Ficha de revisão: Les fondamentaux du commerce international

📋 Plan du Cours

  1. Images et flux de l’économie internationale
  2. Cadrage historique de la mondialisation
  3. Coûts du commerce international et baisse
  4. Institutions de Bretton Woods et GATT
  5. Coût d’opportunité et avantages comparatifs
  6. Modèle ricardien avec productivités du travail
  7. Intensité factorielle et rémunération des facteurs
  8. Rendements d’échelle et coûts moyens
  9. Économies d’échelle internes et externes
  10. Concurrence imparfaite et barrières à l’entrée
  11. Nouvelle économie géographique de Krugman
  12. Équilibre ressources emplois et demande extérieure

📖 1. Images et flux de l’économie internationale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Porte-conteneurs : Un porte-conteneurs est un navire spécialisé dans le transport de conteneurs, symbole majeur du commerce mondial de marchandises.
  • Hub maritime : Un hub maritime est un grand port jouant le rôle de plateforme de correspondance pour redistribuer les flux de marchandises à l’échelle internationale.
  • Plateforme logistique : Une plateforme logistique est un site d’organisation des flux (stockage, manutention, distribution) qui relie transport maritime et terrestre.
  • Matières premières : Les matières premières sont des produits de base échangés à l’international, essentiels aussi bien directement que comme intrants de la production.
  • Migrations internationales : Les migrations internationales sont des déplacements de personnes entre pays, plus ou moins contraints par des règles et restrictions.

📝 Points essentiels

  • Les images dominantes de l’économie internationale renvoient souvent au transport maritime (porte-conteneurs) et aux grands ports (hubs).
  • Le transport maritime représente environ 80% des transports de marchandises dans le monde.
  • Le plus grand port cité est Shanghai, avec une capacité de plusieurs millions de conteneurs gérés.
  • Les ports européens mentionnés incluent Rotterdam, et des plateformes logistiques comme Marseille–Fos-sur-Mer.
  • Les échanges internationaux incluent aussi la question des prix (inflation et prix des matières premières).
  • Les matières premières constituent le 3e poste du commerce international et servent de base à des productions même technologiques (ex : cacao, composants informatiques, terres rares, pétrole).

💡 Astuce mémo

Porte-conteneurs + hubs + prix + matières premières + migrations = les 5 “images” qui reviennent.

📖 2. Cadrage historique de la mondialisation

🔑 Notions clés & Définitions

  • Protectionnisme : Politique économique qui limite le commerce extérieur par des barrières comme les droits de douane.
  • Libre-échangisme : Doctrine qui favorise la baisse des barrières commerciales pour laisser les échanges se développer.
  • Coût de transaction : Coût total lié à l’échange qui regroupe transport, droits de douane et frais associés comme l’assurance.
  • CAF : Formule de coût qui additionne coût, assurance et fret pour représenter le coût complet du transport international.
  • Conférence de Berlin 1884-1885 : Réunion qui organise le partage colonial entre puissances européennes et structure une partie des échanges métropoles-colonies.

📝 Points essentiels

  • Au XIXe siècle, le commerce international est longtemps moins “libre” qu’on ne l’imagine, car le protectionnisme domine avec beaucoup de droits de douane.
  • Le coût moyen du commerce international combine le coût de transport et les coûts liés aux droits de douane (et l’assurance), ce qui mène au coût de transaction.
  • La mesure contemporaine du coût passe par la logique CAF, qui intègre transport et droits de douane dans un coût “tout compris”.
  • Entre 1827 et 1914, l’indice du coût moyen des échanges passe de 100 à 50, soit une division par 2 en moins de 80 ans.
  • La baisse des coûts s’explique notamment par les progrès des routes maritimes (canaux de Suez et de Panama) et par le développement ferroviaire.
  • La colonisation du XIXe siècle s’accompagne d’empires et de comptoirs, avec des flux de matières premières vers les métropoles et des produits manufacturés en sens inverse.

💡 Astuce mémo

Canaux + rails + colonies = baisse des coûts et nouveaux flux (biens et personnes).

