Ficha de revisão: Procédures civiles d’exécution

Plan du Cours

  1. Principes de l’exécution forcée
  2. Parties et tiers à la procédure
  3. JEX et commissaire de justice
  4. Biens et créances saisissables
  5. Astreinte et liquidation
  6. Mesures conservatoires
  7. Mesures exécutoires et expulsion
  8. Conditions et délais de l’expulsion
  9. Procédures et effets de l’expulsion
  10. Saisie-vente des meubles corporels
  11. Saisie-attribution des créances
  12. Saisie des rémunérations
  13. Saisie immobilière et préparation
  14. Vente de l’immeuble saisi
  15. Vente amiable autorisée
  16. Adjudication et enchères
  17. Régime de la surenchère
  18. Réitération des enchères

Repères chronologiques

DateÉvénement
19 mars 1997Dans l’arrêt Hornsby c. Grèce, la Cour européenne des droits de l’homme a intégré l’exécution des jugements aux garanties du droit au procès équitable de l’article 6 de la CESDH.
10 février 2016L’ordonnance n° 2016-131 a mis fin à l’interdiction générale de l’exécution forcée en nature prévue par l’ancien article 1142 du Code civil.
1er juillet 2025La procédure de saisie des rémunérations est réformée à compter par la loi du 20 novembre 2023 et le décret du 12 février 2025.

1. Principes de l’exécution forcée

★ À maîtriser

📌 L’exécution en nature réalise ce qui a été convenu, tandis que l’exécution par équivalent indemnise le créancier.

📌 Selon l’article 1221 du Code civil, l’exécution forcée d’une obligation de faire peut être remplacée par un équivalent lorsque l’exécution en nature est impossible ou engendre pour le débiteur un coût manifestement excessif par rapport à l’avantage procuré au créancier.

📌 L’exécution forcée directe permet au créancier d’obtenir véritablement le paiement, tandis que l’exécution forcée indirecte utilise des mesures destinées seulement à inciter le débiteur à s’exécuter.

Compléments

  • Les mesures conservatoires protègent un bien ou un droit en empêchant le débiteur de s’en dessaisir, mais elles ne constituent pas à proprement parler des voies d’exécution.

2. Parties et tiers à la procédure

Notions clés & Définitions

  • Droit de gage général : Permet au créancier de poursuivre l’exécution sur les biens mobiliers et immobiliers présents et à venir du débiteur, conformément aux articles 2284 et 2285 du Code civil.
  • Immunité d’exécution : Interdit l’exécution forcée et les mesures conservatoires contre certaines personnes, notamment les personnes morales françaises de droit public et, en droit international, principalement les États étrangers et leurs agents diplomatiques.

★ À maîtriser

📌 Le créancier peut choisir une mesure d’exécution ou une mesure conservatoire, mais l’article L. 111-7 du CPCE interdit les mesures inutiles ou abusives qui excèdent ce qui est nécessaire au paiement.

📌 Lorsque le débiteur incapable est représenté, la procédure est dirigée contre son représentant légal, tandis que sous assistance elle est dirigée contre le débiteur avec intervention obligatoire du curateur.

  • Le juge peut accorder au débiteur un délai de grâce pour une créance non alimentaire, en reportant ou échelonnant la dette pendant deux ans au maximum, en réduisant l’intérêt jusqu’au taux légal ou en imputant d’abord les paiements sur le capital.

Compléments

  • Le JEX peut ordonner la mainlevée d’une mesure inutile ou abusive et condamner le créancier à des dommages et intérêts en application de l’article L. 121-2 du CPCE.

  • La saisie-vente dans un local d’habitation pour une créance non alimentaire inférieure ou égale à 535 euros est subsidiaire : le créancier doit d’abord utiliser une saisie-attribution ou une saisie des rémunérations.

📌 Les tiers véritables doivent, conformément à l’article L. 123-1 du CPCE, ne pas faire obstacle aux procédures et prêter leur concours lorsqu’ils sont légalement requis.

