Revision sheet: Introduction aux Formes Pharmaceutiques

📋 Plan du Cours

  1. Histoire de la pharmacie et médicament
  2. Dessiccation
  3. Broyage et tamisage
  4. Mélange et dissolution
  5. Filtration et stérilisation
  6. Formes solides orales
  7. Formes liquides orales
  8. Formes parentérales
  9. Formes oculaires et rectales
  10. Formes vaginales et cutanées
  11. Voies buccopharyngée et pulmonaire
  12. Législation et déontologie pharmaceutiques

📖 1. Histoire de la pharmacie et mĂ©dicament

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Émergence de la pharmacie : La pharmacie dĂ©bute dans les sociĂ©tĂ©s anciennes par l’usage de remĂšdes issus de la nature, avant toute organisation technique structurĂ©e.
  • ThĂ©orie des humeurs : La thĂ©orie des humeurs explique la cause des maladies par l’équilibre ou le dĂ©sĂ©quilibre de quatre humeurs dĂ©crites par Hippocrate.
  • De materia medica : De materia medica est l’ouvrage de rĂ©fĂ©rence de Dioscoride qui a continuĂ© d’influencer les connaissances jusqu’au XVe siĂšcle.
  • HĂŽpital bimaristan : Le bimaristan est l’hĂŽpital du monde arabo-musulman qui contribue Ă  organiser la prise en charge et la spĂ©cialisation de la pharmacie.
  • CaducĂ©e pharmaceutique : Le caducĂ©e pharmaceutique est un symbole oĂč un serpent s’enroule autour d’un Ă©lĂ©ment associĂ© Ă  Hygie et Ă  la mĂ©decine d’AsklĂ©pios.

📝 Points essentiels

  • Les premiĂšres pratiques de l’art de guĂ©rir sont dĂ©crites entre 8500 av. J.-C. et 3000 av. J.-C. avec l’usage de dĂ©coctions vĂ©gĂ©tales et d’extraits animaux.
  • À Sumer, les recettes thĂ©rapeutiques sont recueillies, codifiĂ©es et transmises, avec les premiĂšres Ă©bauches de pharmacopĂ©es.
  • Le Papyrus d’Ebers (1552 av. J.-C.) prĂ©sente des centaines d’ordonnances, prescriptions et drogues, facilitant la transmission des connaissances.
  • La mĂ©decine hippocratique adopte une approche naturaliste : la maladie a une cause naturelle et la nature participe Ă  la guĂ©rison via la natura medicatrix.
  • Galien Ă©tablit des correspondances entre les 4 humeurs, les 4 tempĂ©raments et les 4 Ă©lĂ©ments, et oriente la thĂ©rapeutique vers une action plus active.
  • Le caducĂ©e se fixe en GrĂšce vers le IXe siĂšcle av. J.-C. autour d’AsklĂ©pios, avec un serpent liĂ© Ă  la guĂ©rison et Ă  la vie.

💡 Astuce mĂ©mo

CaducĂ©e = Hygie et la coupe : le serpent d’AsklĂ©pios boit dans la santĂ©.

📖 2. Dessiccation

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Dessiccation : OpĂ©ration pharmaceutique de sĂ©chage destinĂ©e Ă  Ă©liminer partiellement ou totalement un liquide volatil (solvant) contenu dans un substrat non volatil.
  • Eau libre : Eau libre correspond Ă  l’eau qui imprĂšgne la substance Ă  sĂ©cher et s’enlĂšve selon les conditions de sĂ©chage.
  • Eau d’adsorption : Eau d’adsorption est une humiditĂ© en Ă©quilibre avec l’humiditĂ© atmosphĂ©rique, difficile Ă  Ă©liminer complĂštement.
  • Lyophilisation : Technique de dessiccation par sublimation Ă  basse tempĂ©rature en deux Ă©tapes successives : congĂ©lation puis sublimation.

📝 Points essentiels

  • La dessiccation est une Ă©tape prĂ©alable rencontrĂ©e lors de la fabrication de certaines formes galĂ©niques pour faciliter la conservation.
  • L’eau de constitution ou de cristallisation est liĂ©e chimiquement et s’élimine difficilement sans dĂ©naturer le produit.
  • La chaleur se transmet par convection, conduction, rayonnement, et aussi par perte diĂ©lectrique via un chauffage en micro-ondes entre deux plaques.
  • Le sĂ©chage Ă  l’air libre concerne surtout les plantes Ă  principes actifs non fragiles et se fait en couches minces dans des hangars aĂ©rĂ©s.
  • Le sĂ©chage Ă  l’air chaud se fait pour poudres et granulĂ©s avec des sĂ©choirs discontinus (Ă©tuves) ou continus (alimentation continue).
  • La lyophilisation transforme d’abord l’eau en glace, puis la glace en vapeur sans passage par l’état liquide.

