📋 Plan du Cours
- Phrase complexe syntaxe
- Liaison propositionnelle
- Cohésion textuelle
- Cohérence sémantique
- Coordination et juxtapositions
- Valeur conjonctions de coordination
- Subordination syntaxique
- Propositions relatives
- Propositions circonstancielles
- Propositions complétives
- Conjonctives et infinitives
📖 1. Phrase complexe syntaxe
🔑 Notions clés & Définitions
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Phrase complexe : réunion de plusieurs propositions selon différents modes de fonctionnement, permettant d’établir des relations syntaxiques et sémantiques variées entre elles. (Introduction)
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Modes de liaison : méthodes permettant de relier les propositions dans une phrase complexe, notamment la juxtaposition, la coordination et la subordination. (Introduction)
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Propositions juxtaposées : propositions indépendantes reliées sans mot de liaison explicite, souvent séparées par une ponctuation (virgule, point, point-virgule). (Exemple dans le texte)
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Propositions coordonnées : propositions reliées par un mot de liaison (conjonction de coordination) qui leur donne un statut égal, permettant leur coordination syntaxique. (Exemple dans le texte)
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Parataxe et hypotaxe : notions stylistiques où la parataxe désigne l’enchaînement de propositions juxtaposées ou coordonnées (forme d’asyndète ou syndète), tandis que l’hypotaxe correspond à la multiplication de propositions subordonnées. (Introduction)
📝 Points essentiels
-
La phrase complexe peut relier des propositions par juxtaposition (absence de mot de liaison, souvent séparées par une virgule ou une ponctuation) ou par coordination (avec un mot de liaison comme "et", "mais", "ou"). La différence principale réside dans la présence ou non d’un conjonctant explicite. (Introduction)
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La parataxe désigne l’enchaînement de propositions à côté les unes des autres, souvent par asyndète (absence de mot de liaison) ou syndète (avec coordination). La asyndète favorise un rythme rapide et une impression d’accumulation, tandis que la polysyndète multiplie l’usage de conjonctions pour renforcer cette accumulation. (Exemples et effets stylistiques)
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La notion d’asyndète (absence de mot de liaison) permet de créer des effets stylistiques d’accélération ou de totalisation, en enchaînant des propositions indépendantes ou coordonnées sans connecteurs. La polysyndète est une forme excessive de syndétisation. (Effets stylistiques)
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La différence entre propositions juxtaposées et coordonnées réside dans la présence ou non d’un mot de liaison : les propositions juxtaposées sont liées par ponctuation ou pause, tandis que les coordonnées sont reliées par des conjonctions de coordination. (Exemples dans le texte)
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La notion de parataxe et hypotaxe en stylistique distingue l’enchaînement de propositions par juxtaposition ou coordination (parataxe) de celui par subordination (hypotaxe), qui implique une dépendance syntaxique plus forte. (Introduction)
💡 À retenir
La phrase complexe se construit principalement par juxtaposition ou coordination, où la parataxe privilégie l’enchaînement de propositions indépendantes, souvent par asyndète ou polysyndète, créant des effets stylistiques d’accumulation et de rythme.
📖 2. Liaison propositionnelle
🔑 Notions clés & Définitions
- Liaison propositionnelle : éléments qui relient des propositions entre elles, permettant de construire des phrases complexes en assurant la cohésion syntaxique. Elle peut se faire par coordination ou subordination (voir plus bas).
- Coordination : mode de liaison où deux propositions indépendantes sont reliées par un mot de liaison, généralement une conjonction de coordination, pour exprimer une relation d'égalité ou de contraste. Selon PERROUX (date), la coordination permet d'associer des propositions autonomes sans dépendance syntaxique.
- Subordination : mode de liaison où une proposition dépend d'une autre, introduite par une conjonction ou un pronom relatif, établissant un rapport de dépendance ou de hiérarchie. Elle exprime souvent une relation de cause, de temps, de condition ou d'explication (voir section 7).
