Ficha de revisão: Introduction aux fondamentaux bancaires

Plan du Cours

  1. Entreprise bancaire et bilan
  2. Intermédiation bancaire
  3. Globalisation financière et 3D
  4. Structure du bilan et marges
  5. Lignes métiers et résultat bancaire
  6. Soldes intermédiaires de gestion bancaires
  7. Rentabilité bancaire
  8. Fondements de la banque et création monétaire

1. Entreprise bancaire et bilan

Notions clés & Définitions

  • Entreprise bancaire : Entreprise financière qui transforme des ressources collectées en emplois, sous contrainte forte de réglementation et de risques.
  • Système bancaire : Ensemble d’institutions et de règles qui encadrent l’activité bancaire et créent des interdépendances avec l’économie réelle.
  • Externalités du système bancaire : Effets de contagion ou d’impact indirect de l’activité bancaire sur d’autres acteurs, ce qui justifie une surveillance renforcée.
  • Quasi administration : Positionnement de la banque comme acteur fortement encadré, proche d’une administration par l’intensité des contraintes publiques.

Points essentiels

  • Une banque est une entreprise à part entière, étudiée à la fois comme activité industrielle et comme organisation microéconomique.
  • L’activité bancaire relève d’un système soumis à de fortes externalités, donc à une réglementation serrée.
  • La banque fabrique un bien sensible, ce qui explique l’attention particulière du pouvoir public.
  • Les crédits à la clientèle non financière en France (activité France) passent de 2 724 Md€ en 2018 à 2 864 Md€ en 2019 puis à 3 067 Md€ en 2020.
  • Les crédits à la clientèle non financière résidente en France évoluent de 2 301 Md€ (2018) à 2 412 Md€ (2019) puis 2 624 Md€ (2020).
  • Les ressources de la clientèle comprennent notamment des comptes d’épargne à régime spécial, des comptes ordinaires créditeurs et des comptes à terme.

2. Intermédiation bancaire

Notions clés & Définitions

  • Agents à capacité de financement : Entités qui dégagent une épargne et disposent de fonds disponibles à investir dans l’économie.
  • Agents à besoin de financement : Entités qui manquent de ressources pour financer leurs projets et ont besoin de fonds à emprunter.
  • Marge d’intermédiation : Différence entre le taux de rendement des crédits et le coût de collecte des dépôts, qui rémunère l’activité de transformation.

Points essentiels

  • La banque collecte l’épargne des agents à capacité de financement pour financer des agents à besoin de financement (ménages, entreprises, administrations).
  • La transformation économique repose sur des emplois plutôt illiquides (crédits) financés par des ressources plus liquides (dépôts).
  • La marge d’intermédiation se calcule par MI=tauxderendementdesemploiscou^tdelacollectedelaressourceMI=taux de rendement des emplois - coût de la collecte de la ressource.
  • Si le coût de collecte augmente ou si le rendement des emplois baisse, la marge d’intermédiation tend à se réduire.

Astuce mémo

Capacité finance → Besoin emprunte : la banque transforme dépôts liquides en crédits, et sa marge = rendement crédits − coût dépôts.

3. Globalisation financière et 3D

Notions clés & Définitions

  • Actifs gérés pour compte de tiers : En gestion financière, ce sont les montants confiés à des acteurs pour gérer des placements pour le compte de clients.
  • OPC de droit français : Un type d’organisme de placement collectif constitué selon le droit français, pouvant gérer des encours via des mandats.
  • Mobiliérisation des bilans bancaires : Un mécanisme où une partie de l’activité bancaire se traduit davantage par des détentions et flux sur titres que par des crédits.
  • Marchéisation des conditions de financement : Une évolution où les conditions de financement des banques dépendent davantage des marchés financiers que de ressources plus traditionnelles.

Points essentiels

  • Les actifs gérés pour compte de tiers sur le marché français passent de 1 473 Md€ en 2001 à 3 904 Md€ en 2019, puis à 4 185 Md€ en 2020 avec +7,2%.
  • L’encours inclut des OPC de droit français et des mandats, y compris ceux portant sur des OPC de droit étranger.
  • La « concurrence » financements/placements de marché pousse les banques à modifier la structure de leur bilan par plus de titres et moins de schémas de collecte/crédits classiques.
  • Les conséquences sur le bilan se résument à une mobiliérisation (bilan plus centré sur les titres) et à une marchéisation (financement davantage déterminé par les marchés).

Astuce mémo

Mobiliérisation = plus de titres au bilan ; Marchéisation = le financement suit le marché.