💡 Astuce mĂ©mo

Eau en trois temps : libre (part vite) puis adsorption (selon conditions), constitution/cristallisation (difficile sans abĂźmer).

📖 3. Broyage et tamisage

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Broyage : Le broyage est une opĂ©ration de fragmentation mĂ©canique d’une matiĂšre solide pour rĂ©duire la taille des particules et obtenir une poudre quand il s’agit d’une pulvĂ©risation.
  • Mondation : La mondation est l’étape prĂ©liminaire qui consiste Ă  retirer les parties inutiles de la matiĂšre premiĂšre avant de la broyer.
  • Concassage : Le concassage est une division grossiĂšre rĂ©alisĂ©e pour traiter des produits volumineux avant un broyage plus fin.
  • Tamisage : Le tamisage est l’opĂ©ration rĂ©alisĂ©e aprĂšs la pulvĂ©risation pour sĂ©parer les particules trop grossiĂšres nĂ©cessitant un nouveau traitement.
  • Analyse granulomĂ©trique : L’analyse granulomĂ©trique est le contrĂŽle des dimensions des particules d’une poudre par des mĂ©thodes comme les tamis superposĂ©s ou l’observation au microscope.

📝 Points essentiels

  • La pulvĂ©risation correspond Ă  une fragmentation menant Ă  une poudre et elle nĂ©cessite un apport d’énergie, avec un faible rendement et une production de chaleur pouvant nuire aux poudres thermosensibles.
  • Le broyage est prĂ©cĂ©dĂ© d’opĂ©rations prĂ©liminaires, notamment la mondation, la division grossiĂšre par concassage et parfois la dessiccation pour faciliter la pulvĂ©risation des drogues.
  • Les appareils de laboratoire incluent le mortier et pilon pour petites quantitĂ©s, ainsi que les broyeurs Ă  hĂ©lices ou Ă  couteaux, les tamis/cribles et les moulins.
  • Le tamisage utilise des tamis variĂ©s agitĂ©s manuellement ou mĂ©caniquement et un couvercle pour Ă©viter la dissĂ©mination de la poudre.
  • Avec les tamis superposĂ©s, un tamis est caractĂ©risĂ© par une ouverture (maille) dont le numĂ©ro correspond au cĂŽtĂ© en ÎŒm du carrĂ© formĂ© par le vide intĂ©rieur.
  • Le contrĂŽle par tamis produit une pesĂ©e des fractions sur chaque tamis et une courbe du poids ou du % de refus en fonction de l’ouverture de maille.

💡 Astuce mĂ©mo

Avant de broyer : mondation → concassage (si gros) → dessiccation si besoin ; aprĂšs : tamisage, puis contrĂŽle granulomĂ©trique (tamis superposĂ©s ou microscope).

📖 4. MĂ©lange et dissolution

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • MĂ©lange homogĂšne : L’homogĂ©nĂ©itĂ© d’un mĂ©lange signifie que chaque prĂ©lĂšvement au hasard contient tous les constituants avec les mĂȘmes proportions.
  • TĂ©nuitĂ© des composants : La tĂ©nuitĂ© correspond Ă  la finesse des particules et conditionne l’aptitude Ă  former un mĂ©lange homogĂšne plutĂŽt que de provoquer une sĂ©grĂ©gation.
  • SolubilitĂ© : La solubilitĂ© exprime la quantitĂ© de liquide nĂ©cessaire (en volume) pour dissoudre une quantitĂ© donnĂ©e de substance (en masse).
  • Dissolution extractive : La dissolution extractive consiste Ă  extraire des principes actifs avec un solvant adaptĂ©, en laissant un rĂ©sidu (marc) Ă©liminĂ© ensuite par filtration.

📝 Points essentiels

  • Le mĂ©lange consiste Ă  disperser un ou plusieurs principes actifs dans une masse inerte d’excipients pour obtenir un rĂ©sultat homogĂšne.
  • La sĂ©grĂ©gation augmente quand l’écart de taille entre particules est grand, car les grosses particules tendent Ă  remonter lors de vibrations.
  • Une dissolution simple est dite complĂšte quand, avec une proportion suffisante de solvant, on n’obtient qu’une seule phase liquide homogĂšne.
  • La dissolution extractive s’applique aux drogues d’origine vĂ©gĂ©tale ou animale et produit une solution mĂ©dicamenteuse avec un rĂ©sidu (marc) Ă©liminĂ© par filtration.

