Ficha de revisão: Mécanismes et enzymes de la réplication ADN

Plan du Cours

  1. Cycle cellulaire
  2. Réaction semi-conservative
  3. Mécanismes de réplication
  4. Enzymes de réplication
  5. Problème télomérique
  6. Télomérase et sénescence
  7. Différences eucaryotes/procaryotes
  8. Inhibiteurs de réplication
  9. Activité des ADN polymérases
  10. Réparation de l’ADN

1. Cycle cellulaire

Notions clés & Définitions

  • Cycle cellulaire : Ensemble des étapes par lesquelles une cellule passe pour se diviser et se reproduire, comprenant l’interphase (G1, S, G2) et la mitose.
  • Interphase : Période durant laquelle la cellule croît, réplique son ADN et se prépare à la division ; comprend G1, S, G2.
  • G1 (Gap 1) : Phase de latence où la cellule croît, les chromosomes ont une seule chromatide.
  • S (Synthèse) : Phase de réplication de l’ADN, doublant la quantité d’ADN, les chromosomes passent de simple à double chromatide.
  • G2 (Gap 2) : Phase de correction d’erreurs, réparation des dommages, préparation à la mitose.
  • Mitose : Division des chromosomes en deux cellules filles identiques, séparant les chromatides sœurs.

Points essentiels

  • La réplication de l’ADN est semi-conservative : chaque nouvelle molécule conserve un brin parental et un brin néoformé.
  • La réplication débute à partir de multiples origines (plus de 20 000 par chromosome chez l’homme), permettant une duplication efficace.
  • La synthèse de l’ADN se fait de 5’→3’, avec un brin continu (brin avancé) et un brin discontinu (brin retardé, fragments d’Okazaki).
  • Les enzymes clés : ADN polymérases (α, δ, ε), hélicases, topoisomérases, ligases.
  • La télomérase allonge les extrémités des chromosomes pour compenser le raccourcissement lors de la réplication.
  • La stabilité génétique dépend de la fidélité de la copie ; erreur peut entraîner mutation ou cancer.

À retenir

Le cycle cellulaire coordonne la croissance, la réplication et la division cellulaire, assurant la transmission fidèle de l’information génétique, tout en étant susceptible à des erreurs pouvant conduire à des pathologies comme le cancer. La réplication semi-conservative, bidirectionnelle et régulée est essentielle à la stabilité génomique.

2. Réaction semi-conservative

Notions clés & Définitions

  • Réaction semi-conservative : Mode de réplication de l’ADN où chaque molécule fille hérite d’un brin parental et d’un brin néoformé, assurant la fidélité de la copie.
  • Expérience de Meselson et Stahl (1958) : Expérience démontrant que la réplication de l’ADN est semi-conservative, en utilisant des isotopes d’azote pour suivre la densité de l’ADN.
  • Brin matrice : Brin d’ADN original lu par l’ADN polymérase pour synthétiser le néobrin.
  • Fragments d’Okazaki : Fragments synthétisés de manière discontinue sur le brin retardé lors de la réplication.
  • Télomère : Extrémité du chromosome, composée de séquences répétées, protégée par la télomérase.
  • Télomérase : Enzyme ribonucléoprotéique qui allonge les télomères en synthétisant des séquences répétées, utilisant son propre ARN comme matrice.

Points essentiels

  • La réplication de l’ADN est semi-conservative, confirmée par l’expérience de Meselson et Stahl, où la densité de l’ADN après division indique que chaque nouvelle molécule conserve un brin parental.
  • La synthèse de l’ADN se fait de 5’ vers 3’, avec un brin matrice lu 3’→5’.
  • La réplication comporte trois phases clés : initiation, élongation (continue pour le brin avancé, discontinue pour le brin retardé avec fragments d’Okazaki), et terminaison.
  • La réplication eucaryote est plus lente, avec de nombreuses origines de réplication, et implique plusieurs ADN polymérases spécialisées.
  • La télomérase préserve la longueur des télomères, permettant une division cellulaire infinie dans certains types cellulaires, et est inactive dans la majorité des cellules somatiques.

À retenir

La réplication semi-conservative garantit la stabilité génétique en transmettant un brin parental intact à chaque nouvelle molécule, tout en permettant la correction d’erreurs et la maintenance des télomères pour assurer la longévité cellulaire.

