📋 Plan du Cours
- Guerres et conflits : définitions et typologies
- Clausewitz : guerre continuation de la politique
- Carl von Clausewitz : biographie et contexte
- Tactique et stratégie chez Clausewitz
- Guerre de Trente Ans : origines des traités
- Traités de Westphalie : conditions et modalités
- Sécurité collective et ONU sous Kofi Annan
- Missions ONU et réformes institutionnelles
- Crise de l’ONU et guerre en Irak
- Moyen-Orient : définitions et acteurs
- Du conflit israélo-arabe au conflit israélo-palestinien
- Échec des tentatives de paix en Palestine
📖 1. Guerres et conflits : définitions et typologies
🔑 Notions clés & Définitions
- Conflit : Un conflit est un affrontement entre acteurs, qui peut aller de tensions à des violences, sans être forcément une guerre.
- Guerre : Une guerre est un affrontement armé durable, généralement organisé, qui correspond à une forme particulière de conflit.
- Diplomatie : La diplomatie regroupe les démarches de négociation entre États ou acteurs pour apaiser un conflit sans recourir directement aux combats.
- Conflit armé international : Un conflit armé international oppose des acteurs relevant de plusieurs États, avec des dimensions transfrontalières et des interventions possibles.
- Conflit armé non-international : Un conflit armé non-international correspond le plus souvent à une guerre civile, avec des interventions étrangères possibles.
📝 Points essentiels
- Toutes les guerres sont des conflits, mais tous les conflits ne sont pas des guerres car certains restent des violences ponctuelles ou des oppositions limitées.
- Environ 400 conflits par an sont recensés depuis 2010, tandis qu’on compte environ 20 guerres depuis 2010.
- Le XXe siècle est présenté comme plus violent que le XXIe siècle dans le cours.
- Les conflits peuvent s’apaiser par des négociations via la diplomatie plutôt que par la poursuite des combats.
- La typologie distingue notamment conflits armés internationaux, conflits civils, conflits exportés, conflits transfrontaliers, et terrorisme.
- Les conflits armés internationaux peuvent inclure une occupation militaire ou un contrôle de territoires sans occupation militaire (exemple cité : Gaza).
💡 Astuce mémo
Conflit = affrontement (pas forcément armé durable) ; Guerre = affrontement armé durable.
📖 2. Clausewitz : guerre continuation de la politique
🔑 Notions clés & Définitions
- Carl von Clausewitz : Théoricien prussien de la guerre, auteur de De la guerre, qui distingue tactique et stratégie et décrit la guerre comme instrument politique.
- De la guerre : Ouvrage de Clausewitz (rédigé entre 1832 et 1835) qui développe une théorie de la guerre et ses formes concrètes.
- Guerre absolue : Idéal théorique où la logique de la guerre pousse à l’“écrasement” de l’ennemi avec un usage minimal de force, jusqu’à l’extinction.
- Guerre réelle : Version concrète de la guerre où l’objectif n’est pas l’anéantissement total, mais la pression maximale pour obtenir des négociations.
- Brouillard de guerre : Notion liée à la guerre irrégulière où l’information est maîtrisée pour créer de l’incertitude chez l’adversaire.
📝 Points essentiels
- Clausewitz naît le 1er juillet 1780 à Burg en Prusse et est repéré par Gerhardt von Scharnorst à l’adolescence.
- En 1806, il subit la défaite de Lena et Auerstaedt face à Napoléon, puis refuse en 1812 de rejoindre l’armée napoléonienne en France.
- En 1812, la Prusse rejoint la France et 20 000 hommes doivent être envoyés en France pour rejoindre l’armée de Napoléon.
- En 1815, il assiste à Waterloo, devient professeur au Collège militaire de Berlin en 1818, puis retourne dans l’armée en 1831 avant de mourir le 16 novembre 1831 du choléra.
- Clausewitz distingue la tactique comme emploi des forces pour le combat et la stratégie comme emploi des combats en vue de la décision finale.
- La guerre est définie comme un acte de violence visant à contraindre l’adversaire à exécuter notre volonté.
💡 Astuce mémo
Tactique = forces au combat ; Stratégie = combats pour décider (T-S : combat→décision).
📖 3. Carl von Clausewitz : biographie et contexte
🔑 Notions clés & Définitions
- Carl von Clausewitz : Théoricien prussien de la guerre, dont l’analyse sert de référence pour comparer des conflits réels à un “modèle” de la guerre.