💡 Astuce mĂ©mo

SolutĂ© + solvant = solution ; mĂ©lange homogĂšne = mĂȘmes proportions Ă  chaque prĂ©lĂšvement.

📖 5. Filtration et stĂ©rilisation

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Filtration : OpĂ©ration qui sĂ©pare un solide d’un fluide en retenant des particules en suspension grĂące Ă  un rĂ©seau poreux et une surface filtrante.
  • Filtrat : Liquide ou gaz obtenu aprĂšs filtration, exempt de particules en suspension selon l’objectif de l’opĂ©ration.
  • Filtration clarifiante : Filtration visant Ă  retenir des particules visibles supĂ©rieures Ă  450 ÎŒm afin d’obtenir un liquide plus clair.
  • Filtration stĂ©rilisante : Filtration destinĂ©e Ă  Ă©liminer les microorganismes prĂ©sents dans une prĂ©paration afin d’obtenir une zone de prĂ©paration stĂ©rile.
  • NAS : Niveau d’assurance de stĂ©rilitĂ© correspondant Ă  une probabilitĂ© de 10-6 d’obtenir une unitĂ© non stĂ©rile, soit 1 sur 1 000 000.

📝 Points essentiels

  • AprĂšs dissolution, la filtration sert Ă  obtenir une solution limpide en retirant les particules en suspension destinĂ©es au conditionnement.
  • Le mĂ©canisme de rĂ©tention dĂ©pend de la taille : le criblage retient les particules plus grandes que les pores et l’adsorption retient des particules plus petites par forces Ă©lectrostatiques.
  • Le colmatage fait varier le dĂ©bit : l’accumulation d’un gĂąteau augmente l’épaisseur et obstrue aussi les canaux, rĂ©duisant la porositĂ© disponible.
  • La stĂ©rilisation dĂ©truit ou Ă©limine les microorganismes prĂ©sents dans une prĂ©paration ou portĂ©s par un objet parfaitement nettoyĂ©.
  • StĂ©rilisation par chaleur sĂšche : elle se fait Ă  180°C dans des fours Ă  air chaud (ex. Poupinel).
  • StĂ©rilisation par filtration : elle utilise des filtres stĂ©rilisants avec une porositĂ© de 0,22 ÎŒm pour retenir les microorganismes.

📖 6. Formes solides orales

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Poudres : PrĂ©parations orales solides faites de particules sĂšches et libres, pouvant ĂȘtre simples ou composĂ©es, destinĂ©es Ă  une prise unitaire ou Ă  un conditionnement multidoses.
  • Paquets : Forme solide orale constituĂ©e d’une feuille de papier pliĂ©e contenant une dose unitaire de poudre simple ou composĂ©e.
  • GĂ©lules : Capsules Ă  enveloppe dure en gĂ©latine, formĂ©es de deux parties cylindriques emboĂźtĂ©es (coiffe et corps) qui renferment gĂ©nĂ©ralement une substance active solide.
  • Capsules molles : PrĂ©parations Ă  enveloppe souple, de forme variable, contenant gĂ©nĂ©ralement une dose unitaire de substance active sous forme de solution, suspension ou Ă©mulsion.
  • ComprimĂ©s : PrĂ©parations solides renfermant une unitĂ© de prise de une ou plusieurs substances actives, obtenues par compression d’un volume constant de particules ou par un autre procĂ©dĂ© adaptĂ©.

📝 Points essentiels

  • Les poudres simples correspondent Ă  une seule substance active, tandis que les poudres composĂ©es associent 2 ou plusieurs poudres simples avec une ou plusieurs substances actives et excipients.
  • La prĂ©paration des poudres simples repose gĂ©nĂ©ralement sur la pulvĂ©risation puis le tamisage, et celle des poudres composĂ©es ajoute une Ă©tape de mĂ©lange pour obtenir une homogĂ©nĂ©itĂ©.
  • Les gĂ©lules enveloppe dure sont composĂ©es d’une coiffe (courte et plus large) et d’un corps (long et plus Ă©troit), puis les deux parties s’emboĂźtent aprĂšs remplissage.
  • Le numĂ©ro des gĂ©lules va de 000 (plus grande) Ă  5 (plus petite) et se choisit Ă  partir du volume apparent mesurĂ© avant tassement, via une table de remplissage.
  • Les comprimĂ©s sont gĂ©nĂ©ralement de forme cylindrique Ă  bords biseautĂ©s, peuvent ĂȘtre avalĂ©s, croquĂ©s ou dissous selon le type, et environ 50% des mĂ©dicaments sont administrĂ©s sous cette forme.
  • Les comprimĂ©s Ă  libĂ©ration modifiĂ©e sont enrobĂ©s ou non et conçus avec des excipients ou procĂ©dĂ©s pour modifier la vitesse, le lieu ou le moment de libĂ©ration des substances actives.