- Conjonctions de coordination : mots de liaison tels que "et", "ou", "mais", "car", "or" qui relient des propositions ou éléments simples, en exprimant diverses valeurs sémantiques (adjonction, opposition, conséquence, justification).
- Fonction des mots de liaison : dans la structuration syntaxique, ils assurent la cohésion en reliant des propositions ou éléments, en précisant leur relation sémantique ou syntaxique, et en organisant le rythme du discours (voir section 6).
📝 Points essentiels
- La liaison propositionnelle peut s’effectuer par juxtaposition (absence de mot de liaison, souvent séparée par une virgule ou un point-virgule) ou par coordination (avec un mot de liaison explicite). La juxtaposition est souvent associée à une parataxe asyndétique, créant un rythme rapide ou une accumulation, tandis que la coordination utilise des conjonctions pour marquer explicitement la relation.
- La subordination établit une dépendance entre propositions, où la proposition subordonnée ne peut pas exister indépendamment sans la proposition principale. Elle se distingue par l’utilisation de conjonctions ou de pronoms relatifs, et par l’absence d’autonomie syntaxique de la proposition subordonnée.
- La différence entre coordination et subordination réside dans le rapport de dépendance : la coordination relie des propositions autonomes, alors que la subordination introduit une proposition dépendante, souvent non autonome.
- La valeur sémantique des conjonctions de coordination varie : "et" peut exprimer l’adjonction ou la succession temporelle, "ou" la disjonction inclusive ou exclusive, "mais" une opposition ou une concession, "car" une justification, et "or" une valeur argumentative (voir section 6).
- La parataxe (juxtaposition ou coordination) peut produire des effets stylistiques comme l’accélération du rythme ou l’accumulation, notamment avec l’usage de l’asyndète ou de la polysyndète, renforçant la tonalité ou la dynamique du discours (voir exercices 3 et 4).
💡 À retenir
La liaison propositionnelle, par la coordination ou la subordination, organise la relation entre propositions pour structurer le discours, en jouant sur leur autonomie ou dépendance syntaxique et leur valeur sémantique.
📖 3. Cohésion textuelle
🔑 Notions clés & Définitions
- Cohésion textuelle : Relations endophoriques entre les phrases d’un même texte, permettant d’assurer la continuité et la cohérence du discours. Elle repose notamment sur l’utilisation de référents et de connecteurs logiques (source).
- Pronom référentiel : Élément référentiel, comme un pronom, qui renvoie à un antécédent dans le texte pour assurer la cohésion endophorique (source).
- Reprises anaphoriques : Utilisation d’un élément référentiel pour renvoyer à un terme antérieur dans le texte, renforçant la cohésion et la continuité sémantique (source).
- Reprises cataphoriques : Élément référentiel placé avant son antécédent dans le texte, permettant d’introduire ou de préparer la référence suivante (source).
- Connecteurs logiques : Mots ou groupes de mots (ex : mais, donc, car, ou) qui assurent la liaison entre propositions ou phrases, jouant un rôle essentiel dans la cohésion textuelle en indiquant relations logiques, temporelles ou causales (source).
- Relations endophoriques : Relations internes au texte où un élément (pronom, connecteur) renvoie à un autre élément situé dans la même unité discursive, favorisant la cohésion et la compréhension (source).
📝 Points essentiels
- La cohésion textuelle repose sur des relations endophoriques, principalement via les pronoms et autres éléments référentiels, qui permettent de faire référence à des éléments déjà évoqués ou à venir dans le texte (source).
- Les reprises anaphoriques (renvois à un antécédent) renforcent la cohérence en évitant la répétition inutile et en maintenant la continuité sémantique (source).
- Les reprises cataphoriques (renvois en avant) introduisent ou annoncent un terme ou un concept qui sera développé ultérieurement, créant une anticipation dans le texte (source).
- Les connecteurs logiques jouent un rôle crucial en structurant la progression du discours, en indiquant des relations de cause, conséquence, opposition, addition, etc. (source).
- La maîtrise des relations endophoriques et des connecteurs est essentielle pour assurer la fluidité, la cohérence et la compréhension d’un texte (source).
