Revision sheet: Évolution du ballet et de l'opéra à Paris

Plan du Cours

  1. Académie Royale de musique
  2. Salle du Palais Royal
  3. Salle Peletier
  4. Corps de ballet
  5. Salle du Palais Royal structure
  6. Genres de spectacle danse
  7. Qualités de la danse romantique
  8. Costumes ballet romantique
  9. Changements politiques Opéra Paris
  10. Ballet La Sylphide
  11. Chorégraphie La Sylphide
  12. Costumes La Sylphide

1. Académie Royale de musique

Notions clés & Définitions

Académie Royale de musique (1669) : Institution créée à l’initiative de Jean-Baptiste Colbert, sous le nom d’Opéra National de Paris, regroupant l’Académie Royale de Danse. Elle bénéficie d’un monopole sur la représentation des œuvres de théâtre en musique en France, octroyé par le pouvoir royal, valable jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Elle n’a pas initialement de subventions, fonctionnant avec ses recettes propres jusqu’à la Révolution Française.

Double vocation : La mission de l’Académie est à la fois la sauvegarde et la transmission des œuvres du passé (semblable à un musée du spectacle) et la création de nouvelles œuvres.

Salles successives : L’Opéra de Paris a changé de lieu à plusieurs reprises en raison d’incendies et déménagements, passant par douze salles différentes, dont la salle de la Bouteille (1671-1672), le Palais Royal (1673-1763), la salle des Machines (1764-1770), le Théâtre-National (1794-1820), la salle Le Peletier (1821-1873), jusqu’au Palais Garnier inauguré en 1875.

Corps de ballet : Institution née dans l’Académie royale de danse, initialement exclusivement masculine, intégrant des femmes dès 1681. Elle établit les principes fondamentaux et codes de la technique classique, influençant la danse en Europe. Le ballet de l’Opéra de Paris est considéré comme le berceau de la danse classique en France.

Salle du Palais Royal : Inaugurée en 1641, située au Palais Royal, elle fut mise à disposition gratuite par Louis XIV en 1673 à Jean-Baptiste Lully. La salle pouvait accueillir près de 1 270 spectateurs, avec un arc de proscenium à la mode italienne, scène en pente, machinerie conçue par Carlo Vigarani, et une structure permettant une vision frontale optimale.

Points essentiels

  • La création de l’Académie Royale de musique en 1669 marque le début de l’institution officielle de l’opéra en France, sous l’égide de Colbert.
  • Elle détient un monopole sur la représentation des œuvres musicales en France, privilège qui durera jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.
  • La double vocation de sauvegarde du patrimoine et de création artistique lui confère un rôle essentiel dans la transmission culturelle.
  • La salle du Palais Royal, rénovée par Jean-Baptiste Lully, est la première grande salle de spectacle de l’Académie, équipée d’une machinerie innovante et d’un architecture à l’italienne.
  • Le corps de ballet, initialement masculin, évolue pour inclure des femmes dès 1681, établissant ainsi les bases de la danse classique française.
  • La diversité des genres présentés inclut comédie ballet, opéra-ballet, tragédie lyrique, souvent mêlés à la danse comme intermède ou divertissement.
  • La « belle danse » se caractérise par harmonie, clarté, ordre, et s’appuie sur des principes du classicisme et de la danse de salon de la Renaissance.

À retenir

L’Académie Royale de musique, créée en 1669, est l’institution fondatrice de l’opéra en France, combinant sauvegarde patrimoniale et création, tout en influençant profondément la danse et le théâtre français à travers ses salles successives et ses principes techniques.

2. Salle du Palais Royal

Notions clés & Définitions

Salle du Palais Royal | Structure de la salle située au but de l’aile sud-est du Palais Royal, inaugurée en 1641. | Elle a été modifiée par Carlo Vigarani pour accueillir de grands opéras, avec une capacité d’environ 1 270 spectateurs, comprenant un parterre, un amphithéâtre et des loges avec balcon. | La salle possède un arc de proscenium selon la mode italienne, avec un plancher en pente vers le public, permettant une vision frontale et une perspective optimale. | Elle a été le lieu de présentation de pièces comme Les Indes galantes.

Premier théâtre du Palais Royal (1673-1763) | La première salle du Palais Royal, aussi appelée Salle du Palais-Cardinal, construite pour accueillir des représentations en musique. | Elle a été équipée de machinerie conçue par Carlo Vigarani, permettant des effets scéniques avancés, et pouvait accueillir près de 1 270 spectateurs. | La scène était surélevée, avec un plancher en pente, et la salle était conçue pour une visibilité frontale optimale, avec un décor et une machinerie sophistiqués.

