📋 Plan du Cours
- Construction historique et pluridisciplinaire de la criminologie
- Opposition entre déterminisme et libre-arbitre en criminologie
- Darwinisme social et physiopsychologie positive dans l’explication du crime
- Évolution des phases de la justice pénale et notion de responsabilité morale
- Facteurs endogènes et exogènes influençant la délinquance selon Ferri
- Analyse des actes individuels dans leur contexte social et processus d’imitation
- Radicalisation liée à l’humiliation, la victimisation et l’appartenance groupale
- Apprentissage du comportement criminel par association différentielle
- Déviance secondaire, stigmatisation sociale et théorie de l’étiquetage
- Techniques de neutralisation utilisées par les déviants pour justifier leurs actes
- Importance des histoires de vie pour comprendre la genèse de la déviance
- Rôle du travail social dans l’accompagnement des phénomènes criminels
📖 1. Construction historique et pluridisciplinaire de la criminologie
🔑 Notions clés & Définitions
- Criminologie : Discipline complexe et pluridisciplinaire qui étudie le phénomène criminel en intégrant des approches issues de la sociologie, du droit, de la biologie, de la médecine et de la psychologie.
- Réaction sociale : Réponse particulière de la société face à un acte criminel, notamment la peine, qui constitue une forme de sanction sociale.
- Sociologie criminelle : Le suicide sur l’anomie : ➢ absence d’une règle morale intériorisable par les individus ➢ état moral d'une société sans règle la règle a perdu son autorité, a perdu son sens l’anomie n’est pas forcément à relier avec la question de la délinquance anomie absence de règles (= anarchie) Fondamentaux de sociologie criminelle_Annabelle.docx
📝 Points essentiels
- La criminologie s’est constituée comme une discipline propre issue de plusieurs disciplines dont la sociologie, le droit, la biologie, la médecine et la psychologie.
- La complexité de la criminologie provient de son caractère pluridisciplinaire, intégrant des approches biologiques, sociologiques, juridiques et psychologiques.
💡 À retenir
La criminologie est une discipline née de la convergence de plusieurs sciences, ce qui explique sa complexité et sa richesse.
📖 2. Opposition entre déterminisme et libre-arbitre en criminologie
🔑 Notions clés & Définitions
- Libre-arbitre : Atteint Il y a des responsabilités qui sont dégagées de l'individu pour les porter du côté de la collectivité/société Déterminisme ➢ l’ordre des faits selon lequel les conditions d’existence d’un phénomène sont fixées ➢ dès lorsqu’elles se réalisent, le phénom
📝 Points essentiels
- Le droit pénal classique repose sur le concept de libre-arbitre et de responsabilité morale de l’individu.
- Le courant positiviste en criminologie s’oppose en apparence au libre-arbitre en insistant sur l’étude des faits humains selon leurs caractéristiques propres, sans référence à une réalité transcendante.
💡 À retenir
La tension fondamentale en criminologie oppose la conception classique basée sur le libre-arbitre à l’approche positiviste qui privilégie l’étude des faits et la responsabilité sociale.
📖 3. Darwinisme social et physiopsychologie positive dans l’explication du crime
🔑 Notions clés & Définitions
- La galère : Jeunes en survie de François Dubet la « galère » résulte de la décomposition du
- Darwinisme social : Doctrine qui applique la sélection naturelle aux sociétés humaines, postulant des différences naturelles entre individus et soutenant que l’Homme devrait prolonger cette action sélective pour favoriser une société 'parfaite'.
- L'invention : L'invention = l'adaptation élémentaire pour lui, toutes les initiatives individuelles
📝 Points essentiels
- La physiopsychologie positive a remis en cause la croyance dans le libre-arbitre en expliquant le comportement criminel par des facteurs biologiques et psychologiques.
- Le darwinisme social applique la sélection naturelle aux sociétés humaines, postulant des différences naturelles entre individus.
💡 À retenir
La physiopsychologie positive a remis en cause la croyance dans le libre-arbitre en expliquant le comportement criminel par des facteurs biologiques et psychologiques.
📖 4. Évolution des phases de la justice pénale et notion de responsabilité morale
🔑 Notions clés & Définitions
- Crime : Fait social universel, présent dans toutes les sociétés depuis l’Antiquité, mais dont la forme et la nature varient selon les cultures et évoluent avec le temps.
