Revision sheet: Introduction aux relations internationales

Plan du Cours

  1. Définir les relations internationales
  2. Nation, État et anarchie internationale
  3. Formation du droit international
  4. État et sujet originaire
  5. Critùres et reconnaissance de l’État
  6. Organisations internationales et principe de spécialité
  7. L’individu en droit international
  8. Protection internationale des droits humains
  9. Répression pénale internationale
  10. Naissance des relations interétatiques
  11. Institutions internationales avant 1945
  12. Mondialisation et recomposition des acteurs

1. Définir les relations internationales

Notions clés & Définitions

  • International : Notion qui dĂ©signe ce qui concerne des relations entre plusieurs nations plutĂŽt qu’une vie interne Ă  un seul ordre politique.
  • Nation : Groupe politique d’individus prĂ©sentĂ© comme l’ensemble des citoyens libres et Ă©gaux en droits, dĂ©tenteur lĂ©gitime de la souverainetĂ©.
  • Anarchie internationale : Situation internationale caractĂ©risĂ©e par l’absence d’autoritĂ© supĂ©rieure aux États pour rĂ©gler leurs conflits.
  • SystĂšme international : Ensemble d’acteurs dont les interactions sont assez rĂ©guliĂšres pour que l’action de chacun dĂ©pende du comportement des autres.
  • Droit international : Corpus de rĂšgles utilisĂ© pour structurer et organiser les relations entre États dans la scĂšne internationale.

Points essentiels

  • Le terme international est créé par Jeremy Bentham et apparaĂźt pour la premiĂšre fois dans son ouvrage de 1789, oĂč il distingue droit interne et droit externe.
  • Les relations internationales se diffĂ©rencient des relations internes par leurs acteurs et par leur environnement : en international, il n’existe pas de supĂ©rieur au-dessus des États.
  • La nation devient, dans une lecture politique moderne, l’origine de la souverainetĂ©, ce que formule l’article 3 de la DDHC de 1789.
  • Hedley Bull dĂ©finit le systĂšme international comme un ensemble d’acteurs dont les interactions sont suffisamment rĂ©guliĂšres pour que l’action de chacun entre dans le calcul des autres.
  • La guerre sans adjectif renvoie Ă  un phĂ©nomĂšne international, tandis qu’un conflit armĂ© Ă  l’intĂ©rieur d’un État doit ĂȘtre qualifiĂ© de guerre civile.
  • Le droit international est rattachĂ© Ă  Westphalie en 1648 comme point de dĂ©part, puis structurĂ© en 18e siĂšcle par E. D. Vattel en un corpus cohĂ©rent.

Astuce mémo

1789 : Bentham invente l’« international » (interne/externe) et la DDHC ancre la souverainetĂ© dans la « nation ».

2. Nation, État et anarchie internationale

Notions clés & Définitions

  • État : L’État est l’acteur central des relations internationales, et il reste un acteur interne par son rĂŽle d’organisation et de rĂ©gulation sur le territoire.
  • Organisation internationale : Une organisation internationale est un acteur propre Ă  la scĂšne internationale, créée pour structurer les relations entre plusieurs États et n’ayant pas d’équivalent interne direct.

Points essentiels

  • Les relations internationales se distinguent des relations internes par leurs acteurs et par leur environnement, car Ă  l’échelle internationale aucun pouvoir supĂ©rieur ne domine les États.
  • Les États sont les acteurs les plus centraux de la scĂšne internationale, tandis que certaines organisations internationales n’existent que pour organiser des relations entre États.
  • Dans un systĂšme international, le comportement de chaque acteur devient un facteur nĂ©cessaire du calcul du comportement des autres.
  • La rĂ©gularitĂ© des interactions caractĂ©rise le systĂšme international et soutient l’idĂ©e d’interdĂ©pendance entre acteurs.
  • Dans une logique interĂ©tatique, une action localisĂ©e peut dĂ©clencher un conflit gĂ©nĂ©ralisĂ© par effets d’alliances et d’interdĂ©pendances.
  • Sans adjectif, la guerre renvoie d’abord Ă  un phĂ©nomĂšne international impliquant des États, alors qu’une guerre Ă  l’intĂ©rieur d’un État est qualifiĂ©e de guerre civile.