📖 7. Formes liquides orales

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Formes orales liquides : Ce sont des solutions, Ă©mulsions ou suspensions contenant une ou plusieurs substances actives dans un excipient appropriĂ©.
  • Sirops : Ce sont des prĂ©parations aqueuses sucrĂ©es Ă  consistance visqueuse, utilisĂ©es avec une base de saccharose ou des polyols/Ă©dulcorants.
  • Potions : Ce sont des prĂ©parations liquides Ă  saveur sucrĂ©e obtenues par dissolution ou dispersion dans un vĂ©hicule aqueux ou hydroalcoolique Ă  prendre par cuillerĂ©es.
  • Émulsions : Ce sont des dispersions d’un liquide en globules dans un autre liquide non miscible, stabilisĂ©es par des Ă©mulsifiants.
  • Suspensions : Ce sont des prĂ©parations oĂč des solides finement divisĂ©s sont dispersĂ©s dans un milieu liquide, gĂ©nĂ©ralement nĂ©cessitant une agitation avant emploi.

📝 Points essentiels

  • Les formes orales liquides peuvent contenir des conservateurs (antimicrobiens, antioxydants) et des agents de dispersion, suspension, Ă©paississement, Ă©mulsion, Ă©dulcoration et aromatisation.
  • En multidoses, chaque prise est mesurĂ©e avec un dispositif graduĂ© (cuillĂšre mesure ou godet doseur en ml, seringue graduĂ©e en ml/mg/gouttes, compte-gouttes pour petits volumes).
  • Un sirop est gĂ©nĂ©ralement formulĂ© avec un saccharose Ă  concentration minimale de 45% m/m et vers 65% m/m, le saccharose assure une protection antimicrobienne.
  • Une Ă©mulsion orale est une forme « lait », gĂ©nĂ©ralement laiteuse avec Ă©ventuellement reflet bleutĂ©, et elle se dĂ©stabilise par coalescence ou par crĂ©mage/sĂ©dimentation.
  • Les suspensions orales contiennent des particules solides gĂ©nĂ©ralement < 50 ÎŒm et exigent une agitation au moment de l’emploi pour redisperser le dĂ©pĂŽt.
  • La sĂ©dimentation des suspensions suit une relation de Stokes dĂ©pendant du rayon rr, de η\eta et de la diffĂ©rence de densitĂ© (D1−D2)(D1-D2), et peut ĂȘtre freinĂ©e par rĂ©duction de rr ou hausse de la viscositĂ©.

💡 Astuce mĂ©mo

Sirops : 45% sucre (base) puis 65% sucre (protection antimicrobienne).

📖 8. Formes parentĂ©rales

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Voie parentĂ©rale : Les formes parentĂ©rales sont des prĂ©parations stĂ©riles destinĂ©es Ă  ĂȘtre injectĂ©es, perfusĂ©es ou implantĂ©es dans le corps humain ou animal.
  • PrĂ©parations injectables : Les prĂ©parations injectables sont des solutions, Ă©mulsions ou suspensions stĂ©riles prĂ©parĂ©es par mise en solution, Ă©mulsion ou dispersion des substances actives avec des excipients.
  • PrĂ©parations pour perfusion : Les prĂ©parations pour perfusion sont des solutions aqueuses ou des Ă©mulsions Ă  phase externe aqueuse stĂ©riles, normalement rendues isotoniques au sang.
  • Poudres pour injection/perfusion : Les poudres pour injection ou perfusion sont des substances solides stĂ©riles rĂ©parties dans leurs rĂ©cipients dĂ©finitifs, reconstituĂ©es ensuite avec un liquide stĂ©rile spĂ©cifiĂ©.
  • Isotonie : L’isotonie correspond Ă  une prĂ©paration ayant une pression osmotique la plus proche possible de celle du sang, obtenue via des substances isotonisantes.

