📋 Plan du Cours
- Images et flux de l’économie internationale
- Cadrage historique de la mondialisation
- Coûts du commerce international et baisse
- Institutions de Bretton Woods et GATT
- Coût d’opportunité et avantages comparatifs
- Modèle ricardien avec productivités du travail
- Intensité factorielle et rémunération des facteurs
- Rendements d’échelle et coûts moyens
- Économies d’échelle internes et externes
- Concurrence imparfaite et barrières à l’entrée
- Nouvelle économie géographique de Krugman
- Équilibre ressources emplois et demande extérieure
📖 1. Images et flux de l’économie internationale
🔑 Notions clés & Définitions
- Porte-conteneurs : Un porte-conteneurs est un navire spécialisé dans le transport de conteneurs, symbole majeur du commerce mondial de marchandises.
- Hub maritime : Un hub maritime est un grand port jouant le rôle de plateforme de correspondance pour redistribuer les flux de marchandises à l’échelle internationale.
- Plateforme logistique : Une plateforme logistique est un site d’organisation des flux (stockage, manutention, distribution) qui relie transport maritime et terrestre.
- Matières premières : Les matières premières sont des produits de base échangés à l’international, essentiels aussi bien directement que comme intrants de la production.
- Migrations internationales : Les migrations internationales sont des déplacements de personnes entre pays, plus ou moins contraints par des règles et restrictions.
📝 Points essentiels
- Les images dominantes de l’économie internationale renvoient souvent au transport maritime (porte-conteneurs) et aux grands ports (hubs).
- Le transport maritime représente environ 80% des transports de marchandises dans le monde.
- Le plus grand port cité est Shanghai, avec une capacité de plusieurs millions de conteneurs gérés.
- Les ports européens mentionnés incluent Rotterdam, et des plateformes logistiques comme Marseille–Fos-sur-Mer.
- Les échanges internationaux incluent aussi la question des prix (inflation et prix des matières premières).
- Les matières premières constituent le 3e poste du commerce international et servent de base à des productions même technologiques (ex : cacao, composants informatiques, terres rares, pétrole).
💡 Astuce mémo
Porte-conteneurs + hubs + prix + matières premières + migrations = les 5 “images” qui reviennent.
📖 2. Cadrage historique de la mondialisation
🔑 Notions clés & Définitions
- Protectionnisme : Politique économique qui limite le commerce extérieur par des barrières comme les droits de douane.
- Libre-échangisme : Doctrine qui favorise la baisse des barrières commerciales pour laisser les échanges se développer.
- Coût de transaction : Coût total lié à l’échange qui regroupe transport, droits de douane et frais associés comme l’assurance.
- CAF : Formule de coût qui additionne coût, assurance et fret pour représenter le coût complet du transport international.
- Conférence de Berlin 1884-1885 : Réunion qui organise le partage colonial entre puissances européennes et structure une partie des échanges métropoles-colonies.
📝 Points essentiels
- Au XIXe siècle, le commerce international est longtemps moins “libre” qu’on ne l’imagine, car le protectionnisme domine avec beaucoup de droits de douane.
- Le coût moyen du commerce international combine le coût de transport et les coûts liés aux droits de douane (et l’assurance), ce qui mène au coût de transaction.
- La mesure contemporaine du coût passe par la logique CAF, qui intègre transport et droits de douane dans un coût “tout compris”.
- Entre 1827 et 1914, l’indice du coût moyen des échanges passe de 100 à 50, soit une division par 2 en moins de 80 ans.
- La baisse des coûts s’explique notamment par les progrès des routes maritimes (canaux de Suez et de Panama) et par le développement ferroviaire.
- La colonisation du XIXe siècle s’accompagne d’empires et de comptoirs, avec des flux de matières premières vers les métropoles et des produits manufacturés en sens inverse.
💡 Astuce mémo
Canaux + rails + colonies = baisse des coûts et nouveaux flux (biens et personnes).
