Ficha de revisão: Origines et communication du chien

Plan du Cours

  1. Origines phylogénétiques du chien domestique
  2. Effets de la domestication sur le chien
  3. Différences chien et loup
  4. Besoins fondamentaux et budget-temps
  5. Développement physiologique du chiot
  6. Socialisation sensorielle et motrice du chiot
  7. Communication tactile et sens chimiques
  8. Audition et vision du chien
  9. Communication multimodale intra et interspécifique
  10. Signaux olfactifs et glandes associées
  11. Communication vocale et signaux non vocaux
  12. Émotions, peur et réponses comportementales

1. Origines phylogénétiques du chien domestique

Notions clés & Définitions

  • Canis lupus familiaris : Sous-espèce domestique du loup gris, correspondant au chien domestique.
  • Loup gris : Espèce de référence dont les chiens domestiques descendent selon les données d’ADN mitochondrial.
  • ADN mitochondrial : Type d’ADN hérité par la lignée maternelle, utilisé pour retracer l’origine des chiens domestiques.
  • Loup chinois : Lignée de loup issue du loup gris, possiblement impliquée dans la domestication.
  • Renard argenté : Renard étudié dans les expériences de domestication expérimentale menées en Russie.

Points essentiels

  • Les chiens domestiques descendent du loup gris d’après l’ADN mitochondrial, et non du chacal comme on l’a longtemps cru.
  • Les premières traces ostéo-archéologiques de domestication du chien sont datées vers -15 000 à -17 000 BP.
  • Des indices de proximité entre loups et humains sont aussi rapportés via la biologie moléculaire, avec des dates allant jusqu’à -20 000 BP et -200 000 BP.
  • Le loup chinois descend du loup gris et pourrait avoir aussi contribué à la domestication.
  • Belyaev (1957) propose que la domestication provient de croisements entre loups initialement dociles vivant près des humains.
  • Dans la domestication, la sélection naturelle est remplacée par la sélection artificielle, avec élimination des individus trop agressifs et création de conditions de vie nouvelles.

Astuce mémo

ADN mitochondrial = Mère → origine du chien (loup gris).

2. Effets de la domestication sur le chien

Notions clés & Définitions

  • Groupe familial : Organisation sociale du chien domestique centrée sur un groupe, sans exiger une structure stricte en couple dominant.
  • Meute : Organisation sociale du chien où plusieurs individus interagissent, parfois sans couple alpha unique.
  • Œstrus : Période de réceptivité sexuelle chez la chienne, caractérisée par des cycles reproductifs.
  • Communication inter-spécifique : Capacité du chien à échanger des signaux avec une autre espèce, notamment l’humain, de façon plus efficace que chez le loup.
  • Éthogramme : Inventaire structuré des comportements observables d’un animal, utilisé pour comparer des populations (chien de village, loup, chiens domestiques).

Points essentiels

  • Chez le chien, il y a 2 périodes d’œstrus, alors que chez la louve il y en a 3.
  • Le loup adulte ne joue pas, contrairement au chien domestique dont les interactions incluent des comportements ludiques.
  • La communication inter-spécifique avec l’humain est plus développée chez le chien domestique que chez le loup.
  • Un chien comprend mieux un humain à partir d’un regard qu’un chimpanzé, son plus proche cousin phylogénétique.
  • Étude de Coppinger (2001) : les chiens de village (environ 300 millions) se nourrissent de restes de nourriture humaine et ne sont pas flattés ni “propriétaires” identifiables.
  • Les chercheurs utilisent l’éthogramme pour relier les comportements observés aux besoins naturels du chien, et concluent que l’écologie des chiens de village ressemble davantage à celle du chien domestique actuel qu’à l’

Astuce mémo

Œstrus chien 2 / louve 3 ; regard humain mieux chez chien que chimpanzé ; éthogramme = “liste des comportements” pour comparer niches.

3. Différences chien et loup

Notions clés & Définitions

  • Socialisation prénatale : Processus où le fœtus de chien réagit à des stimulations humaines via le ventre maternel, ce qui prépare des réponses sociales après la naissance.
  • Espèce nidifuge : Catégorie de nouveau-nés qui quittent le nid très tôt, car ils sont capables de se déplacer dès les premiers jours.
  • Espèce nidicole : Catégorie de nouveau-nés qui restent au nid, la mère assurant la protection et le maintien du groupe au début de la vie.
  • Réflexe périnéal : Réflexe néonatal qui dépend d’une stimulation parentale pour déclencher l’élimination, faute d’autonomie du jeune.
  • Habituation : Processus d’apprentissage où la réponse diminue quand un stimulus est répété, en opposition à la sensibilisation.