💡 À retenir
La cohésion textuelle, par ses relations endophoriques et l’usage stratégique de référents et connecteurs, garantit la continuité et la cohérence du discours, facilitant la compréhension et la lecture fluide du texte.
📖 4. Cohérence sémantique
🔑 Notions clés & Définitions
- Isotopie : Ensemble d’unités sémantiques répétées ou évoquées dans un texte, permettant d’établir une continuité thématique. Selon PERROUX (1970), l’isotopie constitue la répétition ou la récurrence d’un même champ sémantique pour assurer la cohérence du discours.
- Continuité thématique : Maintien d’un même thème ou d’un même noyau sémantique tout au long d’un texte, facilitant la compréhension et la cohérence globale. Elle repose sur la répétition ou la référence à des unités sémantiques communes, renforçant l’unité du discours.
- Rôle des renvois sémantiques : Fonction essentielle dans la cohérence, ils permettent de maintenir la continuité en référant à des unités sémantiques précédentes ou suivantes (ex : pronoms, synonymes, périphrases), évitant les ruptures dans le fil sémantique.
- Cohérence sémantique (voir introduction) : Organisation du texte autour d’un noyau sémantique commun, assurant la cohésion entre les différentes parties par isotopie et continuité thématique, distincte de la cohésion formelle qui concerne la liaison syntaxique.
📝 Points essentiels
- La cohérence sémantique repose sur la répétition ou la référence à des unités sémantiques (isotopie) tout au long du texte, ce qui crée une continuité thématique. PERROUX (1970) insiste sur l’importance de cette isotopie pour donner une unité au discours.
- La continuité thématique se manifeste par la présence régulière d’un même thème ou d’un même noyau sémantique, évitant ainsi les ruptures de sens ou de fil conducteur. Elle est renforcée par l’usage de renvois sémantiques, comme les pronoms, synonymes ou périphrases, qui assurent la référence et la cohérence.
- La distinction entre cohésion formelle et cohérence sémantique est fondamentale : la première concerne la liaison syntaxique (ex : connecteurs, reprises), tandis que la seconde concerne la logique et la continuité du sens, assurée par isotopie et renvois sémantiques. La cohérence sémantique est donc un principe de l’organisation du sens, qui dépasse la simple liaison grammaticale.
- La cohérence sémantique est essentielle pour la compréhension globale du texte, car elle guide le lecteur dans la construction du sens en maintenant un fil conducteur sémantique cohérent.
💡 À retenir
La cohérence sémantique repose sur la répétition d’unités sémantiques (isotopie) et l’usage de renvois sémantiques pour assurer la continuité thématique, distinguant ainsi la logique du sens de la simple liaison syntaxique.
📖 5. Coordination et juxtapositions
🔑 Notions clés & Définitions
- Coordination (voir introduction) : Mode d’assemblage de propositions où celles-ci sont reliées par un mot de liaison appelé conjonction de coordination, permettant de mettre les propositions sur un même plan syntaxique et sémantique. Selon PERROUX (date), la coordination établit une relation d’égalité ou de complémentarité entre propositions indépendantes.
- Juxtaposition (voir introduction) : Assemblage de propositions sans mot de liaison explicite, généralement séparées par une simple pause (virgule, point, point-virgule). Elle repose sur une relation d’indépendance syntaxique, comme le souligne PERROUX (date).
- Indépendance syntaxique (voir caractéristiques des propositions coordonnées) : Propositions reliées par coordination qui peuvent fonctionner séparément sans dépendance grammaticale, chaque proposition étant autonome.
- Absence de mot de liaison explicite (voir caractéristiques des propositions juxtaposées) : Propositions reliées sans conjonction ou autre mot de liaison, souvent séparées par une ponctuation, ce qui confère un effet stylistique particulier.
- Effets stylistiques (voir implications stylistiques) : La coordination et la juxtaposition produisent des effets d’accélération, d’accumulation, ou de mise en valeur d’éléments par la multiplication de propositions, notamment par l’usage de parataxe (par exemple, asyndète ou polysyndète).
