IIIe République
AUTEUR (date) : La IIIe République désigne le régime politique instauré en France à partir du 4 septembre 1870, après la chute du Second Empire, caractérisé par une forme de gouvernement parlementaire et démocratique.
Gouvernement de la Défense nationale
AUTEUR (date) : Ce gouvernement est mis en place le 4 septembre 1870 pour continuer la guerre contre la Prusse, malgré la défaite, et assurer la défense de Paris.
Assemblée constituante
AUTEUR (date) : Élus le 8 février 1871, cette assemblée a pour mission de rédiger une nouvelle constitution. Elle sert également de parlement provisoire durant la période de transition.
Adolphe Thiers
AUTEUR (date) : Chef du gouvernement nommé par l’assemblée majoritairement royaliste en février 1871, il joue un rôle clé dans la signature de la paix avec l’Allemagne et dans la stabilisation politique de la France.
Paix de Francfort
AUTEUR (date) : Traité signé le 10 mai 1871 entre la France et l’Allemagne, qui impose la perte de l’Alsace et de la Moselle à la France, ainsi qu’une lourde indemnité de guerre.
Armistice de 1871
AUTEUR (date) : Cessez-le-feu signé le 26 janvier 1871, qui marque la fin des hostilités entre la France et la Prusse, après la défaite de la France lors de la guerre franco-prussienne.
Le 4 septembre 1870, Léon Gambetta proclame la IIIe République, malgré la défaite face à la Prusse. Il met en place un gouvernement de la Défense nationale pour poursuivre la guerre, mais Paris est encerclée par les Prussiens. La ville, affamée, voit ses défenseurs, notamment 250 000 gardes nationaux, lutter contre l’envahisseur. La guerre est perdue, et un armistice est signé le 26 janvier 1871, mettant fin aux combats.
Le 8 février 1871, une nouvelle assemblée est élue, majoritairement royaliste. Elle nomme Adolphe Thiers comme chef du gouvernement. Thiers décide d’autoriser les Prussiens à défiler dans Paris, s’installe à Versailles, ne paie plus la garde nationale, et signe la paix. La paix de Francfort, signée le 10 mai 1871, impose la perte de l’Alsace et de la Moselle à la France, ainsi qu’une indemnité de 4 milliards de francs-or. Thiers lance un emprunt pour financer l’évacuation des troupes allemandes, qui s’achève en 1873 avec la sortie des derniers soldats à Verdun. Thiers est alors perçu comme un libérateur.
Malgré la défaite et la division, la France parvient à établir la IIIe République en s’appuyant sur une assemblée constituante et une diplomatie ferme, avec la signature de la paix de Francfort, tout en posant les bases d’un projet républicain.
Commune de Paris
Garde nationale
Corps de citoyens armés, issus du peuple parisien, qui jouent un rôle central dans le déclenchement de la Commune. Leur refus de se soumettre à Thiers et leur mobilisation sont à l’origine du début de la révolte.
Drapeau rouge
Symbole de la Commune, il représente la tendance socialiste et la lutte des classes. Il est associé à l’idéal révolutionnaire et à la solidarité ouvrière.
Butte Montmartre
Lieu stratégique où les canons sont installés, ce qui déclenche le conflit. La prise de cette position par les insurgés marque le début de la révolte.
Louis Michel (Louise Michel)
Figure emblématique de la Commune, elle incarne la résistance et la radicalité socialiste. Après la répression, elle est déportée en Nouvelle-Calédonie.
Semaine sanglante
Période du 21 au 28 mai 1871, durant laquelle la répression de la Commune est particulièrement violente, faisant environ 10 000 morts parmi les insurgés et les civils.
La Commune de Paris est un gouvernement insurrectionnel socialiste qui a duré du 18 mars au 28 mai 1871. Elle résulte d’une révolte des Parisiens contre Thiers, en réaction à la défaite militaire et à la politique conservatrice. Le déclencheur immédiat est l’installation des canons à la butte Montmartre, symbole de la résistance populaire. La Commune défend des mesures progressistes telles que la séparation de l’Église et de l’État, la laïcisation des écoles, la liberté de presse, le droit au travail, et le vote des femmes. Louis Michel, figure emblématique de cette insurrection, incarne la radicalité socialiste et la résistance populaire. La répression sanglante de la Semaine sanglante, entre le 21 et le 28 mai 1871, cause la mort d’environ 10 000 personnes, marquant la fin brutale de cette révolte.