Genres de spectacle à la Salle du Palais Royal | Comédie ballet, opéra-ballet, tragédie lyrique, où la danse était souvent un intermède ou un divertissement intégré dans des genres mixtes. | La danse y était considérée comme un élément essentiel pour la réussite des œuvres lyriques et théâtrales, contribuant à l’harmonie et à la clarté stylistique.

Qualités de la danse dans ces genres | Style de « belle danse » qui privilégie harmonie, clarté, ordre, symétrie, basé sur les principes du classicisme et la frontalité de la danse de salon de la Renaissance. | Elle se caractérise par la légèreté, la verticalité, la symétrie, et une certaine simplicité dans l’expression du mouvement.

Points essentiels

  • La Salle du Palais Royal a été le principal lieu d’opérations de l’Académie Royale de Musique de 1673 à 1763, avant d’être remplacée par d’autres salles successives.
  • Elle a été équipée par Carlo Vigarani, qui a conçu une machinerie permettant des effets spectaculaires, notamment des paysages, des levés de soleil, des forêts, et des effets de disparition ou de suspension.
  • La structure de la salle comprenait un arc de proscenium, un plancher en pente, et une capacité d’environ 1 270 spectateurs, avec une disposition favorisant la visibilité frontale.
  • Les genres représentés comprenaient la comédie ballet, l’opéra-ballet, et la tragédie lyrique, dans lesquels la danse jouait un rôle d’intermède ou de divertissement, mais aussi un rôle essentiel dans l’expression stylistique.
  • La « belle danse » y était fondée sur des principes classiques, avec une harmonie, une symétrie, et une simplicité qui valorisaient la légèreté et la verticalité.

À retenir

La Salle du Palais Royal, par ses innovations techniques et sa conception, a été un lieu clé dans l’évolution du théâtre musical et de la danse en France, incarnant le style classique et préparant l’âge d’or du ballet romantique.

3. Salle Peletier

Notions clés & Définitions

  • Salle Peletier : salle d’opéra parisienne utilisée de 1821 à 1873, située au 12 de la rue Le Peletier, construite par François Debret. Elle fut détruite par un incendie en 1873.
  • L’âge d’or du ballet : période durant laquelle la Salle Le Peletier a connu une grande prospérité, notamment grâce aux innovations techniques et à la mise en valeur du ballet romantique.
  • L’éclairage au gaz : technique d’éclairage scénique introduite vers 1820, permettant de régler l’intensité et d’obtenir des effets de couleurs grâce à des filtres, contribuant à créer des atmosphères mystérieuses et romantiques.
  • Pierre-Luc-Charles Ciceri : décorateur qui révolutionna la scénographie à l’Opéra à partir de 1822, en peignant paysages, scènes exotiques, et en perfectionnant la machinerie pour des effets spectaculaires.
  • Évolution des costumes : transition vers des tissus légers et fluides, simplification des formes, et création du tutu, symbole du ballet romantique, inspiré par Eugène Lamy et Marie Taglioni.
  • Changements de politique à l’Opéra : sous la direction de Louis Desiré Veron (1831-1835), augmentation de l’importance de la danse, réaménagement de la salle avec des couleurs rouge et or, et stratégies de marketing pour attirer la bourgeoisie.
  • L’incendie de 1873 : destruction de la salle Le Peletier, entraînant la fin de son âge d’or et accélérant la construction du Palais Garnier.
  • Palais Garnier : construit après l’incendie, inauguré en 1875, symbole du théâtre à l’italienne, alliant fonctionnalité et ornementation somptueuse, remplaçant la salle Le Peletier.

Points essentiels

  • La Salle Peletier a été le lieu emblématique de l’âge d’or du ballet au XIXe siècle, notamment pour le développement du ballet romantique.
  • La machinerie et l’éclairage au gaz ont permis des effets scéniques innovants, renforçant la dimension expressive et mystérieuse du ballet romantique.
  • Pierre-Luc-Charles Ciceri a révolutionné la scénographie avec ses décors réalistes et exotiques, donnant une nouvelle dimension à la mise en scène.
  • La simplification des costumes, notamment la création du tutu par Eugène Lamy et Marie Taglioni, a incarné l’idéal de légèreté et d’éthéré du ballet romantique.
  • La politique de Louis Desiré Veron a mis en avant la danse en tant que spectacle principal, avec un aménagement de la salle pour séduire la bourgeoisie.
  • L’incendie de 1873 a marqué la fin de cette période, menant à la construction du Palais Garnier, symbole du théâtre à l’italienne, inauguré en 1875.

À retenir

La Salle Peletier fut le théâtre de l’âge d’or du ballet romantique, grâce à ses innovations techniques et scénographiques, avant d’être remplacée par le Palais Garnier après l’incendie de 1873.