📝 Points essentiels
- La coordination relie des propositions autonomes par un conjonctif de coordination (et, ou, mais, car, or, ni), permettant une relation d’égalité ou de contraste. Elle peut exprimer diverses valeurs sémantiques : adjonction, opposition, conséquence, cause, etc. La valeur dépend du conjonctif utilisé, comme l’indique PERROUX (date).
- La juxtaposition consiste à assembler des propositions sans mot de liaison, souvent séparées par une ponctuation. Elle privilégie une relation d’indépendance, mais peut aussi produire des effets stylistiques d’accélération ou d’accumulation, notamment par l’asyndète. La parataxe asyndétique est couramment utilisée dans la littérature pour renforcer un rythme rapide ou une impression d’évidence.
- La distinction entre parataxe (juxtaposition ou coordination) et hypotaxe (subordination) est fondamentale en stylistique. La parataxe, notamment dans sa forme asyndétique, favorise un style dynamique et souvent emphatique. La polysyndète (excessif emploi de coordonnants) accentue cette dynamique.
- La valeur stylistique de la juxtaposition et de la coordination réside dans leur capacité à créer des effets d’accélération, d’accumulation ou de contraste, en particulier par l’usage de constructions simples et répétitives.
💡 À retenir
La coordination et la juxtaposition sont deux modes d’assemblage de propositions qui, par leur indépendance syntaxique et l’absence ou la simplicité des mots de liaison, produisent des effets stylistiques d’accélération, d’accumulation et de mise en valeur, renforçant la dynamique du discours.
📖 6. Valeur conjonctions de coordination
🔑 Notions clés & Définitions
- "Et" (valeurs multiples, PERROUX (date)) : conjonction de coordination qui peut exprimer l’adjonction, l’intersection, la succession temporelle, l’opposition ou la conséquence selon le contexte sémantique.
- "Ou" (valeurs disjonctives, PERROUX (date)) : conjonction de coordination qui indique soit une disjonction exclusive (les notions s’excluent mutuellement), soit une disjonction inclusive (les notions peuvent coexister).
- "Mais" (valeur argumentative et adversative, PERROUX (date)) : conjonction limitant la simple coordination, exprimant une concession (valeur argumentative) ou une opposition (valeur adversative).
- "Car" (fonction justificative, PERROUX (date)) : conjonction limitant la coordination en justifiant l’énoncé précédent, en introduisant une explication ou une cause.
- "Or" (valeur argumentative, PERROUX (date)) : conjonction limitée, souvent utilisée pour introduire une remarque ou une opposition argumentée, notamment dans un contexte syllogistique.
- Différence entre coordonnants purs et limités :
- Coordonnants purs ("et", "ou", "ni") : coordonnent aussi bien des propositions que des éléments simples (noms, adjectifs, verbes).
- Coordonnants limités ("mais", "car", "or") : coordonnent principalement des propositions ou des phrases, mais pas des éléments simples.
📝 Points essentiels
- La conjonction "et" possède plusieurs valeurs sémantiques :
- Adjonction : addition d’éléments ou d’idées.
- Intersection : éléments présents simultanément ou conjointement.
- Succession temporelle : événements successifs.
- Opposition : contraste ou contradiction.
- Conséquence : résultat ou effet.
- La conjonction "ou" peut exprimer :
- Disjonction exclusive : choix entre deux options qui s’excluent mutuellement.
- Disjonction inclusive : possibilité de choisir une ou plusieurs options simultanément.
- La conjonction "mais" a deux grandes valeurs :
- Argumentative (concessive) : introduit une nuance ou une opposition implicite, souvent pour renforcer une assertion.
- Adversative : marque une contradiction ou opposition directe.
- La conjonction "car" justifie ou explique une proposition précédente, en introduisant une cause ou une justification.
- La conjonction "or" est principalement argumentative, souvent utilisée dans un raisonnement syllogistique ou pour introduire une remarque contrastée.
- La différence entre coordonnants purs et limités réside dans leur capacité à coordonner des éléments simples ou complexes, ainsi que leur emploi stylistique et sémantique.
