Ficha de revisão: Introduction aux nombres complexes et opérations fondamentales

📋 Plan du Cours

  1. Construction des nombres complexes
  2. Propriétés fondamentales et opérations
  3. Soustraction, division et puissances entières
  4. Forme algébrique, partie réelle et imaginaire
  5. Représentation géométrique et affixes
  6. Conjugaison complexe et propriétés
  7. Cercle trigonométrique et caractérisations
  8. Notation exponentielle eiθ et propriétés
  9. Formules d’Euler et formule de Moivre
  10. Forme trigonométrique et argument
  11. Argument principal et notations arg et Arg
  12. Passage entre formes et opérations

📖 1. Construction des nombres complexes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Ensemble C : Ensemble des nombres complexes, contenant les réels et muni d’une addition et d’une multiplication compatibles avec les règles usuelles.
  • Unité imaginaire i : Élément de C dont le carré vaut 1, permettant d’écrire tout complexe sous la forme x+iy.
  • Écriture x+iy : Forme algébrique d’un complexe z, unique, avec x et y réels tels que z=x+iy.
  • Opposé d’un complexe : Élément noté −z qui vérifie z+(−z)=0, et qui est unique pour chaque z.
  • Inverse d’un complexe : Élément noté z^{-1} (ou 1/z) qui vérifie z·z^{-1}=1, défini uniquement si z≠0.

📝 Points essentiels

  • On construit C comme un ensemble contenant R et dont les éléments s’écrivent de façon unique x+iy avec x,y∈R et i^2=1.
  • Pour z1=x1+iy1 et z2=x2+iy2, on a z1+z2=(x1+x2)+i(y1+y2).
  • Pour z1=x1+iy1 et z2=x2+iy2, on a z1z2=(x1x2−y1y2)+i(x1y2+y1x2).
  • L’addition et la multiplication complexes sont associatives et commutatives sur C.
  • La multiplication est distributive sur l’addition : z1(z2+z3)=z1z2+z1z3.
  • 0 est l’élément neutre de l’addition et 1 est l’élément neutre de la multiplication : z+0=z et z·1=z.

💡 Astuce mémo

i^2=1 et (x+iy)(x'+iy')=(xx'−yy')+i(xy'+x'y).

📖 2. Propriétés fondamentales et opérations

🔑 Notions clés & Définitions

  • Forme algébrique : Forme algébrique : écriture d’un complexe zz sous la forme x+iyx+iy avec x,yRx,y\in\mathbb R.
  • Partie réelle : Partie réelle : pour zCz\in\mathbb C, c’est le réel xx tel que z=x+iyz=x+iy, noté Re(z)\mathrm{Re}(z).
  • Partie imaginaire : Partie imaginaire : pour zCz\in\mathbb C, c’est le réel yy tel que z=x+iyz=x+iy, noté Im(z)\mathrm{Im}(z).
  • Nombre imaginaire pur : Nombre imaginaire pur : complexe zz dont la partie réelle vaut 00, donc z=iyz=i\,y avec yRy\in\mathbb R.
  • Conjugué complexe : Conjugué complexe : pour zCz\in\mathbb C, c’est le complexe zˉ=Re(z)iIm(z)\bar z=\mathrm{Re}(z)-i\,\mathrm{Im}(z).