4. Corps de ballet

Notions clés & Définitions

Costumes La Sylphide : conception par Eugène Lamy, comprenant une jupe montée sur plusieurs jupons, qui contribue à l’aspect éthéré du personnage. La créatrice du costume, Marie Taglioni, a porté cette tenue, qui est devenue l’uniforme emblématique de la ballerine, symbolisant le tutu. La jupe de voiles est attachée au bustier, créant un effet léger et flottant.

Nom du tutu : désignation du costume porté par les ballerines dans La Sylphide, dont l’origine exacte reste mystérieuse, certains suggérant qu’il proviendrait du mot « tulle ». Ce costume est le symbole du ballet romantique et de la légèreté.

Changements dans les costumes : évolution vers des tissus plus légers et fluides, simplification des éléments vestimentaires, influence de la mythologie et du romantisme. La création du tutu marque cette étape, incarnant le style romantique par sa légèreté et sa transparence.

Qualités de la danse romantique : fluidité, liberté de mouvement, allongement, posture expressive, recherche d'apesanteur, incarnant un idéal féminin. Ces qualités se traduisent dans la manière de danser, notamment par la posture et la légèreté du mouvement.

Points essentiels

  • La conception du costume de La Sylphide par Eugène Lamy, avec la jupe montée sur plusieurs jupons, a permis de créer un personnage aérien et éthéré, renforçant l’effet romantique.
  • Marie Taglioni, en portant ce costume, a popularisé le tutu, qui devient l’uniforme de la ballerine, symbole de la légèreté et de l’idéal féminin romantique.
  • La simplification des costumes, avec des tissus légers comme la tarlatane, s’inscrit dans une volonté d’expression du style romantique, favorisant la liberté de mouvement.
  • La recherche de l’allongement et de la posture expressive dans la danse romantique est accentuée par la légèreté du costume, permettant une meilleure fluidité et une impression d’apesanteur.
  • La couleur blanche prédominante dans les costumes évoque la pureté, la mythologie et le rêve, caractéristiques du romantisme.

À retenir

Le costume de La Sylphide, conçu par Eugène Lamy et popularisé par Marie Taglioni, symbolise la légèreté et l’idéal féminin du romantisme, grâce à sa simplicité, ses tissus légers et sa conception qui favorise la fluidité et l’expression dans la danse.

5. Salle du Palais Royal structure

Notions clés & Définitions

  • Salle du Palais Royal : Salle située au but de l’aile sud-est du Palais Royal, initialement destinée aux membres de la cour de France, utilisée à partir de 1673 pour les représentations de l’Académie Royale de Musique.
  • Caractéristiques techniques : Longue de 35 mètres, large de 17 mètres, équipée d’un arc de proscenium selon la mode des théâtres à l’italienne, avec un plancher de scène en pente inclinée vers le public, toile pointe, chassis déplaçables.
  • Machinerie : Conçue par Carlo Vigarani, permettant des effets scéniques avancés, notamment la mise en scène de décors et la suspension de danseuses par des fils transparents.
  • Capacité : Environ 1270 spectateurs, avec un parterre de 600 places debout, un amphithéâtre de 120 sièges, et 550 loges avec balcon.
  • Structure : Première salle à posséder un arc de proscenium, avec une scène sur-élevée.
  • Genre de spectacle : Comédie ballet, opéra-ballet, tragédie lyrique, souvent avec la danse comme intermède ou divertissement.
  • Qualité de la danse : Style de la « belle danse » qui privilégie harmonie, clarté, ordre, symétrie, frontalité, verticalité, légèreté, selon les principes du classicisme.

Points essentiels

  • La salle du Palais Royal a été inaugurée en 1673, suite à plusieurs déménagements et incendies, notamment la destruction de la première salle en 1763.
  • Elle a été aménagée avec de grands travaux pour accueillir une machinerie sophistiquée, permettant des effets spectaculaires pour l’opéra et le ballet.
  • La scène était conçue pour une vision frontale, avec une scène en pente, un plancher incliné, et une toile pointe pour la perspective.
  • La capacité et la configuration favorisaient une mise en valeur de la « belle danse », un style harmonieux et symétrique, en accord avec les principes du classicisme.
  • La salle a connu un âge d’or pour le ballet, notamment grâce à l’évolution technique de l’éclairage au gaz, permettant des atmosphères variées et mystérieuses.
  • La scène a permis la présentation de pièces emblématiques comme Les Indes galantes de Rameau, illustrant la richesse du répertoire lyrique et chorégraphique.
  • L’incendie de 1873 a détruit la salle, précipitant la construction du Palais Garnier, qui deviendra le nouveau symbole de l’opéra parisien.