Astuce mémo

Anarchie = pas de “chef au-dessus des États” : chacun doit compter sur les autres, comme dans un systĂšme d’interdĂ©pendance.

3. Formation du droit international

Notions clés & Définitions

  • TraitĂ©s de Westphalie : TraitĂ©s signĂ©s en 1648 qui marquent un tournant en donnant aux relations interĂ©tatiques des bases juridiques, notamment la souverainetĂ© et l’égalitĂ© des États.
  • Emancipation du droit international : PĂ©riode oĂč le droit international gagne une autonomie intellectuelle et devient un corpus structurĂ©, en lien avec les idĂ©es formulĂ©es par Vattel au XVIIIe siĂšcle.
  • Droit international public : Ensemble de rĂšgles obligatoires Ă©laborĂ©es par les États pour organiser et rĂ©guler la conduite des relations dans la sociĂ©tĂ© internationale.
  • Consentement des États : Principe selon lequel un État n’est tenu par une obligation internationale qu’à condition d’y avoir consenti, directement ou indirectement.
  • CPJI : Juridiction antĂ©rieure Ă  la CIJ qui a confirmĂ© Ă  plusieurs reprises que le droit international repose sur la volontĂ© et le consentement des États.

Points essentiels

  • En 1648, la fin de la guerre de Trente Ans s’achĂšve par les traitĂ©s de Westphalie, considĂ©rĂ©s comme un point de dĂ©part de la formation du droit international.
  • Au XVIIIe siĂšcle, Vattel contribue Ă  mettre en forme les principes issus de Westphalie pour faire du droit international un ensemble cohĂ©rent de rĂšgles.
  • En 1815, le congrĂšs de Vienne consolide un ordre international stable en rĂ©affirmant souverainetĂ©, Ă©galitĂ© juridique et stabilitĂ© des frontiĂšres.
  • Dans l’ordre international, il n’existe pas d’autoritĂ© supĂ©rieure aux États : ils produisent le droit par concours et consentement, sans pouvoir imposer Ă  un autre État.
  • En 1923, l’affaire Wimbledon affirme qu’en l’absence de consentement d’un État Ă  une rĂšgle, il n’existe pas d’obligation juridique pour cet État.
  • En 1927, l’affaire Lotus pose que les limitations Ă  l’indĂ©pendance de l’État ne se prĂ©sument pas et exigent une base claire acceptĂ©e par l’État, sous une forme permettant d’établir son engagement.

4. État et sujet originaire

Notions clés & Définitions

  • Sujet originaire : Un sujet originaire est une entitĂ© qui crĂ©e et fonde l’ordre juridique international en Ă©tant Ă  l’origine de la production des rĂšgles internationales.
  • CompĂ©tence de la compĂ©tence : La compĂ©tence de la compĂ©tence dĂ©signe le fait que l’État fixe lui-mĂȘme ses compĂ©tences et exerce celles-ci dans l’ordre international.
  • Gouvernement effectif : Le gouvernement effectif est l’exigence du droit international d’un groupe qui gĂšre rĂ©ellement le territoire, sans imposer une forme prĂ©cise de gouvernement.
  • Reconnaissance juridique de l’État : La reconnaissance juridique est l’acte par lequel un État admet l’existence d’une entitĂ© et accepte d’en tirer des effets juridiques dans l’ordre international.

Points essentiels

  • L’État est un sujet originaire du droit international public, alors que d’autres acteurs comme les organisations internationales sont des sujets dĂ©rivĂ©s.
  • Quand une entitĂ© devient un État, elle obtient directement la personnalitĂ© juridique internationale et peut participer Ă  la crĂ©ation du droit.
  • Pour ĂȘtre qualifiĂ© d’État, il faut notamment un territoire, une population et un gouvernement effectif.
  • Le droit international n’exige pas une forme de gouvernement dĂ©terminĂ©e, mais exige qu’un groupe exerce effectivement le contrĂŽle sur l’ensemble du territoire.
  • La reconnaissance juridique complĂšte les critĂšres et ne doit pas servir Ă  rendre licites des situations illicites rĂ©sultant d’une violation de normes impĂ©ratives.

