📋 Plan du Cours
- Offre et demande en économie
- Équilibre du marché
- Défaillances du marché
- Externalités économiques
- Biens économiques
- Facteurs de production
- Croissance économique
- Rendements d’échelle
- Circuit économique
- Politique budgétaire
- Politique monétaire
- Marché du travail vs marché de l’emploi
📖 1. Offre et demande en économie
🔑 Notions clés & Définitions
- Marché : Lieu (physique ou virtuel) où se rencontrent offreurs (vendeurs) et demandeurs (acheteurs) pour échanger des biens ou services, déterminant le prix et la quantité d’équilibre.
- Offre : Quantité d’un bien ou service que les producteurs sont prêts à vendre à un certain prix. Elle augmente généralement lorsque le prix augmente.
- Demande : Quantité qu’un consommateur souhaite acheter à un certain prix. Elle diminue lorsque le prix augmente.
- Prix d’équilibre : Prix où la quantité offerte est égale à la quantité demandée, sans pénurie ni surplus.
- Externalités : Effets positifs ou négatifs d’une action économique sur un tiers, non pris en compte par le marché (ex : pollution, vaccination).
- Rendements d’échelle : Variation de la production lorsque tous les moyens de production sont augmentés proportionnellement. Croissants, constants ou décroissants.
📝 Points essentiels
- Le marché équilibre se trouve lorsque l’offre et la demande se croisent, fixant le prix et la quantité d’échange.
- La loi de l’offre : lorsque le prix augmente, l’offre tend à augmenter, car les producteurs veulent maximiser leur profit.
- La loi de la demande : lorsque le prix augmente, la demande tend à diminuer, car les consommateurs cherchent à maximiser leur utilité.
- Les défaillances du marché incluent notamment les externalités, la sélection adverse et le problème du passager clandestin.
- La croissance économique peut être extensive (augmentation des facteurs) ou intensive (amélioration de la productivité).
- La politique économique (budgétaire ou monétaire) vise à réguler l’économie pour favoriser la croissance ou stabiliser les prix.
💡 À retenir
L’équilibre du marché résulte de l’interaction entre l’offre et la demande, mais des défaillances peuvent nécessiter l’intervention de l’État pour corriger les externalités ou asymétries d’information.
📖 2. Équilibre du marché
🔑 Notions clés & Définitions
- Marché : Lieu (physique ou virtuel) où se rencontrent offreurs (vendeurs) et demandeurs (acheteurs) pour échanger des biens ou services, avec pour objectif de déterminer le prix et la quantité d’équilibre.
- Prix d’équilibre : Prix auquel la quantité demandée par les consommateurs est égale à la quantité offerte par les producteurs, assurant un marché stable sans pénurie ni surplus.
- Offre : Quantité d’un bien ou service que les producteurs sont prêts à vendre à un certain prix, dépendant du prix, des coûts de production, de la technologie et des anticipations.
- Demande : Quantité qu’un consommateur est prêt à acheter à un certain prix, dépendant du revenu, des goûts, des prix des autres biens et des anticipations.
- Externalités : Effets positifs ou négatifs d’une activité économique sur un tiers, non pris en compte par le marché, nécessitant une intervention de l’État.
- Rendements d’échelle : Variation de la production lorsque tous les moyens de production sont augmentés proportionnellement. Croissants si la production augmente plus que la hausse des moyens, décroissants si moins.
📝 Points essentiels
- L’équilibre du marché se trouve lorsque l’offre est égale à la demande, évitant pénurie ou surplus.
- La loi de l’offre et de la demande explique la formation des prix : une hausse du prix augmente l’offre mais diminue la demande, et inversement.
- Les défaillances du marché, comme les externalités ou la sélection adverse, justifient l’intervention de l’État.
- La production dépend des facteurs travail (L) et capital (K), selon la fonction de production Y=f(K;L).
- La croissance économique peut être extensive (augmentation des facteurs) ou intensive (amélioration de leur qualité).
- La loi des rendements décroissants indique que l’augmentation d’un seul facteur, en maintenant l’autre constant, entraîne une baisse de la productivité marginale.
💡 À retenir
L’équilibre du marché résulte de l’interaction entre l’offre et la demande, mais il peut être perturbé par des défaillances nécessitant une régulation pour assurer une allocation efficace des ressources.
📖 3. Défaillances du marché
🔑 Notions clés & Définitions
-
Externalités : Effets indirects d’une activité économique sur des tiers, non pris en compte par le marché.