À retenir

La salle du Palais Royal, par sa structure innovante et ses avancées techniques, a été un lieu central dans le développement du ballet et de l’opéra en France, incarnant l’âge d’or du spectacle au XVIIe et XVIIIe siècle.

6. Genres de spectacle danse

Notions clés & Définitions

Comédie ballet : Genre mêlant danse, théâtre et musique, intégrant la danse comme intermède ou divertissement dans un spectacle plus large.
Opéra-ballet : Genre lyrique combinant chant, danse et théâtre, où la danse occupe une place importante, souvent intégrée dans une structure narrative.
Tragédie lyrique : Genre dramatique mêlant chant, danse et musique, avec une forte dimension expressive et souvent une narration tragique.
Danse comme intermède ou divertissement : Pratique où la danse est utilisée pour ponctuer ou enrichir un spectacle principal, sans en être le centre exclusif.
Évolution des formes et intégration dans les genres mixtes : Processus historique où la danse s’est adaptée et a été intégrée dans différents genres théâtraux, passant de formes isolées à des formes hybrides.

Points essentiels

  • À l’Opéra de Paris, au XVIIIe siècle, la danse ne constitue pas encore un genre indépendant, mais apparaît principalement sous forme d’intermède ou de divertissement dans des genres mixtes comme la comédie ballet, l’opéra-ballet ou la tragédie lyrique.
  • Toutes ces formes de spectacles en musique incluent la danse, qui contribue à la réussite de genres théâtraux ou lyriques.
  • La « belle danse » désigne un style émergeant au XVIIe siècle, basé sur l’harmonie, la clarté, l’ordre et la symétrie, s’appuyant sur les principes du classicisme et la frontalité de la danse de salon de la Renaissance.
  • Exemple représentatif : Les Indes galantes (1735) de Jean-Philippe Rameau, considéré comme un chef-d'œuvre du genre de l’opéra-ballet, où la danse et les costumes jouent un rôle essentiel dans la mise en scène.

À retenir

Les genres de spectacle danse à l’Opéra de Paris ont évolué d’intermèdes dans des formes mixtes vers des formes hybrides où la danse devient un élément central, illustrant une progression vers la reconnaissance de la danse comme un genre à part entière.

7. Qualités de la danse romantique

Notions clés & Définitions

  • Fluidité : Recherche de mouvements souples et continus, permettant une expression naturelle et élégante, caractéristique du style romantique.
  • Liberté de mouvement : Absence de gestes stricts ou rigides, favorisant l'expression personnelle et la souplesse dans l'exécution des gestes.
  • Allongement : Effort pour étirer le corps, notamment les bras et les jambes, afin de créer une impression d'élégance et de légèreté.
  • Posture expressive : Position du corps qui transmet des émotions, avec un buste mobile, des épaules frémissantes, et des mains souples, permettant d’incarner un idéal féminin.
  • Recherche d'apesanteur : Effort pour donner l’impression que la danseuse semble se défaire de la gravité, notamment par des suspensions, élévations et figures légères.
  • Incarnation d’un idéal féminin : La danse romantique vise à représenter la féminité idéale, fragile, éthérée et vulnérable, à travers la posture et le mouvement.

Points essentiels

  • La danse romantique se démarque par la recherche de fluidité, de liberté de mouvement, d’allongement et d’une posture expressive, en rupture avec les gestes strictement codifiés du siècle précédent.
  • La posture de l’héroïne romantique, notamment dans La Sylphide, privilégie un buste mobile, des épaules frémissantes, et des mains souples, avec une attention particulière à l’expression des émotions.
  • Les mouvements privilégient suspensions, élévations, glissades, et figures où le corps semble résister à la gravité, renforçant l’impression d’apesanteur.
  • La posture doit permettre une circulation fluide de l’énergie dans la colonne vertébrale, avec des bras en ligne délicate et des jambes en en dehors naturel.
  • La technique met en avant la légèreté du mouvement, la recherche de l’allongement, et une expressivité qui incarne un idéal féminin fragile et éthéré.

À retenir

La danse romantique se caractérise par une recherche de légèreté, de fluidité et d’expression émotionnelle, incarnant un idéal féminin fragile et éthéré, en rupture avec la rigidité du passé.