- Guerres napoléoniennes : Période de conflits européens marquée par les campagnes de Napoléon, souvent utilisée pour tester des analyses de la guerre.
- Grande Armée : Armée napoléonienne associée à des effectifs très élevés et à une mobilisation à grande échelle.
- Guerre irrégulière : Forme de conflit où les acteurs ne suivent pas forcément les schémas classiques d’affrontement entre armées régulières.
- Terrorisme : Violence visant à troubler l’ordre public par intimidation ou terreur, avec des objectifs politiques, religieux ou sociaux selon les définitions.
📝 Points essentiels
- Clausewitz est mobilisé pour évaluer si une guerre donnée correspond à son modèle, notamment quand des négociations existent entre les parties.
- Les guerres napoléoniennes servent de terrain de comparaison, avec l’idée que les soldats peuvent combattre pour des idées plutôt que pour un souverain.
- Napoléon naît le 15 août 1769 à Ajaccio et mène une carrière militaire entre 1795 et 1799.
- Le 18 brumaire (1799), Napoléon devient premier Consul, puis il devient empereur en 1804.
- Napoléon commande environ 86 batailles, dont 71 victoires, avec “La Grande Armée” pouvant aller jusqu’à 600 000 hommes.
- La “petite guerre” clausewitzienne est illustrée par l’Espagne en 1808, quand le roi est forcé d’abdiquer au profit de Joseph Bonaparte, déclenchant une résistance madrilène.
💡 Astuce mémo
Clausewitz = “modèle à tester” : compare chaque conflit à ce schéma (régulier/irrégulier, négociations, objectifs).
📖 4. Tactique et stratégie chez Clausewitz
🔑 Notions clés & Définitions
- Clausewitz : Auteur de référence pour penser la différence entre conduite des combats et conduite de la guerre dans son ensemble.
- Tactique : Niveau de la conduite immédiate des opérations sur le champ de bataille, centré sur l’action à court terme.
- Stratégie : Niveau de la conduite globale de la guerre, visant des objectifs politiques et l’organisation des moyens sur la durée.
- Guerre irrégulière : Forme de conflit où les acteurs n’emploient pas forcément des armées régulières et privilégient des modes d’action non classiques.
- Jus ad bellum : Droit qui encadre les conditions permettant de recourir à la guerre.
📝 Points essentiels
- Clausewitz distingue la conduite immédiate des combats (tactique) de la conduite globale visant des objectifs (stratégie).
- La “guerre irrégulière” renvoie à des pratiques de combat qui s’écartent des schémas militaires réguliers classiques.
- Le jus ad bellum traite de la question “quand peut-on faire la guerre ?”.
- Le jus in bellos traite de la question “que peut-on faire pendant la guerre ?”.
- Le terrorisme islamiste est présenté comme un défi pour l’articulation entre droit de la guerre et pratiques réelles de violence.
- La section relie la réflexion sur la guerre (Clausewitz) aux cadres juridiques (jus ad bellum / jus in bellos) pour analyser la construction de la paix.
💡 Astuce mémo
Tactique = “sur le terrain”, Stratégie = “pour gagner la guerre” ; Jus ad bellum = “quand”, Jus in bellos = “pendant”.
📖 5. Guerre de Trente Ans : origines des traités
🔑 Notions clés & Définitions
- Guerre de Trente Ans : Conflit européen (1618-1648) qui sert de toile de fond à la signature des traités de Westphalie.
- Saint Empire Romain Germanique : Ensemble politique hérité des Carolingiens, où des rivalités internes alimentent la guerre de Trente Ans.
- Habsbourgs : Dynastie cherchant à contrôler l’Europe, dont les ambitions entrent en tension avec la présence française.
- Traité de paix de Münster : Traité signé à la fin de la guerre de Trente Ans, notamment avec les Provinces Unies, dans un contexte de forte tension.
- Système westphalien : Organisation politique fondée sur le principe de pardon mutuel, issue du règlement progressif de la guerre de Trente Ans.
📝 Points essentiels
- La guerre de Trente Ans oppose notamment des ambitions des Habsbourgs à la difficulté de contrôler l’Europe, avec un obstacle majeur : la France.
- Le conflit interne au Saint Empire s’intensifie quand Ferdinand II veut imposer l’uniformisation religieuse au catholicisme en Bohème.
