Лист за преговор: Introduction à la spondyloarthrite

📋 Plan du Cours

  1. Spondyloarthrite : classification et terrains
  2. Étiologie et génétique HLA-B27
  3. Physiopathologie enthèse synovite destruction construction
  4. Spondyloarthrite axiale : rachialgies et fessalgies
  5. Mesure de la raideur rachidienne et cyphose
  6. Manifestations enthésitiques et atteinte périphérique
  7. Manifestations extra-articulaires et critères ASAS
  8. Spondylarthrite ankylosante et arthrites réactionnelles
  9. Rhumatisme psoriasique et entérocolopathies
  10. Traitement des spondyloarthrites et prise en charge
  11. Polyarthrite rhumatoïde : clinique et diagnostic
  12. Goutte : crise, goutte chronique et traitement

📖 1. Spondyloarthrite : classification et terrains

🔑 Notions clés & Définitions

  • Spondyloarthrite : Ensemble de rhumatismes inflammatoires chroniques partageant des manifestations cliniques proches et un terrain génétique commun.
  • Spondyloarthrite ankylosante : Forme de spondyloarthrite caractérisée par une atteinte axiale pouvant évoluer vers des lésions structurales et une raideur majeure.
  • Spondyloarthrite indéterminée : Catégorie utilisée quand les critères cliniques et/ou paracliniques orientent vers une spondyloarthrite sans permettre de classer clairement une forme précise.
  • Spondyloarthrite à début juvénile : Spondyloarthrite dont le début survient chez l’enfant ou l’adolescent, avec une présentation initiale parfois non spécifique.
  • Rhumatisme associé aux MICI : Spondyloarthrite associée aux maladies inflammatoires de l’intestin, notamment la maladie de Crohn.

📝 Points essentiels

  • Les spondyloarthrites regroupent des rhumatismes inflammatoires chroniques avec des manifestations cliniques communes et un terrain génétique partagé.
  • Les principales formes citées sont spondyloarthrite ankylosante, formes indéterminées, début juvénile, rhumatismes associés aux MICI, arthrite réactionnelle, rhumatisme psoriasique et SAPHO.
  • La prévalence en France est d’environ 0,2% à 0,3%, avec un ratio homme/femme égal à 1.
  • Le début est le plus souvent avant 40 ans, avec des signes initiaux non spécifiques et un retard diagnostique fréquent de plusieurs années.
  • L’étiologie est multifactorielle et ne se décrit pas comme une maladie auto-immune au sens d’anticorps.
  • Le tabac a un rôle néfaste dans la survenue/évolution des spondyloarthrites selon le cours.

💡 Astuce mémo

SpA = « Axial + Enthèse + Terrain » : pense d’abord au rachis et aux insertions, puis au terrain génétique et au tabac.

📖 2. Étiologie et génétique HLA-B27

🔑 Notions clés & Définitions

  • HLA-B27 : Marqueur génétique associé aux spondylarthrites, notamment à la spondylarthrite ankylosante, et utilisé dans l’étiologie de ces maladies.
  • Spondylarthrite ankylosante : Rhumatisme inflammatoire chronique dont l’atteinte structurale peut évoluer vers une ossification progressive et une ankylose de la colonne.
  • Ossification progressive : Évolution structurale de la spondylarthrite ankylosante pouvant conduire à l’ankylose de l’ensemble du rachis.
  • Sacro-iliite : Atteinte inflammatoire puis structurale des articulations sacro-iliaques, centrale dans le diagnostic et l’imagerie des spondylarthrites.

📝 Points essentiels

  • L’évolution structurale de la spondylarthrite ankylosante peut aboutir à une ankylose complète de la colonne avec déformations comme cyphose et flessum des hanches.
  • La raideur rachidienne se mesure par plusieurs tests cliniques : rotations cervicales, distances tragus-mur et occiput-mur, distance T8-mur, indice de Schober et rotation lombaire.
  • La douleur fessière inflammatoire (pygalgie/fessalgie) est typiquement sans caractère neurogène : absence de dysesthésies, de paroxysmes, de signe neurologique objectif et de trajet radiculaire.
  • Les douleurs sacro-iliaques peuvent être déclenchées par des manœuvres de cisaillement/distraction : appui sur le sacrum, manœuvre de Cofer (EIAS) et distraction.
  • L’IRM permet un diagnostic précoce en montrant des lésions inflammatoires actives au niveau des sacro-iliaques, avant les signes radiographiques.

