Лист за преговор: Introduction à la morphologie et compréhension du langage écrit

📋 Plan du Cours

  1. Morphologie du langage écrit et morphèmes
  2. Morphèmes lexicaux, grammaticaux et affixes
  3. Technique d’amorçage pour le traitement morphologique
  4. Modèles de lecture experte des mots morphologiques
  5. Procédures morpho-orthographiques et morpho-sémantiques
  6. Décours temporel des traitements morphologiques
  7. Compréhension écrite : reconnaissance et langage
  8. Conception dynamique de la compréhension
  9. Du sens des mots au sens du texte
  10. Modèle construction-intégration de Kintsch
  11. Phrase, propositions, prédicat et arguments
  12. Syntaxe et modèles de compréhension de phrase

📖 1. Morphologie du langage écrit et morphèmes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Morphologie : La morphologie étudie comment les mots sont formés à partir de morphèmes, et comment ces unités contribuent au sens et à la grammaire.
  • Morphème lexical : Un morphème lexical est l’unité qui porte le sens principal et sert de base à la construction des mots complexes.
  • Morphème grammatical : Un morphème grammatical contribue à la cohésion et aux relations entre mots, sans exister isolément comme un mot autonome.
  • Affixe flexionnel : Un affixe flexionnel modifie la forme d’un mot selon des traits grammaticaux tout en conservant la même entité lexicale.
  • Affixe dérivationnel : Un affixe dérivationnel sert à créer un nouveau mot, avec une nouvelle entité lexicale et une contribution sémantique.

📝 Points essentiels

  • La morphologie distingue des morphèmes lexicaux et des morphèmes grammaticaux comme briques de mots complexes.
  • Les morphèmes lexicaux donnent un sens prioritaire et participent à la définition de l’unité lexicale.
  • Le radical est le morphème lexical obtenu après suppression des affixes, comme un “squelette” du mot.
  • La base est le mot utilisé pour créer un nouveau mot, et elle est plus travaillée que la racine.
  • La racine correspond à l’élément le plus ancien lié à l’histoire du mot, et elle est moins utilisée en pratique.
  • Les affixes ne sont pas des mots isolés : ils s’accolent avant ou après un radical pour former un mot complexe.

💡 Astuce mémo

Lexical = sens, grammatical = liens; Flexion = même mot, Dérivation = nouveau mot.

📖 2. Morphèmes lexicaux, grammaticaux et affixes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Morphologie dérivationnelle : Morphologie qui construit de nouveaux mots en ajoutant des affixes dérivationnels, souvent peu productifs et soumis à des contraintes de combinaison.
  • Morphologie compositionnelle : Morphologie qui forme des mots en assemblant plusieurs morphèmes lexicaux (radicaux) pour créer un nouveau lexique.
  • Composition savante : Type de composition où des racines grecques ou latines sont accolées pour former un mot composé.
  • Composition populaire : Type de composition où deux mots de la langue sont soudés, parfois avec un trait d’union, ou reliés pour former un composé.
  • Technique d’amorçage : Technique expérimentale qui étudie comment un premier stimulus active à très court terme des traitements utiles à la lecture du second stimulus.

📝 Points essentiels

  • Morphologie dérivationnelle : les affixes (préfixes/suffixes) sont nombreux mais souvent peu productifs et ne s’attachent pas à n’importe quel radical.
  • Morphologie dérivationnelle : elle crée du lexique et implique des changements formels, sémantiques et syntaxiques du mot dérivé.
  • Morphologie dérivationnelle : la transparence orthographique et sémantique entre la base et le dérivé peut être plus ou moins évidente selon les transformations.
  • Exemples de transparence orthographique : boire→buvable et soin→soigneux montrent un lien de forme entre base et dérivé.
  • Exemples de transparence sémantique : trotter→trottoir et passer→dépasser illustrent des liens de sens entre base et dérivé.
  • Morphologie dérivationnelle : la dérivation peut changer la catégorie grammaticale (ex. base verbe vs dérivé adjectif) et modifier aussi la syntaxe.

