Лист за преговор: Introduction aux soins intensifs

📋 Plan du Cours

  1. Histoire et définition des soins intensifs
  2. Accueil et installation en USI
  3. Surveillance clinique et FAST HUGS
  4. SvO2 et oxygénation tissulaire
  5. Monitorage hémodynamique invasif
  6. Pharmacologie et compatibilités
  7. Médicaments vasoactifs
  8. Aspiration endotrachéale et humidification
  9. Sevrage de la ventilation
  10. Extubation et surveillance
  11. Hypertension intracrânienne
  12. Examen neurologique et drainage ventriculaire

📖 1. Histoire et définition des soins intensifs

🔑 Notions clés & Définitions

  • Auscultation des USI fin années 1950 : Les unités de soins intensifs apparaissent à la fin des années 1950, notamment à l’époque des poliomyélites, avec le besoin de ventilation artificielle.
  • Premières USI au Danemark : Les premières unités de soins intensifs en Europe se développent au Danemark, servant de point de départ à la diffusion du modèle.
  • Chirurgie et soins postopératoires : Le développement de la chirurgie stimule l’essor des soins intensifs en raison de la prise en charge de suites opératoires parfois complexes.
  • Concept de réanimation : Le terme « réanimation », associé à l’idée de ramener à la vie, évolue vers celui de « soins intensifs » pour refléter une prise en charge technique et continue.
  • Patient de soins intensifs : Un patient d’USI présente plusieurs défaillances viscérales aiguës menaçant le pronostic vital et nécessitant des méthodes de suppléance.

📝 Points essentiels

  • En Europe, les USI correspondent à environ 5 à 10% des lits et représentent 15 à 20% des coûts hospitaliers.
  • Les définitions des USI en Europe sont peu claires et la tendance est à l’augmentation du nombre de lits.
  • Les soins intensifs nécessitent une équipe multidisciplinaire spécialisée et beaucoup de matériel.
  • Le profil de patient typique combine défaillances viscérales aiguës, risque vital et recours à la suppléance respiratoire, hémodynamique et métabolique.

💡 Astuce mémo

Aussi tôt que 1950s : poliomyélites → ventilation → USI ; chiffres Europe : 5–10% lits et 15–20% coûts.

📖 2. Accueil et installation en USI

🔑 Notions clés & Définitions

  • Annonce du patient : Communication initiale qui recueille l’âge, le motif d’admission, la stabilité hémodynamique, les conditions respiratoires et l’appareillage.
  • Chariot ARCA : Chariot de prise en charge associé à la stabilité hémodynamique, avec préparation des médicaments spécifiques avant l’arrivée du patient.
  • Transmission IPAAS : Trame de transmission où le receveur synthétise identité, patient, actions à faire, situation/sécurité et une synthèse finale.
  • Préparation de la chambre : Mise en état de la chambre avant l’arrivée du patient, incluant contrôle respirateur/oxygène, mise sous monitoring et préparation du matériel.
  • Installation en USI : Mise en place rapide du patient selon son état, avec branchement au monitoring, réglage des alarmes et raccordement des traitements.

📝 Points essentiels

  • À l’arrivée, la priorité est donnée à la stabilité hémodynamique et respiratoire avant toute autre tâche d’installation.
  • La préparation comprend un test du respirateur (ballon test) et/ou la vérification de l’oxygène avec humidificateur, ainsi que l’allumage du monitoring.
  • L’installation vise idéalement 30° avec respect de l’axe tête-cou-tronc, puis raccordement au monitoring (± calibration) et réglage des alarmes adaptés au patient.
  • Brancher les traitements et réaliser les différents prélèvements se fait pendant l’installation, tout en assurant rassurance patient et famille via une communication claire.
  • La transmission au receveur suit une structure identité-patient-actions-situation/sécurité-synthèse pour sécuriser la continuité des soins.

💡 Astuce mémo

ARCA-30°-ALARME : Stabiliser, installer à 30°, puis régler les alarmes avant de brancher le reste.

