Revision sheet: Histoire et institutions de l'UE

Plan du Cours

  1. Histoire de l'UE
  2. Plan Marshall
  3. Organisation OTAN
  4. Traités fondateurs
  5. Institutions européennes
  6. Politiques communautaires
  7. Sources du droit UE
  8. Elargissements UE
  9. Budget et finances UE
  10. Politiques sectorielles

1. Histoire de l'UE

Notions clés & Définitions

  • Union europĂ©enne : organisation unique mondiale regroupant 27 États membres, créée pour favoriser la paix, la stabilitĂ© et la coopĂ©ration Ă©conomique en Europe, avec une histoire dĂ©butant aprĂšs la Seconde Guerre mondiale.
  • Contexte historique 1945-1951 : pĂ©riode marquĂ©e par la reconstruction de l'Europe en ruines, la division de l'Allemagne en zones occupĂ©es, et l'opposition entre l'URSS et les États-Unis, illustrĂ©e par la dĂ©claration de Winston Churchill (1874-1965) parlant du « rideau de fer » (mars 1946).
  • Rideau de fer : expression de Winston Churchill (1874-1965) dĂ©signant la frontiĂšre symbolique sĂ©parant l'Europe soviĂ©tique du reste du continent, marquant la division en deux blocs antagonistes aprĂšs 1945.
  • Plan Marshall : initiative amĂ©ricaine lancĂ©e en juin 1947 par Harry S. Truman (1884-1972) pour aider Ă  la reconstruction Ă©conomique de l'Europe occidentale, en utilisant principalement des aides pour l'achat de produits alimentaires, matiĂšres premiĂšres et Ă©quipements industriels.
  • Opposition Est-Ouest : confrontation idĂ©ologique et politique entre l'URSS et les États-Unis aprĂšs 1945, qui marque la fin de la Grande Alliance et amorce la Guerre froide, avec la dĂ©nonciation par le rapport Jdanov (septembre 1947) d’un monde divisĂ© en deux camps antagonistes.
  • Organisation du traitĂ© de l’Atlantique Nord (OTAN) : alliance militaire créée en 1949, garantissant la sĂ©curitĂ© des pays europĂ©ens face Ă  la menace soviĂ©tique, avec la signature du traitĂ© de Bruxelles en mars 1948 et la formation de l’OTAN Ă  Bruxelles en 1949.

Points essentiels

  • La reconstruction de l'Europe aprĂšs la Seconde Guerre mondiale est au cƓur du processus de construction europĂ©enne, avec une situation de ruines, de pĂ©nuries et de pertes humaines importantes.
  • La division de l'Allemagne en zones d'occupation et la mĂ©fiance croissante entre l'URSS et les États-Unis accentuent la fracture du continent, illustrĂ©e par la dĂ©claration de Churchill (mars 1946) sur le « rideau de fer ».
  • La politique amĂ©ricaine, notamment le Plan Marshall (1950), vise Ă  contenir l'expansion communiste et Ă  relancer l'Ă©conomie europĂ©enne, en soutenant la consommation et le dĂ©veloppement industriel.
  • La dĂ©nonciation par le rapport Jdanov (septembre 1947) marque la fin de la Grande Alliance et l'amorce de la Guerre froide, avec une Europe divisĂ©e en deux blocs antagonistes.
  • La crĂ©ation de l'OTAN (1949) et du Conseil de l’Europe (1949) traduit la volontĂ© de sĂ©curiser et d’organiser la coopĂ©ration politique et militaire face Ă  la menace soviĂ©tique.

À retenir

L’histoire de l’Union europĂ©enne commence dans un contexte de dĂ©vastation et de division, oĂč la peur de l’expansion soviĂ©tique et la volontĂ© de reconstruction pacifique ont conduit Ă  la mise en place de premiĂšres institutions et alliances pour assurer la paix et la stabilitĂ© en Europe.

2. Plan Marshall

Notions clés & Définitions

  • Plan Marshall (1947) : programme d’aide Ă©conomique lancĂ© par les États-Unis en juin 1947 pour soutenir la reconstruction et la relance Ă©conomique de l’Europe occidentale, visant notamment Ă  favoriser la consommation et la stabilitĂ© Ă©conomique.
  • Organisation europĂ©enne de coopĂ©ration Ă©conomique (OECE) (1948) : organisme créé en 1948 pour gĂ©rer et coordonner l’aide du Plan Marshall, regroupant initialement 16 pays bĂ©nĂ©ficiaires, afin de favoriser la reconstruction Ă©conomique de l’Europe.
  • Politique du containment (1947) : stratĂ©gie amĂ©ricaine visant Ă  endiguer l’expansion du communisme en limitant la propagation de l’influence soviĂ©tique, notamment Ă  travers une aide Ă©conomique et militaire.
  • Rapport Jdanov (1947) : rapport approuvĂ© par les dĂ©lĂ©guĂ©s des partis communistes, dĂ©nonçant la division du monde en deux camps opposĂ©s, et opposant la vision amĂ©ricaine du Plan Marshall, en qualifiant l’Occident d’impĂ©rialiste et antidĂ©mocratique.
  • Opposition soviĂ©tique au Plan Marshall : rejet par l’URSS et ses alliĂ©s de l’aide amĂ©ricaine, dĂ©nonçant une tentative d’ingĂ©rence et de domination Ă©conomique, et rĂ©agissant par le rapport Jdanov pour marquer la division idĂ©ologique et gĂ©opolitique de l’aprĂšs-guerre.