- Phase religieuse : Première étape de l’évolution de la justice pénale, où la punition du crime est une vengeance de la divinité, transformant le crime en péché et la peine en expiation.
- Phase psycho-juridique : Deuxième étape, où la faute est punie par des châtiments, avec l’instauration d’un système pénitentiaire visant à amender le condamné.
- Phase sociale : Troisième étape, où la justice pénale devient une forme de prévention sociale, et où la responsabilité morale et la culpabilité apparaissent avec la caste sacerdotale.
- Notion de responsabilité morale : Concept qui a émergé avec la caste sacerdotale, impliquant la capacité de distinguer le bien du mal, et qui a évolué vers une imputation sociale des actes en société.
📝 Points essentiels
- La justice pénale a évolué de la vengeance primitive à une justice sociale préventive et répressive.
- La responsabilité morale et la culpabilité sont apparues avec la caste sacerdotale et ont évolué vers une imputation sociale des actes en société.
💡 À retenir
La justice pénale a évolué de la vengeance primitive à une justice sociale préventive et répressive.
📖 5. Facteurs endogènes et exogènes influençant la délinquance selon Ferri
🔑 Notions clés & Définitions
- Facteurs exogènes : Influences sociales et environnementales telles que la famille, le système d’éducation, l’organisation politique, l’alcoolisme, et la densité de population, qui agissent sur l’individu et peuvent favoriser la délinquance.
📝 Points essentiels
- Les facteurs endogènes regroupent les caractéristiques biologiques et psychiques propres à chaque délinquant.
- Les facteurs exogènes concernent les influences sociales et environnementales qui agissent sur l’individu et peuvent favoriser la délinquance.
- Une sociologie novatrice École de Chicago = travaux réalisés entre 1915-1940 par des sociologues de l’Université de Chicago ➢ théories de l’École de Chicago = théories compréhensives ➢ cherchent à comprendre les raisons qui ordonnent le déroulement d'une activité sociale > notamment les phénomènes de déviance ➢ sociologie urbaine consacrée essentiellement à l’immigration qui touchait les grandes villes US Chicago = modèle de cette urbanisation rapide et importante > allemands, lituaniens, scandinaves, russes, polonais > populations noires venues des États ruraux du Sud conflits ethniques violents ➢ sociologie réformiste monde traditionnel ne s’explique pas uniquement par la crise économique ➢ deux processus le conformisme délinquant l’individu s'identifie aux normes dominantes > sans avoir les moyens d’y accéder il résout cette tension par la délinquance exemple : « je dois porter du Balenciaga » > « je n’ai pas d’argent » > « je vole » la conscience malheureuse l’individu se dit « c’est ma faute, je n'aurais pas dû faire ça » repli sur soi culpabilité ➢ trois pôles la désorganisation ➢ désorganisation sociale des cités ➢ décor pourri ➢ relations sociales hostiles ➢ manque de solidarité l’exclusion relève de la nature du rapport d'un groupe avec son environnement Fondamentaux de sociologie criminelle_Annabelle.docx Page 43 6.3.3.
- Page 37 6. LE COURANT AMÉRICAIN DE L’ÉCOLE DE CHICAGO la criminologie au XXe siècle : le courant américain de l’École de Chicago 6.1. À travers la trajectoire de Mohamed Merah cf. articles de M. Jovelin sur Mohamed Merah et Khaled Kelkal De la délinquance à la radicalisation : la trajectoire de Mohamed Merah Un radicalisé nommé Khaled Kelkal : parcours, rupture, bifurcation quelle analyse peut-on faire de la trajectoire de M. Merah ? ➢ la défaillance institutionnelle - trajectoire semblable à celle des délinquants classiques des institutions éducatives - connaissait les ficelles des institutions éducatives et savait en jouer - se victimisait en permanence ➢ la défaillance de l’autorité parentale comment se construire dans ce contexte ? - foyer éclaté - père absent - mère démissionnaire - grand frère violent et terrorisant - oncle ouvertement antisémite - rejeté par les siens cf. Durkheim sur l’autorité (question au centre de sa réflexion) les travaux de Durkheim peuvent constituer un facteur explicatif non négligeable ➢ il ne saurait véritablement y avoir de société ni de moralité en l'absence d’une autorité qui s'exerce sur la pensée et le comportement des individus ➢ la discipline est bonne pour l'individu parce que la discipline, c'est l'autorité en action et que l'autorité est inséparable, indiscernable même de la texture de la société, c’est ça qui sauve l'individu du
💡 À retenir
Ferri distingue clairement les influences internes (endogènes) et externes (exogènes) qui contribuent à la délinquance selon une approche intégrée.