💡 Astuce mémo

HLA-B27 → sacro-iliite → IRM précoce (inflammation avant radio).

📖 3. Physiopathologie enthèse synovite destruction construction

🔑 Notions clés & Définitions

  • Sacro-iliite IRM : Atteinte inflammatoire du sacro-iliaque visible à l’IRM, avec lésions actives permettant un diagnostic précoce de spondyloarthrite.
  • Stades évolutifs de l’enthésopathie : Progression lésionnelle de l’enthèse allant d’un stade infraradiologique à l’ossification cicatricielle responsable d’ankylose.
  • Syndesmophytes : Ossifications fines, verticales et ascendantes ou descendantes, visibles sur le rachis et participant à la colonne en bambou.
  • Signe de Romanus : Aspect radiologique d’érosion des coins vertébraux antéro-supérieurs et antéro-inférieurs, évocateur d’atteinte ankylosante.
  • Dactylite : Manifestation inflammatoire donnant un doigt ou un orteil en “saucisse”, associée à une atteinte de la spondyloarthrite.

📝 Points essentiels

  • L’IRM permet un diagnostic précoce de SPA avant les radiographies, avec une inflammation osseuse visible (inflammation osseuse en “blanc”).
  • La sacro-iliite à l’IRM correspond à des lésions inflammatoires actives.
  • Stade 0 de l’enthésopathie : atteinte infraradiologique.
  • Stade 1 : érosion ou irrégularité du cortex à l’insertion osseuse de l’enthèse.
  • Stade 2 : érosion avec ébauche d’apposition périostée.
  • Stade 3 : apparition d’un enthésophyte, ossification cicatricielle le long de l’enthèse.

💡 Astuce mémo

Enthèse = 0 invisible → 1 cortex irrégulier → 2 périoste en ébauche → 3 enthésophyte cicatriciel.

📖 4. Spondyloarthrite axiale : rachialgies et fessalgies

🔑 Notions clés & Définitions

  • Sacroiliite en imagerie : La sacroiliite en imagerie correspond à une inflammation de l’articulation sacro-iliaque visible, notamment à l’IRM ou sur des critères radiologiques.
  • Dorso-lombalgie inflammatoire : La dorso-lombalgie inflammatoire est une douleur rachidienne d’allure inflammatoire, typiquement persistante, évocatrice de spondyloarthrite axiale.
  • Critères ASAS 2009 : Les critères ASAS 2009 sont un ensemble de critères diagnostiques utilisés pour classer la spondyloarthrite axiale à partir de l’imagerie et de signes cliniques.
  • HLA-B27 : HLA-B27 est un marqueur génétique fréquemment associé aux spondyloarthrites, utile dans l’orientation diagnostique selon les critères ASAS.

📝 Points essentiels

  • La spondyloarthrite axiale associe des rachialgies et des fessalgies, avec une atteinte du rachis et/ou des sacro-iliaques.
  • L’IRM doit montrer une inflammation active visible suggérant une sacroiliite associée à une spondyloarthrite.
  • La sacroiliite radiologique doit répondre aux critères de New York modifiés pour soutenir le diagnostic.
  • Les critères ASAS 2009 reposent sur une sacroiliite (IRM ou radiologie) plus des critères cliniques, ou sur HLA-B27 avec des critères cliniques.
  • Les critères cliniques possibles incluent arthrite, enthésite, uvéite, dactylite, psoriasis, maladie de Crohn/rectocolite, réponse positive aux AINS, antécédent familial de SpA, et CRP élevé.
  • La sensibilité et la spécificité des critères ASAS 2009 sont respectivement de 75% et 82,2%.

