Scheda di revisione: Introduction à la comptabilité et financement d'entreprise

📋 Plan du Cours

  1. Histoire de la comptabilité en France
  2. Décision de distribution des bénéfices
  3. Classes de comptes et organisation comptable
  4. Classe 3 valorisation des stocks et réformes
  5. Comptes de tiers et créances dettes
  6. Compte de résultat et classes de produits
  7. Autofinancement et capacité d’autofinancement
  8. Factoring et financement par cession de factures
  9. Concours bancaires et découverts bancaires
  10. Crédit fournisseurs et financement du BFR
  11. Financement par excédent de ressources stables
  12. Financement du cycle d’investissement

📖 1. Histoire de la comptabilité en France

🔑 Notions clés & Définitions

  • Gestion des domaines : Méthode de gestion des biens royaux qui, avant la comptabilité scientifique, s’appuie sur des inventaires pour suivre les ressources.
  • Partie double : Principe comptable où chaque opération est enregistrée deux fois, ce qui structure la tenue des comptes et renforce la traçabilité.
  • Ordonnance de 1673 : Texte législatif qui impose la tenue de livres comptables et marque la naissance d’un cadre juridique de la comptabilité.
  • Plan comptable général : Référentiel français créé pour reconstruire et uniformiser la comptabilité après la Seconde Guerre mondiale, afin de produire des statistiques comparables.
  • Image fidèle : Exigence selon laquelle les comptes doivent refléter de façon honnête la situation économique de l’entreprise.

📝 Points essentiels

  • Avec Charlemagne, la gestion rigoureuse des domaines royaux favorise l’apparition d’inventaires pour suivre les biens.
  • L’influence italienne (marchands vénitiens et florentins) contribue à diffuser des pratiques comptables entre le XIIIe et le XVe siècle.
  • La partie double est formalisée en 1494 par Luca Pacioli et révolutionne l’enregistrement en double écriture.
  • Au XVIIe siècle, Colbert pousse à plus de clarté et à une uniformisation des pratiques comptables des marchands.
  • Le Code Savary (ordonnance de 1673) impose la tenue de livres comptables et sert de preuve juridique contre les faillites frauduleuses.
  • Au XIXe siècle, le Code de commerce reprend le principe de base de Colbert pour prouver les transactions, tout en laissant une présentation des tableaux relativement libre tant que les preuves existent.

💡 Astuce mémo

Partie double = 2 écritures pour chaque opération ; 1673 = livres obligatoires ; PCG = langage commun après la guerre ; UE = image fidèle + comparabilité.

📖 2. Décision de distribution des bénéfices

🔑 Notions clés & Définitions

  • Résultat de l’exercice : Le résultat de l’exercice est le solde entre l’ensemble des produits et l’ensemble des charges, qui peut être un bénéfice ou une perte.
  • Report ou retour des bénéfices : Le report ou retour des bénéfices correspond à la partie des bénéfices conservée ou reprise selon la décision de l’entreprise.
  • Dividende des associés : Le dividende des associés est la redistribution d’une partie des bénéfices aux investisseurs, via des montants versés aux associés.
  • Classe 10 capitaux : La classe 10 regroupe les comptes de capitaux, qui représentent l’argent détenu durablement par l’entreprise (capital et réserves).
  • Classe 11 bénéfices : La classe 11 regroupe les comptes liés aux bénéfices, notamment leur conservation en interne ou leur redistribution.

📝 Points essentiels

  • Le résultat de l’exercice provient du constat des produits et des charges sur la période, et il détermine ensuite la décision sur les bénéfices.
  • L’entreprise peut décider de conserver les bénéfices en réserves via la classe 10 plutôt que de les redistribuer.
  • L’entreprise peut aussi décider de redistribuer les bénéfices aux associés sous forme de dividendes, rattachés à la classe 11.
  • Les réserves correspondent à l’accumulation de bénéfices conservés à l’intérieur de l’entreprise.
  • Le capital et les réserves (classe 10) reflètent l’argent apporté à la création et conservé sur le long terme.
  • Le report ou retour des bénéfices (classe 11) sert de support comptable à la gestion des bénéfices après le résultat de l’exercice.

