📋 Plan du Cours
- Externalités négatives
- Aléa moral
- Biens communs
- Sélection adverse
- Biens collectifs
- Externalités environnementales
- Solutions publiques
- Marché et asymétrie
- Régulation des ressources
- Taxe pigouvienne
📖 1. Externalités négatives
🔑 Notions clés & Définitions
- Externalité négative : Impact négatif des actions d’un agent sur le bien-être d’autrui sans compensation. Selon Eyline / Clément / Maëlle, c’est un effet néfaste sur autrui qui n’est pas pris en compte dans le prix de marché, ce qui entraîne une défaillance du marché.
- Coût privé vs coût social : La distinction entre les coûts supportés par l’agent (coût privé) et ceux supportés par la collectivité (coût social). Les externalités négatives surviennent lorsque le coût social dépasse le coût privé, comme dans le cas de la pollution par pesticides.
- Défaillance du marché : Situation où le marché ne parvient pas à allouer efficacement les ressources, notamment en raison des externalités négatives, car il ne prend pas en compte les coûts écologiques ou sanitaires.
- Exemple d’externalité négative : La pollution par pesticides, qui entraîne la disparition d’espèces, la pollution des eaux, et des risques sanitaires tels que cancers ou infertilité.
- Conséquences écologiques et sanitaires : Les externalités négatives ont des effets délétères sur l’environnement (dégradation de la biodiversité, pollution) et la santé humaine (maladies, cancers), illustrant la défaillance du marché écologique.
📝 Points essentiels
- Les externalités négatives résultent d’un décalage entre le coût privé supporté par l’agent et le coût social supporté par la société. Par exemple, un agriculteur utilisant des pesticides bénéficie d’un coût de production réduit, mais la pollution qu’il engendre affecte la santé publique et l’environnement sans que ces coûts soient intégrés dans le prix de vente.
- La défaillance du marché se manifeste par une production excessive de biens nuisibles, car les producteurs ne prennent pas en compte les coûts externes. La pollution par pesticides est un exemple typique, avec ses impacts écologiques (disparition d’espèces) et sanitaires (risques de cancers).
- Pour corriger ces externalités, les pouvoirs publics peuvent instaurer des normes, des interdictions, ou des taxes (taxe pigouvienne) qui internalisent le coût social. La mise en place de marchés de quotas d’émissions permet aussi de limiter la pollution en attribuant des droits d’émission échangeables.
- La taxe pigouvienne, proposée par Pigou (1920), consiste à faire payer aux agents le coût social de leur activité, incitant à réduire la production nuisible.
- La régulation par quotas, comme en matière de gaz à effet de serre, limite la quantité de pollution autorisée, avec un système d’échange de quotas pour atteindre des objectifs environnementaux.
💡 À retenir
Les externalités négatives désignent les effets néfastes non pris en compte par le marché, nécessitant une intervention publique pour aligner le coût privé sur le coût social et éviter la dégradation des ressources et de la santé.
📖 2. Aléa moral
🔑 Notions clés & Définitions
- Aléa moral : comportement opportuniste d’un agent après la conclusion d’un contrat, motivé par l’asymétrie d’information, qui peut nuire à l’autre partie. Selon MARSHALL (1890), il s’agit d’un comportement modifié suite à la signature du contrat, lorsque l’agent exploite sa meilleure connaissance pour agir à son avantage.
- Asymétrie d'information post-contrat : situation où, après la signature d’un accord, l’une des parties détient une information que l’autre ne possède pas, ce qui peut conduire à des comportements opportunistes.
- Exemple d’aléa moral en assurance santé : surconsommation de soins par l’assuré, qui profite de la couverture pour augmenter ses dépenses médicales sans en supporter le coût réel, ce qui peut entraîner une inefficience économique.
- Mécanismes de co-paiement : dispositifs visant à limiter l’aléa moral en partageant le coût des soins entre l’assureur et l’assuré. Parmi eux, la franchise (montant fixe ou variable payé par l’assuré avant la prise en charge) et le ticket modérateur (part des dépenses restant à la charge de l’assuré après remboursement).
- Campagnes de prévention : actions publiques destinées à sensibiliser et à réduire les comportements à risque, afin de limiter l’aléa moral, notamment dans le domaine de la santé (ex : mois sans tabac).
