📋 Plan du Cours
- Notions fondamentales de l'expérience aléatoire et vocabulaire associé
- Définition et calcul des probabilités dans un univers fini et équiprobable
- Opérations sur événements : intersection, incompatibilité et réunion
- Événement contraire et calcul de sa probabilité
- Utilisation des tableaux pour organiser et calculer des probabilités conditionnelles
- Arbres pondérés de probabilités : construction, calculs et interprétations
- Probabilités conditionnelles : définition, calcul et exemples avec arbres
- Formule des probabilités totales et application à des événements composés
- Indépendance de deux événements : définition, critères et exemples
- Calculs de probabilités dans des situations d'indépendance et interprétations
- Application des probabilités conditionnelles à des exemples concrets
- Synthèse des propriétés fondamentales des probabilités et exercices associés
📝 Points essentiels
- Une expérience est dite aléatoire lorsque le hasard rend le résultat incertain.
💡 À retenir
Avant tout calcul, repérer une expérience aléatoire (résultat incertain), son univers Ω (ensemble des issues possibles) et comprendre qu’un événement est un ensemble d’issues : élémentaire (une seule issue), certain (toutes les issues) ou impossible (aucune issue).
🔑 Notions clés & Définitions
- Dans une situation d'équiprobabilité : Situation où tous les événements élémentaires ont la même probabilité de se réaliser.
📝 Points essentiels
- Pour tout événement A de Ω, la probabilité est P(A) = Card(A)/n.
- La probabilité d’un événement certain est 1 et celle d’un événement impossible est 0.
- En situation d’équiprobabilité, tous les événements élémentaires ont la même probabilité.
💡 À retenir
En univers fini équiprobable, on compte les issues réalisant l’événement avec Card(A), puis on applique P(A)=Card(A)/n ; ainsi l’événement certain a une probabilité 1 et l’événement impossible une probabilité 0.
📝 Points essentiels
- Exemple : pour A=« multiple de 3 » et B=« obtenir le 4 », les événements sont incompatibles, donc P(A∩B)=0.
- Evénement A : « Obtenir un multiple de 3 » Evénement B : « Obtenir un multiple de 2 » A ∩ B = 6 P(A∩B) = 16 Si A ∩ B = Ø , A et B sont appelés événements incompatibles Si A et B sont incompatibles alors P(A∩B) = 0.
- L’intersection A∩B est l’événement contenant les issues appartenant à la fois à A et à B.
- Pour la réunion : P(A∪B)=P(A)+P(B)-P(A∩B) ; si A et B sont incompatibles, alors P(A∪B)=P(A)+P(B).
💡 À retenir
L’intersection correspond au « ET » (A∩B) et la réunion au « OU » (AB). Quand A et B sont incompatibles, A∩B=Ø donc P(A∩B)=0, ce qui évite le double comptage dans le calcul de la réunion.
📝 Points essentiels
- Le contraire permet de calculer une probabilité en passant par la probabilité de l’événement complémentaire.
- Le calcul du contraire évite de compter directement les issues de A quand on détermine plutôt celles qui n’appartiennent pas à A.
- Pour tout événement A : P(A)=1-P(A).
- On note P(A) la probabilité de l'événement A .
- L’événement contraire de A, noté A, contient tous les éléments de Ω qui n’appartiennent pas à A.
- Le calcul du contraire évite de compter directement les issues de A quand elles sont plus nombreuses à déterminer.
💡 À retenir
Quand la probabilité de A est difficile à déterminer directement, on calcule celle de l’événement contraire A via P(A)=1-P(A), en utilisant les issues de Ω qui n’appartiennent pas à A.
📝 Points essentiels
- On complète le tableau en calculant les effectifs à partir du total et des pourcentages : par exemple le nombre de filles vaut 56%×25 et le nombre de calculatrices Texas Instruments vaut 32%×25.
- On choisit au hasard une élève parmi les filles : la probabilité qu’elle possède une Casio est une probabilité conditionnelle notée PF(C).
- On choisit au hasard une élève parmi les élèves ayant une Numworks : la probabilité qu’elle soit un garçon est une probabilité conditionnelle notée PN(G).
- 214 Cette dernière probabilité est une probabilité conditionnelle, c’est la probabilité que l’élève ait une CASIO SACHANT QUE c’est une fille .
- Le tableau croise deux catégories : par exemple « sexe » (filles/garçons) et « marque de calculatrice » (Casio/TI/Numworks).
- On complète le tableau en calculant les effectifs à partir des pourcentages et du total (exemple : total 25 élèves).
