📋 Plan du Cours
- Géopolitique définition
- Espace et territoire
- Frontières et délimitations
- Puissance et influence
- Acteurs internationaux
- Droit international
- Espaces internationaux
- Conflits et guerres
- Stratégies et relations
- Organisation et partenariats
📖 1. Géopolitique définition
🔑 Notions clés & Définitions
- Olivier Zajec (date non précisée) : étude des inerties physiques et humaines affectant les comportements politiques internes et externes des États.
- Philippe Moreau Defarges (2009) : rapports entre l’espace et la politique.
- Emmanuel Fabre (2004) : savoir de la conflictualité lié aux représentations contradictoires d’un territoire.
- Yves Lacoste (2014) : analyse des rivalités de pouvoirs sur un ou plusieurs territoires.
- Graham Evans & Jeffrey Newnham (1998) : méthode d’analyse de la politique étrangère basée sur des variables géographiques.
📝 Points essentiels
- La géopolitique est une discipline interdisciplinaire qui étudie la relation entre espace et politique, en tenant compte des inerties physiques et humaines qui influencent les comportements politiques des États (Zajec).
- Elle s’intéresse aussi aux rapports entre territoire, pouvoir et rivalités, en analysant comment ces éléments façonnent la conflictualité et la politique internationale (Fabre, Lacoste).
- La géopolitique utilise une approche scientifique et méthodologique, notamment par l’analyse de variables géographiques, pour comprendre et prévoir les comportements des acteurs internationaux (Evans & Newnham).
- Selon Moreau Defarges, elle constitue un savoir pratique permettant de comprendre la conflictualité à partir des représentations contradictoires d’un territoire.
💡 À retenir
La géopolitique est une discipline qui analyse l’interaction entre espace, pouvoir et conflit, en s’appuyant sur une méthode scientifique pour comprendre les comportements politiques des États.
📖 2. Espace et territoire
🔑 Notions clés & Définitions
- Espace : « Agencement construit par des opérateurs, résultant de la configuration des échelles, métriques et substances » (Levy & Lussault, 2003).
- Territoire : « Un espace approprié, limité et géré par un groupe humain. » (Dunlop, 2019) ; « Le territoire se définit par un principe culturel d’identification, ou si l’on préfère, d’appartenance. » (Bonnemaison et al, 1995).
- Lieu : « Portion particulière d’espace occupée par un objet [...] C’est un élément dans un « système de lieux », que celui-ci soit un territoire ou un réseau. » (Dunlop, 2019).
- Milieu : « Famille particulière d’environnement avec marges de manœuvre contraintes pour l’acteur. » (Lévy & Lussault, 2013 ; Vialard Arbarotti, 2019).
- Espace international : « Zone méconnue à explorer, projette la puissance, peut être contrôlé et dominé, mais pas possédé. » (approche constructiviste, réaliste, libérale).
📝 Points essentiels
- La définition de l’espace par Levy & Lussault (2003) insiste sur sa construction par des opérateurs, intégrant différentes échelles, métriques et substances, soulignant sa dimension dynamique et construite.
- Le territoire, selon Bonnemaison et al (1995), est avant tout un principe d’identification culturelle, un espace que les groupes humains s’approprient, le gèrent et limitent. La définition de Dunlop (2019) précise qu’il s’agit d’un espace limité, géré par un groupe, renforçant la dimension d’appropriation collective.
- La notion de lieu est spécifique à une portion d’espace occupée par un objet, intégrée dans un système plus large de lieux ou de réseaux, selon Dunlop (2019).
- Le milieu est une famille d’environnement avec des marges de manœuvre contraintes, où l’acteur évolue dans un cadre à la fois dynamique et limité, selon Lévy & Lussault (2013) et Vialard Arbarotti (2019).
- La compréhension des espaces internationaux met en avant leur caractère fluides, fluidité des flux, impossibilité d’appropriation totale, tout en étant des zones stratégiques, souvent contrôlées ou dominées, mais jamais possédées en intégralité.
💡 À retenir
L’espace est une construction dynamique, façonnée par des opérateurs et perçue subjectivement selon les cultures et les enjeux, tandis que le territoire constitue une appropriation collective limitée par des frontières culturelles ou physiques.
📖 3. Frontières et délimitations
🔑 Notions clés & Définitions
-
Brunet, Ferras et Thery (1993) : La frontière est la limite du territoire d’un État et de sa compétence territoriale, constituant une interface entre systèmes différents, permettant la séparation ou la connexion entre deux espaces.