8. Costumes ballet romantique

Notions clés & Définitions

  • Costumes La Sylphide : conception par Eugène Lamy, jupe montée sur plusieurs jupons, influence sur le costume de la ballerine, symbole du tutu, inspiré par Marie Taglioni. La jupe est composée de voiles attachés au bustier, créant un costume léger et aérien. (Source : "Costumes La Sylphide")

  • Tutu : costume emblématique du ballet romantique, constitué de plusieurs jupons superposés, généralement en tarlatane, maintenus par une ceinture. Son nom apparaît en 1881, mais son origine reste mystérieuse. La ballerine fournit souvent elle-même le tutu, avec des jupons d'environ 50 à 60 cm de hauteur, selon des dimensions strictes. (Source : "Changements dans les costumes")

  • Changements dans les costumes : simplification des tissus, utilisation de tissus légers et fluides, influence de la mythologie et du romantisme. La création du tutu marque une étape majeure dans l’expression du style romantique, incarnant la légèreté et l’éthéré. (Source : "Changements dans les costumes")

Points essentiels

  • La conception du costume de La Sylphide par Eugène Lamy est caractérisée par une jupe montée sur plusieurs jupons, symbolisant la légèreté et l’évanescence de la sylphide, influencée par Marie Taglioni, qui a popularisé cette tenue. La jupe est faite de voiles, attachés au bustier, permettant une grande liberté de mouvement et une apparence aérienne.

  • Le tutu, devenu symbole du ballet romantique, est une évolution du costume initial. Son nom, apparu en 1881, pourrait dériver du mot « tulle ». La ballerine, notamment Marie Taglioni, portait un tutu dont les jupons de tarlatane étaient maintenus par une ceinture, avec des dimensions strictes pour accentuer la légèreté et la transparence.

  • La simplification des costumes, avec des tissus plus légers et fluides, s’inscrit dans l’évolution vers une danse plus expressive, incarnant l’idéal romantique. La mythologie et le romantisme influencent fortement ces choix esthétiques, renforçant l’aspect éthéré et rêveur des personnages.

À retenir

Les costumes du ballet romantique, notamment le tutu, incarnent la légèreté, l’éthéré et la simplicité, reflétant l’idéal romantique et permettant une liberté expressive accrue dans la danse. La conception par Eugène Lamy et l’influence de Marie Taglioni ont solidifié cette esthétique emblématique.

9. Changements politiques Opéra Paris

Notions clés & Définitions

L’Académie Royale de musique (1669) : Créée à l’initiative de Jean-Baptiste Colbert, elle a pour missions la sauvegarde, la transmission des œuvres passées et la création de nouvelles œuvres en musique, bénéficiant d’un monopole sur la représentation des œuvres lyriques en France. Elle a connu plusieurs déménagements et salles successives en raison d’incendies et de changements de régime.

Le corps de ballet : Institution née avec l’Académie royale de danse, il constitue le berceau de la danse classique en France. Initialement exclusivement masculin, il intègre des femmes dès 1681, et établit des principes et codes de la technique classique toujours en vigueur.

Salle du Palais Royal : Inaugurée en 1673, elle fut la première salle du Palais Royal, équipée par Carlo Vigarani, avec une machinerie innovante, une scène en pente, et une capacité d’environ 1270 spectateurs. Elle adopta la mode des théâtres à l’italienne, favorisant la frontalité et la perspective.

L’âge d’or de la Salle Le Peletier (1821-1873) : Salle d’opéra située au 12 rue Le Peletier, construite rapidement après l’incendie de l’opéra précédent. Elle accueillit environ 1800 spectateurs, avec une architecture légère, une excellente sonorité, et une importante évolution technique notamment dans l’éclairage au gaz et la machinerie scénique.

Changements politiques à l’Opéra de Paris : Influencés par la monarchie et la république, ils se traduisent par des aménagements de la salle, une stratégie de production axée sur la danse, et une politique de recrutement de grandes ballerines européennes. Louis Desiré Veron (1831-1835) a notamment revalorisé la production de ballet, modifié la décoration en rouge et or, et misé sur la publicité pour attirer le public.

Points essentiels

  • La création de l’Opéra en 1669 par Colbert a instauré un monopole sur la musique lyrique en France, avec une double vocation : sauvegarde du patrimoine et création.
  • La salle du Palais Royal, équipée par Vigarani, a permis une mise en scène innovante avec machinerie et architecture à l’italienne, favorisant la perspective frontale.
  • La Salle Le Peletier, construite en 1821, a marqué l’âge d’or du ballet à l’Opéra, avec des avancées techniques dans l’éclairage au gaz, la machinerie, et le décor, permettant des spectacles plus spectaculaires.
  • La politique de Louis Desiré Veron a transformé la production en mettant davantage l’accent sur la danse, en modernisant la salle, et en attirant les grandes ballerines européennes, dans un contexte de stratégie commerciale et de valorisation du ballet romantique.
  • La destruction de la Salle Le Peletier par incendie en 1873 a accéléré la construction du Palais Garnier, inauguré en 1875, symbole du théâtre à l’italienne, flamboyant et fonctionnel.

