Ficha de revisão: Pratiques et représentations du quotidien européen

📋 Plan du Cours

  1. Cultures du quotidien en Europe
  2. Histoire culturelle et histoire du quotidien
  3. De l’histoire des mentalités à l’histoire culturelle
  4. Historiographies européennes du quotidien
  5. Représentations et méthodes de l’histoire culturelle
  6. Archives, écrit et silences des sources
  7. Petites gens et ego-documents
  8. Vie quotidienne et sociologie du social
  9. Acteurs ordinaires et expérience sociale
  10. Représentations populaires et regard anthropologique
  11. Cultures populaires et cultures des élites

📖 1. Cultures du quotidien en Europe

🔑 Notions clés & Définitions

  • Cultures du quotidien : Approche qui étudie des pratiques ordinaires comme des faits culturels, en observant comment elles varient selon les milieux sociaux et comment elles se mettent en scène.
  • Pratiques distinctives : Manières ordinaires de faire qui servent à se différencier socialement, et qui peuvent aussi être vécues comme une marque de politesse ou d’élégance.
  • Sociétés de cour : Cadres de la vie sociale où se construit progressivement une distinction des manières, opposant comportements considérés polis à des pratiques jugées rustres.
  • Civilisation des mœurs : Idée selon laquelle les comportements quotidiens sont progressivement disciplinés et reconfigurés à travers des normes sociales, notamment dans les sociétés européennes.

📝 Points essentiels

  • Le cours vise à analyser des pratiques quotidiennes partagées ou réservées à certains univers sociaux, comme théâtre, mort ou mariage, sous l’angle culturel.
  • Les pratiques sont dites « distinctives » dans deux sens : se différencier des autres et être reconnu comme « poli », « gentleman » ou « lady ».
  • La distinction sociale prend aussi des formes matérielles (vêtements, nourriture, loisirs) et s’élabore dans les sociétés européennes à partir du XVIIe siècle via des cadres comme la cour.
  • L’ordre social sous l’Ancien Régime est présenté comme à définir : il ne se maintient pas tout seul, car il suppose des efforts et un travail.

💡 Astuce mémo

Quotidien = culture + scène sociale : on « fait » pour se distinguer et être reconnu.

📖 2. Histoire culturelle et histoire du quotidien

🔑 Notions clés & Définitions

  • Histoire des mentalités : Courant qui étudie des pratiques collectives et des représentations à dominante psychologique, en cherchant des phénomènes parfois peu conscients dans le temps long.
  • Histoire culturelle : Courant qui analyse comment les hommes se représentent ce qu’ils vivent, en se distinguant davantage par ses méthodes et ses questions que par des objets uniques.
  • Représentation : Concept central de l’histoire culturelle : il désigne la manière dont des personnes disent et se figurent leur expérience et leur monde social.
  • Anthropologie historique : Démarche qui privilégie des objets et méthodes proches de l’anthropologie et de la psychologie sociale pour comprendre des comportements et croyances historiques.

📝 Points essentiels

  • En France, l’histoire des mentalités domine des années 1970 jusqu’aux années 1980, avec des auteurs comme Robert Mandrou et Philippe Ariès.
  • L’histoire des mentalités se caractérise par l’attention aux comportements non forcément rationnels, aux habitudes et aux permanences plutôt qu’aux ruptures.
  • L’histoire culturelle des années 1990 remplace l’axe « mentalités » par une focalisation sur les représentations et sur la façon dont elles médiatisent la vie vécue.
  • Le cours rattache l’histoire culturelle à une approche sociologique, tout en ajoutant une attention accrue aux archives (conditions de production, texte, silences) et à la matérialité de l’écrit.

💡 Astuce mémo

Mentalités = permanences psychologiques ; Culture = représentations + méthode (sociologie + archives + silences).