3. JEX et commissaire de justice

Notions clés & Définitions

  • Juge de l’exécution : Normalement le président du tribunal judiciaire, qui peut déléguer ses fonctions à un ou plusieurs juges du tribunal judiciaire en fixant la durée et l’étendue territoriale de leur mission.

★ À maîtriser

  • Le JEX connaît exclusivement des difficultés relatives aux titres exécutoires et des contestations élevées à l’occasion de l’exécution forcée, et cette compétence est d’ordre public.

📌 Sauf disposition spéciale, le JEX territorialement compétent est, au choix du demandeur, celui du lieu où demeure le débiteur ou celui du lieu d’exécution de la mesure.

  • Le commissaire de justice détient le monopole des mesures d’exécution forcée et des mesures conservatoires en vertu de l’article L. 122-1 du CPCE.

Compléments

📌 Les mesures d’exécution sont réalisées entre 6 heures et 21 heures les jours ouvrables, sauf autorisation du JEX pour intervenir hors de ces horaires dans des locaux non affectés à l’habitation.

4. Biens et créances saisissables

Notions clés & Définitions

  • Créance actuelle : Une créance qui existe au jour de la mesure d’exécution et qui n’est pas éventuelle, notamment parce qu’elle n’est pas affectée d’une condition suspensive.
  • Créance liquide : Une créance est liquide lorsqu’elle est évaluée en argent ou lorsque le titre contient tous les éléments permettant de déterminer sûrement son montant.

★ À maîtriser

📌 L’inaliénabilité empêche le bien de sortir du patrimoine du débiteur et entraîne son indisponibilité, tandis que l’insaisissabilité interdit directement la saisie du bien.

  • Sont notamment insaisissables les vêtements, la literie, le linge de maison, les denrées alimentaires, les objets de ménage, les appareils de chauffage, les meubles nécessaires, la machine à laver, les livres d’étude, certains animaux domestiques, les objets d’enfant, les souvenirs personnels ou familiaux, les instruments de travail nécessaires et un poste téléphonique.

📌 Le report de l’insaisissabilité maintient la protection de certaines créances versées sur un compte, tandis que le solde bancaire insaisissable laisse au débiteur une somme équivalente au montant du RSA.

  • L’exigibilité signifie que le paiement peut être immédiatement réclamé par le créancier et cette condition ne s’impose qu’aux mesures d’exécution.

  • Les titres exécutoires comprennent notamment les décisions judiciaires ou administratives exécutoires, les accords juridictionnels exécutoires, les actes et jugements étrangers déclarés exécutoires, les sentences arbitrales exécutoires, les procès-verbaux de conciliation signés par le juge et les parties, ainsi que les actes notariés revêtus de la formule exécutoire.

Compléments

  • Les objets indispensables aux personnes handicapées ou destinés aux soins des personnes malades sont insaisissables sans dérogation possible.

📌 Le débiteur ne peut pas cumuler le report de l’insaisissabilité et le solde bancaire insaisissable et doit choisir le dispositif le plus avantageux.

5. Astreinte et liquidation

Notions clés & Définitions

  • Astreinte : Un moyen de pression personnel et comminatoire qui condamne le débiteur à payer une somme augmentant progressivement jusqu’à l’exécution de son obligation ou la liquidation de l’astreinte.

★ À maîtriser

📌 L’astreinte provisoire peut être modifiée lors de sa liquidation, tandis que l’astreinte définitive ne peut être prononcée qu’après une astreinte provisoire et son taux ne peut ensuite être modifié.

📌 L’astreinte ne peut prendre effet avant que la décision qu’elle garantit soit devenue exécutoire et, lorsque cette décision l’était déjà, elle prend effet dès son prononcé sous réserve de sa signification au débiteur.