📖 3. Surveillance clinique et FAST HUGS

🔑 Notions clés & Définitions

  • Ulcère de stress : Complication digestives fréquente en soins intensifs liée au stress physiologique, pouvant aggraver le pronostic.
  • Glycémie cible : Objectif de contrôle de la glycémie en USI entre 80 et 150 mg/dl pour limiter les complications.
  • Prévention des escarres : Ensemble d’actions cutanées en USI (mobilisation, protection, détection des risques) pour réduire l’apparition d’escarres.
  • Insuline rapide en perfusion : Insuline à action rapide administrée en perfusion continue en attendant la reprise de l’alimentation per os.

📝 Points essentiels

  • L’incidence d’ulcère de stress est d’environ 1,5% des patients admis aux USI et augmente la mortalité.
  • La prévention par antiH2 (pantoprazole ou oméprazole) est recommandée chez les patients à facteur de risque d’ulcère de stress.
  • Pour la nutrition entérale précoce, surveiller la glycémie avec une cible 80–150 mg/dl en évitant hyperglycémie sévère >180 mg/dl et hypoglycémie <40 mg/dl.
  • La glycémie se mesure préférentiellement en premier sur sang artériel, puis veineux, puis capillaire.
  • En cas de besoin, une insuline d’action rapide en perfusion continue est poursuivie jusqu’à reprise de l’alimentation per os avec une surveillance au minimum 3 fois par jour avant les repas.
  • La prévention cutanée repose sur une mobilisation toutes les 2 heures et l’utilisation du matériel (matelas alternant selon le rythme prévu) avec recherche des personnes à risque via une échelle.

💡 Astuce mémo

Ulcère stress = 1,5% et antiH2 si risque; Glycémie = 80–150 (éviter >180 et <40); Skin = bouger toutes les 2 h.

📖 4. SvO2 et oxygénation tissulaire

🔑 Notions clés & Définitions

  • SvO2 : La SvO2 est la saturation veineuse en oxygène, reflet de l’adéquation entre l’apport sanguin en O2 et l’utilisation tissulaire.
  • Extraction d’oxygène : L’extraction d’oxygène correspond à la part d’O2 prélevée par les tissus, qui augmente quand l’apport global ne suffit pas.
  • Performance cardio-respiratoire : La performance cardio-respiratoire désigne l’efficacité du système à fournir et distribuer l’oxygène, appréciée indirectement par la SvO2.
  • Débit cardiaque indexé : L’index cardiaque est le débit cardiaque rapporté à la surface corporelle, influençant la quantité d’oxygène délivrée aux tissus.

📝 Points essentiels

  • Une SvO2 normale se situe entre 65% et 75% et correspond à une performance cardio-respiratoire satisfaisante.
  • En cas de pathologie ou d’incapacité cardiaque, la réponse se fait surtout par une augmentation de l’extraction d’O2 au niveau tissulaire.
  • La SvO2 dépend de 4 éléments : index cardiaque, SaO2, hémoglobine, et consommation tissulaire d’O2.
  • Une baisse ou une hausse de SvO2 doit être analysée avec le contexte (exemple : sepsis et lactates).
  • La SvO2 sert de support pour orienter le traitement inotrope comme la dobutamine.

💡 Astuce mémo

SvO2 = “Livraison” (IC + SaO2 + Hb) vs “Demande” (consommation tissulaire) : si la livraison baisse, l’extraction monte et la SvO2 chute.

📖 5. Monitorage hémodynamique invasif

🔑 Notions clés & Définitions

  • Cathéter de Swan Ganz : Cathéter en polyuréthane qui, via un ballonnet, suit la circulation jusqu’à l’artère pulmonaire pour mesurer des pressions intracardiaques et l’occlusion pulmonaire.
  • Thermodilution : Méthode de mesure hémodynamique qui calcule des paramètres à partir du passage d’un bolus injecté et du signal de température recueilli par thermistance.
  • Analyse du contour de l’onde de pouls : Analyse du tracé artériel utilisée pour déduire débit cardiaque et volume systolique à partir de la forme de l’impulsion.
  • Système PICCO : Monitoring hémodynamique associant un cathéter artériel à thermistance et une voie centrale pour des bolus froids, afin d’obtenir des paramètres par thermodilution trans pulmonaire et contour d’onde.

