📋 Plan du Cours
- Contraception hormonale & classes
- Mode d'action & œstroprogestatifs
- Prescription & modalités pratiques
- Contre-indications & contraceptifs
- Efficacité & indice de Pearl
- Surveillance & effets indésirables
- Contraception d'urgence & méthodes
- Risques & femmes à risque
- Interactions & médicaments
- Contraception & femmes spécifiques
📖 1. Contraception hormonale & classes
🔑 Notions clés & Définitions
- Œstroprogestatifs : Contraceptifs combinés contenant un œstrogène synthétique (éthinyl-œstradiol ou dérivés) et un progestatif, administrés par voie orale, transdermique ou vaginale. Leur mode d'action principal est l'inhibition de l'ovulation.
- Progestatifs seuls (microprogestatifs) : Contraceptifs contenant uniquement un progestatif, administrés oralement en continu, agissant principalement sur la glaire cervicale et l'endomètre pour empêcher la fécondation.
- Indice de Pearl : Mesure de l'efficacité contraceptive, exprimée en pourcentage de grossesses par an pour 100 couples utilisant la méthode.
- Contre-indications absolues : Situations où l'utilisation du contraceptif est formellement déconseillée, comme les antécédents thromboemboliques ou certaines tumeurs hormonodépendantes.
- Effets indésirables : Réactions possibles telles que nausées, migraines, troubles métaboliques, augmentation du risque thromboembolique, ou modifications du métabolisme lipidique.
📝 Points essentiels
- Les œstroprogestatifs combinent un œstrogène (souvent éthinyl-œstradiol) et un progestatif de différentes générations, avec des formulations monophasiques, biphasiques ou triphasiques.
- Les progestatifs de 2e et 3e générations ont une forte affinité pour le récepteur de la progestérone, avec une activité antigonadotrope accrue, permettant de réduire la dose d'œstrogène.
- Modes d'administration alternatifs : patch (voie transdermique), anneau vaginal, implants (Nexplanon®) et DIU à libération de lévonorgestrel.
- La surveillance inclut un examen clinique régulier, contrôle de la pression artérielle, bilan lipidique, et dépistage de signes de complications thromboemboliques.
- La contraception hormonale est efficace (indice de Pearl entre 0,2 et 0,6%) mais peut voir son efficacité diminuée par certains médicaments inducteurs enzymatiques.
- Chez les femmes à risque vasculaire ou métabolique, la prescription doit être adaptée, privilégiant par exemple les progestatifs de 2e génération ou les méthodes non hormonales.
💡 À retenir
Les contraceptifs hormonaux, notamment les œstroprogestatifs, sont très efficaces mais doivent être prescrits après une évaluation rigoureuse des contre-indications et sous surveillance régulière, en tenant compte du profil de risque individuel.
📖 2. Mode d'action & œstroprogestatifs
🔑 Notions clés & Définitions
- Œstroprogestatifs : Contraceptifs oraux combinés contenant un œstrogène synthétique (éthinyl-œstradiol) et un progestatif, utilisés pour prévenir la grossesse.
- Progestatifs : Hormones ou dérivés de la progestérone qui agissent principalement sur l'utérus, la glaire cervicale et l'ovulation.
- Indice de Pearl : Mesure de l'efficacité contraceptive, représentant le taux de grossesses pour 100 couples en 1 an d'utilisation.
- Microprogestatifs : Progestatifs administrés par voie orale en continu, agissant surtout au niveau utérin pour empêcher la fécondation.
- Macroprogestatifs : Progestatifs de plus forte activité antigonadotrope, utilisés aussi en traitement endométrial ou mammaire, parfois en contraception.
- Voies d'administration : Orale, transdermique (patch), vaginale (anneau), implant, intra-utérine (DIU).
📝 Points essentiels
- Composition : Les œstroprogestatifs combinent un œstrogène (éthinyl-œstradiol ou dérivés) et un progestatif (différentes générations, 2e ou 3e principalement).