Points essentiels

  • Le Plan Marshall a Ă©tĂ© lancĂ© en juin 1947 par le prĂ©sident amĂ©ricain Harry S. Truman pour soutenir la reconstruction Ă©conomique de 16 pays europĂ©ens, notamment par l’achat de produits alimentaires, matiĂšres premiĂšres, outils et Ă©quipements industriels. Il marque l’entrĂ©e de l’Europe occidentale dans une Ăšre de consommation accrue.
  • La OECE, créée en 1948 Ă  Paris, a pour objectif de gĂ©rer cette aide et de coordonner la reconstruction Ă©conomique, intĂ©grant initialement 16 pays bĂ©nĂ©ficiaires, dont la France, l’Italie, la Belgique, et le Royaume-Uni. L’Allemagne de l’Ouest et Trieste y ont rejoint en 1949.
  • La stratĂ©gie amĂ©ricaine s’inscrit dans une politique de containment pour limiter l’expansion communiste, en rĂ©action Ă  la montĂ©e des tensions avec l’URSS, dĂ©noncĂ©e par rapport Jdanov en septembre 1947, qui oppose un camp impĂ©rialiste Ă  un camp dĂ©mocratique.
  • La rĂ©action soviĂ©tique Ă  l’aide amĂ©ricaine est un rejet total du Plan Marshall, qu’elle considĂšre comme une tentative d’ingĂ©rence et d’exploitation Ă©conomique, renforçant la division Est-Ouest et amorçant la guerre froide.
  • La crĂ©ation de l’OECE et la mise en Ɠuvre du Plan Marshall ont permis de relancer l’économie europĂ©enne, tout en renforçant la polarisation idĂ©ologique et gĂ©opolitique entre les deux blocs.

À retenir

Le Plan Marshall, lancĂ© en 1947, constitue une rĂ©ponse amĂ©ricaine au besoin de reconstruction de l’Europe tout en Ă©tant un outil stratĂ©gique de containment, qui accentue la division Est-Ouest et marque le dĂ©but de la guerre froide.

3. Organisation OTAN

Notions clés & Définitions

  • Organisation du traitĂ© de l’Atlantique Nord (OTAN) (1949) : alliance militaire créée pour assurer la dĂ©fense collective de ses membres face Ă  la menace soviĂ©tique, regroupant principalement des pays d’AmĂ©rique du Nord et d’Europe occidentale.
  • TraitĂ© de Bruxelles (1948) : accord signĂ© entre la Belgique, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, garantissant la sĂ©curitĂ© mutuelle de ces pays europĂ©ens, considĂ©rĂ© comme un prĂ©curseur de l’OTAN.
  • AdhĂ©sion progressive de pays europĂ©ens Ă  l’OTAN : processus par lequel plusieurs États europĂ©ens ont rejoint l’alliance Ă  partir de 1949, renforçant la dĂ©fense collective face Ă  l’expansion soviĂ©tique.
  • Union de l’Europe occidentale (UEO) (1954) : structure créée pour assurer la dĂ©fense collective en Europe, qui a coexistĂ© avec l’OTAN avant de voir ses missions intĂ©grĂ©es ou transfĂ©rĂ©es.
  • RĂŽle de l’OTAN dans le commandement militaire europĂ©en : l’OTAN exerce une coordination stratĂ©gique et opĂ©rationnelle pour la dĂ©fense du continent europĂ©en, notamment via le commandement intĂ©grĂ©.
  • Bundeswehr et intĂ©gration de l’Allemagne de l’Ouest Ă  l’OTAN : la force armĂ©e allemande, créée en 1955, rejoint l’OTAN, marquant la rĂ©intĂ©gration de l’Allemagne dans la dĂ©fense occidentale aprĂšs la Seconde Guerre mondiale.

Points essentiels

L’OTAN, fondĂ©e en 1949 par le traitĂ© du mĂȘme nom, constitue une alliance militaire de dĂ©fense collective visant Ă  contrer la menace soviĂ©tique durant la Guerre froide. Elle s’appuie sur le TraitĂ© de Bruxelles (1948), qui garantissait la sĂ©curitĂ© de certains pays europĂ©ens, et a connu une adhĂ©sion progressive de pays europĂ©ens, notamment avec l’intĂ©gration de l’Allemagne de l’Ouest en 1955, via la Bundeswehr. La crĂ©ation de l’OTAN a permis la mise en place d’un commandement militaire europĂ©en sous l’égide de l’alliance, assurant la coordination stratĂ©gique face Ă  la menace communiste. La UEO, créée en 1954, visait Ă  renforcer la dĂ©fense en Europe, mais ses missions ont Ă©tĂ© intĂ©grĂ©es Ă  celles de l’OTAN, qui demeure le principal acteur de la sĂ©curitĂ© en Europe. La participation de l’Allemagne de l’Ouest Ă  l’OTAN a Ă©tĂ© un moment clĂ© de la rĂ©conciliation europĂ©enne et de l’intĂ©gration militaire occidentale.