📝 Points essentiels

  • La PAPO (pression artère pulmonaire occluse) reflète les pressions des oreillettes gauches et correspond à la plus petite valeur mesurée, avec 8 à 12 mmHg comme repère, 5 très bas et 18 très haut.
  • Le cathéter de Swan Ganz utilise un ballonnet gonflé qui fait progresser la sonde dans la circulation jusqu’à la mesure de la PAPO, avec des mesures de POD, PAP et PAPO.
  • Le système PICCO mesure notamment le débit cardiaque et la résistance vasculaire systémique à partir de la thermodilution trans pulmonaire et de « pulse contour analysis ».
  • Le cathéter artériel PICCO doit être posé en huméral, fémoral ou axillaire et pas en radial, car la température extérieure peut fausser la température du sang artériel.
  • La calibration PICCO nécessite des bolus de liquide froid, avec une température < 8° et un volume de 15 ou 20 cc selon le poids, avec une limite donnée à 80 kg, répétée 3 fois.

💡 Astuce mémo

Ballonnet = Gauche “cachée” : PAPO = oreillette gauche (et plus petite valeur).

📖 6. Pharmacologie et compatibilités

🔑 Notions clés & Définitions

  • Dénomination commune internationale : La dénomination commune internationale est le nom du médicament utilisé dans tous les pays, afin d’identifier la molécule sans dépendre de la marque.
  • Dénomination commerciale : La dénomination commerciale est le nom donné par une firme au médicament après son enregistrement, suivi du sigle ®.
  • Dénomination scientifique : La dénomination scientifique est le nom chimique selon les règles de nomenclature, destiné surtout aux spécialistes.
  • Instabilité du médicament : L’instabilité désigne des transformations continues et irréversibles qui rendent le produit inactif ou produisent des entités toxiques.
  • Incompatibilité médicamenteuse : L’incompatibilité est une modification physico-chimique entre produits pouvant provoquer précipité, changement d’aspect, dégagement gazeux, modification du pH ou baisse de concentration.

📝 Points essentiels

  • Les incompatibilités peuvent entraîner une obstruction de cathéter, une perte d’efficacité, la formation de dérivés toxiques, un risque d’embolie et des dépôts cristallins dans certains organes.
  • La diphantoïne précipite avec le G5% et doit être donnée avec de la physiologie sur voie unique.
  • L’amiodarone, l’amphotéricine et le midazolam sont incompatibles avec les bicarbonates, avec risque de dégagement gazeux.
  • La perfusion doit respecter un débit constant et rester continue pour certains médicaments, et certains ne doivent pas être flushés sous peine de conséquences graves.
  • Certains médicaments ne peuvent pas être arrêtés même brièvement, car l’arrêt peut aggraver l’état du patient lourdement.
  • Les médicaments vasoactifs agissent sur le calibre des vaisseaux, via des vasodilatations ou vasoconstrictions, en modulant des récepteurs adrénergiques, dopaminergiques et leurs effets cardio-vasculaires.

📖 7. Médicaments vasoactifs

🔑 Notions clés & Définitions

  • Catécholamines : Médicaments vasoactifs agissant sur le calibre des vaisseaux, avec une réponse proche de celle du système sympathique sur le cœur et la pression artérielle.
  • Récepteurs adrénergiques : Catégorie de récepteurs stimulés par les catécholamines, incluant alpha 1 et alpha 2 ainsi que bêta 1 et bêta 2.
  • Adrénaline : Hormone naturelle sympathomimétique de référence à actions bêta et alpha directes, utilisée en ALS et en choc à l’USI selon une cible de pression.
  • Noradrénaline : Catécholamine naturelle très proche de l’adrénaline, à effet prédominant alpha avec une hausse de pression artérielle surtout par vasoconstriction périphérique.
  • Dobutamine : Catécholamine de synthèse à dominante bêta 1 (et bêta 2), avec résultante vasodilatatrice dose dépendante et effet inotrope.