💡 À retenir
Les conjonctions de coordination ont des valeurs sémantiques variées, allant de l’addition à la justification, en passant par l’opposition et la disjonction, leur emploi dépend du contexte et de la nuance sémantique souhaitée.
📖 7. Subordination syntaxique
🔑 Notions clés & Définitions
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Rapport de dépendance : La subordination syntaxique est un rapport où une proposition (subordonnée) dépend d'une autre (principale), sans autonomie syntaxique, comme le souligne PERROUX (date). La subordonnée ne peut pas exister indépendamment sans la proposition principale.
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Proposition principale : Proposition autonome qui peut exister seule, elle constitue le noyau de la phrase complexe. Elle n’est pas dépendante d’une autre proposition pour sa signification.
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Proposition subordonnée : Proposition dépendante, non autonome, qui complète ou précise la proposition principale. Elle ne peut pas fonctionner seule sans altérer le sens global, conformément à PERROUX (date).
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Propositions relatives, circonstancielles, complétives : Types spécifiques de propositions subordonnées. Les relatives (voir section 8) précisent un antécédent, les circonstancielles (voir section 9) indiquent des circonstances, et les complétives (voir section 10) complètent un verbe ou un groupe nominal.
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Caractère non autonome : La proposition subordonnée ne possède pas de sens complet ou indépendant, elle dépend de la proposition principale pour sa signification, ce qui la distingue d’une proposition indépendante.
📝 Points essentiels
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La subordination établit un rapport de dépendance entre propositions, où la subordonnée est non autonome (PERROUX, date). Elle est introduite par des outils de subordination tels que les pronoms relatifs (qui, que, dont, où, lequel) pour les relatives, ou les conjonctions (parce que, lorsque, si, etc.) pour les circonstancielles et complétives.
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La différence fondamentale entre propositions principales et subordonnées réside dans leur autonomie syntaxique : la principale peut exister seule, la subordonnée doit être liée à une principale pour avoir un sens complet.
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Les propositions relatives, circonstancielles et complétives jouent chacune un rôle précis dans la structure de la phrase, en apportant des précisions, des circonstances ou des compléments.
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La subordination peut être exprimée par des mots de liaison ou par des pronom relatifs, et elle implique un rapport de dépendance où la proposition subordonnée est imposée par la proposition principale.
💡 À retenir
La subordination syntaxique est un mécanisme qui relie des propositions dépendantes à une proposition principale, permettant d’enrichir la phrase tout en conservant une dépendance structurale essentielle à la syntaxe complexe.
📖 8. Propositions relatives
🔑 Notions clés & Définitions
- Proposition relative : Expansion du nom qui apporte une information supplémentaire ou précise l’antécédent, introduite par un pronom relatif. Elle fonctionne comme un complément ou une caractérisation de l’antécédent.
- Pronoms relatifs simples et composés : Outils de subordination permettant d’introduire une proposition relative. Les pronoms simples incluent qui, que, dont, où ; les pronoms composés comprennent lequel, auquel, duquel, etc. (voir aussi AUTEUR (date) : rôle dans la subordination).
- Différence entre pronom relatif et conjonction 'que' : Le pronom relatif reprend l’antécédent et porte du sens, tandis que la conjonction 'que' est un mot de liaison pure, sans sémantique propre, reliant une proposition à une autre (voir AUTEUR (date) : distinction syntaxique).
- Types de relatives :
- Adjective explicative : Ajoute une information non essentielle, souvent séparée par une virgule, et peut être supprimée sans changer le sens principal.
- Adjective déterminative : Spécifie ou limite l’antécédent, insérée directement dans le groupe nominal, et généralement non supprimable sans altérer le sens.
- Substantive sans antécédent : Fonctionne comme un nom ou un pronom, sans référence claire à un antécédent précis, souvent introduite par ce, celui, celles, ceux (voir AUTEUR (date) : fonction nominale).
📝 Points essentiels
- La proposition relative est une expansion du nom, permettant d’ajouter des précisions ou des caractéristiques. Elle est toujours introduite par un pronom relatif, qui peut être simple (qui, que, où, dont) ou composé (lequel, auquel, duquel).
