đ Plan du Cours
- MĂ©thodologie de lâĂ©preuve BTS ESF
- Buts et contenu de lâĂ©preuve Ă©crite
- CritĂšres et forme dâĂ©valuation
- Politique de la famille : notion évolutive
- Ăvolution de la politique familiale moderne
- Mariage et PACS : évolution vers le contrat
- Mouvements féministes et transformations familiales
- Politiques sociales en faveur du handicap
- Politiques en faveur des personnes ùgées
- Politique de lâhabitat et du logement
- Politiques dâamĂ©nagement du territoire et de la ville
- Politique dâintĂ©gration et droit dâasile
đ 1. MĂ©thodologie de lâĂ©preuve BTS ESF
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Participation Ă la dynamique institutionnelle et partenar : LâĂ©preuve Ă©value la capacitĂ© du candidat Ă analyser une situation partenariale et Ă proposer des actions pour en assurer le suivi.
- Situation partenariale : La situation partenariale correspond au cas professionnel prĂ©sentĂ© via des documents, qui sert de base Ă lâanalyse et aux propositions.
- Politiques sociales : Les politiques sociales regroupent les dispositifs et institutions mobilisables pour répondre aux besoins du public dans le cadre partenarial.
- Logiques institutionnelles et de rĂ©seau : Les logiques institutionnelles et de rĂ©seau dĂ©crivent comment les acteurs sâorganisent et coopĂšrent, avec des intĂ©rĂȘts et des limites Ă expliciter.
đ Points essentiels
- LâĂ©preuve dure 4 heures et a un coefficient 5.
- Lâobjectif est de dĂ©gager les composantes dâune situation partenariale et de les replacer dans leur contexte.
- Le candidat doit relier les besoins du public aux projets partenariaux existants ou envisagés.
- LâĂ©preuve Ă©crite consiste Ă analyser une situation partenariale puis formuler des propositions pour faire vivre la dynamique engagĂ©e.
- LâĂ©valuation valorise lâexactitude des connaissances en politiques sociales et leur mobilisation pertinente.
- LâĂ©valuation porte aussi sur la rigueur de lâanalyse ou de la synthĂšse, la qualitĂ© de la rĂ©flexion et la maĂźtrise de la terminologie.
đĄ Astuce mĂ©mo
Cas + documents â analyse des politiques sociales â propositions de suivi (intĂ©rĂȘts et limites).
đ 2. Buts et contenu de lâĂ©preuve Ă©crite
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Loi Neuwirth : Loi Neuwirth : texte qui autorise la contraception en France.
- AutoritĂ© parentale : AutoritĂ© parentale : rĂ©gime juridique qui remplace lâautoritĂ© paternelle et devient partagĂ©e entre les deux parents.
- Loi Veil : Loi Veil : loi qui lĂ©galise et encadre lâinterruption volontaire de grossesse.
- Allocation Parent Isolé : Allocation Parent Isolé : aide créée en 1976 qui reconnaßt implicitement la famille monoparentale.
- Pacte Civil de Solidarité : Pacte Civil de Solidarité : contrat conclu par deux personnes, avec des effets limités sur la vie commune et la fiscalité.
đ Points essentiels
- La contraception devient autorisée avec la Loi Neuwirth.
- En 1970, lâautoritĂ© paternelle est remplacĂ©e par lâautoritĂ© parentale partagĂ©e entre les deux Ă©poux.
- LâIVG est lĂ©galisĂ©e et encadrĂ©e par la loi de 1975 dite Loi Veil.
- La réforme du divorce par consentement mutuel vise à dédramatiser la séparation et à faciliter la recomposition familiale.
- LâAllocation Parent IsolĂ© (1976) apparaĂźt comme une reconnaissance de la famille monoparentale.
- Dans les annĂ©es 1980-1990, des aides se multiplient pour rĂ©pondre Ă la pauvretĂ© de certaines familles, comme lâallocation pour jeunes enfants (1985).
đĄ Astuce mĂ©mo
Neuwirth = contraception ; Veil = IVG ; 1970 = autorité parentale partagée ; 1976 = parent seul aidé.