📖 3. Coûts du commerce international et baisse
🔑 Notions clés & Définitions
- Accord du GATT (1947) : Accord international de 1947 visant à promouvoir le commerce mondial en réduisant les barrières douanières.
- OMC (1995) : Organisation mondiale du commerce créée en 1995 à Marrakech pour encadrer et faciliter les échanges internationaux.
- Conteneur (MacLean, 1956) : Innovation logistique de 1956 qui standardise le transport des marchandises et devient un symbole de la mondialisation.
- IDE (investissements directs étrangers) : Investissements durables réalisés par une entreprise dans un autre pays, comptabilisés dans le compte financier de la balance des paiements.
- Élasticité : Mesure sans unité du lien entre deux variations relatives, utilisée pour estimer comment une variable réagit à une autre.
📝 Points essentiels
- Le GATT de 1947 vise à promouvoir le commerce international en abaissant les barrières douanières.
- La stratégie autocentrée privilégie le marché national et cherche à réduire la dépendance à un commerce dirigé vers la métropole.
- L’industrialisation par substitution aux importations (ISI) consiste à développer d’abord l’industrie de l’aval puis à remonter les filières pour produire localement.
- La stratégie des 3i développe une industrie lourde avant de redescendre vers des industries plus petites, avec l’idée de retrouver une production nationale.
- L’industrialisation sur la base des exportations (IPE) repose sur la promotion des exportations pour construire un outil industriel tourné vers l’extérieur.
- Les pays développés assurent la majorité des échanges du commerce international jusqu’aux années 1980 selon le cours fourni.
💡 Astuce mémo
Baisse des coûts = GATT/OMC + conteneur : moins de frictions → plus d’échanges.
📖 4. Institutions de Bretton Woods et GATT
🔑 Notions clés & Définitions
- Élasticité distance-commerce : L’élasticité distance-commerce mesure la sensibilité du commerce à la variation de la distance, avec un signe indiquant le sens de variation.
- Commerce mondial de biens et services : Le commerce mondial de biens et services regroupe les échanges de marchandises et de services commerciaux à l’échelle internationale.
- Crise des subprimes : La crise des subprimes est un choc financier qui s’est traduit par une baisse mesurable du commerce international.
- Taux d’ouverture : Le taux d’ouverture rapporte le commerce (et les exportations) au PIB pour évaluer l’intensité des échanges dans l’économie.
- Division internationale des processus productifs : La division internationale des processus productifs décrit la fragmentation de la chaîne de valeur, incluant dimensions matérielles et immatérielles, ainsi que l’amont et l’aval.
📝 Points essentiels
- L’élasticité de la distance est négative : quand la distance augmente, le commerce diminue, et quand la distance baisse, le commerce augmente.
- Quand la distance est à 0 (ex. repère autour de 1830), on observe une indépendance entre variations de distance et commerce, ce qui contredit l’idée d’un commerce nul type mercantilisme.
- Dans le temps, le commerce devient encore plus sensible à la distance : une baisse de 10% de la distance entraîne une hausse d’environ 22% du commerce (élasticité ≈ -2,2%).
- Le commerce mondial des marchandises baisse fortement en 2020 (environ -15%) puis rebondit en 2021 avec une hausse d’environ +22%.
- La crise des subprimes entraîne une perte d’environ 1 500 MM$ du commerce international.
- Le commerce mondial total est d’environ 30 000 MM:environ80 sont des services commerciaux, dont la dimension est non nulle mais pas déterminante.
💡 Astuce mémo
Distance = sens opposé : plus loin → moins de commerce ; moins loin → plus de commerce (élasticité négative).
📖 5. Coût d’opportunité et avantages comparatifs
🔑 Notions clés & Définitions
- Coût d’opportunité : Le coût d’opportunité mesure la valeur de la meilleure option abandonnée quand on choisit une alternative.
- Avantage comparatif : L’avantage comparatif décrit la capacité d’un pays à produire un bien à un coût d’opportunité plus faible que ses partenaires.
- Diversification des exportations : La diversification des exportations correspond à la répartition des ventes à l’étranger entre plusieurs types de produits.
