📋 Plan du Cours
- Binôme indissociable et contact permanent
- Vérifications matériel, contrôle croisé et codes
- Repli ordonné et regroupement au point prédéfini
- Rôle du contrôleur et sécurité au point de pénétration
- Binôme de sécurité : autorité et missions
- Conditions d’engagement et tableau de gestion des reconnaissances
- Techniques d’engagement à vue et sur ligne de vie
- Engagement sur ligne de vie méthode latérale
- Recherche de victimes et assistance respiratoire
- Espaces d’attente sécurisés et évacuation différée
- Réengagement, récupération et remise à niveau matériel
- Marquage des locaux et fermeture des portes
🔑 Notions clés & Définitions
- Binôme d'exploration : Binôme d'intervention composé d'un chef et d'un équipier, chargé de l'exploration en sécurité.
- Binôme indissociable : Principe imposant que le sapeur-pompier ne s'engage jamais seul et reste avec son équipier.
- Contact permanent : Exigence de maintien d'une liaison entre les deux membres du binôme via un lien physique, visuel ou verbal.
- Code de communication : Ensemble de signaux convenus entre le binôme et le contrôleur, adapté au type de moyens de communication utilisés.
- Code général d'évacuation : Signal préétabli déclenchant le repli de tous les binômes directement menacés vers le point de regroupement.
📝 Points essentiels
- Le binôme d'exploration est composé d'un chef et d'un équipier, et les personnels engagés travaillent en binôme.
- Le binôme est indissociable : un sapeur-pompier ne doit jamais s'engager seul.
- Le travail en binôme impose un contact permanent entre les deux intervenants (physique, visuel ou verbal).
- Avant l'engagement, le binôme vérifie l'état du matériel (dont ARI et matériel d'exploration) et réalise des contrôles individuels au contrôle croisé.
- Le binôme établit avec le contrôleur un code de communication adapté aux moyens employés (radios, sonore, filaire, etc.).
- En cas d'évolution défavorable, le repli des binômes directement menacés est ordonné par le code général d'évacuation, via un signal radio, une corne pneumatique ou un autre moyen prévu, puis tout le personnel se désengs
💡 Astuce mémo
Binôme = Chef + Équipier, et Contact = Physique/Visuel/Verbal ; Évacuation = Code général → Repli vers regroupement.
📖 2. Vérifications matériel, contrôle croisé et codes
🔑 Notions clés & Définitions
- Point de pénétration : Lieu de passage contrôlé où le contrôleur supervise l’entrée, la communication et les vérifications avant l’engagement en zone d’exclusion.
- Code de communication : Indicatif radio attribué à chaque binôme pour permettre des échanges clairs et identifiés pendant l’opération.
- Code général d’évacuation : Code commun rappelé au point de pénétration pour déclencher et coordonner une évacuation en cas de besoin.
- Binôme de sécurité : Binôme mis en place par le COS au niveau du point de pénétration pour assister et porter secours aux binômes engagés en zone contrôlée.
- Contrôleur : Personne responsable du point de pénétration, qui supervise les binômes engagés et le binôme de sécurité, et rend compte au COS.
📝 Points essentiels
- Le contrôleur vérifie le port correct des EPI et des matériels d’exploration et de sécurité des intervenants.
- Le contrôleur établit ou vérifie le code radio et attribue un indicatif à chaque binôme.
- Le contrôleur rappelle le code général d’évacuation aux binômes concernés.
- Le contrôleur effectue les enregistrements et regroupe les plaques de contrôle.
- Le contrôleur limite l’engagement à 10 porteurs maximum, soit 4 binômes plus le binôme de sécurité.
- Le contrôleur assure la gestion des ressources et des reconnaissances au point de pénétration (missions, heure d’entrée, heure de sortie).
💡 Astuce mémo
Codes = Radio par binôme + Évacuation générale : si ça ne se parle pas clairement, ça ne s’évacue pas clairement.
📖 3. Repli ordonné et regroupement au point prédéfini
🔑 Notions clés & Définitions
- Binôme de sécurité : Binôme chargé de surveiller, sécuriser et soutenir les binômes engagés, notamment pendant le repli et l’attente avant assistance.
- Parc matériel : Ensemble de moyens préparés par le binôme de sécurité pour pouvoir assister rapidement un binôme engagé selon les outils disponibles.
