Ficha de revisão: Introduction à la psychologie sociale

Plan du Cours

  1. Objet et questions de la psychologie sociale
  2. Spécificité de l’analyse selon Doise
  3. Sociabilité et besoin vital d’autrui
  4. Facilitation sociale : coaction et audience
  5. Affiliation, comparaison sociale et réduction anxiété
  6. Influence des signaux subliminaux sur les attitudes
  7. Humeur et changement d’attitude
  8. Techniques d’influence : pied dans la porte
  9. Techniques d’influence : porte au nez
  10. Stigmate, menace et stratégies de défense
  11. Groupes et catégories sociales
  12. Foule : densité et dynamique collective

1. Objet et questions de la psychologie sociale

Notions clés & Définitions

  • Psychologie sociale : Domaine qui étudie comment les comportements, la cognition et les affects d’un individu sont modifiés par autrui, par la situation et par ses caractéristiques personnelles.
  • Contexte social : Ensemble des éléments sociaux et situationnels qui entourent l’individu et qui orientent ses états mentaux et ses conduites.
  • Processus bidirectionnels : Idée selon laquelle le social influence l’individu et, en retour, l’individu influence le social dans lequel il agit.
  • Niveaux d’analyse de Doise : Cadre qui articule l’étude des phénomènes sociaux à plusieurs niveaux, du fonctionnement intra-individuel aux dimensions idéologiques.
  • Sujet acteur : Position selon laquelle l’individu n’est pas seulement le reflet du social, mais participe activement à son propre développement.

Points essentiels

  • La psychologie sociale s’intéresse à l’individu dans sa vie quotidienne et à l’effet des autres, de la situation et des caractéristiques psychologiques et sociales.
  • Elle pose deux questions centrales : comment le contexte social façonne les états mentaux et les comportements, et comment ces états et comportements modifient le contexte social.
  • Les dynamiques individuelles et sociales sont indissociables : la diversité des personnes est une richesse selon Moscovici.
  • Les premières expériences datent de la fin du XIXe siècle, notamment des travaux sur la suggestibilité réalisés en 1894 par Binet et Henry.
  • Doise propose une articulation en niveaux : intra-individuel, inter-individuel, positionnel et idéologique.
  • On ne peut pas isoler un individu du champ social, car l’individu est un sujet qui agit sur son développement plutôt qu’un simple miroir du social.

Astuce mémo

Influence réciproque : Social → Individu et Individu → Social (2 flèches dans les deux sens).

2. Spécificité de l’analyse selon Doise

Notions clés & Définitions

  • Altérité : Notion d’orientation sociale où l’on valorise la différence entre soi et autrui plutôt que la similarité.
  • Similarité : Notion d’orientation sociale où l’on valorise les ressemblances entre soi et autrui comme base de l’identité.
  • Moi : Notion d’identité personnelle mise en avant dans certaines sociétés occidentales, associée à la valorisation de l’individualité.
  • Sociabilité : Notion d’équilibre entre identité personnelle et appartenance à un groupe, combinant similitudes et différences.
  • Groupe : Notion d’ensemble social qui, pour être concret, suppose des individus singuliers et pas seulement une abstraction.

Points essentiels

  • Les sociétés peuvent privilégier soit le collectif, soit l’altérité, ce qui influence les comportements et le conformisme.
  • Dans des sociétés où l’économie repose sur la cueillette et la moisson, l’engagement collectif favorise le conformisme.
  • Selon Codol (1988), les sociétés occidentales valorisent davantage l’altérité que la similarité, avec une mise en valeur du « moi ».
  • La sociabilité articule identité personnelle et appartenance au groupe, en faisant coexister similitudes et différences.
  • Un groupe sans individus singuliers reste une abstraction, et un individu sans relations aux autres n’est pas un être humain.
  • L’équilibre sociabilité/identité n’est pas constant : il varie selon les cultures et selon les situations.

Astuce mémo

Altérité = « je me distingue » ; Sociabilité = « je suis moi + je fais partie du groupe ».