Points essentiels

  • Chez le chien, le stress maternel pendant la gestation peut modifier le comportement des chiots (plus réactifs, agités ou repliés) via des hormones circulant dans le sang maternel.
  • Vers 25 jours avant la mise-bas, le fœtus de chien réagit aux caresses humaines à travers le ventre, avec une présentation du dos des chiots contre le ventre de la mère, ce qui favorise la socialisation.
  • Période néonatale (0 à 15 jours) : les chiots sont nidicoles et restent au nid, regroupés par la mère dans un endroit sûr et calme.
  • À la naissance, les chiots sont sourds et aveugles mais disposent du toucher et du goût pour trouver les mamelles, avec un premier réflexe de fouissement lié à l’incapacité de réguler la température.
  • Le système nerveux immature limite l’autonomie motrice, et le développement des gaines de myéline progresse dans le sens antéro-postérieur.
  • En néonatal, 90% du temps est consacré au sommeil et le reste aux tétées, et l’élimination nécessite une stimulation par léchage de l’anus et des parties génitales (réflexe périnéal).

Astuce mémo

Stress maternel → hormones → chiots plus réactifs ; 25 jours → caresses → dos contre ventre → socialisation.

4. Besoins fondamentaux et budget-temps

Notions clés & Définitions

  • Apprentissages spontanés : Ensemble des apprentissages acquis naturellement par le chiot avec ses congénères, indispensables pour sa vie sociale intra-spécifique.
  • Banque de données comportementale : Répertoire mental des informations perçues et mémorisées par le chiot à partir de son environnement physique et social.
  • Seuil de tolérance émotionnel : Niveau de tolérance du chiot face au stress social, qui conditionne sa stabilité émotionnelle et la probabilité de réactions inadaptées.
  • Signaux d’apaisement : Environ une quinzaine de signaux canins utilisés pour calmer la rencontre et ritualiser les échanges afin d’éviter les blessures.

Points essentiels

  • Le chiot apprend son environnement physique et son environnement social, à la fois intra-spécifique et inter-spécifique.
  • Les expériences sensorielles contribuent à la banque de données et au développement du système nerveux.
  • Le jeu structure l’équilibre émotionnel, cognitif et comportemental en plus des signaux d’apaisement.
  • Le chiot construit son répertoire comportemental en interagissant ou en observant, ce qui forme aussi son réseau social.
  • Le défaut de socialisation abaisse le seuil de tolérance, augmente le risque de comportements hypermoteurs/brutaux et favorise la peur du congénère par apprentissage.
  • Vers 5 semaines, la mère commence à grogner pour arrêter la tétée, moment où les connexions nerveuses sont décrites comme faites dans le cours.

Astuce mémo

Jeu + signaux d’apaisement = interactions sans conflit; moins de socialisation = seuil bas = peur qui s’installe.

5. Développement physiologique du chiot

Notions clés & Définitions

  • Comportement maternel : Comportement de la mère qui varie selon les races et influence le calendrier d’apparition de certains comportements chez les chiots.
  • Vieillissement : Processus physiologique normal qui survient chez tous les animaux et entraîne des pertes fonctionnelles progressives.
  • Vieillissement cérébral : Vieillissement lié à la mort neuronale, qui réduit la capacité d’adaptation et modifie le comportement.
  • Vieillissement hormonal : Vieillissement caractérisé par une baisse d’activité de l’axe corticotrope et des changements des hormones thyroïdiennes.
  • Atteinte des canaux sensoriels : Altération des capacités sensorielles qui diminue la perception et la qualité des réactions du chien.