- Hyper spécialisation : L’hyper spécialisation désigne une structure d’exportations dominée par un petit nombre de produits, avec peu de variété.
- Concentration du commerce international : La concentration du commerce international indique que l’essentiel des échanges mondiaux est réalisé par un nombre limité de pays.
📝 Points essentiels
- Plus la structure des exportations est variée (plus de catégories), plus le pays est diversifié dans ses ventes à l’étranger.
- La Côte d’Ivoire illustre une hyper spécialisation avec peu de catégories d’exportations, dominées par l’agriculture.
- Le schéma d’Harvard relie la diversification à la “quantité de couleurs” : beaucoup de couleurs = plus de diversification.
- En 2011, la plus forte capitalisation citée est ExxonMobil (valeur de marché 417MM $), puis PetroChina.
- En 2019, la plus forte capitalisation citée est Apple, puis Microsoft, Amazon et Alphabet, avec un basculement “moins pétrole, plus US” en moins de 10 ans.
- Le commerce international est très concentré : les 50 premiers pays réalisent 93,4% des exportations mondiales (et presque autant pour les importations).
💡 Astuce mémo
Diversification = plus de couleurs ; spécialisation = peu de couleurs (Côte d’Ivoire).
📖 6. Modèle ricardien avec productivités du travail
🔑 Notions clés & Définitions
- Modèle de gravitation du commerce : Modèle qui relie les échanges bilatéraux au poids économique des pays et à leur distance, en prédisant que les flux augmentent avec le “poids” et diminuent avec la distance.
- Effet frontière : Phénomène empirique où les échanges entre deux zones sont plus faibles que prévu par la seule distance et la taille, notamment à cause de barrières et différences institutionnelles ou culturelles.
- Élasticité du commerce au PIB : Coefficient directeur de la relation commerce–PIB qui mesure de combien le commerce varie quand le PIB change, toutes choses égales par ailleurs.
- Coût d’opportunité : Valeur du renoncement associée à produire un bien plutôt qu’un autre, car produire l’un implique de renoncer à produire l’autre.
- Avantages comparatifs : Principe selon lequel chaque pays se spécialise dans les productions où son coût d’opportunité est relativement plus faible, ce qui crée un gain à l’échange.
📝 Points essentiels
- Le commerce international peut être relié à la taille économique (PIB/poids) et à la distance économique, comme dans une analogie de gravitation universelle.
- Dans la version économétrique, on explique lnXij par des variables comme lnYi, lnYj et lnDij, où Xij sont les échanges entre i et j.
- La relation affine CI=aPIB+b implique que a>0 : quand le PIB augmente, le commerce augmente, et b représente un niveau incompressible de commerce.
- Pour la distance, la relation du type CI=−aDist+b donne a<0 : quand la distance économique augmente, le commerce décroît toutes choses égales par ailleurs.
- Le test de McCallum (provinces canadiennes vs Texas) montre que même avec même poids et même distance, les échanges peuvent différer fortement, ce qui révèle un “effet frontière”.
- Dans l’étude de Mayer (UE), les coefficients attendus sont : PIB positif, prix négatif, distance négative, langue commune positive, et frontière négative, et l’effet frontière tend à diminuer dans le temps en UE.
💡 Astuce mémo
Gravité + Frontière : PIB attire, Distance repousse, et la frontière “freine” au-delà de la gravité ; Ricardien = Coût d’opportunité = renoncer le moins → spécialisation.
📖 7. Intensité factorielle et rémunération des facteurs
🔑 Notions clés & Définitions
- Intensité factorielle : Notion décrivant la quantité de facteur (ici le travail) nécessaire pour produire un bien, ce qui détermine le coût d’opportunité et la spécialisation.
- Coût d’opportunité : Mesure du sacrifice en termes d’un bien quand on choisit de produire un autre bien, calculée via la quantité de facteur mobilisée.
- Modèle ricardien : Modèle du commerce international où la spécialisation dépend des coûts d’opportunité et des différences de productivité entre pays.