💡 Astuce mémo

Dérivation = affixe qui transforme (forme + sens + syntaxe) ; Composition = radicaux qui s’assemblent (savante grec/latin, populaire mots de la langue).

📖 3. Technique d’amorçage pour le traitement morphologique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Amorçage morphologique : Technique expérimentale où un mot amorce influence la reconnaissance d’une cible, pour tester si des informations morphologiques sont activées.
  • Transparence sémantique : Degré de lien entre le sens de la base et celui du dérivé, qui peut varier et moduler l’effet d’amorçage.
  • Pseudo-dérivé : Mot complexe qui semble analysable morphologiquement car il partage une séquence avec une base, même si l’interprétation morphologique n’est pas évidente.
  • Correspondance forme-sens : Principe selon lequel une forme morphologique donnée est associée à un sens spécifique, ce qui soutient l’idée d’un traitement morphologique.
  • Procédure morpho-ortho : Stratégie où l’analyse morphologique est guidée d’abord par des indices orthographiques liés aux morphèmes.

📝 Points essentiels

  • Un traitement morphologique n’est pas un traitement orthographique ni un traitement sémantique : il vise des unités morphologiques et leurs règles de composition.
  • La transparence entre amorce et cible peut être variable, et on peut manipuler le lien sémantique entre base et dérivé pour tester la nature du traitement.
  • Chantier est un pseudo-dérivé de chant : il partage la séquence « chant » et peut être découpé en unités morphologiques, contrairement à chantilly où -illy ne correspond pas à un morphème connu.
  • Deux positions théoriques existent : certains auteurs disent qu’il n’y a pas de traitement morphologique spécifique (mots simples et complexes identifiés pareil), d’autres défendent des traitements/ représentations morph
  • La décomposition en morphèmes peut être plus ou moins systématique, et l’accès aux informations morphologiques peut se faire à des niveaux différents du traitement (lexique d’abord vs découpage d’abord).
  • Des auteurs relient la spécificité morphologique à l’amorçage : des amorçages par mots morphologiquement liés donnent des résultats différents de ceux obtenus avec des liens formels seulement.

💡 Astuce mémo

Morpho = forme→sens : si l’amorce change quand le lien morphologique change, c’est que le cerveau traite des morphèmes, pas seulement des lettres ou du sens.

📖 4. Modèles de lecture experte des mots morphologiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Procédure morpho-sémantique : Procédure de traitement morphologique où l’identification des unités se fait surtout à partir du sens des morphèmes plutôt que de la seule forme orthographique.
  • Procédure morpho-orthographique : Procédure de traitement morphologique où le découpage et l’analyse des morphèmes sont guidés principalement par des indices formels orthographiques.
  • Paradigme d’amorçage : Méthode expérimentale qui mesure la facilitation du traitement d’une cible après présentation d’une amorce liée (ici morphologiquement) en variant les propriétés des stimuli.
  • Transparence sémantique : Degré de lien de sens entre l’amorce et la cible, utilisé pour tester si la facilitation dépend de la relation sémantique entre morphèmes.
  • Décours temporel des procédures : Organisation dans le temps des traitements morphologiques, utilisée pour déterminer quel type de procédure (orthographique ou sémantique) intervient en premier.

📝 Points essentiels

  • Le sens de ‘fleur’ et le sens de ‘iste’ montrent que la lecture experte s’appuie sur la signification des morphèmes, pas seulement sur la forme orthographique.
  • Les procédures morpho-orthographiques et morpho-sémantiques se distinguent par le fait que le repérage des morphèmes est guidé soit par des aspects orthographiques, soit par des aspects sémantiques.
  • Dans les études utilisant l’amorçage, la facilitation est testée en gardant la structure orthographique identique (base+ette) tout en faisant varier la transparence sémantique amorce-cible.
  • Condition transparente Sem ++ : clochette-cloche (même famille morphologique avec lien sémantique clair) produit une facilitation morphologique.
  • Condition opaque Sem - : trompette-trompe (même famille mais lien sémantique moins évident) ne produit pas d’effet facilitateur.
  • Condition pseudo-dérivé Sem - - : baguette-bague (structure orthographique similaire mais absence de lien sémantique entre les deux) ne produit pas d’effet facilitateur comparable à la condition transparente.