💡 Astuce mémo

Résultat (classe 12) → choix : garder en réserves (classe 10) ou distribuer en dividendes (classe 11).

📖 3. Classes de comptes et organisation comptable

🔑 Notions clés & Définitions

  • Comptes de classe 4 : Comptes de tiers qui regroupent dettes et créances, généralement soldées rapidement, souvent à moins d’un an.
  • Comptes de classe 5 : Comptes financiers qui décrivent la trésorerie réellement disponible (liquidités, banques, placements à court terme).
  • Comptes de classe 6 : Comptes de charges qui enregistrent tout ce que l’entreprise consomme pour fonctionner et qui l’appauvrit.
  • Comptes de classe 7 : Comptes de produits qui enregistrent tout ce que l’entreprise gagne et qui l’enrichit.
  • Débit et crédit : Notions de sens d’écriture en comptabilité, où le débit correspond à ce qui entre et le crédit à ce qui sort.

📝 Points essentiels

  • Les comptes de classe 4 concernent les dettes et créances, avec une logique de règlement rapide (souvent < 1 an).
  • Le compte 40 regroupe fournisseurs et comptes rattachés, c’est-à-dire les dettes liées aux achats de biens et services.
  • Le compte 41 regroupe clients et comptes rattachés, c’est-à-dire les créances issues des ventes de l’entreprise.
  • Le compte 42 couvre le personnel (salaires à payer, avances, congés payés, participation aux résultats).
  • Le compte 43 regroupe la sécurité sociale et autres organismes sociaux (cotisations URSSAF, retraite, mutuelle, etc.).
  • Le compte 44 regroupe l’État et collectivités publiques, notamment TVA collectée sur les ventes et TVA déductible sur les achats, avec un solde qui peut créer une dette ou une créance envers l’État.

💡 Astuce mémo

Classe 4 = Tiers (je dois/ils me doivent) ; Classe 5 = Trésor (ce que j’ai) ; Classe 6 = Charges (ça sort) ; Classe 7 = Produits (ça rentre).

📖 4. Classe 3 valorisation des stocks et réformes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Compte 69 : Compte de classe 6-7 qui regroupe les impôts dus calculés à partir du résultat de l’entreprise.
  • Compte 70 : Compte de produits qui enregistre les ventes de produits et marchandises, notamment le chiffre d’affaires.
  • Compte 71 : Compte de produits lié à la classe 3 qui traduit la variation des stocks de produits finis.
  • Compte 72 : Compte de produits qui valorise les travaux réalisés par l’entreprise pour elle-même (production immobilisée).
  • Compte 78 : Compte de produits qui enregistre la reprise sur amortissements et provisions quand le risque ou la perte ne se matérialise plus.

📝 Points essentiels

  • La logique classe 2/3/6/7 : les comptes de produits (classe 7) mesurent ce que l’entreprise gagne, et le résultat se calcule via la classe 6 moins la classe 7.
  • Compte 70 : ventes de produits finis et de marchandises, avec le chiffre d’affaires comme élément central.
  • Compte 71 : variation des stocks de produits finis, donc lien direct avec la classe 3 (valorisation des stocks).
  • Compte 72 : production immobilisée, correspondant aux travaux faits par l’entreprise pour elle-même.
  • Compte 74 : subventions d’exploitation reçues pour compenser des charges de fonctionnement.
  • Compte 75 : autres produits de gestion courante (ex. revenus d’immeubles, redevances de brevets).

💡 Astuce mémo

Classe 7 = ce qui enrichit ; 71 = Stocks (classe 3) ; 78 = Reprise (le risque disparaît).