Exemple : pollution (négative), vaccination (positive).
Point essentiel : L’État doit intervenir pour corriger ces défaillances.
-
Sélection adverse : Problème d’asymétrie d’information où une partie détient plus d’informations que l’autre, menant à des choix sous-optimaux.
Exemple : vendeur connaît la qualité du produit, acheteur non.
Point essentiel : Elle peut entraîner la présence de produits de mauvaise qualité sur le marché.
-
Biens économiques : Biens caractérisés par la rivalité et l’exclusivité, classés en biens privés, biens de club, biens communs et biens collectifs.
| Notion | Définition | Exemple |
|---|
| Bien privé | Rival et excluable | Voiture |
| Bien de club | Non rival, excluable | Autoroute à péage |
| Bien commun | Rival, non excluable | Poissons |
| Bien collectif | Non rival, non excluable | Défense nationale |
-
Passager clandestin : Situation où un individu profite d’un bien ou service sans en supporter le coût, posant un problème de financement collectif.
-
Rendements d’échelle : Variation de la production lorsque tous les moyens de production sont augmentés.
Croissants : production augmente plus que proportionnellement → rendements croissants.
Point essentiel : La croissance peut être extensive ou intensive.
-
Coût marginal : Coût supplémentaire pour produire une unité additionnelle.
Exemple : coût pour produire un 101ème T-shirt.
Point essentiel : Son augmentation peut réduire la rentabilité de la production.
📝 Points essentiels
- Les défaillances du marché empêchent une allocation optimale des ressources, justifiant l’intervention de l’État.
- Les externalités, la sélection adverse et le bien collectif sont des causes majeures de défaillance.
- La correction des externalités peut passer par des taxes, subventions ou réglementations.
- La théorie des biens distingue leur rivalité et leur exclusivité pour comprendre leur gestion collective.
- La croissance économique peut être extensive (quantité) ou intensive (qualité), influençant la productivité.
- La loi des rendements décroissants indique qu’augmenter un seul facteur de production réduit la productivité marginale.
💡 À retenir
Les défaillances du marché, telles que les externalités et la sélection adverse, justifient l’intervention de l’État pour assurer une allocation efficace et équitable des ressources.
📖 4. Externalités économiques
🔑 Notions clés & Définitions
- Externalité : Effet d’une action économique sur un tiers sans compensation monétaire. Elle peut être positive ou négative.
- Externalité négative : Impact néfaste d’une activité sur un tiers, sans rémunération (ex : pollution). Elle justifie une intervention de l’État pour réduire le dommage.
- Externalité positive : Effet bénéfique d’une activité sur un tiers, sans rémunération (ex : vaccination). Elle peut nécessiter une subvention ou un soutien public.
- Rôle de l’État : Intervention pour corriger les externalités via taxes, subventions, réglementations ou marchés de droits.
- Marché de droits d’émission : Système permettant de limiter la pollution en attribuant des quotas échangeables aux entreprises.
- Critère de correction : Internaliser l’externalité, c’est-à-dire faire supporter à l’acteur privé le coût ou le bénéfice social de son action.
📝 Points essentiels
- Les externalités sont des défaillances du marché, car elles ne sont pas prises en compte dans le prix de marché.
- Externalités négatives : pollution, bruit, congestion ; nécessitent souvent des taxes ou réglementations pour réduire l’impact.
- Externalités positives : innovation, éducation, vaccination ; peuvent être encouragées par des subventions ou des crédits d’impôt.
- La correction des externalités vise à aligner le coût privé ou le bénéfice privé avec le coût ou le bénéfice social.
- La mise en place de marchés de droits d’émission permet de fixer un plafond global de pollution tout en laissant le marché déterminer le prix.
- La gestion des externalités est essentielle pour une croissance durable et une meilleure allocation des ressources.
💡 À retenir
Les externalités sont des effets externes non pris en compte par le marché, nécessitant une intervention pour assurer une allocation efficiente des ressources et préserver le bien commun.
📖 5. Biens économiques
🔑 Notions clés & Définitions
-
Marché : Lieu (physique ou virtuel) où se rencontrent offreurs (vendeurs) et demandeurs (acheteurs) pour échanger des biens ou services, permettant de déterminer le prix et la quantité d’équilibre.
-
Externalités : Effets positifs ou négatifs d’une activité économique sur un tiers, non pris en compte dans le prix du marché.
