’interprétation.
💡 Astuce mémo
Signe = sens : Sortie (investir) → −, Entrée (recevoir) → + ; APR → APR/12 et années → ×12.
📖 6. Capital budgeting payback NPV PI IRR
🔑 Notions clés & Définitions
- Payback : Le payback est une méthode de capital budgeting qui mesure le temps nécessaire pour récupérer l’investissement initial via les cash flows.
- Valeur actuelle nette NPV : La NPV est une mesure de création de valeur qui compare la somme des cash flows actualisés à l’investissement initial.
- Indice de profitabilité PI : Le PI est un ratio de capital budgeting qui rapporte la valeur actuelle des cash flows à la valeur actuelle de l’investissement.
- Taux de rentabilité interne IRR : L’IRR est le taux qui annule la NPV, rendant la valeur actuelle des cash flows égale à l’investissement initial.
📝 Points essentiels
- Payback accepte un projet si le temps de récupération est inférieur à un seuil fixé (PP < seuil).
- NPV accepte un projet si la NPV est strictement positive (NPV > 0).
- PI accepte un projet si l’indice est au moins égal à 1 (PI ≥ 1).
- IRR accepte un projet si l’IRR dépasse le taux requis r (IRR ≥ r requis).
- NPV et PI utilisent la valeur temps de l’argent via l’actualisation, contrairement au payback qui ne l’utilise pas.
- IRR suppose un réinvestissement au taux égal à l’IRR, ce qui peut être irréaliste en pratique.
💡 Astuce mémo
Payback = Pay-Back (temps), NPV = Net Present Value (valeur), PI = Profit Index (ratio), IRR = taux qui rend NPV=0.
📖 7. Bond valuation relation prix YTM et Fisher
🔑 Notions clés & Définitions
- YTM : Le rendement actuariel (YTM) est le taux d’actualisation qui rend la valeur actuelle des flux égale le prix du bond.
- Relation prix YTM : La relation prix–YTM relie le prix d’une obligation à son rendement actuariel via la comparaison coupon–YTM et pair–prime–discount.
- Effet Fisher : L’effet Fisher relie le taux nominal R au taux réel r et à l’inflation anticipée h via une décomposition nominale.
- Risque de taux d’intérêt : Le risque de taux d’intérêt mesure l’impact des variations des taux de marché sur le prix des obligations.
- Ratings obligataires : Les ratings Moody’s/S&P classent la qualité de crédit et servent de base au risque de défaut exigé dans le rendement.
📝 Points essentiels
- Si coupon = YTM, le bond se négocie au pair (prix = valeur nominale).
- Si coupon < YTM, le bond est en discount : prix < valeur nominale.
- Si coupon > YTM, le bond est en premium : prix > valeur nominale.
- Règle d’or : quand le taux d’intérêt de marché augmente, le prix des obligations baisse, et inversement.
- La sensibilité au taux est plus forte pour les obligations longues et à faible coupon (plus de price risk).
- Risque de réinvestissement : plus marqué sur les obligations à court terme et à fort coupon (réinvestissement des coupons).
💡 Astuce mémo
Coupon vs YTM : coupon = YTM → pair ; coupon < YTM → discount ; coupon > YTM → premium.
📖 8. Rendement nominal réel inflation et fiscalité
🔑 Notions clés & Définitions
- Rendement actuariel YTM : Le rendement actuariel est le taux qui égalise la valeur actuelle des coupons et du remboursement au prix observé de l’obligation.
- Valeur actuelle des flux obligataires : La valeur actuelle des flux obligataires est la somme actualisée des coupons et de la valeur de remboursement pour obtenir le prix de l’obligation.
- Rendement requis R : Le rendement requis est le taux d’actualisation utilisé pour convertir les dividendes futurs d’une action en valeur actuelle.
- Gordon Growth Model DGM : Le DGM est un modèle de valorisation qui suppose une croissance constante des dividendes et relie le prix à R et g.
- Condition R > g : La condition R > g est l’exigence du DGM pour que la formule de valorisation par croissance constante soit valide.