- Assistance respiratoire ARI : Équipement d’assistance respiratoire utilisé par le binôme de sécurité pour intervenir rapidement en zone d’exclusion.
- SAD : Dispositif d’assistance respiratoire à encliqueter, utilisé par les porteurs pour assurer une respiration en cas de difficulté.
- Zone d’exclusion : Zone où l’engagement fait passer les intervenants depuis la zone contrôlée, avec des exigences minimales de sécurité et d’autonomie.
📝 Points essentiels
- Le binôme de sécurité contrôle l’ouvrant d’engagement et facilite la progression puis le repli des établissements.
- Le binôme de sécurité maintient un contact avec les binômes engagés (visuel, veille radio) et assure la pérennité de l’itinéraire de repli.
- Le binôme de sécurité veille aux alarmes sonores dans la zone d’exclusion et remonte les informations au contrôleur.
- Pour anticiper une assistance, le binôme de sécurité peut constituer un parc matériel (ARI, caméra thermique, outils de forcement, moyen d’évacuation).
- Pendant l’attente, le binôme de sécurité porte l’ARI avec le masque sur le visage, la SAD non encliquetée et la bouteille ouverte pour intervenir immédiatement.
- Si de la buée apparaît dans le masque, faire encliqueter la SAD par l’autre porteur et respirer jusqu’à disparition de la buée.
💡 Astuce mémo
Contact + repli + alarmes : visuel/veille radio, itinéraire maintenu, alarmes surveillées, infos remontées.
📖 4. Rôle du contrôleur et sécurité au point de pénétration
🔑 Notions clés & Définitions
- Commandant des opérations de secours : Autorité qui analyse la situation opérationnelle puis décide du niveau de protection et de l’engagement des moyens humains selon les enjeux et les ressources disponibles.
- Binôme de sécurité : Équipe dédiée à la protection des intervenants, mise en place le plus rapidement possible et chargée de sécuriser l’engagement au point de pénétration.
- Point de regroupement : Lieu défini pour rassembler les équipes en cas d’évacuation, afin d’organiser la suite des actions après retrait.
- Tableau de gestion des reconnaissances : Outil tenu par le contrôleur pour identifier les équipes, suivre leurs reconnaissances (notamment les horaires) et gérer les missions.
- Code de communication : Ensemble de codes établis et vérifiés pour coordonner les échanges au sein du binôme, entre le binôme et le contrôleur, ainsi que l’évacuation générale.
📝 Points essentiels
- La sécurité pendant la phase d’engagement dépend du respect des mesures préalables fixées par le commandant des opérations de secours.
- Le commandant des opérations de secours choisit le niveau de protection après analyse des enjeux, des moyens disponibles et du risque.
- Le COS met en place un binôme de sécurité le plus rapidement possible.
- Le COS fait identifier et sécuriser les itinéraires de repli et de secours, avec des moyens pré-positionnés si nécessaire (échelles à coulisse ou moyens aériens).
- Le COS définit un point de regroupement en cas d’évacuation.
- Le COS ou le contrôleur engage le binôme de sécurité sans préavis si le temps d’engagement prévu est dépassé et/ou si le détecteur d’immobilité se déclenche.
💡 Astuce mémo
COS = Protection d’abord : Binôme vite + Itinéraires de repli sécurisés + Point de regroupement.
📖 5. Binôme de sécurité : autorité et missions
🔑 Notions clés & Définitions
- Binôme de sécurité : Binôme chargé de sécuriser l’engagement en assurant la mise en place rapide et le respect des priorités de passage.
- Pression nominale 300 bars : Valeur de référence de la bouteille d’ARI utilisée pour déterminer une pression minimale d’engagement.
- Contrôle croisé : Vérification mutuelle entre membres du binôme pour confirmer que les conditions d’engagement sont réunies.
- Enregistrement du binôme : Étape de contrôle préalable qui valide l’engagement en identifiant les porteurs et la pression, puis en organisant la remise des éléments de détresse.
- Point de pénétration : Lieu de référence où le responsable valide les engagements et où le binôme doit revenir lors d’un signal de fin de charge.
📝 Points essentiels
- La pression avant engagement ne doit pas être inférieure à la pression nominale moins 1/3 pour une bouteille 300 bars, soit au moins 270 bars.
- Le contrôle croisé doit être réalisé et jugé satisfaisant avant l’engagement.