📖 5. Comptes de tiers et créances dettes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Principe de la provision : Principe comptable qui impose de comptabiliser dès maintenant les pertes ou risques probables, même si le gain n’est pas encore réalisé.
  • Permanence des méthodes : Principe comptable qui impose de garder les mêmes méthodes de calcul d’une année à l’autre pour comparer les résultats sans manipulation.
  • Non-compensation : Principe comptable qui interdit de compenser une créance avec une dette ou un produit avec une charge, afin de présenter une information claire et complète.
  • Importance significative : Principe comptable qui oblige à révéler toute information pouvant influencer le jugement des lecteurs des comptes.
  • Principe de la partie double : Principe comptable selon lequel chaque opération a une origine et une destination, ce qui assure l’égalité entre actif et passif au bilan.

📝 Points essentiels

  • Un bénéfice n’est comptabilisé que lorsqu’il est réalisé, pour éviter de distribuer des gains qui n’existent pas encore.
  • La provision sert de garde-fou : constater une mauvaise surprise maintenant limite le risque de déception plus tard.
  • La permanence des méthodes concerne notamment l’amortissement, la méthode d’inventaire des stocks et la classification des comptes.
  • Exception : un changement de méthode de calcul est possible seulement s’il est justifié dans les éléments comptables (compte de résultat, bilan, annexe).
  • La non-compensation interdit d’inscrire une dette nette après compensation avec une créance (ex : 1000€ dus et 400€ à recevoir doivent être séparés).
  • Tant qu’une créance n’est pas entièrement payée, on ne peut pas considérer son solde comme nul, car le risque de non-paiement reste réel.

💡 Astuce mémo

Réalisation d’abord, provision ensuite ; Méthodes stables ; Pas de compensation ; Infos significatives visibles ; Partie double = d’où ça vient → où ça va.

📖 6. Compte de résultat et classes de produits

🔑 Notions clés & Définitions

  • Compte de résultat : Document comptable qui mesure, sur une période donnée, la performance de l’entreprise en comparant produits et charges.
  • Classes de produits : Regroupements comptables des produits selon leur nature, permettant d’identifier ce qui contribue réellement au résultat.
  • Bilan : Document comptable qui présente, à une date précise, le patrimoine de l’entreprise et la façon dont il est financé.
  • Actif : Partie du bilan qui regroupe tous les biens et ressources détenus par l’entreprise.
  • Passif : Partie du bilan qui regroupe les capitaux et dettes qui financent l’actif.

📝 Points essentiels

  • Un produit exceptionnel peut gonfler le résultat sans refléter l’activité courante, ce qui rend le compte de résultat trompeur sur l’exploitation.
  • Un bilan est une “photo” du patrimoine à un instant T, alors que le compte de résultat décrit la performance sur une période.
  • Actif immobilisé : biens destinés à rester durablement dans l’entreprise (incorporels, corporels, financiers).
  • Actif circulant : éléments qui circulent rapidement (stocks, créances clients, trésorerie).
  • Le passif inclut les capitaux propres (capital social, réserves, résultat de l’exercice) et les dettes/provisions.
  • Des capitaux propres élevés signalent une meilleure solidité, tandis que des dettes trop élevées peuvent traduire une dépendance bancaire.

💡 Astuce mémo

Bilan = photo (patrimoine à T) ; Compte de résultat = film (activité sur l’année).

📖 7. Autofinancement et capacité d’autofinancement

🔑 Notions clés & Définitions

  • Autofinancement : L’autofinancement désigne le financement interne généré par l’entreprise pour couvrir ses besoins, sans recourir à des banques.
  • Capacité d’autofinancement (CAF) : La capacité d’autofinancement mesure la capacité de l’entreprise à générer des ressources internes pour financer son activité et ses investissements.
  • BFR élevé : Un BFR élevé correspond à un besoin de financement important lié au cycle d’exploitation (décalage entre encaissements et paiements).
  • Factoring : Le factoring est une technique de financement où l’entreprise transfère ses créances clients à un factor qui avance le cash.
  • Concours bancaires : Les concours bancaires regroupent les financements de trésorerie accordés par la banque, notamment sous forme de découverts ou de mobilisations de créances.