- Mode d'action principal : Inhibition de l'ovulation par effet du progestatif, modification de la glaire cervicale et de l'endomètre pour empêcher la fécondation.
- Voies d'administration : Voie orale (pilules monophasiques, biphasiques, triphasiques), patch (hebdomadaire), anneau vaginal (mensuel), implant (3 ans), DIU progestatif (3-5 ans).
- Contre-indications : Thromboses, migraine avec aura, hypertension non contrôlée, certains cancers, maladies hépatiques sévères.
- Efficacité : Très élevée (indice de Pearl entre 0,2 et 0,6 % pour les méthodes idéales), mais variable en pratique.
- Effets indésirables : Nausées, mastodynies, acné, troubles du métabolisme lipidique, risque thromboembolique.
- Surveillance : Examen clinique régulier, contrôle de la pression artérielle, bilan lipidique et glycémique si facteurs de risque.
- Risques : Augmentation modérée du risque de thrombose veineuse ou artérielle, surtout chez les femmes à risque vasculaire ou tabagiques après 35 ans.
- À retenir : La contraception œstroprogestative est efficace mais doit être adaptée au profil de chaque femme, en tenant compte des contre-indications et des risques.
💡 À retenir
Les œstroprogestatifs combinés agissent principalement en inhibant l'ovulation et en modifiant la glaire cervicale, offrant une contraception efficace, mais leur utilisation doit être encadrée par une surveillance attentive des risques thromboemboliques et des effets secondaires.
📖 3. Prescription & modalités pratiques
🔑 Notions clés & Définitions
- Contraception hormonale : Méthode utilisant des hormones (œstrogènes et progestatifs) pour prévenir la grossesse en inhibant l'ovulation et modifiant la glaire cervicale et l'endomètre.
- Œstroprogestatifs : Combinés contenant un œstrogène synthétique (éthinyl-œstradiol) et un progestatif, administrés par voie orale, transdermique ou vaginale.
- Mode d'action : Principalement l'inhibition de l'ovulation, avec effets sur la glaire cervicale et l'endomètre.
- Contre-indications : Situations médicales où la contraception hormonale est déconseillée, notamment antécédents thromboemboliques, migraines avec aura, hypertension non contrôlée, certains cancers.
- Indice de Pearl : Mesure de l'efficacité contraceptive, exprimée en taux de grossesses pour 100 femmes-années d'utilisation.
- Surveillance : Contrôles cliniques réguliers, évaluation des effets indésirables, dépistage des risques vasculaires et métaboliques.
📝 Points essentiels
- Types de contraceptifs hormonaux : œstroprogestatifs (pilules, patch, anneau), progestatifs seuls (microprogestatifs, implants, DIU au lévonorgestrel).
- Modes d'administration : orale (pilules), transdermique (patch), vaginale (anneau), implant, intra-utérin.
- Prescription : début du traitement le premier jour des règles ou en « quick start » ; prise régulière, sans oubli, à la même heure.
- Gestion des oublis : si moins de 12h de retard, pas de précaution supplémentaire ; au-delà, contraception mécanique recommandée pendant 7 jours.
- Contre-indications absolues : antécédents thromboemboliques, migraines avec aura, cancers hormonodépendants, hypertension non contrôlée, maladies hépatiques sévères.
- Effets indésirables : nausées, mastodynies, acné, troubles du métabolisme lipidique, risque thromboembolique.
- Efficacité : très élevée avec indice de Pearl entre 0,2 et 0,6 % pour les méthodes idéales ; utilisation courante plus sujette à erreurs.
- Risques spécifiques : augmentation du risque thromboembolique chez les femmes à risque, surveillance métabolique et vasculaire recommandée.
- Suivi : examen clinique périodique, contrôle de la pression artérielle, bilan lipidique et glycémique si facteurs de risque.
- Contraception chez les femmes à risque : adaptation selon le profil (diabète, dyslipidémie, risque thrombotique).
💡 À retenir
La prescription de contraception hormonale doit être individualisée, en tenant compte des contre-indications, des risques vasculaires et métaboliques, avec une surveillance régulière pour assurer efficacité et sécurité.