📖 3. De l’histoire des mentalités à l’histoire culturelle

🔑 Notions clés & Définitions

  • Robert Mandrou : Figure française associée aux « mentalités » des années 1970-1980, dont l’œuvre sert de point d’appui pour comprendre la transition vers l’histoire culturelle.
  • Philippe Ariès : Historien cité avec Robert Mandrou comme représentant du courant des mentalités dominant avant les années 1990.
  • Daniel Roche : Historien présenté comme auteur d’une définition de l’histoire culturelle fondée sur les médiations entre conditions de vie et manières de se représenter.
  • Roger Chartier : Historien mobilisé pour introduire une réflexion sur la circulation des pratiques et la complexité des influences, résistances et réinterprétations.

📝 Points essentiels

  • Le courant des mentalités s’intéresse à des phénomènes pouvant être plus ou moins inconscients, en lien avec une « psychologie collective ».
  • Mandrou étudie des attitudes de magistrats face aux accusations de sorcellerie et relie un changement de pratique à un « divorce » entre élites et peuple.
  • La formule de Roche propose de parler d’« histoire des cultures » et non de « mentalités », en mettant en avant les médiations et les manières de se dire.
  • L’histoire culturelle affirme que le silence documentaire peut signaler l’absence de trace écrite, pas forcément l’absence du phénomène.

💡 Astuce mémo

Sorcellerie (Mandrou) illustre le passage : de la « peur partagée » supposée à une coupure élites/peuple, puis l’accent sur les représentations.

📖 4. Historiographies européennes du quotidien

🔑 Notions clés & Définitions

  • Microstoria : Démarche italienne centrée sur une échelle très réduite (souvent un village) pour faire apparaître des structures à valeur plus générale.
  • Alltagsgeschichte : Histoire allemande du « tous les jours » qui remet au centre les expériences vécues et les écarts aux tendances lourdes, en lien avec l’histoire culturelle.
  • History from below : Courant anglais qui prend au sérieux les représentations des populations ordinaires et vise à combler des angles morts d’une histoire trop centrée sur d’autres catégories.
  • Cultural studies : Approche citée en Angleterre associée à l’extension de l’enquête sur les valeurs et représentations, notamment celles des gens ordinaires.

📝 Points essentiels

  • L’approche italienne (microstoria) insiste sur l’idée qu’observer « d’en bas » à micro-échelle peut révéler des structures visibles seulement à cette distance.
  • L’Alltagsgeschichte émerge à la fin des années 1970 en réaction à une histoire allemande centrée sur institutions et normes, en réintroduisant le vécu et le subjectif.
  • En Allemagne, l’histoire du quotidien cherche à montrer comment les acteurs se créent des marges de manœuvre face aux autorités et aux dominations.
  • En Angleterre, l’« history from below » est incarnée par E. P. Thompson et s’articule à une volonté d’analyser les systèmes de valeurs des classes populaires et de « sauver » des expériences oubliées.

💡 Astuce mémo

Échelle (microstoria), vécu et écarts (Alltagsgeschichte), voix d’en bas (history from below).

📖 5. Représentations et méthodes de l’histoire culturelle

🔑 Notions clés & Définitions

  • Médiations : En histoire culturelle, mécanismes par lesquels les conditions objectives de vie sont transformées en manières de se représenter et de se raconter.
  • Matérialité de l’archive : Attention aux conditions de production des textes, à leurs formes et à leur fonctionnement documentaire plutôt qu’à leur seul contenu supposé.
  • Silences des sources : Idée que l’absence dans les archives peut résulter d’un défaut de trace écrite et pas d’une absence réelle du phénomène.
  • Ego-documents : Catégorie d’écrits de soi qui met l’individu au centre et permet d’interroger ce qui est représentatif de ce qui ne l’est pas.

📝 Points essentiels

  • Une définition proposée pour l’histoire culturelle insiste sur les médiations entre conditions de vie et représentations, ce qui transforme l’enquête en « cultures » plutôt qu’en simple « culture ».
  • L’histoire culturelle intègre fortement des acquis de la sociologie pour analyser des pratiques sociales liées à des phénomènes culturels.
  • Les historiens donnent plus de poids aux formes textuelles et aux conditions de production, ainsi qu’au traitement des silences documentaires.
  • Une conséquence est l’intérêt pour les « petites gens » et aussi pour des singularités et marges, ouvrant la voie aux ego-documents comme source d’intériorité.

💡 Astuce mémo

Représenter = médiatiser ; Archiver = texte + conditions + silences ; Comprendre = passer du bas, par singularités.