📝 Points essentiels

  • L’autofinancement permet de couvrir un décalage de trésorerie sans dépendre des banques.
  • L’indépendance financière est un avantage car l’entreprise n’a pas de comptes à rendre à des prêteurs bancaires.
  • Une bonne CAF aide à préserver la capacité d’endettement, ce qui facilite un futur prêt (effet de levier).
  • L’autofinancement évite les frais financiers car il n’y a pas d’intérêts à payer.
  • Les limites de l’autofinancement sont un montant parfois insuffisant pour de très gros projets et des arbitrages possibles au détriment du réinvestissement (dividendes).
  • Un BFR très élevé avec une CAF faible peut mener à une crise de trésorerie, alors qu’une entreprise performante peut absorber les variations du cycle d’exploitation grâce à son autofinancement.

💡 Astuce mémo

CAF = Cash interne : si BFR monte et CAF baisse → crise ; si CAF suit le cycle → trésorerie stable.

📖 8. Factoring et financement par cession de factures

🔑 Notions clés & Définitions

  • Factoring : Le factoring est un financement par cession de factures où un acheteur de créances avance des fonds à l’entreprise avant l’encaissement.
  • Cession de factures : La cession de factures consiste à transférer à un financeur les créances clients, contre un paiement immédiat ou quasi immédiat.
  • Découvert bancaire : Le découvert bancaire est une autorisation de crédit à court terme qui permet de financer des besoins de trésorerie au-delà du solde disponible.
  • Crédit fournisseurs : Le crédit fournisseurs est un délai de paiement accordé par les fournisseurs à l’entreprise cliente.
  • Financement par excédent de ressources stables : Le financement par excédent de ressources stables repose sur un fonds de roulement supérieur au besoin en fonds de roulement pour financer l’exploitation.

📝 Points essentiels

  • Le factoring ne fait payer des intérêts que sur les montants réellement utilisés, contrairement à un financement où l’argent est mobilisé en totalité.
  • La mise en place du découvert ou de la ligne de crédit se fait une fois la ligne négociée, puis l’argent est disponible immédiatement sans nouvelles formalités à chaque utilisation.
  • Le factoring vise à préserver la relation client : le client ignore généralement que l’entreprise a recours à ce financement, et la relation reste directe.
  • L’autonomie de gestion est maintenue : l’entreprise conserve la main sur les relances et le recouvrement sans intervention d’un organisme externe.
  • Le coût du découvert est souvent élevé (agios) et peut s’accompagner de commissions et de frais de dossier.
  • Le risque majeur du découvert est la précarité : la banque peut dénoncer le concours avec un préavis souvent très court (souvent 60 jours).

💡 Astuce mémo

Factoring = Cash vite, clients ignorants, gestion interne; Découvert = cher + fragile (banque coupe vite).

📖 9. Concours bancaires et découverts bancaires

🔑 Notions clés & Définitions

  • Compte de résultat : Le compte de résultat est un document comptable qui mesure la performance de l’entreprise sur une période, en distinguant les produits et les charges.
  • Soldes intermédiaires de gestion : Les soldes intermédiaires de gestion sont des indicateurs qui décomposent le compte de résultat pour analyser la formation du résultat.
  • Marge commerciale : La marge commerciale est l’indicateur central du négoce qui mesure le profit dégagé sur la revente de marchandises en l’état.
  • Production de l’exercice : La production de l’exercice est l’indicateur central des entreprises industrielles et de services qui mesure la richesse créée sur l’année, y compris ce qui est stocké ou immobilisé.
  • Taux de marque : Le taux de marque est un ratio qui exprime la part de la marge dans le chiffre d’affaires de vente.