3. Sociabilité et besoin vital d’autrui

Notions clés & Définitions

  • Conscience de soi : La conscience de soi correspond au fait d’être davantage attentif à ses compétences et limites, ce qui rend les attitudes plus cohérentes avec les comportements.
  • Stabilité des attitudes : La stabilité des attitudes désigne leur résistance au changement quand elles sont solidement établies et appuyées par de nombreux éléments affectifs.
  • Contact direct avec l’objet : Le contact direct et personnel avec l’objet d’attitude renforce la mise en lien entre l’attitude et le comportement.
  • Changement d’attitudes : Le changement d’attitudes regroupe les méthodes qui modifient ce que les personnes pensent ou ressentent à propos d’un objet, puis influencent leurs conduites.

Points essentiels

  • Diener et Wallbom montrent que renforcer la conscience de soi augmente la correspondance entre attitudes et comportements.
  • Fazio et Zanna montrent que des attitudes bien établies, soutenues par un large socle affectif, deviennent plus stables après un contact direct et personnel avec l’objet.
  • Fishbein et Ajzen proposent trois voies pour modifier les attitudes : voie cognitive, voie affective et voie comportementale.
  • La voie cognitive repose sur l’influence des mots et de la persuasion.
  • La voie affective repose sur l’influence des émotions, notamment via un conditionnement à la familiarité.
  • La voie comportementale renvoie à des techniques de manipulation pour orienter l’action.

Astuce mémo

Conscience de soi + contact personnel = attitudes plus stables → comportements plus alignés.

4. Facilitation sociale : coaction et audience

Notions clés & Définitions

  • Traitement superficiel : Le traitement superficiel consiste à traiter l’information de façon rapide et peu approfondie, souvent quand l’état émotionnel pousse à “aller vite”.
  • Communication de peur : La communication de peur utilise un message effrayant pour motiver un changement, en s’appuyant sur l’activation émotionnelle.
  • Expérience de Janis et Feshbach : L’expérience de Janis et Feshbach teste si des messages très ou peu effrayants modifient réellement les attitudes face à un comportement.
  • Sourire de joie : Le sourire de joie est un type de sourire lié à la fonction sociale de récompense et au partage d’émotions positives.
  • Sourire d’affiliation : Le sourire d’affiliation sert à maintenir et renforcer les liens sociaux entre personnes.

Points essentiels

  • Un état émotionnel positif favorise un traitement plus superficiel de l’information et réduit la tendance à “se casser la tête”.
  • Dans la communication de peur, l’humeur négative fait partie du message (ex. images sur paquets de cigarettes).
  • Dans l’expérience de Janis et Feshbach, les participants imaginent d’abord fumer puis reçoivent un message peu ou très effrayant avant de réimaginer et d’exprimer leurs pensées.
  • Les messages très effrayants émeuvent davantage mais ne produisent pas plus de changement d’attitude que les messages moins effrayants.
  • La peur peut déclencher des réponses d’évitement : les individus minimisent le problème ou se distancient pour ne pas se sentir concernés.
  • Roger montre qu’il est souvent plus efficace de proposer des mesures pour réduire les risques et de souligner que ces comportements sont réalisables.

Astuce mémo

Peur ≠ changement : elle émeut, mais peut faire éviter.

5. Affiliation, comparaison sociale et réduction anxiété

Notions clés & Définitions

  • Menace de l’image de soi : État psychologique où la cohérence entre ce qu’on pense, ce qu’on fait et ce qu’on veut paraître semble menacée.
  • Réduction de la menace : Mécanisme par lequel une personne ajuste ses attitudes pour diminuer le sentiment de menace envers son image.
  • Théorie de l’attribution de Bem : Théorie selon laquelle les attitudes sont inférées à partir des comportements observés, surtout quand on cherche à expliquer sa propre conduite.
  • Low-ball : Technique de persuasion qui obtient un accord sur un comportement avant de révéler plus tard le coût réel ou des inconvénients.
  • Pied dans la porte : Technique qui augmente l’acceptation d’une requête coûteuse en commençant par une requête plus petite.

Points essentiels

  • La menace de l’image de soi apparaît quand la cohérence entre ses compétences, ses idées et ses actes semble incertaine.
  • Pour faire face à cette menace, la personne modifie ses attitudes afin de les aligner avec ses comportements.
  • Le changement d’idée sert à préserver l’intégrité de soi quand la cohérence interne est mise en danger.
  • Quand les individus peuvent réaffirmer leurs valeurs, il n’y a pas forcément de changement d’attitude malgré des biais liés à l’évaluation.
  • Dans l’expérience de Salancik et Conway, des réponses plus affirmatives avant la mesure conduisent à se dire plus religieux.
  • Dans la théorie de Bem, connaître une attitude envers un objet revient à s’appuyer sur les comportements réalisés envers cet objet.