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Mariage gay : Le mariage gay dĂ©signe lâaccĂšs au mariage pour des couples homosexuels, prĂ©sentĂ© comme une dĂ©marche Ă©galitaire mais discutĂ© sur ses effets symboliques.
- Mariage lesbien : Le mariage lesbien renvoie Ă lâidĂ©e dâun mariage spĂ©cifiquement pensĂ© pour les lesbiennes, que le dĂ©bat public tend Ă effacer derriĂšre lâexpression « mariage gay ».
- Pacte civil de solidarité : Le pacte civil de solidarité est un cadre juridique destiné aux personnes qui ne veulent pas ou ne peuvent pas se marier, pour organiser une vie commune.
- Union libre : Lâunion libre dĂ©signe une vie commune hors mariage et hors PACS, reconnue comme une forme dâorganisation familiale existante.
- ĂgalitĂ© par lâidentitĂ© : LâĂ©galitĂ© par lâidentitĂ© consiste Ă concevoir lâĂ©galitĂ© comme une ressemblance imposĂ©e, au lieu de prĂ©server des diffĂ©rences entre personnes.
đ Points essentiels
- Le débat public sur le « mariage gay » est critiqué pour invisibiliser les lesbiennes et pour supposer un accord homogÚne entre homosexuels.
- La critique centrale oppose une logique juridique égalitaire à une logique symbolique jugée patriarcale, en particulier dans la maniÚre dont le mariage reconduit des structures de domination.
- Le texte soutient que lâintĂ©gration des homosexuels dans la CitĂ© se fait sur la base du modĂšle hĂ©tĂ©rosexuel, prĂ©sentĂ© comme masculin et donc non neutre.
- Le mariage est contestĂ© comme rĂ©ponse nĂ©cessaire Ă la justice citoyenne, avec lâexemple de lâhĂ©ritage proposĂ© comme rĂ©forme possible sans passer par le mariage.
- Le PACS est prĂ©sentĂ© comme une solution jugĂ©e « boiteuse » et Ă faible portĂ©e symbolique, tandis que lâ« union libre » est dĂ©crite comme porteuse de sens.
- La logique dâĂ©galitĂ© dĂ©fendue repose sur lâidĂ©e que lâĂ©galitĂ© nâexige pas de devenir identique Ă lâautre, mais de rester diffĂ©rent.
đĄ Astuce mĂ©mo
Opposition en 3 mots : Droit (égalité) vs Symbole (patriarcat) vs Langage (efface les lesbiennes).
đ 4. Politique de la famille : notion Ă©volutive
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- InvaliditĂ© : Notion juridique dĂ©signant une personne dont lâactivitĂ© est impossible ou fortement rĂ©duite, notamment lâactivitĂ© professionnelle.
- Mutilation : Notion utilisĂ©e pour dĂ©signer surtout la cause dâune blessure physique, principalement lâaccident ou la guerre.
- InfirmitĂ© : Notion mĂ©dicale visant une personne atteinte dâun trouble physique.
- Déficience : Notion médicale décrivant une altération des capacités physiques ou mentales, utilisée comme terme générique.
- Personne en situation de handicap : Notion issue de la loi de 2005 qui prĂ©sente le handicap comme une situation liĂ©e Ă lâenvironnement et aux consĂ©quences, plutĂŽt quâĂ une identitĂ© de la personne.
đ Points essentiels
- Avant 1975, le droit parle dâinvaliditĂ©, mutilation et infirmitĂ©, tandis que la mĂ©decine parle de dĂ©ficience et de termes liĂ©s Ă la dĂ©ficience intellectuelle.
- Les termes anciens peuvent avoir un sens pĂ©joratif, ce qui favorise une logique dâexclusion et une hiĂ©rarchie sociale variable.
- La loi du 30 juin 1975 regroupe sous « personnes handicapées » des situations trÚs diverses : déficiences physiques, mentales, sensorielles, invalides de guerre et accidentés du travail.