📝 Points essentiels

  • Unicité : deux complexes sont égaux si et seulement s’ils ont la même partie réelle et la même partie imaginaire.
  • Critère de réalité : zz est réel si et seulement si Im(z)=0\mathrm{Im}(z)=0.
  • Somme : Re(z1+z2)=Re(z1)+Re(z2)\mathrm{Re}(z_1+z_2)=\mathrm{Re}(z_1)+\mathrm{Re}(z_2) et Im(z1+z2)=Im(z1)+Im(z2)\mathrm{Im}(z_1+z_2)=\mathrm{Im}(z_1)+\mathrm{Im}(z_2).
  • Produit : Re(z1z2)=Re(z1)Re(z2)Im(z1)Im(z2)\mathrm{Re}(z_1z_2)=\mathrm{Re}(z_1)\mathrm{Re}(z_2)-\mathrm{Im}(z_1)\mathrm{Im}(z_2) et Im(z1z2)=Re(z1)Im(z2)+Im(z1)Re(z2)\mathrm{Im}(z_1z_2)=\mathrm{Re}(z_1)\mathrm{Im}(z_2)+\mathrm{Im}(z_1)\mathrm{Re}(z_2).
  • Multiplication par un réel : pour λR\lambda\in\mathbb R, Re(λz)=λRe(z)\mathrm{Re}(\lambda z)=\lambda\mathrm{Re}(z) et Im(λz)=λIm(z)\mathrm{Im}(\lambda z)=\lambda\mathrm{Im}(z).
  • Somme finie : pour nNn\in\mathbb N et z1,,znCz_1,\dots,z_n\in\mathbb C, Re(k=1nzk)=k=1nRe(zk)\mathrm{Re}\big(\sum_{k=1}^n z_k\big)=\sum_{k=1}^n \mathrm{Re}(z_k) et Im(k=1nzk)=k=1nIm(zk)\mathrm{Im}\big(\sum_{k=1}^n z_k\big)=\sum_{k=1}^n \mathrm{Im}(z_k).

💡 Astuce mémo

Réel = pas d’imaginaire (Im(z)=0) ; Conjugué = même réel, signe - sur l’imaginaire (bar z : xiyx-iy).

📖 3. Soustraction, division et puissances entières

🔑 Notions clés & Définitions

  • Conjugaison complexe : Application qui associe à tout nombre complexe z son conjugué z, en changeant le signe de la partie imaginaire.
  • Involution du conjugué : Propriété selon laquelle appliquer deux fois la conjugaison complexe redonne le nombre complexe de départ.
  • Module d’un nombre complexe : Réel positif associé à z, noté |z|, égal à la racine de la somme des carrés de sa partie réelle et de sa partie imaginaire.
  • Distance dans le plan complexe : Interprétation géométrique reliant |z1−z2| à la distance entre les points d’affixes z1 et z2 dans un repère orthonormé.
  • Inverse d’un complexe non nul : Expression du complexe 1/z à partir de z et de son conjugué, valable dès que z ≠ 0.

📝 Points essentiels

  • Pour tout x,y réels, on a \overline{x+iy}=x-iy et donc x+iy = x-iy.
  • Pour tout z∈C, on a z·\overline{z}=Re(z)^2 et \overline{z}·z=Im(z)^2 (avec les identités correspondantes sur les parties).
  • Pour tout z∈C, on a \overline{\overline{z}}=z (involution).
  • Si z=x+iy avec (x,y)≠(0,0), alors 1/(x+iy) = (x/(x^2+y^2)) − i(y/(x^2+y^2)).
  • Pour tout z∈C, on a z\overline{z}=|z|^2 et donc |z|^2=Re(z)^2+Im(z)^2.
  • Pour tout x,y réels, |x+iy|=\sqrt{x^2+y^2} et le module est toujours un réel positif ou nul (jamais négatif).

💡 Astuce mémo

Conjugué = même réel, imaginaire changé de signe ; module = racine de (réel² + imaginaire²) ; inverse = conjugué sur |z|².

📖 4. Forme algébrique, partie réelle et imaginaire

🔑 Notions clés & Définitions

  • Conjugué complexe : Le conjugué complexe d’un nombre z=x+iyz=x+iy est le nombre ar z=x-iy obtenu en changeant le signe de la partie imaginaire.
  • Module d’un complexe : Le module d’un complexe zz est la quantité non négative z|z| qui mesure sa distance à l’origine dans le plan complexe.
  • Forme algébrique : La forme algébrique d’un complexe est son écriture sous la forme z=x+iyz=x+iy avec xx réel et yy réel.
  • Partie réelle : La partie réelle d’un complexe z=x+iyz=x+iy est le réel xx.
  • Partie imaginaire : La partie imaginaire d’un complexe z=x+iyz=x+iy est le réel yy.