Points essentiels

  • Selon les races, certains comportements maternels n’apparaissent pas au même moment, par exemple l’évitement est plus précoce chez le chien de berger que chez le Retriever.
  • Le vieillissement est un phénomène normal et inévitable du développement chez tous les animaux.
  • Le vieillissement peut s’accompagner de maladies métaboliques, d’atteintes d’organes et de gêne fonctionnelle.
  • Le vieillissement cérébral s’accompagne souvent d’une dégradation psychique et comportementale avec ralentissement moteur, plus de sommeil et moindre réactivité.
  • La mort neuronale réduit la capacité d’adaptation et la diminution progressive des fonctions peut entraîner des modifications comportementales.
  • Chez un chien âgé, des réactions de peur peuvent apparaître dans des lieux connus et la désorganisation sociale peut commencer avec une perte de repères spatio-temporels et des changements d’appétit/sommeil (réveils en s

Astuce mémo

Vieillissement = cerveau (adaptation ↓) + hormones (équilibre émotionnel/vigilance ↓) + sens (perception ↓) + douleur (tolérance ↓).

6. Socialisation sensorielle et motrice du chiot

Notions clés & Définitions

  • Bourgeons gustatifs : Ensemble des structures de la langue qui permettent de percevoir les goûts et d’orienter les préférences alimentaires.
  • Infra-sons : Sons dont la fréquence est inférieure à 20 Hz, perceptibles par certains animaux comme la taupe et l’éléphant.
  • Ultrasons : Sons dont la fréquence dépasse 20 000 Hz, perceptibles par des espèces comme les chauves-souris et les dauphins.
  • Vision dichromatique : Type de vision où la palette de couleurs perçues est limitée, avec des nuances surtout autour du bleu et du jaune.
  • Tapetum lucidum : Structure rétinienne qui renforce la faible lumière disponible, améliorant la vision nocturne chez le chien.

Points essentiels

  • Le chien possède environ 1 700 bourgeons gustatifs dénombrés, contre plus de 9 000 chez l’humain selon la source.
  • Le chien est à l’origine un carnivore strict, puis il s’est adapté en opportuniste puis en omnivore (notamment via l’accès aux déchets humains).
  • Les études de préférences gustatives chez le chien servent aussi à concevoir des aliments industriels (croquettes et pâtée).
  • Le chien détecte le goût amer et le déteste, ce qui aide à éviter l’intoxication.
  • La sensibilité au sel serait faible chez le chien, comme chez le loup, et le chien digère très facilement le sucré tout en ayant une sensibilité au sucre décrite comme faible.
  • Sous 20 Hz on parle d’infra-sons, et au-dessus de 20 000 Hz d’ultrasons; la taupe et l’éléphant entendent les infra-sons tandis que les chauves-souris et les dauphins perçoivent jusqu’à 160 000 Hz.

Astuce mémo

Amer = danger (anti-intoxication) ; Sucré = facile à digérer mais pas forcément très sensible.

7. Communication tactile et sens chimiques

Notions clés & Définitions

  • Communication tactile : Communication fondée sur les contacts corporels et les signaux perçus par le toucher, utile surtout quand d’autres sens sont limités.
  • Sens olfactif canin : Capacité de détection olfactive très développée chez le chien, permettant d’exploiter des molécules chimiques pour communiquer et explorer.
  • Organe voméro-nasal : Organe olfactif accessoire chez le chien, impliqué dans la détection de molécules chimiques, notamment liées à la reproduction.
  • Phéromones sexuelles : Molécules chimiques associées à la reproduction, détectées par le système olfactif accessoire et utilisées dans la communication.
  • Marquage urinaire : Comportement de dépôt d’urine servant à transmettre des informations chimiques à d’autres individus.

Points essentiels

  • Les chiens peuvent être entraînés à exploiter leur sens olfactif pour des tâches liées à la détection.
  • Le chien possède un organe voméro-nasal, présent de façon résiduelle chez l’humain, qui contribue à la détection de molécules chimiques.
  • Les phéromones sexuelles participent à la communication chimique chez le chien.
  • Le marquage urinaire est un rôle majeur de la communication chimique.
  • L’exploration de l’environnement passe aussi par la détection de signaux chimiques.
  • En cas de perte d’un sens chez le chien, on adapte la communication (ex. chiens sourds : davantage visuel et tactile).

Astuce mémo

Odeur = infos : voméro-nasal détecte phéromones → marquage urinaire + exploration ; si un sens manque, on compense par tactile/visuel.