📝 Points essentiels
- L’aléa moral résulte d’une asymétrie d’information post-contrat, où l’agent, disposant d’informations que l’autre ne possède pas, peut adopter un comportement opportuniste, souvent à ses dépens.
- En assurance santé, cet aléa se manifeste par une surconsommation de soins, car l’assuré sait qu’il sera remboursé, ce qui entraîne une inefficience économique et une augmentation des coûts pour la collectivité.
- Pour limiter ce phénomène, les dispositifs de co-paiement (franchise, ticket modérateur) sont mis en place, obligeant l’assuré à supporter une partie des coûts, ce qui incite à une consommation plus rationnelle.
- Les campagnes de prévention jouent également un rôle en informant et en sensibilisant la population pour réduire les comportements à risque, contribuant ainsi à limiter l’aléa moral.
- La distinction avec la sélection adverse est essentielle : alors que la sélection adverse concerne l’asymétrie d’information ex ante (avant l’échange), l’aléa moral concerne l’asymétrie d’information ex post (après l’échange).
💡 À retenir
L’aléa moral survient lorsque, après la signature d’un contrat, l’agent profite de son avantage informationnel pour adopter un comportement risqué ou opportuniste, ce qui peut engendrer des coûts supplémentaires et une défaillance du marché. Les mécanismes de co-paiement et les campagnes de prévention sont des outils efficaces pour limiter ce phénomène.
📖 3. Biens communs
🔑 Notions clés & Définitions
- Bien commun : Un bien rival et non excluable, dont l’usage par une personne prive les autres de la même ressource, et auquel il est difficile ou impossible d’empêcher l’accès sans paiement.
- Rivalité : Caractéristique d’un bien dont la consommation par une personne réduit la disponibilité pour les autres.
- Non excluabilité : Caractéristique d’un bien dont l’accès ne peut pas être empêché, même si l’utilisateur ne contribue pas à son financement.
- Tragédie des biens communs : Concept selon lequel la surexploitation d’un bien non excluable et rival mène à sa disparition ou à une dégradation irréversible, en raison de l’incitation individuelle à exploiter la ressource au maximum.
- Exemple illustratif : La pêche et la surexploitation des poissons, où chaque pêcheur cherche à maximiser son profit sans limiter son effort, entraînant la diminution drastique des stocks.
- Régulation par quotas et aires marines protégées : Mesures publiques visant à limiter l’exploitation des ressources naturelles, par exemple en fixant des quotas de pêche ou en délimitant des zones protégées pour préserver la biodiversité et éviter la disparition des ressources.
📝 Points essentiels
- Un bien commun est caractérisé par sa rivalité et sa non excluabilité, ce qui pose un problème de gestion collective. La rivalité implique que l’exploitation par un individu réduit la disponibilité pour les autres, tandis que l’absence de excluabilité empêche de faire payer l’accès, menant à la « tragédie des biens communs » (voir aussi la notion de biens rival et non excluable).
- La surexploitation est la conséquence directe de cette situation, où chaque agent, motivé par son intérêt personnel, exploite la ressource jusqu’à son épuisement ou sa disparition. La pêche est un exemple emblématique : le nombre de poissons a fortement diminué depuis 1990, passant de 31 % à 7 % en 2019, en raison de la surexploitation.
- Pour prévenir cette dégradation, les pouvoirs publics mettent en place des régulations telles que les quotas de pêche (TAC), la création d’aires marines protégées (depuis 2006), et l’interdiction de pêcher en eaux profondes (depuis 2016). Ces mesures visent à limiter la surexploitation et à garantir une gestion durable des ressources.
- La gestion collective des biens communs nécessite des interventions publiques pour éviter la défaillance du marché, car la logique individuelle conduit souvent à la surexploitation, ce qui constitue la « tragédie des biens communs ».
💡 À retenir
Les biens communs, par leur nature rival et non excluable, sont vulnérables à la surexploitation, mais leur gestion durable peut être assurée par des régulations publiques telles que quotas et aires protégées pour éviter leur disparition.
📖 4. Sélection adverse
🔑 Notions clés & Définitions
- Sélection adverse : asymétrie d'information ex ante sur la qualité du produit, où le vendeur détient plus d’informations que l’acheteur avant la transaction, ce qui peut conduire à une défaillance du marché.
- Effondrement du marché : situation où, en raison de la sélection adverse, la qualité des produits baisse, entraînant la disparition du marché ou une chute significative de la participation.
