Revision sheet: Conflit, guerre et société

Plan du Cours

  1. Guerre civile et conflit social
  2. Différences guerre et conflit social
  3. Rapport guerre extérieur et conflit interne
  4. Conflit comme règlement extérieur
  5. Naissance du social et contrat
  6. Théories contractualistes
  7. Invention du social et autorité
  8. Conflit comme moteur historique
  9. Marx et lutte des classes

1. Guerre civile et conflit social

Notions clés & Définitions

Guerre civile : conflit armé entre groupes au sein d'une même société, où deux camps opposés cherchent à garder ou prendre le pouvoir. Exemple : guerre civile américaine, guerre d’indépendance des USA, guerre civile espagnole.

Conflit social : opposition visant la transformation des rapports de pouvoir dans la société, sans objectif de conquête du pouvoir. Il se manifeste par des mouvements de révolution ou de réforme, et ne se limite pas à une lutte armée.

Conflit social (pensée sociologique) : selon cette perspective, le conflit social n’est pas une guerre arbitraire, mais une opposition structurée visant à changer la société, à la différence de la guerre civile qui oppose des groupes pour le pouvoir.

Points essentiels

  • La guerre civile implique une division en deux camps pour le pouvoir, avec une dimension armée et conflictuelle.
  • Le conflit social ne cherche pas la conquête du pouvoir mais la transformation des rapports sociaux, par la révolution ou la réforme.
  • La pensée sociologique considère que le conflit social n’est pas arbitraire, contrairement à la guerre civile.
  • La guerre civile est souvent liée à des luttes internes pour le pouvoir, tandis que le conflit social peut être une opposition de nature plus structurelle ou idéologique.
  • La guerre civile peut naître d’un contexte de division profonde, comme dans l’exemple de la guerre d’indépendance ou la guerre civile espagnole.
  • La pensée de Schmitt (voir section 3) insiste sur le fait que le conflit définit la société, pas l’absence d’ennemi.
  • La guerre extérieure et le conflit interne peuvent être liés ou séparés selon les perspectives : certains pensent que le conflit intérieur est une extension du conflit extérieur, d’autres le considèrent comme une origine ou une conséquence différente.

À retenir

La guerre civile est un conflit armé entre groupes au sein d’une même société pour le pouvoir, tandis que le conflit social vise la transformation des rapports sociaux sans conquête du pouvoir. La pensée sociologique distingue ces deux formes d’opposition, la première étant souvent armée et la seconde idéologique ou politique.

2. Différences guerre et conflit social

Notions clés & Définitions

  • Guerre : lutte impliquant une confrontation armée entre groupes ou États, visant la conquête du pouvoir ou la défense contre un ennemi. Selon la pensée sociologique, la guerre a un caractère arbitraire, c’est-à-dire qu’elle repose sur des décisions humaines qui peuvent être considérées comme arbitraires ou subjectives. La guerre peut se diviser en guerre civile ou guerre extérieure, mais elle implique toujours une lutte pour le pouvoir ou la domination.
  • Conflit social : opposition entre groupes visant la transformation sociale sans conquête du pouvoir. Il ne cherche pas à imposer une domination ou à détruire l’adversaire, mais à modifier les rapports de pouvoir ou les relations collectives par des moyens tels que la révolution ou la réforme.
  • Caractère arbitraire de la guerre (pensée sociologique) : la guerre est considérée comme arbitraire car ses déclenchements et ses modalités dépendent de décisions humaines, sans nécessité logique ou naturelle. Elle n’est pas une conséquence inévitable de la société mais une construction humaine qui peut être évitée ou modifiée.

Points essentiels

  • La guerre, selon la pensée sociologique, possède un caractère arbitraire, ce qui la distingue du conflit social qui n’est pas considéré comme arbitraire mais comme une réponse à des rapports de pouvoir ou à des inégalités.
  • La guerre civile est une forme de guerre où des groupes au sein d’une même société s’opposent pour garder ou prendre le pouvoir, formant toujours deux camps opposés.
  • Le conflit social, en revanche, ne vise pas la conquête du pouvoir mais la transformation des rapports de pouvoir dans la société, par des moyens comme la révolution ou la réforme.
  • La pensée de Schmitt souligne que le conflit définit la société, pas l’absence d’ennemi, ce qui implique que le conflit interne ou social est une composante essentielle de la société elle-même.
  • La différence entre guerre et conflit social peut aussi être vue dans leur finalité : la guerre cherche la domination ou la destruction, tandis que le conflit social cherche la transformation ou la réforme sans conquête totale.
  • La pensée sociologique insiste sur le caractère arbitraire de la guerre, contrairement au conflit social qui est motivé par des inégalités ou des rapports de pouvoir en évolution.