📝 Points essentiels
- Formule obligation annuelle : N=t, I/Y=YTM, PMT=C, FV=1000 et le prix est la valeur actuelle PV (résultat = prix de l’obligation).
- Formule obligation semi-annuelle : N=t×2, I/Y=YTM/2, PMT=C/2, FV=1000 et le prix est la valeur actuelle PV.
- Pour trouver le YTM : utiliser N, PV (négatif si c’est le prix payé), PMT (coupon), FV=1000 ; I/Y est la variable à résoudre.
- Signe des entrées YTM : PMT et FV doivent avoir le même signe (+), tandis que PV doit être de signe opposé (−).
- Principe action ordinaire : P0=∑t(1+R)tDt, valable quel que soit l’horizon de détention.
- DGM croissance constante : P0=R−gD1=R−gD0(1+g) avec la condition obligatoire R>g.
💡 Astuce mémo
Obligation : même signe pour PMT et FV, PV à l’opposé ; Action : P0 = somme des dividendes actualisés, DGM exige R>g.
📖 9. Stock valuation DGM croissance constante
🔑 Notions clés & Définitions
- DGM croissance constante : Modèle d’évaluation des actions où le dividende croît à un taux constant g pour toujours, permettant de relier le prix à D1, R et g.
- Capital gains yield : Composante de la performance qui mesure la croissance du prix de l’action, ici égale au taux de croissance g dans le DGM.
- Rendement dividende constant : Hypothèse du DGM où la part dividende du rendement reste stable dans le temps car les dividendes suivent une croissance régulière.
- Actions ordinaires : Catégorie d’actions donnant généralement un droit de vote et un rang inférieur en cas de liquidation par rapport aux actions privilégiées.
- Actions privilégiées : Catégorie d’actions versant des dividendes prioritaires (souvent cumulatifs) et ayant généralement peu ou pas de droit de vote.
📝 Points essentiels
- Avec D1=1 et g=20%, D2=1×1,20=1,20 puis PV=1,20/1,20=1,000 (exemple de calcul).
- Enchaînement des dividendes : D2=1,20×1,15=1,38 puis PV=1,38/1,44=0,958 (actualisation à R).
- Croissance stable après D3 : D3=1,38×1,05=1,449 et la croissance devient constante à partir de là.
- Valeur terminale à P2 : P2=R−gD3=0,20−0,051,449=9,66 puis PV(P2)=1,449,66=6,708.
- Prix initial : P0=D1 (ou D0 selon convention)+0,958+6,708≈8,67 (somme des PV).
- Conditions DGM : dividende croît à g pour toujours et le prix croît aussi à g (capital gains yield =g).
💡 Astuce mémo
DGM : P0=R−gD1 → si R≤g alors R−g≤0 donc prix infini ou absurde.
📖 10. DGM croissance non constante et conditions
🔑 Notions clés & Définitions
- EBIT break-even : Point d’indifférence où l’EBIT permet de rendre le BPA des deux structures de capital identique.
- Homemade leverage : Réplication par l’actionnaire de l’effet du levier financier via un montage personnel, rendant certaines décisions de structure de capital non pertinentes.
- Théorèmes de Modigliani et Miller : Cadre qui relie valeur de l’entreprise, coût des capitaux propres et structure du capital sous des hypothèses précises.
- Bouclier fiscal des intérêts : Avantage fiscal qui réduit l’impôt grâce à la déductibilité des intérêts de la dette.
- Coûts de faillite : Coûts directs et indirects qui augmentent avec la dette et peuvent rendre une structure trop endettée défavorable.
📝 Points essentiels
- Sans dette : ROE passe de 6,25% à 18,75% et BPA de 1,25 aˋ3,75 quand l’EBIT augmente (EBIT = 1 000 000 $).
- Avec dette de 4 M:ROEpassede2,50 à 5,50 $ pour le même niveau d’EBIT.
- Le levier amplifie la variabilité de ROE et de BPA, ce qui augmente le risque supporté par l’actionnaire.