-
Lasserre, Gonon et Mottet (2020) : La frontière possède plusieurs fonctions, notamment juridique (délimitation légale), partition politique et stratégique (répartition du pouvoir et des zones d’influence), front sécuritaire (contrôle des flux et des accès), temporisation (gestion des différends ou des périodes de transition), idéologique (discontinuités politiques et symboliques), temporelle ou de ségrégation (discontinuités économiques ou sociales), protection et contrôle (surveillance et sécurité), et oppressive (contrainte pour certains acteurs ou populations).
📝 Points essentiels
-
La frontière, selon Brunet, Ferras et Thery (1993), est avant tout une limite géographique qui délimite le territoire d’un État et sert d’interface entre différents systèmes, avec des effets de rupture ou de relais selon le gradient entre espaces.
-
La fonction juridique de la frontière consiste à délimiter les zones relevant du cadre légal d’un État, tandis que la fonction de partition politique et stratégique organise la répartition du pouvoir et des zones d’influence entre États.
-
La fonction sécuritaire vise à contrôler les flux, à sécuriser les territoires contre les intrusions ou les menaces, et à assurer la souveraineté.
-
La fonction idéologique et temporelle concerne la discontinuité symbolique ou politique, souvent utilisée pour renforcer une identité nationale ou pour marquer une rupture historique ou politique.
-
La fonction oppressive peut être perçue par certains acteurs comme une contrainte imposée, notamment dans le contexte de frontières fortement militarisées ou contrôlées.
💡 À retenir
La frontière est une interface multifonctionnelle qui, au-delà de sa simple délimitation géographique, joue un rôle stratégique, symbolique, sécuritaire, et parfois oppressive, reflétant les enjeux politiques et sociaux entre espaces.
📖 4. Puissance et influence
🔑 Notions clés & Définitions
- Raymond Aron (1962) : capacité d’une unité politique d’imposer sa volonté aux autres unités, c’est-à-dire la faculté pour un acteur de faire prévaloir ses intérêts ou ses choix face à d’autres dans le cadre des relations internationales.
- Hans Morgenthau (1948) : contrôle exercé par un homme sur l'esprit et les actions d'autres hommes, incarnant la lutte pour le pouvoir en politique internationale, où la puissance est le moyen principal pour atteindre ses objectifs.
- K. J. Holsti : notions d’influence et de capacité d’action, où l’influence désigne la capacité à modifier le comportement ou les décisions d’un autre acteur, et la capacité d’action correspond à la possibilité concrète d’agir sur le terrain international.
- Barnett & Duvall : influence et capacité d’action comme des dimensions de la puissance, où l’influence se réfère à la capacité à affecter les processus et décisions, et la capacité d’action à mobiliser des ressources pour atteindre des fins spécifiques.
- Observation spatiale (exemple) : outil de la puissance qui consiste à utiliser des technologies de surveillance et d’imagerie pour recueillir des informations stratégiques sur d’autres acteurs ou territoires, renforçant ainsi la capacité d’action et d’influence.
📖 5. Acteurs internationaux
🔑 Notions clés & Définitions
- États : acteurs souverains dotés d’un territoire, d’une population, d’un gouvernement et d’une capacité à exercer leur souveraineté. Ils occupent une position centrale dans les relations internationales, selon la définition classique du droit international.
- Organisations internationales : entités créées par des États ou d’autres acteurs pour coordonner des actions communes, régies par des règles spécifiques, et jouant un rôle dans la gestion des relations internationales.
- Opinion publique : ensemble des opinions, attitudes et sentiments exprimés par la population d’un pays ou d’une région, pouvant influencer la politique extérieure des États ou des acteurs privés.
- Acteurs privés : entreprises, ONG, groupes d’intérêt ou autres entités non étatiques qui participent aux relations internationales, notamment par des actions économiques, humanitaires ou diplomatiques.
- Acteurs non étatiques liés à la frontière oppressive : acteurs qui vivent ou opèrent dans des zones frontalières où la frontière est perçue comme oppressive, souvent en position transfrontalière ou marginale, et pouvant inclure des populations, des groupes ou des acteurs non étatiques qui subissent ou contestent cette oppression.
📝 Points essentiels
- La relation centrale dans la géopolitique demeure le rôle de l’État, considéré comme l’acteur principal dans la structuration des rapports de puissance et de souveraineté, conformément à Raymond Aron (1962).