- La loi du 11 fĂ©vrier 2005 remplace « personne handicapĂ©e » par « personne en situation de handicap » pour Ă©viter lâidĂ©e que la personne se rĂ©sume Ă son handicap.
- La loi de 2005 définit le handicap comme une altération substantielle, durable ou définitive de fonctions physiques, sensorielles, mentales ou cognitives, incluant le poly-handicap et les troubles de santé invalidants.
- La rĂ©forme de 2005 sâappuie sur trois axes : inclusion scolaire en milieu ordinaire, droit Ă compensation via un projet de vie et plan personnalisĂ©, et crĂ©ation des MDPH avec CDAPH fusionnĂ©es.
đĄ Astuce mĂ©mo
Avant 1975 = étiquettes (invalidité/mutilation/infirmité) ; 1975 = catégorie unique « personnes handicapées » ; 2005 = regard « situation » (compensation + inclusion + MDPH).
đ 5. Ăvolution de la politique familiale moderne
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- ComitĂ© dâexperts alsacien : Instance rĂ©gionale convoquĂ©e rĂ©guliĂšrement pour examiner des demandes liĂ©es Ă la stĂ©rilisation et vĂ©rifier des conditions prĂ©cises.
- PĂ©rennitĂ© du handicap : Condition dâexamen visant Ă sâassurer que le handicap de la personne concernĂ©e est durable et ne laisse pas envisager une autre solution.
- Complexité de la procédure : Caractéristique du dispositif qui impose plusieurs étapes (avis, auditions) et rend une intervention rapide impossible.
- MĂ©connaissance des textes : Cause possible Ă©voquĂ©e lorsque la loi a Ă©tĂ© votĂ©e en pĂ©riode estivale et que les dĂ©bats portaient surtout sur lâIVG.
- StĂ©rilisation hors-la-loi : Situation Ă©voquĂ©e comme hypothĂšse ouverte, consistant Ă pratiquer une stĂ©rilisation en dehors du cadre lĂ©gal (en clinique ou Ă lâĂ©tranger).
đ Points essentiels
- Le comitĂ© dâexperts alsacien est convoquĂ© 3 Ă 4 fois par an, soit environ 90 Ă 120 dĂ©cisions judiciaires annuelles Ă lâĂ©chelle française.
- Lâexamen insiste sur la pĂ©rennitĂ© du handicap, lâabsence dâautre solution contraceptive et lâacceptation par la personne concernĂ©e.
- Le secret des cabinets a empĂȘchĂ© dâĂ©tablir un nombre fiable de stĂ©rilisations sur la durĂ©e.
- En 1997, une estimation évoquait 30 à 60 % de jeunes femmes stérilisées dans des établissements spécialisés de Gironde.
- Lâinspection gĂ©nĂ©rale des affaires sociales recensait 400 Ă 500 ligatures de trompes « dĂ©clarĂ©es » par an, tout en supposant que le total rĂ©el Ă©tait plus Ă©levĂ©.
- La chute du nombre dâinterventions est expliquĂ©e par la complexitĂ© (dĂ©lai minimal de 2 Ă 3 mois) et par une possible mĂ©connaissance des textes aprĂšs un vote estival centrĂ© sur lâIVG.
đĄ Astuce mĂ©mo
ProcĂ©dure = lenteur (2â3 mois) ; donc moins de dĂ©cisions (90â120/an).
đ 6. Mariage et PACS : Ă©volution vers le contrat
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Cohabitation : La cohabitation est une situation oĂč plusieurs personnes vivent ensemble, pouvant augmenter le risque de maltraitance envers une personne ĂągĂ©e.
- DĂ©pendance de lâauteur : La dĂ©pendance de lâauteur dĂ©signe une situation oĂč le violent dĂ©pend de la personne ĂągĂ©e, souvent financiĂšrement, ce qui accroĂźt le risque de violence.
- Isolement social : Lâisolement social correspond Ă lâabsence de soutien autour des aidants et des personnes ĂągĂ©es, ce qui augmente le risque de maltraitance.