📝 Points essentiels

  • Les catécholamines sont administrées sur cathéter central avec voie réservée (proximale) en perfusion IV continue au pousse seringue, sans bolus (sauf adrénaline en ACR).
  • Éviter toute perfusion associée et tout robinet sur la voie des amines, et ne pas flusher les catécholamines, notamment la noradrénaline qui ne doit jamais être flusher.
  • Adrénaline en cas de choc: débit à adapter pour atteindre la PA souhaitée entre 1 et 10 γ/kg/min (pur au pousse seringue) avec risques d’arythmies ventriculaires selon la dose.
  • Noradrénaline en choc (surtout distributif): débit entre 0,05 et 0,5 γ/kg/min (diluée au pousse seringue) avec risques d’ischémie/nécroses et troubles respiratoires et neurologiques.
  • Dobutamine en décompensation cardiaque ou choc cardiogénique: débit entre 1 et 20 γ/kg/min (souvent ≤ valeur habituelle maximale indiquée), avec titration selon le débit cardiaque souhaité.

💡 Astuce mémo

ADN: Adrénaline=Alpha+Beta (touche tout), Noradrénaline=Alpha surtout (resserre), Dobutamine=Bêta 1 (booste le cœur).

📖 8. Aspiration endotrachéale et humidification

🔑 Notions clés & Définitions

  • Aspiration endotrachéale : Procédure consistant à évacuer les sécrétions bronchiques via une sonde d’aspiration à travers le TET ou une canule de trachéotomie.
  • Circuit ouvert : Technique d’aspiration avec déconnexion du système respiratoire, nécessitant une source de vide et une sonde d’aspiration à usage unique.
  • Circuit fermé : Technique d’aspiration sans déconnecter le ventilateur, utilisant un dispositif intégré à conserver en place pendant l’aspiration.
  • Échangeur de chaleur (ECH) : « Filtre » placé entre la sonde d’intubation et la pièce en Y pour piéger eau condensée et sécrétions sans augmenter les résistances.
  • Humidificateur chauffant : Dispositif délivrant des gaz avec vapeur d’eau grâce à une source de chaleur, monté sur le circuit inspiratoire près de la sortie du ventilateur.

📝 Points essentiels

  • L’aspiration endotrachéale se fait quand le patient est encombré (sécrétions dans le TET, bruits, toux, hausse des pressions, désaturation).
  • En circuit ouvert, la pré-oxygénation se fait à FiO2 100% pendant 2 à 3 minutes et l’aspiration utilise des pressions de -70 à -150 mmHg.
  • La durée d’aspiration est de 10 à 15 secondes chez l’adulte et d’environ 5 secondes chez l’enfant, avec surveillance Sao2 et FC pendant la stimulation vagale.
  • Le sérum physiologique (NaCl 0,9%) n’est pas utilisé en routine en instillation au cours de l’aspiration.
  • En humidification, les ECH se changent toutes les 24h et doivent être placés au-delà du TET pour que l’eau condensée s’y dépose avant d’augmenter les résistances.
  • Les humidificateurs chauffants nécessitent de surveiller les branchements électriques, les niveaux d’eau et le montage aseptique du réservoir sur le circuit inspiratoire.

📖 9. Sevrage de la ventilation

🔑 Notions clés & Définitions

  • Critères de sevrage : Ensemble de conditions cliniques, respiratoires et hémodynamiques à remplir avant de diminuer l’assistance ventilatoire.
  • Épreuve sur tube en T : Modalité de sevrage où le patient respire spontanément sur une configuration équivalente à la FiO2 du respirateur, avant extubation si succès.
  • Sevrage difficile : Stratégie de sevrage adaptée aux patients nécessitant une approche plus prudente, avec évaluation rapprochée et recours précoce à la trachéotomie en cas d’échec.
  • Signes d’échec : Manifestations respiratoires, neurologiques et hémodynamiques qui indiquent un sevrage non toléré lors de l’épreuve.
  • Extubation : Retrait du tube endotrachéal lorsque la ventilation mécanique n’est plus nécessaire, après préparation et surveillance.

