Salomon : immédiat, proche, et en deux temps (on écoute d’abord, on révèle ensuite la mère).
Épée puis compassion : la vraie mère protège l’enfant vivant sans le laisser tuer.
Symétrie→impasse : Salomon répète, puis coupe pour faire surgir la vraie différence maternelle.
Épée pour rompre l’égalité, puis parole pour nommer : compassion = preuve de la mère.
Preuve visible → maternité certaine (accouchement) ; preuve indirecte → paternité incertaine (conception).
Deuil + larmes = parole publique → paix négociée.
30/11/841 : c’est le lendemain du 29/11/825, donc Guillaume a 16 ans au moment où Dhuoda commence son manuel.
Parricide = “Père + Mère” : le matricide est “rangé” dans le parricide, donc même sommet pénal et dimension sacrilège.
Gouges : « en 1791, la mère passe du silence de 1789 au premier rang du préambule ».
1791 : mères au sommet du droit ; 1804 : incapacité de la femme mariée ; puis 1909-1915-1928 : la loi “rebranche” la mère sur la garde et le travail via congés et autorité en cas d’absence du père.
| Date | Événement |
|---|---|
| 970 à 930 avant notre ère | Règne du roi Salomon (cadre temporel du procès) |
| vers 970 avant notre ère | En Israël, chaque ville dispose d’un tribunal collégial |
| 30 novembre 841 | Date de rédaction du « Manuel pour mon fils » de Dhuoda |
| 29 novembre 825 | Naissance de Guillaume (16 ans au moment du manuel) |
| Vème et VIème siècles | Période des vagues migratoires germaniques dans l’Empire romain |
| début du VIIème siècle | Datation des lettres d’Herchenfreda |
| tout début du Vème siècle av. J.C. | Difficultés face aux Volsques et ambassade de mères (Coriolan) |
| 1740 | Procès au Châtelet : une femme se présente comme mère légitime pour éviter d’être perçue comme libertine |
| 1711 | Lettre conservée dans les archives du Châtelet : exemple de transmission du prénom de la mère |
| 1791 | Olympe de Gouges adresse à la reine la « Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne » |
| Civilisation | Principe | Preuve mise en avant |
|---|---|---|
| Grèce | Mère (femme légitime) = « damar » : administre la maison et relève du privé | Maternité liée à un fait visible (accouchement) selon l’argumentation du cours |
| Rome | Reconnaissance maternelle limitée à la maison ; pater familias interdit une existence juridique propre aux autres | « Mater semper certa est » : la maternité est toujours certaine, plus facile à prouver que la paternité |
| Période | Conditions de puissance | Mécanisme |
|---|---|---|
| Ancien Régime | Supériorité paternelle générale ; exceptions : veuvage et tutelle reconnue à la mère | La tutelle maternelle et le veuvage font accéder la mère à une plénitude de pouvoir paternel ; droit de correction… |
| Code civil 1804 | Femme mariée juridiquement incapable (tutelle du mari) ; mère pleinement active surtout hors mort/absence du père | Disparaissent les dispositions d’autorité paternelle à la mort du père ; droit de correction avec conditions ; art.… |
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Récit judiciaire du roi Salomon pour révéler l’identité maternelle.
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