  • Le JEX liquide en principe l’astreinte provisoire en tenant compte du comportement du débiteur et des difficultés rencontrées, tandis que la liquidation de l’astreinte définitive est automatique selon le taux initial.

Compléments

  • Toute juridiction judiciaire peut ordonner une astreinte, même d’office, pour assurer l’exécution de sa décision, mais une astreinte définitive est interdite en matière d’expulsion.

  • Lors de la liquidation d’une astreinte provisoire, le juge peut maintenir, diminuer ou supprimer le montant initial, mais il ne peut pas l’augmenter.

6. Mesures conservatoires

★ À maîtriser

  • Une mesure conservatoire suppose une créance fondée en son principe et des circonstances susceptibles de menacer son recouvrement.

📌 L’autorisation d’une mesure conservatoire relève normalement du JEX du lieu où demeure le débiteur, ou du président du tribunal de commerce lorsque la créance commerciale est conservée avant tout procès.

  • Le créancier est dispensé d’autorisation judiciaire notamment lorsqu’il dispose d’un titre exécutoire, d’une décision de justice non exécutoire, d’une lettre de change acceptée, d’un billet à ordre, d’un chèque impayé ou d’un loyer impayé.

  • La saisie conservatoire rend les biens indisponibles, mais le débiteur en conserve l’usage sauf lorsqu’il s’agit de biens consomptibles, puis la mesure peut être convertie en saisie-vente après signification d’un acte de conversion.

  • Une sûreté judiciaire fait l’objet d’une publicité provisoire valable trois ans et renouvelable, qui doit être dénoncée au débiteur dans les huit jours, puis confirmée par une inscription définitive dans les deux mois sous peine de caducité.

Compléments

  • La saisie conservatoire d’une créance rend celle-ci indisponible à concurrence du montant autorisé et emporte consignation de plein droit au profit du saisissant, qui bénéficie d’un privilège.

7. Mesures exécutoires et expulsion

Notions clés & Définitions

  • Expulsion : L’action de faire sortir une personne, au besoin par la force, d’un lieu où elle se trouve sans droit.

Points essentiels

📌 L’expulsion d’un immeuble ou d’un lieu habité ne peut être poursuivie, sauf disposition spéciale, qu’en vertu d’une décision de justice ou d’un procès-verbal de conciliation exécutoire.

📌 L’expulsion exige la signification aux occupants d’un commandement d’avoir à quitter les lieux indiquant notamment la date à laquelle les locaux doivent être libérés.

📌 Pour un lieu habité, un délai supplémentaire de deux mois court à compter de la signification du commandement avant l’expulsion, et le juge peut le proroger de trois mois au maximum lorsque les conséquences seraient d’une particulière dureté.

8. Conditions et délais de l’expulsion

★ À maîtriser

  • L’expulsion d’un immeuble ou d’un lieu habité ne peut être poursuivie qu’en vertu d’une décision de justice ou d’un procès-verbal de conciliation exécutoire, cette liste étant limitative.

  • L’expulsion exige la signification aux occupants d’un commandement d’avoir à quitter les lieux par acte de commissaire de justice, la signification à domicile élu étant exclue.

  • La trêve hivernale suspend les expulsions non exécutées du 1er novembre au 31 mars, sauf notamment lorsque le relogement familial est assuré dans des conditions acceptables.

Compléments

  • Les délais renouvelables accordés aux occupants dont le relogement ne peut se faire normalement sont compris entre un mois et un an depuis la loi du 27 juillet 2023, mais ils sont refusés aux squatteurs entrés par manœuvres, menaces, voies de fait ou contrainte.

9. Procédures et effets de l’expulsion

★ À maîtriser

  • La reprise des locaux abandonnés commence par une mise en demeure du bailleur, suivie, en l’absence de réponse pendant un mois, d’un constat d’abandon par le commissaire de justice puis d’une requête en résiliation devant le juge des contentieux de la protection.

  • L’expulsion de droit commun est obligatoirement conduite par un commissaire de justice, qui peut requérir la force publique et doit saisir le juge de l’exécution en cas de difficulté.