💡 Astuce mémo

IRM = inflammation active ; Radiographie = New York modifié ; ASAS = sacroiliite + signes (ou HLA-B27 + signes).

📖 5. Mesure de la raideur rachidienne et cyphose

🔑 Notions clés & Définitions

  • Indice de Schöber : L’indice de Schöber est une mesure clinique de l’expansion et de la mobilité lombaire utilisée pour suivre l’atteinte axiale.
  • Ampliation thoracique : L’ampliation thoracique est un indicateur de la mobilité du thorax, suivi régulièrement pour évaluer l’atteinte axiale.
  • BASDAI : Le BASDAI est un score d’activité de la spondyloarthrite basé sur un auto-questionnaire noté sur 10.
  • BASFI : Le BASFI est un score de capacités fonctionnelles obtenu par auto-questionnaire, exprimé sur 100.
  • EVA douleur rachidienne : L’EVA douleur rachidienne est une échelle visuelle analogique utilisée pour quantifier la douleur du rachis.

📝 Points essentiels

  • La forme axiale complète de SpA est rare, avec une fréquence <5%.
  • L’atteinte axiale évolue pour son propre compte, contrairement à l’atteinte périphérique qui évolue parallèlement à l’atteinte digestive.
  • Le suivi clinique se fait par évaluation régulière tous les 3 à 6 mois selon l’évolutivité de la maladie.
  • Pour l’atteinte axiale, la douleur rachidienne est suivie par EVA, et les réveils nocturnes sont comptés.
  • La mobilité et la posture sont suivies annuellement par des mesures comme taille et courbures physiologiques, avec indice de Schöber, ampliation thoracique, mobilité cervicale (rotations) et distances C7–mur et occiput–m
  • La maladie est considérée active si BASDAI > 4/10, et l’activité peut aussi être suivie par ASDAS (avec CRP).

💡 Astuce mémo

Schöber + Thorax + C7/Occiput = “mesure l’axe” ; BASDAI > 4/10 = “actif”.

📖 6. Manifestations enthésitiques et atteinte périphérique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Douleur inflammatoire : Douleur liée à une inflammation, typiquement associée à une raideur et à une amélioration par le mouvement plutôt que par le repos.
  • Enthésite : Inflammation localisée au niveau de l’enthèse, responsable de douleurs et d’une atteinte périphérique dans certaines spondyloarthropathies.
  • BASDAI : Auto-questionnaire notant l’activité de la maladie sur 10, basé sur douleur, fatigue, dérouillage matinal et ressenti sur la semaine précédente.
  • BASFI : Auto-questionnaire évaluant les capacités fonctionnelles sur 100, utile pour mesurer l’impact de la maladie sur le quotidien.
  • ASDAS : Indice d’activité combinant données cliniques et CRP, utilisé pour apprécier l’activité de la maladie dans les spondyloarthrites.

📝 Points essentiels

  • Rachialgie inflammatoire chronique évoquée par un début avant 45 ans, des douleurs > 3 mois, un début insidieux, des douleurs nocturnes et une raideur matinale.
  • La douleur inflammatoire est améliorée par l’exercice et non soulagée par le repos, ce qui aide à distinguer d’une lombalgie mécanique.
  • BASDAI mesure l’activité sur 10 via 6 questions portant sur douleur, fatigue, dérouillage matinal et ressenti sur la semaine précédant l’évaluation.
  • Maladie active si BASDAI > 4/10, et ASDAS reprend les mêmes dimensions avec en plus la CRP.
  • BASFI quantifie les capacités fonctionnelles sur 100, tandis que BASDAI et ASDAS évaluent l’activité (douleur, fatigue, raideur, et CRP pour ASDAS).

💡 Astuce mémo

Nocturne + Matin raide + Mouvement aide = penser inflammatoire (pas repos).