📖 6. Analyse des actes individuels dans leur contexte social et processus d’imitation
🔑 Notions clés & Définitions
- Prison : Lieu de détention où, selon la théorie de la stigmatisation, la socialisation criminelle peut se renforcer, faisant de cet espace une école de délinquance.
- Actes individuels : Actions observables qui ne peuvent être pleinement comprises que lorsqu’elles sont replacées dans le contexte social de l’individu.
📝 Points essentiels
- Les actes individuels ne sont intelligibles que lorsqu’ils sont replacés dans leur contexte social.
- L’imitation, forme élémentaire de répétition sociale, socialise l’individu et assure la continuité sociale par la propagation des inventions individuelles.
- Page 7 La criminologie ne regroupe pas que le droit, mais pourquoi l’enseigne-t-on en droit, alors ? Parce que le droit est à la base de sa définition La criminalité est un fait social qui peut toucher tous les individus Tout le monde peut être criminel 1.2.2. Aspect social de la criminologie Définition de Georges Picca La criminologie vise à analyser selon une méthode déterminée et objective le fait social que constitue la criminalité ainsi que la personnalité des auteurs de crimes. Elle s’intéresse également à la réaction sociale face à la délinquance, à la police et à la justice. Définition de Pinatel La criminologie est l’étude de l’Homme délinquant, du délit, mais aussi de la réaction sociale, càd les différentes manières dont la société réagit aux comportements interdits et dont elle les définit. criminologie = étude de la personnalité des criminels au sens large Son objectif : - expliquer les crimes - réduire les crimes (même si ce n’est pas son objectif premier) En criminologie 3 personnages mais aussi 3 actes auteur prévention victime passage à l’acte société riposte Un fait n’est une infraction que s'il est défini, prévu et réprimé par la loi Le législateur considère que cet acte remet en cause l’ordre social il faut une approche juridique et une approche sociologique La question est simple : ➢ Pourquoi tel ou tel comportement est interdit ? cf. Howard Becker
- Page 43 6.3.3. La théorie de la désorganisation (Thomas) la déviance > naît du changement social > du décalage de valeurs qu’il induit phénomène de désajustement culturel montre aussi en quoi le développement de la désintégration sociale a mené à la constitution des ghettos cf. Alain Coulon : L’école de Chicago chez PUF désorganisation > ne provient pas d'un paradis social perdu > résulte d’un changement extrêmement rapide (densification ou désertification soudaine) pour Thomas le comportement n’est déterminé > ni par l’histoire individuelle de la personne > ni par son mode immédiat d’interaction avec l’entourage > mais par l’organisation de la société dans laquelle il prend place pour analyser/comprendre la déviance, important > de partir du sens que les acteurs donnent à leurs actes > de prendre en considération l’ensemble du processus de comportements cf. Shaw : « Un acte délinquant est une part du processus dynamique de la vie d’un individu. » peut-on parler de déterminisme social ? quand on s'inscrit dans une logique déterministe, on reste « sur place » idem avec la notion d’habitus de Bourdieu il faut partir du principe que l'habitus est susceptible d'évolution la pauvreté ne peut pas être une forme de déterminisme quand on analyse l'environnement de l’individu, on voit qu’il a agi ainsi pour quitter la situation dans laquelle il se trouve on a plutôt quelqu'un qui
💡 À retenir
Les actes individuels ne sont intelligibles que lorsqu’ils sont replacés dans leur contexte social.
📖 7. Radicalisation liée à l’humiliation, la victimisation et l’appartenance groupale
🔑 Notions clés & Définitions
- La cohésion sociale : Force qui maintient l'unité et la solidarité au sein d'une société, permettant aux individus de compter les uns sur les autres et de partager des valeurs communes.
- Humiliation : Sentiment de dégradation ou de dévalorisation perçue, souvent lié à une injustice personnelle ou collective, pouvant conduire à une réaction de rejet ou de violence.