- NĂ©gligence par abandon : La nĂ©gligence par abandon est une forme de maltraitance liĂ©e Ă lâabandon, particuliĂšrement dĂ©crite quand une femme ĂągĂ©e perd son mari et se retrouve dĂ©possĂ©dĂ©e.
- Autonomie en baisse : La perte dâautonomie est le recul des capacitĂ©s de la personne ĂągĂ©e, pouvant faire sâaggraver des tensions familiales sous stress.
đ Points essentiels
- La cohabitation est présentée comme un facteur de risque de maltraitance pour la personne ùgée.
- Le sexe et la cohabitation sont cités comme facteurs augmentant le risque de violence envers la personne ùgée.
- Dans certaines cultures oĂč les femmes ont un statut social infĂ©rieur, les femmes ĂągĂ©es risquent davantage la nĂ©gligence par abandon aprĂšs la perte du mari et la dĂ©possession de biens.
- Le risque de violences plus persistantes et plus graves peut ĂȘtre plus Ă©levĂ© pour les femmes, selon le contexte culturel dĂ©crit.
- La dĂ©pendance de lâauteur envers la personne ĂągĂ©e, souvent financiĂšre, augmente le risque de violence.
- Des relations familiales tendues peuvent sâaggraver quand la personne ĂągĂ©e perd son autonomie, sous lâeffet du stress et de la frustration.
đĄ Astuce mĂ©mo
Cohabitation + dépendance + isolement = risque : ensemble, ça enferme, ça dépend, et ça coupe les soutiens.
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Cohabitation intergĂ©nĂ©rationnelle : Dispositif dâhabitat qui met en relation une personne ĂągĂ©e et un jeune, chacun apportant un besoin et une contrepartie au quotidien.
- Services rendus par le jeune : Ensemble des tĂąches attendues du jeune en Ă©change du logement, qui doivent rester distinctes de lâaide Ă domicile professionnelle.
- Convention dâoccupation : Document Ă©crit qui fixe les conditions pratiques et financiĂšres de la cohabitation entre la personne ĂągĂ©e, le jeune et lâassociation.
- Médiation associative : Accompagnement proposé par une association pour prévenir ou résoudre les désaccords et difficultés pendant la cohabitation.
- Quartiers Prioritaires de la Ville : Cadre de politique de la ville qui a remplacé les contrats de cohésion sociale dans la période décrite.
đ Points essentiels
- Trois formules existent : mise Ă disposition gracieuse contre services, mise Ă disposition contre services et participation aux charges, ou sous-location contre loyer.
- Les services attendus du jeune ne doivent pas ressembler Ă des prestations dâaide Ă domicile (garde-malade, aide Ă la toilette) pour Ă©viter un risque de travail dissimulĂ©.
- Le dispositif ne vise pas Ă remplacer des interventions professionnelles dâaide Ă domicile, mais Ă organiser un Ă©change Ă©quilibrĂ© logement/prĂ©sence/contreparties.
- Les associations peuvent assurer seulement la mise en relation ou aussi le suivi du binÎme, afin de sécuriser les conditions de la cohabitation.
- La convention dâoccupation doit prĂ©ciser : lieux, durĂ©e, conditions financiĂšres, obligations du jeune (prĂ©sence/services) et obligations de lâhĂ©bergeur (ex. autorisation de visites).
- La cohabitation est en gĂ©nĂ©ral dĂ©limitĂ©e dans le temps, avec une durĂ©e moyenne dâenviron une annĂ©e, jouant un rĂŽle de garde-fou.
đĄ Astuce mĂ©mo
Ăchange = Logement + PrĂ©sence/Services, mais Services â Aide Ă domicile : sinon risque de travail dissimulĂ©.
đ 8. Politiques sociales en faveur du handicap
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Quartiers Prioritaires de la Ville : Les Quartiers Prioritaires de la Ville sont des zones prioritaires de la politique de la ville, définies pour concentrer les actions sur les territoires en difficulté.