- Exemple de calcul d’effectifs : nombre de filles = 56%×25 et nombre de calculatrices Texas Instruments = 32%×25.
- Deux filles et trois garçons ont une calculatrice Casio.
💡 À retenir
On complète le tableau en calculant les effectifs à partir du total et des pourcentages : par exemple le nombre de filles vaut 56%×25 et le nombre de calculatrices Texas Instruments vaut 32%×25.
📝 Points essentiels
- Pour avoir la probabilité d’un chemin, on multiplie les probabilités des branches du chemin.
- Dans l’exemple des dragées : 10% sont vertes dont 30% à l’amande ; 40% bleues dont 20% au chocolat ; le reste roses dont 40% à l’amande.
- Plusieurs branches partent d’un même noeud (ici 4 ) - Une succession de branches partant du nœud principal forme un chemin (ici 6 ).
- Chaque segment de l’arbre est une branche sur laquelle on écrit une probabilité.
- Plusieurs branches partent d’un même nœud : la somme des probabilités des branches issues d’un même nœud vaut 1.
💡 À retenir
Construire l’arbre puis appliquer deux réflexes : multiplier les probabilités des branches d’un chemin pour obtenir sa probabilité, et additionner les probabilités des chemins pour obtenir une probabilité totale (comme pour P(C) = P(VC) + P(BC) + P(RC)).
📝 Points essentiels
- La probabilité conditionnelle se note PA(B) et vaut PA(B)=P(AB)/P(A).
- Pour calculer PC(R), on utilise PC(R)=P(CR)/P(C)=0,3/0,45=2/3=0,67.
- On compare PR(C) et PC(R) : il n’y a pas égalité (PR(C)≠PC(R)).
- La probabilité de l’événement B sachant que l’événement A est réalisé se note PA(B) et vaut PA(B)=P(AB)/P(A).
💡 À retenir
La probabilité conditionnelle se note PA(B) et vaut PA(B)=P(AB)/P(A).
🔑 Notions clés & Définitions
- Formule des probabilités totales P(B) : Non BILAN : 1er niveau 2ème niveau Probabilités P(AB)=P(A)PA(B) P(AB)=P(A)PA(B) P(AB)=P(A)PA(B) P(AB)
- Probabilités des branches : Règle d’arbre : pour avoir la probabilité d’un chemin, on multiplie les probabilités des branches du chemin.
📝 Points essentiels
- La formule des probabilités totales s’écrit P(B)=P(A)·P_A(B)+P(A)·P_A(B), avec A et son contraire.
- La formule des probabilités totales sert à relier une probabilité composée à des probabilités conditionnelles sur une partition formée par A et son contraire.
💡 À retenir
La formule des probabilités totales relie une probabilité globale à des probabilités conditionnelles en passant par une partition formée par un événement et son contraire.
📝 Points essentiels
- Remarque : l’indépendance signifie que la réalisation de l’un n’influence pas la réalisation de l’autre.
- Exemple 1 (32 cartes) : avec R=« tirer un roi » et T=« tirer un trèfle », on a P(R)=4/32=1/8 et P(T)=8/32=1/4, et comme P(R)=P(T∩R), R et T sont indépendants.
- Exemple 2 (ajout de deux jokers) : après ajout de deux jokers, on suppose que les événements A et B sont indépendants, mais l’égalité correspondante n’est plus vérifiée, donc ils ne sont pas indépendants.
- Exemple maladies : A=« maladie a » avec P(A)=0,005 et B=« maladie b » avec P(B)=0,01 ; on suppose A et B indépendants.
- On dit que deux événements A et B (de probabilités non nulles) sont indépendants lorsque PA(B)=P(B) ou PB(A)=P(A).
- Exemple avec 32 cartes : R=« tirer un roi » et T=« tirer un trèfle » ; on calcule P(R)=4/32=1/8 et P(T)=8/32=1/4 puis on conclut via l’égalité P(R)=P(T∩R) (dans la logique de l’exemple).
- Exemple avec ajout de deux jokers : les probabilités ne vérifient plus l’égalité correspondante, donc R et T ne sont pas indépendants.
💡 À retenir
Remarque : l’indépendance signifie que la réalisation de l’un n’influence pas la réalisation de l’autre.
📝 Points essentiels
- Dans l’exemple des maladies, si A est l’événement « l’individu a la maladie a » et B l’événement « l’individu a la maladie b », on cherche P(AB).
- Lorsque A et B sont indépendants, P(AB)=P(A)P(B).
- Dans l’exemple maladies, avec P(A)=0,005 et P(B)=0,01, on obtient P(AB)=0,005×0,01=0,00005.