Astuce mémo

Cohérence→image menacée→attitude ajustée; Bem: attitude = lecture de ses actes.

6. Influence des signaux subliminaux sur les attitudes

Notions clés & Définitions

  • Paternalisme libertaire : Approche conciliant la liberté individuelle et l’idée qu’on peut influencer les choix pour orienter vers une décision jugée « bonne ».
  • Propagande : Ensemble de techniques visant à orienter les attitudes et comportements en agissant sur la façon dont les informations sont présentées.
  • Mots piégés : Notion d’Andreas Freund désignant des mots chargés émotionnellement qui déclenchent des réactions conditionnées et modifient les représentations.
  • Stéréotype : Croyance partagée sur les caractéristiques d’un groupe, pouvant être positive ou négative, et servant de raccourci pour comprendre le monde.
  • Contre-stéréotype : Exemple qui peut réduire un stéréotype général en montrant une exception valorisée, sous certaines conditions.

Points essentiels

  • Les signaux subliminaux visent à modifier l’architecture du choix en organisant le contexte de décision pour orienter les comportements dans le sens souhaité.
  • L’influence indirecte par le contexte est présentée comme plus efficace que des ordres directs.
  • La démarche s’appuie sur le paternalisme libertaire : concilier liberté et conviction qu’il est nécessaire d’influencer pour obtenir la « bonne » décision.
  • La propagande regroupe plusieurs techniques de manipulation, dont l’injure, la banalité, le transfert, le témoignage, l’appel au gens ordinaires, l’empilement de cartes et l’effet du train en marche.
  • L’injure consiste à coller une étiquette péjorative à une idée ou à un individu, et elle devient très efficace avec des étiquettes émotionnelles comme « extrémiste », « radical » ou « terroriste ».
  • La banalité associe une idée ou une personne à des vertus générales pour la faire accepter sans preuves, via des mots vagues et abstraits (justice, progrès, paix, avenir).

Astuce mémo

Contexte d’abord : « subliminal = architecture du choix », puis propagande = « mots piégés » qui déclenchent des réflexes.

7. Humeur et changement d’attitude

Notions clés & Définitions

  • Catégorisation initiale : La catégorisation initiale est le premier classement d’une personne à partir des informations disponibles au départ, qui sert de prototype pour interpréter la suite.
  • Axe compétences : L’axe compétences est une dimension utilisée pour décrire une personne selon ses capacités perçues.
  • Axe sociabilité : L’axe sociabilité est une dimension utilisée pour décrire une personne selon son caractère et sa facilité à s’intégrer socialement.
  • Contre-stéréotype : Le contre-stéréotype est une information qui contredit un stéréotype général et peut, sous conditions, l’affaiblir.
  • Stigmate : Le stigmate est un attribut socialement dévalorisé associé à une identité jugée négative, entraînant rejet et discrimination.

Points essentiels

  • Les premières informations orientent la perception et colorent l’interprétation des informations ultérieures.
  • Rosemberg et Sedlack utilisent deux axes pour structurer l’impression : compétences et sociabilité.
  • Un contre-stéréotype peut réduire le stéréotype général s’il a une excellente réputation auprès des observateurs.
  • Un contre-stéréotype doit être culturellement connecté au groupe d’origine pour être crédible aux yeux des observateurs.
  • Si les observateurs ont une opinion affirmée du groupe, les préjugés sont plus difficiles à modifier lorsqu’ils sont déjà ancrés dans les discours et comportements.
  • Le stigmate renvoie historiquement à des marques infligées pour signaler une infamie morale jugée détestable.

Astuce mémo

Première info = première grille : compétences + sociabilité, puis tout le reste est “filtré”.

8. Techniques d’influence : pied dans la porte

Notions clés & Définitions

  • Pied dans la porte : Technique d’influence où un petit engagement préalable rend plus probable un engagement ultérieur plus important.
  • Imitation : Processus d’apprentissage social où l’on ajuste ses comportements en observant ceux des autres.
  • Désinhibition : Effet par lequel l’imitation rend certains comportements plus faciles à exprimer, car ils semblent autorisés par autrui.
  • Sagesse des foules : Principe selon lequel des estimations collectives peuvent être plus proches de la vérité que celles d’individus isolés, grâce aux statistiques.
  • Influence sociale : Mécanisme par lequel les comportements et jugements des autres modifient nos propres décisions, parfois sans que nous nous en rendions compte.