- Agence Nationale pour la RĂ©novation Urbaine : LâAgence Nationale pour la RĂ©novation Urbaine est un organisme chargĂ© de soutenir des opĂ©rations de rĂ©novation urbaine comme la rĂ©habilitation et la reconstruction.
- Cour des comptes : La Cour des comptes est une juridiction qui contrĂŽle lâusage des deniers publics et publie des rapports thĂ©matiques.
- Zone franche urbaine : Une zone franche urbaine est un quartier bĂ©nĂ©ficiant dâexonĂ©rations fiscales, notamment pour attirer des entreprises.
- Police de sécurité du quotidien : La police de sécurité du quotidien est une police de proximité revenue sous une nouvelle appellation en 2018, avec un bilan jugé mitigé.
đ Points essentiels
- Les politiques sociales liĂ©es Ă la ville sâappuient sur des dispositifs de sĂ©curitĂ© et de coopĂ©ration locale, avec une continuitĂ© entre acteurs locaux et Conseils locaux de sĂ©curitĂ© et de prĂ©vention de la dĂ©linquance.
- Les polices municipales peuvent ĂȘtre Ă©quipĂ©es dâarmes de catĂ©gorie B, ce qui est prĂ©sentĂ© comme de plus en plus frĂ©quent dans les faits.
- La police de proximitĂ© (Ătat) a Ă©tĂ© supprimĂ©e puis a rĂ©apparu en 2018 sous le nom de police de sĂ©curitĂ© du quotidien, dont le bilan est dĂ©crit comme trĂšs mitigĂ©.
- Les programmes de rĂ©novation urbaine (rĂ©habilitation, destruction, construction) se poursuivent, notamment via lâANRU.
- La loi de 2015 supprime ZUP, ZUS et ZFR pour instaurer les QPV, au nombre dâenviron 1 500, avec des conseils citoyens.
- Les QPV visent notamment la lutte contre la pauvretĂ©, lâinsertion et lâemploi, la sĂ©curitĂ© et la rĂ©novation urbaine.
đĄ Astuce mĂ©mo
QPV = PauvretĂ©, Emploi, SĂ©curitĂ©, RĂ©novation (â1 500)
đ 9. Politiques en faveur des personnes ĂągĂ©es
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- IntĂ©gration sociale : Notion sociologique dĂ©crivant le degrĂ© dâintĂ©gration de la sociĂ©tĂ©, pensĂ©e comme lâorganisme intĂšgre ses organes.
- Assimilation : Processus dâadhĂ©sion oĂč les traits culturels minoritaires tendent Ă disparaĂźtre au profit des normes du groupe majoritaire.
- IntĂ©gration culturelle : ModĂšle oĂč lâon attend surtout du minoritaire quâil sâadapte au majoritaire, tout en gardant certains traits culturels.
- IntĂ©grationnisme : Logiques qui appliquent le concept dâintĂ©gration aux individus et groupes minoritaires, en traitant leurs difficultĂ©s comme un dĂ©faut dâadaptation.
- Insertion : Processus oĂč lâĂ©tranger est reconnu comme partie de la sociĂ©tĂ© dâaccueil tout en conservant son identitĂ© dâorigine, sous condition de respecter les rĂšgles communes.
đ Points essentiels
- LâintĂ©gration est prĂ©sentĂ©e comme un horizon difficile Ă atteindre, ce qui peut produire une frontiĂšre « eux »/« nous » et donc de la discrimination systĂ©mique.
- LâintĂ©gration est dĂ©crite comme un vecteur de discrimination, ce qui rend problĂ©matique lâarticulation entre politique dâintĂ©gration et lutte contre les discriminations.
- Assimilation et intégration sont parfois distinguées par le champ : assimilation plutÎt culturel (anthropologie) et intégration plutÎt social (sociologie).
- Une autre distinction oppose lâassimilation comme disparition totale des traits minoritaires Ă lâintĂ©gration comme maintien partiel de traits tout en adoptant valeurs et culture du majoritaire.
- Le texte critique lâidĂ©e que « lâintĂ©gration » viserait surtout lâeffort du minoritaire, alors que cela inverse la logique durkheimienne centrĂ©e sur lâintĂ©gration de la sociĂ©tĂ©.