- L’épisode déclencheur est l’expulsion violente des protestants par Ferdinand II, illustrée par l’incident des « jettés par la fenêtre ».
- Christian IV (Danemark) envoie Albrecht von Wallenstein qui écrase les forces protestantes en 1629.
- Gustave Adolphe II (Suède) relance la dynamique protestante, notamment après la bataille de BREITENFELD du 17 septembre 1631.
- En 1635, l’armée française intervient côté protestant, ce qui modifie l’équilibre militaire jusqu’à la fin du conflit.
💡 Astuce mémo
1618-1648 = « 30 ans pour finir » : Bohème→fenêtre→Wallenstein (1629)→Breitenfeld (17/09/1631)→France (1635).
📖 6. Traités de Westphalie : conditions et modalités
🔑 Notions clés & Définitions
- Westphalien : Westphalien : qualification associée à l’idée de pardon mutuel entre États après un conflit, au cœur de la logique de paix.
- Pardon mutuel : Pardon mutuel : principe de réconciliation réciproque qui permet de sortir d’un affrontement et de stabiliser les relations.
- Gestion des puissances : Gestion des puissances : approche qui explique la paix par l’organisation des rapports de force entre États plutôt que par la seule morale.
- Sécurité collective : Sécurité collective : mécanisme de paix fondé sur l’action coordonnée d’États pour empêcher ou contenir une menace.
📝 Points essentiels
- Westphalie est reliée à l’idée de pardon mutuel, utilisée pour caractériser la logique de sortie de conflit entre puissances rivales.
- La lecture proposée par Arnaud Blin présente les traités comme une question de gestion des puissances, donc de régulation des rapports de force.
- L’axe « faire la paix par la sécurité collective » renvoie à l’idée que la paix passe par des actions coordonnées, notamment via l’ONU.
- Le multilatéralisme est illustré par le parcours de Kofi Annan, présenté comme un acteur majeur du système international.
- La sécurité collective est mise en lien avec les opérations de l’ONU sous mandats, dans la continuité du rôle de l’organisation après 1945.
💡 Astuce mémo
Westphalie = « West » (ouest) + « paix » : pardon mutuel pour gérer les puissances (paix par sécurité collective).
📖 7. Sécurité collective et ONU sous Kofi Annan
🔑 Notions clés & Définitions
- Sécurité collective : Principe de sécurité où plusieurs États coopèrent pour empêcher ou sanctionner une agression, plutôt que d’agir seuls.
- Organisation des Nations unies : Organisation internationale créée pour maintenir la paix et gérer les crises via des organes comme le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale.
- Kofi Annan : Secrétaire général de l’ONU (1997-2006) associé à une période de réformes et de débats sur l’efficacité de l’action onusienne.
- Résolution 187-2 : Décision de l’ONU (1947) prévoyant la création d’un plan de partage et la mise en place d’un cadre pour deux États.
- Nakba : Catastrophe de 1948 correspondant à la fuite et au déplacement massif de Palestiniens après la guerre israélo-arabe.
📝 Points essentiels
- Le plan de partage de l’ONU est voté en 1947 par la résolution 187-2, avec une logique de création de deux États.
- Le 14 mai 1948, l’État d’Israël est proclamé par David Ben Gourion, puis le 15 mai 1948 les États arabes attaquent, déclenchant la première guerre israélo-arabes (1948-1949).
- Environ 700 000 Palestiniens fuient en 1948, événement appelé Nakba, qui pose durablement la question des réfugiés.
- Le 5 juin 1967, la guerre des Six Jours éclate, avec notamment la fermeture du golfe d’Aqaba par l’Égypte et une riposte d’Israël.
- La reconnaissance de l’État d’Israël intervient en 1948 notamment par les États-Unis et l’URSS, tandis que les pays arabes s’y opposent.
- La section relie l’idée de sécurité collective à l’ONU en montrant que des décisions onusiennes et des tentatives de paix n’empêchent pas l’escalade au Moyen-Orient, en particulier en Palestine.
💡 Astuce mémo
ONU = “partage sur le papier” (1947) puis “guerre sur le terrain” (1948) : 187-2 → Nakba → escalade.
🔑 Notions clés & Définitions
- Panarabisme : Idéologie visant l’unité des communautés arabes, qui influence la position des États arabes dans la période 1948–1967.
- OLP : Organisation de libération de la Palestine, dont la charte (1964) marque l’affirmation d’une conscience nationale palestinienne.