Points essentiels

  • Les normes sociales réduisent la confusion et l’incertitude dans les interactions, et peuvent s’accompagner de récompenses ou de punitions.
  • La sagesse des foules repose sur des probabilités : des erreurs individuelles peuvent se compenser si l’échantillon est assez grand.
  • Pour que la sagesse des foules fonctionne, les individus doivent avoir une intuition au moins partiellement pertinente et commettre des erreurs suffisamment différentes.
  • Le risque majeur est l’influence sociale avant estimation : si les personnes discutent du problème, leurs réponses deviennent trop corrélées et la compensation des erreurs diminue.
  • L’imitation augmente la sensibilité au comportement d’autrui et permet d’apprendre par simple observation (démonstration de Bandura).
  • On imite plus volontiers des personnes perçues comme semblables à soi, ce qui oriente les comportements copiés.

Astuce mémo

Idée-clé : erreurs indépendantes → compensation statistique ; discussion préalable → réponses corrélées → moins fiable.

9. Techniques d’influence : porte au nez

Notions clés & Définitions

  • Porte au nez : Technique d’influence où l’on commence par une demande très coûteuse pour augmenter la probabilité qu’une demande ensuite plus raisonnable soit acceptée.
  • Foule : Ensemble de personnes dont le comportement devient coordonné par des facteurs situationnels, notamment la densité, produisant une dynamique propre.
  • Désindividuation : État psychologique où l’anonymat réduit la conscience de soi et l’auto-critique, ce qui facilite des comportements moins inhibés.
  • Suggestion en foule : Mécanisme par lequel l’état collectif favorise des actes irrationnels en dégradant l’esprit critique et les capacités de raisonnement.
  • Effet spectateur : Phénomène où la présence d’autres personnes diminue la probabilité d’agir en situation d’urgence, surtout quand la responsabilité semble partagée.

Points essentiels

  • La densité (personnes par mètre carré) est l’élément central pour caractériser une foule, avec un seuil critique autour de 6–7 personnes/m² au-delà duquel des turbulences émergent spontanément.
  • Les bousculades viennent rarement de la foule seule : elles résultent plutôt d’une forte concentration d’individus combinée à un événement extérieur.
  • Quand les individus se dépêchent, l’évacuation devient moins rapide (effet « faste is slower »).
  • À faible densité, le comportement relève davantage des sciences comportementales, tandis qu’à forte densité il relève davantage de la physique des fluides.
  • La foule est décrite comme une entité autonome avec une psychologie inconsciente, incluant conscience collective, perte d’individualité du jugement et rationalité globale souvent inférieure à celle des individus.
  • Une minorité active peut entraîner la foule vers des comportements violents, et des « caractères nouveaux » peuvent apparaître, différents de la somme des traits individuels.

Astuce mémo

Densité → turbulences : 6–7 pers./m² ; Anonymat → désindividuation ; Témoins → effet spectateur.

10. Stigmate, menace et stratégies de défense

Notions clés & Définitions

  • Polarisation du groupe : La polarisation du groupe désigne le fait que, lors d’une discussion collective, les positions initiales se déplacent vers une extrémité plus forte dans le même sens.
  • Pensée de groupe : La pensée de groupe est un mode de décision collectif où la recherche d’accord prime, ce qui réduit l’examen critique des alternatives.
  • Dépendance normative : La dépendance normative correspond à la motivation à se conformer aux normes du groupe pour être accepté et maintenir une image sociale valorisée.
  • Dépendance informationnelle : La dépendance informationnelle décrit le fait que les individus s’appuient sur ce que les autres disent pour juger de la validité des arguments.
  • Référent informationnel : Le référent informationnel (Turner) est l’idée que la discussion au sein d’un même groupe sert à renforcer une identité commune en accentuant certains traits.