📖 3. Coûts du commerce international et baisse

🔑 Notions clés & Définitions

  • Accord du GATT (1947) : Accord international de 1947 visant à promouvoir le commerce mondial en réduisant les barrières douanières.
  • OMC (1995) : Organisation mondiale du commerce créée en 1995 à Marrakech pour encadrer et faciliter les échanges internationaux.
  • Conteneur (MacLean, 1956) : Innovation logistique de 1956 qui standardise le transport des marchandises et devient un symbole de la mondialisation.
  • IDE (investissements directs étrangers) : Investissements durables réalisés par une entreprise dans un autre pays, comptabilisés dans le compte financier de la balance des paiements.
  • Élasticité : Mesure sans unité du lien entre deux variations relatives, utilisée pour estimer comment une variable réagit à une autre.

📝 Points essentiels

  • Le GATT de 1947 vise à promouvoir le commerce international en abaissant les barrières douanières.
  • La stratégie autocentrée privilégie le marché national et cherche à réduire la dépendance à un commerce dirigé vers la métropole.
  • L’industrialisation par substitution aux importations (ISI) consiste à développer d’abord l’industrie de l’aval puis à remonter les filières pour produire localement.
  • La stratégie des 3i développe une industrie lourde avant de redescendre vers des industries plus petites, avec l’idée de retrouver une production nationale.
  • L’industrialisation sur la base des exportations (IPE) repose sur la promotion des exportations pour construire un outil industriel tourné vers l’extérieur.
  • Les pays développés assurent la majorité des échanges du commerce international jusqu’aux années 1980 selon le cours fourni.

💡 Astuce mémo

Baisse des coûts = GATT/OMC + conteneur : moins de frictions → plus d’échanges.

📖 4. Institutions de Bretton Woods et GATT

🔑 Notions clés & Définitions

  • Élasticité distance-commerce : L’élasticité distance-commerce mesure la sensibilité du commerce à la variation de la distance, avec un signe indiquant le sens de variation.
  • Commerce mondial de biens et services : Le commerce mondial de biens et services regroupe les échanges de marchandises et de services commerciaux à l’échelle internationale.
  • Crise des subprimes : La crise des subprimes est un choc financier qui s’est traduit par une baisse mesurable du commerce international.
  • Taux d’ouverture : Le taux d’ouverture rapporte le commerce (et les exportations) au PIB pour évaluer l’intensité des échanges dans l’économie.
  • Division internationale des processus productifs : La division internationale des processus productifs décrit la fragmentation de la chaîne de valeur, incluant dimensions matérielles et immatérielles, ainsi que l’amont et l’aval.

📝 Points essentiels

  • L’élasticité de la distance est négative : quand la distance augmente, le commerce diminue, et quand la distance baisse, le commerce augmente.
  • Quand la distance est à 0 (ex. repère autour de 1830), on observe une indépendance entre variations de distance et commerce, ce qui contredit l’idée d’un commerce nul type mercantilisme.
  • Dans le temps, le commerce devient encore plus sensible à la distance : une baisse de 10% de la distance entraîne une hausse d’environ 22% du commerce (élasticité ≈ -2,2%).
  • Le commerce mondial des marchandises baisse fortement en 2020 (environ -15%) puis rebondit en 2021 avec une hausse d’environ +22%.
  • La crise des subprimes entraîne une perte d’environ 1 500 MM$ du commerce international.
  • Le commerce mondial total est d’environ 30 000 MM:environ80 : environ 80% sont des biens et environ 3 000 MM sont des services commerciaux, dont la dimension est non nulle mais pas déterminante.

💡 Astuce mémo

Distance = sens opposé : plus loin → moins de commerce ; moins loin → plus de commerce (élasticité négative).

📖 5. Coût d’opportunité et avantages comparatifs

🔑 Notions clés & Définitions

  • Coût d’opportunité : Le coût d’opportunité mesure la valeur de la meilleure option abandonnée quand on choisit une alternative.
  • Avantage comparatif : L’avantage comparatif décrit la capacité d’un pays à produire un bien à un coût d’opportunité plus faible que ses partenaires.
  • Diversification des exportations : La diversification des exportations correspond à la répartition des ventes à l’étranger entre plusieurs types de produits.
  • Hyper spécialisation : L’hyper spécialisation désigne une structure d’exportations dominée par un petit nombre de produits, avec peu de variété.
  • Concentration du commerce international : La concentration du commerce international indique que l’essentiel des échanges mondiaux est réalisé par un nombre limité de pays.