- Négative : pollution (exemple).
- Positive : vaccination, éducation.
-
Biens économiques : Biens rares, dont la consommation ou la production implique une allocation limitée des ressources.
- Rivalité : la consommation par un individu empêche un autre de consommer le même bien.
- Exclusivité : possibilité d’empêcher quelqu’un de bénéficier du bien.
-
Rendements d’échelle : La variation de la production lorsque tous les facteurs de production sont augmentés proportionnellement.
- Croissants : production augmente plus que proportionnellement.
- Constants : production augmente proportionnellement.
- Décroissants : production augmente moins que proportionnellement.
-
Coût marginal : Coût supplémentaire pour produire une unité supplémentaire d’un bien.
- Si le coût marginal augmente, la production devient moins rentable.
-
Circuit économique : Interaction entre trois agents principaux :
- Ménages : offrent travail, consomment, épargnent, paient impôts.
- Entreprises : produisent, demandent travail et capital, investissent.
- État : prélève impôts, dépense, redistribue.
📝 Points essentiels
- Le marché équilibre la quantité demandée et offerte, déterminant ainsi le prix d’équilibre.
- Les externalités justifient l’intervention de l’État pour corriger les effets non pris en compte par le marché.
- La classification des biens selon rivalité et exclusivité permet de comprendre leur gestion économique : biens privés, biens de club, biens communs, biens collectifs.
- La croissance économique peut être extensive (augmentation des facteurs) ou intensive (amélioration de la qualité).
- La loi des rendements décroissants indique que l’augmentation d’un seul facteur, en maintenant l’autre constant, entraîne une baisse de la productivité marginale.
- Le circuit économique implique une circulation de ressources entre ménages, entreprises, État et marché financier.
💡 À retenir
Les biens économiques, leur production et leur gestion sur le marché, ainsi que les défaillances du marché comme les externalités, structurent l’économie et justifient souvent l’intervention publique pour optimiser le bien-être collectif.
📖 6. Facteurs de production
🔑 Notions clés & Définitions
- Facteurs de production : Ressources utilisées pour produire des biens et services, principalement le travail et le capital.
- Travail (L) : Activité humaine rémunérée ou non, mobilisée dans la production. Exemple : ouvriers, employés.
- Capital (K) : Ensemble des biens durables utilisés pour produire (machines, bâtiments). Exemple : usines, équipements.
- Fonction de production : Relation mathématique Y=f(K;L) qui exprime la quantité produite en fonction des facteurs de production.
- Croissance économique : Augmentation durable de la production globale, par croissance extensive (quantité) ou intensive (qualité).
- Rendements d’échelle : Variation de la production lorsque tous les facteurs sont augmentés proportionnellement. Croissants, constants ou décroissants.
📝 Points essentiels
- La production dépend de deux facteurs principaux : travail et capital.
- La demande et l’offre sur le marché influencent la quantité produite et le prix.
- La croissance économique peut résulter d’une augmentation des quantités (croissance extensive) ou de l’amélioration de la productivité (croissance intensive).
- Les rendements d’échelle déterminent si une augmentation simultanée de tous les facteurs entraîne une augmentation plus, moins ou autant de la production.
- La loi des rendements décroissants indique que si on augmente un seul facteur, la productivité marginale de ce facteur diminue.
- Le coût marginal correspond au coût supplémentaire pour produire une unité supplémentaire.
💡 À retenir
La production repose sur l’utilisation efficace du travail et du capital, et la croissance économique résulte soit d’une augmentation des quantités, soit d’une amélioration de leur efficacité.
📖 7. Croissance économique
🔑 Notions clés & Définitions
- Marché : Lieu de rencontre entre offreurs (vendeurs) et demandeurs (acheteurs) où se déterminent le prix et la quantité d’équilibre.
- Externalités : Effets d’une activité économique sur un tiers, positifs (ex : vaccination) ou négatifs (ex : pollution), non pris en compte par le marché.
- Facteurs de production : Ressources nécessaires à la production, principalement le travail (L) et le capital (K).
- Croissance économique : Augmentation durable de la production d’un pays, pouvant être extensive (quantité) ou intensive (qualité).
- Rendements d’échelle : Variation de la production lorsque tous les moyens de production sont augmentés proportionnellement : croissants, constants ou décroissants.
- Politique monétaire : Actions de la banque centrale pour contrôler la masse monétaire et les taux d’intérêt afin de stabiliser l’économie.