Points essentiels

  • Le groupe peut conduire à une position plus extrême que la position initiale de l’individu, surtout quand les réactions de départ penchent déjà vers le risque.
  • La polarisation du groupe suit souvent la direction des préférences initiales : si le départ favorise le risque, le glissement ultérieur va dans le même sens.
  • Myers et Bishop montrent que le groupe renforce fréquemment l’opinion déjà partagée par ses membres.
  • Myers et Kaplan indiquent que l’argumentation collective peut se focaliser sur le point de vue du groupe, au détriment d’autres perspectives.
  • La dépendance normative pousse au conformisme car les individus cherchent l’insertion sociale et l’alignement sur les normes du groupe.
  • L’effet PIP correspond à la volonté d’être un représentant exemplaire du groupe, perçu comme le premier parmi les pairs.

Astuce mémo

Polarisation = même direction + arguments majoritaires + identité du groupe.

11. Groupes et catégories sociales

Notions clés & Définitions

  • Réseaux sociaux : Réseaux sociaux : systèmes de diffusion où les informations circulent très vite et où les croyances des individus sont renforcées par l’environnement en ligne.
  • Nœud centralisateur : Nœud centralisateur : personne qui concentre un grand nombre de connexions et peut accélérer la propagation d’informations dans un réseau.
  • Réseaux complotistes : Réseaux complotistes : réseaux qui proposent une vision globale du monde en simplifiant des événements complexes par une explication unique.
  • Saillance : Saillance : propriété qui rend certains éléments plus remarquables et plus susceptibles d’être traités par l’attention.
  • Stéréotype : Stéréotype : croyance simplifiée sur un groupe qui guide l’interprétation des informations et le traitement de l’environnement social.

Points essentiels

  • Les rumeurs, modes et opinions se diffusent plus vite quand elles s’appuient sur des réseaux humains, notamment via les réseaux sociaux.
  • Les réseaux complotistes cherchent à donner une explication simple à des situations complexes et à attribuer l’origine des malheurs à des hommes de pouvoir.
  • Les algorithmes favorisent des idées en renforçant l’autopropagation et en segmentant la société.
  • L’exposition préférentielle à un discours compatible réduit la dissonance cognitive et limite la prise en compte d’autres points de vue.
  • La saillance peut être liée à des réactions pré-câblées (ex. menace/arme) ou dépendre du contexte (effet solo).
  • Les objectifs guident l’interprétation : attribuer une utilité à quelqu’un oriente ce qu’on remarque et comment on l’évalue.

Astuce mémo

Saillance = ce qui « saute aux yeux » : pré-câblé (réflexe) ou contextuel (effet solo).

12. Foule : densité et dynamique collective

Notions clés & Définitions

  • Représentations sociales : Les représentations sociales sont des formes de pensée de sens commun, socialement élaborées, qui organisent jugements, attitudes et informations à propos d’un objet.
  • Noyau central : Le noyau central est l’élément fondamental d’une représentation sociale, stable et porteur d’une dimension normative.
  • Éléments périphériques : Les éléments périphériques sont des composantes plus flexibles qui réagissent rapidement aux situations et protègent le noyau central.
  • Objectivation : L’objectivation est un processus qui transforme un objet nouveau en images et schémas compréhensibles à partir d’éléments abstraits.
  • Ancrage : L’ancrage est le processus par lequel un objet est intégré à la pensée préexistante du sujet et du groupe.

Points essentiels

  • Les représentations sociales fonctionnent comme un cadre pour appréhender, nommer et transformer l’environnement des acteurs sociaux.
  • Elles ont une fonction constitutive de la réalité, fortement marquée par le groupe social du sujet.
  • La genèse combine des processus psychologiques et sociaux : objectivation puis ancrage.
  • Selon Moscovici, l’objectivation se décompose en sélection des informations, schématisation figurative et naturalisation.
  • Le noyau central assure une fonction représentative et une fonction organisatrice, et résiste au changement car ses composantes sont abstraites.
  • Les éléments périphériques jouent un rôle de protection du noyau central, notamment quand la situation contredit la représentation.

Astuce mémo

Objectivation = « rendre visible » (sélection → image → naturaliser) ; Ancrage = « ranger dans l’existant ».