- Contrôles techniques et garanties constructeurs : solutions publiques visant à réduire l’asymétrie d’information en certifiant la qualité des produits et en rassurant les acheteurs, notamment dans le marché des véhicules d’occasion.
📝 Points essentiels
- La sélection adverse se produit avant la transaction, lorsque le vendeur connaît mieux la qualité du produit que l’acheteur, ce qui peut inciter à la vente de produits de mauvaise qualité ou à la sortie du marché des produits de meilleure qualité.
- Exemple : marché des véhicules d’occasion avec vices cachés, où le vendeur peut dissimuler des défauts, entraînant une baisse de la qualité globale et un retrait des véhicules de meilleure qualité.
- La défaillance du marché liée à la sélection adverse peut mener à l’effondrement du marché si les acheteurs perdent confiance et se retirent, ce qui accentue la crise de qualité.
- Pour pallier cette asymétrie, les pouvoirs publics mettent en place des contrôles techniques et des garanties constructeurs, permettant de vérifier la qualité et d’assurer une certaine transparence pour protéger l’acheteur.
💡 À retenir
La sélection adverse, en créant une asymétrie d’information ex ante, peut conduire à la disparition du marché ou à une baisse de sa qualité, mais des solutions telles que les contrôles techniques et garanties publiques permettent de réduire cette asymétrie et de préserver la confiance des agents économiques.
📖 5. Biens collectifs
🔑 Notions clés & Définitions
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Biens collectifs : Biens caractérisés par la non-rivalité et la non-excluabilité, ce qui empêche leur production par des acteurs privés rentables. La non-rivalité signifie que la consommation par une personne n’en prive pas une autre, et la non-excluabilité indique qu’il est difficile d’empêcher quelqu’un d’y accéder.
(source : contenu source)
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Problème du passager clandestin : Situation où des individus profitent d’un bien collectif sans en contribuer au financement, en espérant que d’autres le feront à leur place. Ce comportement menace la disponibilité et la production du bien collectif.
(source : contenu source)
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Défaillance du marché dans la production des biens collectifs : Situation où le marché ne parvient pas à fournir efficacement ces biens en raison du problème du passager clandestin et de l’impossibilité pour les acteurs privés de rentabiliser leur production.
(source : contenu source)
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Exemple : défense nationale : Bien collectif non rival et non excluable, car tous les citoyens sont protégés indépendamment de leur contribution, illustrant la difficulté pour le marché privé de produire ce service efficacement.
(source : contenu source)
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Intervention publique : Actions de l’État pour produire ou organiser la production des biens collectifs, notamment via financement par impôts ou délégation de service public, afin de pallier la défaillance du marché.
(source : contenu source)
📝 Points essentiels
- Les biens collectifs possèdent deux propriétés fondamentales : non-rivalité (la consommation par un individu n’empêche pas celle des autres) et non-excluabilité (impossibilité d’empêcher quelqu’un d’accéder au bien).
- La non-excluabilité entraîne le problème du passager clandestin, où certains bénéficient du bien sans en payer, ce qui décourage la production privée.
- La défaillance du marché se manifeste car le secteur privé ne trouve pas rentable de fournir ces biens, nécessitant une intervention publique.
- La défense nationale est un exemple classique de bien collectif, car elle bénéficie à tous sans exclusion ni rivalité.
- Les solutions publiques incluent la production directe par l’État, le financement par impôts ou la délégation à des entreprises privées sous contrôle public (ex : délégation de service public).
💡 À retenir
Les biens collectifs, en raison de leur non-rivalité et non-excluabilité, posent un problème de passager clandestin et de défaillance du marché, ce qui justifie l’intervention publique pour garantir leur fourniture efficace.
📖 6. Externalités environnementales
🔑 Notions clés & Définitions
- Externalités négatives : Impact néfaste des actions d’un agent économique sur l’environnement ou la santé d’autrui, non pris en compte dans le prix de marché, constituant une défaillance du marché (Eyline / Clément / Maëlle).
- Défaillance du marché écologique : Situation où le marché ne parvient pas à intégrer les coûts environnementaux ou sanitaires liés à la production ou la consommation, notamment à cause des externalités négatives.