📝 Points essentiels

  • Le sevrage repose sur l’absence de sédation, une réponse cohérente aux ordres simples (GCS > 8) et une hémodynamique stable.
  • Sur le plan respiratoire, on vise notamment PEP < 5 cmH2O (sauf exception) et FiO2 < 50%, sans acidose ou alcalose et avec une clinique respiratoire compatible.
  • Avant l’épreuve, il faut traiter l’encombrement et expliquer au patient, avec position semi-assise et diminution progressive des paramètres.
  • Le sevrage classique inclut une épreuve T-tube à FiO2 équivalente ou légèrement majorée avec essai 30 min à 1 h, puis extubation si réussite et ventilation mécanique si échec.
  • Les principaux signes d’échec incluent FR > 30/min ou < 10/min, SpO2 < 92%, acidose respiratoire, agitation ou troubles de la conscience, et instabilité hémodynamique (HTA/hypotension, tachycardie ou trouble du rythme).
  • L’extubation nécessite préparation (oxygénothérapie, aspiration, seringue 10 cc, chariot d’intubation en cas de problème), semi-assis si possible, puis aspiration, dégonflage du ballonnet et retrait du TET en même temps que l’oxygénation.

💡 Astuce mémo

TUBE-FI: FiO2 < 50% et PEP < 5 pour réussir, sinon FR/SpO2/acidose annoncent l’échec.

📖 10. Extubation et surveillance

🔑 Notions clés & Définitions

  • Retrait du TET guidé par aspiration : Le retrait du TET s’effectue avec aspiration simultanée pour limiter les sécrétions et l’encombrement lors du débranchement.
  • Surveillance d’échec au sevrage : La surveillance vise à repérer rapidement des signes respiratoires, neurologiques et hémodynamiques qui imposent d’arrêter l’épreuve et de poursuivre la ventilation.

📝 Points essentiels

  • L’extubation ne se fait pas en autonomie et nécessite un matériel prêt (oxygénothérapie, aspiration et seringue de 10CC).
  • Avant l’extubation, le patient est idéalement en semi-assise, sauf contre-indication, et l’estomac doit être vide.
  • Pour extuber, on rassure le patient, retire la fixation, aspire par sonde, puis dégondle le ballonnet et retire le TET en même temps.
  • Après le retrait du TET, on met immédiatement l’oxygène et on continue à rassurer le patient, y compris sur sa capacité à parler.
  • Pendant l’épreuve de sevrage, l’échec est suspecté si la FR est >30/min ou <10/min, si la SpO2 <92% ou si des troubles hémodynamiques apparaissent.

📖 11. Hypertension intracrânienne

🔑 Notions clés & Définitions

  • Boîte crânienne inextensible : La boîte crânienne limite le volume total crâne-cerveau et rend la pression intracrânienne sensible à tout ajout de volume.
  • Pression de perfusion cérébrale (PPC) : La PPC correspond à la différence entre la pression artérielle moyenne et la pression intracrânienne, conditionnant la perfusion du cerveau.
  • Effet Cushing : L’augmentation brutale de la pression artérielle déclenchée par la chute de PPC augmente le volume sanguin cérébral et peut élever la PIC.
  • Engagement temporal : L’engagement dans le foramen ovale comprime le tronc cérébral et menace la ventilation et le pronostic.
  • Engagement amygdalien : L’engagement dans le trou occipital comprime le bulbe rachidien et peut entraîner un arrêt respiratoire.