- Le binôme doit être enregistré avant chaque engagement ou réengagement.
- Tout engagement sous la pression minimale est limité à des missions restreintes et à vue, validées par le responsable du point de pénétration.
- L’enregistrement se fait en zone contrôlée auprès du chef d’agrès ou du contrôleur, sinon par le binôme après information obligatoire du chef d’agrès.
- L’enregistrement inclut l’identification des porteurs, la pression d’engagement, l’heure d’entrée si possible, et la remise des clés de balises de détresse avec les plaquettes au chef d’agrès/contrôleur ou au point d’en-
💡 Astuce mémo
Pression OK = 270+ ; Contrôle croisé OK ; Enregistrement fait : sinon mission limitée et à vue.
📖 6. Conditions d’engagement et tableau de gestion des reconnaissances
🔑 Notions clés & Définitions
- Engagement sous ARI : Ensemble des règles d’organisation qui encadrent une reconnaissance en milieu enfumé ou irrespirable avec appareil respiratoire isolant.
- Binôme engagé : Duo de sécurité qui réalise la progression et la reconnaissance, avec des obligations de traçabilité, de communication et de repérage du repli.
- Ligne de vie : Dispositif de guidage utilisé pour sécuriser la progression et rendre le chemin de repli facilement identifiable par le binôme.
- Engagement à vue : Technique de progression où le binôme avance en gardant une visibilité suffisante sur l’environnement pendant l’engagement.
- Engagement sur ligne de vie : Technique de progression où le binôme se déplace en s’appuyant sur une ligne de vie pour sécuriser le retour et la navigation.
📝 Points essentiels
- Pour toute exploration sous ARI, le binôme doit être enregistré, disposer d’un moyen de communication et avoir un itinéraire de repli facilement identifiable.
- Le chef d’agrès ou le COS organise les mises en œuvre des techniques d’engagement selon la configuration, les risques, la visibilité et le nombre de binômes.
- Le binôme adapte sa technique à la situation rencontrée et peut changer en cas de sauvetage survenant pendant l’engagement.
- Les techniques d’engagement listées sont : engagement à vue, engagement sur ligne de vie (progression), méthode latérale, méthode circulaire.
- Les techniques peuvent être utilisées seules ou combinées selon l’environnement opérationnel.
- Même en engagement à vue, l’enregistrement est systématique et les locaux visités doivent être signalés.
💡 Astuce mémo
ARI = Enregistrement + Com’ + Repli visible (ECR).
📖 7. Techniques d’engagement à vue et sur ligne de vie
🔑 Notions clés & Définitions
- Engagement à vue : Procédure d’intervention où l’équipe progresse en gardant un lien visuel avec la zone, tout en appliquant les exigences de sécurité et de traçabilité.
- Engagement sur ligne de vie : Engagement utilisant un lien physique continu entre l’extérieur de la zone d’exclusion et la zone contrôlée pour sécuriser le déplacement.
- Ligne guide principale : Configuration de ligne de vie fixée comme axe principal, avec possibilité de dérivation ou de prolongement pour guider le binôme.
- Ligne guide de dérivation ou prolongement : Branchement ou extension de la ligne guide principale permettant d’adapter l’orientation du cheminement vers la zone explorée.
- Ligne d’attaque : Mise en place d’une ligne (souvent associée à une LDV) pour l’attaque de foyer, avec un établissement limité en nombre de longueurs.
📝 Points essentiels
- Même lors d’un engagement à vue, l’enregistrement est systématique.
- L’engagement sur ligne de vie crée un lien physique continu vers la zone contrôlée.
- Durée typique sur ligne de vie : entre 15 min et 25 min selon la bouteille (6 L à 90 l/min jusqu’à 9 L à 90 l/min).
- La mise en œuvre est adaptée quand la visibilité est réduite ou nulle et que le cheminement est complexe ou difficile.
- La ligne de vie est utilisée aussi lorsque la capacité de résistance et d’endurance du binôme risque d’être altérée.
- Deux configurations existent : ligne guide principale (avec dérivation/prolongement) ou progression avec tuyau via moyen hydraulique (recherche de foyer/victimes).
💡 Astuce mémo
À vue = enregistrement ; sur ligne de vie = lien continu + durée 15–25 min selon bouteille.