- Productivité relative : Comparaison de l’efficacité de production entre pays pour un même bien, souvent exprimée via le temps de travail nécessaire.
- Rémunération du travail : Niveau de salaire (ou coût horaire du travail) qui reflète l’articulation entre productivité et compétitivité dans le commerce international.
📝 Points essentiels
- Dans le modèle ricardien, la frontière des possibilités de production relie les combinaisons vin/fromage quand on répartit tout le travail entre les deux secteurs.
- La pente de la frontière vaut ALV/ALF et représente le coût d’opportunité du fromage exprimé en vin.
- La spécialisation dépend du prix relatif : si PF/PV>ALF/ALV, le fromage est préféré ; si PF/PV<ALF/ALV, le vin est préféré ; si égalité, indifférence.
- La diversité des biens à l’échelle internationale exige l’égalité entre prix relatif et coût d’opportunité relatif : PF/PV=ALF/ALV.
- Dans la comparaison de deux pays, un pays est plus productif dans un bien s’il faut moins de travail pour le produire, ce qui se traduit par un avantage comparatif.
- La relation productivité–rémunération observée : les pays peu productifs compensent par des coûts salariaux plus faibles, tandis que les pays très productifs rémunèrent davantage.
💡 Astuce mémo
Coût d’opportunité = « combien de vin je perds pour faire du fromage » ; spécialisation = « prix relatif vs coût d’opportunité ».
📖 8. Rendements d’échelle et coûts moyens
🔑 Notions clés & Définitions
- Productivité du travail : La productivité du travail mesure la quantité produite par unité de travail, et elle conditionne le niveau de rémunération observé dans la logique du cours.
- Rémunération relative travail-terre : La rémunération relative compare ce que rapporte le travail (salaire) et ce que rapporte la terre (rente) via un ratio de rémunérations.
- Modèle HOS (Heckscher-Ohlin-Samuelson) : Le modèle HOS explique la spécialisation et les échanges par les différences de dotations en facteurs entre pays.
- Intensité factorielle terre-travail : L’intensité factorielle terre-travail décrit la quantité de terre utilisée relativement à la quantité de travail pour produire un bien.
- Coûts moyens : Les coûts moyens rapportent le coût total à la quantité produite et servent à comparer la compétitivité entre pays.
📝 Points essentiels
- Une productivité plus élevée s’accompagne, dans cette logique, de rémunérations plus élevées, et une productivité plus faible de rémunérations plus faibles.
- Cas Luxembourg (2022) : productivité très élevée (≈220% de la zone euro) mais rémunération plus basse (≈120%), ce qui illustre une exception à la relation simple productivité→rémunération.
- Il est présenté comme impossible d’avoir simultanément une rémunération faible avec une productivité très élevée, et inversement, dans la logique étudiée.
- Exemple UK : malgré une productivité moyenne environ 2× plus faible que les US après la 2GM, des secteurs restaient intéressants quand les salaires étaient plus de 2× plus faibles que la productivité.
- Union Routière Française : entre 2004 et 2020, la production française est divisée par 2, avec délocalisations vers Slovénie, Espagne, Maroc, etc., ce qui renvoie à des écarts de coûts moyens et d’avantages comparatifs.
- Avantages France–Espagne par véhicule : prix passe de 16400 à 15350 (≈6%), +300 de subventions, +380 d’énergie, +370 de travail (coût du travail plus faible).
💡 Astuce mémo
Productivité → Paie : plus tu produis par heure, plus tu es payé (sauf “Lux” qui casse la règle).
📖 9. Économies d’échelle internes et externes
🔑 Notions clés & Définitions
- Paradoxe de Léontieff : Le paradoxe de Léontieff désigne l’écart entre la prédiction du modèle HOS et les données observées sur la spécialisation factorielle des échanges.
- Intensité factorielle : L’intensité factorielle mesure le besoin relatif en facteurs de production (capital vs travail) pour produire un bien ou un panier de biens.