📖 4. Contre-indications & contraceptifs
🔑 Notions clés & Définitions
- Contre-indication : situation ou état médical empêchant la prescription ou l'utilisation d'un contraceptif en raison du risque accru d'effets indésirables ou de complications.
- Œstroprogestatifs : contraceptifs oraux combinés contenant un œstrogène synthétique (éthinyl-œstradiol) et un progestatif, utilisés pour prévenir la grossesse.
- Contre-indications absolues : situations où l'utilisation du contraceptif est formellement déconseillée, car le risque est considéré comme inacceptable (ex : antécédents thromboemboliques, migraine avec aura).
- Contre-indications relatives : situations où la prudence est recommandée, mais la contraception peut être envisagée après évaluation (ex : tabagisme après 35 ans, obésité).
- Effets indésirables : réactions ou complications possibles liées à la contraception, telles que thromboses, troubles métaboliques, troubles hémostatiques.
- Indice de Pearl : mesure de l'efficacité contraceptive, exprimée en pourcentage de grossesses par 100 femmes utilisant la méthode pendant un an.
📝 Points essentiels
- Contre-indications absolues aux œstroprogestatifs incluent notamment : antécédents de thrombose veineuse ou artérielle, migraine avec aura, hypertension non contrôlée, tumeur hormonodépendante, certaines affections hépatiques.
- Contre-indications relatives : tabagisme après 35 ans, diabète de plus de 20 ans, obésité, hyperlipidémie, certaines maladies cardiaques ou vasculaires.
- Microprogestatifs : contre-indiqués en cas de cancer du sein ou de l'endomètre, insuffisance hépatique, accidents thromboemboliques récents.
- Surveillance : réalisation régulière d'examens cliniques (pression artérielle, recherche d'effets secondaires), bilan biologique si facteurs de risque présents.
- Risques : augmentation du risque thromboembolique, effets métaboliques (triglycérides, cholestérol), possibles effets sur le cancer du sein ou de l'ovaire.
- Populations à risque : femmes diabétiques, avec dyslipidémie, ou à risque de thrombose doivent bénéficier d'une évaluation spécifique pour choisir la méthode contraceptive adaptée.
- Précautions : en cas de chirurgie, immobilisation prolongée ou grossesse, suspension de la contraception hormonale.
💡 À retenir
Les contraceptifs hormonaux, notamment les œstroprogestatifs, sont contre-indiqués en présence de certains risques thromboemboliques, cardiovasculaires ou tumoraux. Leur prescription doit être soigneusement évaluée, avec une surveillance régulière pour prévenir complications et adapter la méthode si nécessaire.
📖 5. Efficacité & indice de Pearl
🔑 Notions clés & Définitions
- Indice de Pearl : Mesure de l'efficacité contraceptive, exprimé en pourcentage, représentant le taux de grossesses pour 100 couples utilisant une méthode sur un an. Plus l’indice est faible, plus la méthode est efficace.
- Efficacité contraceptive : Capacité d'une méthode à prévenir la grossesse, évaluée par l’indice de Pearl.
- Contraception hormonale : Méthode utilisant des hormones (œstrogènes et progestatifs) pour inhiber l’ovulation et/ou modifier la glaire cervicale.
- Microprogestatifs : Progestatifs administrés par voie orale en continu, agissant principalement au niveau utérin.
- Œstroprogestatifs : Contraceptifs combinés contenant un œstrogène synthétique et un progestatif, administrés par voie orale, transdermique ou vaginale.
- Voies d’administration : Orale, transdermique (patch), vaginale (anneau), implant, intra-utérine (DIU).
📝 Points essentiels
- Efficacité comparative :
- Implant et DIU : indice de Pearl entre 0,2 et 0,6 %, très efficace.
- Contraceptifs oraux combinés : indice de Pearl entre 0,2 et 0,6 %, mais en utilisation courante, il monte à 6-7 %.