- Impact sanitaire lié aux externalités environnementales : Conséquences sur la santé humaine dues à la pollution ou à la disparition d’espèces, comme le cancer ou l’infertilité, souvent évoquées dans le cas des pesticides ou autres intrants chimiques (Eyline / Clément / Maëlle).
- Lien avec la défaillance du marché écologique : La présence d’externalités négatives entraîne une production ou consommation qui ne reflète pas le coût social réel, justifiant une intervention publique pour corriger cette défaillance.
- Exemples d’externalités environnementales : Pollution (eau, air), disparition d’espèces (surexploitation des ressources), dégradation de la biodiversité, souvent illustrés par la pollution par pesticides ou la surexploitation des poissons.
📝 Points essentiels
- Les externalités négatives résultent des actions des producteurs ou consommateurs qui affectent négativement l’environnement ou la santé sans que ces effets soient rémunérés ou dédommagés, ce qui constitue une défaillance du marché écologique.
- La production intensive, notamment agricole, illustre cette problématique : utilisation de pesticides, pollution des nappes phréatiques, disparition d’espèces, risques sanitaires (cancers, infertilité).
- La correction de ces externalités passe par des mesures publiques telles que normes, interdictions, taxes (taxe pigouvienne), ou marchés de quotas d’émissions. Ces outils visent à internaliser le coût social et à inciter à des pratiques plus respectueuses de l’environnement.
- La mise en place de quotas d’émissions et d’aires marines protégées permet de limiter la surexploitation des ressources naturelles, notamment la pêche, et de préserver la biodiversité.
- La défaillance du marché écologique justifie l’intervention publique pour garantir une gestion durable des ressources et limiter les externalités négatives, en lien avec la théorie de Eyline / Clément / Maëlle.
💡 À retenir
Les externalités environnementales négatives, telles que la pollution ou la disparition d’espèces, représentent une défaillance du marché écologique, nécessitant des interventions publiques pour internaliser les coûts et préserver la santé et la biodiversité.
📖 7. Solutions publiques
🔑 Notions clés & Définitions
- Normes : Règles ou limites fixées par les pouvoirs publics pour encadrer la production ou la consommation, telles que des quotas ou des interdictions, afin de limiter les externalités négatives.
- Quotas : Quantités maximales fixées par l’État ou une autorité pour la production ou l’exploitation d’une ressource, comme les quotas d’émissions de gaz à effet de serre, visant à réduire la pollution.
- Interdictions : Mesures légales empêchant la production ou la consommation de certains biens ou activités jugés néfastes pour l’environnement ou la santé, pour limiter les externalités négatives.
- Taxe pigouvienne : (Pigou, 1920) : Taxe visant à internaliser le coût social d’une externalité négative, en augmentant le prix des activités polluantes pour inciter les agents à réduire leur impact.
- Marchés de quotas d’émissions : Système où des droits d’émission de polluants sont attribués ou vendus, permettant aux entreprises de respecter des limites globales tout en ayant la possibilité d’échanger ces quotas, pour limiter la pollution.
- Rôle des pouvoirs publics : Intervention de l’État ou des institutions pour réguler, encadrer ou limiter les externalités négatives via des outils réglementaires ou fiscaux, afin d’assurer un équilibre entre développement économique et préservation de l’environnement.
📝 Points essentiels
- Les solutions publiques pour corriger les externalités négatives incluent principalement la mise en place de normes, quotas et interdictions, qui encadrent ou limitent directement la production ou la consommation nuisible.
- La taxe pigouvienne, proposée par Pigou (1920), consiste à faire payer aux agents économiques le coût social qu’ils génèrent, ce qui crée un incitatif à réduire leur impact négatif.
- Les marchés de quotas d’émissions permettent une gestion flexible de la réduction des externalités, en autorisant l’échange de droits d’émission entre agents, tout en respectant une limite globale fixée par les pouvoirs publics.
- Le rôle des pouvoirs publics est central : ils élaborent et appliquent ces outils pour assurer une régulation efficace, en fixant des limites, en imposant des taxes ou en interdisant certaines activités nuisibles.
- La combinaison de ces outils permet d’aligner les intérêts privés avec l’intérêt collectif, en internalisant les coûts externes et en incitant à des comportements plus respectueux de l’environnement.
💡 À retenir
Les pouvoirs publics utilisent des outils réglementaires et fiscaux, comme les normes, quotas, interdictions et taxes pigouviennes, pour internaliser les externalités négatives et orienter les comportements vers un équilibre social optimal.