📖 8. Engagement sur ligne de vie méthode latérale
🔑 Notions clés & Définitions
- Ligne guide filaire : Une ligne guide filaire sert de support unique pour réaliser l’engagement latéral, sans autre base de progression.
- Zone d’exclusion : Une zone d’exclusion désigne l’espace où l’on engage la reconnaissance en s’appuyant sur la ligne guide principale et ses prolongements ou dérivations.
- Liaison personnelle courte : La liaison personnelle courte relie un porteur à la ligne guide pour limiter l’amplitude tout en gardant une connexion au binôme.
- Liaison personnelle entièrement déployée : La liaison personnelle entièrement déployée correspond à la longueur maximale utilisable pour augmenter l’amplitude de reconnaissance latérale.
- Mode associé : Le mode associé est une configuration où les deux porteurs d’ARI sont reliés via la liaison personnelle courte du chef, avec déploiement de celle de l’équipier.
📝 Points essentiels
- La méthode sert à reconnaître une zone relativement vaste en parallèle entre deux points de fixation de la ligne guide principale, de prolongement ou de dérivation en zone d’exclusion.
- Le temps d’engagement est limité à 25 minutes.
- L’engagement est réalisé exclusivement à partir d’une ligne guide filaire.
- L’amplitude maximale correspond à la longueur cumulée d’une liaison personnelle entièrement déployée et d’une liaison courte.
- Les conditions de mise en œuvre incluent une visibilité réduite ou nulle et un cheminement difficile.
- La progression peut se faire debout, accroupi, à genoux ou à quatre pattes selon l’environnement (risque thermique et/ou visibilité réduite).
💡 Astuce mémo
Latéral = 25 min max, filaire uniquement, et amplitude = (liaison déployée) + (liaison courte).
📖 9. Recherche de victimes et assistance respiratoire
🔑 Notions clés & Définitions
- Appels verbaux réguliers : Procédure de recherche où le binôme parle régulièrement pendant la reconnaissance pour signaler sa présence et capter des réponses.
- Paus es respiratoires coordonnées : Technique de repérage où le binôme synchronise des pauses pour mieux entendre d’éventuels bruits émis par une victime.
- Cagoule d’évacuation : Dispositif de protection et d’assistance respiratoire permettant de secourir une victime lors de sa mise en sécurité.
- SAAR : Sac d’assistance en air respirable utilisé comme source d’air pour mettre en œuvre une cagoule d’évacuation.
📝 Points essentiels
- Le binôme doit écouter les appels à l’aide et tout signe de présence de victimes pendant la reconnaissance.
- Le binôme doit faire des appels verbaux réguliers pendant la progression pour provoquer ou capter des réponses.
- Le binôme doit être attentif aux sons et coordonner des pauses respiratoires entre chef d’équipe et équipier.
- La recherche doit inclure salles de bains (baignoires, douches), gardes-robes, sous les lits, meubles, sous-sol et tous les recoins possibles.
- Une porte de salle de bains verrouillée indique qu’une personne peut être à l’intérieur.
- Il faut vérifier l’intérieur des baignoires lors de la recherche de victimes en salle de bains.
💡 Astuce mémo
Écoute + pauses = réponses; pièces clés = bain, sous-sol, sous lits.
📖 10. Espaces d’attente sécurisés et évacuation différée
🔑 Notions clés & Définitions
- Cagoule d’évacuation : Dispositif d’assistance respiratoire permettant de protéger une victime pendant l’évacuation vers un lieu protégé.
- SAAR sac d’assistance en air respirable : Équipement d’assistance respiratoire utilisant une cagoule dédiée pour fournir de l’air respirable à une victime.
- Cagoule autonome à cartouche filtrante : Cagoule d’évacuation fonctionnant avec une cartouche filtrante pour assurer une protection respiratoire lors du transport.
- Espace d’attente sécurisé : Zone protégée contre les fumées, les flammes et le rayonnement thermique, prévue pour une évacuation différée.
- Balisage spécifique EAS : Signalisation permettant aux secours d’identifier rapidement les espaces d’attente sécurisés depuis l’extérieur et dans l’établissement.
📝 Points essentiels
- Trois modes d’assistance respiratoire par cagoule d’évacuation existent : sur la 2e sortie moyenne pression de l’ARI, sur un SAAR, ou via une cagoule autonome à cartouche filtrante.