- La différence fondamentale avec la conjonction 'que' réside dans leur fonction : le pronom relatif reprend l’antécédent et porte du sens, alors que 'que' est un mot de liaison pure.
- La relative explicative est souvent séparée par une virgule, elle apporte une information supplémentaire non essentielle, tandis que la relative déterminative est intégrée au groupe nominal, essentielle à son identification.
- La relative substantive sans antécédent, comme ce, celui, a une fonction nominale, souvent pour généraliser ou indéfinir.
- La fonction syntaxique des pronoms relatifs dans la proposition peut être sujet, complément d’objet, ou attribut, selon leur rôle dans la subordonnée.
💡 À retenir
Les propositions relatives, introduites par des pronoms relatifs, permettent d’enrichir la nommation en apportant des précisions ou des caractéristiques, tout en étant distinguées par leur type (explicative, déterminative, substantive) et leur fonction syntaxique.
📖 9. Propositions circonstancielles
🔑 Notions clés & Définitions
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Propositions circonstancielles : subordonnées exprimant les circonstances telles que le temps, la cause, la conséquence, la condition, ou la concession, qui apportent une information contextuelle à la proposition principale. (source : introduction)
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Système corrélatif : type particulier de circonstancielle, constitué d’un duo de propositions reliées par une conjonction ou un mot de liaison, où la seconde dépend de la première pour préciser ou compléter la circonstance évoquée. (source : introduction)
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Valeurs sémantiques des conjonctions circonstancielles : différentes conjonctions de subordination circonstancielles ont des valeurs précises, telles que la cause (ex : « parce que »), la conséquence (ex : « si bien que »), la condition (ex : « si »), ou la concession (ex : « bien que »). (source : introduction)
📝 Points essentiels
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Les propositions circonstancielles peuvent être introduites ou non par des mots subordonnants. La présence ou l’absence de ces mots influence leur classification : avec subordonnant (ex : « parce que », « si », « quand ») ou sans (ex : juxtaposition ou asyndète). La distinction est essentielle pour analyser la structure syntaxique.
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Le système corrélatif constitue une sous-catégorie spécifique où deux propositions sont liées par une conjonction ou un mot, formant un duo qui exprime une relation circonstancielle précise, souvent avec une valeur de cause, de conséquence ou de condition. Par exemple, « si... alors... » ou « aussi... que... ».
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La valeur sémantique des conjonctions circonstancielles est déterminée par leur contexte d’emploi : « parce que » indique la cause, « donc » la conséquence, « si » la condition, « bien que » la concession, etc. Ces conjonctions permettent de préciser la relation logique ou temporelle entre propositions.
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La distinction entre propositions circonstancielles avec ou sans mot subordonnant est cruciale pour la compréhension et l’analyse syntaxique. Les propositions sans mot de liaison sont souvent juxtaposées ou reliées par des procédés asyndétiques, produisant des effets stylistiques variés.
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La compréhension de ces éléments permet d’appréhender la complexité des phénomènes syntaxiques et leur implication stylistique, notamment dans la construction de textes riches en nuances de sens.
💡 À retenir
Les propositions circonstancielles, qu’elles soient introduites par un mot subordonnant ou non, jouent un rôle essentiel dans l’expression des circonstances, en apportant des précisions contextuelles qui enrichissent la relation entre propositions, notamment à travers le système corrélatif et la variété de valeurs sémantiques des conjonctions.
📖 10. Propositions complétives
🔑 Notions clés & Définitions
- Propositions complétives : Subordonnées qui complètent un verbe, un adjectif ou un nom, en occupant une fonction syntaxique essentielle comme celle de complément d’objet ou de sujet (voir aussi "fonction de complément").
- Propositions conjonctives : Type de propositions complétives introduites par une conjonction de subordination, généralement "que", et qui jouent souvent le rôle de complément d’objet ou de sujet (voir aussi "différences syntaxiques et sémantiques entre conjonctives et infinitives").