📝 Points essentiels

  • Le compte de résultat vise à expliquer comment l’entreprise obtient un bénéfice ou une perte sur l’année, principalement via les SIG.
  • Il existe 9 soldes intermédiaires de gestion : marge commerciale, production de l’exercice, marge brute, valeur ajoutée, EBE, résultat d’exploitation, RCAI, résultat exceptionnel, résultat net.
  • La marge commerciale se calcule avec les ventes de marchandises HT et le coût d’achat des marchandises vendues, pas avec les achats bruts.
  • Le coût d’achat des marchandises vendues inclut prix d’achat, frais accessoires (transport, douane, assurance) et ajustement par variation de stocks (stock initial − stock final).
  • Une marge commerciale trop faible empêche de couvrir les charges fixes et variables, ce qui peut conduire à une situation de « vendre à perte » (interdite en France).
  • Le taux de marge mesure le gain rapporté au coût d’achat : marge commerciale / coût d’achat × 100, tandis que le taux de marque mesure la marge dans le prix de vente : marge commerciale / CA × 100.

💡 Astuce mémo

Marge commerciale = Marge sur CA, mais corrigée par Stocks : Ventes − (Achats ajustés).

📖 10. Crédit fournisseurs et financement du BFR

🔑 Notions clés & Définitions

  • Crédit fournisseurs : Le crédit fournisseurs est le financement accordé par les fournisseurs en laissant l’entreprise payer après la livraison ou la prestation.
  • BFR : Le BFR est le besoin de financement lié au décalage entre les dépenses d’exploitation et les encaissements clients.
  • Marge brute globale : La marge brute globale est un indicateur de performance qui additionne la marge commerciale et la production de l’exercice selon le type d’entreprise.
  • Valeur ajoutée : La valeur ajoutée mesure la richesse réellement créée par l’entreprise à partir de ce qu’elle a produit ou vendu, puis consommé auprès de tiers.
  • Excédent brut d’exploitation : L’excédent brut d’exploitation est la part de la valeur ajoutée qui reste à l’entreprise après charges de personnel et impôts liés à la production.

📝 Points essentiels

  • Les stocks et immobilisations sont évalués au coût de fabrication, contrairement à la production vendue évaluée au prix de vente, ce qui rend la marge brute globale hétérogène.
  • Un surstockage peut faire monter la production de l’exercice sans amélioration commerciale, ce qui pèse sur la trésorerie et augmente le risque d’obsolescence.
  • Marge brute = marge commerciale + production de l’exercice, et pour une entreprise de négoce la marge brute = marge commerciale, pour une entreprise industrielle la marge brute = production, et pour une entreprise mixte,
  • La marge brute sert à vérifier la cohérence prix de vente vs coût de revient et à détecter une baisse due à des coûts d’achat plus élevés, trop de remises ou un changement de mix produit.
  • La marge brute finance les frais de structure (loyer, salaires non directement liés au produit, marketing, intérêts bancaires).
  • La valeur ajoutée suit VA = marge brute − consommation de l’exercice en provenance de tiers (comptes 61 et 62).

💡 Astuce mémo

VA = Marge brute − Tiers consommés ; EBE = VA − Personnel − Impôts (liés à la production) + Subventions d’exploitation.

📖 11. Financement par excédent de ressources stables

🔑 Notions clés & Définitions

  • EBE : L’EBE est un indicateur de performance proche de l’EBITDA, utilisé pour estimer la capacité opérationnelle à générer du résultat avant charges financières et fiscales.
  • Taux de marge d’exploitation : Le taux de marge d’exploitation mesure la part du chiffre d’affaires transformée en EBE, exprimée en pourcentage.
  • Levier opérationnel : Le levier opérationnel indique si une hausse du chiffre d’affaires entraîne une hausse plus que proportionnelle de l’EBE.
  • REX : Le REX mesure la rentabilité économique après prise en compte de l’usure de l’outil de production via amortissements et provisions.
  • RCAI : Le RCAI est un solde qui réintègre la dimension financière au REX en incluant le résultat financier, hors éléments exceptionnels.

