Ficha de revisão: Maîtrise des propositions et accords en français

📋 Plan du Cours

  1. Propositions subordonnées et principales
  2. Coordination et juxtaposition sans subordination
  3. Repérer principale et subordonnées dans une phrase
  4. Nature des subordonnées relative circonstancielle complétive
  5. Types de complétives conjonctive interrogative indirecte infinitive
  6. Méthode d’analyse des propositions et liaisons
  7. Accord du participe passé avec être et avoir
  8. Accord des verbes pronominaux avec être
  9. Participes passés suivis d’un infinitif

📖 1. Propositions subordonnées et principales

🔑 Notions clés & Définitions

  • Proposition principale : La proposition principale porte l’idée principale et peut exister seule dans une phrase complexe.
  • Proposition subordonnée : La proposition subordonnée dépend d’une principale et ne peut pas fonctionner seule dans ce type de phrase.
  • Subordination : La subordination relie des propositions où l’une dépend de l’autre grâce à une conjonction de subordination ou un pronom relatif.

📝 Points essentiels

  • Si une phrase contient une subordination, il faut repérer la principale puis les subordonnées.
  • Dans une subordonnée, la proposition dépend d’une principale et ne constitue pas le noyau autonome du sens.
  • En juxtaposition et en coordination sans subordination, les propositions sont indépendantes et l’analyse s’arrête après le comptage.
  • Une principale peut exister seule, même si elle est suivie d’une subordonnée.
  • Exemple type : « Je mange la pomme que j’ai achetée » donne une principale « Je mange la pomme » et une subordonnée « que j’ai achetée ».
  • Exemple type : « Il fait beau et le soleil qui brille m’éblouit » montre une coordination entre deux propositions, mais la seconde contient une subordonnée relative « qui brille ».

💡 Astuce mémo

Principale = “pilote”, subordonnée = “passager” qui dépend du pilote.

📖 2. Coordination et juxtaposition sans subordination

🔑 Notions clés & Définitions

  • Juxtaposition : La juxtaposition relie des propositions sans outil de subordination, souvent avec une ponctuation ou un simple lien de sens.
  • Coordination : La coordination relie des propositions indépendantes entre elles grâce à un lien comme « et ».
  • Indépendance des propositions : Des propositions sont indépendantes quand il n’y a aucune subordination entre elles dans la phrase.

📝 Points essentiels

  • En juxtaposition et en coordination sans subordination, toutes les propositions sont indépendantes.
  • S’il n’y a aucune subordination dans une phrase complexe, toutes les propositions sont indépendantes et l’analyse est terminée.
  • Dans « Il fait beau et le soleil m’éblouit », « il fait beau » et « le soleil m’éblouit » sont coordonnées et indépendantes.
  • Dans « Il fait beau et le soleil qui brille m’éblouit », la coordination relie deux propositions, mais la seconde contient une subordonnée relative.
  • Le lien « et » correspond à une coordination, pas à une subordination.
  • La présence d’un pronom relatif (comme « qui ») signale une subordination même si le reste est coordonné.

💡 Astuce mémo

Et / juxtaposition = pas de dépendance ; pronom relatif = dépendance.

📖 3. Repérer principale et subordonnées dans une phrase

🔑 Notions clés & Définitions

  • Repérage des propositions : Le repérage consiste à découper la phrase en propositions et à identifier celles qui dépendent d’une autre.
  • Proposition indépendante : Une proposition indépendante n’est reliée à aucune autre par subordination dans le cadre de la phrase analysée.
  • Proposition subordonnée relative : La subordonnée relative complète un nom et est introduite par un pronom relatif.
  • Proposition subordonnée complétive : La subordonnée complétive complète le verbe, souvent comme un COD, et est introduite par « que » ou un mot interrogatif.