📝 Points essentiels

  • Plus la structure des exportations est variée (plus de catégories), plus le pays est diversifié dans ses ventes à l’étranger.
  • La Côte d’Ivoire illustre une hyper spécialisation avec peu de catégories d’exportations, dominées par l’agriculture.
  • Le schéma d’Harvard relie la diversification à la “quantité de couleurs” : beaucoup de couleurs = plus de diversification.
  • En 2011, la plus forte capitalisation citée est ExxonMobil (valeur de marché 417MM $), puis PetroChina.
  • En 2019, la plus forte capitalisation citée est Apple, puis Microsoft, Amazon et Alphabet, avec un basculement “moins pétrole, plus US” en moins de 10 ans.
  • Le commerce international est très concentré : les 50 premiers pays réalisent 93,4% des exportations mondiales (et presque autant pour les importations).

💡 Astuce mémo

Diversification = plus de couleurs ; spécialisation = peu de couleurs (Côte d’Ivoire).

📖 6. Modèle ricardien avec productivités du travail

🔑 Notions clés & Définitions

  • Modèle de gravitation du commerce : Modèle qui relie les échanges bilatéraux au poids économique des pays et à leur distance, en prédisant que les flux augmentent avec le “poids” et diminuent avec la distance.
  • Effet frontière : Phénomène empirique où les échanges entre deux zones sont plus faibles que prévu par la seule distance et la taille, notamment à cause de barrières et différences institutionnelles ou culturelles.
  • Élasticité du commerce au PIB : Coefficient directeur de la relation commerce–PIB qui mesure de combien le commerce varie quand le PIB change, toutes choses égales par ailleurs.
  • Coût d’opportunité : Valeur du renoncement associée à produire un bien plutôt qu’un autre, car produire l’un implique de renoncer à produire l’autre.
  • Avantages comparatifs : Principe selon lequel chaque pays se spécialise dans les productions où son coût d’opportunité est relativement plus faible, ce qui crée un gain à l’échange.

📝 Points essentiels

  • Le commerce international peut être relié à la taille économique (PIB/poids) et à la distance économique, comme dans une analogie de gravitation universelle.
  • Dans la version économétrique, on explique lnXij\ln X_{ij} par des variables comme lnYi\ln Y_i, lnYj\ln Y_j et lnDij\ln D_{ij}, où XijX_{ij} sont les échanges entre ii et jj.
  • La relation affine CI=aPIB+bCI=a\,PIB+b implique que a>0a>0 : quand le PIB augmente, le commerce augmente, et bb représente un niveau incompressible de commerce.
  • Pour la distance, la relation du type CI=aDist+bCI=-a\,Dist+b donne a<0a<0 : quand la distance économique augmente, le commerce décroît toutes choses égales par ailleurs.
  • Le test de McCallum (provinces canadiennes vs Texas) montre que même avec même poids et même distance, les échanges peuvent différer fortement, ce qui révèle un “effet frontière”.
  • Dans l’étude de Mayer (UE), les coefficients attendus sont : PIB positif, prix négatif, distance négative, langue commune positive, et frontière négative, et l’effet frontière tend à diminuer dans le temps en UE.

💡 Astuce mémo

Gravité + Frontière : PIB attire, Distance repousse, et la frontière “freine” au-delà de la gravité ; Ricardien = Coût d’opportunité = renoncer le moins → spécialisation.

📖 7. Intensité factorielle et rémunération des facteurs

🔑 Notions clés & Définitions

  • Intensité factorielle : Notion décrivant la quantité de facteur (ici le travail) nécessaire pour produire un bien, ce qui détermine le coût d’opportunité et la spécialisation.
  • Coût d’opportunité : Mesure du sacrifice en termes d’un bien quand on choisit de produire un autre bien, calculée via la quantité de facteur mobilisée.
  • Modèle ricardien : Modèle du commerce international où la spécialisation dépend des coûts d’opportunité et des différences de productivité entre pays.
  • Productivité relative : Comparaison de l’efficacité de production entre pays pour un même bien, souvent exprimée via le temps de travail nécessaire.
  • Rémunération du travail : Niveau de salaire (ou coût horaire du travail) qui reflète l’articulation entre productivité et compétitivité dans le commerce international.