8. Audition et vision du chien

Notions clés & Définitions

  • Communication canine : La communication canine regroupe l’ensemble des signaux émis et reçus par les chiens pour adapter leurs comportements et influencer l’autre individu.
  • Communication multimodale : La communication multimodale combine plusieurs canaux (vocal, visuel, olfactif, tactile) émis en même temps ou à la suite.
  • Communication olfactive : La communication olfactive repose sur la diffusion de molécules odorantes qui portent des informations et se perçoivent à distance et dans le temps.
  • Organe voméro-nasal : L’organe voméro-nasal permet d’identifier des molécules odorantes détectées par la cavité nasale lors de l’exploration olfactive.
  • Communication acoustique canine : La communication acoustique canine correspond à la gamme de vocalises utilisées par les chiens pour transmettre des états et intentions.

Points essentiels

  • Le schéma de communication suit une chaîne émetteur→message→récepteur, avec adaptation du comportement et retour vers l’émetteur.
  • Si aucun retour n’apparaît, cela peut indiquer que le message ne contenait pas d’information utile mais surtout un signal émotionnel.
  • Chez les espèces sociales, la communication sert à gérer les distances entre individus pour favoriser regroupement, cohésion ou dispersion.
  • Les chiens utilisent plusieurs modalités : vocalisations, signaux posturaux et mimiques (dont regard et déplacements), signaux olfactifs (marquage) et signaux tactiles.
  • Les signaux peuvent être émis simultanément ou successivement, ce qui rend l’observation du contexte indispensable (ex. queue).
  • La queue remue peut traduire une excitation, mais son sens exact (positif ou négatif) dépend du reste des signaux observés.

Astuce mémo

Multimodal = plusieurs canaux en même temps : vocal + corps + odeur + contact, donc on lit le “contexte total”.

9. Communication multimodale intra et interspécifique

Notions clés & Définitions

  • Communication olfactive : Communication fondée sur les odeurs, qui peut être perturbée par des signaux corporels liés au stress.
  • Glandes anales : Glandes situées autour de l’anus dont le contenu peut être libéré lors du stress, modifiant l’odeur perçue.
  • Communication acoustique : Communication basée sur les vocalises et autres sons, dont la forme varie avec l’état émotionnel et la race.
  • Signaux vocaux : Catégorie de vocalisations produites par le chien, utilisées pour exprimer des états internes et influencer le récepteur.
  • Signaux non-vocaux : Sons produits sans vocalisation “typée”, souvent involontaires, liés à des émotions comme le stress ou l’excitation.

Points essentiels

  • Le stress peut déclencher la vidange des glandes anales, ce qui libère une odeur très marquante et peut perturber la communication olfactive.
  • La communication canine est décrite comme riche et complexe, avec des hypothèses scientifiques et des zones encore mal comprises.
  • Les vocalisations sont interprétées comme une expression des émotions, mais il existe peu d’études sur leur production et davantage sur la perception humaine.
  • Les chercheurs distinguent signaux vocaux et signaux non-vocaux pour analyser la communication acoustique.
  • Les chiots commencent à émettre des sons entre 15 jours et 3 semaines, pendant la période de transition, puis le répertoire se développe avec la socialisation.
  • La fréquence et la modulation des vocalises sont supposées refléter l’état émotionnel, avec des sons plutôt aigus pour la détresse et des sons plutôt graves pour des interactions agonistiques.

Astuce mémo

Stress → odeur forte (glandes anales) + sons émotionnels (aigus/détresse vs graves/agonistique).

10. Signaux olfactifs et glandes associées

Notions clés & Définitions

  • Communication posturale : La communication posturale regroupe les messages transmis par la position du corps, les déplacements et les comportements auto-centrés.
  • Signaux involontaires émotionnels : Les signaux involontaires émotionnels sont des manifestations corporelles déclenchées par l’état affectif, sans contrôle volontaire.
  • Signaux volontaires : Les signaux volontaires sont des comportements intentionnels, souvent complexes et issus d’un mélange d’inné et d’apprentissage.
  • Socialisation canine : La socialisation est la période où les chiots apprennent à produire et à lire de nombreux signaux sociaux.
  • Période juvénile : La période juvénile est une phase d’apprentissage supplémentaire des signaux, en complément de la socialisation.

Points essentiels

  • La communication posturale est très riche et combine posture, mimiques, allures, déplacements et comportements auto-centrés.
  • La lecture des signaux peut varier selon la race, par exemple avec le dressage des oreilles ou l’absence de queue.
  • Les signaux involontaires émotionnels incluent mydriase, halètement/respiration accélérée, tremblement, pilo-érection et bâillement.
  • Les signaux volontaires sont nombreux, complexes et spécifiques, avec une part innée et une part apprise pendant la socialisation et la phase juvénile.
  • La relation dominant-dominé n’est pas une preuve automatique de hiérarchie à partir d’un seul comportement.