- Propositions infinitives : Subordonnées construites autour d’un verbe à l’infinitif, souvent introduites par des verbes de perception, causatifs ou laisser-faire, et qui peuvent occuper la fonction de complément d’objet, de sujet ou d’attribut (voir aussi "support nominal ou adjectival").
- Interrogatives indirectes : Propositions complétives interrogatives introduites par "si" ou un mot interrogatif, qui expriment une question rapportée sans inversion ou mot interrogatif en début de phrase (voir aussi "fonction de complément d’objet ou de sujet").
- Rôle syntaxique : La majorité des propositions complétives occupe la fonction de complément d’objet, mais elles peuvent aussi être sujet ou attribut dans la phrase, selon leur contexte (voir aussi "fonction de complément").
- Conjonctions de subordination : Mots ou locutions comme "que", "si", "pour que", qui introduisent les propositions complétives, en précisant leur nature (conjonctive, interrogative, infinitive) et leur rôle dans la phrase (voir aussi "différences syntaxiques et sémantiques").
📝 Points essentiels
- Les propositions complétives sont essentielles en syntaxe car elles occupent souvent la fonction de complément dans la phrase, notamment en tant que complément d’objet ou de sujet, et peuvent être introduites par des conjonctions ("que", "si", "pour que") ou sous forme infinitive (ex : "Je pense que…", "Il espère partir").
- La distinction entre propositions conjonctives et infinitives repose sur leur support syntaxique et leur mode d’introduction : les conjonctives sont introduites par "que" ou autres mots subordonnants, tandis que les infinitives n’ont pas besoin de mot de liaison et sont souvent déclenchées par des verbes de perception, causatifs ou laisser-faire.
- Les propositions interrogatives indirectes sont un sous-ensemble des complétives, introduites par "si" ou un mot interrogatif, et jouent souvent le rôle de complément d’objet ou de sujet.
- La majorité des complétives occupe la fonction de complément d’objet, mais elles peuvent aussi être attributives ou sujet dans la structure de la phrase.
- La différence entre conjonctives et infinitives est également sémantique : les conjonctives expriment souvent une idée, une déclaration ou une interrogation, alors que les infinitives représentent une action ou un état rapporté ou dépendant d’un autre verbe.
💡 À retenir
Les propositions complétives, qu’elles soient conjonctives, infinitives ou interrogatives indirectes, jouent un rôle central dans la construction syntaxique en complétant le sens d’un verbe, d’un adjectif ou d’un nom, tout en étant introduites par des mots ou locutions spécifiques selon leur nature.
📖 11. Conjonctives et infinitives
🔑 Notions clés & Définitions
- Propositions conjonctives : subordonnées introduites par une conjonction de subordination, qui dépendent d’une proposition principale pour leur sens, comme par exemple celles introduites par "que", "si", "lorsque" (voir section 10).
- Propositions infinitives : subordonnées construites autour d’un verbe à l’infinitif, souvent introduites par des verbes de perception, causatifs ou laisser-faire, où le sujet de l’infinitif est différent de celui du verbe principal (voir section 10).
- Différences syntaxiques et sémantiques entre conjonctives et infinitives : les conjonctives sont des subordonnées dépendantes introduites par une conjonction, avec un rôle précis dans la dépendance syntaxique, tandis que les infinitives sont des propositions subordonnées dont le noyau est un verbe à l’infinitif, souvent sans mot de liaison explicite, et leur sens dépend du contexte sémantique et du verbe recteur (voir introduction).
- Rôle des conjonctions dans l’introduction des conjonctives : elles servent de mots de liaison qui introduisent la subordonnée, précisent sa nature (temporelle, causale, consécutive, etc.) et établissent la dépendance syntaxique entre la proposition principale et la subordonnée (voir section 10).
- Propositions complétives : subordonnées qui complètent un verbe, un adjectif ou un nom, souvent introduites par "que" ou sans mot de liaison (voir section 10).
- Propositions circonstancielles : subordonnées exprimant des circonstances (temps, cause, conséquence, condition, concession), introduites par des conjonctions spécifiques (ex. "quand", "parce que", "si") (voir section 10).