📝 Points essentiels

  • Dans le modèle ricardien, la frontière des possibilités de production relie les combinaisons vin/fromage quand on répartit tout le travail entre les deux secteurs.
  • La pente de la frontière vaut ALV/ALFAL_V/AL_F et représente le coût d’opportunité du fromage exprimé en vin.
  • La spécialisation dépend du prix relatif : si PF/PV>ALF/ALVP_F/P_V>AL_F/AL_V, le fromage est préféré ; si PF/PV<ALF/ALVP_F/P_V<AL_F/AL_V, le vin est préféré ; si égalité, indifférence.
  • La diversité des biens à l’échelle internationale exige l’égalité entre prix relatif et coût d’opportunité relatif : PF/PV=ALF/ALVP_F/P_V=AL_F/AL_V.
  • Dans la comparaison de deux pays, un pays est plus productif dans un bien s’il faut moins de travail pour le produire, ce qui se traduit par un avantage comparatif.
  • La relation productivité–rémunération observée : les pays peu productifs compensent par des coûts salariaux plus faibles, tandis que les pays très productifs rémunèrent davantage.

💡 Astuce mémo

Coût d’opportunité = « combien de vin je perds pour faire du fromage » ; spécialisation = « prix relatif vs coût d’opportunité ».

📖 8. Rendements d’échelle et coûts moyens

🔑 Notions clés & Définitions

  • Productivité du travail : La productivité du travail mesure la quantité produite par unité de travail, et elle conditionne le niveau de rémunération observé dans la logique du cours.
  • Rémunération relative travail-terre : La rémunération relative compare ce que rapporte le travail (salaire) et ce que rapporte la terre (rente) via un ratio de rémunérations.
  • Modèle HOS (Heckscher-Ohlin-Samuelson) : Le modèle HOS explique la spécialisation et les échanges par les différences de dotations en facteurs entre pays.
  • Intensité factorielle terre-travail : L’intensité factorielle terre-travail décrit la quantité de terre utilisée relativement à la quantité de travail pour produire un bien.
  • Coûts moyens : Les coûts moyens rapportent le coût total à la quantité produite et servent à comparer la compétitivité entre pays.

📝 Points essentiels

  • Une productivité plus élevée s’accompagne, dans cette logique, de rémunérations plus élevées, et une productivité plus faible de rémunérations plus faibles.
  • Cas Luxembourg (2022) : productivité très élevée (≈220% de la zone euro) mais rémunération plus basse (≈120%), ce qui illustre une exception à la relation simple productivité→rémunération.
  • Il est présenté comme impossible d’avoir simultanément une rémunération faible avec une productivité très élevée, et inversement, dans la logique étudiée.
  • Exemple UK : malgré une productivité moyenne environ 2× plus faible que les US après la 2GM, des secteurs restaient intéressants quand les salaires étaient plus de 2× plus faibles que la productivité.
  • Union Routière Française : entre 2004 et 2020, la production française est divisée par 2, avec délocalisations vers Slovénie, Espagne, Maroc, etc., ce qui renvoie à des écarts de coûts moyens et d’avantages comparatifs.
  • Avantages France–Espagne par véhicule : prix passe de 16400 à 15350 (≈6%), +300 de subventions, +380 d’énergie, +370 de travail (coût du travail plus faible).

💡 Astuce mémo

Productivité → Paie : plus tu produis par heure, plus tu es payé (sauf “Lux” qui casse la règle).