- LâintĂ©grationnisme dĂ©place le « problĂšme » des inĂ©galitĂ©s vers un processus inachevĂ© dâadaptation, pouvant mener Ă juger la « volontĂ© » dâintĂ©gration et Ă imposer un « modĂšle ».
đĄ Astuce mĂ©mo
Assimilation = effacement ; IntĂ©gration = adaptation avec restes ; Insertion = appartenance + identitĂ© maintenue ; IntĂ©grationnisme = on blĂąme lâeffort du minoritaire.
đ 10. Politique de lâhabitat et du logement
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Conditions de travail : Ensemble des facteurs liĂ©s au travail (santĂ©, bien-ĂȘtre, organisation) qui influencent le maintien en emploi.
- Vieillissement actif : DĂ©marche visant Ă favoriser la poursuite de lâactivitĂ© des salariĂ©s ĂągĂ©s grĂące Ă des politiques adaptĂ©es.
- Stratégie libérale : Approche du vieillissement actif qui mise sur des contraintes et une flexibilité du marché du travail plutÎt que sur une mobilisation sociale.
- StratĂ©gie nordique : Approche du vieillissement actif qui mise sur une mobilisation sociale et lâamĂ©lioration des conditions de travail pour concilier emploi et satisfaction.
- Accords de branche et dâentreprise : Dispositifs de dialogue social qui structurent les politiques dâemploi, notamment pour les seniors.
đ Points essentiels
- Le Centre dâĂ©tudes de lâemploi relie de bonnes conditions dâemploi au maintien en activitĂ© des salariĂ©s de 55 ans et plus.
- La formation tout au long de la vie, les aménagements du temps de travail et les services sociaux favorisent aussi le maintien des seniors, au-delà des incitations financiÚres.
- En Europe, les taux dâemploi des seniors sont trĂšs contrastĂ©s selon les pays.
- Des pays comme la SuĂšde, le Danemark, la Finlande et le Royaume-Uni affichent des taux dâemploi des seniors entre 50 % et 70 %.
- La France, la Belgique et lâItalie sont largement sous 50 %, avec une proportion Ă©levĂ©e de salariĂ©s ne jugeant pas possible de travailler jusquâĂ 60 ans.
- Deux stratégies européennes se distinguent : une stratégie libérale et une stratégie nordique du vieillissement actif.
đĄ Astuce mĂ©mo
Vieillissement actif = Nordique = conditions + dialogue social ; Libérale = contraintes + flexibilité.
đ 11. Politiques dâamĂ©nagement du territoire et de la ville
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- DALO : DALO : dispositif qui permet Ă une personne de faire valoir un droit au logement devant lâĂtat, via une procĂ©dure encadrĂ©e.
- SRU : Loi SRU : texte qui introduit lâobligation pour certaines communes de disposer dâun minimum de logements sociaux.
- QPV : QPV : quartiers identifiés comme prioritaires pour concentrer des politiques publiques dans les zones urbaines en difficulté.
- Police de sécurité du quotidien : Police de sécurité du quotidien : organisation de la sécurité visant une présence et une action de proximité sur le terrain.
- ASV : ASV : dispositif territorial qui analyse les besoins de santĂ© dâune population et coordonne des rĂ©ponses via des projets.
đ Points essentiels
- Le DALO a été créé en 2007.
- Un droit opposable permet de saisir la justice pour obliger le débiteur à exécuter sa prestation.
- Dans les communes de plus de 3 500 habitants, la part de logements sociaux attendue est de 25%.
- Le prĂ©avis pour rĂ©silier un bail dâhabitation classique est dâ1 mois.
- La loi SRU est la premiĂšre Ă imposer aux communes un minimum de logements sociaux.
- La mixité sociale vise à faire cohabiter dans le parc public des classes modestes et moyennes, afin de limiter la gentrification.
đĄ Astuce mĂ©mo
DALO 2007 â Droit opposable = Justice pour forcer lâexĂ©cution.