- Travail qualifié : Le travail qualifié regroupe les travailleurs dont le niveau d’études et la spécialisation permettent de produire des biens exigeant davantage de compétences.
- Capital humain : Le capital humain correspond aux compétences et au niveau d’éducation qui rendent la main-d’œuvre plus productive et modifient la spécialisation.
- Test d’intensité relative : Le test d’intensité relative vérifie si la part des importations d’un pays varie avec l’intensité en travail qualifié des secteurs concernés.
📝 Points essentiels
- Les premières lignes du tableau montrent que les importations US sont plus riches en capital que les exportations, ce qui contredit l’intuition HOS pour des États capital-abondants.
- Les données sur le travail équivalent indiquent que les importations US contiennent moins de travail qualifié (en équivalent travail) que les exportations, contrairement à la prédiction HOS.
- Le ratio capital/travail calculé pour les importations US (17916$) suggère que les importations nécessitent plus de capital que de travail, ce qui reste contradictoire avec le modèle HOS.
- La contradiction est résolue en introduisant le capital humain : les exportations US mobilisent davantage de travail qualifié (plus d’années d’étude et plus de scientifiques/ingénieurs) que les importations.
- Le paradoxe de Léontieff n’invalide pas HOS si l’on distingue travail qualifié et travail non qualifié : les US exportent des biens riches en travail qualifié et importent des biens pauvres en travail qualifié.
- Test 2 (Allemagne vs Bangladesh) : quand l’intensité en travail qualifié augmente, la part des importations US provenant d’Allemagne augmente, ce qui indique une spécialisation allemande vers des biens riches en travail/
💡 Astuce mémo
Léontieff = « capital en surface, qualification en profondeur » : le modèle marche si tu comptes le travail qualifié, pas seulement le travail brut.
📖 10. Concurrence imparfaite et barrières à l’entrée
🔑 Notions clés & Définitions
- Rendements d’échelle : Notion décrivant comment la production Q réagit quand on augmente simultanément les facteurs de production W et K.
- Économies d’échelle internes : Avantages de coût dus à l’augmentation de la production au sein d’une même entreprise, qui font baisser le coût unitaire.
- Économies d’échelle externes : Avantages de coût dus à la taille du secteur local, qui réduisent le coût unitaire grâce à la présence d’autres entreprises.
- Coût fixe : Composante du coût qui ne dépend pas du volume produit, contrairement aux coûts variables.
- Coût moyen : Indicateur égal au coût total divisé par la quantité produite, utilisé pour analyser l’évolution des coûts avec Q.
📝 Points essentiels
- La fonction de production Q=f(W;K) sert à étudier les rendements d’échelle en comparant la variation de Q à celle de W et K augmentés proportionnellement.
- Rendements d’échelle constants : si Q augmente autant que les facteurs, le coût moyen reste constant.
- Rendements d’échelle décroissants : si Q augmente moins que les facteurs, le coût moyen augmente (produire plus coûte plus cher en moyenne).
- Rendements d’échelle croissants : si Q augmente plus que les facteurs, le coût moyen diminue (produire plus réduit le coût moyen).
- Stratégie associée aux rendements : constants indifférent, décroissants réduire la quantité, croissants augmenter la quantité.
- Marshall distingue économies d’échelle internes et externes pour expliquer la concentration d’activités observée lors de la révolution industrielle anglaise (ex. Liverpool, Leeds).
💡 Astuce mémo
Rendements = “plus que / autant que / moins que” : coût moyen ↓ / = / ↑.
📖 11. Nouvelle économie géographique de Krugman
🔑 Notions clés & Définitions
- Libre-échange : Situation où la réduction des barrières (droits de douane, coûts de transport) facilite l’accès au marché et renforce la concurrence.
- Économies d’échelle : Situation où l’augmentation de la production fait baisser le coût moyen, ce qui peut favoriser la concentration des activités.
- Concurrence imparfaite : Structure de marché où les entreprises n’ont pas un comportement parfaitement concurrentiel, ce qui modifie prix et nombre d’entreprises.