Astuce mémo

3 critĂšres pour l’État : territoire + population (via la nation) + gouvernement effectif, puis Ă©galitĂ© via la reconnaissance juridique.

5. Critùres et reconnaissance de l’État

Notions clés & Définitions

  • Territoire : Le territoire est un Ă©lĂ©ment indispensable de l’État et comprend des espaces terrestre, maritime et aĂ©rien, sans hiĂ©rarchie juridique entre eux.

Points essentiels

  • Pour avoir la qualitĂ© d’État, on retient classiquement le territoire, la population (liĂ©e Ă  la nation) et l’existence d’un gouvernement effectif.
  • Le territoire de l’État se dĂ©cline en dimensions terrestre, maritime et aĂ©rienne, qui sont traitĂ©es comme Ă©gales sans hiĂ©rarchie de superficie en droit.
  • Le droit international n’impose pas une forme de gouvernement prĂ©cise, mais exige que le gouvernement soit effectif en gĂ©rant vĂ©ritablement l’ensemble du territoire.
  • La reconnaissance juridique peut ĂȘtre conçue comme l’acte par lequel un ou plusieurs États constatent l’existence d’une situation et acceptent d’en tirer des effets juridiques dĂ©terminĂ©s.
  • Un État reconnaissant des situations issues de violations de normes impĂ©ratives commises lors d’un envahissement ne doit pas rendre ces situations licites par la reconnaissance.

Astuce mémo

TPG : Territoire, Population-nation, Gouvernement effectif ; puis reconnaissance juridique pour produire des effets dans l’ordre international.

6. Organisations internationales et principe de spécialité

Notions clés & Définitions

  • PersonnalitĂ© juridique dĂ©rivĂ©e : La personnalitĂ© juridique des organisations internationales dĂ©pend de la crĂ©ation par les États, ce qui en fait des sujets dĂ©rivĂ©s du droit international.
  • CompĂ©tence de l’organisation : La compĂ©tence d’une organisation internationale correspond uniquement aux pouvoirs que les États lui attribuent explicitement dans le traitĂ© constitutif.
  • Principe de spĂ©cialitĂ© : Le principe de spĂ©cialitĂ© limite l’action d’une organisation internationale au seul domaine expressĂ©ment prĂ©vu par son traitĂ© constitutif.

Points essentiels

  • Les organisations internationales apparaissent au XIXᔉ siĂšcle dans un contexte de multiplication des États et pour gĂ©rer des prĂ©occupations communes.
  • Leur action est encadrĂ©e par le traitĂ© constitutif, ce qui signifie qu’elles ne disposent pas d’une compĂ©tence gĂ©nĂ©rale hors de ce qui leur est attribuĂ©.
  • Au dĂ©part, beaucoup d’organisations internationales sont techniques et spĂ©cialisĂ©es, centrĂ©es sur des problĂšmes prĂ©cis et pragmatiques.
  • Une organisation chargĂ©e de la navigation fluviale ne peut pas lĂ©gifĂ©rer sur la pĂȘche maritime si cette compĂ©tence n’est pas prĂ©vue dans son traitĂ©.
  • L’Union europĂ©enne illustre un stade plus intĂ©grĂ© oĂč des États membres partagent une partie de leur souverainetĂ© avec l’organisation.

Astuce mémo

SpĂ©cialitĂ© = spĂ©cial “traitĂ©â€ : l’OI n’agit que lĂ  oĂč le traitĂ© lui donne des pouvoirs.