📝 Points essentiels

  • Les excipients des prĂ©parations parentĂ©rales doivent, aux concentrations utilisĂ©es, Ă©viter toute toxicitĂ© ou irritation locale notable.
  • Les prĂ©parations parentĂ©rales sont conditionnĂ©es si possible dans des rĂ©cipients transparents pour vĂ©rifier visuellement l’aspect du contenu.
  • Les prĂ©parations pour perfusion ne sont pas additionnĂ©es de conservateurs antimicrobiens.
  • Les poudres pour injection/perfusion reconstituent rapidement, aprĂšs agitation, soit une solution limpide pratiquement exempte de particules, soit une suspension uniforme.
  • Une prĂ©paration parentĂ©rale doit ĂȘtre stĂ©rile, c’est-Ă -dire dĂ©pourvue de micro-organismes.
  • Le pH des prĂ©parations est Ă  viser proche du pH plasmatique (environ 7,35–7,40) pour limiter les Ă©carts de neutralitĂ©.

💡 Astuce mĂ©mo

Stérile + sans pyrogÚnes + pH proche du sang + limpide + isotone : 5 exigences « 5S ».

📖 9. Formes oculaires et rectales

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Voie oculaire : PrĂ©parations stĂ©riles liquides, semi-solides ou solides destinĂ©es Ă  ĂȘtre appliquĂ©es sur le globe et/ou les conjonctives ou introduites dans le sac conjonctival.
  • Collyre : Solution, Ă©mulsion ou suspension stĂ©rile destinĂ©e Ă  l’instillation oculaire, aqueuse ou huileuse, contenant une ou plusieurs substances actives.
  • Insert ophtalmique : PrĂ©paration solide ou semi-solide stĂ©rile, conditionnĂ©e individuellement, insĂ©rĂ©e dans le sac conjonctival pour libĂ©rer une substance active pendant une durĂ©e dĂ©terminĂ©e.
  • Suppositoire : PrĂ©paration rectale solide unidose, de forme et consistance adaptĂ©es Ă  l’administration par voie rectale, avec une base soluble/dispersible dans l’eau ou fondant Ă  la tempĂ©rature du corps.
  • Capsule rectale : Capsule molle unidose, contenant une substance active dispersĂ©e dans un excipient pĂąteux ou liquide, souvent huileux, avec un Ă©mulsionnant pour diffusion rectale.

📝 Points essentiels

  • Les collyres doivent ĂȘtre stĂ©riles, ne pas se contaminer pendant l’utilisation, neutres (pH 6,4 Ă  7,8) et isotoniques aux larmes.
  • Pour les collyres en suspension, la taille de particule est le plus souvent < 25 ÎŒm et ne doit jamais dĂ©passer 90 ÎŒm.
  • Les collyres peuvent ĂȘtre en unidoses ou multidoses (≀ 10 mL), avec une durĂ©e d’utilisation aprĂšs ouverture limitĂ©e Ă  4 semaines sauf exception justifiĂ©e et autorisĂ©e.
  • Les suppositoires rectaux ont une masse liĂ©e Ă  l’ñge : 1 g (jusqu’à 30 mois), 2 g (30 mois Ă  15 ans) et 3 g (adultes, parfois 2 g).
  • Lors de la prĂ©paration des suppositoires, la S.A est incorporĂ©e aprĂšs fusion des excipients puis homogĂ©nĂ©isĂ©e avant la coulĂ©e et le refroidissement jusqu’au durcissement.
  • Les suspensions et Ă©mulsions rectales doivent ĂȘtre suffisamment stables aprĂšs agitation pour permettre l’administration de la dose voulue.

💡 Astuce mĂ©mo

Oculaire = pH 6,4–7,8 et particules ≀ 90 ÎŒm ; Rectal = Ăąge→masse 1/2/3 g (≀30 mois/≀15 ans/adultes).

📖 10. Formes vaginales et cutanĂ©es

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • PrĂ©parations vaginales : PrĂ©parations liquides, semi-solides ou solides destinĂ©es Ă  la voie vaginale, gĂ©nĂ©ralement pour une action locale, contenant 1 ou plusieurs substances actives dans un excipient adaptĂ©.
  • Ovules : PrĂ©parations vaginales unidose solides, le plus souvent ovoĂŻdes, dont la forme et la consistance sont adaptĂ©es Ă  l’administration vaginale et qui contiennent des substances actives dissoutes ou dispersĂ©es dans une base appropriĂ©e.
  • Mousses vaginales : Formes vaginales qui rĂ©pondent aux exigences de la monographie Mousses mĂ©dicamenteuses et sont destinĂ©es Ă  ĂȘtre administrĂ©es par voie vaginale.
  • PrĂ©parations semi-solides cutanĂ©es : PrĂ©parations semi-solides pour application cutanĂ©e, Ă  usage local ou transdermique et/ou pour un effet Ă©mollient ou protecteur, prĂ©sentant un aspect homogĂšne.
  • PĂątes cutanĂ©es : PrĂ©parations semi-solides pour application cutanĂ©e contenant de fortes proportions de poudres finement dispersĂ©es dans l’excipient, avec un pourcentage de poudres supĂ©rieur Ă  50%.

