Revision sheet: La chute du Second Empire

Plan du Cours

  1. Seconde République et victoire de Bonaparte
  2. Réaction conservatrice et loi électorale
  3. PrĂ©paration du coup d’État
  4. Coup d’État de 1851 et rĂ©pression
  5. Second Empire autoritaire et soutiens
  6. Développement économique et politique de grandeur
  7. RĂ©formes libĂ©rales de l’Empire
  8. Échec du Mexique et oppositions
  9. Guerre de 1870 et chute de l’Empire
  10. Science, Église et modernitĂ©
  11. Libéralisme et question ouvriÚre

1. Seconde République et victoire de Bonaparte

Notions clés & Définitions

  • Seconde RĂ©publique : RĂ©gime rĂ©publicain instaurĂ© en 1848, initialement portĂ© par un espoir accru de libertĂ©s et de progrĂšs.
  • Parti de l’Ordre : Courant majoritaire issu du vote rural, qui domine l’AssemblĂ©e et soutient un tournant plus conservateur.
  • Louis-NapolĂ©on Bonaparte : PrĂ©sident Ă©lu au suffrage universel masculin, qui rassemble des soutiens variĂ©s puis s’impose face au Parti de l’Ordre.
  • Loi des Burgraves : Loi Ă©lectorale de 1850 qui rĂ©duit le suffrage universel en imposant rĂ©sidence et paiement d’une taxe.
  • Parti de l’ÉlysĂ©e : Regroupement autour du prĂ©sident, composĂ© surtout de bonapartistes qui prennent leurs distances avec le Parti de l’Ordre.

Points essentiels

  • La Constitution fait apparaĂźtre la fraternitĂ©, et Lamartine qualifie l’espoir rĂ©publicain naissant d’illusion lyrique.
  • Au suffrage universel masculin, Louis-NapolĂ©on Bonaparte remporte une victoire triomphale puis domine le Parti de l’Ordre Ă  l’AssemblĂ©e.
  • Le Parti de l’Ordre fait voter des mesures liberticides contre les rĂ©publicains « rouges », notamment par la restriction de libertĂ©s (presse et rĂ©union) et la dissolution de certaines sociĂ©tĂ©s de secours mutuels.
  • La loi des Burgraves (1850) exige 3 ans de rĂ©sidence et le paiement d’une taxe pour figurer sur les listes Ă©lectorales, ce qui exclut environ 30 % des Ă©lecteurs.
  • Entre 9 millions et 6 millions d’électeurs, la RĂ©publique perd son base populaire initiale et devient plus conservatrice malgrĂ© l’orientation attendue vers les ouvriers.
  • Autour de Louis-NapolĂ©on Bonaparte, le Parti de l’ÉlysĂ©e rassemble des bonapartistes qui se dĂ©marquent de l’AssemblĂ©e dominĂ©e par le Parti de l’Ordre.

Astuce mémo

Chose à retenir : « chat et souris » pour Bonaparte = façade sociale + rassurer républicains + séduire orléanistes + rallier bonapartistes.

2. Réaction conservatrice et loi électorale

Points essentiels

  • La victoire de Louis-NapolĂ©on Bonaparte s’appuie sur le suffrage universel masculin, ce qui lui donne une lĂ©gitimitĂ© majeure face au Parti de l’Ordre.
  • À partir des Ă©lections, des mesures conservatrices sont votĂ©es qui rĂ©duisent les libertĂ©s, notamment sur la presse et la rĂ©union, et frappent les sociĂ©tĂ©s de secours mutuels.
  • La loi Ă©lectorale de 1850 impose 3 ans de rĂ©sidence dans une commune et le paiement d’une taxe pour ĂȘtre inscrit sur les listes.
  • Cette loi exclut environ 30 % des Ă©lecteurs, soit prĂšs de 3 millions de personnes, faisant passer le total de 9 millions Ă  6 millions.
  • La RĂ©publique, pensĂ©e pour servir les ouvriers, se transforme en rĂ©gime plus conservateur, avec un conflit grandissant entre le prĂ©sident bonapartiste et l’AssemblĂ©e.
  • Autour du prĂ©sident se forme le Parti de l’ÉlysĂ©e, qui prend ses distances avec le Parti de l’Ordre.

Astuce mémo

Burgraves = “3 ans + taxe” : moins d’électeurs, plus de contrĂŽle (≈30% exclus).