💡 Astuce mémo

Transparence = Sens visible → facilitation ; Sens flou ou absent → pas de facilitation (Sem ++ vs Sem - / Sem - -).

📖 5. Procédures morpho-orthographiques et morpho-sémantiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Procédure morpho-orthographique : Procédure de traitement où l’orthographe et la structure morphologique guident d’abord la reconnaissance du mot cible avant un traitement plus sémantique.
  • Procédure morpho-sémantique : Procédure de traitement où l’accès au sens du mot cible intervient plus tard et s’appuie sur la relation sémantique entre amorce et cible.
  • SOA : SOA est le temps entre la présentation de l’amorce et l’apparition du mot cible, utilisé pour estimer la profondeur temporelle des traitements.
  • Condition morphologique sémantiquement transparente : Condition où amorce et cible sont morphologiquement liés et sémantiquement compatibles, ce qui permet une facilitation attendue à différents SOA.
  • Condition morphologique sémantiquement opaque : Condition où amorce et cible sont morphologiquement liés mais sémantiquement incompatibles, ce qui modifie la facilitation selon le SOA.

📝 Points essentiels

  • Hypothèse 1 : les traitements sont successifs, avec d’abord une procédure morpho-orthographique puis une procédure morpho-sémantique plus profonde.
  • SOA sert à séparer des traitements initiaux et secondaires : augmenter le SOA permet d’observer des effets plus profonds.
  • Trois types d’amorçage : transparente M+S+O+, opaque M+S−O+, et contrôle orthographique M−S−O+ (redondance orthographique sans lien sémantique).
  • À SOA 43 ms, les conditions transparente et opaque montrent des effets facilitateurs qui ne diffèrent pas significativement, indiquant une facilitation liée à la structure orthographique/morphologique.
  • À SOA 72 et 230 ms, l’effet facilitateur sémantique disparaît pour la condition où le lien sémantique est absent, tandis que la facilitation morphologique transparente persiste.
  • Interprétation Hypothèse 1 : quand le lien sémantique est inexistant, la facilitation ne se maintient pas aux SOA plus longs, ce qui soutient une séquentialité orthographe→sens.

💡 Astuce mémo

SOA = « profondeur temporelle » : petit SOA → orthographe guide, grand SOA → sens s’impose (si lien sémantique).

📖 6. Décours temporel des traitements morphologiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Transparence sémantique : La transparence sémantique désigne des conditions où la forme écrite rend la relation avec le sens plus facile à exploiter.
  • Opacité sémantique : L’opacité sémantique correspond à des conditions où la relation entre forme et sens est moins directement exploitable.
  • Pseudo-dérivé : Un pseudo-dérivé est une forme qui ressemble à un mot morphologiquement apparenté mais dont le lien sémantique est trompeur ou absent.
  • Traitement morpho-orthographique : Le traitement morpho-orthographique consiste à utiliser l’organisation orthographique liée à la morphologie pour identifier et interpréter les mots.
  • Traitement morpho-sémantique : Le traitement morpho-sémantique consiste à utiliser la structure morphologique pour accéder au sens des mots.

📝 Points essentiels

  • Les résultats suggèrent une interaction entre procédures morpho-orthographique et morpho-sémantique plutôt qu’un enchaînement strict ou une simultanéité parfaite.
  • Quand la transparence sémantique produit un effet facilitateur, cela soutient l’idée que la structure orthographique influence la cible des mots comme « fleuriste » et « trompette ».
  • Les auteurs proposent une coexistence plus ou moins simultanée des traitements, modulée par la nature des stimuli et d’autres facteurs.
  • Une partie des travaux privilégie davantage la procédure morpho-orthographique, tandis que d’autres privilégient davantage la procédure morpho-sémantique.
  • Si la transparence sémantique améliore les performances mais que les traitements morpho-sémantiques ne suffisent pas à expliquer tous les effets, alors les deux procédures fonctionnent en interaction.
  • Comparaison des conditions : Transparence sémantique Sem ++ (clochette-cloche) ; Opacité sémantique Sem - (lunette-lune) ; Pseudo-dérivé Sem - - (baguette-bague).