📖 7. Manifestations extra-articulaires et critères ASAS

🔑 Notions clés & Définitions

  • Rhumatisme intermittent : Le rhumatisme intermittent est une forme inflammatoire souvent monoarticulaire avec des épisodes de poussées et de rémission.
  • Syndrome sec : Le syndrome sec regroupe des atteintes ophtalmologiques et neurologiques liées à une sécheresse, pouvant s’associer à des atteintes inflammatoires.
  • Anticorps antipeptides citrullinés : Les anticorps antipeptides citrullinés sont des autoanticorps plus spécifiques et plus sensibles pour la polyarthrite rhumatoïde.
  • Nodules rhumatoïdes : Les nodules rhumatoïdes sont des lésions fermes, mobiles et indolores, apparaissant surtout au cours de l’évolution de la maladie.
  • Critères ASAS : Les critères ASAS sont un cadre diagnostique utilisé pour les spondyloarthrites, intégrant des éléments cliniques et d’imagerie.

📝 Points essentiels

  • Fièvre et altération de l’état général peuvent orienter vers une atteinte inflammatoire mais imposent un diagnostic différentiel infectieux.
  • Atteinte rhizomélique et monoarthrite du poignet sont des présentations décrites, avec une fréquence plus marquée après 65 ans pour l’atteinte rhizomélique.
  • Le rhumatisme intermittent est classiquement monoarticulaire, avec des épisodes inflammatoires.
  • Diagnostic différentiel à évoquer devant une fièvre : endocardite, polyarthrite bactérienne, gonocoque, maladie de Lyme, polyarthrite virale.
  • Signes cutanés possibles : rhumatismes psoriasiques, connectivites et atteintes vasculaires.
  • Signes digestifs possibles : entérocolopathie et spondylarthropathie associée à d’autres tableaux inflammatoires.

💡 Astuce mémo

ASAS = « A » pour atteintes associées (cutanées/digestives/ophtalmo/neurologiques/rénales) + « S » pour spondyloarthrite (à confirmer par imagerie).

📖 8. Spondylarthrite ankylosante et arthrites réactionnelles

🔑 Notions clés & Définitions

  • Spondylarthrite ankylosante : Maladie inflammatoire chronique touchant surtout l’axe rachidien et pouvant évoluer vers une limitation progressive des mouvements.
  • Arthrites réactionnelles : Arthrites inflammatoires survenant après un épisode infectieux, avec une atteinte articulaire souvent associée à des signes extra-articulaires.
  • Syndrome sec : Ensemble de manifestations liées à une diminution des sécrétions, responsable notamment de sécheresse oculaire et buccale.
  • Anticorps anti-SSA et anti-SSB : Marqueurs immunologiques associés à certaines atteintes inflammatoires, notamment dans les tableaux avec syndrome sec.

📝 Points essentiels

  • La source fournie ne contient pas de données spécifiques sur la spondylarthrite ankylosante ni sur les arthrites réactionnelles.
  • Le syndrome sec concerne 20 à 25% des cas décrits et associe xérophtalmie et xérostomie.
  • La présence d’anticorps anti-SSA et anti-SSB est rapportée dans le cadre du syndrome sec.
  • La section source mentionne aussi des atteintes pulmonaires, hématologiques, rénales et des complications cardio-vasculaires, mais sans lien explicite avec spondylarthrite ankylosante ou arthrites réactionnelles.
  • Le traitement vise à soulager rapidement les symptômes et à prévenir l’évolution à long terme avec une prise en charge pluridisciplinaire.

📖 9. Rhumatisme psoriasique et entérocolopathies

🔑 Notions clés & Définitions

  • Rhumatisme psoriasique : Rhumatisme inflammatoire chronique associé au psoriasis, pouvant toucher les articulations et s’accompagner de signes inflammatoires.
  • Entérocolopathies : Ensemble de maladies digestives pouvant être associées à des atteintes rhumatologiques inflammatoires.
  • Anti-TNF : Traitement de fond ciblant le TNF, utilisé en première intention en cas de polyarthrite rhumatoïde sévère ou de mauvais pronostic.
  • DAS 28 : Score d’activité de la polyarthrite rhumatoïde qui synthétise l’état clinique et biologique pour estimer la sévérité.
  • Facteur rhumatoïde : Marqueur biologique évocateur de polyarthrite rhumatoïde lorsqu’il est présent.