📝 Points essentiels
- La croissance économique peut résulter d’une augmentation des facteurs de production (croissance extensive) ou d’une amélioration de leur productivité (croissance intensive).
- Le marché fonctionne en équilibre lorsque l’offre et la demande se rencontrent, mais il peut échouer à cause des externalités, de la sélection adverse ou des biens collectifs.
- La loi des rendements décroissants indique qu’augmenter un seul facteur de production, en maintenant l’autre constant, entraîne une productivité marginale décroissante.
- La politique budgétaire (dépenses et recettes de l’État) et la politique monétaire (taux d’intérêt, liquidités) sont des outils pour stimuler ou freiner la croissance.
- La croissance économique durable doit prendre en compte la qualité des facteurs, l’innovation, et la gestion des externalités pour éviter les défaillances du marché.
💡 À retenir
La croissance économique résulte d’un équilibre entre l’augmentation des facteurs de production, leur amélioration qualitative, et la gestion des défaillances du marché, sous l’influence des politiques économiques.
📖 8. Rendements d’échelle
🔑 Notions clés & Définitions
-
Rendements d’échelle : La variation de la production lorsque tous les facteurs de production (travail et capital) sont augmentés proportionnellement.
Définition : La réponse de la production à une augmentation simultanée de tous les moyens de production.
-
Rendements croissants : Situation où la production augmente plus que proportionnellement lorsque tous les facteurs sont augmentés.
Exemple : Doublement de K et L entraîne plus que doublement de Y.
-
Rendements constants : Situation où la production augmente proportionnellement à l’augmentation des facteurs.
Exemple : Doublement de K et L entraîne un doublement de Y.
-
Rendements décroissants : Situation où la production augmente moins que proportionnellement lorsque tous les facteurs sont augmentés.
Exemple : Doublement de K et L entraîne moins que doublement de Y.
-
Loi des rendements décroissants : Lorsqu’on augmente un seul facteur de production, la productivité marginale de ce facteur diminue après un certain point.
📝 Points essentiels
- Lorsqu’on augmente tous les facteurs de production de manière proportionnelle, la production peut connaître trois types de rendements : croissants, constants ou décroissants.
- La loi des rendements décroissants s’applique surtout lorsqu’on augmente un seul facteur, en maintenant l’autre fixe, ce qui entraîne une baisse de la productivité marginale.
- La distinction entre rendements d’échelle et rendements marginaux est fondamentale : la première concerne une augmentation simultanée de tous les facteurs, la seconde une augmentation d’un seul facteur.
- La compréhension des rendements d’échelle est essentielle pour optimiser la taille d’une entreprise et ses stratégies de croissance.
💡 À retenir
Les rendements d’échelle déterminent si la production augmente de manière plus, moins ou aussi vite que la proportion de l’augmentation des moyens de production, influençant ainsi la croissance et la compétitivité des entreprises.
📖 9. Circuit économique
🔑 Notions clés & Définitions
- Marché : Lieu (physique ou virtuel) où se rencontrent offreurs (vendeurs) et demandeurs (acheteurs) pour échanger des biens ou services, déterminant le prix et la quantité d’équilibre.
- Externalités : Effets positifs ou négatifs d’une activité économique sur un tiers, non pris en compte dans le prix du marché. Exemples : pollution (négative), vaccination (positive).
- Rendements d’échelle : Variation de la production lorsque tous les moyens de production sont augmentés proportionnellement. Croissants si la production augmente plus que la hausse des moyens, décroissants si moins.
- Facteurs de production : Ressources utilisées pour produire, principalement le travail (L) et le capital (K).
- Circuit économique : Interaction entre trois agents principaux : ménages, entreprises, État, et le marché financier, permettant la circulation des ressources, des biens, des services et de l’argent.
- Politique monétaire : Actions de la banque centrale pour contrôler la masse monétaire et les taux d’intérêt afin de stabiliser l’économie, notamment via le taux directeur ou des mesures non conventionnelles (QE, qualitative easing).
📝 Points essentiels
- Le marché d’équilibre se trouve lorsque l’offre égale la demande, déterminant le prix et la quantité échangée.
- Les défaillances du marché incluent les externalités, la sélection adverse, et les biens économiques (privés, publics, communs, de club).
- La production dépend des facteurs travail et capital, avec une croissance économique pouvant être extensive (quantité) ou intensive (qualité).
- La loi des rendements décroissants indique qu’augmenter un seul facteur seul réduit la productivité marginale.