- EBIT* = 800 000 etBPA∗=2,00 : c’est le point d’indifférence (break-even) entre structures.
- Cas I M&M : sans impôts et sans coûts de faillite, VL = VU et RE = RA + (RA−RD)×D/E, donc la structure est irrélevante.
- Cas II M&M : avec impôts et sans coûts de faillite, VL = VU + TC×D et RE = RA + (RA−RD)×(1−TC)×D/E, et le coût des CP décroît avec la dette jusqu’à 100% (théorique).
💡 Astuce mémo
Levier = amplificateur : plus de dette → plus de dispersion de ROE/BPA autour du break-even.
📖 11. Actions ordinaires vs actions privilégiées
🔑 Notions clés & Définitions
- Règle de Priorité Absolue APR : La Règle de Priorité Absolue impose que, lors d’une liquidation, les paiements suivent un ordre strict avant toute distribution aux actionnaires.
- Liquidation Chapter 7 : La liquidation Chapter 7 consiste à vendre tous les actifs et à distribuer le produit selon l’APR.
- Réorganisation Chapter 11 : La réorganisation Chapter 11 maintient l’activité via un debtor-in-possession et passe par un plan soumis puis confirmé.
- Homemade leverage : Le homemade leverage est une réplication personnelle de l’effet de levier financier par l’actionnaire, sans changer la structure de capital de l’entreprise.
- Bouclier fiscal : Le bouclier fiscal correspond à la valeur créée par la déductibilité des intérêts, augmentant la valeur de l’entreprise endettée.
📝 Points essentiels
- En liquidation (Chapter 7), la distribution des actifs suit la Règle de Priorité Absolue après vente de tous les actifs.
- En réorganisation (Chapter 11), la firme continue (debtor-in-possession) et un plan de restructuration est soumis aux créanciers puis confirmé par le tribunal.
- Cas I (structure irrélevante) : VL=VU et l’actionnaire peut reproduire le levier via homemade leverage.
- Cas II (avec bouclier fiscal) : VL=VU+TC×D et plus de dette augmente la valeur via le bouclier fiscal.
- Cas III (coûts de faillite) : VL=VU+TC×D−PV(couˆts faillite) et l’optimum D∗ vérifie que la valeur du bouclier égale la valeur actuelle des coûts de détresse.
- Bouclier fiscal perpétuel : PV=TC×D.
💡 Astuce mémo
APR = ordre strict en liquidation ; Cas I : VL=VU ; Cas II : +TCD ; Cas III : +TCD−PV(faillite).
📖 12. Structure du capital M&M WACC bouclier fiscal
🔑 Notions clés & Définitions
- Modèle M&M : Modèle de structure du capital reliant la valeur de l’entreprise au levier, avec ou sans impôts, et des relations entre rendements exigés.
- WACC : Taux d’actualisation moyen pondéré du coût des capitaux, qui combine coût des fonds propres et coût de la dette selon leurs poids.
- Bouclier fiscal : Avantage fiscal lié à la déductibilité des charges d’intérêt, qui augmente la valeur de l’entreprise endettée via la valeur actuelle des économies d’impôt.
- Valeur levered : Valeur de l’entreprise avec dette, notée VL, qui intègre l’effet du bouclier fiscal et les coûts de faillite.
- Valeur unlevered : Valeur de l’entreprise sans dette, notée VU, servant de base pour mesurer l’impact du levier sur VL.
📝 Points essentiels
- M&M Cas I (sans impôts) : WACC est constant et VL=VU car la valeur n’est pas modifiée par le levier.
- M&M Cas II (impôts) : VL=VU+TC×D, l’endettement crée une hausse de valeur égale à la valeur actuelle du bouclier fiscal.
- M&M Cas III (impôts + faillite) : VL=VU+TC×D−PV(faillite), les coûts de faillite réduisent le gain fiscal.
- Formule WACC avec impôts : WACC=(E/V)×Re+(D/V)×RD×(1−TC), et sans impôts : WACC=(E/V)×Re+(D/V)×RD.
- Relation M&M Prop II : Re=RA+(RA−RD)×D/E, reliant le rendement des fonds propres au levier D/E.