📝 Points essentiels

  • Si z=x+iyz=x+iy avec x,yRx,y\in\mathbb R, alors z2=x2+y2|z|^2=x^2+y^2.
  • Pour z0z\neq 0, on a 1x+iy=xiyx2+y2\dfrac{1}{x+iy}=\dfrac{x-iy}{x^2+y^2}.
  • Pour z0z\neq 0, on a aussi \dfrac{1}{z}=\dfrac{\bar z}{|z|^2.
  • Si z=3+4iz=3+4i, alors 1z=34i32+42=34i25\dfrac{1}{z}=\dfrac{3-4i}{3^2+4^2}=\dfrac{3-4i}{25}.
  • Si z1,z2Cz_1,z_2\in\mathbb C, alors z1z2=z1z2|z_1z_2|=|z_1|\,|z_2|.
  • Si z20z_2\neq 0, alors \left|\dfrac{z_1}{z_2}\right|=\dfrac{|z_1|}{|z_2|.

💡 Astuce mémo

Conjugué pour inverser : 1x+iy=xiyx2+y2\frac{1}{x+iy}=\frac{x-iy}{x^2+y^2} (on “retire” le +iy+iy en le remplaçant par iy-iy et on divise par x2+y2x^2+y^2).

📖 5. Représentation géométrique et affixes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Notation eiθe^{i\theta} : La notation eiθe^{i\theta} représente un nombre complexe de module 1 associé à l’angle θ\theta.
  • Formule de Moivre : La formule de Moivre relie la puissance nn de eiθe^{i\theta} à einθe^{in\theta}, donc à cos(nθ)\cos(n\theta) et sin(nθ)\sin(n\theta).
  • Formules d’Euler : Les formules d’Euler expriment cos(θ)\cos(\theta) et sin(θ)\sin(\theta) à partir de eiθe^{i\theta} et eiθe^{-i\theta}.
  • Forme trigonométrique : La forme trigonométrique d’un complexe zz est une écriture z=reiθz=re^{i\theta} ou z=r(cosθ+isinθ)z=r(\cos\theta+i\sin\theta).
  • Argument d’un nombre complexe : L’argument d’un complexe zz est l’angle θ\theta apparaissant dans sa forme trigonométrique z=reiθz=re^{i\theta}.

📝 Points essentiels

  • Pour tout θR\theta\in\mathbb{R}, on a eiθUe^{i\theta}\in U donc eiθ=1|e^{i\theta}|=1.
  • Pour tout zUz\in U, il existe θR\theta\in\mathbb{R} tel que z=eiθz=e^{i\theta}, et θ\theta est unique modulo 2π2\pi.
  • Pour θ1,θ2R\theta_1,\theta_2\in\mathbb{R}, eiθ1=eiθ2e^{i\theta_1}=e^{i\theta_2} équivaut à θ1θ2 (mod 2π)\theta_1\equiv\theta_2\ (\mathrm{mod}\ 2\pi).
  • On a ei0=1e^{i0}=1 et plus généralement eiθ=1    θ0 (mod 2π)e^{i\theta}=1\iff \theta\equiv 0\ (\mathrm{mod}\ 2\pi).
  • Pour θ,θ1,θ2R\theta,\theta_1,\theta_2\in\mathbb{R}, ei(θ1+θ2)=eiθ1eiθ2e^{i(\theta_1+\theta_2)}=e^{i\theta_1}e^{i\theta_2} et eiθeiθ=1e^{i\theta}e^{-i\theta}=1.
  • Pour nNn\in\mathbb{N} et θ1,,θnR\theta_1,\dots,\theta_n\in\mathbb{R}, eik=1nθk=k=1neiθke^{i\sum_{k=1}^n\theta_k}=\prod_{k=1}^n e^{i\theta_k}. (Forme produit via somme des angles)

💡 Astuce mémo

eiθe^{i\theta} vit sur le cercle unité : même angle ⇔ même point ⇔ différence multiple de 2π2\pi.