📝 Points essentiels

  • Les prĂ©parations vaginales se dĂ©clinent notamment en ovules, comprimĂ©s vaginaux, capsules vaginales, solutions/Ă©mulsions/suspensions vaginales, prĂ©parations semi-solides, mousses vaginales et tampons vaginaux mĂ©dicamenteux.
  • Les ovules sont le plus souvent prĂ©parĂ©s par moulage et leur excipient le plus utilisĂ© est la masse gĂ©latine-glycĂ©rine-eau.
  • Les prĂ©parations semi-solides cutanĂ©es destinĂ©es Ă  ĂȘtre appliquĂ©es sur une peau gravement lĂ©sĂ©e doivent ĂȘtre stĂ©riles.
  • Les crĂšmes cutanĂ©es sont des prĂ©parations multiphases composĂ©es d’une phase lipophile et d’une phase aqueuse, soit lipophiles (H/L) soit hydrophiles (L/H).
  • Les gels cutanĂ©s peuvent ĂȘtre des olĂ©ogels (excipient gĂ©nĂ©ralement paraffine liquide + polymĂšre ou huiles gĂ©lifiĂ©es) ou des hydrogels (eau/glycĂ©rol ou propylĂšne glycol gĂ©lifiĂ©s).
  • Les mousses cutanĂ©es sont des dispersions d’un volume important de gaz dans une prĂ©paration liquide avec au moins un tensioactif, et celles pour plaies ouvertes importantes ou peau gravement atteinte doivent ĂȘtre stĂ©riles.

💡 Astuce mĂ©mo

Vagin = “formes Ă  insĂ©rer” (ovules, comprimĂ©s, capsules, solutions, semi-solides, mousses, tampons) ; Peau = “semi-solides et gaz” (pommades/crĂšmes/gels/pĂątes, ou mousses stĂ©riles sur lĂ©sions sĂ©vĂšres).

📖 11. Voies buccopharyngĂ©e et pulmonaire

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • PrĂ©parations buccopharyngĂ©es : Les prĂ©parations buccopharyngĂ©es sont des formes liquides, semi-solides ou solides contenant une ou plusieurs substances actives destinĂ©es Ă  la cavitĂ© buccale et/ou la gorge pour une action locale ou systĂ©mique.
  • PrĂ©parations muco-adhĂ©sives : Les prĂ©parations muco-adhĂ©sives sont des formes destinĂ©es Ă  rester dans la cavitĂ© buccale grĂące Ă  l’adhĂ©rence Ă  l’épithĂ©lium, ce qui peut modifier l’absorption systĂ©mique du mĂ©dicament.
  • Solutions pour gargarisme : Les solutions pour gargarisme sont des solutions aqueuses destinĂ©es Ă  ĂȘtre utilisĂ©es pour une action locale dans le cadre du gargarisme.
  • PrĂ©parations pour inhalation : Les prĂ©parations pour inhalation sont des formes liquides ou solides destinĂ©es aux poumons sous forme de vapeurs ou d’aĂ©rosols pour une action locale ou systĂ©mique.

📝 Points essentiels

  • Les prĂ©parations buccopharyngĂ©es visent une action locale ou systĂ©mique, et les formes pour une action systĂ©mique sont conçues pour une absorption sur un ou plusieurs sites de la muqueuse buccale.
  • Les solutions pour gargarisme ne doivent pas ĂȘtre avalĂ©es et peuvent ĂȘtre prĂȘtes Ă  l’emploi ou Ă  diluer, avec un pH aussi proche que possible de la neutralitĂ©.
  • Les prĂ©parations muco-adhĂ©sives sont prĂ©vues pour ĂȘtre maintenues en bouche par adhĂ©rence et peuvent influencer l’absorption systĂ©mique.
  • Les prĂ©parations pour inhalation peuvent ĂȘtre conditionnĂ©es en rĂ©cipients multidoses ou unidoses et sont administrĂ©es via nĂ©buliseur, inhalateur pressurisĂ© Ă  valve doseuse ou inhalateur Ă  poudre.
  • Pour les nĂ©buliseurs, la rĂ©tention le long du tractus dĂ©pend de la taille des particules : >30 ÎŒm (parois nasale/pharyngĂ©e/larryngĂ©e), 20–30 ÎŒm (trachĂ©e), 10–20 ÎŒm (bronches), 3–10 ÎŒm (bronchioles), <3 ÎŒm (alvĂ©oles).
  • Les inhalateurs pressurisĂ©s Ă  valve doseuse nĂ©cessitent une coordination main-poumons parfaite pour dĂ©livrer la dose correctement au patient.