📝 Points essentiels

  • Étape 1 : compter les propositions de la phrase.
  • Étape 2 : repérer si la phrase contient de la subordination.
  • Étape 3 : s’il y a subordination, identifier la ou les principale(s).
  • Étape 4 : identifier les subordonnées : relatives, circonstancielles ou complétives.
  • Étape 5 : si une complétive existe, préciser son type (conjonctive, interrogative indirecte, infinitive).
  • Rappel : ne pas confondre le lien entre propositions (indépendance, coordination, subordination) et la nature d’une subordonnée (relative, circonstancielle, complétive).

💡 Astuce mémo

Découper → chercher la subordination → trouver la principale → classer les subordonnées.

📖 4. Nature des subordonnées relative circonstancielle complétive

🔑 Notions clés & Définitions

  • Subordonnée relative : La subordonnée relative complète un nom et fonctionne comme un adjectif précisant ce nom.
  • Subordonnée circonstancielle : La subordonnée circonstancielle apporte une information sur l’ensemble de la principale (cause, temps, etc.).
  • Subordonnée complétive : La subordonnée complétive complète le verbe, comme un COD, et dépend d’un verbe de la principale.
  • Pronom relatif : Un pronom relatif introduit une subordonnée relative et renvoie à un nom antérieur (qui, que, quoi, dont, où, etc.).
  • Conjonction de subordination : Une conjonction de subordination introduit une subordonnée circonstancielle (parce que, puisque, depuis, etc.).

📝 Points essentiels

  • La relative complète un nom : « La voiture qui est verte » ≈ « La voiture verte ».
  • La relative est introduite par un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où…).
  • La circonstancielle donne une info sur toute la principale : « Il court parce qu’il pleut » ≈ « Il court à cause de la pluie ».
  • La circonstancielle est introduite par une conjonction de subordination (parce que, puisque, depuis…).
  • La complétive complète le verbe et équivaut souvent à un COD : « Elle espère qu’il réussira » ; « Je constate que tu es en retard ».
  • La conjonction de subordination n’est pas un pronom relatif : « que » peut introduire une complétive, pas une relative.

💡 Astuce mémo

Relative = nom précisé ; circonstancielle = contexte de la phrase ; complétive = verbe complété.

📖 5. Types de complétives conjonctive interrogative indirecte infinitive

🔑 Notions clés & Définitions

  • Complétive conjonctive : La complétive conjonctive est introduite par « que » (souvent avec « quel » dans les exemples) et complète un verbe de volonté ou de demande.
  • Interrogative indirecte : L’interrogative indirecte rapporte une question sans point d’interrogation et complète un verbe de demande ou de question.
  • Complétive infinitive : La complétive infinitive est construite avec un infinitif et dépend d’un verbe de perception ou d’attente.
  • Groupe infinitif de fonction COD : Quand le sujet de l’infinitif est le même que celui de la principale, l’ensemble infinitif peut fonctionner comme un COD.

📝 Points essentiels

  • Pour une complétive, il faut préciser le type : conjonctive, interrogative indirecte ou infinitive.
  • La conjonctive est souvent introduite par « que » (exemple : « Je veux qu’il… »).
  • L’interrogative indirecte apparaît avec un verbe du type « je demande » et introduit une question indirecte : « Je demande quelle est sa réponse ».
  • L’infinitive se repère avec un infinitif : « J’entends la pluie tomber ».
  • Dans « J’entends la pluie tomber », le sujet de l’infinitif n’est pas le même que celui de la principale.
  • Si le sujet est le même, on parle de groupe infinitif de fonction COD : « je veux t’écouter » (COD) ; « je veux t’entendre chanter » (infinitive).

💡 Astuce mémo

Conjonctive = que ; Interrogative indirecte = question indirecte ; Infinitive = infinitif (et attention au sujet différent vs même sujet).

📖 6. Méthode d’analyse des propositions et liaisons

🔑 Notions clés & Définitions

  • Juxtaposition : Lien entre propositions sans subordination, où les propositions restent indépendantes.
  • Coordination : Lien entre propositions indépendantes, souvent via un connecteur comme « et ».
  • Subordination : Lien où une proposition dépend d’une autre, repérable par conjonction de subordination ou pronom relatif.
  • Nature des subordonnées : Classification des subordonnées en relative, circonstancielle ou complétive selon ce qu’elles complètent.
  • Type de complétive : Sous-classement des complétives en conjonctive, interrogative indirecte ou infinitive.