📖 6. Conjugaison complexe et propriétés

🔑 Notions clés & Définitions

  • Argument d’un complexe : L’argument d’un complexe non nul est un réel qui décrit l’angle associé à sa représentation polaire.
  • Argument principal : L’argument principal est l’unique argument d’un complexe appartenant à l’intervalle (π,π](-\pi,\pi].
  • arg(z) : La notation arg(z)\mathrm{arg}(z) désigne l’argument de zz défini modulo 2π2\pi.
  • Arg(z) : La notation Arg(z)\mathrm{Arg}(z) désigne l’argument principal de zz, utilisable directement dans des égalités.
  • Forme trigonométrique : La forme trigonométrique d’un complexe s’écrit sous la forme z=reiθz=r e^{i\theta} avec r=zr=|z| et θ\theta un argument.

📝 Points essentiels

  • Tout complexe zCz\in\mathbb C s’écrit z=reiθz=r e^{i\theta} avec rRr\in\mathbb R et θR\theta\in\mathbb R, et alors r=zr=|z|.
  • Si z=r1eiθ1z=r_1 e^{i\theta_1} et z=r2eiθ2z=r_2 e^{i\theta_2}, alors r1=r2r_1=r_2 et θ1θ2[2π]\theta_1\equiv\theta_2\,[2\pi].
  • Géométriquement, pour z=reiθz=r e^{i\theta}, on a r=OMzr=OM_z et l’angle orienté (i,OMz)\big(\vec i,\overrightarrow{OM_z}\big) vaut θ\theta modulo 2π2\pi.
  • Le complexe 00 n’a pas d’argument, mais on peut écrire 0=reiθ0=r e^{i\theta} avec r=0r=0 et θ\theta quelconque.
  • Deux complexes non nuls sont égaux si et seulement s’ils ont le même module et le même argument à 2π2\pi près.
  • Pour un argument θ\theta de zz, on a les équivalences θ0[π]\theta\equiv 0\,[\pi] pour zRz\in\mathbb R, θπ[2π]\theta\equiv \pi\,[2\pi] pour zRz\in\mathbb R_{-}, θπ/2[2π]\theta\equiv \pi/2\,[2\pi] pour ziR+z\in i\mathbb R_{+} (et $\equ

💡 Astuce mémo

Argument = angle; Arg = angle principal dans (-π,π].

📖 7. Cercle trigonométrique et caractérisations

🔑 Notions clés & Définitions

  • Forme trigonométrique : Forme trigonométrique : écriture d’un complexe sous la forme z=r(cosθ+isinθ)z=r(\cos\theta+i\sin\theta) avec r0r\ge 0 et θR\theta\in\mathbb R.
  • Forme algébrique : Forme algébrique : écriture d’un complexe sous la forme z=x+iyz=x+iy avec x,yRx,y\in\mathbb R.
  • Angle moitié : Angle moitié : technique qui permet de réécrire des expressions trigonométriques via des formules impliquant θ/2\theta/2 quand c’est adapté.
  • Exponentielle complexe : Exponentielle complexe : définition de exp(z)=e(z)ei(z)\exp(z)=e^{\Re(z)}e^{i\Im(z)} pour tout zCz\in\mathbb C, notée aussi eze^z.
  • Argument d’un complexe : Argument d’un complexe : angle associé à la forme trigonométrique, noté arg(z)\arg(z), et relié à la partie imaginaire dans l’écriture exponentielle.

📝 Points essentiels

  • Passer de x+iyx+iy à la forme trigonométrique : on calcule r=x2+y2r=\sqrt{x^2+y^2} puis on choisit θ\theta tel que cosθ=xr\cos\theta=\frac{x}{r} et sinθ=yr\sin\theta=\frac{y}{r} (si r0r\ne 0).
  • Passer de la forme trigonométrique à la forme algébrique : si z=reiθz=re^{i\theta} alors z=r(cosθ+isinθ)z=r(\cos\theta+i\sin\theta), donc (z)=rcosθ\Re(z)=r\cos\theta et (z)=rsinθ\Im(z)=r\sin\theta.
  • Technique de l’angle moitié : elle peut remplacer l’identification directe de θ\theta lorsque l’expression obtenue s’y prête.
  • Pour z=e(z)ei(z)z=e^{\Re(z)}e^{i\Im(z)}, on a ez=e(z)|e^z|=e^{\Re(z)} et un argument possible vérifie arg(ez)=(z)\arg(e^z)=\Im(z) modulo 2π2\pi.
  • Écriture exponentielle comme forme trigonométrique : ez=e(z)(cos((z))+isin((z)))e^z=e^{\Re(z)}(\cos(\Im(z))+i\sin(\Im(z))).