La Commune de Paris représente une révolte populaire et socialiste qui incarne la contestation radicale face à la défaite et au pouvoir conservateur, symbolisant la lutte pour un changement radical et la démocratie sociale.
Mur des Fédérés | Père Lachaise | Le Mur des Fédérés est un monument funéraire situé au cimetière du Père Lachaise à Paris, dédié aux fédérés morts lors de la Commune. Il devient un lieu de mémoire des victimes de la répression.
Pétroleuses | Laissé sans définition précise dans le contenu source, ce terme désigne généralement les femmes accusées d'avoir mis le feu à Paris durant la Commune, symbolisant la violence et la répression.
Déportation en Nouvelle-Calédonie | Louise Michel, figure emblématique de la répression, est déportée en Nouvelle-Calédonie, devenant un symbole de la répression politique contre les communards.
Condamnations post-Commune | Environ 10 000 personnes ont été condamnées suite à la répression, témoignant de la violence et de la répression judiciaire exercée contre les participants à la Commune.
Répression militaire | La répression menée par l'armée après la Commune est extrêmement violente, culminant avec la Semaine sanglante, où Paris est envahi par l'armée, entraînant de nombreux morts et arrestations.
La répression de la Commune est caractérisée par une violence extrême, atteignant son apogée lors de la Semaine sanglante (21-28 mai 1871). L’armée entre dans Paris, utilisant une force brutale pour écraser la révolte. À l’issue de cette répression, environ 10 000 morts sont recensés, ainsi que 10 000 condamnations, témoignant de l’intensité de la répression. Louise Michel, figure emblématique de la Commune, est déportée en Nouvelle-Calédonie, symbolisant la répression politique contre les insurgés. Le Mur des Fédérés au Père Lachaise devient un lieu de mémoire dédié aux victimes de la répression, notamment celles tombées lors de la Semaine sanglante.
La répression de la Commune a été d’une brutalité extrême, causant des pertes humaines importantes et laissant des traces durables dans la mémoire collective, notamment à travers des symboles comme le Mur des Fédérés.
Mac Mahon (1808-1893) : Homme politique français, président de la République de 1873 à 1879. Son accession au pouvoir intervient après une tentative royaliste, mais la République s’impose progressivement face aux tentatives monarchistes.
Lois constitutionnelles de 1875 : Ensemble de lois établissant un régime parlementaire bicaméral stable pour la IIIe République. Elles définissent l’organisation des pouvoirs et confirment la prééminence du Parlement dans le fonctionnement de la République.
Amendement Wallon : Voix décisive pour faire adopter définitivement la IIIe République, il s’agit d’un vote crucial qui consolide le régime républicain face aux tentatives monarchistes.
Jules Grévy (1807-1891) : Élu président en 1879, il marque la victoire des républicains. Son mandat symbolise la consolidation de la République et la victoire politique des républicains.
République parlementaire bicamérale : Régime dans lequel le pouvoir législatif est partagé entre deux chambres (Sénat et Chambre des députés), avec une forte prééminence du Parlement, établissant ainsi une stabilité institutionnelle pour la IIIe République.
Déplacement de la capitale à Paris : En 1879, les chambres quittent Versailles pour revenir à Paris, réaffirmant la capitale comme centre politique et symbolique de la République.
Après la tentative royaliste, Mac Mahon devient président en 1873, mais la République s’impose progressivement. La victoire des républicains se manifeste lors des élections successives, consolidant leur pouvoir. En 1875, les lois constitutionnelles instaurent un régime parlementaire bicaméral, qui devient le modèle stable de la IIIe République. L’amendement Wallon joue un rôle décisif en permettant l’adoption définitive de la République, en consolidant le régime face aux tentatives monarchistes. En 1879, Jules Grévy est élu président, marquant la victoire des républicains. La même année, le retour des chambres à Paris réaffirme la capitale comme centre de la République, renforçant la légitimité et la stabilité du régime républicain. La période voit également la mise en place de réformes éducatives, comme la loi de Camille Sée en 1880, qui favorise l’enseignement secondaire pour les jeunes filles, et l’ascension de figures telles que Jules Simon et Jules Ferry.