📝 Points essentiels

  • En première intention, les traitements de fond synthétiques sont choisis notamment si la PR est sévère et/ou en présence de facteurs de mauvais pronostic.
  • Anti-TNF comprend infliximab, adalimumab, etanercept, golimumab et certolizumab.
  • Les anticorps anti CD20 incluent rituximab, et les anticorps anti IL6 incluent tocilizumab et sarilumab.
  • L’efficacité se juge sur la clinique (douleurs, réveils nocturnes, dérouillage matinal, état général, handicap) et sur le syndrome inflammatoire.
  • Le suivi de l’activité utilise le DAS 28, et la tolérance/les effets indésirables se surveillent par des données cliniques et biologiques.
  • Le diagnostic différentiel inclut traumatismes, arthrose, tumeurs, infections (arthrites septiques, spondylodiscite), rhumatismes micro-cristallins (goutte, chondrocalcinose) et rhumatismes inflammatoires (PR, SpA, rhum.

💡 Astuce mémo

Anti-TNF = « TNF en cible » : infliximab, adalimumab, etanercept, golimumab, certolizumab.

📖 10. Traitement des spondyloarthrites et prise en charge

🔑 Notions clés & Définitions

  • Goutte primitive : La goutte primitive correspond à une goutte liée à un terrain favorisant, notamment génétique et métabolique, sans cause secondaire évidente.
  • Goutte secondaire : La goutte secondaire regroupe les hyperuricémies dues à une maladie, un médicament ou une situation entraînant une production accrue ou une élimination diminuée de l’acide urique.
  • Syndrome de Lesch et Nyhan : Le syndrome de Lesch et Nyhan est une enzymopathie rare liée à un déficit en HGPRT, pouvant provoquer une goutte, avec une exception mentionnée dans le cours.
  • Accès goutteux aigu : L’accès goutteux aigu est une crise inflammatoire brutale, le plus souvent monoarticulaire, due à des dépôts d’urate.
  • Colchicine : La colchicine est un traitement de l’accès goutteux aigu utilisé comme test thérapeutique, avec un schéma d’attaque précis.

📝 Points essentiels

  • Facteurs de risque de goutte primitive : terrain masculin, obésité, syndrome métabolique, âge, et antécédents familiaux (≈1/3 avec parent goutteux, ≈20% d’hyperuricémiques dans ces familles).
  • Apports alimentaires favorisant la goutte : aliments riches en purines (charcuterie, abats, bière, certains poissons gras) et apports riches en fructose (sodas), ainsi que l’alcool.
  • Goutte secondaire : insuffisance rénale, médicaments, hémopathies avec lyse cellulaire et traitements cytolytiques, maladies comme psoriasis/sarcoïdose/myxoedème, et enzymopathie HGPRT (Lesch et Nyhan).
  • Goutte féminine : exceptionnelle avant la ménopause, ce qui oriente le diagnostic vers un terrain particulier chez la femme jeune.
  • Déclencheurs d’accès : excès alimentaire ou alcoolisme, certains aliments/boissons, traumatisme ou surmenage articulaire, chirurgie, maladie intercurrente/IDM, et diurétiques ou hypouricémiants.
  • Tableau typique de l’accès aigu : début brutal souvent la nuit, douleur atroce insomniante pulsatile majorée par le mouvement, le plus souvent monoarthrite des membres inférieurs (MTP de l’hallux > cheville > genou).

💡 Astuce mémo

Crise de goutte = « Nuit + Mono + MTP hallux + Douleur atroce + 48h colchicine ».

📖 11. Polyarthrite rhumatoïde : clinique et diagnostic

🔑 Notions clés & Définitions

  • Ostéophytose marginale : Anomalie radiologique tardive caractérisée par des ostéophytes situés en bordure articulaire, souvent limités.
  • Érosions marginales et centrales : Lésions osseuses visibles en imagerie, siégeant aux marges et aussi au centre, avec des contours nets.
  • Double contour échographique : Signe échographique correspondant à des dépôts à la surface cartilagineuse, donnant un aspect en double liseré.
  • Tophus : Agrégat de dépôts cristallins apparaissant à l’échographie comme des masses nuageuses hypoéchogènes, hétérogènes, entourées d’une ligne hyperéchogène.
  • Chondrocalcinose : Dépôt de cristaux de pyrophosphate de calcium dans les tissus articulaires, notamment le cartilage et le fibrocartilage.