📖 8. Marché et asymétrie
🔑 Notions clés & Définitions
- Marché : Lieu physique ou fictif où se rencontrent offreurs et demandeurs pour échanger des biens ou services à un prix d’échange, généralement contre de la monnaie.
- Asymétrie d'information : Situation dans laquelle un des agents possède une information que l’autre ne détient pas, ce qui peut entraîner des défaillances du marché.
- Externalités négatives : Effets néfastes des actions d’un agent sur le bien-être d’autrui, non pris en compte dans le prix de marché, constituant une défaillance du marché.
- Sélection adverse : Type d’asymétrie d’information ex ante où le vendeur connaît mieux la qualité du produit que l’acheteur, pouvant conduire à la disparition des biens de meilleure qualité du marché (voir JUDITH, Titouan et Charles).
- Aléa moral : Situation où, après la conclusion d’un contrat, l’agent ayant plus d’informations adopte un comportement opportuniste ou à risque, profitant de l’asymétrie d’information (voir VERSAVAUD, Loïs).
- Impact des asymétries d'information : Elles fragilisent la confiance entre agents, dégradent le fonctionnement du marché, et peuvent conduire à des défaillances telles que la sélection adverse ou l’aléa moral.
📖 9. Régulation des ressources
🔑 Notions clés & Définitions
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Régulation des ressources naturelles : Ensemble des actions et politiques visant à gérer, préserver et utiliser durablement les ressources naturelles pour éviter leur surexploitation, en intégrant notamment des quotas, des aires protégées et des normes environnementales.
-
Quotas : Limites fixées par les autorités publiques sur la quantité de ressources naturelles (ex : pêche) pouvant être exploitées sur une période donnée, afin de prévenir la surexploitation et assurer la durabilité de la ressource (ex : TAC, quotas de pêche).
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Aires protégées : Espaces géographiques délimités par des institutions (nationales ou européennes) où l’exploitation des ressources naturelles est réglementée ou interdite pour préserver la biodiversité et favoriser la gestion durable (ex : réserves naturelles, zones marines protégées).
-
Pêche durable : Approche de gestion de la pêche visant à maintenir les stocks de poissons à un niveau permettant leur renouvellement naturel, en utilisant des quotas, des zones protégées et des techniques de pêche responsables, pour assurer la pérennité de la ressource (ex : mise en place de quotas TAC, aires marines protégées).
-
Rôle des institutions nationales et européennes : Organismes chargés de définir et d’appliquer les politiques de régulation des ressources naturelles, notamment par l’instauration de quotas, la création d’aires protégées, et la mise en œuvre de réglementations pour garantir une exploitation durable (ex : Commission européenne, agences nationales de biodiversité).
📝 Points essentiels
-
La régulation des ressources naturelles est essentielle pour éviter la surexploitation, notamment dans des secteurs comme la pêche où la ressource est limitée et vulnérable à la surexploitation. La mise en place de quotas, tels que les TAC (Totaux Admissibles de Capture), permet de limiter la quantité de poissons pêchés chaque année, en tenant compte du renouvellement naturel des stocks (ex : mesures européennes depuis 2010).
-
Les aires protégées, comme les réserves naturelles ou zones marines protégées, jouent un rôle crucial en délimitant des espaces où l’exploitation est restreinte ou interdite, permettant ainsi la régénération des ressources et la conservation de la biodiversité.
-
La pêche durable repose sur une gestion équilibrée des stocks, combinant quotas, zones protégées, et techniques de pêche responsables, pour assurer la pérennité des ressources tout en permettant une exploitation économique.
-
Les institutions nationales et européennes interviennent pour élaborer et appliquer ces politiques, en adaptant les quotas et en créant des zones protégées, avec pour objectif la préservation à long terme des ressources naturelles et la prévention de la tragédie des biens communs.
-
La régulation des ressources naturelles s’inscrit dans une logique de gestion intégrée, combinant aspects écologiques, économiques et sociaux pour garantir la durabilité des écosystèmes et des activités humaines qui en dépendent.
💡 À retenir
La régulation des ressources naturelles, notamment par la mise en place de quotas et d’aires protégées, est essentielle pour assurer une exploitation durable et prévenir la surexploitation, sous la supervision des institutions nationales et européennes.