- La mission d’assistance respiratoire doit être confiée au sauveteur ayant la plus grande autonomie.
- Le sauveteur doit successivement prendre contact, expliquer la procédure, équiper la victime, puis l’évacuer vers un lieu protégé des effets du sinistre.
- Un EAS est une zone à l’abri des fumées, des flammes et du rayonnement thermique.
- Toute personne, quel que soit son handicap, doit pouvoir accéder à l’EAS et y attendre l’évacuation différée avec une aide extérieure.
- Les EAS peuvent être aménagés dans les espaces accessibles au public ou au personnel, sauf dans les locaux à risques particuliers, et ne sont pas forcément dédiés uniquement à cette fonction.
💡 Astuce mémo
EAS = Abri contre FFR (Fumées, Flammes, Rayonnement) + Secours repère au balisage.
📖 11. Réengagement, récupération et remise à niveau matériel
🔑 Notions clés & Définitions
- Réengagement : Le réengagement correspond à l’envoi d’un binôme sur une nouvelle mission après une phase de récupération.
- Récupération physique des personnels : La récupération physique est une phase de repos et de reconditionnement du binôme avant un éventuel réengagement.
- Zone d’exclusion : La zone d’exclusion est l’espace où l’on ne doit pas rester sans justification, et sa sortie ne signifie pas forcément la fin de l’engagement.
- Zone de soutien : La zone de soutien est l’endroit où le binôme récupère physiquement en réalisant des actions de décompression.
- Remise à niveau du matériel : La remise à niveau du matériel est une vérification du bon fonctionnement des équipements pendant les phases d’engagement.
📝 Points essentiels
- Le réengagement est envisagé après une phase de récupération, avec deux cas à distinguer selon la maîtrise du sinistre.
- Si le sinistre n’est pas maîtrisé, le réengagement dépend d’une autonomie suffisante (aller/travail/retour) et d’un état physique validé par le chef d’agrès.
- Si le feu est maîtrisé ou si l’activité ne compromet pas la mission (dégarnissage, déblai, mission annexe), le réengagement dépend aussi de l’autonomie et d’une validation de l’état physique par le chef d’agrès.
- En cas de réengagement, la pression disponible doit être mentionnée au point de pénétration auprès du responsable.
- La sortie de la zone rouge n’entraîne pas automatiquement un désengagement, par exemple si le matériel est pris en charge en zone contrôlée.
- Le COS prévoit des relèves pour limiter les réengagements de binômes.
💡 Astuce mémo
Réengagement = Autonomie + Validation chef d’agrès, et pression annoncée au point de pénétration.
📖 12. Marquage des locaux et fermeture des portes
🔑 Notions clés & Définitions
- Marquage des locaux : Le marquage des locaux est une signalisation apposée pendant l’exploration pour indiquer l’avancée des reconnaissances et éviter les reprises inutiles.
- Fermeture des portes : La fermeture des portes est l’action de fermer les portes après reconnaissance pour limiter l’envahissement par les fumées et la propagation de l’incendie vers les pièces.
- Code en croix : Le code en croix est un marquage sur une porte qui combine un trait à l’entrée et un trait à la sortie pour montrer que la reconnaissance est terminée.
- Chiffre de victimes évacuées : Le chiffre de victimes évacuées est une information ajoutée au marquage pour renseigner le nombre de victimes sorties du local.
- Marquage en cercle : Le marquage en cercle est un complément au code en croix indiquant qu’une seconde reconnaissance a été réalisée dans le local.
📝 Points essentiels
- Le marquage sert à préciser l’avancée des reconnaissances et à éviter de perdre du temps par répétition des vérifications.
- Après reconnaissance, les portes d’entrée et les portes intérieures sont fermées pour empêcher que les pièces soient envahies par les fumées ou touchées par la propagation de l’incendie.
- Les règles de marquage doivent être définies, connues de tous et formulées de façon simple et compréhensible pour l’ensemble des équipes.
- Un trait vertical est réalisé au moment de l’entrée dans le volume pour signaler que les reconnaissances sont en cours.
- Un deuxième trait au moment de la sortie complète le marquage en croix pour indiquer que les reconnaissances sont effectuées.
- Le chiffre associé au marquage indique le nombre de victimes évacuées, et un cercle autour de la croix signale une seconde reconnaissance.