À retenir

L’OTAN, créée en 1949, est la principale organisation de dĂ©fense collective en Europe, dont le rĂŽle a Ă©voluĂ© avec la fin de la Guerre froide, tout en restant centrale dans la sĂ©curitĂ© euro-atlantique.

4. Traités fondateurs

Notions clés & Définitions

  • TraitĂ© de Paris (1951) : traitĂ© instituant la CommunautĂ© europĂ©enne du charbon et de l’acier (CECA), visant Ă  mettre en commun la production de charbon et d’acier entre la France, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg, pour favoriser la paix et la relance Ă©conomique. (source)

  • TraitĂ©s de Rome (1957) : accords crĂ©ant la CommunautĂ© Ă©conomique europĂ©enne (CEE) et la CommunautĂ© europĂ©enne de l’énergie atomique (Euratom ou CEEA), pour Ă©tablir un marchĂ© commun et dĂ©velopper l’énergie nuclĂ©aire en Europe. (source)

  • TraitĂ© de Maastricht (1993) : traitĂ© qui fonde l’Union europĂ©enne, regroupant la CEE, la Politique Ă©trangĂšre et de sĂ©curitĂ© commune (PESC) et la coopĂ©ration en justice et affaires intĂ©rieures, avec la reconnaissance de la citoyennetĂ© europĂ©enne. (source)

  • TraitĂ© de Londres (1949) : traitĂ© Ă©tablissant le Conseil de l’Europe, organisation visant Ă  promouvoir un espace dĂ©mocratique et juridique commun en Europe, autour de la Convention europĂ©enne des droits de l’Homme. (source)

  • TraitĂ© instituant la CommunautĂ© europĂ©enne de dĂ©fense (CED) (1952) : traitĂ© visant Ă  crĂ©er une armĂ©e europĂ©enne fĂ©dĂ©rale, sous contrĂŽle supranational, mais non ratifiĂ© par la France en 1954, marquant l’échec de cette initiative. (source)

  • Acte unique europĂ©en (1986) : rĂ©vision des traitĂ©s pour accĂ©lĂ©rer l’achĂšvement du marchĂ© intĂ©rieur, en Ă©tablissant la libre circulation des marchandises, personnes, services et capitaux, avec un objectif de rĂ©alisation d’ici 1992. (source)

Points essentiels

  • La CECA (1951) a Ă©tĂ© la premiĂšre Ă©tape concrĂšte vers l’intĂ©gration europĂ©enne, en mettant en commun la production de charbon et d’acier pour prĂ©venir de futurs conflits, sous l’impulsion de Robert Schuman.
  • Les traitĂ©s de Rome (1957) ont permis la crĂ©ation de la CEE et de la CEE pour instaurer un marchĂ© commun, avec la suppression des droits de douane et la mise en place d’un tarif douanier commun.
  • Le traitĂ© de Maastricht (1993) a transformĂ© la CEE en Union europĂ©enne, en intĂ©grant la citoyennetĂ© europĂ©enne, la politique monĂ©taire (euro) et la coopĂ©ration en politique Ă©trangĂšre.
  • Le TraitĂ© de Londres (1949) a fondĂ© le Conseil de l’Europe, distinct de l’Union europĂ©enne, pour promouvoir la dĂ©mocratie et la protection des droits de l’homme via la Convention europĂ©enne des droits de l’Homme.
  • La CED (1952) visait Ă  crĂ©er une armĂ©e europĂ©enne fĂ©dĂ©rale, mais a Ă©chouĂ©, illustrant les limites de l’intĂ©gration militaire supranationale Ă  cette Ă©poque.
  • L’Acte unique europĂ©en (1986) a permis d’accĂ©lĂ©rer la rĂ©alisation du marchĂ© intĂ©rieur, en Ă©largissant les compĂ©tences communautaires et en prĂ©parant la future union Ă©conomique.

À retenir

Les traitĂ©s fondateurs ont posĂ© les bases de l’intĂ©gration europĂ©enne, en combinant des initiatives Ă©conomiques, politiques et sĂ©curitaires, avec une Ă©volution progressive vers une union plus intĂ©grĂ©e et souveraine.