📖 12. LĂ©gislation et dĂ©ontologie pharmaceutiques

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • DĂ©ontologie : La dĂ©ontologie dĂ©signe l’ensemble des devoirs professionnels qu’une personne doit respecter dans l’exercice de son mĂ©tier, avec des valeurs partagĂ©es par un groupe.
  • Code de dĂ©ontologie pharmaceutique : Le code fixe les obligations applicables aux pharmaciens et encadre les rapports entre confrĂšres et avec le public, avec un volet disciplinaire.
  • Conseil de l’Ordre : Le conseil de l’ordre des pharmaciens reçoit l’engagement Ă©crit du pharmacien inscrit au tableau et traite les infractions via la juridiction disciplinaire.
  • MinistĂšre de la SantĂ© : Le ministĂšre de tutelle intervient notamment par la Direction de la Pharmacie et du MĂ©dicament et la Direction de l’Inspection Pharmaceutique.

📝 Points essentiels

  • Le code de dĂ©ontologie pharmaceutique s’impose Ă  tous les pharmaciens inscrits au tableau de l’Ordre et les infractions relĂšvent de la juridiction disciplinaire, sans prĂ©judice des poursuites pĂ©nales Ă©ventuelles.
  • Lors de l’inscription au tableau, le pharmacien doit affirmer avoir eu connaissance du code et s’engager par Ă©crit Ă  le respecter devant le conseil de l’Ordre.
  • Les devoirs gĂ©nĂ©raux incluent le respect de la vie et de la personne humaine, la probitĂ© et la dignitĂ© de la profession, ainsi qu’un exercice personnel encadrĂ© par des rĂšgles de remplacement.
  • Les relations avec les pairs sont gouvernĂ©es par le devoir de confraternitĂ© et interdisent notamment les ententes, le compĂ©rage mĂ©dico-pharmaceutique et la concurrence dĂ©loyale.
  • Les sanctions disciplinaires peuvent aller de l’avertissement au blĂąme avec inscription au dossier, Ă  l’interdiction temporaire d’exercice (jusqu’à 3 ans) ou dĂ©finitive (radiation), et peuvent ĂȘtre contestĂ©es en appel puis en cassation.

💡 Astuce mĂ©mo

DĂ©ontologie = Devoirs + Sanctions : inscription au tableau = engagement Ă©crit, puis juridiction disciplinaire en cas d’infraction.

📅 Repùres chronologiques

DateÉvĂ©nement
8500 ans avant JC – 3000ans avant JCÉmergence de l’art de guĂ©rir dans les sociĂ©tĂ©s primitives (dĂ©buts des pratiques thĂ©rapeutiques)
1552 av JCPapyrus d’Ebers (centaines d’ordonnances, prescriptions et drogues)
IXĂšme siĂšcle avant J.CÉtablissement du culte d’Asklepios en GrĂšce et fixation du caducĂ©e (culte d’Asklepios)

📊 Tableaux de synthùse

Dissolution simple vs dissolution extractive

Type de dissolutionCe que devient le produitRésultat attendu
Dissolution simpleSubstance divisée et dissoute par un solvant en proportion suffisanteUne seule phase liquide homogÚne (dissolution complÚte)
Dissolution extractiveExtraction avec solvant adaptĂ© des drogues d’origine vĂ©gĂ©tale ou animaleSolution mĂ©dicamenteuse avec rĂ©sidu (marc) Ă©liminĂ© par filtration

Allopathie vs homéopathie

DoctrinePrincipeExemple cité
AllopathieTraitement par substance provoquant des symptîmes contraires à ceux de la maladie (loi des contraires)L’opium calme et entraüne l’endormissement
HoméopathieTraitement par substance capable de déclencher chez le sujet sain des symptÎmes semblables (loi des similitudes)Le quinquina détruit la fiÚvre et peut provoquer la fiÚvre chez un sujet sain