- Plan de partage : Proposition de l’ONU (1947–1948) visant à organiser le territoire en séparant des entités, avant la naissance de l’État d’Israël.
- Accords de Camp David : Accords (1978) entre l’Égypte et Israël qui ouvrent la voie à une paix et à une reconnaissance politique.
- Accords d’Oslo : Accords (1993) qui instaurent une reconnaissance mutuelle entre dirigeants israéliens et palestiniens.
📝 Points essentiels
- 1948, 1967 et 1978 montrent un passage d’une logique panarabe à une logique nationale, puis à une logique de négociation territoriale.
- Le Royaume-Uni, puissance coloniale en déclin, quitte la région en 1948 et ne parvient pas à gérer des tensions extrêmes.
- L’ONU multiplie les tentatives de règlement, notamment le plan de partage (1947–1948), mais l’issue renforce l’image d’impuissance face aux crises.
- Après la guerre de 6 jours, l’ONU joue surtout un rôle humanitaire (1967), tandis que les acteurs régionaux et les grandes puissances prennent davantage la main.
- 1973 : la guerre du Kippour oppose l’Égypte et la Syrie à Israël pendant Yom Kippour, dans un contexte de rivalités d’intérêts.
- 1978 : l’Égypte signe la paix (Camp David) et devient le premier État arabe à reconnaître Israël, puis Israël évacue le Sinaï en 1982.
💡 Astuce mémo
Panarabisme → Nationalisme → Négociation : 1948/1967/1978.
📖 9. Crise de l’ONU et guerre en Irak
🔑 Notions clés & Définitions
- Camp David : Accords de Camp David qui marquent un tournant dans la position de l’Égypte et renforcent la dynamique de négociations.
- Oslo : Processus d’accords entre acteurs israéliens et palestiniens visant une logique de négociation plutôt que de confrontation directe.
- Camp David II : Relance des négociations après Camp David, présentée comme une nouvelle étape vers une paix négociée.
- Solution des deux États : Principe selon lequel Israéliens et Palestiniens doivent disposer chacun d’un État, position maintenue par l’ONU malgré les blocages.
- FATAH : Mouvement palestinien associé à la Cisjordanie, acteur central des négociations mais fragilisé par les divisions internes.
📝 Points essentiels
- L’éclatement du monde arabe oppose des acteurs favorables à des compromis (Égypte, Cisjordanie) à des positions plus hostiles à certains arrangements (Syrie, Liban).
- La logique de négociation avec Israël progresse avec Yasser Arafat, mais les attentats et la radicalité du Hamas compliquent les dossiers les plus sensibles comme les réfugiés.
- Les États-Unis affirment leur rôle avec le retournement de l’Égypte après Camp David et le déclin de l’URSS, en soutenant une paix fondée sur des étapes successives (Camp David, Oslo, Camp David II).
- L’ONU condamne les actes du gouvernement américain tout en laissant une marge d’action aux États-Unis, et bloque les demandes de siège palestinien.
- Dans la période 1978-2001, les conflits civils et la question nationale structurent la dynamique régionale, puis depuis 2001 alternent tentatives de paix et tensions locales.
💡 Astuce mémo
Camp David → Égypte bascule ; ONU dit non mais laisse faire ; Hamas complique les réfugiés.
📖 10. Moyen-Orient : définitions et acteurs
🔑 Notions clés & Définitions
- Plan Trump à Gaza : Plan politique attribué à Donald Trump visant un règlement du conflit à Gaza, discuté à partir de 2025 et rejeté par plusieurs acteurs.
- Jared Kushner : Conseiller et proche de Donald Trump, cité comme participant à la conception d’un échange autour du plan à Gaza.
- Tony Blair : Ancien Premier ministre britannique, mentionné comme acteur impliqué dans des discussions liées au plan à Gaza.
- Ron Darmer : Responsable politique associé à l’entourage de Donald Trump, cité parmi les participants à la conception des échanges sur Gaza.
- Centre de coordination militaro-civile de Kivyat Gat : Structure de coordination militaro-civile située à Kivyat Gat (Sud Israël), datée du 17 octobre 2022 dans la source.
📝 Points essentiels
- 29 septembre 2025 : la source associe le « plan Trump » à Gaza à un calendrier de communication et de discussion.
- 23 novembre 2025 : des représentants de la région du Moyen-Orient se retrouvent à Washington et publient un communiqué commun sur la nécessité de la paix à Gaza.