- Cependant, d’autres acteurs jouent un rôle croissant, notamment les organisations internationales (ONU, UE, etc.), qui participent à la régulation et à la gestion des enjeux globaux.
- L’opinion publique peut influencer la politique extérieure par la pression, la mobilisation ou la médiatisation, comme le souligne l’importance de la perception dans la géopolitique.
- Les acteurs privés, tels que les multinationales ou ONG, interviennent dans la diplomatie, la sécurité ou l’aide humanitaire, illustrant la diversification des acteurs au-delà de l’État.
- La notion d’acteurs non étatiques liés à la frontière oppressive concerne des populations ou groupes qui vivent dans des zones frontalières où la frontière est perçue comme une contrainte ou une oppression, souvent en position transfrontalière ou marginale, ce qui complexifie la relation entre acteurs et territoires.
💡 À retenir
Les acteurs des relations internationales ne se limitent pas aux États, mais incluent également des organisations, l’opinion publique, et des acteurs privés, avec une importance croissante des acteurs non étatiques, notamment dans les zones frontalières où la frontière devient un espace d’oppression ou de contestation.
📖 6. Droit international
🔑 Notions clés & Définitions
- Rôle du droit international : Ensemble des règles qui régissent les rapports entre les États, permettant d’organiser la coexistence pacifique, la coopération et la résolution pacifique des différends, tout en affirmant la souveraineté des États (Dupuy, 2009).
- Fonction politique du droit international : Instrument permettant aux États d’atteindre leurs objectifs de puissance, de sécurité et de stabilité, tout en encadrant leurs interactions dans un système d’anarchie (Mearsheimer, 2001).
- Fonction juridique de la frontière : Délimitation précise des zones d’extension d’un corpus juridique, assurant la séparation des compétences et des territoires, tout en servant de référence pour l’application du droit (voir section 3).
📝 Points essentiels
- Le droit international repose sur un principe d’anarchie, où chaque État est souverain et indépendant, sans autorité supérieure (Mearsheimer, 2001).
- La souveraineté et l’égalité des États sont fondamentales, inscrites dans la Charte des Nations Unies (art. 2), ainsi que le respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes (art. 55).
- La non-ingérence dans les affaires internes et le règlement pacifique des différends sont des principes directeurs, visant à préserver la paix et la stabilité internationales (Charte de l’ONU).
- Le droit international humanitaire, notamment le jus in bello, encadre l’usage de la force en temps de guerre, en distinguant combattants et civils, et en protégeant les populations civiles et leurs biens (Protocole additionnel, 1977).
- La fonction juridique de la frontière est de délimiter l’espace d’application du corpus juridique, en définissant les limites territoriales et en organisant la répartition des compétences entre États (voir section 3).
💡 À retenir
Le droit international constitue un cadre normatif essentiel pour réguler les relations entre États dans un système sans autorité centrale, tout en délimitant juridiquement les espaces et les compétences par le biais des frontières.
📖 7. Espaces internationaux
🔑 Notions clés & Définitions
- Espace international (d’après Laurent Henninger, 2012) : espace qui ne relève pas de la souveraineté ou de la juridiction d’un État, caractérisé par sa fluidité, son inhospitalité relative, et sa nécessité d’outils techniques pour y évoluer. Il est marqué par une absence d’appropriation, mais peut être contrôlé ou dominé.
- Espace hors souveraineté étatique : espace qui échappe à la compétence exclusive d’un État, souvent considéré comme un espace de liberté d’accès, d’utilisation et d’échanges, régulé par des normes et des institutions internationales.
- Importance stratégique des espaces internationaux : ces espaces jouent un rôle clé dans la projection de puissance, la sécurité, la navigation, ou encore la gestion des flux mondiaux, en étant des zones de passage, de contrôle ou d’exploitation, sans appartenance souveraine exclusive.
- Espace fluide (d’après Laurent Henninger, 2012) : espace caractérisé par sa nature mouvante, ses flux constants, et l’impossibilité de se l’approprier durablement, ce qui oblige les acteurs à s’adapter en termes de stratégies et de projection de puissance.
- Espace projeté (d’après Hervé Coutau-Bégarie, 1995) : espace dans lequel les acteurs cherchent à étendre leur influence ou leur puissance, en utilisant notamment la maîtrise des flux, des routes ou des ressources, tout en tenant compte de la fluidité et de l’impermanence de ces espaces.