5. Institutions européennes

Notions clés & Définitions

  • Haute AutoritĂ© : institution supranationale créée par la CECA, chargĂ©e de gĂ©rer et de contrĂŽler la mise en Ɠuvre des politiques communes, notamment la rĂ©gulation du marchĂ© du charbon et de l’acier, avec une autoritĂ© indĂ©pendante (voir section 1).
  • Conseil des ministres : organe dĂ©cisionnel de la CommunautĂ© europĂ©enne, oĂč les reprĂ©sentants des États membres se rĂ©unissent pour adopter des lois, coordonner les politiques et approuver le budget, jouant un rĂŽle clĂ© dans la gouvernance (voir section 1).
  • AssemblĂ©e : organe lĂ©gislatif de la CECA, composĂ© de reprĂ©sentants des États membres, qui participe Ă  l’élaboration des politiques et Ă  la prise de dĂ©cisions, notamment dans la crĂ©ation de la Haute AutoritĂ© (voir section 1).
  • Conseil de l'Europe : organisation pour espace dĂ©mocratique et juridique commun, fondĂ©e en 1949 par le traitĂ© de Londres, visant Ă  promouvoir la dĂ©mocratie, les droits de l’homme et la justice en Europe, notamment Ă  travers la Convention europĂ©enne des droits de l’Homme (voir section 1).
  • Mouvement EuropĂ©en : association fondĂ©e en 1948 pour promouvoir l’intĂ©gration europĂ©enne, rassemblant des mouvements et personnalitĂ©s favorables Ă  une Europe unie, jouant un rĂŽle de sensibilisation et de plaidoyer (voir section 1).
  • RĂŽle des institutions dans la gouvernance europĂ©enne : elles assurent la lĂ©gislation, la gestion financiĂšre, la coordination des politiques et la reprĂ©sentation des États, formant un systĂšme complexe de pouvoirs dĂ©lĂ©guĂ©s et partagĂ©s pour garantir la cohĂ©rence et l’efficacitĂ© de l’Union (voir section 1).

Points essentiels

  • La Haute AutoritĂ© est une institution supranationale, créée par la CECA, qui dispose de pouvoirs indĂ©pendants pour gĂ©rer la politique du marchĂ© commun du charbon et de l’acier, symbolisant la premiĂšre tentative d’intĂ©gration supranationale (voir section 1).
  • Le Conseil des ministres joue un rĂŽle central dans la gouvernance communautaire, en adoptant des lois, en coordonnant les politiques et en approuvant le budget, en reprĂ©sentant les intĂ©rĂȘts des États membres (voir section 1).
  • L’AssemblĂ©e de la CECA, composĂ©e de reprĂ©sentants des États, participe Ă  la prise de dĂ©cisions et Ă  la supervision de la Haute AutoritĂ©, incarnant la coopĂ©ration intergouvernementale initiale (voir section 1).
  • Le Conseil de l'Europe, fondĂ© en 1949, a pour objectif de promouvoir un espace dĂ©mocratique et juridique commun, notamment par la Convention europĂ©enne des droits de l’Homme, et ne doit pas ĂȘtre confondu avec l’Union europĂ©enne (voir section 1).
  • Le Mouvement EuropĂ©en, créé en 1948, est un acteur de la sociĂ©tĂ© civile qui milite pour l’intĂ©gration europĂ©enne, en organisant des campagnes, confĂ©rences et actions de sensibilisation (voir section 1).
  • La gouvernance europĂ©enne repose sur l’interaction entre ces institutions, qui assurent la lĂ©gislation, la gestion financiĂšre, la coopĂ©ration politique et la promotion des valeurs communes en Europe (voir section 1).

À retenir

Les institutions de la CECA, telles que la Haute AutoritĂ©, le Conseil des ministres, et l’AssemblĂ©e, ont posĂ© les bases d’un modĂšle de gouvernance europĂ©enne, combinant pouvoirs supranationaux et intergouvernementaux, tandis que le Conseil de l'Europe Ɠuvre pour un espace dĂ©mocratique et juridique commun.

6. Politiques communautaires

Notions clés & Définitions

  • Politique agricole commune (PAC) (1962) : Politique instaurĂ©e pour soutenir et rĂ©guler le secteur agricole europĂ©en, visant Ă  garantir la sĂ©curitĂ© alimentaire, stabiliser les marchĂ©s agricoles, et assurer un revenu Ă©quitable aux agriculteurs. Elle constitue une des premiĂšres politiques communautaires liĂ©es au marchĂ© commun.
  • Politiques europĂ©ennes prĂ©vues dans les traitĂ©s fondateurs : Ensemble des domaines d’action dĂ©finis dans les traitĂ©s de Rome (1957) et autres, incluant la crĂ©ation d’un marchĂ© commun, la politique de concurrence, la politique agricole commune, et la politique de cohĂ©sion, visant Ă  rĂ©aliser l’intĂ©gration Ă©conomique et politique de l’Union.
  • Coordination des politiques commerciales et tarif douanier commun : Processus par lequel les États membres harmonisent leurs politiques commerciales extĂ©rieures, notamment par la mise en place d’un tarif douanier commun (TEC) et la suppression des droits de douane entre eux, afin de former un espace commercial homogĂšne.
  • LibĂ©ralisation des Ă©changes et suppression des droits de douane : Phase de rĂ©duction progressive, puis d’élimination totale des droits de douane et restrictions quantitatives entre États membres, permettant la libre circulation des marchandises dans le cadre de l’Union Ă©conomique et monĂ©taire.
  • Politiques communautaires liĂ©es au marchĂ© commun : Ensemble des actions visant Ă  crĂ©er un espace de libre circulation des biens, services, capitaux et personnes, notamment par la suppression des obstacles non tarifaires et la mise en place d’un marchĂ© intĂ©rieur.
  • CoopĂ©ration politique Ă©trangĂšre europĂ©enne : Politique commune visant Ă  coordonner les positions des États membres dans le domaine international, notamment en matiĂšre de diplomatie, de sĂ©curitĂ© et de dĂ©fense, dans le cadre de l’Union europĂ©enne (voir section 3).