3. Mécanismes de réplication

Notions clés & Définitions

  • Réplication semi-conservative : Mode de duplication de l'ADN où chaque nouvelle molécule conserve un brin parental et en synthétise un nouveau. Confirmée par l'expérience de Meselson et Stahl.
  • Brin matrice : Brin d'ADN original lu par l'ADN polymérase pour synthétiser le néobrin dans le sens 5’→3’.
  • Fragments d’Okazaki : Fragments d’ADN synthétisés de façon discontinue sur le brin retardé lors de la réplication.
  • Télomère : Extrémité répétée de l’ADN chromosomique, protégée par la télomérase, qui évite le raccourcissement lors des divisions cellulaires.
  • Télomérase : Enzyme ribonucléoprotéique qui allonge les télomères en utilisant son ARN interne comme matrice, permettant la division cellulaire infinie dans certains types cellulaires.
  • Origine de réplication : Séquence spécifique où débute la réplication de l’ADN, reconnue par des complexes protéiques (ex : ORC).

Points essentiels

  • La réplication est semi-conservative, confirmée par l’expérience de Meselson et Stahl.
  • La synthèse de l’ADN se fait de 5’→3’, avec un brin continu (brin avancé) et un brin discontinu (brin retardé, fragments d’Okazaki).
  • La formation du complexe de réplication implique hélicases (dissociation des brins), topoisomérases (gestion de la tension), primase (amorces ARN), ADN polymérases (synthèse), et ligase (liaison des fragments).
  • La réplication chez les eucaryotes est multipliée par de nombreuses origines (20 000 à 30 000 par chromosome), avec activation asynchrone.
  • La réplication mitochondriale possède ses propres mécanismes, avec l’ADN polymérase γ et deux origines de réplication.
  • Problème aux télomères : le raccourcissement à chaque division sans télomérase peut conduire à la sénescence cellulaire.
  • La télomérase est active dans les cellules germinales, souches, et certaines cellules cancéreuses, permettant une division infinie.

À retenir

La réplication de l’ADN est un processus semi-conservatif, bidirectionnel et hautement régulé, essentiel pour la transmission fidèle de l’information génétique, avec un mécanisme spécifique pour préserver l’intégrité des extrémités chromosomiques via la télomérase.

4. Enzymes de réplication

Notions clés & Définitions

  • Réplication semi-conservative : Mode de duplication de l’ADN où chaque brin parental sert de matrice pour la synthèse d’un nouveau brin, aboutissant à deux molécules d’ADN identiques, chacune composée d’un brin ancien et d’un brin nouveau.
  • ADN polymérase : Enzyme catalysant la synthèse du néobrin en ajoutant des nucléotides triphosphates dans le sens 5’→3’. Elle possède une activité exonucléase 3’→5’ pour la correction d’erreurs.
  • Hélicase : Enzyme qui déroule l’ADN en rompant les liaisons faibles entre les bases, permettant l’accès à l’ADN simple brin.
  • Topoisomérases : Enzymes régulant la tension de l’ADN en coupant et rejoignant les brins d’ADN pour dénouer les enroulements excessifs.
  • Fragments d’Okazaki : Courts segments d’ADN synthétisés de façon discontinue sur le brin retardé, qui seront reliés par une ligase.
  • Télomérase : Enzyme ribonucléoprotéique qui allonge les extrémités des chromosomes (télomères) en synthétisant des répétitions télomériques à partir de son ARN interne.

Points essentiels

  • La réplication est bidirectionnelle et synchronisée sur les deux brins.
  • La synthèse du néobrin se fait en sens 5’→3’ ; le brin matrice est lu en 3’→5’.
  • La réplication eucaryote comporte de nombreuses origines (20 000-30 000 par chromosome), permettant une réplication plus lente mais plus efficace.
  • La synthèse discontinue sur le brin retardé nécessite la formation de fragments d’Okazaki, qui seront reliés par une ligase.
  • Les hélicases ouvrent la double hélice en rompant les liaisons faibles, notamment dans les régions riches en AT.
  • Les topoisomérases évitent l’enroulement excessif en coupant et rejoignant l’ADN.
  • La télomérase préserve la longueur des télomères, permettant un nombre de divisions cellulaires limité ou illimité selon le contexte cellulaire.
  • La réplication est sujette à des erreurs qui peuvent conduire à des mutations, à l’origine de maladies ou de cancers.