À retenir

La guerre est une lutte pour le pouvoir, souvent arbitraire selon la pensée sociologique, tandis que le conflit social vise la transformation sociale sans conquête du pouvoir, ce qui en fait une opposition fondamentale dans la compréhension des dynamiques sociales et politiques.

3. Rapport guerre extérieur et conflit interne

Notions clés & Définitions

  • Guerre extérieure : défense contre un ennemi extérieur à la société, visant à protéger la société contre des menaces extérieures. Selon Schmitt, la guerre extérieure est une réponse à une menace extérieure et constitue une condition nécessaire à la stabilité intérieure.
  • Conflit interne : opposition au sein même de la société, visant à transformer ou remettre en question l’ordre social et les rapports de pouvoir. Il ne concerne pas la conquête du pouvoir mais la modification des rapports sociaux (révolution, réforme).
  • Schmitt : pense que le conflit ne peut pas être compris comme une simple absence d’ennemi, mais qu’il définit la société elle-même. La société se construit à travers le conflit, pas par l’absence d’ennemi.
  • Rapport entre guerre extérieure et conflit interne : la guerre extérieure est une défense contre l’ennemi, tandis que le conflit interne concerne la société elle-même. La question est de savoir si le conflit intérieur est une prolongation du conflit extérieur ou inversement.
  • Théorie conservatrice (vision extérieure) : considère que le conflit intérieur est une manipulation ou une extension du conflit extérieur, par une entité extérieure qui influence la société interne.
  • Idée de Jean Jaurès : le capitalisme porte en lui la guerre, intérieure et extérieure, par ses conditions de compétition et de misère sociale.
  • Vision de Platon : il n’y a pas de rapport entre guerre extérieure et conflit interne, la guerre extérieure doit être toujours défensive, la cité doit se défendre contre l’extérieur.
  • Vision schmittienne : le conflit intérieur est une expression de la société elle-même, il la définit, il n’est pas simplement une absence d’ennemi.
  • Primat de l’extérieur : la sécurité extérieure est une condition nécessaire pour la stabilité intérieure, car une société envahie ou menacée ne peut assurer sa cohésion interne.
  • Question de la sécurité : la sécurité extérieure est une question de droit, non de fait, et doit être prioritaire pour garantir la stabilité intérieure.
  • Alternatives : appréciation des valeurs ou calcul coût-avantage pour penser la guerre, ou la définition du politique comme critère distinctif (Schmitt, Freund).

Points essentiels

  • La guerre extérieure est une défense contre un ennemi extérieur, nécessaire pour la stabilité de la société.
  • Le conflit interne ne se limite pas à l’absence d’ennemi, il est une composante constitutive de la société selon Schmitt.
  • La relation entre conflit intérieur et guerre extérieure peut être vue comme une extension ou une conséquence l’un de l’autre : certains pensent que le conflit intérieur naît du conflit extérieur (Jaurès, capitalisme), d’autres que le conflit intérieur est manipulé ou amplifié par des forces extérieures.
  • La sécurité extérieure doit être assurée pour garantir la cohésion interne, la politique étant dominée par la question de puissance et de violence.
  • La conception de la politique doit distinguer le conflit comme un élément constitutif, non comme une simple absence d’ennemi ou de conflit.

À retenir

Le conflit intérieur, selon Schmitt, ne peut être dissocié de la société qu’il la définit, tandis que la sécurité extérieure est essentielle pour préserver la stabilité intérieure, faisant du conflit une dimension fondamentale de la constitution sociale.

4. Conflit comme règlement extérieur

Notions clés & Définitions

  • Conflit comme règlement extérieur : Approche qui considère la guerre et la sécurité extérieure comme des réponses nécessaires pour assurer la stabilité intérieure d’un État, en réponse à une menace extérieure. La sécurité extérieure est une condition préalable à la paix intérieure.