📝 Points essentiels
- La radicalisation est souvent liée à un sentiment profond d’injustice personnelle et collective, incluant humiliation et exclusion sociale.
- L’appartenance à un groupe opprimé peut renforcer l’identité radicalisée et justifier la violence comme réponse à la victimisation.
💡 À retenir
La radicalisation est souvent liée à un sentiment profond d’injustice personnelle et collective, incluant humiliation et exclusion sociale.
📖 8. Apprentissage du comportement criminel par association différentielle
🔑 Notions clés & Définitions
- Groupe restreint de relations : Ensemble limité de relations personnelles dans lesquelles s’apprennent les comportements criminels, par l’intermédiaire d’interactions sociales directes.
📝 Points essentiels
- Le comportement criminel s’apprend surtout au sein d’un groupe restreint de relations personnelles, non par les médias.
- L’orientation des mobiles criminels dépend de l’interprétation favorable ou défavorable des dispositions légales dans ces interactions sociales.
💡 À retenir
Le comportement criminel s’apprend surtout au sein d’un groupe restreint de relations personnelles, non par les médias.
📖 9. Déviance secondaire, stigmatisation sociale et théorie de l’étiquetage
🔑 Notions clés & Définitions
- Déviance secondaire : Processus par lequel un individu accepte son rôle déviant, ce qui accentue la réaction stigmatisante de la société et peut conduire à une amplification de la déviance.
- Théorie de l’étiquetage : Approche sociologique qui déplace l’analyse de la déviance vers la qualification sociale des actes, en insistant sur la construction sociale de la déviance et la manière dont la société désigne certains comportements comme déviants.
📝 Points essentiels
- La déviance secondaire résulte de l’acceptation par l’individu de son rôle déviant et de la réaction stigmatisante de la société, ce qui peut renforcer la déviance.
- La théorie de l’étiquetage met en avant la construction sociale de la déviance, en insistant sur la qualification sociale des actes et la réaction de la société.
- Page 43 6.3.3. La théorie de la désorganisation (Thomas) la déviance > naît du changement social > du décalage de valeurs qu’il induit phénomène de désajustement culturel montre aussi en quoi le développement de la désintégration sociale a mené à la constitution des ghettos cf. Alain Coulon : L’école de Chicago chez PUF désorganisation > ne provient pas d'un paradis social perdu > résulte d’un changement extrêmement rapide (densification ou désertification soudaine) pour Thomas le comportement n’est déterminé > ni par l’histoire individuelle de la personne > ni par son mode immédiat d’interaction avec l’entourage > mais par l’organisation de la société dans laquelle il prend place pour analyser/comprendre la déviance, important > de partir du sens que les acteurs donnent à leurs actes > de prendre en considération l’ensemble du processus de comportements cf. Shaw : « Un acte délinquant est une part du processus dynamique de la vie d’un individu. » peut-on parler de déterminisme social ? quand on s'inscrit dans une logique déterministe, on reste « sur place » idem avec la notion d’habitus de Bourdieu il faut partir du principe que l'habitus est susceptible d'évolution la pauvreté ne peut pas être une forme de déterminisme quand on analyse l'environnement de l’individu, on voit qu’il a agi ainsi pour quitter la situation dans laquelle il se trouve on a plutôt quelqu'un qui
- Page 46 6.3.6.2. Quatre éléments la nature de la déviance la déviance est simplement le résultat d'un processus d'étiquetage le déviant = celui que les gens définissent ainsi mais tout le monde ne voit pas la déviance au même endroit variabilité de cette définition, qui renvoie aux normes le processus au terme duquel les actes et les personnes sont étiquetés > création de règles sous la pression d'entrepreneurs moraux > création d'une nouvelle forme de déviance > application sélective de ces règles à certaines personnes > qui deviennent des déviants la nature de la réaction sociale c'est cette condamnation qui provoque une forme de bannissement du déviant l'effet de la réaction sociale l'audience sociale amplifie la déviance des personnes désignées 6.3.6.3. Les stades de la déviance selon Lemert séquence d’interaction qui conduit à la déviance
💡 À retenir
La déviance secondaire résulte de l’acceptation par l’individu de son rôle déviant et de la réaction stigmatisante de la société, ce qui peut renforcer la déviance.