📝 Points essentiels
- Les espaces internationaux se distinguent par leur absence de souveraineté exclusive, ce qui leur confère une nature fluidifiée, souvent régie par des normes internationales et des institutions (Henninger, 2012).
- La définition juridique insiste sur leur caractère « fluides, lisses, et inhabitables » (Henninger, 2012), nécessitant des outils techniques pour leur exploration et leur utilisation, notamment dans l’espace aérien, maritime ou extra-atmosphérique.
- La non-appropriation et la liberté d’accès sont des principes fondamentaux, mais ces espaces peuvent être contrôlés ou dominés par des acteurs puissants, notamment par la projection de leur puissance (Henninger, 2012).
- La stratégie dans ces espaces doit s’adapter à leur nature mouvante, en utilisant la massification ou la versatilité, selon Hervé Coutau-Bégarie (1995), pour préserver ou étendre leur influence.
- La dimension juridique, notamment le droit international, encadre leur utilisation, en régulant notamment la navigation, l’exploitation des ressources ou la circulation aérienne et spatiale (Henninger, 2012).
- La notion d’espace international inclut aussi bien l’espace aérien, maritime, extra-atmosphérique, que les fonds marins ou l’Antarctique, tous régis par des règles spécifiques mais partageant une caractéristique commune : leur impermanence et leur fluidité (Henninger, 2012).
💡 À retenir
Les espaces internationaux, en tant qu’aires hors souveraineté étatique, constituent des zones de liberté et de flux essentiels à la géopolitique contemporaine, nécessitant une adaptation stratégique constante face à leur nature fluide et régulée par le droit international.
📖 8. Conflits et guerres
🔑 Notions clés & Définitions
- Contrôle des points clés : Stratégie consistant à dominer des emplacements géographiques stratégiques (chokepoints, zones pivot) pour assurer une supériorité géopolitique ou militaire, comme le souligne Luttwak (2014) dans le contexte de la géo-économie post-Guerre froide.
- Chokepoints : Passages géographiques étroits ou points de contrôle essentiels pour le transit maritime ou terrestre, dont la maîtrise confère un avantage stratégique.
- Zones pivot (Heartland, Rimland) : Concepts issus des théories géopolitiques allemandes, désignant respectivement le cœur de l’Eurasie (Heartland, Mackinder, 1904) et ses périphéries maritimes (Rimland, Spykman, 1944), fondamentales pour la domination mondiale.
- Théories géopolitiques allemandes : Approches centrées sur l’espace vital (Ratzel, 1897), la puissance territoriale (Kjellén, 1916) et la défense des frontières naturelles (Haushofer, 1924), insistant sur l’autarcie et la survie de l’État.
- Théories françaises sur l’espace : Approches possibilistes telles que Vidal de la Blache (1918), qui considèrent la frontière comme une construction sociale plutôt que déterminée par la nature, et Ancel (1943), qui refuse le déterminisme géopolitique.
- Renouveau géopolitique post-Guerre froide : Émergence de nouvelles approches intégrant la géo-économie (Luttwak, 1992), la civilisation (Huntington, 1996), et la notion d’États-pivots (Brzezinski, 1997), pour analyser les enjeux contemporains de puissance et de conflit.
📝 Points essentiels
- La maîtrise des points clés et chokepoints est cruciale pour contrôler les routes commerciales et militaires, renforçant la position stratégique d’un État ou d’une alliance.
- La théorie du Heartland de Mackinder (1904) postule que le contrôle de l’Eurasie centrale est déterminant pour la domination mondiale, tandis que Spykman (1944) introduit le Rimland comme zone de contrôle maritime essentielle.
- Les théories allemandes insistent sur l’espace vital (Lebensraum, Ratzel, 1897) comme nécessité pour la survie de l’État, avec une importance accordée aux frontières naturelles et à l’autarcie économique (Haushofer, 1924).
- La conception française privilégie la construction sociale des frontières et rejette le déterminisme géopolitique, insistant sur la flexibilité et la multiplicité des facteurs d’espace (Vidal de la Blache, 1918 ; Ancel, 1943).
- Le renouveau géopolitique après la Guerre froide voit l’émergence de la géo-économie, avec Luttwak (1992) soulignant la compétition économique et la maîtrise des chokepoints pour la puissance, tandis que Huntington (1996) met en avant la division du monde en civilisations culturelles.