📝 Points essentiels

  • EBE/CA*100 donne le taux de marge d’exploitation, qui reflète la part du CA réellement convertie en profit d’exploitation.
  • Le levier opérationnel sert à tester l’effet d’une variation du CA sur l’évolution de l’EBE, donc la sensibilité opérationnelle.
  • Le REX se calcule généralement en cascade à partir de l’EBE : REX = EBE + autres produits d’exploitation − autres charges d’exploitation − dotations aux amortissements et provisions.
  • Les dotations aux amortissements et provisions traduisent une perte de valeur annuelle (machines, véhicules, brevets), tandis que les reprises sur provisions les compensent.
  • Le REX est neutre vis-à-vis des dettes et de l’impôt sur les bénéfices, ce qui améliore la comparabilité entre entreprises aux structures de financement différentes.
  • Le RCAI suit immédiatement le REX et combine performance d’exploitation et performance financière pour juger si le bénéfice n’est pas “mangé” par les intérêts ou au contraire renforcé par des placements.

💡 Astuce mémo

EBE→REX : on passe du “cash potentiel” à la “rentabilité après usure”, puis REX→RCAI : on ajoute la “finance” (intérêts) et on retire l’exceptionnel.

📖 12. Financement du cycle d’investissement

🔑 Notions clés & Définitions

  • Résultat exceptionnel : Le résultat exceptionnel regroupe des produits et charges qui ne relèvent ni de l’activité d’exploitation ni des opérations financières.
  • Opération de gestion : Une opération de gestion correspond à des événements comme des amendes, rappels d’impôts ou dons, comptabilisés hors exploitation courante.
  • Opération en capital : Une opération en capital concerne des cessions d’actifs comme la vente d’une machine ou d’un immeuble, avec gain ou perte.
  • Résultat net : Le résultat net est le solde final qui reste après prélèvements obligatoires et participation des salariés, et qui revient aux propriétaires.
  • Fonds de roulement net global : Le FRNG mesure l’excédent des capitaux permanents sur l’actif immobilisé, indicateur de marge de sécurité à long terme.

📝 Points essentiels

  • Résultat exceptionnel = produits exceptionnels − charges exceptionnelles, ce qui permet d’isoler des effets non récurrents.
  • Trois catégories d’opérations existent dans le résultat exceptionnel : gestion, capital et comptable.
  • Opérations de gestion : amende fiscale ou pénale, rappels d’impôts, dons versés.
  • Opérations en capital : vente d’une machine ou d’un immeuble, avec plus-value ou moins-value.
  • Opérations comptables : dotations aux amortissements « exceptionnelles » et provisions pour risques soudains (ex : gros litige imprévu).
  • Avantages : le retraitement aide à détecter un résultat gonflé par des ventes d’actifs, améliore l’évaluation des risques et rend la performance plus lisible pour les actionnaires.

💡 Astuce mémo

Exceptionnel = « hors exploitation et hors finance » : on isole ce qui fausse la performance courante.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1494Formalisation de la partie double par Luca Pacioli
1673Ordonnance de 1673 (Code Savary) imposant la tenue de livres comptables
2005Apparition des normes IFRS (International Financial Reporting Standards)

📊 Tableaux de synthèse

SIG : logique de cascade

NiveauCe que mesureIdée clé
Marge commercialeNégoce (revente)Capacité à dégager un profit sur la revente de marchandises
Production de l’exerciceIndustrie et servicesRichesse produite sur l’année, y compris stockée/immobilisée
Marge brute globalePerformance commerciale + productiveMarge commerciale + production de l’exercice (selon le type d’entreprise)
Valeur ajoutée (VA)Richesse crééeMarge brute – consommation de l’exercice en provenance de tiers
EBEPart de VA restant à l’entrepriseVA + subventions d’exploitation – impôts/taxes/versements – charges de personnel
REXRentabilité après usureEBE + autres produits d’exploitation – autres charges d’exploitation – dotations aux amortissements et provisions
RCAIPerformance opérationnelle + financièreREX + résultat financier (hors exceptionnel)
Résultat exceptionnelEffets non récurrentsProduits exceptionnels – charges exceptionnelles (gestion/capital/comptable)