7. L’individu en droit international

Notions clés & Définitions

  • Individu, sujet du droit : L’individu devient progressivement titulaire de droits et d’actions en droit international, au lieu d’ĂȘtre uniquement protĂ©gĂ© par l’État via la nationalitĂ©.
  • Apatrides : Les apatrides sont des personnes qu’aucun État ne considĂšre comme son ressortissant selon l’article 1er de la Convention relative au statut des apatrides.
  • RĂ©fugiĂ©s : Les rĂ©fugiĂ©s sont des personnes hors de leur pays, craignant une persĂ©cution fondĂ©e sur des motifs dĂ©terminĂ©s, et ne pouvant ou ne voulant pas bĂ©nĂ©ficier de la protection de leur État.
  • DĂ©claration universelle des droits de l’homme : La DĂ©claration universelle des droits de l’homme (1948) sert de texte de rĂ©fĂ©rence pour la protection des droits individuels en droit international.
  • AccĂšs direct aux juridictions internationales : Le droit international contemporain permet Ă  certains individus de saisir directement des juridictions internationales, au lieu de dĂ©pendre uniquement des États.

Points essentiels

  • Le droit international a longtemps Ă©tĂ© centrĂ© sur les États, l’individu n’existant juridiquement qu’à travers sa nationalitĂ©.
  • La protection des individus commence notamment avec les apatrides et les rĂ©fugiĂ©s via des conventions internationales spĂ©cifiques.
  • La convention relative au statut des rĂ©fugiĂ©s (1951) entre en vigueur en 1954 et dĂ©finit le statut de rĂ©fugiĂ© Ă  l’article 1er.
  • Les droits protĂ©gĂ©s couvrent des droits fondamentaux de nature individuelle et collective ainsi que des droits Ă©conomiques, sociaux et culturels.
  • Certains mĂ©canismes ouvrent aux individus la saisine directe de juridictions comme la CEDH, sans attendre l’action d’un État.

Astuce mémo

Apatrides et rĂ©fugiĂ©s = protection “quand la nationalitĂ© ne protĂšge plus”, puis accĂšs aux juges internationaux (ex. CEDH).

8. Protection internationale des droits humains

Notions clés & Définitions

  • ResponsabilitĂ© pĂ©nale internationale : Principe en droit international public qui permet d’engager et sanctionner la responsabilitĂ© d’individus pour des infractions graves.
  • Tribunal de Nuremberg : Premier tribunal international mentionnĂ© dans le cours, créé aprĂšs la Seconde Guerre mondiale pour juger des responsables militaires nazis.
  • Cour pĂ©nale internationale (CPI) : Juridiction internationale citĂ©e par le cours, pouvant ĂȘtre saisie pour engager la responsabilitĂ© pĂ©nale d’individus quand le juge national ne peut pas juger.
  • Saisine d’un juge international : MĂ©canisme par lequel l’individu peut porter une affaire devant une juridiction internationale selon les conditions prĂ©vues par le systĂšme dĂ©crit.

Points essentiels

  • Le cours rattache la protection internationale des droits humains Ă  la possibilitĂ© de sanctionner certains actes graves au niveau international aprĂšs la Seconde Guerre mondiale.
  • Le Tribunal de Nuremberg a fonctionnĂ© de 1945 Ă  1946 pour juger les principaux responsables militaires nazis encore en vie.
  • La logique dĂ©crite permet Ă  l’individu de saisir un juge international et de pouvoir ĂȘtre condamnĂ© au niveau international pour certaines infractions graves.
  • Quand un individu ne peut pas ĂȘtre jugĂ© dans son propre État, sa responsabilitĂ© peut ĂȘtre engagĂ©e devant la Cour pĂ©nale internationale (CPI) ou d’autres tribunaux internationaux compĂ©tents.

Astuce mémo

Nuremberg (1945-46) ouvre la voie, puis la CPI prend le relais quand l’État n’arrive pas à juger.

9. Répression pénale internationale

Notions clés & Définitions

  • Cour permanente de Justice internationale : Une juridiction internationale permanente créée dans le cadre de la SociĂ©tĂ© des Nations pour trancher des diffĂ©rends entre États et rendre des avis juridiques.
  • Fonction contentieuse : Une compĂ©tence par laquelle la juridiction rĂšgle des litiges interĂ©tatiques, notamment lorsqu’un traitĂ© est allĂ©guĂ© comme violĂ©.
  • Fonction consultative : Une compĂ©tence par laquelle la juridiction rend des avis sur l’état du droit international, sans caractĂšre obligatoire.