  • Guerre : Conflit armé entre États ou groupes, considéré comme un moyen de règlement extérieur face à une menace extérieure. La guerre est vue comme une réponse à une menace extérieure, et non comme un simple fait.

  • Sécurité extérieure : Ensemble des mesures et politiques visant à protéger un État contre les menaces extérieures. Elle est une condition de la stabilité intérieure, selon la conception que la sécurité intérieure dépend de la sécurité extérieure.

  • Droit et politique étrangère : La sécurité extérieure est une question de droit, non de fait, ce qui signifie que la légitimité et la régulation juridique des actions extérieures sont essentielles, plutôt que leur simple réalité ou efficacité pratique.

Points essentiels

  • La guerre est divisée en guerre civile et conflit social, mais la guerre civile oppose des groupes au sein d’un même social pour la conquête ou la conservation du pouvoir, tandis que le conflit social vise la transformation des rapports de pouvoir sans conquête du pouvoir.

  • La pensée sociologique distingue le conflit social de la guerre, ce dernier étant considéré comme arbitraire, alors que le conflit social n’est pas une guerre car il ne cherche pas la conquête du pouvoir, mais la transformation sociale.

  • La relation entre guerre extérieure et conflit interne est ambivalente : selon Platon, la guerre est extérieure à la société, tandis que Schmitt voit le conflit comme ce qui définit la société, le conflit intérieur étant un cas particulier de conflit plus général.

  • La pensée selon laquelle le conflit intérieur est une prolongation du conflit extérieur ou inverse est discutée : certains pensent que le capitalisme crée des conditions de conflit intérieur et extérieur (Jaurès), d’autres pensent que le conflit intérieur est manipulé par des forces extérieures (vision conservatrice).

  • La sécurité extérieure est une condition de la stabilité intérieure, et la question de la sécurité est une question de droit, non de fait, soulignant que la légitimité juridique des actions extérieures est primordiale.

  • La conception libérale privilégie la liberté, mais Freund insiste sur le fait que la liberté ne peut exister sans sécurité, ce qui justifie le primat de la sécurité extérieure dans la politique.

  • La pensée de Schmitt insiste sur le fait que le conflit définit la société, et que la politique doit pouvoir se distinguer absolument d’autres pratiques sociales par un critère de démarcation.

À retenir

Le conflit comme règlement extérieur repose sur l’idée que la guerre et la sécurité extérieure sont essentielles pour garantir la stabilité intérieure, et que cette relation est régulée par le droit, faisant de la sécurité extérieure une condition sine qua non de la paix intérieure.

5. Naissance du social et contrat

Notions clés & Définitions

Naissance du social : Processus par lequel les individus, initialement séparés et autonomes, se regroupent pour former une société organisée, souvent par le biais d’un contrat ou d’un accord collectif. La société devient un artefact qui dépasse l’individu, passant d’un état individualiste à un état holiste où le groupe définit l’individu.

Contrat social : Accord hypothétique ou réel par lequel les individus s’engagent à respecter des règles communes afin de garantir la cohésion, la sécurité et la stabilité de la société. Il fonde l’autorité politique et permet de surmonter le conflit inhérent à l’état de nature.

État de nature : Condition hypothétique antérieure à la société, caractérisée par l’absence de lois, de stabilité et d’organisation politique. Selon certains auteurs, cet état est marqué par la violence, la peur, ou l’absence de relations stables entre individus, selon la conception de Hobbes, Locke ou Rousseau.

Points essentiels

  • La société naît du contrat social, qui établit un ordre entre individus en leur permettant de vivre ensemble sous des règles communes, afin de réduire ou contenir le conflit.
  • La transition de l’état de nature à la société implique une invention du social, passant d’un rapport individuel à une organisation collective où le groupe définit l’individu.
  • L’état de nature est une condition hypothétique sans lois ni stabilité, souvent associé à la violence ou à l’individualisme extrême selon Hobbes, Locke ou Rousseau.
  • La société est un artefact, une construction qui repose sur un accord pour garantir la cohésion et la sécurité, notamment par la création d’une autorité politique.
  • Le contrat social est une réponse au conflit originel, permettant de réguler les rapports humains et d’établir une autorité légitime pour maintenir l’ordre.