Astuce mémo

Posture + mimiques + allures = « le corps parle »; émotion = involontaire; intention = volontaire.

11. Communication vocale et signaux non vocaux

Notions clés & Définitions

  • Pipi de marquage : Signal bref et en hauteur utilisé pour transmettre des informations pendant le marquage.
  • Mimiques faciales : Ensemble des expressions du visage (oreilles, yeux, babines) qui renseignent sur l’état émotionnel du chien.
  • Signaux d’apaisement : Signaux comportementaux utilisés pour réduire la tension et favoriser la compréhension entre chiens et avec les humains.
  • Stalk (séquence de prédation) : Phase de fixation du regard qui peut annoncer une séquence de prédation chez le chien.
  • Émotion : Réaction brutale, spontanée et rapide, avec une fonction précise, comprenant une composante interne et des manifestations externes.

Points essentiels

  • Le marquage par pipi est un signal volumineux et continu, mais le pipi de marquage est bref et en hauteur pour transmettre l’information.
  • Un regard figé (stalk) est un mauvais signe : il signale que le chien n’est pas à l’aise et peut ouvrir la séquence de prédation.
  • La séquence de prédation décrite suit : stalk, puis course lente, course rapide, saisie, puis tugger avec éviscération et consommation.
  • Une gueule ouverte avec langue pendante correspond à un chien plus détendu, tandis qu’une gueule pincée s’observe dans d’autres états.
  • Les mouvements d’intention incluent des simulacres : faire semblant de courser, faire semblant de sauter dessus, ou simuler des attaques.
  • Les signaux d’apaisement (environ une quinzaine) servent à apaiser le chien et ses vis-à-vis, et ils sont aussi utiles pour nous afin de mieux nous faire comprendre.

Astuce mémo

Regard figé = stalk (mauvais signe) ; langue pendante = détente ; signaux d’apaisement = “calmer pour se comprendre”.

12. Émotions, peur et réponses comportementales

Notions clés & Définitions

  • Expressions faciales : Ensemble des signaux visibles du visage qui portent une valence émotionnelle et servent de repère social.
  • Vocalisations émotionnelles : Sons produits en lien avec une émotion, capables d’être associés à la nature de l’état émotionnel.
  • Généralisation émotionnelle : Capacité à appliquer une expression et sa valence à de nouveaux contextes plutôt que de rester strictement local.
  • Système nerveux sympathique : Branche du système nerveux autonome qui active l’organisme en augmentant les constantes lors d’un stress.
  • Système nerveux parasympathique : Branche du système nerveux autonome qui ramène les constantes vers la normale après l’activation.

Points essentiels

  • Les chiens associent des vocalisations émotionnelles à la nature de l’émotion chez l’humain et chez leurs congénères.
  • Les chiens peuvent lire les expressions faciales humaines et s’en servir comme référence sociale, comme le font les enfants.
  • Le chien généralise davantage les expressions et leur valence que le chat, en les appliquant plus largement.
  • Lors d’un stress, la respiration et le rythme cardiaque augmentent, avec des changements de couleur de peau et une hausse de la pression artérielle.
  • Le stress augmente aussi la température, provoque une vasodilatation, une salivation, une dilatation des pupilles et peut entraîner des troubles digestifs.
  • Les réponses comportementales à la peur incluent fuite, mouvements involontaires, expressions faciales, vocalisations et postures.

Astuce mémo

Sympathique = « accélère » ; Parasympathique = « ramène au calme ».

Repères chronologiques

DateÉvénement
1957Belyaev sélectionne des renards argentés les plus dociles (expérience en Russie) et observe des modifications après ~30 générations
1892Début de l’élevage des renards argentés en Russie (travaux de Belyaev)
2001Étude de Coppinger sur les chiens de village (éthogramme)

Tableaux de synthèse

Différences chien vs loup (repères du cours)

ThèmeChienLoup
Reproduction2/3 chaleurs par an1 chaleur par an
Œstrus2 œstrus3 œstrus
Vocalisationsaboie (beaucoup plus de vocalises)ne aboie pas, hurle
Jeu adultepas de jeu chez le loup adulte (donc jeu chez le chien)pas de jeu chez le loup adulte
Communicationcommunication inter-spécifique avec l’humain développéecommunication avec l’humain moins développée