Points essentiels

  • La Cour permanente de Justice internationale est prĂ©vue Ă  l’article 14 du Pacte de la SociĂ©tĂ© des Nations annexĂ© au traitĂ© de Versailles.
  • La Cour exerce une fonction contentieuse et une fonction consultative, dont les avis ne sont pas obligatoires.
  • Pendant sa pĂ©riode d’activitĂ©, la Cour a traitĂ© 29 affaires contentieuses interĂ©tatiques et rendu 27 avis consultatifs.

10. Naissance des relations interétatiques

Notions clés & Définitions

  • Union postale universelle : Organisation internationale créée en 1874 pour organiser et faciliter les Ă©changes de courrier entre États, et toujours en activitĂ© aujourd’hui.
  • SociĂ©tĂ© des Nations : Organisation internationale fondĂ©e aprĂšs la PremiĂšre Guerre mondiale pour travailler collectivement Ă  la paix et Ă  la sĂ©curitĂ© internationales.
  • Organisation des Nations Unies : Organisation internationale fondĂ©e aprĂšs la Seconde Guerre mondiale pour remplacer la SociĂ©tĂ© des Nations et structurer la sĂ©curitĂ© collective.
  • OTAN : Organisation de dĂ©fense collective nĂ©e du traitĂ© de Washington et conçue pour protĂ©ger le bloc de l’Ouest dans le contexte de la guerre froide.

Points essentiels

  • En 1874, l’Union postale universelle est créée pour faciliter les Ă©changes postaux entre États, illustrant une coopĂ©ration interĂ©tatique durable.
  • Avant la PremiĂšre Guerre mondiale, on compte environ 15 organisations internationales, montrant une coopĂ©ration encore limitĂ©e mais en progression.
  • La SociĂ©tĂ© des Nations est instituĂ©e par le traitĂ© de Versailles du 28 juin 1919 et entre en fonction le 10 janvier 1920, avec un Pacte annexĂ© comme acte fondateur.
  • La Cour permanente de Justice internationale prĂ©vue Ă  l’article 14 du Pacte exerce une fonction contentieuse et une fonction consultative, avec 29 affaires et 27 avis pendant son activitĂ©.
  • La Charte des Nations Unies, adoptĂ©e le 26 juin 1945 et entrĂ©e en vigueur le 24 octobre 1945, fonde une ONU initialement de 51 États, puis 193 aujourd’hui.
  • En 1945, l’ùre atomique commence avec les bombardements d’Hiroshima le 6 aoĂ»t et de Nagasaki le 9 aoĂ»t, transformant durablement le systĂšme international.

Astuce mémo

1919 (SDN, Paix+sécurité) puis 1945 (ONU, Sécurité collective) : aprÚs les guerres, on institutionnalise la paix.

11. Institutions internationales avant 1945

Notions clés & Définitions

  • Organisation internationale du travail : Organisation internationale créée par le traitĂ© de Versailles pour promouvoir une paix durable fondĂ©e sur la justice sociale et des conditions de travail.

Points essentiels

  • La SociĂ©tĂ© des Nations Ă©choue malgrĂ© ses ambitions car la communautĂ© internationale se fracture Ă  nouveau, dans un contexte Ă©conomique et politique dĂ©favorable.
  • La Cour permanente de Justice internationale, prĂ©vue par le Pacte de la SociĂ©tĂ© des Nations, exerce une fonction contentieuse et une fonction consultative.
  • Pendant son activitĂ©, la Cour permanente de Justice internationale connaĂźt 29 affaires contentieuses interĂ©tatiques et 27 avis consultatifs.
  • L’Organisation internationale du travail est créée en 1919 et devient en 1946 une agence spĂ©cialisĂ©e de l’ONU tout en conservant sa structure et ses missions.
  • La Charte des Nations Unies est adoptĂ©e le 26 juin 1945 et entre en vigueur le 24 octobre 1945, avec 51 États fondateurs Ă  l’origine.