📝 Points essentiels
- Les propositions conjonctives sont généralement introduites par des conjonctions de subordination comme "que", "si", "lorsque", "puisque", "quand", etc., qui jouent un rôle de démarcateur syntaxique et sémantique, précisant la relation entre la proposition principale et la subordonnée (voir section 10).
- Les propositions infinitives, souvent introduites par des verbes de perception ("voir", "entendre"), causatifs ("faire", "laisser") ou de mouvement, ont leur sujet propre, distinct de celui de la proposition principale, et leur noyau est un verbe à l’infinitif. Leur fonction syntaxique principale est souvent celle de complément d’objet ou de sujet, selon leur position dans la phrase (voir section 10).
- La différence majeure réside dans leur structure : les conjonctives sont des subordonnées introduites par un mot de liaison, tandis que les infinitives forment une proposition subordonnée sans mot de liaison explicite, dépendant du verbe recteur.
- La compréhension des relations sémantiques (temporelle, causale, consécutive, etc.) est essentielle pour distinguer et analyser ces deux types de propositions subordonnées (voir introduction).
- La dépendance syntaxique est une caractéristique clé : les conjonctives dépendent d’un mot de liaison, alors que les infinitives dépendent du verbe qui les gouverne, souvent avec un sujet propre (voir section 10).
💡 À retenir
Les propositions conjonctives et infinitives jouent un rôle fondamental dans la construction de la phrase complexe, la première étant introduite par une conjonction pour préciser la relation, la seconde étant une subordonnée autour d’un verbe à l’infinitif, souvent sans mot de liaison, leur distinction étant essentielle pour analyser la dépendance syntaxique et sémantique.
📊 Tableaux de Synthèse
| Type de liaison | Définition | Exemple | Auteur/Source |
|---|
| Juxtaposition | Proposition indépendante reliée par ponctuation ou pause, sans mot de liaison | "Il pleut, il neige." | - |
| Coordination | Proposition reliée par un mot de liaison (conjonction de coordination) | "Il pleut et il neige." | PERROUX (1960) |
| Subordination | Proposition dépendante introduite par une conjonction ou pronom relatif | "Je pense que tu as raison." | - |
| Parataxe | Enchaînement de propositions juxtaposées ou coordonnées | "Il arrive, il part." | - |
| Hypotaxe | Enchaînement de propositions subordonnées | "Je sais qu'il arrive." | - |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre propositions juxtaposées et coordonnées : absence de mot de liaison vs présence d’un mot de liaison explicite.
- Confondre parataxe et hypotaxe : accumulation de propositions indépendantes vs dépendantes.
- Mauvaise utilisation de l’asyndète : penser qu’elle indique toujours une absence de relation logique.
- Confusion entre conjonctions de coordination et de subordination : "et" vs "parce que".
- Ignorer la différence entre propositions indépendantes et dépendantes dans la subordination.
- Surinterpréter la valeur sémantique d’une conjonction sans considérer le contexte.
- Confondre reprise anaphorique et cataphorique : référence à un antécédent vs référence en avant.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition de phrase complexe selon PERROUX (1960).
- Maîtriser la différence entre propositions juxtaposées, coordonnées et subordonnées.
- Savoir identifier et analyser l’effet stylistique de l’asyndète et de la polysyndète.
- Comprendre la notion de parataxe et hypotaxe, avec exemples.
- Connaître les modes de liaison propositionnelle : coordination et subordination.
- Identifier les conjonctions de coordination ("et", "ou", "mais", "car", "or") et leur valeur sémantique.
- Savoir distinguer une proposition indépendante d’une proposition subordonnée.
- Maîtriser la notion de cohésion textuelle : référents, reprises anaphoriques et cataphoriques.
- Connaître la fonction des connecteurs logiques dans la cohésion.
- Être capable d’analyser la structure syntaxique d’une phrase complexe.
- Revoir la différence entre parataxe et hypotaxe.
- Vérifier la maîtrise des notions de liaison propositionnelle par la coordination ou la subordination.
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