📝 Points essentiels

  • Méthode : compter d’abord le nombre de propositions.
  • Ensuite, déterminer le mode de liaison : uniquement juxtaposition/coordination ou présence de subordination.
  • Si la phrase n’a que juxtaposition et/ou coordination, toutes les propositions sont indépendantes.
  • S’il y a subordination, repérer la ou les principale(s) avant d’identifier les subordonnées.
  • Identifier ensuite la nature des subordonnées : relative, circonstancielle ou complétive.
  • Si une complétive est présente, préciser son type : conjonctive (en que), interrogative indirecte, ou infinitive.

💡 Astuce mémo

Compter → Lier (jux/coord vs sub) → Principale(s) → Nature → Type de complétive.

📖 7. Accord du participe passé avec être et avoir

🔑 Notions clés & Définitions

  • Auxiliaire être : Avec « être » aux temps composés, le participe passé s’accorde avec le sujet.
  • Auxiliaire avoir : Avec « avoir » aux temps composés, le participe passé s’accorde avec le COD seulement si le COD est placé avant.
  • COD placé avant : Quand le COD est antéposé avant le verbe, il déclenche l’accord du participe passé avec ce COD.
  • COD placé après : Quand le COD est après le verbe, le participe passé avec « avoir » ne s’accorde pas.

📝 Points essentiels

  • Avec « être », l’accord du participe passé se fait avec le sujet : « Elles sont parties ».
  • Avec « avoir », l’accord dépend du placement du COD : il n’y a accord que si le COD est avant le verbe.
  • Si le COD est placé après le verbe, on n’accorde pas : « Il a mangé 5 fruits et légumes ».
  • Si le COD est placé avant le verbe, on accorde : « Ce sont les 5 fruits et légumes qu’il a mangés ».
  • Le cours justifie l’idée par le rôle : avec « être », le participe est comme un attribut du sujet ; avec « avoir », il concerne le COD.
  • Exemple de sens : « Elles sont parties » peut se paraphraser par un état du sujet, tandis que « il les a mangés » décrit l’action sur le COD.

💡 Astuce mémo

Être = sujet ; Avoir = COD avant (sinon, pas d’accord).

📖 8. Accord des verbes pronominaux avec être

🔑 Notions clés & Définitions

  • Verbe pronominal : Un verbe pronominal se construit avec un pronom réfléchi et utilise « être » aux temps composés.
  • Auxiliaire être aux temps composés : Dans les formes pronominales, l’auxiliaire employé aux temps composés est toujours « être ».
  • Se = COD : Dans certains pronominaux, « se » peut représenter le COD et alors l’accord peut dépendre de sa position.
  • Se = COI : Dans d’autres pronominaux, « se » correspond à un COI et ne déclenche pas l’accord comme un COD.
  • Verbe essentiellement pronominal : Verbe qui n’existe qu’à la forme pronominale et donc ne peut pas se conjuguer avec « avoir ».

📝 Points essentiels

  • Les verbes pronominaux utilisent toujours « être » aux temps composés : « Ils se sont lavés ».
  • On n’emploie pas « avoir » dans la forme pronominale : on ne dit pas « ils s’ont… » ou « nous nous avons… ».
  • Pour l’accord, on peut tester si le verbe existe d’habitude avec « avoir » (hors forme pronominale).
  • Exemple COD : « Ils se sont lavés » correspond à « ils ont lavé (qui ? eux-mêmes = se) » et le COD est placé avant.
  • Exemple COI : « Ils se sont téléphoné » correspond à « ils ont téléphoné (à qui ?) » ; « se » est COI donc pas d’accord.
  • Exemple essentiellement pronominal : « Elle s’est évanouie » ne peut pas se conjuguer avec « avoir », donc accord avec « être » et le sujet.