- 27 août 2025 : la source mentionne une réunion avec Trump présentée comme liée à la conception du plan.
- L’Égypte propose un plan alternatif, mais Washington et Tel-Aviv refusent selon la source.
- La source décrit un « chaos » dans 47% du territoire non sous occupation, sans préciser la nature exacte de cette répartition.
- 17 octobre 2022 : la source date la création d’un centre de coordination militaro-civile à Kivyat Gat (Sud Israël).
💡 Astuce mémo
Kivyat Gat = « 17/10 » (coordination militaro-civile) ; Gaza = « 27/08 puis 29/09 puis 23/11 » (enchaînement de dates).
📖 11. Du conflit israélo-arabe au conflit israélo-palestinien
🔑 Notions clés & Définitions
- Guerre du Golfe : Conflit armé déclenché par l’invasion du Koweït par l’Irak, puis mené par une coalition internationale sous mandat de l’ONU.
- Résolution 660 : Décision de l’ONU qui condamne l’attaque de l’Irak contre le Koweït.
- Résolution 678 : Décision de l’ONU du 29 novembre 1990 autorisant l’usage de la force si l’Irak ne retire pas ses troupes avant le 15 janvier 1991.
- Desert Shield : Phase initiale de la guerre du Golfe visant à contrôler le Golfe persique à partir de bases comme l’Arabie-Saoudite.
- Desert Storm : Phase de la guerre du Golfe centrée sur des bombardements puis une invasion terrestre courte pour libérer le Koweït.
📝 Points essentiels
- 2 août 1990, l’Irak attaque le Koweït, avec des enjeux maritimes et pétroliers, dans un contexte de détente liée à la fin de la guerre froide.
- L’ONU adopte d’abord la résolution 660 pour condamner l’attaque, puis la résolution 678 le 29 novembre 1990.
- La résolution 678 prévoit qu’en cas de refus de retrait avant le 15 janvier 1991, « tout le monde peut attaquer » via une coalition.
- La coalition compte environ 350 000 Irakiens contre 680 000 combattants dont 450 000 Américains.
- Desert Shield (prise de contrôle du Golfe persique) sert de préparation depuis l’Arabie-Saoudite, puis Desert Storm (17 janvier-28 février) combine bombardements aériens/navals et invasion terrestre de 4 jours.
- Les combats sont décrits comme peu nombreux mais intenses, avec des pertes irakiennes estimées entre 150 000 et 180 000 et environ 1000 pertes pour la coalition dont 247 au combat.
💡 Astuce mémo
Résolutions 660→678 : 660 = condamnation, 678 = délai (15/01/1991) puis autorisation d’attaquer ; phases Shield→Storm : contrôle du Golfe puis bombardements + 4 jours d’invasion.
📖 12. Échec des tentatives de paix en Palestine
🔑 Notions clés & Définitions
- Résolution 986 : Décision de l’ONU qui autorise l’Irak à acheter nourriture et médicaments contre la fourniture de pétrole.
- Oil-for-food : Programme dit « pétrole contre nourriture » mis en place sous embargo pour permettre à l’Irak d’obtenir des biens essentiels via des livraisons de pétrole.
- Opération Liberté irakienne : Nom de l’offensive lancée en 2003 par George W. Bush contre l’Irak.
- Guerre asymétrique : Conflit où l’affrontement ne repose pas sur une symétrie des forces, favorisant des formes de violence et de déstabilisation durables.
📝 Points essentiels
- Le programme « pétrole contre nourriture » naît après le 14 avril 1995, quand l’ONU vote la résolution 986 pour encadrer des achats de biens essentiels en échange de pétrole.
- Le terminal Mina al Ahmadi (pétrole) est associé à des déversements dans le Golfe persique, estimés entre 900 000 et 1 500 000 tonnes.
- Sous Hussein, le dispositif Oil-for-food sert aussi de cadre à un réseau de corruption, permettant à de nombreux acteurs de s’enrichir.
- En 2003, les États-Unis cherchent à attaquer l’Irak en présentant à l’ONU de (fausses) preuves d’armes de destruction massive, mais la France oppose un veto et la Chine s’abstient, ce qui conduit l’ONU à refuser.
- Malgré le refus de l’ONU, les États-Unis attaquent, renversent Saddam Hussein, puis laissent derrière eux des armes récupérées par des groupes terroristes, ce qui alimente la violence.