💡 Astuce mémo

Transparence = Sem ++ : l’orthographe “aide” le sens ; Opacité = Sem - : moins d’aide ; Pseudo-dérivé = Sem - - : piège sémantique → interaction morpho-orthographique + morpho-sémantique.

📖 7. Compréhension écrite : reconnaissance et langage

🔑 Notions clés & Définitions

  • Verbal reasoning : Dimension du langage qui mobilise des stratégies pour donner du sens au-delà des mots lus, via des liens comme les inférences et les métaphores.
  • Language structure : Dimension du langage qui calcule la signification des phrases à partir de l’organisation des éléments linguistiques dans le texte.
  • Vocabulary : Dimension lexicale qui décrit la signification, la forme et l’organisation des mots dans le lexique mental, avec une profondeur variable des liens.
  • Literacy knowledge : Ensemble des connaissances en mémoire à long terme (culture, expériences, savoirs) qui servent à interpréter ce qu’on lit.
  • Conscience phonologique : Capacité à manipuler et contrôler les unités phonologiques à l’oral et à l’écrit, en les isolant et en se les représentant.

📝 Points essentiels

  • La compréhension du langage s’appuie sur plusieurs dimensions en parallèle, malgré des ressources limitées en attention et en mémoire de travail.
  • La compréhension se construit de façon séquentielle pendant la lecture, avec un recyclage permanent des traitements.
  • Une conception dynamique et intégrative implique d’intégrer les informations au fur et à mesure, plutôt que d’attendre la fin du texte.
  • La coordination consciente des traitements évite des représentations fragmentaires et juxtaposées, surtout quand les compétences sont faibles.
  • La compréhension fonctionne comme une résolution de problème : certaines difficultés nécessitent un traitement particulier plutôt qu’une réponse immédiate.
  • Deux types de traitement coexistent : bottom-up (identification de mots) et top-down (activation de connaissances pour construire un modèle mental).

💡 Astuce mémo

Bottom-up = mots, Top-down = sens : lecture = identification puis modèle mental.

📖 8. Conception dynamique de la compréhension

🔑 Notions clés & Définitions

  • Traitement bottom-up : Traitement de bas niveau qui identifie les mots et signaux linguistiques pour alimenter la compréhension.
  • Traitement top-down : Traitement guidé par les connaissances qui reconstruit le sens à partir de concepts et d’attentes du lecteur.
  • Activation de connaissances sémantiques : Activation des connaissances sur le sens des mots et des relations de signification pour combiner des propositions.
  • Hypothèse de la qualité lexicale : Hypothèse selon laquelle la compréhension dépend fortement de la qualité des représentations lexicales, au-delà du simple décodage.
  • Modèle de construction-intégration : Modèle où comprendre consiste à construire puis stabiliser une représentation mentale du texte via des cycles de traitement.

📝 Points essentiels

  • La compréhension combine des processus d’identification de mots (bottom-up) et des processus guidés par des connaissances (top-down) pour former un modèle mental.
  • Les connaissances activées couvrent le sémantique, la syntaxe et la pragmatique, afin de relier plusieurs phrases ou propositions.
  • La lecture mobilise aussi des connaissances générales sur le monde et sur les textes, ainsi que des inférences pour structurer et cohérer le contenu.
  • Les capacités mnésiques (mémoire de travail et mémoire à long terme) et l’attention conditionnent l’intégration et la construction du sens.
  • L’hypothèse de la qualité lexicale (Perfetti, 2007) affirme que comprendre exige des représentations lexicales riches, pas seulement le décodage.
  • Dans l’étude ERP (Landi & Perfetti, 2007), les paires phonologiquement liées ne montrent pas de différence entre bons et faibles lecteurs, contrairement aux paires catégorielles et catégorielles associées où la réduction

💡 Astuce mémo

Bottom-up = mots, Top-down = monde : on assemble pour construire le modèle mental.