À retenir

La société naît du contrat social, qui établit un ordre entre individus en transformant l’état de nature, caractérisé par l’absence de lois et de stabilité, en une organisation collective régulée par une autorité.

6. Théories contractualistes

Notions clés & Définitions

  • Contrat social : accord hypothétique ou réel qui fonde la société et l’autorité, permettant de passer d’un état de nature à un ordre civil organisé.
  • État de nature : condition hypothétique avant la société, caractérisée par l’absence de lois et de stabilité, où la violence et le conflit sont possibles.
  • Théories contractualistes : approches philosophiques du contrat social, qui voient dans l’accord entre individus ou groupes la base de la société et de l’autorité politique.
  • Grotius (1583-1645) : pense que le contrat social repose sur des principes de paix et de droit naturel, permettant de réguler les rapports humains.
  • Hobbes (1588-1679) : voit le contrat comme une renonciation à la liberté pour garantir la sécurité, la vie en société étant née de la peur de la violence et de la mort violente.
  • Pufendorf (1632-1694) : considère que l’homme, plus corrompu que n’importe quel animal sauvage, doit se soumettre à une autorité pour éviter la violence.
  • Locke (1632-1704) : pense que le contrat social repose sur la protection de la propriété et des droits naturels, notamment la vie, la liberté et la propriété.
  • Rousseau (1712-1778) : voit la société comme une invention humaine, née de la nécessité de dépasser la violence de l’état de nature, en établissant un pacte qui garantit la liberté et l’égalité.
  • John Rawls (1912-2002) : mouvement qui reprend la philosophie du contrat social, insistant sur la justice comme principe fondamental de l’organisation sociale.

Points essentiels

  • Le contrat social est une réponse à l’état de nature, où l’absence de lois engendre violence et conflit.
  • Chez Hobbes, la peur de la mort violente et l’égalité de capacité à tuer motivent la formation du contrat, qui implique une cession de liberté à une autorité souveraine.
  • Rousseau insiste sur que la société est une invention humaine, créée pour dépasser l’état de nature et ses inégalités, en établissant un pacte garantissant liberté et égalité.
  • La société naît de la nécessité de réguler la violence et l’instabilité inhérentes à l’état de nature, par un accord qui institue une autorité légitime.
  • La conception anthropologique du contrat repose sur l’idée que l’homme est libre, rationnel, mais aussi capable de violence, ce qui justifie la nécessité d’un pacte pour vivre ensemble.
  • Le conflit, selon ces théories, est à la fois une menace et une origine de la société, qui doit le contenir par un accord collectif.

À retenir

Les théories contractualistes proposent que la société et l’autorité politique se fondent sur un accord entre individus ou groupes, visant à dépasser la violence et l’instabilité de l’état de nature pour instaurer un ordre légitime, garantissant la paix, la liberté et l’égalité.

7. Invention du social et autorité

Notions clés & Définitions

Invention du social : Passage d’une société individualiste à une société holiste, où le groupe définit l’individu. Les hommes, initialement indépendants, vivent séparément, mais doivent s’accorder sur la nécessité de vivre ensemble sous une autorité commune pour éviter la violence et l’instabilité. La société devient un artefact, une construction collective qui organise la coexistence.

Autorité : Pouvoir institué pour garantir la cohésion sociale et la paix. Elle permet de réguler les rapports entre individus en imposant des règles, notamment par un contrat ou un pacte, afin de sortir de l’état de nature marqué par la violence et le conflit. L’autorité est nécessaire pour assurer la stabilité et la pérennité du vivre ensemble.

Points essentiels

  • La société naît du besoin de dépasser l’individualisme et la violence inhérente à l’état de nature, en instituant une autorité qui régule les relations sociales.
  • Le passage d’une société individualiste à une société holiste implique que le groupe définit l’individu, ce qui marque une inversion de la priorité de l’individu à celle du groupe.
  • La société est conçue comme un artefact, un produit de l’accord ou du contrat social, qui établit un ordre permettant de maintenir la paix et la cohésion.
  • La nécessité de l’autorité découle de l’insécurité et de la violence potentielles dans l’état de nature, où l’absence de règles favorise le conflit.
  • La société et l’autorité sont liées par la fonction de régulation : l’autorité contrôle et maintient l’ordre en imposant des règles, souvent par un pouvoir institué.