📝 Points essentiels

  • Le cerveau, le sang et le LCR occupent un volume intracrânien réparti approximativement en 85% pour le cerveau, 5% pour le sang et 10% pour le LCR.
  • La PPC se calcule par PPC = PAM – PIC et une PPC idéale se situe entre 70 et 90 mm Hg.
  • Si l’augmentation de volume intracrânien dépasse 10%, les mécanismes compensateurs sont dépassés et une hypertension intracrânienne peut survenir.
  • L’HTIC diminue la perfusion cérébrale avec risque d’hypoxémie, puis d’œdème, car la PIC entrave la vascularisation.
  • Pour diminuer la PIC, la conduite repose sur la suppression de la cause et sur le drainage du LCR via un drain de PIC.

💡 Astuce mémo

PPC = PAM − PIC : si la PIC monte, la perfusion baisse, donc le cerveau “manque de sang”.

📖 12. Examen neurologique et drainage ventriculaire

🔑 Notions clés & Définitions

  • Glasgow Coma Scale : L’échelle de Glasgow quantifie la gravité de l’altération de conscience en additionnant l’ouverture des yeux, la réponse verbale et la réponse motrice.
  • Drainage ventriculaire : Le drainage ventriculaire repose sur un drain intraventriculaire qui dérive transitoirement le LCR, permet la mesure de la PIC et aide à maintenir une pression intracrânienne normale.
  • Anisocorie : L’anisocorie correspond à une différence de taille pupillaire et peut signaler des signes précoces d’engagement temporal avec compression du nerf III.
  • Capteur de PIC intraventriculaire : Le capteur de PIC intraventriculaire sert à mesurer la PIC et peut aussi fonctionner comme dispositif thérapeutique de drainage du LCR.

📝 Points essentiels

  • La surveillance répétée des pupilles (diamètre et réflexe photomoteur) aide à dépister un engagement temporal via anisocorie et réflexe photomoteur faible voire aboli du côté concerné.
  • La notation de GCS se calcule avec E (1 à 4), V (1 à 5) et M (1 à 6) pour un total théorique de 15, le coma étant défini pour un score < 7.
  • Un TC grave correspond à un traumatisme dont le score de Glasgow est égal à 8 (E+V+M).
  • Le capteur de PIC intraventriculaire nécessite une calibration du zéro pour que la mesure soit valable, avec un repère anatomique externe (tragus, commissure palpébrale externe) incluant la projection du foramen de Monro.
  • Le drainage du LCR vise une PIC normale entre 5 et 10 mmHg (13 cmH2O) en dérivant transitoirement un LCR qui circule mal.
  • Au rôle infirmier : installer le niveau du système, changer le sachet de recueil, surveiller aspect/quantité du LCR, refaire le pansement souillé et réaliser un prélèvement bactériologique distal quotidien via ponction de la membrane du réservoir.

💡 Astuce mémo

GCS = E + V + M ; Pupilles = anisocorie + réflexe photomoteur changé = alerte engagement, Drain PIC = dérive LCR + mesure PIC.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
fin des années 1950Apparition des USI à l’époque des poliomyélites et création de la ventilation artificielle
1970Invention du cathéter de Swan Ganz par J. Swan et W.Ganz
toutes les 96hChangement de trousses de perfusion (cathéter central)

📊 Tableaux de synthèse

Aspiration endotrachéale : circuit ouvert vs circuit fermé

CircuitDéconnexionPré-oxygénation / durée
OuvertDéconnexion du système respiratoireFiO2 100% pendant 2 à 3 minutes ; aspiration 10 à 15 s (adulte)
FerméSans déconnecter le ventilateurPas de déconnexion ; sonde à garder en place pendant l’aspiration

Récepteurs des vasoactifs : effets principaux

RécepteurLocalisationEffet
Alpha 1Vaisseaux, cœurVasoconstriction (I+, C+)
Alpha 2VaisseauxVasoconstriction
Bêta 1CœurInotropie (+), Chronotropie (+) et Dromotropie (+)
Bêta 2Vaisseaux, cœur, poumonsVasodilatation (+) et bronchodilatation (+)