À retenir

La réplication de l’ADN est un processus semi-conservatif, bidirectionnel et hautement régulé, impliquant une succession d’enzymes spécifiques (hélicases, topoisomérases, ADN polymérases, ligases, télomérase) pour assurer la fidélité et l’intégrité du patrimoine génétique lors de chaque division cellulaire.

5. Problème télomérique

Notions clés & Définitions

  • Télomère : Séquence répétée située à l'extrémité des chromosomes, protégeant l'ADN contre la dégradation et la fusion.
  • Télomérase : Enzyme ribonucléoprotéique dotée d'une activité rétrotranscriptase inverse, synthétisant les séquences télomériques en utilisant un ARN comme matrice.
  • Sénescence cellulaire : Arrêt définitif de la division cellulaire, souvent causé par le raccourcissement des télomères.
  • Réaction de raccourcissement : Perte progressive de télomères à chaque division cellulaire en l'absence d'activité télomérase.
  • Téloméropathies : Maladies dues à une défaillance de la télomérase, entraînant un vieillissement prématuré ou des pathologies comme l'hémopathie ou la fibrose pulmonaire.

Points essentiels

  • La réplication des extrémités chromosomiques pose un problème : l'absence d'ADN 3'-OH pour compléter la synthèse à l'extrémité 3' du brin retardé, entraînant un raccourcissement progressif des télomères.
  • La télomérase compense ce raccourcissement en allongeant l'extrémité 3' du brin d'ADN avec son ARN interne, permettant la synthèse d’un nouveau segment télomérique.
  • La télomérase est active principalement dans les cellules germinales, certaines cellules souches, et de façon limitée dans des cellules somatiques, mais inactive dans la majorité des cellules différenciées.
  • Le raccourcissement des télomères limite le nombre de divisions cellulaires (environ 40), ce qui contribue au vieillissement cellulaire.
  • La réactivation de la télomérase dans les cellules cancéreuses leur permet une division infinie, favorisant la tumorigenèse.
  • La diminution de l’activité télomérase avec l’âge est associée à l’apparition de téloméropathies.

À retenir

La télomérase joue un rôle crucial dans la préservation de l’intégrité chromosomique lors de la réplication, et sa défaillance ou sa réactivation anormale est impliquée dans le vieillissement et le cancer.

6. Télomérase et sénescence

Notions clés & Définitions

  • Télomère : Séquence répétée située à l’extrémité des chromosomes, protégeant l’ADN contre la dégradation et la fusion chromosomique.
  • Télomérase : Enzyme ribonucléoprotéique possédant une activité rétrotranscriptase inverse, qui allonge les télomères en synthétisant des répétitions d’ADN à partir de son ARN interne (gène TERC).
  • Sénescence cellulaire : État de cessation définitive de la division cellulaire, souvent induit par le raccourcissement des télomères ou des dommages à l’ADN.
  • Raccourcissement télomérique : Perte progressive de la longueur des télomères à chaque division cellulaire, menant à la sénescence.
  • Activité télomérase : Présente principalement dans les cellules germinales, cellules souches, et certaines cellules cancéreuses, permettant de maintenir la longueur des télomères et d’assurer une division indéfinie.

Points essentiels

  • La réplication de l’ADN ne peut pas copier complètement les extrémités des chromosomes à cause du problème de l’amorce d’ARN sur le brin retardé, entraînant un raccourcissement progressif des télomères.
  • La télomérase allonge les télomères en utilisant son ARN interne comme matrice, permettant aux cellules de se diviser indéfiniment, notamment dans les cellules germinales, souches, et cancéreuses.
  • La diminution de l’activité télomérase avec l’âge contribue à la sénescence cellulaire, un mécanisme de prévention contre la prolifération incontrôlée.
  • Les téloméropathies sont des maladies dues à une activité télomérase déficiente, entraînant un vieillissement prématuré ou des pathologies comme la fibrose pulmonaire.
  • La sénescence est un mécanisme de défense contre la transformation maligne, mais elle contribue aussi au vieillissement tissulaire.