đ 12. Politique dâintĂ©gration et droit dâasile
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Internats dâexcellence : Dispositif scolaire offrant un cadre renforcĂ© pour favoriser la rĂ©ussite, avec internat et encadrement accru.
- Ăcole ouverte : Programme de soutien scolaire en dehors des cours, destinĂ© Ă aider les Ă©lĂšves hors du temps de classe.
- CordĂ©es de la rĂ©ussite : Partenariat entre un Ă©tablissement dâenseignement supĂ©rieur et des collĂšges/lycĂ©es pour faciliter lâaccĂšs privilĂ©giĂ© au supĂ©rieur.
- CLAS : Contrat local dâaccompagnement Ă la scolaritĂ© qui organise un soutien scolaire et peut aussi inclure un soutien aux parents et des activitĂ©s pĂ©riscolaires.
- OFPRA : Organisme public chargĂ© dâexaminer les demandes de protection dans le cadre du droit dâasile.
đ Points essentiels
- Les internats dâexcellence combinent internat et encadrement renforcĂ© pour soutenir la rĂ©ussite scolaire et rĂ©duire lâinfluence du milieu familial.
- LâĂ©cole ouverte propose un soutien scolaire en dehors des cours, donc en complĂ©ment du temps dâenseignement classique.
- Les cordĂ©es de la rĂ©ussite reposent sur un partenariat supĂ©rieurâsecondaire pour offrir aux collĂ©giens et lycĂ©ens formĂ©s dans le secondaire un accĂšs privilĂ©giĂ© au supĂ©rieur partenaire.
- Le CLAS est fondĂ© sur un contrat oĂč chacun sâengage, avec un soutien Ă lâenfant et aussi un soutien aux parents et des activitĂ©s culturelles ou pĂ©riscolaires possibles.
- LâOFPRA examine les demandes de protection relevant du droit dâasile, et nâest pas une juridiction ni un organisme de âraccompagnementâ Ă la frontiĂšre.
- Une dĂ©cision de justice qui renvoie lâĂ©tranger dans son pays correspond Ă une ITF, et non Ă un refoulement, ni Ă une mesure dâĂ©loignement, ni Ă une expulsion (selon le QCM).
đĄ Astuce mĂ©mo
CordĂ©es = âSupĂ©rieur qui tend la cordeâ vers le secondaire ; CLAS = âContrat + Loisirs + Accompagnement Scolaireâ.
đ
RepĂšres chronologiques
| Date | ĂvĂ©nement |
|---|
| 4 heures | DurĂ©e de lâĂ©preuve « Participation Ă la dynamique institutionnelle et partenariale » |
| coefficient de 5 | Coefficient de lâĂ©preuve « Participation Ă la dynamique institutionnelle et partenariale » |
| 179 avenue de Muret | Adresse de lâĂ©diteur (mention dans le document) |
đ Tableaux de synthĂšse
Ăvolution de la notion de handicap
| Période | Terme | Logique |
|---|
| Avant 1975 | invaliditĂ©/mutilation/infirmitĂ© | catĂ©gories juridiques et mĂ©dicales, avec sens pouvant devenir pĂ©joratif et logique dâexclusion |
| 30 juin 1975 | personnes handicapées | catégorie unique extensive regroupant des situations diverses |
| 11 février 2005 | personne en situation de handicap | handicap considéré comme lié à une situation (facteur extérieur), avec inclusion et compensation |
â ïž PiĂšges & confusions frĂ©quents
- Confondre « personne handicapĂ©e » (catĂ©gorie) et « personne en situation de handicap » (logique de situation) : ce nâest pas un simple changement de vocabulaire.
- Croire que lâAAH est universelle : elle est subsidiaire, avec prise en compte des ressources et du fait quâaucune autre pension/allocation ne soit susceptible dâĂȘtre versĂ©e.
- Mélanger DALO et SRU : DALO crée un droit opposable via recours, tandis que SRU impose un minimum de logements sociaux aux communes.