📖 10. Taxe pigouvienne
🔑 Notions clés & Définitions
- Taxe pigouvienne : AUTEUR (1920) : une taxe destinée à internaliser le coût social des externalités négatives, en faisant payer aux producteurs le coût de leurs dommages environnementaux ou sanitaires.
- Internalisation du coût : processus par lequel le coût social d’une externalité est transféré aux agents économiques responsables, afin de corriger la défaillance du marché.
- Effet incitatif : la taxe pigouvienne incite les producteurs à réduire leur externalité négative en augmentant leurs coûts, les poussant à adopter des pratiques plus respectueuses de l’environnement ou de la santé.
- Exemple d’application : taxe sur les émissions de carbone ou sur les pesticides, visant à limiter la pollution et encourager des modes de production plus durables.
📝 Points essentiels
La taxe pigouvienne, concept introduit par ARTHUR C. PIGOU (1920), est un outil de régulation économique visant à corriger la défaillance du marché causée par les externalités négatives. Elle consiste à faire payer aux agents responsables le coût social de leurs actions nuisibles, comme la pollution ou l’utilisation excessive de pesticides, afin de refléter le coût réel de leur activité. En augmentant le prix de production ou de consommation, la taxe modifie les comportements des producteurs, qui ont alors deux options : payer la taxe et réduire leur externalité ou modifier leur mode de production pour éviter la taxe. La mise en place de taxes sur le carbone ou les pesticides permet ainsi de réduire la pollution, d’inciter à des pratiques plus durables, et de financer des mesures de prévention ou de compensation. La taxe pigouvienne est un exemple concret d’intervention publique pour internaliser les externalités négatives, en alignant le coût privé avec le coût social.
💡 À retenir
La taxe pigouvienne est un levier économique efficace pour faire payer aux responsables des externalités négatives le coût qu’ils imposent à la société, favorisant ainsi une réduction des externalités et une meilleure gestion des ressources.
📊 Tableaux de Synthèse
| Thème | Notions clés | Exemples / Applications | Auteur / Référence |
|---|
| Externalités négatives | Impact néfaste non pris en compte dans le prix, défaillance du marché | Pollution par pesticides, dégradation environnementale | Eyline / Clément / Maëlle, Pigou (taxe pigouvienne) |
| Aléa moral | Comportement opportuniste après contrat, asymétrie d'information post-contrat | Surconsommation en assurance santé, comportements à risque | Marshall (1890) |
| Biens communs | Bien rival et non excluable, tragédie des biens communs | Surexploitation des pêcheries, déclin des stocks | - |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre externalité négative et externalité positive (impact nuisible vs bénéfique).
- Confondre aléa moral et sélection adverse (post-contrat vs ex ante).
- Croire que la régulation par quotas élimine totalement la surexploitation, alors qu’elle la limite.
- Confondre bien commun avec bien public (non excluabilité vs non rivalité).
- Sous-estimer la difficulté de faire payer ou réglementer un bien non excluable.
- Confondre la taxe pigouvienne avec une simple taxe fiscale sans lien avec le coût social.
- Penser que l’aléa moral ne peut être limité sans mécanismes de contrôle ou de partage des coûts.
- Confondre la rivalité d’un bien avec sa non excluabilité, menant à des erreurs dans la gestion.
- Ignorer que la tragédie des biens communs peut conduire à la disparition de la ressource.
- Confondre régulation et marché libre dans la gestion des externalités et biens communs.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition d’externalité négative selon Eyline / Clément / Maëlle et ses implications.
- Expliquer la différence entre coût privé et coût social, avec un exemple concret.
- Définir la défaillance du marché et ses causes principales.
- Présenter le concept de taxe pigouvienne, en citant Pigou (1920), et ses objectifs.
- Décrire la notion d’aléa moral selon Marshall, et ses conséquences en assurance.
- Identifier les mécanismes de limitation de l’aléa moral, comme la franchise ou le ticket modérateur.
- Définir un bien commun, en insistant sur la rivalité et la non excluabilité.
- Expliquer la tragédie des biens communs avec un exemple (pêche, stocks de poissons).
- Présenter les mesures publiques pour réguler l’exploitation des biens communs (quotas, aires protégées).
- Connaître la différence entre externalité négative et externalité positive.
- Comprendre la distinction entre sélection adverse (ex ante) et aléa moral (ex post).
- Maîtriser la notion de régulation par quotas et ses limites.
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