📖 9. Du sens des mots au sens du texte

🔑 Notions clés & Définitions

  • Construction–intégration : Approche de la compréhension où le lecteur construit progressivement le sens du texte puis l’intègre pour stabiliser une représentation cohérente.
  • Réseau propositionnel : Représentation mentale organisée de propositions reliées entre elles par des relations qui favorisent la cohérence du texte.
  • Modèle de situation : Représentation cognitive schématique et unifiée de l’essentiel du texte, ancrée dans l’expérience du lecteur.
  • Base de texte : Représentation qui conserve le sens général des propositions du texte et les relations entre elles.
  • Inférences de connexion : Type d’inférence qui relie des éléments du texte entre eux pour combler des liens manquants et maintenir la cohérence.

📝 Points essentiels

  • Comprendre un texte revient à construire activement le sens, avec un lecteur qui traite l’information de façon permanente et à capacités limitées.
  • Le traitement se fait par cycles itératifs qui recyclent des mécanismes de construction de représentations à plusieurs niveaux.
  • La construction de la base de texte s’appuie sur la structure de surface puis sur l’extraction des propositions et leurs relations.
  • La phase d’intégration vise à obtenir un modèle de situation final cohérent en stabilisant le réseau par diffusion d’activation.
  • Dans la construction du réseau propositionnel, la proposition est l’unité centrale de traitement.
  • Le réseau propositionnel se forme par connexions excitatrices ou inhibitrices entre propositions (relations directes/indirectes, subordination, causalité, etc.).

💡 Astuce mémo

C-I : Construire (base + réseau) puis Intégrer (modèle de situation).

📖 10. Modèle construction-intégration de Kintsch

🔑 Notions clés & Définitions

  • Compréhension comme reconstruction : La compréhension correspond à une reconstruction active du sens, pas seulement à l’extraction passive d’informations d’un texte.
  • Interprétation : L’interprétation est le processus central par lequel le lecteur donne une signification à ce qu’il lit.
  • Mécanismes de traitement : Les mécanismes de compréhension combinent des traitements linguistiques et des traitements non linguistiques pour construire le sens.
  • Phrase : La phrase est l’unité maximale de structure ou de combinatoire syntaxique, avec une complétude sémantique et une démarcation prosodique/typographique.
  • Structure sémantique en prédicat : La structure sémantique en prédicat décrit une activité ou un phénomène où des arguments participent au prédicat.

📝 Points essentiels

  • Comprendre un texte implique de reconstruire le sens de la situation décrite, en mobilisant des connaissances et des interprétations.
  • Le modèle met en jeu des traitements lexico-sémantiques, syntaxiques, pragmatiques et prosodiques, plus des facteurs extralinguistiques.
  • La compréhension passe par une sélection d’informations pertinentes, leur stockage, leur recouvrement en mémoire, puis la réalisation d’inférences.
  • La phrase est une unité de traitement micro-structurelle pertinente pour accéder aux mécanismes de base de la compréhension.
  • Une phrase peut contenir plusieurs clauses ou propositions, organisées autour d’un noyau verbal.
  • Dans la structure en prédicat, les arguments sont les participants engagés dans l’activité décrite (ex. le chat est noir; Jean lit le journal).

💡 Astuce mémo

Reconstruire = interpréter : texte → sélection → mémoire → inférences.

📖 11. Phrase, propositions, prédicat et arguments

🔑 Notions clés & Définitions

  • Grammaire générative transformationnelle : Approche chomskyenne qui décrit les règles d’une langue et la façon dont elles transforment une pensée en phrases grammaticales.
  • Grammaire universelle : Ensemble de principes supposés communs à toutes les langues, complété par des paramètres responsables des différences de structure.
  • Language Acquisition Device : Dispositif inné attribué à l’espèce humaine pour acquérir le langage à partir de principes fixes et de paramètres variables.
  • Ambiguïté syntaxique : Situation où une même suite de mots peut recevoir plusieurs structures, rendant l’interprétation dépendante de la syntaxe.
  • Modèle Garden Path : Modèle de compréhension qui prédit des erreurs de structuration quand le lecteur suit d’abord une analyse syntaxique plausible mais trompeuse.