📖 9. Économies d’échelle internes et externes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Paradoxe de Léontieff : Le paradoxe de Léontieff désigne l’écart entre la prédiction du modèle HOS et les données observées sur la spécialisation factorielle des échanges.
  • Intensité factorielle : L’intensité factorielle mesure le besoin relatif en facteurs de production (capital vs travail) pour produire un bien ou un panier de biens.
  • Travail qualifié : Le travail qualifié regroupe les travailleurs dont le niveau d’études et la spécialisation permettent de produire des biens exigeant davantage de compétences.
  • Capital humain : Le capital humain correspond aux compétences et au niveau d’éducation qui rendent la main-d’œuvre plus productive et modifient la spécialisation.
  • Test d’intensité relative : Le test d’intensité relative vérifie si la part des importations d’un pays varie avec l’intensité en travail qualifié des secteurs concernés.

📝 Points essentiels

  • Les premières lignes du tableau montrent que les importations US sont plus riches en capital que les exportations, ce qui contredit l’intuition HOS pour des États capital-abondants.
  • Les données sur le travail équivalent indiquent que les importations US contiennent moins de travail qualifié (en équivalent travail) que les exportations, contrairement à la prédiction HOS.
  • Le ratio capital/travail calculé pour les importations US (17916$) suggère que les importations nécessitent plus de capital que de travail, ce qui reste contradictoire avec le modèle HOS.
  • La contradiction est résolue en introduisant le capital humain : les exportations US mobilisent davantage de travail qualifié (plus d’années d’étude et plus de scientifiques/ingénieurs) que les importations.
  • Le paradoxe de Léontieff n’invalide pas HOS si l’on distingue travail qualifié et travail non qualifié : les US exportent des biens riches en travail qualifié et importent des biens pauvres en travail qualifié.
  • Test 2 (Allemagne vs Bangladesh) : quand l’intensité en travail qualifié augmente, la part des importations US provenant d’Allemagne augmente, ce qui indique une spécialisation allemande vers des biens riches en travail/

💡 Astuce mémo

Léontieff = « capital en surface, qualification en profondeur » : le modèle marche si tu comptes le travail qualifié, pas seulement le travail brut.

📖 10. Concurrence imparfaite et barrières à l’entrée

🔑 Notions clés & Définitions

  • Rendements d’échelle : Notion décrivant comment la production QQ réagit quand on augmente simultanément les facteurs de production WW et KK.
  • Économies d’échelle internes : Avantages de coût dus à l’augmentation de la production au sein d’une même entreprise, qui font baisser le coût unitaire.
  • Économies d’échelle externes : Avantages de coût dus à la taille du secteur local, qui réduisent le coût unitaire grâce à la présence d’autres entreprises.
  • Coût fixe : Composante du coût qui ne dépend pas du volume produit, contrairement aux coûts variables.
  • Coût moyen : Indicateur égal au coût total divisé par la quantité produite, utilisé pour analyser l’évolution des coûts avec QQ.

📝 Points essentiels

  • La fonction de production Q=f(W;K)Q=f(W;K) sert à étudier les rendements d’échelle en comparant la variation de QQ à celle de WW et KK augmentés proportionnellement.
  • Rendements d’échelle constants : si QQ augmente autant que les facteurs, le coût moyen reste constant.
  • Rendements d’échelle décroissants : si QQ augmente moins que les facteurs, le coût moyen augmente (produire plus coûte plus cher en moyenne).
  • Rendements d’échelle croissants : si QQ augmente plus que les facteurs, le coût moyen diminue (produire plus réduit le coût moyen).
  • Stratégie associée aux rendements : constants indifférent, décroissants réduire la quantité, croissants augmenter la quantité.
  • Marshall distingue économies d’échelle internes et externes pour expliquer la concentration d’activités observée lors de la révolution industrielle anglaise (ex. Liverpool, Leeds).

💡 Astuce mémo

Rendements = “plus que / autant que / moins que” : coût moyen ↓ / = / ↑.

📖 11. Nouvelle économie géographique de Krugman

🔑 Notions clés & Définitions

  • Libre-échange : Situation où la réduction des barrières (droits de douane, coûts de transport) facilite l’accès au marché et renforce la concurrence.
  • Économies d’échelle : Situation où l’augmentation de la production fait baisser le coût moyen, ce qui peut favoriser la concentration des activités.
  • Concurrence imparfaite : Structure de marché où les entreprises n’ont pas un comportement parfaitement concurrentiel, ce qui modifie prix et nombre d’entreprises.
  • Barrière à l’entrée : Facteur qui empêche de nouvelles entreprises d’entrer sur un marché, souvent via des coûts fixes ou des conditions de coût défavorables.
  • Rendements d’échelle croissants : Cas où le coût moyen diminue quand la quantité produite augmente, ce qui peut attirer l’activité dans une région.