📖 6. Archives, écrit et silences des sources

🔑 Notions clés & Définitions

  • Silence des sources : Constat interprétatif selon lequel l’archive muette ne prouve pas forcément l’absence d’un phénomène, mais peut refléter l’absence de trace écrite.
  • Pratiques de l’écriture : Façons dont les individus produisent des textes, qui servent de porte d’entrée pour comprendre des manières de dire et de se représenter.
  • Pratiques de lecture : Manières d’accéder aux textes et de les interpréter, considérées comme un enjeu central pour comprendre les dynamiques culturelles.
  • Biais des sources : Hypothèse selon laquelle une évolution observée dans les archives peut venir d’un changement de corpus ou de visibilité documentaire plutôt que d’une disparition du phénomène.

📝 Points essentiels

  • Michel de Certeau est mobilisé pour critiquer l’idée que la diminution de condamnations prouverait la disparition de la sorcellerie.
  • Les années 1990 marquent un tournant où le silence documentaire est discuté comme possible indice d’absence de trace écrite.
  • Le cours relie l’histoire culturelle aux pratiques de l’écriture et de la lecture, en lien avec une enquête sur les formes textuelles.
  • L’analyse des archives vise aussi les conditions de production du texte et pas seulement ce que le texte raconte.

💡 Astuce mémo

Archive muette ≠ fait absent : penser trace, biais et conditions de production.

📖 7. Petites gens et ego-documents

🔑 Notions clés & Définitions

  • Petites gens : Groupes situés socialement en marge des grands récits, dont les pratiques et représentations deviennent un objet central de l’histoire culturelle.
  • Individu au centre : Tendance historiographique décrite pour les années 1990 consistant à accorder une place croissante aux trajectoires et perceptions singulières.
  • Journal de Ménétra : Source citée comme exemple qui permet d’interroger l’articulation entre représentatif et non-représentatif dans les vécus ordinaires.

📝 Points essentiels

  • L’histoire culturelle se dit collective tout en s’ouvrant à des singularités et aux marges, car elles éclairent le fonctionnement social.
  • Les ego-documents sont présentés comme un renouvellement historiographique lié à la mise de l’individu au centre de l’histoire.
  • La difficulté méthodologique principale consiste à articuler l’expérience individuelle avec ce qui est représentatif du monde social.
  • Le journal de Jacques-Louis Ménétra est cité comme source qui rend concrète cette question d’articulation.

💡 Astuce mémo

Individu ≠ exception inutile : l’ego-document sert à tester le lien représentatif/non-représentatif.

📖 8. Vie quotidienne et sociologie du social

🔑 Notions clés & Définitions

  • Sociologie en histoire culturelle : Intégration d’outils sociologiques pour analyser les pratiques culturelles comme faits sociaux traversés par domination, hiérarchies et interactions.
  • Capital culturel : Concept de positionnement social mobilisé pour expliquer comment les pratiques quotidiennes expriment des différences entre groupes.
  • Capital économique : Ressources matérielles (revenu, patrimoine) qui, croisées avec le capital culturel, influencent les pratiques quotidiennes perçues comme distinctives.
  • Acteurs ordinaires : Personnes qui ne sont pas des « grands » de l’histoire mais dont les représentations et usages quotidiens structurent l’enquête.

📝 Points essentiels

  • Le cours relie l’histoire culturelle à des cadres sociologiques mobilisés pour penser les pratiques comme vecteurs de distinction sociale.
  • La distinction est illustrée par un croisement caricatural de capital économique et capital culturel pour expliquer des choix quotidiens (vêtements, consommation, loisirs).
  • La distinction comporte deux dimensions : différenciation sociale et attribution d’élégance ou de « classe » dans un sens reconnu socialement.
  • Une ambition du cours est de partir des interactions quotidiennes pour remonter aux structures de domination tout en intégrant écarts et déviances.

💡 Astuce mémo

Pratique quotidienne = donnée sociale : on remonte du choix vécu aux structures.