4. Structure du bilan et marges

Notions clés & Définitions

  • Bilan asymétrique : Le bilan bancaire présente des actifs plutôt illiquides (crédits) et des passifs plus liquides (dépôts à vue).
  • Nature liquide du bilan : La liquidité du bilan vient du couple actif liquide et passif constitué de dépôts bancaires, complété par des composantes client et des capitaux permanents.
  • Bilan non contingent : Certains revenus des actifs financiers peuvent dépendre d’un rendement incertain alors que les charges des ressources sont rémunérées de façon certaine.
  • Pension de titres : La pension de titres est une mise en pension où des titres apportent des liquidités via un prêt à taux de marché.

Points essentiels

  • La marge d’intermédiation se calcule par MI = MI intermédiation C/D + MI intermédiation TA/TE, où C/D et TA/TE structurent les composantes court terme et volume de bilan.
  • Les crédits correspondent à des actifs illiquides et « privatifs » tandis que les dépôts à vue constituent des passifs liquides.
  • Les composantes liquides du bilan incluent notamment la caisse, les prêts interbancaires et des titres liquides à l’actif, ainsi que des dépôts interbancaires et des dépôts de la clientèle à des postes du passif.
  • Quand les ressources clientèle sont insuffisantes, la banque recourt à l’emprunt interbancaire, et quand elles sont excédentaires elle place en prêt interbancaire.
  • Dans une pension de titres, la banque emprunteuse obtient des liquidités et remet des titres, tandis que la banque prêteuse reçoit des titres en garantie et place des liquidités.
  • La pension de titres s’appuie sur un taux du marché interbancaire ou monétaire pour rémunérer la transaction.

Astuce mémo

Asymétrie = Crédits illiquides contre Dépôts liquides ; MI = Taux perçus emplois − Taux payés ressources.

5. Lignes métiers et résultat bancaire

Notions clés & Définitions

  • Banque de détail : Activité bancaire centrée sur la clientèle particulière avec des opérations courantes et des offres bancaires de masse.
  • Banque de financement et d’investissement : Activité bancaire orientée vers le financement des entreprises et les opérations de marchés, avec gestion de risques et structuration.
  • Gestion d’actifs : Activité consistant à administrer et faire fructifier des portefeuilles pour le compte de clients, notamment via des produits financiers.
  • Conservation d’actifs : Activité de service dédiée à la garde et à la sécurisation des titres et valeurs pour les clients.

Points essentiels

  • Les lignes métiers incluent banque de détail, banque de financement et d’investissement, gestion d’actifs et conservation d’actifs.
  • La marge d’intermédiation (MI) correspond à l’écart entre taux d’intérêt sur emplois et taux d’intérêt sur ressources, avec une décomposition en marge commerciale et marge financière.
  • Les commissions proviennent de la tarification des services, calculées comme commissions perçues moins commissions payées.
  • Le résultat lié aux opérations de marché regroupe le résultat des opérations de marché (plus-values et moins-values) dans le résultat bancaire.
  • Le Produit Net Bancaire (PNB) agrège la marge sur crédits, la marge de tarification, le résultat des opérations de marché et le résultat des participations, puis retranche les intérêts et charges associées.

Astuce mémo

Métier → brique de résultat : Crédit = MI, Service = commissions, Marché = plus-values/moins-values, Participations = résultat des participations.

6. Soldes intermédiaires de gestion bancaires

Notions clés & Définitions

  • Produit Net Bancaire PNB : Le Produit Net Bancaire mesure le résultat issu des intérêts, commissions et opérations de marché, après retranchement des charges correspondantes.
  • Résultat Brut d’Exploitation RBE : Le Résultat Brut d’Exploitation correspond au PNB diminué des charges de fonctionnement et des dotations aux amortissements et provisions liées aux immobilisations.
  • Résultat d’exploitation : Le résultat d’exploitation reflète la performance avant impôt, en intégrant les dotations et reprises pour risques.
  • Résultat net : Le résultat net tient compte du résultat d’exploitation et du solde des éléments exceptionnels, puis de l’impôt sur les sociétés.

Points essentiels

  • Le PNB se calcule par intérêts et revenus (prêts/placements, commissions, plus-values, dividendes) moins intérêts et charges équivalentes (à la clientèle, sur emprunts, commissions payées, moins-values).
  • Le RBE s’obtient en retranchant du PNB les charges générales d’exploitation et les dotations aux amortissements et provisions des immobilisations.
  • Le résultat d’exploitation est le RBE ajusté des provisions pour risques (dotations ou reprises), ce qui rend l’évolution du résultat net sensible aux variations de provisionnement.
  • Le résultat net = résultat d’exploitation + produits exceptionnels − charges exceptionnelles, puis déduction de l’impôt sur les sociétés.
  • Le coût du risque provient principalement des dotations et reprises pour dépréciation de créances (clientèle ou autres banques) et des pertes sur créances irrécupérables, hors ce qui est déjà dans les intérêts du PNB.