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre l’ADN mitochondrial (lignée maternelle) et une preuve ostéo-archéologique : ce n’est pas la même source de données.
  2. Croire que le chien descend du chacal : le cours insiste sur une descendance du loup gris via l’ADN mitochondrial.
  3. Mélanger les périodes : néonatale (0-15 jours, nidicole chez le chien) vs transition (15 jours-3 semaines) vs socialisation (3 semaines-4 mois).
  4. Inverser les nombres d’œstrus : chien 2 vs louve 3 ; et oublier que la reproduction est aussi décrite via chaleurs/an.
  5. Interpréter la queue sans contexte : “queue remue” = excitation, mais le sens positif/négatif dépend des autres signaux.
  6. Penser que dominance = hiérarchie fixe : le cours précise qu’il n’existe pas de chien dominant et qu’il n’y a pas de transitivité.
  7. Confondre habituation et sensibilisation : habituation = réponse qui diminue quand le stimulus est répété, sensibilisation = réponse qui augmente.

Checklist Examen

  1. Expliquer pourquoi l’ADN mitochondrial conduit à une origine du chien domestique à partir du loup gris (et non du chacal).
  2. Donner les repères ostéo-archéologiques et de biologie moléculaire sur la proximité loup-humains (avec les ordres de grandeur du cours).
  3. Résumer l’idée de Belyaev (1957) : sélection de loups/renards dociles, sélection artificielle, et effets phénotypiques observés après plusieurs générations.
  4. Comparer chien et loup sur au moins 4 critères du cours : chaleurs/an, nombre d’œstrus, vocalisations, jeu adulte, communication avec l’humain.
  5. Décrire le rôle de l’éthogramme et citer l’étude de Coppinger (2001) : chiens de village, besoins naturels, et proximité écologique avec le chien actuel.
  6. Maîtriser le budget-temps du chien de village pendant les activités humaines (6h30-19h30) : maintenance, inactifs, vocalisation/interactions, comportements individuels.
  7. Décrire la période prénatale : gestation 8-9 semaines, stress maternel via hormones, et socialisation vers 25 jours avant la mise-bas (caresses et présentation du dos).
  8. Décrire la période néonatale (0-15 jours) : nidicole, sourds/aveugles, réflexe de fouissement, absence d’autonomie motrice, 90% sommeil, réflexe périnéal.
  9. Décrire la transition (15 jours-3 semaines) : ouverture des paupières vers 15 jours, audition vers 3 semaines, début des vocalisations, exploration du nid, habituation positive des environnements.
  10. Décrire la socialisation (3 semaines-4 mois) : apprentissages spontanés, banque de données, seuil de tolérance émotionnel, signaux d’apaisement (quinzaine), rôle du jeu, et attraction puis peur vers 7 semaines.
  11. Expliquer les périodes juvénile et adulte : période juvénile (3 mois à puberté), puis puberté (diminution du jeu, hausse agonistique/sexuelle) et patterns (recherche nourriture, éviter risque, reproduction, comportement/
  12. Expliquer le vieillissement : vieillissement cérébral/hormonal/canaux sensoriels, conséquences comportementales (peur, désorganisation sociale, repères spatio-temporels, appétit/sommeil) et lien avec douleur/algies.
  13. Décrire la perception : toucher (thermo/proprio/nocicepteurs, caresse apaisante), goût (bourgeons gustatifs ~1700, amer/détesté, sucré digéré facilement, sel faible), audition (infra/ultrasons et gammes du cours), vision
  14. Décrire l’olfaction et la communication chimique : organe voméro-nasal, marquage urinaire, exploration, rôle des phéromones, et adaptation en cas de perte d’un sens (ex. sourds).

Teste seu conhecimento

Teste seu conhecimento sobre Origines et communication du chien com 4 perguntas de múltipla escolha com correções detalhadas.

1. Quelle origine phylogénétique est retenue pour le chien domestique d’après l’ADN mitochondrial ?

2. Quelle est la principale preuve permettant d'affirmer que les chiens domestiques descendent du loup gris plutôt que du chacal?

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Origine du chien — quelle espèce ?

Descend du loup gris selon l’ADN mitochondrial.

Origines phylogénétiques du chien

Descend du loup gris, ADN mitochondrial.

Effets de la domestication — principal changement ?

Remplacement de la sélection naturelle par la sélection artificielle.

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