À retenir

Les changements politiques à l’Opéra de Paris ont profondément influencé l’évolution technique, esthétique et stratégique du spectacle, permettant l’émergence du ballet romantique et la modernisation du théâtre. La reconstruction du Palais Garnier a marqué la fin d’une ère et le début d’un nouveau modèle de scène.

10. Ballet La Sylphide

Notions clés & Définitions

Costumes La Sylphide : conception par Eugène Lamy, jupe montée sur plusieurs jupons, influence sur le costume de la ballerine, symbole du tutu, influencé par Marie Taglioni (qui a porté ce costume). La jupe est une voile attachée au bustier, devenant l’uniforme de la ballerine. Le nom « tutu » apparaît en 1881, probablement dérivé de « tulle ». La tenue doit respecter des dimensions strictes : entre 50 et 60 cm de hauteur, en tarlatane, maintenue par une large ceinture.

Qualités de la danse romantique : fluidité, liberté de mouvement, allongement, posture expressive, recherche d'apesanteur, incarnation d’un idéal féminin. La posture inclut un buste mobile, des épaules expressives, des mains souples, et des bras en ligne délicate. Les jambes privilégient l’en dehors naturel, avec des pointes tournées vers l’extérieur, permettant des mouvements légers et suspendus.

Changements dans les costumes : simplification, tissus légers et fluides, influence de la mythologie et du romantisme, création du tutu comme symbole du ballet romantique. La jupe montée sur plusieurs jupons, avec une silhouette aérienne, devient emblématique de la scène romantique.

Définition de danse romantique : style qui privilégie la fluidité, la liberté, l’allongement, la posture expressive, et l’impression d’apesanteur, incarnant un idéal féminin. Elle se distingue par la recherche d’un mouvement léger, aérien, et d’une posture qui exprime l’émotion.

Théophile Gautier : auteur qui évoque l’introduction du romantisme dans la danse, notamment avec La Sylphide, qui marque une nouvelle ère pour la danse théâtrale, avec des décors romantiques, des costumes en gaze blanche, et une atmosphère mystérieuse.

Points essentiels

  • La Sylphide, créée en 1832, est une œuvre emblématique du ballet romantique, chorégraphiée par Filippo Taglioni, avec une musique de Jean-Madelaine Schneitzhoffer, et des décors de Pierre Cicéri.
  • La danse se caractérise par une recherche de fluidité, une posture expressive, et une impression d’apesanteur, avec un contact réduit avec le sol.
  • Marie Taglioni, qui incarne la Sylphide, porte le costume conçu par Eugène Lamy, qui devient l’uniforme de la ballerine, avec la jupe montée sur plusieurs jupons, symbolisant la légèreté et l’éthéréité.
  • Le costume de La Sylphide, avec le tutu, est une évolution du costume classique, avec une jupe en voile, respectant des dimensions strictes, et symbolisant la légèreté du personnage.
  • La chorégraphie met en avant des mouvements suspendus, des suspensions, des élévations, et une posture qui évoque la légèreté et l’envol.
  • La Sylphide introduit une atmosphère mystérieuse et fantastique dans le ballet, avec des décors romantiques, des forêts, et un éclairage qui accentue cette ambiance.
  • L’incendie de l’Opéra de la rue Le Peletier en 1873 a détruit une grande partie des costumes et décors, mais La Sylphide reste une œuvre fondatrice du ballet romantique.

À retenir

La Sylphide, par sa chorégraphie, ses costumes et son style, incarne l’idéal romantique de légèreté, de liberté et d’expression émotionnelle, marquant une étape clé dans l’évolution de la danse classique et du costume de ballet.

11. Chorégraphie La Sylphide

Notions clés & Définitions

Chorégraphie : Ensemble des mouvements, des pas et des arrangements de danse conçus pour une œuvre. Dans La Sylphide, elle incarne le style romantique avec des mouvements fluides et une posture expressive.
Filippo Taglioni : Chorégraphe de La Sylphide (1832), il a introduit le style romantique dans la danse, privilégiant la fluidité et la légèreté des mouvements.
Style romantique : Courant artistique qui privilégie la liberté de mouvement, la fluidité, l’allongement, la posture expressive et la recherche d’apesanteur, incarnant un idéal féminin.
Qualités du mouvement : Fluidité, liberté, allongement, posture expressive, recherche d’apesanteur.
Posture : Mobilité du buste, épaules expressives, mains souples, bras en ligne de couronne, coudes détendus, omoplates libres.
Jambes : Pointes tournées vers l’extérieur, mouvements d’élévation, suspensions, glissades, figures légères.
Costumes (e.g., tutu) : Jupe montée sur plusieurs jupons, tissus légers, symboles de légèreté et d’éthéréité, conçus par Eugène Lamy et popularisés par Marie Taglioni.
Marie Taglioni : Danseuse emblématique, elle a popularisé le tutu et incarné la Sylphide, symbolisant la légèreté et l’éthéréité.
Chaussons à pointes : Adoptés dans La Sylphide, ils participent à créer l’image d’une créature aérienne et éthérée.
Décors et mise en scène : Utilisation de décors légers, de machinerie avancée, de jeux d’éclairage pour renforcer l’atmosphère mystérieuse et romantique.