💡 Astuce mémo

Pronominal = être ; test “avoir possible ?” puis COD (accord) vs COI (pas d’accord).

📖 9. Participes passés suivis d’un infinitif

🔑 Notions clés & Définitions

  • Participe passé suivi d’un infinitif : Construction où un participe passé précède un infinitif, et où l’accord dépend de la fonction du COD avant l’infinitif.
  • COD avant le participe : Quand un COD placé avant le participe complète directement le participe, il peut déclencher l’accord.
  • COD avant l’infinitif : Quand le COD placé avant l’infinitif complète l’infinitif, l’accord du participe passé n’est pas fait.

📝 Points essentiels

  • Règle d’ensemble : on accorde si un COD placé avant complète le participe (cas 1).
  • On ne fait pas l’accord si le COD placé avant complète l’infinitif (cas 2).
  • Cas 1 : « La chanteuse que j’ai entendue chanter » ; on comprend « j’ai entendu la chanteuse chanter » donc accord avec « entendue ».
  • Cas 2 : « La chanson que j’ai entendu chanter » ; on comprend « j’ai entendu (qq’un) chanter la chanson » donc pas d’accord sur « entendu ».

💡 Astuce mémo

Accord = COD rattache le participe ; pas d’accord = COD rattache l’infinitif.

📊 Tableaux de synthèse

Accord du participe passé : être vs avoir

AuxiliaireAccordCondition
êtreOuiavec le sujet
avoirOui ou nonavec le COD seulement s’il est placé avant

Types de complétives

TypeMarqueExemple
conjonctivequeJe veux qu’il…
interrogative indirectemot interrogatifJe demande quelle est sa réponse
infinitiveinfinitifJ’entends la pluie tomber

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre le lien entre propositions (coordination/juxtaposition/subordination) et la nature de la subordonnée (relative/circonstancielle/complétive).
  2. Croire que « et » implique toujours l’indépendance totale : une proposition coordonnée peut contenir une subordonnée relative.
  3. Prendre un pronom relatif pour une conjonction de subordination : « qui/que/dont/où » introduisent une relative, pas une circonstancielle.
  4. Classer une complétive sans préciser son type : conjonctive, interrogative indirecte ou infinitive demandent des indices différents.
  5. Avec « avoir », accorder systématiquement : l’accord dépend du COD placé avant, pas de la présence d’un COD.
  6. Pour les pronominaux, oublier que « se » peut être COD ou COI : seul le COD (selon le cas) influence l’accord.
  7. Pour participe passé + infinitif, accorder au hasard : il faut décider si le COD complète le participe ou l’infinitif.

✅ Checklist Examen

  1. Découper la phrase en propositions et compter le nombre de propositions.
  2. Déterminer si la phrase contient de la subordination (conjonction de subordination ou pronom relatif).
  3. Si subordination : repérer la ou les propositions principales puis les subordonnées.
  4. Classer chaque subordonnée : relative, circonstancielle ou complétive.
  5. Si une complétive existe : identifier si elle est conjonctive, interrogative indirecte ou infinitive.
  6. Pour les accords : appliquer la règle avec « être » (accord avec le sujet) et avec « avoir » (accord seulement si COD avant).
  7. Pour les verbes pronominaux : utiliser « être » et décider si « se » correspond à un COD (accord) ou à un COI (pas d’accord) via le test « avoir possible ? ».
  8. Pour participe passé suivi d’un infinitif : accorder si le COD avant complète le participe, ne pas accorder s’il complète l’infinitif.

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1. Dans la phrase « Je mange la pomme que j’ai achetée », quelle est la proposition subordonnée ?

2. Dans « Je demande quelle est sa réponse », quel type de complétive est employé ?

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Proposition principale — définition ?

L'idée principale pouvant exister seule dans une phrase complexe.

Proposition subordonnée — rôle ?

Dépend de la principale et ne peut pas exister seule.

Subordination — relation ?

Relie propositions où l’une dépend de l’autre.

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