Points essentiels

  • La PAC, instaurĂ©e en 1962, est une des premiĂšres politiques communautaires, visant Ă  soutenir l’agriculture et Ă  garantir la sĂ©curitĂ© alimentaire dans le cadre du marchĂ© commun (voir section 1).
  • Les traitĂ©s fondateurs, notamment ceux de Rome (1957), ont posĂ© les bases d’un marchĂ© commun avec la suppression des barriĂšres tarifaires et non tarifaires, ainsi que la mise en place d’un tarif douanier commun (voir section 4).
  • La coordination des politiques commerciales extĂ©rieures permet Ă  l’UE de nĂ©gocier en bloc avec les pays tiers, renforçant son poids Ă©conomique et politique.
  • La libĂ©ralisation des Ă©changes a permis la crĂ©ation d’un espace Ă©conomique intĂ©grĂ©, favorisant la croissance, la compĂ©titivitĂ©, et la cohĂ©sion entre États membres.
  • La coopĂ©ration politique Ă©trangĂšre europĂ©enne s’est renforcĂ©e avec la mise en place d’une politique Ă©trangĂšre commune, notamment Ă  partir du traitĂ© d’Amsterdam (1997) et du traitĂ© de Lisbonne (2009), pour une voix unifiĂ©e sur la scĂšne internationale.

À retenir

Les politiques communautaires, en particulier la PAC et la politique commerciale commune, ont Ă©tĂ© les piliers de la construction europĂ©enne, visant Ă  instaurer un marchĂ© intĂ©rieur intĂ©grĂ© et une action extĂ©rieure cohĂ©rente pour renforcer la souverainetĂ© et l’influence de l’Union.

7. Sources du droit UE

Notions clés & Définitions

TraitĂ©s de l’Union europĂ©enne (voir section 4) : accords fondamentaux qui Ă©tablissent les principes, les compĂ©tences et le fonctionnement de l’Union europĂ©enne. Ils constituent la source principale du droit communautaire et ont une valeur juridique supĂ©rieure aux autres actes lĂ©gislatifs.

RĂšglements : actes juridiques de portĂ©e gĂ©nĂ©rale adoptĂ©s par les institutions europĂ©ennes, qui s’appliquent directement et uniformĂ©ment dans tous les États membres sans nĂ©cessiter de transposition nationale.

Directives : actes lĂ©gislatifs europĂ©ens qui fixent des objectifs Ă  atteindre par les États membres, laissant Ă  ces derniers le choix des moyens pour les rĂ©aliser, tout en Ă©tant contraignants quant au rĂ©sultat Ă  atteindre.

Interdiction des ententes et aides d’État (voir section 6) : principe selon lequel toute entente entre entreprises ou aide financiĂšre publique accordĂ©e par un État, susceptible de fausser la concurrence dans le marchĂ© commun, est interdite sauf Ă  but social, conformĂ©ment aux rĂšgles en matiĂšre de concurrence et de fiscalitĂ© dans la CEE.

Convention europĂ©enne des droits de l’Homme : texte adoptĂ© en 1950 par le Conseil de l’Europe, qui garantit les droits fondamentaux des individus et constitue une rĂ©fĂ©rence en matiĂšre de protection des libertĂ©s individuelles dans le droit europĂ©en.

Textes de rĂ©fĂ©rence sur la protection de l’individu : ensemble de textes, notamment la Convention europĂ©enne des droits de l’Homme, qui assurent la protection des droits fondamentaux et des libertĂ©s individuelles face aux actions des États et des institutions europĂ©ennes.

Points essentiels

  • Les traitĂ©s (voir section 4) sont la source suprĂȘme du droit de l’UE, dĂ©finissant ses compĂ©tences et son cadre institutionnel. Leur rĂŽle est central dans la crĂ©ation du droit communautaire, notamment en Ă©tablissant la hiĂ©rarchie des normes.
  • Les rĂšglements ont une application immĂ©diate dans tous les États membres, assurant une uniformitĂ© juridique, contrairement aux directives qui nĂ©cessitent une transposition nationale.
  • La rĂšgle d’interdiction des ententes et aides d’État vise Ă  prĂ©server la concurrence dans le marchĂ© commun, sauf exceptions Ă  but social, conformĂ©ment aux rĂšgles en matiĂšre de concurrence et de fiscalitĂ© dans la CEE.
  • La Convention europĂ©enne des droits de l’Homme constitue un socle juridique pour la protection des libertĂ©s fondamentales, intĂ©grĂ©e dans le cadre du Conseil de l’Europe, distinct mais complĂ©mentaire du droit de l’UE.
  • Les textes de rĂ©fĂ©rence sur la protection de l’individu, tels que la Convention europĂ©enne des droits de l’Homme, ont une influence majeure sur la lĂ©gislation europĂ©enne, notamment en matiĂšre de droits fondamentaux.