À retenir

La télomérase joue un rôle crucial dans la préservation de la longueur des télomères, permettant aux cellules de se diviser indéfiniment, tandis que leur raccourcissement induit la sénescence, un processus clé dans le vieillissement et la prévention des cancers.

7. Différences eucaryotes/procaryotes

Notions clés & Définitions

  • Procaryotes : Organismes unicellulaires sans noyau défini, ADN circulaire, réplication rapide, généralement une seule origine de réplication par chromosome.
  • Eucaryotes : Organismes multicellulaires ou unicellulaires avec noyau délimité, ADN linéaire, réplication plus lente, plusieurs origines de réplication par chromosome.
  • Réplication semi-conservative : Mode de duplication de l’ADN où chaque nouvelle molécule conserve un brin parental et un brin néoformé.
  • Origine de réplication (ARS) : Séquence spécifique reconnue par un complexe de reconnaissance, permettant le début de la réplication chez les eucaryotes.
  • Télomère : Extrémité protectrice du chromosome, raccourcie à chaque division cellulaire, nécessitant l’activité de la télomérase pour sa maintenance.
  • Fragments d’Okazaki : Fragments d’ADN synthétisés de manière discontinue sur le brin retardé lors de la réplication.

Points essentiels

  • La réplication chez les procaryotes est rapide, bidirectionnelle, avec une seule origine, alors que chez les eucaryotes, elle est plus lente, avec de nombreuses origines (20 000 à 30 000 par chromosome).
  • La réplication semi-conservative a été confirmée par l’expérience de Meselson et Stahl.
  • Chez les eucaryotes, la réplication est asynchrone, débutant d’origines différentes selon la chromatine (euchromatine plus tôt que l’hétérochromatine).
  • La réplication implique plusieurs ADN polymérases : α (amorces), δ (brin retardé), ε (brin avancé), avec des activités d’édition et de réparation.
  • La synthèse de l’ADN se fait de 5’→3’, avec ouverture progressive de l’ADN par hélicases et contrôle de la tension par les topoisomérases.
  • La terminaison de la réplication est compliquée par le raccourcissement des télomères, sauf en présence de la télomérase.
  • La télomérase, enzyme ribonucléoprotéique, rallonge les télomères, permettant une division cellulaire indéfinie dans certains types de cellules (cellules germinales, cellules cancéreuses).
  • La réplication eucaryote est plus complexe, avec de nombreux facteurs protéiques et une régulation précise pour éviter les erreurs et le raccourcissement des chromosomes.

À retenir

La réplication de l’ADN chez les eucaryotes est un processus complexe, lent et hautement régulé, impliquant de multiples origines, plusieurs ADN polymérases, et la télomérase pour préserver l’intégrité des chromosomes, contrairement à la réplication plus simple et unique des procaryotes.

8. Inhibiteurs de réplication

Notions clés & Définitions

  • Inhibiteurs de réplication : Molécules ou agents qui empêchent ou ralentissent la duplication de l'ADN en ciblant des enzymes ou processus spécifiques.
  • Topoisomérases : Enzymes régulant la tension et l’enroulement de l’ADN en coupant et en rejoignant les brins pour faciliter la réplication.
  • ADN polymérases : Enzymes synthétisant le nouveau brin d’ADN en ajoutant des nucléotides triphosphates, avec activités d’édition (exonucléase 3’→5’).
  • Télomérase : Enzyme ribonucléoprotéique qui allonge les télomères en synthétisant des répétitions télomériques, permettant la division cellulaire infinie.
  • Inhibiteurs spécifiques : Substances qui ciblent la réplication, comme les antimétabolites, agents alkylants, inhibiteurs de topoisomérases, ou analogues de nucléotides.

Points essentiels

  • La réplication semi-conservative implique la synthèse de nouveaux brins en utilisant un brin matrice, avec une synthèse en 5’→3’.
  • Les inhibiteurs peuvent agir en bloquant l’activité des ADN polymérases, des hélicases, ou des topoisomérases.
  • Les agents alkylants (ex : cyclophosphamide, cisplatine) créent des ponts intra- ou inter-brins, empêchant la progression de la réplication.
  • Les inhibiteurs de topoisomérases (ex : ciprofloxacine, novobiocine) empêchent la relaxation de l’ADN, induisant des cassures qui bloquent la réplication.
  • La télomérase est une cible pour limiter la division cellulaire infinie dans les cellules cancéreuses ; ses inhibiteurs sont en développement.
  • La réplication des télomères est particulièrement sensible aux inhibiteurs, car leur raccourcissement mène à la sénescence cellulaire.
  • La chimiothérapie utilise souvent ces inhibiteurs pour bloquer la réplication dans les cellules cancéreuses, mais ils peuvent aussi affecter les cellules saines en division rapide.