- La stratégie moderne doit intégrer la fluidité des espaces internationaux, leur impermanence, et la nécessité d’adapter les stratégies de projection de puissance face à la complexité des enjeux géopolitiques contemporains.
💡 À retenir
Les stratégies de conflit et de domination reposent aujourd’hui sur la maîtrise des points clés, des chokepoints, et des zones pivot, en intégrant les théories classiques et le renouveau géopolitique, pour répondre aux enjeux de puissance dans un monde en mutation.
📖 9. Stratégies et relations
🔑 Notions clés & Définitions
- Alliances : Accords formels ou informels entre États ou acteurs internationaux visant à renforcer leur sécurité ou leurs intérêts communs, souvent pour faire face à une menace ou pour peser dans la scène internationale. (Kalafatian, 2025-2026)
- Recompositions régionales : Processus de transformation des équilibres et des alliances au sein d’une région, impliquant souvent la création de nouvelles coopérations ou la dissolution d’anciennes structures, pour répondre à des enjeux géopolitiques spécifiques. (Kalafatian, 2025-2026)
- Organisation internationale : Structure créée par des États ou acteurs pour coordonner leurs actions, promouvoir la coopération, ou gérer des enjeux communs, en s’appuyant sur un cadre juridique et institutionnel. (Kalafatian, 2025-2026)
- Partenariats internationaux : Relations de coopération entre acteurs, qu’ils soient étatiques ou non, visant à atteindre des objectifs communs, souvent dans une logique de complémentarité ou d’interdépendance. (Kalafatian, 2025-2026)
- Rôle des organisations dans la géopolitique : Elles agissent comme des acteurs transnationaux influençant la stabilité, la sécurité et la recomposition des rapports de force, en facilitant ou en limitant l’action des États. (Kalafatian, 2025-2026)
📝 Points essentiels
- Les alliances permettent aux États de renforcer leur sécurité collective, comme dans le cas de l’OTAN, et jouent un rôle clé dans la structuration des relations internationales. (Kalafatian, 2025-2026)
- La recomposition régionale résulte souvent de mutations géopolitiques, économiques ou sécuritaires, et peut conduire à la formation de nouveaux blocs ou à la dissolution d’anciens. (Kalafatian, 2025-2026)
- Les organisations internationales, telles que l’ONU ou l’Union européenne, jouent un rôle central dans la gestion des conflits, la régulation des relations et la promotion de la coopération multilatérale. (Kalafatian, 2025-2026)
- Les partenariats internationaux favorisent la coopération dans des domaines variés : économie, sécurité, environnement, etc., en s’appuyant sur des accords bilatéraux ou multilatéraux. (Kalafatian, 2025-2026)
- La dynamique des alliances, coopérations et recompositions régionales influence la géopolitique globale, en modifiant les rapports de force et en créant de nouvelles zones d’influence. (Kalafatian, 2025-2026)
💡 À retenir
Les alliances, recompositions régionales et partenariats internationaux structurent la scène géopolitique en façonnant les rapports de force et en favorisant la coopération ou la compétition entre acteurs.
📖 10. Organisation et partenariats
🔑 Notions clés & Définitions
- Conflits et guerres en géopolitique : Phénomènes de violence organisée entre acteurs politiques, souvent étendus dans le temps et l’espace, visant à défendre ou à imposer des intérêts. AUTEUR (date) : caractérisent la lutte pour la puissance, la domination ou la survie des États ou groupes.
- Mutations des conflits contemporains : Évolutions dans la nature, la forme et les modalités des conflits, intégrant des dimensions hybrides, asymétriques, cyber ou terroristes, en réponse aux transformations technologiques et géopolitiques. AUTEUR (date) : reflètent la complexification des enjeux et des acteurs, avec une tendance à la multiplication des formes de violence.
📝 Points essentiels
- Les conflits en géopolitique ne se limitent pas aux guerres classiques mais incluent aussi des formes hybrides, asymétriques, cyber ou terroristes, témoignant de mutations profondes. AUTEUR (date) : "Mutations des conflits contemporains" désignent ces nouvelles formes, souvent caractérisées par leur invisibilité, leur dématérialisation et leur dimension transnationale.
- La guerre moderne voit une intégration accrue des acteurs non étatiques (groupes terroristes, milices, acteurs privés), remettant en cause la souveraineté classique et la logique étatique. AUTEUR (date) : cette évolution modifie la nature des conflits, rendant leur résolution plus complexe.