- Le circuit économique implique des agents (ménages, entreprises, État) et des marchés (financier, du travail, de l’emploi).
- La politique budgétaire (recettes et dépenses de l’État) influence la croissance via relance ou austérité, avec l’équivalence Barro-Ricardo.
- La politique monétaire, gérée par la BCE, utilise taux directeur et mesures non conventionnelles pour contrôler inflation et croissance.
💡 À retenir
Le circuit économique est l’ensemble des interactions entre agents et marchés qui régulent la production, la consommation, l’épargne et l’investissement, sous l’influence des politiques économiques pour assurer la stabilité et la croissance.
📖 10. Politique budgétaire
🔑 Notions clés & Définitions
- Politique budgétaire : Ensemble des mesures prises par l’État pour influencer l’économie via ses recettes (impôts, taxes) et ses dépenses (investissements, fonctionnement).
- Politique de relance : Stratégie visant à stimuler l’économie en augmentant la dépense publique ou en réduisant les impôts pour accroître la consommation, la production et l’emploi.
- Politique d’austérité : Stratégie visant à réduire le déficit public en augmentant les impôts et en diminuant les dépenses, souvent en période de crise ou de forte dette.
- Équivalence Barro-Ricardo : Hypothèse selon laquelle l’endettement de l’État est neutralisé par l’épargne anticipée des ménages, qui craignent de devoir payer plus tard via des impôts plus élevés.
- Déficit public : Situation où les dépenses de l’État dépassent ses recettes sur une période donnée, nécessitant souvent un financement par l’emprunt.
- Recettes et dépenses : Recettes (impôts, taxes, recettes exceptionnelles) et dépenses (fonctionnement, investissements, défense, subventions, remboursement de la dette) de l’État pour gérer la politique budgétaire.
📝 Points essentiels
- La politique budgétaire peut être utilisée pour stimuler l’économie (relance) ou la freiner (austérité).
- La relance par baisse d’impôts ou hausse des dépenses augmente la demande globale, favorisant la croissance et l’emploi.
- L’austérité vise à réduire le déficit public en limitant les dépenses et en augmentant les recettes, mais peut freiner la croissance.
- La théorie de l’équivalence Barro-Ricardo suggère que l’endettement public n’a pas d’effet à long terme si les ménages anticipent des impôts futurs.
- La gestion du déficit public doit équilibrer stimulation économique et soutenabilité des finances publiques.
💡 À retenir
La politique budgétaire, en modulant les recettes et dépenses de l’État, joue un rôle clé dans la régulation de l’économie, pouvant favoriser la croissance ou la stabilité financière selon les contextes.
📖 11. Politique monétaire
🔑 Notions clés & Définitions
- Stabilité des prix : Objectif principal de la politique monétaire, visant à éviter une inflation ou une déflation excessive, pour maintenir la valeur de la monnaie.
- Taux directeur : Taux d’intérêt fixé par la banque centrale, qui influence le coût du crédit pour les banques commerciales, et par extension, pour les emprunteurs.
- Quantitative easing (QE) : Politique non conventionnelle où la banque centrale achète massivement des obligations pour injecter de la liquidité dans l’économie.
- Inflation : Augmentation générale et continue des prix, réduisant le pouvoir d’achat de la monnaie.
- Déflation : Baisse générale des prix, pouvant entraîner une stagnation économique.
- Politique conventionnelle vs non conventionnelle : La première utilise principalement le taux directeur, la seconde recourt à des mesures comme le QE lorsque la politique classique est insuffisante.
📝 Points essentiels
- La banque centrale ajuste le taux directeur pour contrôler l’inflation ou stimuler la croissance : augmentation pour freiner l’inflation, diminution pour relancer l’économie.
- La politique monétaire conventionnelle repose sur la manipulation du taux directeur, influençant les taux d’intérêt et la masse monétaire.
- La politique non conventionnelle, comme le QE, est utilisée en période de crise ou de taux déjà très bas, pour soutenir la liquidité et la croissance.
- La stabilité des prix est la priorité, mais la politique monétaire doit aussi favoriser la croissance et l’emploi.
- La différence entre marché du travail et marché de l’emploi : le premier concerne l’offre et la demande de travail, le second la demande et l’offre d’emplois.
💡 À retenir
La politique monétaire, par la gestion des taux d’intérêt et des interventions exceptionnelles, vise à maintenir la stabilité économique en contrôlant l’inflation tout en soutenant la croissance.