📌 Lorsque des meubles restent dans les lieux, ils sont inventoriés et peuvent être transportés au lieu indiqué par l’expulsé ou entreposés dans un lieu approprié, puis l’expulsé dispose d’un délai non renouvelable de deux mois pour les retirer avant leur vente ou leur abandon selon leur valeur.

Compléments

📌 Une ordonnance autorisant la reprise devient définitive en l’absence d’opposition dans le mois suivant sa signification, mais elle est non avenue si elle n’a pas été signifiée dans les deux mois de sa date.

  • La procédure de reprise est une procédure accélérée dans laquelle le commissaire de justice établit un procès-verbal de reprise et peut pénétrer dans les lieux selon la procédure applicable au constat d’abandon.

10. Saisie-vente des meubles corporels

Notions clés & Définitions

  • Saisie-vente : La procédure d’exécution forcée portant sur des meubles corporels afin d’en permettre la vente au profit du créancier.

★ À maîtriser

  • La saisie-vente doit être précédée, à peine de nullité, d’un commandement de payer signifié en vertu d’un titre exécutoire, avec un délai minimal de huit jours avant le début des opérations.

  • La saisie rend les meubles indisponibles, mais le débiteur demeure propriétaire et conserve en principe leur usage, sauf notamment lorsqu’ils sont consomptibles.

  • Après la saisie, le débiteur dispose d’un mois pour organiser une vente amiable, puis le créancier peut recourir à la vente forcée si les propositions sont refusées ou insuffisantes.

Compléments

📌 Lorsque la saisie-vente a lieu dans le logement d’un tiers, l’autorisation du juge de l’exécution est toujours nécessaire, tandis que dans le logement du débiteur elle n’est exigée que pour une créance non alimentaire n’excédant pas 535 euros lorsque d’autres saisies sont envisageables.

📌 Le commandement de payer interrompt la prescription et, si aucun acte d’exécution n’intervient dans les deux ans suivant sa signification, un nouveau commandement est nécessaire.

11. Saisie-attribution des créances

Notions clés & Définitions

  • Saisie-attribution : Permet au créancier saisissant de se faire attribuer auprès du tiers saisi, débiteur de son débiteur, une créance portant sur une somme d’argent.

★ À maîtriser

📌 La créance du saisissant doit être liquide, exigible et constatée dans un titre exécutoire, tandis que la créance saisie doit porter sur une somme d’argent et être saisissable sans devoir être liquide, exigible ou constatée dans un titre.

  • L’acte de saisie signifié au tiers attribue immédiatement au saisissant la créance disponible et ses accessoires à concurrence des sommes saisies, et rend le tiers personnellement débiteur des causes de la saisie dans la limite de son obligation.

📌 Le créancier doit dénoncer la saisie au débiteur dans les huit jours de la signification de l’acte, à peine de caducité de la saisie.

  • En l’absence de contestation pendant le mois suivant la dénonciation, le tiers paie le créancier sur présentation d’un certificat attestant cette absence de contestation, ce paiement éteignant les obligations du tiers et du débiteur.

Compléments

  • Lorsque plusieurs actes de saisie sont signifiés le même jour, ils sont réputés simultanés et les créanciers entrent en concours si la créance ne suffit pas à les désintéresser complètement.

12. Saisie des rémunérations

★ À maîtriser

  • À compter du 1er juillet 2025, le créancier muni d’un titre exécutoire constatant une créance liquide et exigible mandate un commissaire de justice pour signifier un commandement de payer, sans intervention préalable du juge de l’exécution.

  • La signification du commandement ouvre un délai suspensif d’un mois permettant au débiteur de payer ou de conclure un accord avec le créancier, et le débiteur peut saisir le juge de l’exécution pour contester la saisie.

Compléments

📌 Le commandement de payer doit être inscrit au registre numérique des saisies des rémunérations le jour de sa signification ou le premier jour ouvrable suivant, à peine de caducité.