📖 10. Techniques de neutralisation utilisées par les déviants pour justifier leurs actes
🔑 Notions clés & Définitions
- Selon Bossuet : Perspective historique qui met en avant une conception de l'histoire fondée sur des principes immuables, contrastant avec des visions plus critiques et évolutives apparues ultérieurement.
- Déni de responsabilité : Technique de neutralisation par laquelle le déviant refuse d'assumer la responsabilité de ses actes en invoquant des causes extérieures ou des circonstances atténuantes.
📝 Points essentiels
- Les déviants utilisent des techniques de neutralisation pour justifier leurs actes, notamment le déni de responsabilité et le déni du mal causé.
- L’accusation des accusateurs permet au déviant de retourner la critique contre ceux qui le condamnent, légitimant ainsi son comportement.
💡 À retenir
Les déviants utilisent des techniques de neutralisation pour justifier leurs actes, notamment le déni de responsabilité et le déni du mal causé.
📖 11. Importance des histoires de vie pour comprendre la genèse de la déviance
🔑 Notions clés & Définitions
- Histoire de vie : Méthode biographique qui étudie le parcours individuel en retraçant l’enchaînement des événements et interactions ayant prédisposé une personne à la déviance, permettant de comprendre la complexité et la genèse des comportements déviants.
- Enchaînement des interactions : Succession des événements et relations sociales qui façonnent la trajectoire individuelle vers la déviance, essentielle pour saisir la complexité de cette trajectoire.
📝 Points essentiels
- L’étude des histoires de vie permet de comprendre l’enchaînement des événements et interactions qui prédisposent un individu à la déviance.
- La méthode biographique est la meilleure approche pour saisir la complexité et la genèse des comportements déviants.
💡 À retenir
L’étude des histoires de vie permet de comprendre l’enchaînement des événements et interactions qui prédisposent un individu à la déviance.
📖 12. Rôle du travail social dans l’accompagnement des phénomènes criminels
🔑 Notions clés & Définitions
- Travail social : Ensemble des pratiques visant à accompagner les individus impliqués dans des phénomènes criminels pour prévenir la récidive et favoriser leur réinsertion sociale.
- Accompagnement : Processus de soutien et d’aide apporté aux personnes en difficulté ou impliquées dans la délinquance afin de prévenir la récidive et faciliter leur intégration sociale.
📝 Points essentiels
- Le travail social joue un rôle clé dans l’accompagnement des individus impliqués dans des phénomènes criminels.
- Les interventions sociales visent à prévenir la récidive et à favoriser la réinsertion sociale des délinquants.
💡 À retenir
Reconnaître le travail social comme un levier essentiel pour la prévention et la gestion des comportements criminels.
📊 Tableaux de Synthèse
Évolution des phases de la justice pénale
| Phase | Caractéristiques | Responsabilité morale |
|---|
| Phase religieuse | Vengeance divine, péché, expiation | Absente ou limitée |
| Phase psycho-juridique | Punition pour la faute, système pénitentiaire | Développée, avec capacité de culpabilité |
| Phase sociale | Justice préventive, responsabilité et culpabilité | Imputée socialement, évolution vers responsabilité morale |
Facteurs influençant la délinquance selon Ferri
| Type de facteur | Exemples |
|---|
| Facteurs endogènes | Biologiques |
| Facteurs exogènes | Famille, éducation |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confusion entre déterminisme biologique et social dans l'explication du crime
- Mélanger les phases de la justice sans distinction claire
- Confondre responsabilité morale et responsabilité juridique
- Omettre la distinction entre facteurs endogènes et exogènes
- Confusion entre déviance secondaire et primaire
- Incompréhension des techniques de neutralisation
- Confusion entre théorie de l’étiquetage et autres approches sociologiques
✅ Checklist Examen
- Maîtriser la définition pluridisciplinaire de la criminologie
- Comprendre l'opposition entre déterminisme et libre-arbitre
- Savoir décrire l'évolution historique de la justice pénale
- Identifier les facteurs endogènes et exogènes selon Ferri
- Analyser le rôle du contexte social dans l'acte individuel
- Expliquer le processus d'imitation et son impact
- Différencier déviance secondaire et primaire
- Connaître les techniques de neutralisation
- Valoriser l'importance des histoires de vie
- Reconnaître le rôle du travail social dans la prévention
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