- La différence entre efficacité théorique et pratique est liée à l’usage (oubli, erreur).
- Facteurs influençant l’efficacité :
- Oubli de prise ou prise irrégulière, interactions médicamenteuses (inducteurs enzymatiques).
- Utilisation incorrecte ou mauvaise observance.
- Méthodes à haute efficacité :
- Implants, DIU, stérilisation.
- Notion de risque :
- La majorité des contraceptifs hormonaux ont un faible risque thromboembolique, mais ce risque augmente avec certains facteurs de risque (tabagisme, hypertension, antécédents familiaux).
- Surveillance et suivi :
- Contrôles réguliers de la pression artérielle, bilan lipidique, vérification de la tolérance.
- Adaptation en cas d’effets indésirables ou de contre-indications.
💡 À retenir
L’efficacité réelle d’une méthode contraceptive dépend autant de sa performance intrinsèque que de l’observance de l’utilisateur ; les méthodes longues (implant, DIU) offrent la meilleure efficacité en pratique, tandis que la connaissance des facteurs de risque et une surveillance adaptée sont essentielles pour garantir la sécurité et la réussite du traitement.
📖 6. Surveillance & effets indésirables
🔑 Notions clés & Définitions
- Effets indésirables : Réactions ou complications pouvant survenir lors de la prise d’un traitement, nécessitant une surveillance spécifique.
- Surveillance : Ensemble des actions visant à suivre l’efficacité et la tolérance d’un traitement, notamment par des examens cliniques et biologiques.
- Thrombose veineuse : Formation d’un caillot dans une veine, pouvant conduire à une embolie pulmonaire ou d’autres complications graves.
- Effets métaboliques : Modifications du métabolisme (glucidique, lipidique) induites par un traitement, pouvant augmenter le risque de diabète ou dyslipidémie.
- Effets hémostatiques : Modifications de la coagulation sanguine, pouvant augmenter le risque de thrombose ou de saignement.
- Effets vasculaires : Impact sur la pression artérielle ou la santé vasculaire, pouvant entraîner des accidents cardiovasculaires.
📝 Points essentiels
- La surveillance des contraceptifs hormonaux inclut un examen clinique régulier (pression artérielle, recherche de signes d’hyper- ou hypo-œstrogénie, troubles des règles) et un suivi biologique (cholestérol, triglycérides, glycémie) selon les facteurs de risque.
- Les effets indésirables fréquents sont : nausées, mastodynies, acné, migraines, troubles du métabolisme lipidique ou glucidique.
- Le risque de thrombose veineuse est augmenté par l’utilisation de contraceptifs œstroprogestatifs, surtout chez les femmes à terrain prédisposant (antécédents familiaux, anomalies de l’hémostase, tabagisme, hypertension).
- La tolérance vasculaire doit être surveillée, notamment la pression artérielle, en raison du risque accru d’accidents vasculaires, surtout chez les fumeuses de plus de 35 ans.
- La prévention des effets indésirables passe par une sélection rigoureuse des patientes, une surveillance régulière, et l’adaptation du traitement en cas d’effets secondaires ou de facteurs de risque.
- La détection précoce des complications (thromboses, saignements anormaux, troubles métaboliques) permet d’interrompre ou de modifier le traitement pour limiter les risques.
💡 À retenir
La surveillance attentive des effets indésirables et des facteurs de risque est essentielle pour assurer la sécurité et l’efficacité des traitements, notamment en contraception hormonale, en permettant une adaptation précoce et une prévention des complications graves.
📖 7. Contraception d'urgence & méthodes
🔑 Notions clés & Définitions
- Contraception d'urgence : méthode utilisée après un rapport non protégé ou en cas d’échec d’une contraception pour prévenir une grossesse non désirée, à utiliser idéalement dans les 72 heures suivant le rapport.
- Pilule du lendemain (ou contraception d'urgence hormonale) : comprimé contenant des hormones (levonorgestrel ou ulipristal) administré en urgence pour inhiber ou retarder l’ovulation.