📖 9. Acteurs ordinaires et expérience sociale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Expérience sociale : Enjeu d’enquête qui consiste à comprendre comment les acteurs vivent et interprètent leur situation dans la vie de tous les jours.
  • Marge de manœuvre : Capacité des acteurs à ne pas se conformer strictement aux autorités, en résistant ou en s’adaptant selon les contextes sociaux.
  • Résistance discrète : Forme de rejet ou d’écart aux dominations qui peut se manifester sans confrontation ouverte, à partir du quotidien.
  • Déviance : Ce qui ne rentre pas dans les normes du système social, utile pour dévoiler les règles du jeu et la domination.

📝 Points essentiels

  • L’Alltagsgeschichte cherche à montrer des décalages et écarts aux tendances lourdes en expliquant comment les acteurs créent des marges de manœuvre.
  • L’objectif est de comprendre comment les acteurs résistent discrètement ou ouvertement à ce qui leur est imposé.
  • Le cours privilégie une enquête sur les règles du jeu social : pourquoi et comment la domination se maintient et comment elle est acceptée ou contestée.
  • Les écarts et déviances servent à remonter des interactions quotidiennes aux structures sociales.

💡 Astuce mémo

Expérience = lire les écarts : la norme se révèle mieux quand on voit ce qui déborde.

📖 10. Représentations populaires et regard anthropologique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Regard anthropologique : Posture qui consiste à traiter les représentations (croyances, peurs, explications du monde) comme logiques propres à leurs acteurs.
  • Représentations populaires : Manières ordinaires de penser et de comprendre son environnement, ses pratiques et son économie, considérées comme structurées.
  • Économie morale : Notion associée à Thompson : analyse de la façon dont les populations ordinaires pensent l’économie et l’échange de marché.
  • Logique des croyances : Idée que les croyances ordinaires ont une cohérence interne pour les acteurs, même si elles semblent irrationnelles à l’observateur.

📝 Points essentiels

  • Le cours définit une difficulté majeure : il n’existe pas de chronologie évidente pour ce type d’histoire et l’enquête se fait sur plusieurs pays.
  • L’histoire culturelle demande de prendre au sérieux les représentations populaires, sans les réduire à une erreur ou à un manque.
  • La démarche est anthropologique : elle traite les croyances comme dotées d’une logique pour ceux qui y adhèrent.
  • E. P. Thompson est cité comme exemple d’analyse des représentations ordinaires de l’économie via l’« économie morale ».

💡 Astuce mémo

Anthropologie = dignité de la logique : croyances prises au sérieux, pas méprisées.

📖 11. Cultures populaires et cultures des élites

🔑 Notions clés & Définitions

  • Grand partage élites/peuple : Schéma historiographique qui attribue des cultures distinctes à des groupes sociaux opposés, comme élites d’un côté et peuple de l’autre.
  • Acculturation : Processus attribué aux dynamiques d’imposition culturelle, où les pratiques des élites s’efforceraient de remplacer celles du peuple.
  • Circulations culturelles : Approche qui remplace le schéma en strates étanches par l’étude des transferts, réappropriations, résistances et réinterprétations.

📝 Points essentiels

  • Muchembled et Mandrou sont présentés comme fondant une séparation des cultures à partir du XVIIe siècle entre culture populaire et culture des élites.
  • La thèse décrite associe le « grand partage » à une entreprise de répression à partir du XVIIe siècle, incluant traque des superstitions et chasse aux sorcières.
  • La thèse est dite problématique car définir « le peuple » reste difficile et parce que le modèle d’imposition verticale est ensuite nuancé au profit d’interactions.
  • Chartier remet en cause les schémas unidirectionnels : il insiste sur les jeux combinés d’influences, résistances et réinterprétations, puis sur la question du transfert des pratiques.