💡 Astuce mémo

x+iyr=x2+y2x+iy \Rightarrow r=\sqrt{x^2+y^2} puis cosθ=x/r\cos\theta=x/r, sinθ=y/r\sin\theta=y/r ; et ea+ib=ea(cosb+isinb)e^{a+ib}=e^a(\cos b+i\sin b).

📖 8. Notation exponentielle eiθ et propriétés

🔑 Notions clés & Définitions

  • Forme trigonométrique : La forme trigonométrique d’un complexe aa écrit a=reiθa=re^{i\theta} avec rRr\in\mathbb R et θR\theta\in\mathbb R.
  • Racine carrée : Une racine carrée d’un complexe aa est un complexe zz tel que z2=az^2=a.
  • Discriminant : Le discriminant d’un polynôme du second degré P(z)=az2+bz+cP(z)=az^2+bz+c est la quantité Δ=b24ac\Delta=b^2-4ac.
  • Équation du second degré dans C : Résoudre az2+bz+c=0az^2+bz+c=0 dans C\mathbb C consiste à trouver les solutions zCz\in\mathbb C qui annulent le polynôme.

📝 Points essentiels

  • Si a=reiθa=re^{i\theta} avec rRr\in\mathbb R et θR\theta\in\mathbb R, alors les solutions de z2=az^2=a sont ±reiθ/2\pm\sqrt{r}\,e^{i\theta/2} (notation équivalente à ±reiθ/2\pm\,\sqrt{r}e^{i\theta/2}).
  • Tout complexe non nul admet exactement deux racines carrées opposées, c’est-à-dire deux solutions zz et z-z.
  • Le complexe 00 admet exactement une racine carrée : lui-même.
  • Pour zCRz\in\mathbb C\setminus\mathbb R, on ne peut pas écrire z\sqrt{z} sans préciser laquelle des deux racines carrées on choisit.
  • Pour az2+bz+c=0az^2+bz+c=0 avec a0a\neq 0, si Δ=b24ac\Delta=b^2-4ac et δ\delta est une racine carrée de Δ\Delta, alors les solutions sont z1=b+δ2az_1=\dfrac{-b+\delta}{2a} et z2=bδ2az_2=\dfrac{-b-\delta}{2a}.
  • Si Δ=0\Delta=0, l’équation du second degré admet une unique solution double z1=z2=b2az_1=z_2=-\dfrac{b}{2a}, tandis que si Δ0\Delta\neq 0 les solutions sont distinctes.

💡 Astuce mémo

Racine carrée = « deux signes » : si z2=az^2=a alors (z)2=a(-z)^2=a (donc toujours ±\pm sauf pour a=0a=0).

📖 9. Formules d’Euler et formule de Moivre

🔑 Notions clés & Définitions

  • Racine n-ième : Une racine n-ième d’un complexe a est toute solution z de l’équation zn=az^n=a.
  • Racine n-ième de l’unité : Une racine n-ième de l’unité est toute solution complexe de zn=1z^n=1.
  • Ensemble UnU_n : UnU_n désigne l’ensemble des racines n-ièmes de l’unité.
  • Formule de Moivre : La formule de Moivre relie la puissance zpz^p d’un complexe de module 1 à la multiplication des angles.
  • Formules d’Euler : Les formules d’Euler expriment les exponentielles complexes en fonction de cosinus et sinus.