- Méthodes de contraception d’urgence : incluent la pilule du lendemain, le dispositif intra-utérin (DIU) au lévonorgestrel ou au cuivre, qui peuvent être posés jusqu’à 5-7 jours après le rapport.
- Indications : rapport sexuel non protégé, défaillance de méthode contraceptive, oubli de pilule, rupture de préservatif, viol.
- Contre-indications : grossesse avérée, hypersensibilité aux hormones, certaines pathologies thromboemboliques (pour la pilule hormonale).
📝 Points essentiels
- La contraception d’urgence doit être prise dès que possible, idéalement dans les 24 heures, pour maximiser son efficacité.
- La pilule du lendemain à base de levonorgestrel est la plus couramment utilisée, efficace jusqu’à 72 heures après le rapport, avec une efficacité décroissante avec le temps.
- L’ulipristal (ellaOne®) peut être prise jusqu’à 120 heures (5 jours) après le rapport, avec une meilleure efficacité dans ce délai.
- Le DIU au lévonorgestrel ou au cuivre** constitue une option très efficace, pouvant être posé jusqu’à 5-7 jours après le rapport, et offre une contraception continue.
- La méthode hormonale d’urgence n’interrompt pas la contraception régulière en cours, mais doit être utilisée en complément.
- La prévention des IST doit être systématiquement rappelée, notamment par l’utilisation du préservatif.
💡 À retenir
La contraception d’urgence est une mesure de prévention efficace contre une grossesse non désirée lorsqu’elle est administrée rapidement après un rapport à risque, et doit être intégrée à une stratégie globale de prévention et d’éducation sexuelle.
📖 8. Risques & femmes à risque
🔑 Notions clés & Définitions
- Femme à risque : femme présentant des facteurs ou des pathologies augmentant la probabilité de complications liées à la contraception ou à la grossesse.
- Thrombose veineuse et artérielle : formation d’un caillot dans une veine ou une artère, pouvant entraîner embolie pulmonaire ou infarctus.
- Contre-indications absolues : situations où l’utilisation d’une contraception est formellement déconseillée en raison d’un risque grave pour la santé.
- Facteurs de risque vasculaire : éléments comme tabagisme, hypertension, diabète, hyperlipidémie, augmentant la probabilité d’événements thromboemboliques ou cardiovasculaires.
- Dépistage préconceptionnel : évaluation des risques médicaux et familiaux avant prescription de contraception ou grossesse.
- Risques carcinologiques : augmentation ou diminution du risque de certains cancers (ovaire, endomètre, sein) liés à la contraception.
📝 Points essentiels
- Facteurs de risque thromboembolique : antécédents personnels ou familiaux, anomalies génétiques (mutation du facteur V Leiden, déficit en protéines C/S, etc.), antécédents de thrombose, migraine avec aura, tabagisme après 35 ans, hypertension, obésité.
- Contre-indications absolues aux contraceptifs oraux : antécédents de thrombose, tumeurs hormonodépendantes, maladies hépatiques sévères, migraine avec aura, hypertension non contrôlée, diabète compliqué.
- Risques liés à la contraception hormonale : augmentation du risque de thrombose veineuse (notamment avec les contraceptifs de troisième génération ou contenant drospirénone), risque modéré de cancer du sein, diminution du risque de cancers de l’ovaire et de l’endomètre.
- Surveillance spécifique : contrôle de la pression artérielle, bilan lipidique, glycémie, recherche de signes d’hyper- ou hypo-œstrogénie ou d’hyperandrogénie.
- Femmes à risque vasculaire : nécessitent une évaluation approfondie avant prescription, privilégier méthodes non hormonales ou microprogestatifs.
- Femmes diabétiques ou dyslipidémiques : contraception adaptée, avec surveillance régulière, évitant les œstroprogestatifs en cas de risque élevé.
- Femmes à risque de thrombose : dépistage des anomalies de l’hémostase, éviction des contraceptifs combinés en cas de facteurs de risque.