- Le 20 mars 2003, George W. Bush lance l’opération « Liberté irakienne » avec environ 160 000 soldats de coalition (5 divisions US et 1 britannique) et environ 500 000 soldats irakiens, tandis que les affrontements sont b
💡 Astuce mémo
Résolution 986 = « 986 = nourriture-médicaments », mais Oil-for-food devient « pétrole + corruption » ; 20/03 = « Liberté irakienne » = guerre asymétrique qui dure.
📅 Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|
| 2010 | Environ 400 conflits par an recensés depuis 2010 ; environ 20 guerres depuis 2010 |
| 1er juillet 1780 | Naissance de Carl von Clausewitz à Burg (Prusse) |
| 1618-1648 | Guerre de Trente Ans (toile de fond des traités de Westphalie) |
📊 Tableaux de synthèse
Clausewitz : tactique vs stratégie
| Notion | Niveau | But |
|---|
| Tactique | emploi des forces de combats | décision finale (via le combat) |
| Stratégie | emploi des combats | décision finale |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre conflit et guerre : un conflit peut être ponctuel et pas forcément armé durable, alors qu’une guerre est un affrontement armé durable.
- Croire que Clausewitz vise l’anéantissement total en pratique : la “guerre réelle” cherche surtout à pousser l’adversaire vers des négociations.
- Mélanger jus ad bellum et jus in bellos : le premier encadre “quand” faire la guerre, le second “que faire pendant” la guerre.
- Se tromper sur la chronologie de Westphalie : la guerre de Trente Ans dure 1618-1648 et le traité de Münster s’inscrit dans un processus finalisé sur plusieurs années (1645-1648).
- Penser que l’ONU “empêche” toujours l’escalade : la source montre au contraire des décisions et tentatives qui n’empêchent pas l’escalade au Moyen-Orient.
- Confondre les phases de la guerre du Golfe : Desert Shield (prise de contrôle du Golfe persique) puis Desert Storm (bombardements puis invasion terrestre courte).
- Croire que Oil-for-food est un simple échange sans effets : la source insiste sur la corruption et l’enrichissement permis par le dispositif sous Hussein.
✅ Checklist Examen
- Définir conflit, guerre, diplomatie, conflit armé international et non-international, et donner au moins un exemple pour chaque catégorie.
- Expliquer la différence “toutes les guerres sont des conflits, mais tous les conflits ne sont pas des guerres” avec l’idée de violences ponctuelles.
- Présenter les repères chiffrés donnés : environ 400 conflits/an depuis 2010 et environ 20 guerres depuis 2010, et l’idée de plus grande violence au XXe siècle.
- Rappeler la biographie de Clausewitz : naissance (1er juillet 1780), défaite de 1806, traité du 14 février 1812, mort (16 novembre 1831).
- Expliquer De la guerre (1832-1835) et la définition de la guerre comme acte de violence visant à contraindre l’adversaire à exécuter notre volonté.
- Distinguer guerre absolue (logique d’atomisation avec usage minimal de force) et guerre réelle (pression maximale pour obtenir des négociations).
- Distinguer guerre régulière (destruction directe des forces armées) et guerre irrégulière (maîtrise de l’information, brouillard de guerre, petite guerre/guérilla).
- Relier les guerres napoléoniennes et la “petite guerre” clausewitzienne : Espagne 1808 (roi forcé d’abdiquer, résistance madrilène).
- Définir le terrorisme à partir des définitions données (France 1986 et FBI) et citer au moins 3 critères/éléments mentionnés.
- Expliquer pourquoi le terrorisme islamiste est présenté comme un défi pour l’articulation entre jus ad bellum et jus in bellos.
- Raconter les origines de Westphalie : guerre de Trente Ans (1618-1648), Ferdinand II en Bohème, incident des “jettés par la fenêtre”, rôle de Christian IV/Wallenstein et de Gustave Adolphe II/Breitenfeld (17 septembre 16
- Expliquer ce qu’est le système westphalien (pardon mutuel) et la lecture d’Arnaud Blin (gestion des puissances).
- Présenter Kofi Annan : mandat (1997-2006), rôle dans les missions, et l’idée que l’ONU est à son peak sous son mandat, puis l’échec en 2003 avec l’Irak.
- Expliquer le plan de partage de l’ONU (résolution 187-2) et la chronologie Israël/attaques arabes (14-15 mai 1948) ainsi que la Nakba (700 000 Palestiniens).
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