- La dimension technologique, notamment cybernétique, a transformé les modalités de conflit, permettant des attaques à distance, sans confrontation directe, et introduisant une nouvelle dimension stratégique. AUTEUR (date) : ces mutations exigent de nouvelles stratégies et un cadre juridique adapté.
- La guerre asymétrique oppose souvent un État face à des acteurs non conventionnels, utilisant des tactiques de guérilla, terrorisme ou cyberattaques, rendant la confrontation plus difficile à contrôler et à prévoir. AUTEUR (date) : cette asymétrie remet en question les stratégies classiques de guerre.
- La montée en puissance des conflits hybrides, mêlant guerre conventionnelle, cyberattaque, désinformation et terrorisme, reflète la complexification des enjeux et la nécessité de stratégies multidimensionnelles. AUTEUR (date) : ces formes hybrides sont devenues prédominantes dans le contexte contemporain.
💡 À retenir
Les conflits contemporains se caractérisent par leur complexité, leur diversification et leur intégration de nouvelles formes de violence, nécessitant une adaptation constante des stratégies et des cadres juridiques.
📊 Tableaux de Synthèse
| Thème | Notions clés | Définition / Approche | Auteur(s) | Points importants |
|---|
| Géopolitique | Discipline interdisciplinaire | Étudie l’interaction espace-politique, inerties physiques et humaines | Zajec | Analyse des comportements politiques via variables géographiques |
| Espace | Construction dynamique | Agencement construit par opérateurs, influencé par échelles, métriques, substances | Levy & Lussault | Espace façonné par acteurs, sujet à transformation |
| Territoire | Espace approprié | Limité, géré par un groupe, principe d’identification culturelle | Bonnemaison, Dunlop | Appropriation collective, délimitation physique et symbolique |
| Frontière | Interface multifonctionnelle | Limite géographique, fonction juridique, sécuritaire, symbolique | Brunet, Ferras, Thery | Fonction stratégique, symbolique, parfois oppressive |
| Puissance | Capacité d’imposer volonté | Influence, capacité d’action, contrôle stratégique | Aron, Morgenthau | Puissance comme moyen de domination et influence |
| Acteurs | Souverains | États, organisations internationales, acteurs non étatiques | - | Centralité des États, acteurs pluriels |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre espace et territoire : l’espace est une construction dynamique, alors que le territoire est une appropriation limitée et gérée par un groupe.
- Assimiler frontière uniquement à une limite géographique ; elle possède aussi des fonctions stratégiques, symboliques, sécuritaires.
- Confusion entre influence et puissance : l’influence modifie le comportement, la puissance permet d’imposer sa volonté.
- Négliger la dimension symbolique et idéologique des frontières, souvent sous-estimée.
- Confondre espace international et espace national : ce dernier est soumis à une souveraineté totale, alors que le premier est marqué par la fluidité et l’absence d’appropriation totale.
- Omettre la multidimensionnalité des fonctions de la frontière (juridique, sécuritaire, idéologique, oppressive).
- Confondre acteurs internationaux et acteurs locaux ou non étatiques, en particulier dans l’analyse des relations de puissance.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition de la géopolitique selon Olivier Zajec, et ses enjeux interdisciplinaires.
- Savoir expliquer la différence entre espace, lieu, territoire et milieu avec leurs définitions par Levy & Lussault, Dunlop, Bonnemaison.
- Maîtriser la notion de frontière selon Brunet, Ferras et Thery, et ses fonctions principales.
- Identifier les auteurs clés de la géopolitique : Olivier Zajec, Philippe Moreau Defarges, Yves Lacoste, Graham Evans & Jeffrey Newnham.
- Comprendre la notion de puissance selon Raymond Aron et Morgenthau, et ses dimensions.
- Connaître la définition et le rôle des acteurs internationaux, notamment les États.
- Savoir décrire la fonction stratégique, sécuritaire, symbolique et oppressive d’une frontière.
- Maîtriser la différence entre espace et territoire, et leur importance dans la géopolitique.
- Être capable d’énumérer et d’expliquer les différentes fonctions de la frontière.
- Connaître la notion d’espace international et ses caractéristiques principales.
- Savoir utiliser la méthode d’analyse géopolitique basée sur des variables géographiques selon Evans & Newnham.
- Vérifier la maîtrise des enjeux de pouvoir et d’influence dans les relations internationales.
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