⚠ PiĂšges & confusions frĂ©quents

  1. Confondre l’eau libre (Ă©liminĂ©e selon conditions) avec l’eau de constitution/cristallisation (liĂ©e chimiquement et difficile Ă  enlever sans dĂ©naturer).
  2. Mélanger broyage et tamisage : le broyage fragmente (pulvérisation) puis le tamisage sépare les particules trop grossiÚres pour un nouveau traitement.
  3. Croire que la filtration retient uniquement “les grosses particules” : le rĂ©seau retient aussi des petites particules par adsorption (forces Ă©lectrostatiques).
  4. Inverser les mécanismes de dissolution : dissolution extractive laisse un résidu (marc) éliminé par filtration, alors que la dissolution simple vise une phase unique homogÚne.
  5. Confondre voie buccale et voie orale : la voie buccale vise la cavitĂ© buccale et/ou la gorge, et une partie peut ĂȘtre une voie d’action systĂ©mique (absorption muqueuse) avec des formes spĂ©cifiques.
  6. Oublier l’exigence stĂ©rilisante liĂ©e Ă  la voie parentĂ©rale/oculaire : stĂ©rilitĂ©, pH proche du plasmatique (≈ 7,35–7,40) et absence de particules en suspension pour les solutions injectables/collyres.
  7. Mal retenir la classification dĂ©ontologique/administrative : les sanctions disciplinaires relĂšvent de la juridiction disciplinaire de l’Ordre, sans prĂ©judice de poursuites pĂ©nales Ă©ventuelles.

✅ Checklist Examen

  1. DĂ©crire l’émergence de la pharmacie (sociĂ©tĂ©s primitives) et donner les pratiques citĂ©es (dĂ©coctions vĂ©gĂ©tales/extraits animaux).
  2. Expliquer la thĂ©rapeutique dans l’AntiquitĂ© (approche naturaliste, thĂ©orie des humeurs d’Hippocrate, natura medicatrix).
  3. Citer et interprĂ©ter l’origine du caducĂ©e (serpent + coupe + Hygie/AsklĂ©pios) et la pĂ©riode d’établissement du culte en GrĂšce.
  4. DĂ©finir la dessiccation (but, substrat non volatil, Ă©limination de l’eau) et distinguer eau libre vs eau d’adsorption vs eau de constitution.
  5. Lister les modes de transmission de la chaleur et conclure pourquoi la lyophilisation Ă©vite le passage par l’état liquide.
  6. DĂ©finir le broyage/pulvĂ©risation et rappeler l’enchaĂźnement opĂ©ratoire (mondation → concassage/dessiccation si besoin → broyage → tamisage → contrĂŽle granulomĂ©trique).
  7. Décrire le tamisage et le contrÎle granulométrique par tamis superposés (maille, pesées, courbe poids ou % de refus).
  8. DĂ©finir le mĂ©lange homogĂšne et citer les facteurs dĂ©favorables au mĂ©lange (Ă©cart de taille/tĂ©nuitĂ©, densitĂ©, faible proportion d’un constituant).
  9. DĂ©finir la dissolution (solutĂ© + solvant → solution) et distinguer dissolution simple vs extractive (phase unique vs marc/filtration).
  10. Définir la filtration et expliquer criblage vs adsorption, puis donner les conséquences du colmatage sur le débit.
  11. DĂ©finir la stĂ©rilisation et citer au moins une mĂ©thode par chaleur sĂšche (180°C, Poupinel) et une par filtration (0,22 ÎŒm).
  12. Classer les formes et voies : solides orales (poudres, paquets, gélules, comprimés) puis formes liquides orales (sirops, potions, émulsions, suspensions) puis voies parentérales/oculaires/rectales/vaginales/cutanées/buccopharyngée/pulmonaire en rappelant leurs exigences clés (stérilité, pH, isotonie, tailles de

  13. En lĂ©gislation/dĂ©ontologie : dĂ©finir la dĂ©ontologie, rappeler l’obligation d’engagement Ă©crit Ă  l’inscription au tableau, et citer les sanctions disciplinaires (jusqu’à interdiction temporaire ≀ 3 ans ou radiation) et leur caractĂšre “sans prĂ©judice” des poursuites pĂ©nales.

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1. Quelle thĂ©orie explique les maladies par l’équilibre ou le dĂ©sĂ©quilibre de quatre humeurs ?

2. Quel ouvrage de Dioscoride a continuĂ© d’influencer les connaissances jusqu’au XVe siĂšcle ?

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Histoire de la pharmacie — dĂ©but ?

Pratiques anciennes avec remĂšdes naturels

ThĂ©orie des humeurs — rĂŽle ?

Expliquer l’équilibre des maladies selon Hippocrate

De materia medica — auteur ?

Dioscoride, ouvrage de référence antique

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