- Dans l’exemple maladies, on calcule ensuite P(A)+P(B)-P(AB)=0,005+0,01-0,00005=0,01495.
- Interprétation : il y a 1,495% de chances d’avoir au moins l’une des maladies.
- Le calcul de P(AB) sert ensuite à obtenir la probabilité d’au moins un des deux événements via la formule P(A)+P(B)-P(AB).
💡 À retenir
Dans l’exemple des maladies, si A est l’événement « l’individu a la maladie a » et B l’événement « l’individu a la maladie b », on cherche P(AB).
📝 Points essentiels
- On conclut que PR(C) et PC(R) ne sont pas égales car l’ordre des conditions change l’événement conditionnant (exemples formulés « chocolat sachant qu’elle est rose » et « rose sachant qu’elle est au chocolat »).
- On conclut que PR(C) et PC(R) ne sont pas égales (ordre des conditions différent).
- Ces applications montrent que la condition change l’univers de référence (les chemins considérés).
💡 À retenir
On conclut que PR(C) et PC(R) ne sont pas égales car l’ordre des conditions change l’événement conditionnant (exemples formulés « chocolat sachant qu’elle est rose » et « rose sachant qu’elle est au chocolat »).
📝 Points essentiels
- Si A et B sont indépendants, alors P(AB)=P(A)P(B), comme dans l’exemple où P(A)=0,005 et P(B)=0,01 donnent P(AB)=0,00005.
- Pour les cartes, si P(R)=PT(R), alors R et T sont indépendants ; si P(R)≠PT(R), alors R et T ne sont pas indépendants (avec l’ajout de deux jokers).
- Bilan (niveau 1) : P(AB)=P(A)·P_A(B) (formule reliant intersection et conditionnelle).
- Bilan (niveau 3) : P(A∪B)=P(A)+P(B)-P(A∩B) (inclusion-exclusion pour la réunion).
- Bilan (niveau 5) : si A et B sont indépendants, alors P(AB)=P(A)P(B).
💡 À retenir
Choisir la formule selon le type de question : intersection via P(AB)=P(A)·P_A(B) (et P(AB)=P(A)P(B) en cas d’indépendance), réunion via inclusion-exclusion P(A∪B)=P(A)+P(B)-P(A∩B), et test d’indépendance par l’égalité P(R)=PT(R).
🧩 Compléments de couverture
- La fiche source précise que l’événement certain correspond à « Obtenir un chiffre plus petit que 7 » et qu’il est noté comme événement certain C (avec C=).
- La source définit explicitement l’événement impossible comme « Obtenir 7 » et indique la notation D=Ø.
- Dans l’exemple du dé à 6 faces, la source calcule P(B) pour B={5} comme 1/6.
- Notation : P(VC)=0,1 0,7 =0,07 « se lit inter et signifie en probabilité et » Propriété : La probabilité d’un événement est la somme des probabilités de tous les chemins qui y conduisent.
- NON Exercices 1 – 2 III ARBRES DE PROBABILITÉS Voici des dragées dans un sac :.
- Notation : P(A) = P(C) = 1 -P(C) P(A)= 1 - 0,45 = 0,55 A est appelé événement contraire de C .
- 1 On considère une expérience aléatoire d'univers Ω contenant n issues équiprobables.
- Ce qui fait 2 issues favorables à A sur un total de 6 .