Points essentiels

  • La Sylphide, créée en 1832 par Filippo Taglioni, marque une révolution dans la danse romantique en s’éloignant des gestes codifiés pour privilégier la fluidité et la liberté d’expression.
  • La posture de l’héroïne est mobile, avec un buste souple, des épaules expressives, et des bras en ligne de couronne, permettant une expressivité accrue.
  • Les jambes sont tournées en dehors, avec des mouvements d’élévation, de suspension et de glissades, donnant une impression de légèreté et d’envol.
  • Marie Taglioni, en incarnant la Sylphide, a popularisé le tutu, symbole du ballet romantique, avec une jupe montée sur plusieurs jupons en tulle.
  • La chorégraphie privilégie la recherche d’un mouvement aérien, d’un contact réduit avec le sol, renforçant l’impression d’apesanteur.
  • La mise en scène utilise des décors romantiques, des machineries et un éclairage particulier pour créer une atmosphère mystérieuse et féerique.
  • La Sylphide a introduit une nouvelle ère dans la danse, mêlant technique et expressivité, et a permis l’introduction du ballet romantique dans l’histoire de la scène.

À retenir

La Sylphide, par sa chorégraphie innovante et ses costumes emblématiques, a instauré le style romantique dans la danse, mettant en avant la légèreté, la fluidité et l’expression d’un idéal féminin, tout en révolutionnant la technique du ballet.

12. Costumes La Sylphide

Notions clés & Définitions

  • Costumes La Sylphide : conception par Eugène Lamy, avec une jupe montée sur plusieurs jupons, symbolisant le costume de la ballerine et influençant l’image du tutu. La jupe est composée de voiles attachés au bustier, créant un aspect léger et aérien. (source : "Costumes La Sylphide : conception par Eugène Lamy, jupe montée sur plusieurs jupons, influence sur le costume de la ballerine, influence de Marie Taglioni")
  • Influence de Marie Taglioni : elle a porté et popularisé le costume conçu par Eugène Lamy, faisant du tutu l’uniforme emblématique de la ballerine. (source : "Marie Taglioni, la créatrice du rôle, immortalise le costume imaginé par Eugène Lamy")
  • Nom du tutu : le costume ne sera appelé « tutu » qu’en 1881, son origine restant mystérieuse, certains pensant qu’il dériverait du mot « tulle ». (source : "Le costume ne trouvera cependant son nom actuel qu’en 1881 ; l'origine de ce nom reste d'ailleurs un mystère")
  • Caractéristiques du tutu : jupons de 50 à 60 cm de hauteur, fabriqués en tarlatane, maintenus par une large ceinture. Les danseuses fournissent elles-mêmes leur tutu, avec des dimensions strictes. (source : "les jupons doivent avoir entre 50 et 60 centimètres de hauteur, être constitués de deux rangs de tarlatane et maintenus par une ceinture cousue de quinze centimètres de large")
  • Simplification des costumes : à partir du début du XIXe siècle, les costumes deviennent plus légers, avec des tissus fluides et une réduction des éléments encombrants comme les paniers, pour mieux s’adapter à l’évolution du mouvement. (source : "D’un côté les paniers sont peu à peu éliminés, et de l’autres, les tissus se font plus légers et fluides s’adaptant à l’évolution du mouvement des danseurs")
  • Le tutu comme symbole : il incarne l’idéal de légèreté et d’éthéréité dans la danse romantique, notamment dans La Sylphide. (source : "le costume qui incarne et est symbole du ballet en lui-même : le tutu")
  • Origine du nom « tutu » : probablement issu du mot « tulle », bien que cela reste une hypothèse non confirmée. (source : "le nom, influence de Marie Taglioni, symbole du tutu. Le costume ne trouvera cependant son nom actuel qu’en 1881 ; l'origine de ce nom reste d'ailleurs un mystère, d'aucuns pensant qu’il proviendrait du mot « tulle »")

Points essentiels

  • Eugène Lamy conçoit le costume de La Sylphide avec une jupe montée sur plusieurs jupons, utilisant des tissus légers et fluides pour accentuer la légèreté et l’éthéréité du personnage.
  • Marie Taglioni, en incarnant le rôle, popularise ce costume, qui devient l’uniforme de la ballerine romantique, avec une jupe de voiles attachée au bustier.
  • Le nom « tutu » apparaît en 1881, probablement dérivé du mot « tulle », mais reste une origine incertaine.
  • La taille du tutu est strictement réglementée, avec une hauteur de 50 à 60 cm, et la fourniture du costume est assurée par la danseuse elle-même.
  • La simplification des costumes, avec des tissus plus légers et moins encombrants, reflète l’évolution vers une danse plus fluide et expressive.
  • Le tutu symbolise la légèreté, la pureté et l’idéal féminin dans la danse romantique, notamment dans La Sylphide.