À retenir

Les inhibiteurs de réplication ciblent des enzymes clés comme les ADN polymérases, topoisomérases ou télomérase, permettant de contrôler la prolifération cellulaire, notamment en contexte thérapeutique contre le cancer.

9. Activité des ADN polymérases

Notions clés & Définitions

  • ADN polymérase : enzyme responsable de la synthèse de nouveaux brins d’ADN en ajoutant des nucléotides triphosphates dans le sens 5’→3’. Elle utilise un brin matrice 3’→5’ pour construire un néobrin complémentaire.
  • Activité exonucléase 3’→5’ : capacité de l’ADN polymérase à corriger ses erreurs en retirant les nucléotides mal appariés, assurant la fidélité de la réplication.
  • Activité exonucléase 5’→3’ : permet de retirer les amorces ARN lors de la synthèse d’ADN, facilitant leur remplacement par de l’ADN.
  • Primase : enzyme qui synthétise un court segment d’ARN (amorce) nécessaire pour initier la réplication sur le brin retardé.
  • Fragments d’Okazaki : segments d’ADN synthétisés de façon discontinue sur le brin retardé, qui seront reliés par une ligase.
  • Télomérase : enzyme ribonucléoprotéique qui allonge les extrémités des chromosomes (télomères) en synthétisant des séquences répétées à partir de son ARN interne.

Points essentiels

  • Fidélité de la réplication : assurée par l’activité exonucléase 3’→5’ de l’ADN polymérase, permettant la correction des erreurs.
  • Synthèse bidirectionnelle : la réplication débute à une origine, avec deux fourches de réplication progressant en sens opposé.
  • Synthèse continue et discontinue : le brin avancé est synthétisé en continu dans le sens de la fourche, tandis que le brin retardé nécessite la synthèse par fragments d’Okazaki, qui seront reliés par une ligase.
  • Différences chez les eucaryotes : présence de nombreuses origines de réplication, processus plus lent, et gestion spécifique des télomères via la télomérase.
  • Rôle des enzymes associées : hélicases ouvrent la double hélice, topoisomérases contrôlent la tension, ADN polymérases synthétisent, corrigent, et remplacent les amorces ARN.
  • Raccourcissement des télomères : dû à l’impossibilité de compléter la synthèse à l’extrémité 3’ du brin retardé, sauf en présence de la télomérase.

À retenir

Les ADN polymérases assurent une réplication fidèle et efficace du génome, grâce à leur activité synthétique, de correction d’erreurs, et leur rôle dans la réparation de l’ADN, tout en étant régulées pour préserver l’intégrité chromosomique, notamment au niveau des télomères.

10. Réparation de l’ADN

Notions clés & Définitions

  • Réparation de l’ADN : ensemble des mécanismes cellulaires permettant de corriger les dommages subis par l’ADN pour maintenir la stabilité génétique.
  • Dommages à l’ADN : altérations telles que cassures, adduits, mésappariements ou déformations de la double hélice, pouvant entraîner mutations ou instabilité génétique.
  • Mécanismes de réparation :
    • Réparation par excision : élimination de la zone endommagée suivie de la synthèse d’un nouveau brin.
    • Réparation par recombinaison : correction des cassures double brin en utilisant une séquence homologue.
    • Réparation par réparation directe : correction simple sans excision, souvent pour certains adduits.
  • Réparation par excision de bases (BER) : correction des adduits ou bases modifiées par reconnaissance, excision, synthèse et ligature.
  • Réparation par excision de nucléotides (NER) : élimination des lésions volumineuses, notamment les adduits pyrimidiques ou les dimères de thymine.
  • Réparation par recombinaison homologue (HR) et réparation non homologue (NHEJ) : correction des cassures double brin, HR utilisant une séquence homologue, NHEJ étant plus rapide mais moins précise.