- Barrière à l’entrée : Facteur qui empêche de nouvelles entreprises d’entrer sur un marché, souvent via des coûts fixes ou des conditions de coût défavorables.
- Rendements d’échelle croissants : Cas où le coût moyen diminue quand la quantité produite augmente, ce qui peut attirer l’activité dans une région.
📝 Points essentiels
- L’élargissement du marché (libre-échange via baisse des droits de douane et des coûts de transport) augmente le nombre d’entreprises et peut faire baisser les prix par plus de concurrence.
- L’élargissement du marché peut aussi accroître les économies d’échelle, ce qui pousse à une organisation plus concentrée et donc à une baisse du nombre d’entreprises.
- Avec un marché élargi, le nombre total d’entreprises peut être supérieur à la somme des marchés domestiques séparés, tout en observant la disparition de certaines entreprises (ex : 4 disparaissent dans l’exemple).
- La concentration peut être sectorielle : certaines activités (ex : automobile, industrie pharmaceutique) se concentrent davantage sur le marché domestique que sur le marché international.
- Le choc monétaire de la dévaluation du franc CFA (12 janvier 1994, -50%) peut modifier la structure d’entreprises, car l’intégration visait une baisse du prix des génériques et une réduction du nombre d’entreprises à l’é
- memoryHook
💡 Astuce mémo
Marché plus grand → plus de concurrence (prix ↓) mais aussi économies d’échelle (entreprises ↓) : au final, concentration + disparition partielle.
📖 12. Équilibre ressources emplois et demande extérieure
🔑 Notions clés & Définitions
- Compte courant : Le compte courant mesure les échanges de biens, services et revenus entre un pays et le reste du monde sur une période donnée.
- Avoirs extérieurs nets : Les avoirs extérieurs nets représentent la différence entre ce que le pays possède à l’étranger et ce qu’il doit au reste du monde.
- Position extérieure nette : La position extérieure nette (PEN) est le stock net d’avoirs et d’engagements financiers d’un pays vis-à-vis du reste du monde.
- Épargne intérieure : L’épargne intérieure est la part du PIB non consommée, disponible pour financer l’investissement et les relations extérieures.
- Balance des paiements : La balance des paiements recense, sur une période, les flux réels et financiers entre résidents et non-résidents.
📝 Points essentiels
- Si le compte courant est excédentaire, les exportations dépassent les importations et la demande intérieure est inférieure à la production.
- Si le compte courant est déficitaire, les importations dépassent les exportations et la production est insuffisante par rapport à la demande intérieure.
- Un déficit de compte courant implique un financement des importations via une ponction sur les avoirs extérieurs (ou une hausse des engagements).
- En économie fermée, l’identité I=S relie l’investissement privé à l’épargne intérieure, sans rôle des échanges extérieurs.
- En économie ouverte, l’identité devient FBCFpriv=S+CC (donc S=I+CC), reliant l’investissement, l’épargne et le solde du compte courant.
- La balance des paiements est construite en partie double : chaque opération apparaît aussi dans un autre compte, ce qui garantit l’équilibre global du document.
💡 Astuce mémo
CC positif : exportations > importations → on produit plus que la demande intérieure ; CC négatif : importations > exportations → on produit moins et on finance par l’extérieur.