À retenir

L’invention du social consiste à transformer une société individualiste en une société holiste, où le groupe définit l’individu, grâce à l’instauration d’une autorité qui garantit la cohésion et la paix sociales.

8. Conflit comme moteur historique

Notions clés & Définitions

Conflit comme moteur historique : Le conflit est la force qui pousse à la transformation sociale et à l’évolution des sociétés, en étant à l’origine de changements fondamentaux dans l’organisation sociale et politique.

Violence : Phénomène inhérent au conflit, la violence est une manifestation du conflit qui peut entraîner des changements sociaux, politiques ou économiques. Elle est considérée comme une source de changement dans la dynamique conflictuelle.

Guerre civile : Conflit armé entre groupes au sein d’une même société, visant à garder ou prendre le pouvoir, caractérisée par la formation de deux camps opposés (exemples : guerre civile américaine, guerre d’indépendance des USA, guerre civile espagnole).

Conflit social : Opposition visant la transformation des rapports de pouvoir dans la société, sans but de conquête du pouvoir, par des mouvements tels que la révolution ou la réforme.

Rapport entre guerre extérieure et conflit interne : La guerre extérieure est une défense contre un ennemi, tandis que le conflit interne concerne la société elle-même. Schmitt affirme que le conflit définit la société, pas l’absence d’ennemi.

Conflit comme règlement extérieur : La guerre est vue comme une réponse à la menace extérieure, la sécurité extérieure étant une condition nécessaire à la stabilité intérieure. La question de la sécurité extérieure est une question de droit, non de fait.

Naissance du social et contrat : La société naît du contrat social, qui établit un ordre entre individus. L’état de nature est un état hypothétique sans lois ni stabilité, où la violence et le conflit sont présents.

Invention du social : Passage d’une société individualiste à une société holiste, où le groupe définit l’individu. La société est créée pour réguler la violence et assurer la cohésion, notamment par la création d’une autorité politique.

Conflit comme origine de la société : Selon Rousseau, le conflit, notamment la peur et la violence, est à l’origine de la formation de la société, en réponse à la nécessité de se protéger contre la violence et la possession.

Lutte des classes : Conflit entre groupes sociaux antagonistes, principalement prolétaires et bourgeoisie, considéré par Marx comme le moteur de l’histoire et de l’évolution sociale.

Points essentiels

  • Le conflit, qu’il soit interne ou externe, est un moteur de transformation sociale, souvent associé à la violence qui en découle.
  • La guerre civile oppose des groupes au sein d’une même société pour le pouvoir, tandis que le conflit social vise la transformation des rapports de pouvoir sans conquête du pouvoir.
  • La pensée de Schmitt insiste sur le fait que le conflit définit la société, pas l’absence d’ennemi.
  • La sécurité extérieure est essentielle pour la stabilité intérieure, la guerre étant une réponse à la menace extérieure.
  • La naissance du social est liée à la nécessité de réguler la violence et d’établir un ordre par le contrat social.
  • Rousseau voit le conflit comme une origine nécessaire à la formation de la société, notamment par la peur et la possession.
  • La lutte des classes, selon Marx, est le fondement de l’histoire, où chaque société est marquée par un conflit permanent entre exploiteurs et exploités.

À retenir

Le conflit, qu’il soit interne ou externe, constitue le moteur fondamental de l’évolution sociale et politique, la violence étant sa manifestation inévitable et source de changement.

9. Marx et lutte des classes

Notions clés & Définitions

Lutte des classes (marxiste) : conflit entre classes sociales antagonistes, notamment prolétaires et bourgeoisie, considéré comme le moteur de l’histoire et du changement social (source).
Classe : groupe social défini par sa position dans le mode de production, notamment exploiteur ou exploité (source).
Exploitation : situation où une classe tire profit du travail d’une autre, en particulier dans le contexte de la société capitaliste où la classe capitaliste exploite la classe ouvrière (source).
Matérialisme historique : théorie selon laquelle l’histoire des sociétés est déterminée par la lutte des classes et les modes de production (source).
Prolétariat : classe des exploités, qui ne possède pas les moyens de production et vend sa force de travail (source).
Bourgeoisie : classe des exploitants, qui possède les moyens de production et exploite le prolétariat (source).
Conscience de classe : capacité du prolétariat à prendre conscience de sa position d’exploitation et de sa potentialité révolutionnaire (source).
Révolution prolétarienne : renversement du système capitaliste par la classe ouvrière, aboutissant à la suppression de la propriété privée des moyens de production (source).