13. Saisie immobilière et préparation

Notions clés & Définitions

  • Saisie immobilière : Une mesure judiciaire d’exécution forcée portant sur un immeuble et nécessitant l’intervention du juge de l’exécution.

Points essentiels

📌 Le juge de l’exécution compétent est celui du tribunal judiciaire dans le ressort duquel se situe l’immeuble saisi, et la constitution d’avocat est normalement obligatoire.

  • Dès la délivrance du commandement de payer valant saisie, l’immeuble devient indisponible et le débiteur ne peut plus l’aliéner ni le grever de droits réels.

  • Le commandement de payer valant saisie doit être publié au service de la publicité foncière dans les deux mois de sa signification, sous peine de caducité prononcée par le juge de l’exécution.

  • Après la publication, le créancier assigne le débiteur ou le tiers détenteur à l’audience d’orientation dans les deux mois, puis dénonce la procédure aux créanciers inscrits au plus tard le cinquième jour ouvrable suivant l’assignation.

  • L’audience d’orientation permet au juge de vérifier les conditions de la saisie, de statuer sur les contestations et de choisir entre la vente amiable et la vente forcée.

14. Vente de l’immeuble saisi

★ À maîtriser

  • La vente amiable autorisée judiciairement produit les effets d’une vente volontaire et ne peut pas être rescindée pour cause de lésion.

  • Lors de l’adjudication, les enchères sont portées par l’intermédiaire d’un avocat inscrit au barreau du tribunal judiciaire devant lequel la vente est poursuivie.

📌 En l’absence d’enchère, le créancier poursuivant est déclaré adjudicataire pour le montant de la mise à prix, tandis qu’en présence d’une enchère unique son auteur est adjudicataire et qu’en cas d’enchères multiples chaque nouvelle enchère couvre la précédente.

Compléments

  • Dans la vente amiable, le juge de l’exécution fixe notamment un prix minimum, peut préciser les conditions particulières de la vente, taxe les frais et fixe une audience de rappel dans un délai maximal de quatre mois.

📌 Si la vente amiable n’est pas réalisée, le juge peut accorder un délai supplémentaire de trois mois uniquement en présence d’un engagement écrit d’acquisition destiné à permettre la conclusion de l’acte authentique, ou ordonner la reprise de la vente forcée.

15. Vente amiable autorisée

★ À maîtriser

  • La vente amiable sur autorisation judiciaire produit les effets d’une vente volontaire et ne peut pas être rescindée pour cause de lésion, conformément à l’article L. 322-3 du CPCE et à l’article 1684 du Code civil.

  • Le juge de l’exécution contrôle la vente amiable en fixant un prix minimum, en précisant éventuellement les conditions particulières de la vente, en taxant les frais de poursuite à la demande du poursuivant et en fixant une audience de rappel dans un délai maximal de quatre mois.

  • Lorsque la vente amiable autorisée a été signée, l’audience de rappel se termine par un jugement constatant la vente, insusceptible d’appel, qui met fin à la procédure et entraîne la radiation des inscriptions grevant le bien saisi.

Compléments

📌 Si la vente amiable autorisée n’a pas été réalisée, le JEX peut accorder un délai supplémentaire de trois mois uniquement si le demandeur justifie d’un engagement écrit d’acquisition et seulement pour permettre la rédaction et la conclusion de l’acte authentique.

  • À défaut de réalisation de la vente amiable, le JEX peut ordonner la reprise de la vente forcée par une décision insusceptible d’appel, notifiée au débiteur et aux créanciers, qui fixe l’audience d’adjudication dans un délai de deux à quatre mois.

16. Adjudication et enchères

★ À maîtriser

  • Les enchères sont portées par l’intermédiaire d’un avocat inscrit au barreau du tribunal judiciaire devant lequel la vente est poursuivie, conformément à l’article R. 322-40 du CPCE.