📝 Points essentiels

  • L’élargissement du marché (libre-échange via baisse des droits de douane et des coûts de transport) augmente le nombre d’entreprises et peut faire baisser les prix par plus de concurrence.
  • L’élargissement du marché peut aussi accroître les économies d’échelle, ce qui pousse à une organisation plus concentrée et donc à une baisse du nombre d’entreprises.
  • Avec un marché élargi, le nombre total d’entreprises peut être supérieur à la somme des marchés domestiques séparés, tout en observant la disparition de certaines entreprises (ex : 4 disparaissent dans l’exemple).
  • La concentration peut être sectorielle : certaines activités (ex : automobile, industrie pharmaceutique) se concentrent davantage sur le marché domestique que sur le marché international.
  • Le choc monétaire de la dévaluation du franc CFA (12 janvier 1994, -50%) peut modifier la structure d’entreprises, car l’intégration visait une baisse du prix des génériques et une réduction du nombre d’entreprises à l’é
  • memoryHook

💡 Astuce mémo

Marché plus grand → plus de concurrence (prix ↓) mais aussi économies d’échelle (entreprises ↓) : au final, concentration + disparition partielle.

📖 12. Équilibre ressources emplois et demande extérieure

🔑 Notions clés & Définitions

  • Compte courant : Le compte courant mesure les échanges de biens, services et revenus entre un pays et le reste du monde sur une période donnée.
  • Avoirs extérieurs nets : Les avoirs extérieurs nets représentent la différence entre ce que le pays possède à l’étranger et ce qu’il doit au reste du monde.
  • Position extérieure nette : La position extérieure nette (PEN) est le stock net d’avoirs et d’engagements financiers d’un pays vis-à-vis du reste du monde.
  • Épargne intérieure : L’épargne intérieure est la part du PIB non consommée, disponible pour financer l’investissement et les relations extérieures.
  • Balance des paiements : La balance des paiements recense, sur une période, les flux réels et financiers entre résidents et non-résidents.

📝 Points essentiels

  • Si le compte courant est excédentaire, les exportations dépassent les importations et la demande intérieure est inférieure à la production.
  • Si le compte courant est déficitaire, les importations dépassent les exportations et la production est insuffisante par rapport à la demande intérieure.
  • Un déficit de compte courant implique un financement des importations via une ponction sur les avoirs extérieurs (ou une hausse des engagements).
  • En économie fermée, l’identité I=SI=S relie l’investissement privé à l’épargne intérieure, sans rôle des échanges extérieurs.
  • En économie ouverte, l’identité devient FBCFpriv=S+CCFBCF_{priv}=S+CC (donc S=I+CCS=I+CC), reliant l’investissement, l’épargne et le solde du compte courant.
  • La balance des paiements est construite en partie double : chaque opération apparaît aussi dans un autre compte, ce qui garantit l’équilibre global du document.

💡 Astuce mémo

CC positif : exportations > importations → on produit plus que la demande intérieure ; CC négatif : importations > exportations → on produit moins et on finance par l’extérieur.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
– 100 000 an av JCDébut de la période couverte par le film « Human Population Through Time »
1830-19141ère vague de mondialisation (mercantilisme dominant puis bascule vers le libre-échangisme)
1884-85Conférence de Berlin (partage colonial)
1944Conférence de Bretton-Woods (prévoit FMI et BM)
1947Accord du GATT (réduction des barrières douanières)
1956Invention du conteneur par MacLean
1991Éclatement de l’ex-URSS
1994Dévaluation du franc CFA (–50%)
1995Création de l’OMC à Marrakech
2001Adhésion de la Chine à l’OMC (socialisme de marché de Xiaoping accélère)

📊 Tableaux de synthèse

Vagues de mondialisation (repères)