La consolidation de la IIIe République s’appuie sur des lois fondamentales, des élections victorieuses et des votes décisifs comme l’amendement Wallon, permettant au régime parlementaire bicaméral de s’imposer face aux tentatives monarchistes et à l’instabilité initiale.
Lois Jules Ferry (1881-1882) : série de lois qui instaurent une école primaire gratuite, laïque et obligatoire de 6 à 12 ans, visant à diffuser les valeurs républicaines à travers l’éducation.
Liberté de réunion et de presse (1881) : droits fondamentaux affirmés, permettant la liberté d’expression et d’assemblée, renforçant le quatrième pouvoir.
Liberté syndicale (loi Waldeck-Rousseau, 1884) : droit pour les travailleurs de former des syndicats, favorisant la représentation et la défense des intérêts ouvriers.
Liberté d'association (1901) : droit de créer et de rejoindre des associations, notamment politiques, facilitant l’émergence de partis politiques.
Symboles républicains (loi 1880) : le drapeau tricolore, Marianne (allégorie de la liberté), la devise républicaine, codifiés pour représenter l’unité nationale.
Service militaire obligatoire : à 18 ans, pour une durée de 2 ans, forgeant un soldat-citoyen et renforçant l’unité nationale.
Les lois Jules Ferry, adoptées entre 1881 et 1882, instaurent une école primaire publique, gratuite et laïque, obligatoire de 6 à 12 ans, afin de diffuser les principes républicains dès le plus jeune âge. L’école devient un outil de laïcisation et de secularisation de la société.
En 1881, la liberté de réunion et de presse est affirmée, renforçant la liberté d’expression et le pluralisme politique, contribuant à l’émergence d’une société civile dynamique.
La loi de 1884 sur la liberté syndicale et celle de 1901 sur la liberté d’association permettent la constitution de partis politiques et de syndicats, favorisant la participation citoyenne et la représentation politique.
Les symboles républicains, tels que le drapeau tricolore, Marianne, la devise, ainsi que l’hymne national La Marseillaise, sont codifiés en 1880, renforçant l’identité nationale et l’unité républicaine. La fête nationale du 14 juillet, instaurée en 1880, célèbre la prise de la Bastille et l’esprit révolutionnaire.
Le service militaire obligatoire, à 18 ans pour une durée de 2 ans, contribue à former un citoyen engagé, unifiant la société autour des valeurs républicaines.
La République s’enracine dans la société par l’éducation, les libertés publiques, les symboles et le service militaire, permettant de diffuser et de renforcer ses valeurs fondamentales.
| Thème | Notions clés | Auteurs / Concepts | Dates importantes |
|---|---|---|---|
| Construction projet républicain | IIIe République : régime instauré en 1870, régime parlementaire et démocratique | Léon Gambetta (proclamation en 1870), Adolphe Thiers (nommé en 1871), Paix de Francfort (10 mai 1871) | 4 septembre 1870 : proclamation, 8 février 1871 : assemblée constituante, 10 mai 1871 : paix de Francfort |
| Révolte de la Commune | La Commune de Paris (18 mars - 28 mai 1871), symbole socialiste, répression violente | Louise Michel, Semaine sanglante (mai 1871) | 18 mars 1871 : début, 28 mai 1871 : fin |
| Répression et bilan | Mur des Fédérés, déportation Louise Michel, 10 000 morts et condamnations | La répression est brutale, la violence extrême lors de la Semaine sanglante | Mai 1871 : répression intense |
| Évolution de la République | Mac Mahon (président en 1873), lois constitutionnelles de 1875, Jules Grévy (président en 1879) | Règne parlementaire bicaméral, consolidation républicaine | 1873-1879 : présidence Mac Mahon, 1875 : lois constitutionnelles |
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1. Quelle est la cause principale qui a permis la construction du projet républicain après la chute du Second Empire ?
2. Quelle date marque la proclamation de la IIIe République en France?
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Construction projet républicain — date ?
Proclamation de la IIIe République en 1870.
IIIe République — date?
Instaurée en 1870, après la chute du Second Empire.
Révolte de la Commune — début ?
18 mars 1871.
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