À retenir

Le costume de La Sylphide, conçu par Eugène Lamy et popularisé par Marie Taglioni, a instauré le tutu comme symbole de la danse romantique, incarnant la légèreté et l’éthéréité du personnage de la Sylphide.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1641Inauguration de la Salle du Palais Royal
1673Mise à disposition gratuite par Louis XIV à Jean-Baptiste Lully
1763Fin de l’utilisation principale de la Salle du Palais Royal
1821Ouverture de la Salle Peletier
1873Incendie de la Salle Peletier
1875Inauguration du Palais Garnier

Tableaux de Synthèse

CritèresSalle du Palais RoyalSalle PeletierAuteur/Concept
Capacité1 270 spectateursNon précisé
ArchitectureArc de proscenium, scène en pente, machinerie Carlo VigaraniOrnementation, machinerie avancée, couleurs rouge et orCarlo Vigarani, Pierre-Luc-Charles Ciceri
GenresComédie ballet, opéra-ballet, tragédie lyriqueBallet romantique, opéra
FonctionLieu principal de l’Académie RoyaleLieu de l’âge d’or du ballet romantique
InnovationsMachinerie italienne, effets spectaculairesEffets de lumière, décors exotiques, tutu

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre la Salle du Palais Royal avec la Salle Peletier : leur période d’utilisation et leur architecture diffèrent.
  2. Croire que la Salle du Palais Royal a été construite par Vigarani : elle a été modifiée par lui.
  3. Confondre la fonction de la machinerie dans la Salle du Palais Royal et celle de la scénographie de Ciceri dans la Salle Peletier.
  4. Assimiler la « belle danse » uniquement à la période romantique : elle est aussi présente dans le classicisme.
  5. Confondre l’âge d’or du ballet romantique avec la période de la Salle Peletier uniquement.
  6. Omettre que le monopole de l’Académie Royale de musique a duré jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.
  7. Confondre la salle du Palais Royal avec le Palais Garnier dans leur architecture et leur époque.

Checklist Examen

  1. Connaître la date de création de l’Académie Royale de musique (1669) et ses missions principales.
  2. Identifier les différentes salles successives de l’Opéra de Paris et leur période d’utilisation.
  3. Expliquer le rôle de Jean-Baptiste Lully dans la salle du Palais Royal.
  4. Définir la double vocation de l’Académie Royale de musique : sauvegarde patrimoniale et création.
  5. Comprendre l’importance de la machinerie conçue par Carlo Vigarani dans la salle du Palais Royal.
  6. Connaître les caractéristiques de la « belle danse » et ses principes (harmonie, clarté, simplicité).
  7. Identifier les innovations scénographiques de Pierre-Luc-Charles Ciceri à la Salle Peletier.
  8. Décrire l’impact de l’éclairage au gaz sur la scénographie du ballet romantique.
  9. Connaître les caractéristiques du costume tutu et son origine dans le ballet romantique.
  10. Expliquer la transition politique et technique à l’Opéra sous Louis Desiré Veron.
  11. Identifier la date de l’incendie de la Salle Peletier (1873) et ses conséquences.
  12. Connaître le rôle et la symbolique du Palais Garnier, inauguré en 1875.

Test your knowledge

Test your knowledge on Évolution du ballet et de l'opéra à Paris with 12 multiple-choice questions with detailed corrections.

1. Comment l’Académie Royale de musique, créée en 1669, a-t-elle appliqué son rôle dans la pratique du spectacle musical en France ?

2. Quelle caractéristique technique distinguait la salle du Palais Royal construite en 1673 pour l'Académie Royale de musique?

Take the quiz →

Review with flashcards

Memorize the key concepts of Évolution du ballet et de l'opéra à Paris with 24 interactive flashcards.

Académie Royale de musique — année ?

Créée en 1669 par Colbert.

Double vocation — rôle ?

Sauvegarde et création des œuvres.

Salle du Palais Royal — capacité ?

Environ 1 270 spectateurs.

See flashcards →

Similar courses

Create your own revision sheets

Import your course and AI generates sheets, quizzes and flashcards in 30 seconds.

Sheet generator