📝 Points essentiels

  • À la radiographie, l’ostéophytose marginale est tardive et limitée.
  • Les érosions de la polyarthrite rhumatoïde sont marginales et centrales, avec des bords nets.
  • À l’échographie, des dépôts à la surface cartilagineuse donnent le signe du double contour.
  • Le tophus échographique se présente comme un agrégat nuageux hypoéchogène à hypoéchogène, hétérogène, entouré d’une ligne hyperéchogène recouvrant le cartilage hypoéchogène.
  • La chondrocalcinose correspond à des dépôts de pyrophosphate de calcium d’hydrates dans le cartilage et le fibrocartilage.

💡 Astuce mémo

Érosions nettes + double contour : « bordure qui mord » et « cartilage cerclé ».

📖 12. Goutte : crise, goutte chronique et traitement

🔑 Notions clés & Définitions

  • Goutte : Maladie rhumatologique due à des dépôts de cristaux d’urate de sodium dans les articulations, responsables d’accès inflammatoires.
  • Accès aigu pseudo goutteux : Présentation clinique de crise inflammatoire aiguë pouvant mimer la goutte, notamment au poignet et au genou, avec parfois fièvre.
  • Chondrocalcinose : Dépôt de cristaux de pyrophosphate de calcium dans les tissus articulaires, identifiable par la ponction et responsable de tableaux inflammatoires.
  • Arthropathie chronique destructrice : Atteinte articulaire chronique avec destructions rapides pouvant survenir en quelques semaines, avec retentissement majeur.
  • Allopurinol : Traitement de fond de la goutte visant à réduire la production d’acide urique pour prévenir les rechutes.

📝 Points essentiels

  • La goutte peut être asymptomatique avec découverte fortuite de cristaux sur des radiographies.
  • L’accès aigu correspond souvent à une mono- ou oligoarthrite aiguë, avec atteinte fréquente du poignet et du genou.
  • La crise peut s’accompagner de fièvre et de frissons, et évoluer vers une résolution en 1 à 4 semaines.
  • Les rechutes sont possibles, et la forme polyarticulaire subaiguë ou bilatérale symétrique peut survenir.
  • La biologie montre un syndrome inflammatoire et la certitude diagnostique repose sur la ponction articulaire.
  • Le liquide est inflammatoire mais stérile, et la ponction retrouve des cristaux d’urate de sodium pour la goutte ou de pyrophosphate de calcium pour la chondrocalcinose (losanges/parallélépipèdes/trapus).

💡 Astuce mémo

Ponction = preuve : urate = goutte, pyrophosphate = chondrocalcinose.

📊 Tableaux de synthèse

Critères ASAS 2009 : axiale vs périphérique

VoieImagerie/critèreCritères cliniques minimaux
Spondyloarthrite axialeSacroiliite en imagerie (IRM inflammation active) ou sacro-iliite radiologique (New York modifiés)HLA-B27 + au moins 2 critères SpA, ou sacroiliite + au moins 2 critères SpA (dorso-lombalgie inflammatoire, arthrite, enthésite, uvéite, dactylite, psoriasis, Crohn/rectocolite, réponse AINS, ATCD familial, CRP élevé)
Spondyloarthrite périphériqueArthrite/entérite/dactylite + ≥ 1 critèreUvéite, psoriasis, MICI, infection (4 semaines précédentes), HLA-B27, sacro-iliite ≥ 2 critères, arthrite, entérite, dactylite, rachialgie inflammatoire permanente, ATCD familiaux de SpA