À retenir

Les sources du droit de l’UE, principalement constituĂ©es des traitĂ©s, rĂšglements et directives, forment la hiĂ©rarchie juridique qui gouverne l’Union, en assurant la cohĂ©rence, la transparence et la protection des droits fondamentaux dans l’ensemble des États membres.

8. Elargissements UE

Notions clés & Définitions

  • Élargissement de la CEE/UE (1973, 1981, 1986) : processus d’intĂ©gration progressive par l’adhĂ©sion de nouveaux États membres, permettant d’étendre la zone de libre circulation, le marchĂ© commun et l’union politique. Ces dates marquent des Ă©tapes clĂ©s dans l’expansion gĂ©ographique de l’Union, notamment avec l’adhĂ©sion du Royaume-Uni, de l’Irlande et du Danemark en 1973, de la GrĂšce en 1981, puis de l’Espagne et du Portugal en 1986.

  • AdhĂ©sion du Royaume-Uni, Irlande, Danemark (1973) : premier Ă©largissement significatif de la CEE, marquĂ© par la signature des traitĂ©s d’adhĂ©sion, aprĂšs des nĂ©gociations oĂč certains refus initiaux ont Ă©tĂ© exprimĂ©s, notamment par la France. Ce processus a Ă©tĂ© une Ă©tape majeure dans la consolidation de l’intĂ©gration europĂ©enne.

  • Processus d’intĂ©gration progressive des nouveaux membres : dĂ©marche par laquelle les États candidats nĂ©gocient leur adhĂ©sion, souvent avec des refus initiaux, avant de satisfaire aux critĂšres politiques, Ă©conomiques et juridiques fixĂ©s par l’Union. Ce processus inclut des nĂ©gociations, des ajustements lĂ©gislatifs et une pĂ©riode de transition.

  • NĂ©gociations et refus initiaux d’adhĂ©sion : Ă©tape cruciale oĂč l’Union Ă©value la compatibilitĂ© des candidats avec ses critĂšres, pouvant conduire Ă  des refus temporaires ou dĂ©finitifs. Ces refus sont souvent liĂ©s Ă  des divergences politiques ou Ă©conomiques, mais l’intĂ©gration se poursuit gĂ©nĂ©ralement aprĂšs ajustements.

  • AdhĂ©sion de la GrĂšce (1981) et de l’Espagne et du Portugal (1986)** : illustrent l’élargissement gĂ©ographique vers le sud de l’Europe, marquant une Ă©tape dans la dĂ©mocratisation et la modernisation des États membres, avec des nĂ©gociations longues et complexes, souvent accompagnĂ©es de rĂ©formes internes.

Points essentiels

  • Les Ă©largissements de 1973, 1981 et 1986 ont permis d’étendre le marchĂ© commun Ă  des États membres qui ont dĂ» satisfaire Ă  des critĂšres stricts, notamment en matiĂšre politique et Ă©conomique, aprĂšs des nĂ©gociations souvent longues et parfois initialement refusĂ©es (notamment pour le Royaume-Uni en 1973).

  • La pĂ©riode d’intĂ©gration a Ă©tĂ© progressive, avec un processus de nĂ©gociation comprenant des ajustements lĂ©gislatifs et institutionnels, illustrant la volontĂ© de l’Union de renforcer sa cohĂ©sion tout en respectant la souverainetĂ© des États candidats.

  • La premiĂšre adhĂ©sion du Royaume-Uni, de l’Irlande et du Danemark en 1973 a Ă©tĂ© un tournant, marquant la volontĂ© de l’Union de s’ouvrir Ă  des pays ayant des traditions Ă©conomiques et politiques diffĂ©rentes, malgrĂ© des refus initiaux et des dĂ©bats internes.

  • L’adhĂ©sion de la GrĂšce en 1981 et de l’Espagne et du Portugal en 1986 a permis d’intĂ©grer des pays issus de la transition dĂ©mocratique, renforçant la dimension gĂ©ographique et politique de l’Union, tout en respectant le processus de nĂ©gociation et d’ajustement.

  • Ces Ă©largissements ont Ă©tĂ© accompagnĂ©s de nĂ©gociations souvent difficiles, avec des refus initiaux, mais ont permis Ă  l’Union de se renforcer Ă©conomiquement, politiquement et gĂ©ographiquement, en consolidant la cohĂ©sion de ses membres.

À retenir

Les Ă©largissements de la CEE/UE en 1973, 1981 et 1986 illustrent un processus d’intĂ©gration progressive, marquĂ© par des nĂ©gociations longues et parfois initialement refusĂ©es, qui ont permis Ă  l’Union de s’étendre gĂ©ographiquement tout en renforçant sa cohĂ©sion politique et Ă©conomique.