📖 12. Marché du travail vs marché de l’emploi
🔑 Notions clés & Définitions
- Marché : Lieu (physique ou virtuel) où se rencontrent offreurs (vendeurs) et demandeurs (acheteurs) pour échanger des biens ou services, notamment le travail.
- Marché du travail : Segment où les ménages offrent leur force de travail et les entreprises en demandent. Il concerne la disponibilité et la rémunération du travail.
- Marché de l’emploi : Segment où les entreprises proposent des postes à pourvoir et les ménages cherchent un emploi. Il reflète la situation de l’emploi effectif.
- Offre de travail : Quantité de travail que les ménages sont prêts à fournir à un certain salaire. Elle dépend du salaire, des préférences et des contraintes.
- Demande d’emploi : Nombre d’emplois que les entreprises souhaitent pourvoir à un certain salaire. Elle dépend de la rentabilité et de la conjoncture économique.
- Chômage : Situation où des personnes disponibles et en recherche d’emploi ne trouvent pas de poste, souvent analysée via le taux de chômage.
📝 Points essentiels
- Le marché du travail concerne la disponibilité et la rémunération du travail, avec une interaction entre offreurs (ménages) et demandeurs (entreprises).
- Le marché de l’emploi se concentre sur la situation concrète de l’emploi : postes disponibles, embauches, et chômage.
- La relation entre ces deux marchés est fondamentale : un déséquilibre (ex : excès d’offre de travail) peut entraîner du chômage.
- La différence principale : le marché du travail est théorique (offre et demande de travail), tandis que le marché de l’emploi est la réalité concrète des postes pourvus ou vacants.
- La crise économique ou la politique peuvent impacter différemment ces deux marchés, en modifiant l’offre ou la demande d’emploi.
- La tendance à long terme montre une évolution vers une flexibilité accrue du marché du travail, avec des contrats précaires ou temporaires.
💡 À retenir
Le marché du travail désigne la relation entre l’offre et la demande de travail, tandis que le marché de l’emploi reflète la situation concrète de l’emploi effectif et du chômage. La différence essentielle réside dans la concrétisation des postes versus la simple interaction théorique.
📊 Tableaux de Synthèse
| Thème | Concepts clés | Exemples / Particularités |
|---|
| Offre et demande | Offre, demande, prix d’équilibre, externalités, rendements d’échelle | Loi de l’offre et de la demande, externalités positives/négatives |
| Équilibre du marché | Prix d’équilibre, pénurie, surplus, défaillances du marché | Interaction offre/demande, intervention pour externalités |
| Thème | Types de biens économiques | Définition / Exemple |
|---|
| Biens économiques | Bien privé, bien de club, bien commun, bien collectif | Rivalité et excludabilité : voiture, autoroute, poissons, défense nationale |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre externalité positive et négative : la positive bénéficie à un tiers, la négative lui cause un dommage.
- Croire que la loi de l’offre et de la demande s’applique sans exception, alors que des défaillances existent.
- Confondre croissance extensive (quantitative) et intensive (qualitative) : ne pas mélanger augmentation de facteurs et amélioration de leur productivité.
- Sous-estimer l’impact des externalités sur l’efficience du marché.
- Confondre rendement d’échelle croissant, constant et décroissant : leur influence sur la production.
- Oublier que la sélection adverse résulte d’asymétrie d’information, pas d’un défaut de marché en général.
- Confondre biens communs et biens collectifs : rivalité et excludabilité.
✅ Checklist Examen
- Maîtriser la définition d’un marché et ses acteurs.
- Savoir expliquer la loi de l’offre et de la demande.
- Identifier le prix d’équilibre et ses caractéristiques.
- Connaître les défaillances du marché : externalités, sélection adverse, biens publics.
- Savoir distinguer biens privés, biens de club, biens communs et biens collectifs.
- Expliquer le rôle de l’État dans la correction des externalités.
- Différencier croissance extensive et intensive.
- Comprendre la notion de rendements d’échelle croissants, constants et décroissants.
- Identifier une externalité positive ou négative et proposer une solution d’intervention.
- Connaître le fonctionnement d’un marché de droits d’émission.
- Savoir définir et différencier marché du travail et marché de l’emploi.
- Vérifier la maîtrise du vocabulaire spécifique : offre, demande, externalité, bien collectif, rendement d’échelle.
- Vérifier la compréhension des concepts de croissance économique et de défaillances du marché.
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