Astuce mémo

PNB → RBE → Résultat d’exploitation → Résultat net (chaîne : activité puis charges, puis risques, puis exceptionnel + impôt).

7. Rentabilité bancaire

Notions clés & Définitions

  • Marge financière : La marge financière mesure l’impact net de la différence entre les taux perçus sur les emplois et les taux payés sur les ressources, rapportée au total des emplois correspondants.
  • Produit net bancaire : Le produit net bancaire (PNB) agrège les produits d’exploitation bancaire et retranche les charges correspondantes liées aux intérêts, titres, commissions et opérations de marché.
  • Résultat brut d’exploitation : Le résultat brut d’exploitation (RBE) reflète la performance après charges de fonctionnement et amortissements/provisions sur immobilisations, en partant du PNB.
  • Coefficient net d’exploitation : Le coefficient net d’exploitation (Ce) rapporte les charges de fonctionnement au PNB pour mesurer le poids des frais d’exploitation dans l’activité.
  • Return on equity : Le ROE (rendement des capitaux propres) mesure la rentabilité des fonds propres via le résultat rapporté aux capitaux propres.

Points essentiels

  • Le taux de marge financière se calcule par [(Σ t’emploi×montant emplois) − (Σ t_ressource×montant ressources)] / montant emplois total, avec un exemple égal à 0,698 % lorsque 0,03 et 0,04 sont appliqués à 1 000 000 € et 2 000 000 € et que 0,029, 0,0305 et 0,0317 s’appliquent à 1 800 000 €, 900 000 € et 300 000 €.
  • Le PNB vaut (intérêts sur prêts et placements + commissions + plus-values + dividendes) − (intérêts payés à la clientèle + intérêts sur emprunts + commissions payées + moins-values), et se décompose aussi en marge sur crédits, marge sur tarification, résultat des opérations de marché et résultat des participations.
  • Le RBE s’obtient en faisant PNB − charges générales d’exploitation − dotations aux amortissements et provisions des immobilisations.
  • Le résultat d’exploitation (avant impôt) correspond au RBE, duquel on déduit les provisions pour risques (dotations ou reprises) afin d’intégrer le risque.
  • Le résultat net vaut résultat d’exploitation + produits exceptionnels − charges exceptionnelles, puis après déduction de l’impôt sur les sociétés.
  • Le coefficient net d’exploitation se calcule comme Ce = charges de fonctionnement / PNB, avec un coefficient d’exploitation moyen de 71,4 % sur la période de synthèse fournie.

Astuce mémo

PNB → RBE : PNB diminue des frais (charges) puis des “accumulations” (amortissements/provisions immobilisées), et ensuite on traite le risque avec les provisions pour arriver au résultat d’exploitation.

8. Fondements de la banque et création monétaire

Notions clés & Définitions

  • Banque fabricante de monnaie : La banque est présentée comme une entité qui produit de la monnaie au cours de son activité de crédit, via la monnaie scripturale.
  • Monnaie scripturale : La monnaie scripturale correspond à de la monnaie inscrite en compte, créée par les banques au lieu d’être matérialisée sous forme fiduciaire.
  • Double statut de la monnaie scripturale : La monnaie scripturale a un double statut : elle est à la fois privée car créée par une banque commerciale et publique car adossée à la monnaie de banque centrale.
  • Convertibilité au pair : La monnaie commerciale scripturale créée par la banque est convertible au pair, selon un échange 1 pour 1 avec la monnaie de banque centrale.

Points essentiels

  • La monnaie scripturale est dite privée car la banque commerciale la fabrique par son activité de création monétaire.
  • La monnaie scripturale est dite publique car elle est convertible au pair (1 pour 1) en monnaie de banque centrale.
  • La création monétaire implique donc une articulation entre une création réalisée par le secteur privé et une convertibilité garantie par l’infrastructure publique.

Astuce mémo

Scripturale = « privée qui fabrique, publique qui garantit » : convertibilité au pair 1↔1 en banque centrale.