12. Mondialisation et recomposition des acteurs

Notions clés & Définitions

  • Bipolarisation Est-Ouest : Situation gĂ©opolitique oĂč le systĂšme international est structurĂ© par deux blocs, avec une rivalitĂ© permanente entre l’URSS et les États-Unis.
  • Ère atomique : PĂ©riode ouverte aprĂšs 1945 oĂč le nuclĂ©aire militaire devient un enjeu central, structurant durablement les relations internationales.
  • Acteurs non Ă©tatiques : Acteurs comme les individus, les entreprises ou les ONG qui peuvent intervenir sur la scĂšne internationale sans ĂȘtre des États.
  • Mondialisation : Intensification et fluidification des Ă©changes entre États et sociĂ©tĂ©s dans des domaines Ă©conomiques, culturels, financiers, politiques et technologiques.

Points essentiels

  • En 1945, l’ùre atomique commence avec les bombardements amĂ©ricains de Hiroshima le 6 aoĂ»t 1945 et de Nagasaki le 9 aoĂ»t 1945.
  • AprĂšs 1945, la crĂ©ation d’organisations internationales augmente fortement, contre environ une quinzaine avant la PremiĂšre Guerre mondiale.
  • La Charte de San Francisco est adoptĂ©e le 26 juin 1945 et l’ONU compte alors 51 États fondateurs, puis 193 aujourd’hui.
  • La mondialisation s’accĂ©lĂšre Ă  partir des annĂ©es 1970 avec des technologies de communication plus fiables et rapides.
  • Depuis l’ùre d’Internet, des acteurs auparavant internes Ă  l’État (individus, entreprises, ONG) gagnent une visibilitĂ© internationale, ce qui affaiblit la centralitĂ© exclusive de l’État.

Astuce mémo

6/8/45 et 9/8/45 : le “dĂ©clic” nuclĂ©aire qui relance aussi la crĂ©ation d’organisations internationales aprĂšs 1945.

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1789Bentham invente/emploie pour la premiÚre fois le terme « international » et distingue droit interne et externe
1648traités de Westphalie : point de départ de la formation du droit international (souveraineté/égalité juridiques)
1815congrĂšs de Vienne : consolidation de l’ordre international (souverainetĂ©, Ă©galitĂ© juridique, stabilitĂ© des frontiĂšres)
1923affaire « Wimbledon » : sans consentement, pas d’obligation juridique
1927affaire « Lotus » : les limitations Ă  l’indĂ©pendance de l’État ne se prĂ©sument pas
1945dĂ©but de l’ùre atomique (Hiroshima le 6 aoĂ»t 1945 et Nagasaki le 9 aoĂ»t 1945)
1945Charte des Nations Unies adoptée le 26 juin 1945 et entrée en vigueur le 24 octobre 1945
1951Convention relative au statut des réfugiés adoptée (article 1er)

Tableaux de synthĂšse

Relations internes vs relations internationales

Point de comparaisonRelations internesRelations internationales
ActeursPeuvent ĂȘtre internes Ă  l’ÉtatActeurs spĂ©cifiques Ă  la scĂšne internationale, avec l’État au centre et des organisations internationales
EnvironnementEnvironnement « banalisĂ© » au niveau de l’ÉtatPas de supĂ©rioritĂ© : absence d’autoritĂ© au-dessus des États (anarchie)
RĂšglement des conflitsPrĂ©sence d’une autoritĂ© supĂ©rieure dans l’ordre interneAbsence d’autoritĂ© supĂ©rieure oblige Ă  compter sur le jeu des États (systĂšme interdĂ©pendant)

CPJI : fonctions

CompétenceCe que fait la juridictionCaractÚre
Fonction contentieuseRĂšgle des litiges entre États, notamment en cas de violation allĂ©guĂ©e d’un traitĂ©DĂ©cisions non dĂ©crites comme obligatoires dans le cours (avis) vs contentieux : litige jugĂ©
Fonction consultativeRend des avis sur l’état du droit internationalAvis non obligatoires