📝 Points essentiels

  • La GGT vise à expliquer comment les règles d’une langue produisent des phrases à partir d’une pensée, pas seulement à résumer des corpus observés.
  • Chomsky défend une théorie du langage globale : la syntaxe doit être modélisée pour comprendre le fonctionnement complet, pas réduite à des régularités statistiques.
  • La syntaxe est centrale et autonome (au moins partiellement) : comprendre une phrase nécessite une représentation syntaxique, même si cela ne suffit pas pour le sens.
  • La lecture « Flying planes can be dangerous » illustre l’ambiguïté : sans information sur la structure verbale, on ne sait pas si ce sont les actions de piloter ou les avions en vol qui sont dangereux.
  • Le modèle syntagmatique (décomposition en constituants) est génératif : des règles de réécriture peuvent engendrer un ensemble infini de phrases.
  • La grammaire universelle combine principes (inchangés entre langues) et paramètres (responsables de variations structurales comme SVO vs SOV).

💡 Astuce mémo

GGT = Générer des phrases à partir d’une Pensée ; Universelle = Principes fixes + Paramètres variables ; GardenPath = « on se fait mener par la structure ».

📖 12. Syntaxe et modèles de compréhension de phrase

🔑 Notions clés & Définitions

  • Traitement syntaxique autonome : Le traitement syntaxique autonome décrit une compréhension où la syntaxe se construit d’abord avec des informations uniquement syntaxiques, sans influence du sens ou de la pragmatique.
  • Représentations non interprétatives : Les représentations non interprétatives sont des structures construites avant l’interprétation, qui ne peuvent pas être modifiées par d’autres traitements.
  • Analyse syntaxique en temps réel : L’analyse syntaxique en temps réel est une construction progressive de la structure pendant la compréhension, sans tenir compte de la signification.
  • Modèle intégratif à satisfaction des contraintes multiples : Le modèle intégratif propose que la compréhension résulte d’une interaction entre plusieurs sources d’information, qui s’intègrent simultanément via des contraintes en compétition.
  • Induction en erreur : L’induction en erreur désigne le fait qu’une préférence syntaxique initiale peut conduire à une mauvaise interprétation quand l’ambiguïté n’est pas résolue correctement.

📝 Points essentiels

  • Dans le traitement autonome, les informations lexicales, sémantiques et pragmatiques n’affectent pas le déroulement syntaxique mais seulement le produit final du traitement.
  • La structure syntaxique est construite à partir de l’ordre des mots, des catégories lexicales et des règles de structuration en syntagmes, indépendamment du sens.
  • La compréhension passe obligatoirement par une représentation syntaxique préalable avant l’interprétation finale.
  • Le processeur syntaxique fonctionne de façon sérielle en visant simplicité syntaxique et économie cognitive, en privilégiant une seule structure même en cas d’ambiguïté.
  • Même si l’analyse syntaxique mène à une erreur d’interprétation, l’analyse poursuivie reste celle qui a été choisie initialement.
  • Dans le modèle intégratif, plusieurs composants interagissent : facteurs syntaxiques et lexico-sémantiques influencent conjointement la représentation initiale de la phrase (Taraban & McClelland, 1988, 1990).

💡 Astuce mémo

Autonome = Syntaxe d’abord (ordre + catégories) ; Intégratif = Contrainte en compétition (syntaxique vs sémantique)

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1984Introduction de la technique d’amorçage comme étude des processus mentaux fins impliqués dans la lecture (Foster et Davis, 1984).
1994Position selon laquelle il n’y a pas de traitements morphologiques spécifiques (Atchison, 1994).
2007Hypothèse de la qualité lexicale (Perfetti, 2007) et étude ERP associée (Landi & Perfetti, 2007).
2014Modèle des systèmes de lecture (Perfetti & Stafura, 2014).
2017Critiques/au-delà de la grammaire universelle (Ibbotson & Tomasello, 2017).