📝 Points essentiels

  • Si z1z_1 et z2z_2 sont les racines d’un polynôme du second degré az2+bz+c=0az^2+bz+c=0, alors z1+z2=baz_1+z_2=-\frac{b}{a} et z1z2=caz_1z_2=\frac{c}{a} (avec a0a\neq 0).
  • Pour une expression symétrique en z1z_1 et z2z_2, on peut la réécrire uniquement avec z1+z2z_1+z_2 et z1z2z_1z_2 sans calculer z1z_1 ni z2z_2.
  • Toute racine n-ième de l’unité a pour module 1, donc Un{zC:z=1}U_n\subset \{z\in\mathbb C:|z|=1\}.
  • Si z1,z2Unz_1,z_2\in U_n, alors z1z2Unz_1z_2\in U_n et z1z2Un\frac{z_1}{z_2}\in U_n (quotient).
  • Si zUnz\in U_n, alors son conjugué zUn\overline z\in U_n.
  • Pour simplifier zpz^p avec zUnz\in U_n, on divise pp par nn et on remplace zpz^p par zrz^rrr est le reste de la division euclidienne de pp par nn.

💡 Astuce mémo

Reste→puissance : pour zUnz\in U_n, zpz^p ne dépend que du reste de pp modulo nn.

📖 10. Forme trigonométrique et argument

🔑 Notions clés & Définitions

  • Racines n-ièmes de l’unité : Ensemble des nombres complexes zz tels que zn=1z^n=1, formant une configuration régulière sur le cercle unité.
  • Racines n-ièmes d’un nombre complexe : Ensemble des solutions zz de l’équation zn=az^n=a pour un complexe aa donné.
  • Forme trigonométrique d’un complexe : Écriture d’un complexe sous la forme a=reiθa=re^{i\theta}rr est le module et θ\theta un argument.
  • Argument d’un quotient : Angle orienté associé au rapport de deux affixes, utilisé pour relier l’argument à l’orientation de vecteurs.
  • Représentation complexe d’une transformation : Correspondance entre une application du plan et une application f:CCf:\mathbb C\to\mathbb C agissant sur les affixes.

📝 Points essentiels

  • Si z1z_1 et z2z_2 sont des racines n-ièmes de l’unité, alors z10z_1\neq 0, z20z_2\neq 0 et z1n=z2n=1z_1^n=z_2^n=1.
  • Pour nNn\in\mathbb N, si z1z_1 et z2z_2 sont non nuls, alors z1z2z_1\,\overline{z_2} et z1z2\dfrac{z_1}{z_2} ont des arguments reliés par des multiples de 2πn\frac{2\pi}{n} (via la formule d’argument).
  • Si aCa\in\mathbb C et z0z_0 est une racine n-ième de aa, alors toutes les racines n-ièmes s’écrivent z=z0ξz=z_0\,\xi avec ξUn\xi\in U_n.
  • Pour trouver les racines n-ièmes de aa sans racine connue, on écrit a=reiθa=re^{i\theta} puis on utilise zk=r1/neiθ+2kπnz_k=r^{1/n}e^{i\frac{\theta+2k\pi}{n}} pour k{0,,n1}k\in\{0,\dots,n-1\}.
  • Les racines troisièmes de a=33ia=3-3i sont obtenues en passant par sa forme trigonométrique puis en appliquant la formule eiθ+2kπ3e^{i\frac{\theta+2k\pi}{3}}.
  • Si u1\vec u_1 et u2\vec u_2 ont pour affixes respectives z1z_1 et z2z_2, alors arg(z2z1)\arg\left(\dfrac{z_2}{z_1}\right) vaut un multiple de 2π2\pi correspondant à l’angle orienté entre les vecteurs (modulo 2π2\pi).

💡 Astuce mémo

Racines : une racine connue z0z_0 → toutes les autres = z0z_0 multiplié par les racines de l’unité ; trigonométrique : a=reiθa=re^{i\theta} → on divise l’angle et on ajoute 2kπ2k\pi.