Repères chronologiques

DateÉvénement
2018Crédits à la clientèle non financière en France (activité) : 2 724 Md€
2019Crédits à la clientèle non financière en France (activité) : 2 864 Md€
2020Crédits à la clientèle non financière en France (activité) : 3 067 Md€
2001Actifs gérés pour compte de tiers sur le marché français : 1 473 Md€
2019Actifs gérés pour compte de tiers sur le marché français : 3 904 Md€
2020Actifs gérés pour compte de tiers sur le marché français : 4 185 Md€
1er janvier 2005Obligation d’appliquer les normes IAS/IFRS pour les entreprises cotées européennes
20 Janvier 2015Courbe par terme de taux utilisée pour illustrer la marge d’intermédiation

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre monnaie scripturale « privée » (créée par la banque commerciale) et « publique » (convertibilité garantie 1 pour 1 en monnaie de banque centrale).
  2. Prendre le coût de la ressource et la marge d’intermédiation dans le mauvais sens : MI = taux emplois (rendement) − coût collecte des ressources.
  3. Croire que la marge d’intermédiation dépend seulement d’un taux moyen : elle se calcule avec une décomposition (court terme/volume selon C/D et TA/TE) et peut être touchée par baisse de rendement ou hausse des coûts.
  4. Mélanger les SIG : le RBE est PNB − charges générales d’exploitation − dotations/amortissements sur immobilisations, alors que le résultat d’exploitation incorpore aussi les provisions pour risques.
  5. Penser que le coût du risque est déjà entièrement inclus dans le PNB : il provient surtout des dotations/reprises pour dépréciation et des pertes sur créances irrécupérables, hors ce qui est déjà dans les intérêts du PNB.
  6. Inverser la relation ressources clientèles ↔ composante interbancaire : insuffisance de ressources ⇒ emprunt interbancaire, excédent ⇒ prêt interbancaire.
  7. Interpréter une pension de titres comme un échange sans garantie : la banque prêteuse reçoit des titres en garantie et place des liquidités, avec rémunération adossée à un taux de marché.

Checklist Examen

  1. Définir l’entreprise bancaire, le système bancaire, les externalités et la notion de « quasi administration ».
  2. Expliquer le rôle de l’activité d’intermédiation : agents à capacité de financement, agents à besoin de financement, et transformation des dépôts liquides en emplois illiquides.
  3. Donner la formule de la marge d’intermédiation MI = taux de rendement des emplois − coût de collecte de la ressource et dire ce qui arrive à MI si le coût augmente ou si le rendement baisse.
  4. Relier globalisation financière aux « 3D » (déréglementation, décloisonnement, désintermédiation) et à l’idée de concurrence entre financements/placements de marché.
  5. Identifier « mobiliérisation » (bilan davantage centré sur les titres) et « marchéisation » (conditions de financement dépendant davantage des marchés).
  6. Savoir décrire la structure typique du bilan bancaire : bilan asymétrique (actifs illiquides vs dépôts/passifs liquides) et bilan non contingent (rente incertaine vs charges certaines).
  7. Lister les composantes liquides du bilan (caisse, prêts interbancaires, titres liquides ; et au passif dépôts interbancaires/dépôts de la clientèle sur postes liquides).
  8. Expliquer le rôle de la composante interbancaire selon l’insuffisance ou l’excédent des ressources clientèle, puis définir la pension de titres et son mécanisme (titres en garantie + liquidités).
  9. Citer les lignes métiers et associer à chacune la brique de résultat correspondante : MI (crédits), commissions (tarification), opérations de marché (plus/moins-values), participations.
  10. Calculer le PNB selon la formule : produits (intérêts/placements, commissions, plus-values, dividendes) moins charges (intérêts payés à la clientèle, intérêts sur emprunts, commissions payées, moins-values), puis citer sa décomposition.
  11. Déduire les SIG : RBE (PNB − charges générales d’exploitation − dotations aux amortissements/provisions immobilisations) puis résultat d’exploitation (avec provisions pour risques), puis résultat net (avec exceptionnel et impôt).
  12. Présenter les ratios de rentabilité (Ce = charges de fonctionnement/PNB, ROE/Rendement des capitaux propres) et savoir interpréter le coefficient net d’exploitation et le ROE à partir des définitions du cours.

Teste seu conhecimento

Teste seu conhecimento sobre Introduction aux fondamentaux bancaires com 16 perguntas de múltipla escolha com correções detalhadas.

1. Comment peut-on définir une entreprise bancaire dans son activité principale ?

2. Quelles ressources de clientèle figurent parmi les sources de financement d’une banque ?

Faça o quiz →

Revisar com flashcards

Memorize os conceitos chave de Introduction aux fondamentaux bancaires com 16 flashcards interativos.

Entreprise bancaire — définition ?

Entreprise qui transforme ressources en emplois financiers.

Système bancaire — rôle ?

Encadre l’activité bancaire et crée des interdépendances économiques.

Externalités bancaires — effet ?

Contagion ou impact indirect sur l’économie, justifiant la surveillance.

Veja os flashcards →

Similar courses

Crie suas próprias fichas de revisão

Importe seu curso e a IA gera fichas, quizzes e flashcards em 30 segundos.

Gerador de fichas