💡 À retenir
Les femmes à risque, notamment celles avec antécédents thromboemboliques ou facteurs de risque vasculaires, doivent bénéficier d’une évaluation rigoureuse pour choisir une contraception adaptée, privilégiant les méthodes non hormonales ou microprogestatives afin de réduire le risque de complications graves.
📖 9. Interactions & médicaments
🔑 Notions clés & Définitions
- Interaction médicamenteuse : Effet modificateur d’un médicament sur l’efficacité ou la tolérance d’un autre médicament, pouvant augmenter ou diminuer leur action ou provoquer des effets indésirables.
- Inducteurs enzymatiques : Médicaments qui accélèrent le métabolisme d’autres substances en stimulant les enzymes hépatiques, notamment celles du cytochrome P450, réduisant ainsi leur efficacité.
- Inhibiteurs enzymatiques : Médicaments qui ralentissent le métabolisme hépatique, pouvant augmenter la concentration plasmatique d’autres médicaments et leurs effets secondaires.
- Effet de first-pass : Passage hépatique initial lors de l’administration orale d’un médicament, pouvant réduire sa biodisponibilité.
- Pharmacocinétique : Étude du devenir du médicament dans l’organisme, incluant absorption, distribution, métabolisme et élimination.
- Pharmacodynamie : Étude des effets biologiques du médicament et de leur mécanisme d’action.
📝 Points essentiels
- Interactions avec contraceptifs hormonaux : Certains médicaments (antibiotiques, antituberculeux, anticonvulsivants, antiviraux, etc.) peuvent réduire l’efficacité des contraceptifs oraux en induisant leur métabolisme, notamment via le cytochrome P450.
- Risques liés aux inducteurs enzymatiques : La rifampicine, certains anticonvulsivants (phénobarbital, carbamazépine), et certains antirétroviraux diminuent la concentration des œstroprogestatifs, augmentant le risque de grossesse non désirée.
- Effets indésirables liés aux interactions : Diminution de l’efficacité contraceptive, augmentation du risque de grossesse extra-utérine, ou effets toxiques accrus.
- Médicaments à éviter ou à utiliser avec précaution : Ceux qui sont inducteurs ou inhibiteurs enzymatiques, ou qui modifient la coagulation (anticoagulants, antiplaquettaires).
- Suivi et précautions : Vérification de la compatibilité médicamenteuse lors de la prescription, et surveillance clinique et biologique adaptée.
- Impact des médicaments : La prise concomitante de certains médicaments peut nécessiter une méthode contraceptive non hormonale ou une contraception mécanique supplémentaire.
💡 À retenir
Les interactions médicamenteuses peuvent compromettre l’efficacité des médicaments, notamment des contraceptifs hormonaux, en modifiant leur métabolisme hépatique. Il est essentiel de vérifier la compatibilité des traitements et d’adapter la contraception en conséquence pour éviter les risques de grossesse non désirée ou d’effets indésirables graves.
📖 10. Contraception & femmes spécifiques
🔑 Notions clés & Définitions
- Contraception hormonale : Méthodes utilisant des hormones (œstrogènes et progestatifs) pour prévenir la grossesse en inhibant l’ovulation, modifiant la glaire cervicale et l’endomètre.
- Œstroprogestatifs : Contraceptifs oraux combinés contenant un œstrogène synthétique (éthinyl-œstradiol) et un progestatif, administrés en continu ou par cycles.
- Progestatifs seuls (microprogestatifs) : Contiennent uniquement un progestatif, administrés par voie orale ou implant, agissant principalement sur l’utérus.
- Indice de Pearl : Mesure de l’efficacité contraceptive, indiquant le taux de grossesse pour 100 femmes en un an d’utilisation.
- Contre-indications absolues : Situations où l’utilisation de contraceptifs hormonaux est strictement déconseillée (ex : antécédents thromboemboliques, migraine avec aura, tumeurs hormonodépendantes).
- Effets secondaires : Nausées, mastodynies, acné, migraines, troubles du métabolisme, risques thromboemboliques.