📊 Tableaux de Synthèse
| Notion | Définition / formule à connaître | Quand l’utiliser (repère du cours) |
|---|
| Univers & événements | Univers Ω = ensemble des issues possibles ; événement = ensemble d’issues ; événement élémentaire (1 issue), certain (toutes), impossible (aucune) | Avant tout calcul : repérer l’expérience aléatoire, Ω, puis le type d’événement |
| Univers fini équiprobable | P(A)=nCard(A) ; événement certain : 1 ; impossible : 0 | Quand toutes les issues sont équiprobables : on compte les issues réalisant A |
| Intersection (ET) | A∩B = issues appartenant à la fois à A et à B ; si A∩B=∅ alors incompatibles et P(A∩B)=0 | Pour “ET” et pour éviter le double comptage |
| Réunion (OU) | P(A∪B)=P(A)+P(B)−P(A∩B) ; si incompatibles : P(A∪B)=P(A)+P(B) | Pour “OU” quand on veut combiner deux événements |
| Événement contraire | Noté A (dans le cours : “événement contraire de A, noté A”) : contient les éléments de Ω qui n’appartiennent pas à A ; P(A)=1−P(A) (et le cours donne aussi la forme P(A)=1−P(A)) | Quand compter directement A est plus difficile que compter ce qui n’est pas dans A |
| Outil / situation | Règle de calcul à connaître | Indice d’interprétation dans le cours |
|---|
| Tableaux pour probabilités conditionnelles | Probabilité conditionnelle notée PF(C), PN(G) ; exemple : probabilité “sachant que” ; on calcule des effectifs via total × pourcentage (ex. nombre de filles = 56%×25 ; nombre TI = 32%×25) | Le tableau croise deux catégories (ex. sexe et marque de calculatrice) |
| Arbres pondérés | Probabilité d’un chemin = produit des probabilités des branches ; somme des probabilités des branches issues d’un même nœud = 1 ; probabilité totale = somme des probabilités des chemins menant à l’événement | Réflexes : multiplier sur un chemin, additionner sur tous les chemins menant à l’événement |
| Probabilité conditionnelle (définition) | Notation PA(B) et formule PA(B)=P(A)P(AB) ; exemple donné : PC(R)=P(C)P(CR)=0,450,3=32≈0,67 | L’ordre des conditions change : PR(C)=PC(R) |
| Probabilités totales | Relier une probabilité globale à des probabilités conditionnelles via une partition formée par A et son contraire : le cours donne une écriture avec A et A et indique “formule reliant… intersection et conditionnelle” / “partition formée par un événement et son contraire” | Sert quand on passe par une partition en “cas” (A puis A) |
| Indépendance & test (cours) | Deux événements A et B (probabilités non nulles) indépendants si PA(B)=P(B) ou PB(A)=P(A). Critère utilisé sur cartes : conclure via l’égalité du type “P(R)=P(T∩R)” dans l’exemple du cours ; avec ajout de jokers, l’égalité ne vérifie plus ⇒ pas indépendants | Indépendance = la réalisation de l’un n’influence pas celle de l’autre |
| Indépendance ⇒ produit pour l’intersection | Si A et B indépendants : P(AB)=P(A)×P(B). Exemple maladies : 0,005×0,01=0,00005. Puis réunion via inclusion-exclusion | Sert à calculer rapidement une intersection puis une réunion |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre intersection et réunion :
- intersection = “ET” (A∩B)
- réunion = “OU” (A∪B)
- Oublier le terme −P(A∩B) dans la formule de la réunion quand les événements ne sont pas incompatibles.
- Penser que “incompatibles” signifie juste “différents” : dans le cours, incompatibles ⇔ A∩B=∅ ⇔ P(A∩B)=0.
- Se tromper sur le contraire : l’événement contraire contient les éléments de Ω qui n’appartiennent pas à A.
- Inverser la condition dans une probabilité conditionnelle : le cours insiste sur le fait que changer l’ordre des conditions donne des valeurs différentes (PR(C)=PC(R)).
- Confondre probabilité d’un chemin et probabilité totale sur un arbre :
- chemin = produit
- total = somme des chemins menant à l’événement
- Pour l’équiprobabilité, oublier que la formule repose sur le comptage : utiliser autre chose que P(A)=Card(A)/n.
✅ Checklist Examen
- Identifier qu’une expérience est aléatoire quand le résultat est incertain.
- Déterminer l’univers Ω (ensemble des issues possibles).
- Reconnaître qu’un événement est un ensemble d’issues et distinguer événement élémentaire / certain / impossible.
- En univers fini équiprobable, appliquer correctement P(A)=Card(A)/n.
- Calculer la probabilité d’un événement certain (=1) et impossible (=0).
- Utiliser correctement l’intersection comme “ET” (A∩B) et vérifier le cas incompatibles (A∩B=∅⇒P(A∩B)=0).
- Utiliser correctement la réunion avec inclusion-exclusion : P(A∪B)=P(A)+P(B)−P(A∩B), et simplifier en cas d’incompatibilité.
- Savoir définir l’événement contraire A (“ce qui n’est pas dans A”) et appliquer la relation avec la probabilité du contraire (P(A)=1−P(A)).
- Construire/compléter un tableau croisant deux catégories pour obtenir une probabilité conditionnelle à partir d’effectifs (total × pourcentages).
- Sur un arbre pondéré, calculer la probabilité d’un chemin par produit des probabilités des branches puis additionner les chemins pour obtenir la probabilité totale.
- Calculer une probabilité conditionnelle avec la formule PA(B)=P(A)P(AB), en respectant strictement l’ordre des conditions.
- Tester/Utiliser l’indépendance : rappeler que l’indépendance signifie absence d’influence et appliquer si nécessaire P(AB)=P(A)P(B).
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