9. Budget et finances UE

Notions clés & Définitions

  • Financement commun : MĂ©canisme par lequel les États membres contribuent Ă  un budget unique destinĂ© Ă  financer les politiques communes de l’Union, permettant une gestion centralisĂ©e des ressources (voir gestion financiĂšre des institutions europĂ©ennes).
  • Budget commun pour la CommunautĂ© europĂ©enne de dĂ©fense (CED) : Budget prĂ©vu pour financer la dĂ©fense commune dans le cadre de la CED, mais qui n’a jamais Ă©tĂ© rĂ©ellement mis en Ɠuvre en raison de l’échec de la ratification du traitĂ© (voir gestion financiĂšre des institutions europĂ©ennes).
  • RĂŽle du budget dans la gestion des politiques sectorielles : Le budget de l’UE sert Ă  financer et Ă  coordonner les politiques communautaires telles que la Politique agricole commune (PAC) ou la Politique de cohĂ©sion, en assurant leur mise en Ɠuvre efficace (voir financement des politiques communautaires).

Points essentiels

  • Le budget de l’UE est principalement constituĂ© de contributions des États membres, selon des critĂšres de rĂ©partition fixĂ©s par des rĂšglements europĂ©ens, permettant de financer les politiques communes et la gestion des institutions (voir gestion financiĂšre des institutions europĂ©ennes).
  • La gestion financiĂšre de l’UE repose sur un cadre pluriannuel, avec un cadre financier pluriannuel (CFP) qui dĂ©finit les plafonds de dĂ©penses sur plusieurs annĂ©es, notamment pour 2025 (155,2 milliards d’euros en crĂ©dits de paiements) et 2026 (190,1 milliards d’euros en crĂ©dits de paiements).
  • La Politique de cohĂ©sion, la Politique agricole commune (PAC) et d’autres politiques sectorielles sont financĂ©es via le budget communautaire, avec une gestion partagĂ©e entre la Commission europĂ©enne, le Parlement europĂ©en et le Conseil (voir financement des politiques communautaires).
  • La crĂ©ation d’un budget commun pour la CED a Ă©tĂ© envisagĂ©e dans le cadre de la CommunautĂ© europĂ©enne de dĂ©fense, mais cette derniĂšre n’a jamais Ă©tĂ© opĂ©rationnelle en raison de l’échec de la ratification du traitĂ© en 1954.
  • La gestion financiĂšre des institutions europĂ©ennes inclut la prĂ©paration, l’exĂ©cution, le contrĂŽle et l’audit des dĂ©penses, assurant la transparence et la responsabilitĂ© dans l’utilisation des fonds publics europĂ©ens.

À retenir

Le budget de l’UE, basĂ© sur un financement commun, est un outil central pour la gestion et la mise en Ɠuvre des politiques communautaires, avec une structure financiĂšre organisĂ©e selon un cadre pluriannuel et une gouvernance partagĂ©e entre ses institutions.

10. Politiques sectorielles

Notions clés & Définitions

  • Espace Schengen : Zone gĂ©ographique oĂč la suppression des frontiĂšres intĂ©rieures permet la libre circulation des personnes, sans contrĂŽles aux frontiĂšres internes, favorisant une intĂ©gration plus poussĂ©e entre États membres et associĂ©s. Objectifs : faciliter la mobilitĂ©, renforcer la coopĂ©ration policiĂšre et judiciaire. AdhĂ©sion : progressive, avec participation de certains États associĂ©s sans droit de vote (ex : Islande, NorvĂšge, Suisse, Liechtenstein). La Croatie a rejoint en 2023, et la Bulgarie ainsi que la Roumanie en tant qu’associĂ©s en 2024.
  • AdhĂ©sion progressive : Processus par lequel des États ou des partenaires intĂšgrent l’espace Schengen Ă©tape par Ă©tape, selon leur conformitĂ© aux critĂšres de sĂ©curitĂ© et de coopĂ©ration.
  • CoopĂ©ration Schengen : Ensemble des mesures de coordination entre États membres et associĂ©s pour assurer la sĂ©curitĂ© et la gestion des flux migratoires, sans droit de vote pour certains États associĂ©s.
  • Objectifs de l’espace Schengen : renforcer la libre circulation, amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© commune, simplifier les dĂ©placements transfrontaliers, et favoriser l’intĂ©gration europĂ©enne.
  • Politiques sectorielles liĂ©es Ă  la libre circulation : mesures dans des domaines comme la justice, la police, la migration, et la sĂ©curitĂ©, visant Ă  harmoniser et renforcer la coopĂ©ration entre États pour assurer la fluiditĂ© des flux et la sĂ©curitĂ©.

Points essentiels

L’espace Schengen, créé en 1985 par la signature des accords Ă  Luxembourg, constitue une Ă©tape majeure dans l’intĂ©gration europĂ©enne, en supprimant les contrĂŽles aux frontiĂšres intĂ©rieures entre ses membres. La majoritĂ© des pays de l’UE y adhĂšrent progressivement, avec une participation de certains États associĂ©s, qui participent Ă  la coopĂ©ration sans droit de vote (ex : Islande, NorvĂšge, Suisse, Liechtenstein). La Croatie a rejoint en 2023, tandis que la Bulgarie et la Roumanie, en 2024, sont membres associĂ©s pour certains flux, leur intĂ©gration totale Ă©tant en nĂ©gociation pour 2025 ou 2026.