Repères chronologiques

DateÉvénement
1894Expériences de Binet et Henry sur la suggestibilité
1898Expérience de Triplett sur la co-action
1904Expérience de Meumann sur l’effet d’audience
1946Citation de Wallon sur l’individu essentiellement social
1954Théorie de la comparaison sociale de Festinger
1958Gwirtz et Baer : la solitude comme oppressive
1959Expérience de Zilstein sur l’affiliation et la diminution de l’anxiété
1966Espace personnel de Hall
1968Expérience de Latané & Darley sur l’effet spectateur
1971Effet de la promiscuité (Alman, Taylor, Wheeler)

Tableaux de synthèse

Facilitation sociale : co-action vs audience

SituationMécanismeRésultat attendu
Co-action (Triplett, 1898)Présence d’autrui pendant la tâcheMeilleures performances motrices quand les sujets sont deux
Audience (Meumann, 1904)Présence d’une autre personne passiveAmélioration des performances dès l’arrivée d’autrui

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre sociabilité (équilibre identité personnelle/appartenance) et simple conformisme : la sociabilité n’implique pas forcément une uniformisation totale.
  2. Croire que la communication de peur augmente toujours l’attitude : dans Janis et Feshbach, elle émeut davantage sans produire plus de changement d’attitude.
  3. Mélanger stéréotype et préjugé : le stéréotype est une croyance partagée (peut être positive), le préjugé est une attitude négative prédisposant à un comportement négatif.
  4. Penser que les attitudes déterminent toujours les comportements : l’expérience de Defleur et Westie montre des comportements incompatibles avec l’attitude.
  5. Inverser la logique de la dissonance cognitive : ce n’est pas la dissonance qui “vient après” un raisonnement, c’est l’incohérence comportement/attitude qui pousse à restaurer la consonance.
  6. Confondre polarisation du groupe et pensée de groupe : la polarisation déplace vers une extrémité, la pensée de groupe réduit l’examen critique et favorise le consensus.
  7. Croire que la désindividuation signifie absence de normes : selon Reicher, il y a glissement vers les normes du groupe, pas suppression totale.

Checklist Examen

  1. Définir la psychologie sociale et expliquer les deux questions centrales (social → individu et individu → social) en citant Moscovici et l’impossibilité d’isoler l’individu du champ social.
  2. Présenter l’articulation de Doise : niveaux intra-individuel, inter-individuel, positionnel et idéologique, et relier cela à l’idée de sujet acteur.
  3. Expliquer la nécessité vitale d’autrui à partir de Harlow (mère fer vs mère laine) et la conclusion sur l’attachement comme besoin primaire.
  4. Décrire les effets de l’exclusion sociale (Twenge) : conditions, ressenti, activation cingulaire et conclusion sur la douleur sociale.
  5. Expliquer la richesse/diversité des relations sociales et donner au moins deux effets décrits lors d’isolement (ex. hallucinations, suggestibilité, troubles psychosomatiques).
  6. Expliquer l’équilibre “différents et semblables” : promiscuité (Alman et al., 1971), besoin de similitudes + singularité, et l’idée de sociabilité.
  7. Décrire l’effet primus inter pares (Codol) et préciser comment il articule conformité au groupe et singularité à l’intérieur du cadre.
  8. Présenter la facilitation sociale : distinguer co-action (Triplett, 1898) et audience (Meumann, 1904), puis préciser quand la facilitation fonctionne (tâche simple/naturelle) et quand elle inhibe (tâche complexe/nouvelle
  9. Expliquer la comparaison sociale : Festinger (1954) et le rôle de l’incertitude, du rassurement et de la définition de soi comme unique et semblable.
  10. Définir une attitude (Allport) et donner ses trois propriétés (direction, intensité, centralité), puis expliquer comment on mesure les attitudes (réponses psychophysiologiques).
  11. Expliquer les liens attitudes-comportements : théorie de l’action résonnée, comportement planifié (contrôle perçu), et les techniques renforçant l’alignement (Snyder & Swan, Diener & Wallbom, Fazio & Zanna).
  12. Expliquer le changement d’attitudes via Fishbein & Ajzen (voie cognitive/affective/comportementale) et relier au rôle de l’humeur et de la communication de peur (Janis & Feshbach, Sinclair, effrayer pour convaincre).

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Psychologie sociale — définition ?

Étude de l'influence sociale sur comportements, cognition, affects.

Questions centrales — deux ?

Comment le contexte façonne et est façonné par l'individu.

Analyse selon Doise — niveaux ?

Intra-individuel, inter-individuel, idéologique, positionnel.

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