Points essentiels

  • La stabilité génétique dépend de l’efficacité des mécanismes de réparation.
  • La réparation de l’ADN est essentielle pour prévenir les mutations, qui peuvent conduire à des maladies telles que le cancer.
  • La réparation par excision (BER et NER) intervient principalement pour les lésions simples ou volumineuses.
  • La réparation par recombinaison (HR et NHEJ) est cruciale pour réparer les cassures double brin.
  • La réparation par excision de bases est orchestrée par des enzymes spécifiques (glycosylases, endonucléases, ADN polymérases, ligases).
  • La réparation par recombinaison nécessite des protéines comme RAD51, BRCA1/2.
  • La défaillance ou l’altération de ces mécanismes favorise l’accumulation de mutations et le développement de pathologies.

À retenir

Les mécanismes de réparation de l’ADN sont essentiels pour préserver l’intégrité génétique, prévenir les mutations et lutter contre le développement de maladies comme le cancer. Leur coordination garantit la stabilité du génome face aux agressions environnementales ou endogènes.

Tableaux de Synthèse

CaractéristiqueRéplication semi-conservativeRéplication conservative (hypothèse alternative)
Mode de duplicationChaque molécule fille hérite d’un brin parentalLa molécule mère reste intacte, la nouvelle est entièrement nouvelle
Expérience cléMeselson et Stahl (1958)Hypothétique, non observée
Conséquence sur la moléculeDeux molécules identiques, chacune avec un brin parental et un néoforméUne molécule conserve ses deux brins, l’autre est entièrement nouvelle
Avantage principalMaintien de la stabilité génétiqueMoins plausible, non confirmé
Enzymes clés de la réplicationFonctionParticularités
ADN polyméraseSynthèse du néobrin5’→3’, activité exonucléase 3’→5’ pour correction
HélicaseDénoue la double héliceDissocie les deux brins
TopoisoméraseRégule la tension de l’ADNCoupe et rejoint l’ADN pour éviter l’enroulement
LigaseRelie les fragments d’OkazakiForme la liaison phosphodiester entre fragments
PrimaseSynthétise l’amorce d’ARNNécessaire pour initier la synthèse
TéloméraseAllonge les télomèresUtilise son propre ARN comme matrice

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre la réplication semi-conservative avec la réplication conservative ou dispersive.
  2. Penser que la synthèse de l’ADN se fait en 3’→5’ au lieu de 5’→3’.
  3. Oublier que le brin discontinu est synthétisé en fragments d’Okazaki.
  4. Confondre le rôle de la télomérase avec celui des autres enzymes de réplication.
  5. Croire que la réplication est identique chez les procaryotes et eucaryotes sans distinction.
  6. Négliger l’importance des origines multiples de réplication chez les eucaryotes.
  7. Confondre la fonction de l’ADN polymérase avec celle de la primase ou de la ligase.

Checklist Examen

  1. Définir le cycle cellulaire et ses phases principales.
  2. Expliquer le principe de la réplication semi-conservative.
  3. Décrire le mécanisme de la réplication chez les procaryotes et les eucaryotes.
  4. Nommer et préciser la fonction des enzymes clés de la réplication.
  5. Illustrer le mode de synthèse continue et discontinue de l’ADN.
  6. Expliquer le rôle des fragments d’Okazaki.
  7. Définir la télomérase et son importance dans la stabilité chromosomique.
  8. Discuter du problème du raccourcissement des télomères et de la sénescence cellulaire.
  9. Comparer la réplication mitochondriale et nucléaire.
  10. Décrire le mécanisme d’action des inhibiteurs de la réplication.
  11. Expliquer le processus de réparation de l’ADN.
  12. Identifier les différences principales entre la réplication chez les procaryotes et les eucaryotes.

Teste seu conhecimento

Teste seu conhecimento sobre Mécanismes et enzymes de la réplication ADN com 10 perguntas de múltipla escolha com correções detalhadas.

1. Qu'est-ce que le cycle cellulaire ?

2. Quelle expérience a permis de confirmer que la réplication de l'ADN est semi-conservative?

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Réaction semi-conservative — principe ?

Chaque molécule fille hérite d’un brin parental et d’un néobrin.

Cycle cellulaire — notion clé?

Étapes de croissance et division cellulaire.

Cycle cellulaire — phases ?

Interphase (G1, S, G2) et mitose.

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