L’adhĂ©sion Ă  Schengen repose sur des critĂšres stricts en matiĂšre de sĂ©curitĂ©, de gestion migratoire et de coopĂ©ration judiciaire. La coopĂ©ration Schengen se traduit par des Ă©changes d’informations, des mesures communes contre la criminalitĂ© organisĂ©e, et une harmonisation des politiques migratoires, sans que certains États associĂ©s disposent du droit de vote.

Les objectifs principaux de l’espace Schengen sont de faciliter la mobilitĂ© des citoyens europĂ©ens, de renforcer la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure, et de promouvoir une intĂ©gration Ă©conomique et sociale plus profonde. La politique sectorielle liĂ©e Ă  la libre circulation inclut notamment la coopĂ©ration policiĂšre, la gestion des flux migratoires, et la lutte contre la criminalitĂ© transfrontaliĂšre.

À retenir

L’espace Schengen, en supprimant les contrĂŽles aux frontiĂšres internes, favorise la libre circulation tout en renforçant la coopĂ©ration sĂ©curitaire, avec une participation progressive des États et une coopĂ©ration sans droit de vote pour certains partenaires associĂ©s.

Tableaux de SynthĂšse

ThÚmeNotions clésDates importantesAuteurs/Références
Histoire de l'UEUnion européenne, Rideau de fer, Plan Marshall, Opposition Est-Ouest, OTAN1945-1951 (création UE, déclaration Churchill, Plan Marshall 1947, OTAN 1949)Churchill (1874-1965), Truman (1884-1972), Jdanov (1896-1948)
Plan MarshallAide économique, OECE, Containment, Rapport Jdanov1947 (lancement), 1948 (OECE création), 1949 (Allemagne rejoint)Harry S. Truman, Georges-Henri Soutou (référence conceptuelle)
OTANTraitĂ© de Bruxelles, Union de l’Europe occidentale, Bundeswehr1948 (TraitĂ© Bruxelles), 1949 (OTAN), 1955 (Allemagne)Lord Ismay (premier secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral OTAN)

PiÚges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre le Plan Marshall (aide économique) avec la Politique du containment (stratégie globale de lutte contre le communisme).
  2. Confusion entre OTAN (alliance militaire) et UEO (structure de défense, souvent moins connue).
  3. Mauvaise comprĂ©hension de la date de crĂ©ation de l’OTAN (1949) versus celle du TraitĂ© de Bruxelles (1948).
  4. Confusion entre Rideau de fer (expression de Churchill, 1946) et la division concrùte de l’Europe en blocs.
  5. Omettre que la reconstruction européenne commence aprÚs 1945, avec la fin de la guerre.
  6. Confondre l’adhĂ©sion de l’Allemagne Ă  l’OTAN (1955) avec la crĂ©ation de la Bundeswehr (1955).
  7. Négliger le rÎle de Jdanov dans la dénonciation de la division Est-Ouest (1947).

Checklist Examen

  • ConnaĂźtre la dĂ©finition de l’Union europĂ©enne selon la Commission europĂ©enne.
  • Identifier la pĂ©riode de la reconstruction europĂ©enne aprĂšs 1945.
  • Expliquer la signification de l’expression « Rideau de fer » de Winston Churchill.
  • DĂ©finir le Plan Marshall et ses objectifs principaux.
  • ConnaĂźtre la date de lancement du Plan Marshall et la crĂ©ation de l’OECE.
  • Comprendre la stratĂ©gie de containment mise en Ɠuvre par les États-Unis.
  • Expliquer la rĂ©action de l’URSS face au Plan Marshall, notamment via le rapport Jdanov.
  • Identifier la date de crĂ©ation de l’OTAN et ses principaux membres fondateurs.
  • ConnaĂźtre le contenu du TraitĂ© de Bruxelles (1948).
  • Savoir quand l’Allemagne de l’Ouest a rejoint l’OTAN (1955).
  • ConnaĂźtre le rĂŽle de la Bundeswehr dans la dĂ©fense de l’Europe.
  • MaĂźtriser la diffĂ©rence entre OTAN et UEO.
  • Revoir les dates clĂ©s : 1945, 1946, 1947, 1948, 1949, 1955.

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Test your knowledge on Histoire et institutions de l'UE with 10 multiple-choice questions with detailed corrections.

1. Quel était le rÎle principal de l'OTAN lors de sa création en 1949 dans le contexte de l'histoire de l'UE?

2. En quelle annĂ©e le Plan Marshall a-t-il Ă©tĂ© lancĂ© par les États-Unis pour aider Ă  la reconstruction de l'Europe ?

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Review with flashcards

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Union europĂ©enne — dĂ©finition ?

Organisation politique et Ă©conomique de 27 États en Europe.

Contexte 1945-1951 — importance ?

Reconstruction, division Est-Ouest, dĂ©but de l’intĂ©gration.

Rideau de fer — signification ?

FrontiĂšre symbolique sĂ©parant l’Europe soviĂ©tique du reste.

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