💡 Astuce mémo

Au lieu de strates : circulations et réappropriations ; au lieu de tout imposer d’en haut : influencer, résister, réinterpréter.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1960- 1970Période de mise en place de l’historiographie en Angleterre pour le sujet du quotidien
1970-1980Période de mise en place de l’historiographie en Allemagne et en Italie pour le sujet du quotidien
années 1990Renouvellement français et diffusion des orientations (histoire culturelle, silence des sources, ego-documents)
jusqu’en 2019Proposition du cours par Rachel Renault jusqu’en 2019
2020Reprise du cours par Mathieu Ferradou et remaniement du format
milieu du XVIIe siècleDate utilisée dans l’exemple de Mandrou pour interpréter un changement de pratique judiciaire envers les sorcières
XVIIe sièclePériode invoquée pour le début d’un grand partage et pour l’élaboration d’une distinction de politesse
fin du XVIe-début du XVIIe siècleBornes utilisées pour décrire une culture populaire dite active et dynamique avant les répressions
1970Début des années 1970 pour l’essor de la microstoria
fin des années 1970Émergence de l’Alltagsgeschichte en Allemagne

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre « histoire des mentalités » et « histoire culturelle » : les mentalités privilégient une lecture psychologique et les permanences, alors que la culture met l’accent sur les représentations et les méthodes.
  2. Croire que « moins de condamnations » prouve « moins de sorcellerie » : le cours insiste sur le biais possible des sources et sur la différence entre absence de trace et absence de phénomène.
  3. Réduire le « grand partage » à une frontière étanche élites/peuple : la critique centrale porte sur l’acculturation unilatérale et sur le manque de prise en compte des interactions.
  4. Penser que l’enquête « par en bas » n’observe que des anecdotes : le cours rappelle que l’échelle micro peut faire apparaître des structures.
  5. Oublier l’articulation individu/monde social : un ego-document doit être travaillé pour distinguer ce qui est représentatif de ce qui ne l’est pas.
  6. Opposer simplement mobilité et immobilité : le cours décrit une société qui affirme l’immobilité de l’ordre social mais qui est, en réalité, plus fluide que son discours.

✅ Checklist Examen

  1. Définir l’objectif du cours et l’idée que les pratiques ordinaires sont étudiées comme faits culturels, distinctifs et différenciés socialement.
  2. Expliquer en quoi l’histoire des mentalités (années 1970-1980) diffère de l’histoire culturelle sur l’axe central et sur le type de phénomènes visés.
  3. Rappeler le rôle du concept de représentation dans l’histoire culturelle et dire ce qu’il remplace par rapport aux mentalités.
  4. Citer deux caractéristiques méthodologiques de l’histoire culturelle : sociologie et attention à l’archive (texte, production, silences).
  5. Expliquer pourquoi le silence des sources peut ne pas signifier l’absence du phénomène et donner l’idée de biais des sources.
  6. Identifier les courants européens cités (microstoria, Alltagsgeschichte, history from below) et au moins une idée directrice propre à chacun.
  7. Expliquer la thèse du « grand partage » élites/peuple, ses hypothèses autour du XVIIe siècle et les problèmes qu’elle soulève (définir le peuple, modèle top-down).
  8. Expliquer comment Chartier propose de penser la culture en circulation et ce que cela change par rapport à une dichotomie stricte.
  9. Présenter le schéma général du cours en 4 axes : quotidien vs grands événements, appui sociologique pour remonter aux structures, acteurs ordinaires, prise au sérieux des représentations.
  10. Présenter au moins un exemple de source ou d’acteur utilisé dans le cours (ex : Mandrou et sorcellerie, Ménétra, Thompson et économie morale).
  11. Décrire comment la question du transfert et de la circulation des pratiques rejoint la manière de concevoir l’ordre social et ses hiérarchies sous l’Ancien Régime.

Teste seu conhecimento

Teste seu conhecimento sobre Pratiques et représentations du quotidien européen com 22 perguntas de múltipla escolha com correções detalhadas.

1. Dans l’approche des cultures du quotidien, que permet d’étudier en priorité l’analyse des pratiques ordinaires ?

2. Dans les sociétés de cour, quelle transformation des manières est mise en avant ?

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Revisar com flashcards

Memorize os conceitos chave de Pratiques et représentations du quotidien européen com 22 flashcards interativos.

Cultures du quotidien — définition ?

Étude des pratiques ordinaires comme faits culturels, différenciés socialement.

Pratiques distinctives — rôle ?

Se différencier socialement et être reconnu comme poli.

Sociétés de cour — caractéristique ?

Cadres où se construit la distinction des manières.

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