📊 Tableaux de synthèse

Procédures morphologiques testées par amorçage

ProcédureGuidageEffet attendu
Morpho-orthographiqueindices orthographiques (structure base+ette)facilitation surtout quand la structure orthographique est présente, indépendamment du lien sémantique
Morpho-sémantiquesens des morphèmes (lien base dérivé)facilitation surtout quand la transparence sémantique est forte (Sem ++)

Conditions d’amorçage morphologique (transparence sémantique)

ConditionExempleLien sémantique
Transparente (Sem ++)clochette–clocheprésent et compatible
Opaque (Sem -)trompette–trompemême famille morphologique mais lien sémantique moins évident/incompatible
Pseudo-dérivé (Sem - -)baguette–bagueabsence de lien sémantique entre les deux

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre morphème lexical et morphème grammatical : le grammatical sert à la cohésion et n’existe pas isolément comme un mot autonome.
  2. Croire que les affixes sont des mots : ils s’accolent avant/après un radical et ne fonctionnent pas seuls.
  3. Mélanger racine, radical et base : la racine est l’élément ancestral (peu utilisé), le radical est obtenu après suppression des affixes, la base est le mot utilisé pour créer le dérivé.
  4. Interpréter l’amorçage comme un effet purement orthographique ou purement sémantique : le cours insiste sur la spécificité morphologique et sur la comparaison des liens forme–sens.
  5. Prendre Sem ++/Sem -/Sem - - comme des effets “orthographe seule” : Sem ++ dépend du lien sémantique, alors que les patterns peuvent aussi montrer un effet de structure orthographique (base+ette).
  6. Inverser les procédures : morpho-orthographique = guidage par indices formels, morpho-sémantique = guidage par le sens des morphèmes.
  7. Confondre bottom-up et top-down : bottom-up identifie les mots (bas niveau), top-down reconstruit le sens via connaissances et attentes.

✅ Checklist Examen

  1. Distinguer morphèmes lexicaux vs grammaticaux et expliquer le rôle de la cohésion pour les morphèmes grammaticaux.
  2. Définir affixes flexionnels vs dérivationnels et préciser ce qui change (entité lexicale vs nouvelle entité lexicale + sémantique/syntaxe).
  3. Expliquer racine, radical et base, et illustrer avec l’exemple boire → buvable (radical) et la racine bibere.
  4. Lister les trois types de morphologie (flexionnelle, dérivationnelle, compositionnelle) et donner pour chacune un critère de formation + un exemple du cours.
  5. Décrire la technique d’amorçage : postulat (amorçage à très court terme), fondement (activation distribuée en réseau) et ce qu’on mesure (vitesse/exactitude).
  6. Classer les types d’amorces du cours (chantilly, comptine, chantage, chantier) en expliquant ce qui est orthographique vs sémantique vs morphologique/pseudo-dérivé.
  7. Présenter les deux positions théoriques sur le traitement morphologique (pas de traitement spécifique vs traitement morphologique spécifique) et relier la spécificité à la correspondance forme–sens et aux transparences.
  8. Expliquer la différence entre procédure morpho-orthographique et procédure morpho-sémantique, et dire comment le paradigme d’amorçage teste ces procédures via transparence sémantique (base+ette identique).
  9. Décrire les trois conditions d’amorçage (Sem ++ clochette–cloche, Sem - trompette–trompe, Sem - - baguette–bague) et l’idée clé des effets facilitateurs selon la transparence.
  10. Exposer l’hypothèse 1 (séquentialité) et l’hypothèse 2 (simultanéité) en précisant le rôle du SOA (43 ms vs 72/230 ms) et l’interprétation des patterns.
  11. Passer à la compréhension écrite : définir les dimensions (Verbal reasoning, Language structure, Vocabulary, Literacy knowledge) et rappeler l’idée de compréhension dynamique intégrative (bottom-up/top-down).
  12. Expliquer le modèle construction–intégration (base de texte, réseau propositionnel, modèle de situation) et les inférences (connexion vs remplissage), puis relier à la phrase/proposition/prédicat/arguments et à l’analyse
  13. syntaxique : autonome (Garden Path) vs intégrative (satisfaction des contraintes multiples).

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Morphologie du langage écrit — définition ?

Étude de la formation des mots à partir de morphèmes.

Morphologie

Étudie la formation des mots à partir de morphèmes.

Morphèmes lexicaux — rôle ?

Portent le sens principal et forment la base des mots.

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