📖 11. Argument principal et notations arg et Arg

🔑 Notions clés & Définitions

  • Homothétie : Transformation du plan qui envoie chaque point M sur un point M1 aligné avec le centre Ω, avec un rapport constant k entre les vecteurs ΩM1 et ΩM.
  • Rotation : Transformation du plan qui fixe un centre Ω et envoie chaque point M sur M1 tel que la longueur ΩM1 soit égale à ΩM et que l’angle orienté soit θ.
  • Homothétie de centre Ω : Homothétie définie par un centre Ω et un rapport k, qui associe à tout point M le point M1 vérifiant ΩM1 = k·ΩM.
  • Rotation de centre Ω : Rotation définie par un centre Ω et un angle θ, qui fixe Ω et détermine M1 par la condition de même distance et d’angle θ.

📝 Points essentiels

  • Notation arg et Arg : l’argument d’un nombre complexe est un angle défini à 2π près, tandis que Arg désigne la valeur principale choisie dans un intervalle de référence.
  • Homothétie en complexe : l’homothétie de centre d’affixe ω et de rapport k est donnée par z ↦ k(z−ω)+ω, soit z ↦ kz − kω + ω.
  • Cas particulier homothétie de centre O : pour ω=0, l’homothétie s’écrit simplement z ↦ kz.
  • Symétrie par rapport à un point : la symétrie de centre Ω (rapport −1) s’écrit z ↦ 2ω − z.
  • Rotation en complexe : la rotation de centre d’affixe ω et d’angle θ s’écrit z ↦ ω + e^{iθ}(z−ω).
  • Cas particulier rotation de centre O : pour ω=0, la rotation s’écrit z ↦ e^{iθ}z, et l’exemple π/2 donne le facteur e^{iπ/2}=i.

💡 Astuce mémo

Homothétie : on “scale” autour de ω (z−ω), puis on “revient” à ω ; Rotation : on “tourne” autour de ω en multipliant (z−ω) par e^{iθ}.

📖 12. Passage entre formes et opérations

🔑 Notions clés & Définitions

  • Partie réelle : La partie réelle d’une fonction complexe est la fonction qui associe à chaque tt la valeur réelle de f(t)f(t).
  • Partie imaginaire : La partie imaginaire d’une fonction complexe est la fonction qui associe à chaque tt la valeur imaginaire de f(t)f(t).
  • Module d’une fonction : Le module d’une fonction complexe est la fonction qui associe à chaque tt la quantité f(t)|f(t)|.
  • Continuité complexe : Une fonction à valeurs complexes est continue si sa partie réelle et sa partie imaginaire sont continues.
  • Dérivabilité complexe : Une fonction à valeurs complexes est dérivable en xx si sa partie réelle et sa partie imaginaire sont dérivables en xx.

📝 Points essentiels

  • Si f:ICf:I\to\mathbb C, alors Ref\operatorname{Re}f et Imf\operatorname{Im}f sont des fonctions à valeurs réelles définies sur II.
  • Pour tout tIt\in I, on a f(t)=Ref(t)+iImf(t)f(t)=\operatorname{Re}f(t)+i\operatorname{Im}f(t) et f(t)R+|f(t)|\in\mathbb R_+.
  • La continuité de ff sur II équivaut à la continuité de Ref\operatorname{Re}f et de Imf\operatorname{Im}f sur II.
  • La dérivée complexe en xx vérifie f(x)=(Ref)(x)+i(Imf)(x)f'(x)=\big(\operatorname{Re}f\big)'(x)+i\big(\operatorname{Im}f\big)'(x).
  • La dérivée d’ordre nn (si possible) est obtenue en dérivant nn fois, et f(n)=(Ref)(n)+i(Imf)(n)f^{(n)}=\big(\operatorname{Re}f\big)^{(n)}+i\big(\operatorname{Im}f\big)^{(n)}.
  • Convention : f(0)=ff^{(0)}=f et ff est de classe C1C^1 sur II si ff est dérivable sur II et ff' est continue sur II.

💡 Astuce mémo

Re/Im : dériver séparément, puis recoller avec ii (même logique pour la continuité).