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre douleur inflammatoire et lombalgie mécanique : ici la douleur s’améliore par l’exercice et n’est pas soulagée par le repos.
  2. Croire que l’IRM remplace toujours la radiographie : en réalité l’IRM sert au diagnostic précoce (inflammation osseuse “blanc”), tandis que la radiologie s’appuie sur New York modifiés.
  3. Mélanger les stades d’enthésopathie : stade 0 infraradiologique, puis cortex irrégulier (1), apposition périostée (2), enthésophyte cicatriciel (3).
  4. Interpréter à tort la pygalgie/fessalgie comme neurogène : le cours insiste sur l’absence de dysesthésies, paroxysmes et trajet radiculaire.
  5. Penser que HLA-B27 “écarte” le diagnostic : le cours dit que s’il est absent il ne permet pas d’écarter le diagnostic (et en SA certaine la recherche est inutile).
  6. Confondre goutte et chondrocalcinose sans ponction : la certitude diagnostique repose sur la ponction (urate de sodium vs pyrophosphate de calcium).
  7. Oublier que la colchicine est aussi un “test thérapeutique” dans l’accès aigu de goutte : la réponse rapide est attendue (sédation des douleurs vers 48h).

✅ Checklist Examen

  1. Définir la spondyloarthrite et citer les principales formes (ankylosante, indéterminées, début juvénile, associées aux MICI, arthrite réactionnelle, rhumatisme psoriasique, SAPHO).
  2. Donner les repères épidémiologiques du cours : prévalence France 0,2–0,3%, ratio homme/femme = 1, début le plus souvent avant 40 ans, retard diagnostique fréquent.
  3. Expliquer l’étiologie : multifactorielle, rôle néfaste du tabac, et préciser que ce n’est pas une maladie auto-immune “au sens d’anticorps”.
  4. Relier HLA-B27 à la sacro-iliite et au diagnostic précoce par IRM (inflammation active avant signes radiographiques).
  5. Citer les éléments de mesure de la raideur rachidienne : rotations cervicales, tragus-mur, occiput-mur, T8-mur, indice de Schöber, rotation lombaire, et ampliation thoracique.
  6. Décrire la douleur fessière inflammatoire (pygalgie/fessalgie) : horaire inflammatoire, unilatérale à bascule ou bilatérale, sans caractère neurogène et sans trajet radiculaire.
  7. Savoir déclencher/évoquer les douleurs sacro-iliaques par manœuvres (appui sur sacrum, Cofer/EIAS, distraction) et relier la diminution de l’ampliation thoracique aux douleurs thoraciques antérieures.
  8. Décrire la physiopathologie enthèse : inflammation (synovite/enthésite), destruction (érosions), construction (syndesmophytes/ankylose) et le mécanisme des syndesmophytes/colonne bambou.
  9. Connaître les stades évolutifs de l’enthésopathie : 0 infraradiologique, 1 cortex irrégulier, 2 érosion + ébauche d’apposition périostée, 3 enthésophyte cicatriciel.
  10. Expliquer les critères ASAS 2009 : axiale (sacroiliite en imagerie ou radiologie + critères cliniques, ou HLA-B27 + ≥2 critères) et périphérique (arthrite/entérite/dactylite + ≥1 critère).
  11. Savoir reconnaître les manifestations enthésitiques et périphériques : talalgie (matin au lever, amélioration au cours de la journée), dactylite “en saucisse”, et ponction articulaire (liquide inflammatoire stérile).
  12. Pour la goutte : distinguer goutte primitive vs secondaire, décrire l’accès aigu typique (nuit, monoarthrite, MTP hallux > cheville > genou, douleur atroce) et rappeler que la certitude diagnostique = ponction (urate de
  13. Pour la chondrocalcinose : décrire les cristaux (pyrophosphate de calcium), les tableaux (accès aigu pseudo goutteux, polyarthrite subaiguë), et le diagnostic par ponction + imagerie (liserés calciques).

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Spondyloarthrite — définition ?

Rhumatisme inflammatoire chronique avec manifestations communes.

Spondyloarthrite ankylosante — caractéristique ?

Atteinte axiale pouvant évoluer vers une raideur majeure.

HLA-B27 — rôle ?

Marqueur génétique associé à la spondyloarthrite.

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