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre bilan et compte de résultat : le bilan est une photo à un instant T, le compte de résultat décrit la performance sur une période.
  2. Croire qu’un bénéfice est comptabilisé dès qu’il est “espéré” : le cours insiste sur la réalisation, et sur la provision pour les pertes/risques probables.
  3. Mélanger non-compensation : inscrire une dette nette après compensation avec une créance (ou produit/charge) est interdit.
  4. Se tromper sur le calcul de la marge commerciale : elle se calcule sur les marchandises vendues (ajustement par variation de stocks), pas sur les achats bruts.
  5. Inverser le sens débit/crédit en classe 5 : en banque/caisse, débit = encaissement (entrée), crédit = décaissement (sortie), et le relevé banquier est “à l’envers”.
  6. Confondre EBE et REX : EBE ne déduit pas les dotations aux amortissements/provisions, alors que le REX les intègre pour refléter l’usure.
  7. Interpréter un résultat net élevé sans regarder l’exceptionnel : un bénéfice peut être “gonflé” par des produits exceptionnels (ventes d’actifs, etc.).

✅ Checklist Examen

  1. Retracer l’évolution historique : Charlemagne et inventaires, influence italienne, formalisation de la partie double (1494), Colbert et uniformisation, ordonnance de 1673 (Code Savary), Code de commerce (XIXe) et PCG (ap
  2. Identifier les documents : bilan (photo patrimoine) vs compte de résultat (film performance), et annexe comme mode d’emploi des méthodes.
  3. Maîtriser les livres comptables : journal (chronologique) et grand livre (par numéro de compte), et la balance comme tableau récapitulatif de soldes.
  4. Savoir associer les classes : classe 1 (capitaux), classe 2 (immobilisations), classe 3 (stocks), classe 4 (tiers dettes/créances), classe 5 (trésorerie), classe 6 (charges), classe 7 (produits).
  5. Connaître les comptes de tiers et leur logique : 40 fournisseurs, 41 clients, 42 personnel, 43 organismes sociaux, 44 État/collectivités et TVA collectée/déductible.
  6. Savoir distinguer charges vs produits dans le compte de résultat : charges d’exploitation/financières/exceptionnelles et produits correspondants, puis résultat de l’exercice.
  7. Expliquer les principes comptables : entité, continuité d’exploitation, indépendance des exercices, coût historique, monnaie de compte, prudence, permanence des méthodes, non-compensation, importance significative, et la
  8. Calculer/raisonner le cycle d’exploitation et le BFR : décalage entre décaissements et encaissements, et interpréter BFR > 0 vs BFR < 0.
  9. Expliquer l’autofinancement : CAF (résultat net + charges non décaissables), autofinancement = CAF – dividendes, et ses rôles (investir, rembourser, financer le BFR).
  10. Comparer les financements du cycle d’exploitation : factoring (cession de factures, avance du factor, coût commissions), concours bancaires (découvert, agios, précarité), crédit fournisseurs (délai sans intérêts).
  11. Expliquer le financement du cycle d’investissement : autofinancement, augmentation du capital, emprunt bancaire, crédit-bail, levée de fonds, crowdfunding.
  12. Analyser les SIG en cascade : marge commerciale, production de l’exercice, marge brute globale, VA, EBE, REX, RCAI, résultat exceptionnel, résultat net, et savoir l’idée de “cascade positive”.

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Histoire comptable France — origine ?

Gestion des domaines royaux, inventaires, partie double.

Partie double — principe ?

Chaque opération enregistrée deux fois.

Ordonnance 1673 — rôle ?

Impose tenue livres comptables, preuve juridique.

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