📝 Points essentiels
- Composition des œstroprogestatifs : Contiennent un œstrogène (éthinyl-œstradiol) et un progestatif de 1ère, 2ème ou 3ème génération ; la 4ème (drospirénone) est déconseillée en première intention.
- Mode d’action : Principalement par inhibition de l’ovulation, modification de la glaire cervicale et de l’endomètre.
- Voies d’administration : orale, transdermique (patch), vaginale (anneau). La régularité de prise est cruciale pour l’efficacité.
- Contre-indications : Accidents thromboemboliques, migraines avec aura, hypertension non contrôlée, certaines pathologies hépatiques, cancers hormonodépendants.
- Efficacité : Très élevée pour implant et DIU (indice de Pearl < 1%), moins pour la prise en usage courant (2-7%).
- Surveillance : Examen clinique régulier, contrôle de la pression artérielle, bilan lipidique et glycémique selon le profil de la patiente.
- Femmes à risque : Particularités pour diabétiques, dyslipidémiques, femmes à risque thromboembolique, notamment chez la jeune femme ou après 35 ans.
- Contraception d’urgence : Utilisable en cas d’oubli ou de situation imprévue, avec recommandations spécifiques selon le mode choisi.
💡 À retenir
La contraception hormonale, efficace et adaptée à chaque profil, doit être prescrite après une évaluation rigoureuse des contre-indications et une surveillance régulière, en tenant compte des risques spécifiques liés à la santé de la femme.
📊 Tableaux de Synthèse
| Critère | Œstroprogestatifs (combinés) | Progestatifs seuls (microprogestatifs) |
|---|
| Composition | Œstrogène + progestatif | Un seul progestatif |
| Mode d'action | Inhibition ovulation + modification glaire/endomètre | Agissent principalement sur la glaire et l'endomètre |
| Voies d'administration | Orale, patch, anneau, DIU, implant | Orale, injectable, DIU, implant |
| Efficacité (indice de Pearl) | 0,2 - 0,6 % | 0,3 - 0,5 % |
| Effets indésirables | Thromboses, migraines, troubles métaboliques | Troubles du cycle, acné, risque thromboembolique |
| Contre-indications | Thromboses, migraines avec aura, cancers hormonodépendants, HTA non contrôlée | Thromboses, saignements anormaux, cancers hormonodépendants |
| Surveillance | Examen clinique, contrôle tension, bilan lipidique | Examen, contrôle tension, bilan métabolique si risque |
| Modalités pratiques | Prescription initiale, suivi régulier | Prescription, gestion des oublis, suivi régulier |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre œstroprogestatifs avec progestatifs seuls : modes d'action et indications différentes.
- Sous-estimer le risque thromboembolique des contraceptifs combinés, surtout chez les femmes à risque.
- Oublier de vérifier les contre-indications absolues avant prescription.
- Confondre l'indice de Pearl avec l'efficacité réelle en pratique.
- Ignorer l'impact des médicaments inducteurs enzymatiques sur l'efficacité contraceptive.
- Négliger la surveillance régulière (pression, bilan lipidique) lors de l'utilisation prolongée.
- Confondre contraception d'urgence et contraception classique : modalités et délais différents.
✅ Checklist Examen
- Définir un œstroprogestatif et préciser sa composition.
- Expliquer le mode d'action principal des contraceptifs combinés.
- Citer les voies d'administration possibles des contraceptifs hormonaux.
- Indiquer les principales contre-indications absolues à la prescription.
- Décrire l'indice de Pearl et son importance.
- Mentionner les effets indésirables fréquents des œstroprogestatifs.
- Expliquer la gestion d’un oubli de pilule.
- Distinguer contraception hormonale et contraception d’urgence.
- Identifier les facteurs de risque nécessitant une adaptation de la contraception.
- Lister les interactions médicamenteuses pouvant diminuer l’efficacité contraceptive.
- Préciser la surveillance régulière à effectuer chez une femme sous contraception hormonale.
- Définir la contraception adaptée chez une femme à risque thromboembolique.
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