💡 Astuce mémo
Entrée = trait vertical, Sortie = croix ; chiffre = victimes évacuées ; cercle = 2e passage.
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre binôme d’exploration et binôme de sécurité : le premier explore en binôme, le second assiste/porte secours et relève sous l’autorité du contrôleur.
- Croire que le repli concerne seulement le binôme en difficulté : le cours précise le repli de tous les binômes directement menacés, ordonné par le code général d’évacuation.
- Oublier l’enregistrement avant engagement : même si l’engagement est à vue, l’enregistrement est systématique ; sans enregistrement, l’engagement n’est pas sécurisé.
- Se tromper sur la pression minimale : pour une bouteille 300 bars, la pression minimale est 270 bars (nominale moins 1/3), et en dessous l’engagement est restreint à des missions limitées et à vue.
- Penser que la sortie de la zone rouge entraîne automatiquement le désengagement : le cours indique que ce n’est pas nécessairement le cas (ex. matériel pris en charge en zone contrôlée).
- Mélanger les techniques d’engagement : l’engagement sur ligne de vie « méthode latérale » est exclusivement à partir d’une ligne guide filaire et a un temps limité à 25 minutes.
- Rater les règles de marquage : entrée = trait vertical, sortie = croix ; le chiffre renseigne le nombre de victimes évacuées et le cercle indique une seconde reconnaissance.
✅ Checklist Examen
- Définir le binôme d’exploration (chef + équipier) et rappeler les principes d’indissociabilité et de contact permanent.
- Lister les vérifications avant engagement : état du matériel (ARI, exploration…), contrôles individuels au contrôle croisé, et mise en place du code de communication avec le contrôleur.
- Expliquer le repli ordonné : transmission du code général d’évacuation, moyens possibles (signal radio, corne pneumatique…), puis désengagement et rassemblement au point de regroupement prédéfini.
- Décrire le rôle du contrôleur au point de pénétration : EPI/matériels, code radio et indicatifs, rappel du code général, enregistrements et plaques, gestion max 10 porteurs, proximité du binôme de sécurité, relation COS,
- Décrire les missions du binôme de sécurité en phase « ATTENTE » : contrôle ouvrant, facilitation progression/repli, contact visuel/veille radio, pérennité itinéraire de repli, surveillance alarmes sonores, remontée d’inf
- Décrire les missions du binôme de sécurité en phase « ACTION » : déclenchement sur difficultés (compte-rendu radio, signal sonore, balise…), encliquetage mutuel des SAD, assistance et compte-rendu, et désignation d’un 2e
- Donner les mesures spécifiques avant l’engagement : rôle du COS (binôme de sécurité, itinéraires de repli/secours, point de regroupement, engagement sans préavis si temps dépassé/détecteur immobilité), rôle contrôleur (T
- Décrire les conditions minimales d’engagement : pression avant engagement ≥ 270 bars (bouteille 300 bars), contrôle croisé satisfaisant, enregistrement ; et préciser la conséquence si pression < minimale.
- Décrire l’enregistrement : lieu (zone contrôlée auprès chef d’agrès/contrôleur, sinon binôme après info), contenu (identification porteurs, pression, heure si possible, remise des clés balises/plaquettes) et fréquence (à
- Expliquer les principes d’engagement sous ARI : enregistrement, moyen de communication, itinéraire de repli facilement identifiable ; puis citer les techniques : à vue, sur ligne de vie (progression), méthode latérale,
- Donner les règles de l’engagement sur ligne de vie : temps 15 à 25 min selon bouteille/débit, conditions de mise en œuvre (visibilité réduite/nulle, cheminement complexe, obstacles, endurance altérée), et deux configs (L
- Expliquer la recherche de victimes : appels verbaux réguliers, écoute des appels à l’aide et sons, pauses respiratoires coordonnées, zones à couvrir (salles de bains, gardes-robes, sous lits, meubles, sous-sol, recoins)
- Décrire l’assistance respiratoire par cagoule d’évacuation : 3 modes (2e sortie moyenne pression ARI, SAAR, cagoule autonome à cartouche filtrante), mission confiée au sauveteur le plus autonome, étapes (contact, exp
- Décrire les EAS : définition (abri fumées/flammes/rayonnement), accessibilité pour toute personne, balisage spécifique, et conduite d’évacuation (se renseigner, reconnaître, déterminer idée de manœuvre, évacuer par binô
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