- Bouclier fiscal perpétuel : PV=TC×D, pour une dette D et des économies d’impôt constantes à perpétuité.
💡 Astuce mémo
M&M : Cas I sans impôts (WACC stable), Cas II ajoute TC×D, Cas III retire PV(faillite).
📊 Tableaux de synthèse
Comparaison des 4 méthodes de capital budgeting
| Méthode | Prend en compte TVM ? | Règle d’acceptation |
|---|
| Payback | Non | PP < seuil |
| NPV | Oui | NPV > 0 |
| PI | Oui | PI ≥ 1 |
| IRR | Oui | IRR ≥ r requis |
Annuité ordinaire vs annuité due
| Type | Moment des paiements | Effet sur PV |
|---|
| Annuité ordinaire | Fin de période | PV plus faible |
| Annuité due | Début de période | PV plus élevé (décalage d’une période) |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre valeur de marché et valeur comptable : le cours insiste que les décisions privilégient la valeur de marché, même si elles divergent.
- Se tromper de sens FV/PV : capitalisation PV→FV et actualisation FV→PV, et l’inversion mène à un résultat faux.
- Utiliser un taux r incohérent avec la fréquence : APR annuel vs taux par période (ex. mensuel APR/12) doit correspondre à t.
- Mélanger annuité ordinaire et due : la différence vient uniquement du moment (fin vs début), pas du PMT.
- Additionner des flux à des dates différentes sans les actualiser/capitaliser : la règle absolue impose une même date avant somme.
- En Excel TVM/IRR, oublier CF0 dans la plage IRR ou mal appliquer la convention de signes : PV devient négatif quand FV est positif.
- Confondre coupon et YTM : coupon = YTM donne le pair, coupon < YTM discount, coupon > YTM premium (et inversement avec les taux de marché).
✅ Checklist Examen
- Définir l’objectif du manager financier (maximiser la valeur de marché des actions existantes) et distinguer valeur de marché vs valeur comptable.
- Citer les 4 domaines de la finance et donner le focus principal de chacun (finance d’entreprise, investissements, institutions, internationale).
- Comparer les formes juridiques (entreprise individuelle vs corporation) sur responsabilité, durée de vie, et capacité de lever des capitaux.
- Expliquer les 3 décisions du manager financier : capital budgeting, structure du capital, fonds de roulement (avec l’idée de LT vs quotidien).
- Rappeler les définitions TVM : FV, PV, r, t, et la règle d’or « taux et période correspondent ».
- Savoir trouver r et t à partir de FV/PV (formules r=(FV/PV)^(1/t)−1 et t=ln(FV/PV)/ln(1+r)).
- Calculer PV/FV d’une annuité ordinaire et transformer en annuité due via le décalage d’une période (PVdue=PVord×(1+r)).
- Traiter perpétuité : PV=PMT/r et rappeler que r doit être le taux par période du versement.
- Appliquer la règle absolue des flux multiples : actualiser/capitaliser chaque flux séparément puis additionner seulement à la même date.
- Maîtriser Excel TVM/IRR : inclure CF0 dans IRR(CF0:CFn) et appliquer la convention de signes (sortant −, entrant +).
- Pour capital budgeting, énoncer et utiliser les critères : Payback (PP < seuil), NPV (NPV>0), PI (PI≥1), IRR (IRR≥r requis) et comprendre pourquoi NPV/PI utilisent la TVM.
- Pour obligations, définir YTM, coupon, face value, et appliquer la relation prix–YTM (pair/discount/premium) + l’effet Fisher (1+R)=(1+réel)×(1+h).
- Pour actions, utiliser la formule universelle P0=Σ Dt/(1+R)^t et le DGM croissance constante P0=D1/(R−g) avec la condition R>g, puis savoir trouver R via R=D1/P0+g.
- Pour structure du capital, énoncer M&M Cas I/II/III (VL=VU, VL=VU+TC×D, VL=VU+TC×D−PV(faillite)) et relier à WACC (avec et sans impôts).
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