Points essentiels

  • La lutte des classes est l’élément central de la pensée marxiste, considérée comme le fondement de l’histoire.
  • Selon Marx, la société est divisée en deux classes principales : exploiteurs (bourgeoisie) et exploités (prolétariat).
  • La société capitaliste repose sur l’exploitation du prolétariat par la bourgeoisie, qui tire profit du travail sans en partager les bénéfices.
  • La lutte de classes est perpétuelle, chaque société étant caractérisée par des antagonismes entre ces classes.
  • La conscience de classe permet au prolétariat de réaliser sa position d’exploitation et de se préparer à la révolution.
  • La fin de la lutte des classes et la société sans classes sont envisagées comme le but ultime de la révolution marxiste.

À retenir

La lutte des classes, selon Marx, est le moteur essentiel de l’histoire, où l’exploitation et le conflit entre prolétaires et bourgeoisie conduisent à une transformation radicale de la société.

Tableaux de Synthèse

AspectGuerreConflit socialAuteur / Référence
DéfinitionConflit armé entre groupes pour le pouvoirOpposition visant la transformation des rapports sociauxSociologie, Schmitt
ObjectifConquête du pouvoir ou dominationTransformation des rapports de pouvoirSociologie, Schmitt
NatureArmée, dimension conflictuelleIdéologique, politique, non arméeSociologie
CaractèreArbitraire (selon la pensée sociologique)Non arbitraire, motivé par inégalitésSociologie, Schmitt
FinalitéDomination, destructionRéforme, révolution, transformationSociologie
ExempleGuerre civile américaine, guerre d’indépendanceMouvements révolutionnaires, réformes sociales-
Perspective sociologiqueLa guerre définit la sociétéLe conflit social est une opposition structuréeSchmitt

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre guerre civile et conflit social : la guerre civile est armée et pour le pouvoir, le conflit social vise la transformation sociale sans conquête du pouvoir.
  2. Croire que la guerre est inévitable ou naturelle : la pensée sociologique insiste sur son caractère arbitraire.
  3. Confondre guerre extérieure et conflit interne : la guerre extérieure concerne la défense contre un ennemi, le conflit interne concerne la société elle-même.
  4. Penser que le conflit social n’est pas structuré : il est au contraire une opposition organisée visant à changer la société.
  5. Confusion entre la finalité de la guerre (domination) et celle du conflit social (réforme, transformation).
  6. Négliger la distinction entre la guerre armée et le conflit idéologique ou politique.
  7. Oublier que Schmitt voit le conflit comme ce qui définit la société, pas son absence.

Checklist Examen

  1. Connaître la différence entre guerre civile et conflit social, notamment leur objectif et leur nature.
  2. Maîtriser la définition de la guerre selon la pensée sociologique, notamment son caractère arbitraire.
  3. Savoir que le conflit social ne cherche pas la conquête du pouvoir, mais la transformation des rapports sociaux.
  4. Comprendre le rôle de Schmitt dans la conception du conflit comme ce qui définit la société.
  5. Savoir distinguer la guerre extérieure (défense contre un ennemi) et le conflit interne (transformation sociale).
  6. Connaître la vision de Jaurès sur la relation entre capitalisme, guerre intérieure et guerre extérieure.
  7. Maîtriser la différence entre la finalité de la guerre (domination) et celle du conflit social (réforme, révolution).
  8. Être capable d’identifier des exemples historiques de guerre civile et de mouvement social.
  9. Savoir que la pensée sociologique insiste sur le caractère arbitraire de la guerre.
  10. Connaître la conception schmittienne selon laquelle le conflit définit la société.
  11. Comprendre que la sécurité extérieure est une condition nécessaire à la stabilité intérieure.
  12. Connaître la distinction entre la guerre armée et le conflit idéologique ou politique.

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Conflit armé entre groupes d'une même société pour le pouvoir.

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Conflit social — rôle ?

Vise la transformation des rapports sociaux, sans conquête du pouvoir.

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