PériodeCaractéristiquePolitiques/acteurs
1830-1914Mercantilisme dominant puis bascule vers le libre-échangismeRicardo et coûts d’opportunité ; droits de douane encore présents (cas US singulier)
1945-jusqu’à 20002e vague de mondialisationBretton-Woods (FMI/BM) ; GATT 1947 ; stratégies de développement (autocentrée/ISI, 3i, extravertie/IPE)
2000-à nos joursAccélération géopolitique et intégrationÉclatement ex-URSS (1991) ; arrivée de la Chine (OMC, 2001) ; hausse du taux d’ouverture ; développement des IDE

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre coût de transaction et CAF : le cours distingue transport + droits de douane (+ assurance) puis la logique contemporaine CAF (coût-assurance-fret).
  2. Croire que l’élasticité de la distance est positive : elle est négative, donc plus la distance augmente, plus le commerce diminue.
  3. Inverser le sens du compte courant : CC excédentaire signifie exportations > importations et demande intérieure < production ; CC déficitaire implique importations > exportations et financement par l’extérieur.
  4. Mélanger PIB et PIB en PPA : le cours insiste sur la conversion en dollar PPA (parité de pouvoir d’achat) pour comparer les niveaux de prix et la richesse.
  5. Penser que HOS est invalidé par le paradoxe de Léontieff : il est résolu en distinguant travail qualifié et travail non qualifié (capital humain).
  6. Interpréter « diversification » comme « plus de production » : ici c’est la variété des catégories d’exportations (Harvard : plus de couleurs = plus de diversification).
  7. Croire que productivité implique toujours rémunération plus élevée : le cours cite l’exception du Luxembourg (productivité très élevée mais rémunération plus basse).

✅ Checklist Examen

  1. Identifier les « images » dominantes de l’économie internationale : porte-conteneurs, hubs maritimes/terrestres, plateformes logistiques, prix, matières premières, migrations.
  2. Rappeler les repères de la 1ère vague de mondialisation (1830-1914) : mercantilisme, « vendre bcp et acheter peu », puis bascule vers le libre-échangisme et Ricardo.
  3. Expliquer la logique du coût moyen du commerce : transport + droits de douane (+ assurance) = coûts de transaction, puis CAF (coût-assurance-fret).
  4. Donner le sens de l’indice du coût moyen (1827 à 1914) et l’idée de division par 2 en moins de 80 ans, liée aux canaux et au ferroviaire.
  5. Connaître les institutions et accords : GATT (1947), FMI et BM (Bretton-Woods 1944), OMC (1995) et leur rôle dans l’encadrement/facilitation des échanges.
  6. Maîtriser les stratégies de développement des pays après 1945 : autocentrée (ISI, 3i) et extravertie (IPE), avec l’idée de spécialisation vers le marché national ou l’extérieur.
  7. Calculer/interpréter l’élasticité du commerce à la distance : signe négatif, et lecture « baisse de 10% de la distance → hausse d’environ 22% du commerce » (élasticité ≈ -2,2).
  8. Interpréter les chocs sur le commerce : baisse en 2020 (≈ -15%), rebond en 2021 (≈ +22%), et perte liée aux subprimes (≈ 1 500 MM$).
  9. Relier avantage comparatif et coût d’opportunité : spécialisation selon le coût d’opportunité relatif et gain à l’échange (logique ricardienne).
  10. Savoir lire la condition de spécialisation dans le modèle ricardien vin/fromage : comparaison de PF/PV et ALF/ALV, et l’égalité pour la diversité (PF/PV = ALF/ALV).
  11. Expliquer l’articulation productivité–rémunération dans le cours : pays peu productifs compensent par coûts salariaux plus faibles ; pays très productifs rémunèrent davantage (et citer l’exception Luxembourg).
  12. Décrire le paradoxe de Léontieff et sa résolution : HOS marche si on distingue travail qualifié/non qualifié (capital humain), avec l’idée d’exporter des biens riches en travail qualifié et d’importer l’inverse.

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Images dominantes de l’économie internationale

Porte-conteneurs, hubs, plateformes, prix, matières premières, migrations.

Flux maritime — pourcentage du commerce

Environ 80% des transports mondiaux.

Plus grand port mondial

Shanghai.

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