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre SvO2 et SpO2 : la SvO2 reflète l’adéquation apport O2/usage tissulaire, alors que la SpO2 mesure l’oxygénation artérielle (poumons).
  2. Oublier que les catécholamines doivent être perfusées en continu sur voie réservée et sans robinet/flush : la noradrénaline ne se flushe jamais.
  3. Poser le PICCO en radial : la source indique qu’il ne faut pas en radial car la température extérieure peut fausser la température du sang artériel.
  4. Rater l’élément “clinique prime sur tout le reste” (FAST HUGS / MASC) et se focaliser uniquement sur les alarmes ou la technique.
  5. Sécher un patient au sevrage : ignorer l’encombrement et ne pas expliquer/adapter la position semi-assise avant l’épreuve.
  6. Charger le ballonnet TET au mauvais niveau : trop gonflé comprime la trachée, pas assez gonflé expose à fuite et broncho-inhalation/VAP.
  7. Confondre aspiration AET et instillation : le NaCl 0,9% n’est pas utilisé en routine en instillation au cours de l’aspiration.

✅ Checklist Examen

  1. Expliquer le contexte d’apparition des USI et ce qu’est un patient d’USI : défaillances viscérales aiguës menaçant le pronostic vital nécessitant une suppléance.
  2. Réaliser l’annonce du patient : âge, motif d’admission, stabilité hémodynamique, conditions respiratoires et appareillage, avec préparation du chariot ARCA.
  3. Organiser la transmission IPAAS : identité, patient, actions à entreprendre, situation/sécurité, puis synthèse finale par le receveur.
  4. Avant l’arrivée : préparer chambre et matériel, vérifier respirateur (ballon test) et/ou oxygène avec humidificateur, allumer monitoring et préparer électrodes/PNI/manchettes/pompes/pousse-seringues.
  5. À l’arrivée : installer en priorité selon stabilité hémodynamique et respiratoire, viser idéalement 30° avec respect axe tête-cou-tronc, raccorder au monitoring (+/- calibration) et régler les alarmes.
  6. Pendant l’approche FAST HUGS : vérifier 3C (calme, confortable, coloration), 3C/MASC avec “clinique prime”, et sécuriser médication (voies, flush/comptabilité, réserve) et alarmes/sécurité (ECMO/respirateur/monitoring).
  7. Rappeler les priorités FAST HUGS (feeding/analgésie/sédation/prévention thromboembolique/tête de lit/ulcère stress/glycémie/skin) et les valeurs cibles documentées (ex : glycémie 80–150 mg/dl ; ulcère stress 1,5% + antiH2 si risque).
  8. Décrire SvO2 : normale 65–75%, dépendance aux 4 éléments (IC, SaO2, Hb, consommation tissulaire) et interprétation au contexte ; citer son rôle de support pour inotrope (dobutamine).
  9. Connaître les mesures hémodynamiques invasives : repère PAPO 8–12 mmHg (5 très bas, 18 très haut) et calcul PPC = PAM – PIC avec cible 70–90 mmHg.
  10. Maîtriser cathéter artériel et centrale : indications/localisations, calibres/choix radiale vs fémorale, rôle infirmier (zéro-calibration, prélèvements, surveillance courbe/pansement, risque thrombose/arrachement/flush), et PVC (valeurs 0–12 puis selon clinique).
  11. Savoir PICCO/Swan : montage et principes (thermodilution trans pulmonaire et pulse contour analysis), règles de pose (PICCO pas radial) et calibration PICCO (liquide froid <8°, volume 15/20 cc, répétée 3 fois ; limite 80 kg).
  12. Réviser pharmacologie appliquée USI : DCI vs dénomination commerciale/scientifique, instabilité/incompatibilités, règles perfusion continue/débit constant, et exemples d’incompatibilités (ex : diphantoïne + G5%, amiodarone/amphotéricine/midazolam + bicarbonates).

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Fin des années 1950, poliomyélites et ventilation.

Définition USI — patient ?

Défaillances viscérales aiguës menaçant le pronostic.

Premières USI en Europe — pays ?

Danemark, développement initial.

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