  • Si aucune enchère n’est portée, le créancier poursuivant est déclaré adjudicataire pour le montant de la mise à prix, sauf si le juge a modifié une mise à prix jugée trop basse en application de l’article R. 322-47.

  • En cas d’enchère unique, l’adjudicataire est celui qui l’a portée, tandis qu’en cas d’enchères multiples chaque nouvelle enchère couvre la précédente.

Compléments

  • La publicité préalable à l’adjudication est régie par les articles R. 322-30 et suivants du Code des procédures civiles d’exécution.

17. Régime de la surenchère

Notions clés & Définitions

  • Surenchère : Une offre supérieure au prix d’adjudication qui remet en cause l’adjudication et peut entraîner une nouvelle vente aux enchères.

★ À maîtriser

📌 Toute personne peut surenchérir si elle dépose un acte d’avocat au greffe du tribunal dans les dix jours de l’adjudication et si l’augmentation proposée atteint au moins un dixième du prix principal de la vente.

📌 L’acte de surenchère vaut demande de fixation d’une audience et doit être dénoncé, à peine d’irrecevabilité, à l’adjudicataire, au saisi et au saisissant dans les trois jours ouvrables de la déclaration, par acte d’huissier ou d’avocat à avocat.

Compléments

  • Le juge fixe la nouvelle audience d’adjudication dans un délai de deux à quatre mois après la déclaration de surenchère ou après la décision rejetant la contestation, et cette audience est précédée de la publicité de droit commun.

  • Une seule surenchère est admise, car la surenchère sur surenchère ne vaut pas en application de l’article R. 322-55, alinéa 3, du CPCE.

18. Réitération des enchères

★ À maîtriser

📌 La réitération des enchères peut être engagée lorsque l’adjudicataire n’a pas consigné le prix de vente, n’a pas payé les frais de l’adjudication ou n’a pas payé les droits de mutation.

  • Seuls le créancier poursuivant, un créancier inscrit ou le débiteur saisi peuvent demander la remise en vente du bien aux conditions de la première vente.

📌 Si le prix de revente est inférieur au prix de la vente initiale, l’adjudicataire initial doit verser la différence entre ces deux prix en application de l’article L. 322-12 du CPCE.

Compléments

  • Après une sommation restée inexécutée, la personne qui requiert la réitération peut saisir le JEX par requête afin qu’il fixe une nouvelle adjudication.

📌 L’adjudicataire initial doit payer les frais de la vente initiale dont il n’a pas fait l’avance et, après deux mois à compter de l’adjudication initiale, les intérêts au taux légal sur son enchère.

Astuce mémo

Défaillance de l’adjudicataire → nouvelle vente

Tableaux de synthèse

Types d’exécution forcée

TypeFonctionRésultat
DirecteObtenir le paiement véritableSatisfaction du créancier
IndirecteInciter le débiteur à agirPression sur le débiteur
ConservatoirePréserver un bien ou un droitIndisponibilité sans réalisation immédiate

Principales saisies mobilières

MesureObjetEffet principal
Saisie-venteMeubles corporelsIndisponibilité puis vente
Saisie-attributionCréance de somme d’argentAttribution immédiate au saisissant
Saisie-appréhensionMeuble corporel à livrer ou restituerSatisfaction directe par appréhension

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1. Quelle est la différence entre l’exécution en nature et l’exécution par équivalent ?

2. Qu'est-ce que l'exécution forcée en droit civil?

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Quelle différence y a-t-il entre exécution en nature et exécution par équivalent ?

L’exécution en nature réalise ce qui a été convenu, l’exécution par équivalent indemnise le créancier.

Principe exécution forcée

Réaliation du contenu du jugement ou contrat.

Que permet l’exécution forcée directe par rapport à l’exécution forcée indirecte ?

L’exécution forcée directe obtient véritablement le paiement, l’indirecte incite seulement le débiteur.

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