📅 Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|
| – 100 000 an av JC | Début de la période couverte par le film « Human Population Through Time » |
| 1830-1914 | 1ère vague de mondialisation (mercantilisme dominant puis bascule vers le libre-échangisme) |
| 1884-85 | Conférence de Berlin (partage colonial) |
| 1944 | Conférence de Bretton-Woods (prévoit FMI et BM) |
| 1947 | Accord du GATT (réduction des barrières douanières) |
| 1956 | Invention du conteneur par MacLean |
| 1991 | Éclatement de l’ex-URSS |
| 1994 | Dévaluation du franc CFA (–50%) |
| 1995 | Création de l’OMC à Marrakech |
| 2001 | Adhésion de la Chine à l’OMC (socialisme de marché de Xiaoping accélère) |
📊 Tableaux de synthèse
Vagues de mondialisation (repères)
| Période | Caractéristique | Politiques/acteurs |
|---|
| 1830-1914 | Mercantilisme dominant puis bascule vers le libre-échangisme | Ricardo et coûts d’opportunité ; droits de douane encore présents (cas US singulier) |
| 1945-jusqu’à 2000 | 2e vague de mondialisation | Bretton-Woods (FMI/BM) ; GATT 1947 ; stratégies de développement (autocentrée/ISI, 3i, extravertie/IPE) |
| 2000-à nos jours | Accélération géopolitique et intégration | Éclatement ex-URSS (1991) ; arrivée de la Chine (OMC, 2001) ; hausse du taux d’ouverture ; développement des IDE |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre coût de transaction et CAF : le cours distingue transport + droits de douane (+ assurance) puis la logique contemporaine CAF (coût-assurance-fret).
- Croire que l’élasticité de la distance est positive : elle est négative, donc plus la distance augmente, plus le commerce diminue.
- Inverser le sens du compte courant : CC excédentaire signifie exportations > importations et demande intérieure < production ; CC déficitaire implique importations > exportations et financement par l’extérieur.
- Mélanger PIB et PIB en PPA : le cours insiste sur la conversion en dollar PPA (parité de pouvoir d’achat) pour comparer les niveaux de prix et la richesse.
- Penser que HOS est invalidé par le paradoxe de Léontieff : il est résolu en distinguant travail qualifié et travail non qualifié (capital humain).
- Interpréter « diversification » comme « plus de production » : ici c’est la variété des catégories d’exportations (Harvard : plus de couleurs = plus de diversification).
- Croire que productivité implique toujours rémunération plus élevée : le cours cite l’exception du Luxembourg (productivité très élevée mais rémunération plus basse).
✅ Checklist Examen
- Identifier les « images » dominantes de l’économie internationale : porte-conteneurs, hubs maritimes/terrestres, plateformes logistiques, prix, matières premières, migrations.
- Rappeler les repères de la 1ère vague de mondialisation (1830-1914) : mercantilisme, « vendre bcp et acheter peu », puis bascule vers le libre-échangisme et Ricardo.
- Expliquer la logique du coût moyen du commerce : transport + droits de douane (+ assurance) = coûts de transaction, puis CAF (coût-assurance-fret).
- Donner le sens de l’indice du coût moyen (1827 à 1914) et l’idée de division par 2 en moins de 80 ans, liée aux canaux et au ferroviaire.
- Connaître les institutions et accords : GATT (1947), FMI et BM (Bretton-Woods 1944), OMC (1995) et leur rôle dans l’encadrement/facilitation des échanges.
- Maîtriser les stratégies de développement des pays après 1945 : autocentrée (ISI, 3i) et extravertie (IPE), avec l’idée de spécialisation vers le marché national ou l’extérieur.
- Calculer/interpréter l’élasticité du commerce à la distance : signe négatif, et lecture « baisse de 10% de la distance → hausse d’environ 22% du commerce » (élasticité ≈ -2,2).
- Interpréter les chocs sur le commerce : baisse en 2020 (≈ -15%), rebond en 2021 (≈ +22%), et perte liée aux subprimes (≈ 1 500 MM$).
- Relier avantage comparatif et coût d’opportunité : spécialisation selon le coût d’opportunité relatif et gain à l’échange (logique ricardienne).
- Savoir lire la condition de spécialisation dans le modèle ricardien vin/fromage : comparaison de PF/PV et ALF/ALV, et l’égalité pour la diversité (PF/PV = ALF/ALV).
- Expliquer l’articulation productivité–rémunération dans le cours : pays peu productifs compensent par coûts salariaux plus faibles ; pays très productifs rémunèrent davantage (et citer l’exception Luxembourg).
- Décrire le paradoxe de Léontieff et sa résolution : HOS marche si on distingue travail qualifié/non qualifié (capital humain), avec l’idée d’exporter des biens riches en travail qualifié et d’importer l’inverse.
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