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre i (dont i^2=1) avec l’indice i de la partie imaginaire : i est un élément de C, tandis que Im(z) est un réel.
  2. Croire que z+iy est une écriture « au choix » : la forme algébrique x+iy est unique, donc deux complexes sont égaux ssi Re et Im coïncident.
  3. Se tromper dans la formule du produit : (x+iy)(x’+iy’) = (xx’−yy’) + i(xy’+x’y), pas (xx’+yy’).
  4. Oublier que l’inverse n’existe que pour z≠0 et appliquer 1/z sans vérifier la condition.
  5. Mélanger conjugué et inverse : le conjugué change le signe de la partie imaginaire, alors que 1/z = z̄/|z|^2 (donc dépend aussi du module).
  6. Penser que arg(z) est une valeur unique : arg(z) est défini modulo 2π, tandis que Arg(z) est l’argument principal dans (−π,π].
  7. Utiliser la racine carrée « sans préciser » : pour z^2=a, il y a deux racines opposées (sauf a=0), donc √a n’est pas univoque dans C\R.

✅ Checklist Examen

  1. Construire C à partir de R×R et écrire correctement l’addition et la multiplication sur les couples (x,y) avec i^2=1.
  2. Vérifier les propriétés algébriques : associativité/commutativité, distributivité, neutres 0 et 1, opposé et inverse (avec la formule de 1/(x+iy)).
  3. Savoir manipuler soustraction et division en utilisant z1−z2 = z1+(−z2) et z1/z2 = z1·(1/z2) pour z2≠0, puis appliquer les puissances entières zn.
  4. Passer à la forme algébrique : identifier Re(z)=x et Im(z)=y, reconnaître les imaginaires purs (Re=0) et utiliser l’unicité (égalité ⇔ mêmes parties réelle et imaginaire).
  5. Calculer Re(z1+z2), Im(z1+z2), puis Re(z1z2) et Im(z1z2) avec les formules données, et utiliser la linéarité par un réel λ.
  6. Utiliser la conjugaison : z̄ = Re(z)−iIm(z), l’involution z̄̄=z, et les identités avec z·z̄ = |z|^2.
  7. Calculer le module : |x+iy|=√(x^2+y^2), interpréter |z1−z2| comme distance, et appliquer les propriétés du module (positivité, |z|=0⇔z=0, etc.).
  8. Trouver l’inverse d’un complexe non nul sous forme algébrique : 1/(x+iy)=(x/(x^2+y^2))−i(y/(x^2+y^2)) ou 1/z=z̄/|z|^2.
  9. Passer de x+iy à la forme trigonométrique : calculer r=√(x^2+y^2) puis choisir θ via cosθ=x/r et sinθ=y/r (si r≠0).
  10. Passer de reiθ à la forme algébrique : reiθ=r(cosθ+i sinθ), puis extraire Re et Im.
  11. Maîtriser la notation eiθ : définir eiθ=cosθ+i sinθ, utiliser les propriétés produit/quotient et la formule de Moivre (eiθ)^n=ei nθ.
  12. Utiliser les formules d’Euler : cosθ=(e^{iθ}+e^{-iθ})/2 et sinθ=(e^{iθ}−e^{-iθ})/(2i), puis linéariser des puissances trigonométriques si demandé.
  13. Résoudre z^2=a dans C : utiliser la forme trigonométrique de a pour obtenir ±√r·e^{iθ/2}, et rappeler qu’il y a deux racines opposées (ou une seule pour a=0).
  14. Résoudre az^2+bz+c=0 dans C : calculer Δ=b^2−4ac, prendre δ racine carrée de Δ, puis écrire z1=(−b+δ)/(2a), z2=(−b−δ)/(2a) et traiter le cas Δ=0/Δ≠0 selon le cours (solutions distinctes ou double).

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1. Quel est le statut du nombre imaginaire i dans la construction des nombres complexes ?

2. Comment s’écrit le produit de deux nombres complexes z1=x1+iy1 et z2=x2+iy2 ?

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Revisar com flashcards

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Ensemble C — définition ?

Ensemble des nombres complexes, contenant R, avec addition et multiplication.

Unité imaginaire i — propriété ?

i^2=1, permettant d’écrire tout complexe comme x+iy.

Écriture x+iy — rôle ?

Forme algébrique unique d’un complexe.

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