PiÚges & confusions fréquents

  1. Confondre « international » (relations entre nations) avec « externe » au sens courant : le cours insiste sur la distinction droit interne/droit externe et sur l’invention du terme en 1789.
  2. Croire qu’en anarchie internationale il n’y a aucune rĂšgle : le cours montre au contraire que le droit international repose sur la volontĂ© et le consentement des États, sans autoritĂ© supĂ©rieure.
  3. Parler de « guerre » sans adjectif pour n’importe quel conflit : le cours prĂ©cise que si le conflit est Ă  l’intĂ©rieur d’un État, c’est une guerre civile.
  4. MĂ©langer sujet originaire et sujet dĂ©rivĂ© : l’État a la « compĂ©tence de sa compĂ©tence », alors que les organisations internationales n’agissent que dans le cadre du traitĂ© (principe de spĂ©cialitĂ©).
  5. Penser que la reconnaissance juridique « rend licite » une situation issue de violations de normes impératives : le cours interdit cette idée.
  6. Croire que l’individu n’existe en droit international qu’à travers la nationalitĂ© : le cours montre une Ă©volution vers sa protection (apatrides/rĂ©fugiĂ©s) et sa saisine/condamnation possibles via des mĂ©canismes internationaux.
  7. Confondre l’affaire Wimbledon et l’affaire Lotus : Wimbledon vise l’absence de consentement = pas d’obligation, tandis que Lotus affirme que les limitations Ă  l’indĂ©pendance ne se prĂ©sument pas.

Checklist Examen

  1. Expliquer ce que signifie « international » (terme créé par Jeremy Bentham en 1789) et pourquoi il sert à distinguer droit interne et droit externe.
  2. Donner la dĂ©finition politique de la nation et rappeler l’idĂ©e de la souverainetĂ© « rĂ©side essentiellement dans la nation » (DDHC de 1789, article 3).
  3. Comparer relations internes et relations internationales sur deux axes : acteurs et environnement (anarchie internationale = absence d’autoritĂ© supĂ©rieure au-dessus des États).
  4. DĂ©finir le systĂšme international selon Hedley Bull (interactions rĂ©guliĂšres, dĂ©pendance du comportement de chacun) et illustrer par l’interdĂ©pendance (ex. Russie/Ukraine).
  5. Expliquer la diffĂ©rence entre guerre civile et guerre sans adjectif (phĂ©nomĂšne international impliquant des États).
  6. Relier l’histoire du droit international aux trois repĂšres : 1648 (Westphalie), le XVIIIe siĂšcle (Ă©mancipation et Vattel), 1815 (consolidation par le congrĂšs de Vienne).
  7. Justifier pourquoi le droit international repose sur le consentement des États (rappeler la logique de CPJI) et mobiliser Wimbledon 1923 + Lotus 1927.
  8. DĂ©crire l’État comme sujet originaire et distinguer sa compĂ©tence de la « compĂ©tence de la compĂ©tence » vs celle des organisations internationales (sujets dĂ©rivĂ©s).
  9. Lister les critĂšres de la qualitĂ© d’État (territoire, population/nation, gouvernement effectif) et prĂ©ciser le rĂŽle de la reconnaissance juridique sans « licĂ©ifier » des violations de normes impĂ©ratives.
  10. Expliquer le principe de spĂ©cialitĂ© des organisations internationales (compĂ©tence limitĂ©e aux pouvoirs attribuĂ©s par le traitĂ© constitutif) avec l’idĂ©e « navigation fluviale ≠ pĂȘche maritime ».
  11. Montrer l’évolution de la place de l’individu : protection (apatrides, rĂ©fugiĂ©s avec Convention 1951 et entrĂ©e en vigueur 1954, article 1er) et rĂ©pression (Nuremberg 1945-1946, responsabilitĂ© pĂ©nale internationale/CPI).
  12. PrĂ©senter l’architecture institutionnelle autour de 1919-1945 : SDN (traitĂ© de Versailles, 28 juin 1919 / 10 janvier 1920), CPJI (article 14 Pacte), ONU (26 juin 1945 / 24 octobre 1945), OTAN (traitĂ© de Washington du 4 avril 1949) et pacte de Varsovie (14 mai 1955).

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Relations internationales — dĂ©finition ?

Relations entre plusieurs nations, hors vie interne.

Nation — rîle ?

Groupe politique souverain, détenteur de la souveraineté.

Anarchie internationale — caractĂ©ristique ?

Absence d’autoritĂ© supĂ©rieure aux États.

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