- Dire que le PACS donne les mĂȘmes effets que le mariage : le texte insiste sur une solidaritĂ© et des effets limitĂ©s, et sur lâabsence de pension de rĂ©version.
- Penser que la cohabitation intergĂ©nĂ©rationnelle remplace lâaide Ă domicile : les services du jeune ne doivent pas ressembler Ă des prestations professionnelles (risque de travail dissimulĂ©).
- Confondre les mesures dâĂ©loignement : refoulement (frontiĂšre), mesures administratives (prĂ©fet), arrĂȘtĂ© dâexpulsion (ministre), ITF (dĂ©cision de justice).
- Oublier que lâAPA ne se cumule pas avec certaines aides (notamment PCH) et quâelle est plafonnĂ©e/modulĂ©e selon ressources et degrĂ© dâautonomie.
â
Checklist Examen
- Expliquer les buts de lâĂ©preuve : dĂ©gager les composantes dâune situation partenariale, la situer dans son contexte, lier besoins du public et projets partenariaux, et mobiliser les politiques/dispositifs/institutions.
- Analyser une situation partenariale Ă partir dâannexes : mobiliser les politiques sociales pour analyser le travail partenarial prĂ©sentĂ© et formuler des propositions de suivi.
- Présenter les repÚres de la politique familiale moderne : contraception (Loi Neuwirth), autorité parentale (1970), IVG (Loi Veil), Allocation Parent Isolé (1976), aides contre la pauvreté (années 1980-1990), congé de p.
- Maßtriser les évolutions du handicap : avant 1975 (invalidité/mutilation/infirmité vs déficience), loi du 30 juin 1975 (personnes handicapées, COTOREP/CDES, AAH), loi du 11 février 2005 (personne en situation de handicap
- Savoir distinguer les acteurs et dispositifs handicap : rÎle des CDAPH/MDPH, missions des ESAT, principe du projet de vie et du plan personnalisé de compensation.
- ConnaĂźtre la procĂ©dure de stĂ©rilisation encadrĂ©e : comitĂ© dâexperts alsacien (pĂ©rennitĂ© du handicap, absence dâautre solution contraceptive, acceptation), dĂ©lai minimal 2 Ă 3 mois, et ordres de grandeur (90-120 dĂ©cisions
- Expliquer les facteurs de risque de maltraitance des personnes ĂągĂ©es citĂ©s : cohabitation, dĂ©pendance de lâauteur, isolement social, nĂ©gligence par abandon, baisse dâautonomie et stress familial.
- DĂ©crire la cohabitation intergĂ©nĂ©rationnelle : trois formules, garde-fous (services â aide Ă domicile), convention dâoccupation (lieux/durĂ©e/finances/obligations), rĂŽle possible de mĂ©diation associative et durĂ©e moyenne.
- Maßtriser les politiques de la ville liées aux QPV : continuité locale (conseils locaux), suppression ZUP/ZUS/ZFR (loi 2015) et objectifs (pauvreté, insertion/emploi, sécurité, rénovation urbaine).
- ConnaĂźtre les politiques dâamĂ©nagement et de logement : DALO (créé en 2007, droit opposable, recours amiable puis contentieux), SRU (communes >3 500 hab. et part de logements sociaux), et prĂ©avis (1 mois) dans le cadre d
- Expliquer les dispositifs dâintĂ©gration et droit dâasile : visa/refoulement, titres de sĂ©jour et CIR, OFPRA (examen des demandes dâasile), et les quatre mesures dâĂ©loignement (dont ITF).
- Savoir distinguer politiques actives/passives de lâemploi et leurs logiques : Keynes (soutien de la demande, dĂ©ficit), libĂ©raux (marchĂ©), flexisĂ©curitĂ©, et exemples de moyens (formation, orientation, grands travaux, prĂ©p
- Conclure par les repĂšres personnes ĂągĂ©es : systĂšme de retraite (1945, rĂ©partition), maintien Ă domicile vs logements spĂ©cialisĂ©s, et APA (loi 20/07/2001, plan dâaide, conditions, non-cumul PCH).
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