3. PrĂ©paration du coup d’État

Notions clés & Définitions

  • OpĂ©ration Rubicon : L’opĂ©ration Rubicon est le plan secret du coup d’État, prĂ©sentĂ© comme une Ă©tape de passage Ă  l’action en 1851.
  • Postes stratĂ©giques : Les postes stratĂ©giques sont des fonctions clĂ©s oĂč Louis-NapolĂ©on Bonaparte place des hommes fiables pour contrĂŽler l’armĂ©e et l’encadrement parisien.

Points essentiels

  • Louis-NapolĂ©on Bonaparte conçoit le coup d’État comme une solution planifiĂ©e, avec l’opĂ©ration Rubicon et des fidĂšles placĂ©s aux postes stratĂ©giques.
  • Il vise Ă  contrĂŽler l’armĂ©e (ministre de la Guerre), l’administration et la prĂ©fecture de police de Paris pour maĂźtriser Paris le jour J.
  • Charles de Morny est prĂ©parĂ© pour devenir ministre de l’IntĂ©rieur aprĂšs le coup d’État.
  • Pour lĂ©gitimer son action, Bonaparte demande l’abrogation de la loi des Burgraves, mais l’AssemblĂ©e refuse en novembre 1851.
  • Le refus de l’AssemblĂ©e lui sert de prĂ©texte pour dĂ©clencher le coup d’État le 2 dĂ©cembre 1851, date reliĂ©e au sacre de NapolĂ©on Bonaparte.
  • Une proclamation annonce la mise en place du Second Empire aprĂšs l’occupation de Paris par l’armĂ©e et l’arrestation de dĂ©putĂ©s surtout au centre et Ă  l’opposition.

Astuce mémo

Rubicon = plan secret : une demande (loi des Burgraves) refusĂ©e en novembre 1851, puis passage Ă  l’action le 2 dĂ©cembre 1851.

4. Coup d’État de 1851 et rĂ©pression

Notions clés & Définitions

  • RĂ©pression de 1851 : La rĂ©pression de 1851 dĂ©signe l’action rĂ©pressive menĂ©e aprĂšs le coup d’État contre les rĂ©publicains.
  • DĂ©portation en Guyane : La dĂ©portation en Guyane correspond Ă  l’envoi de condamnĂ©s dans des bagnes, avec une mortalitĂ© trĂšs Ă©levĂ©e.
  • DĂ©portation en AlgĂ©rie : La dĂ©portation en AlgĂ©rie dĂ©signe l’envoi de condamnĂ©s dans des bagnes en Afrique du Nord.
  • Politique de clĂ©mence de 1852 : La politique de clĂ©mence de 1852 regroupe les grĂąces accordĂ©es par Louis-NapolĂ©on Bonaparte pour rĂ©duire la sĂ©vĂ©ritĂ© du rĂ©gime.
  • PlĂ©biscite de 1852 : Le plĂ©biscite de 1852 est un vote organisĂ© fin 1852 pour faire approuver le coup d’État et le nouveau rĂ©gime.

Points essentiels

  • Environ 27 000 rĂ©publicains sont arrĂȘtĂ©s aprĂšs le coup d’État de 1851.
  • Beaucoup de condamnĂ©s sont dĂ©portĂ©s ou expulsĂ©s, notamment vers la Guyane et vers l’AlgĂ©rie dans des bagnes.
  • Environ 10 000 personnes sont concernĂ©es par ces dĂ©portations, avec une mortalitĂ© Ă©levĂ©e au bagne de Guyane.
  • DĂšs 1852, Louis-NapolĂ©on Bonaparte accorde des grĂąces Ă  plusieurs condamnĂ©s pour afficher sa clĂ©mence.
  • À la fin de l’annĂ©e 1852, un plĂ©biscite vise Ă  faire approuver le coup d’État et le nouveau rĂ©gime.
  • Le plĂ©biscite de 1852 recueille environ 7 millions de « oui » contre environ 650 000 « non », avec une opposition plus visible dans les grandes villes comme Paris.

Astuce mémo

27k arrĂȘtĂ©s, 10k dĂ©portĂ©s : Guyane = « mouroir », puis grĂąces en 1852 et plĂ©biscite : ~7M « oui » contre ~650k « non ».

5. Second Empire autoritaire et soutiens

Notions clés & Définitions

  • CĂ©sarisme : Le cĂ©sarisme dĂ©signe un pouvoir fondĂ© sur un homme fort, appuyĂ© sur le peuple, qui marginalise les assemblĂ©es pour imposer la stabilitĂ©.
  • SystĂšme des candidatures officielles : Le systĂšme des candidatures officielles consiste Ă  faire dĂ©signer par le pouvoir les candidats, afin d’orienter le vote et de contrĂŽler la vie politique locale.
  • Soutien catholique : Le soutien catholique repose sur l’alliance du rĂ©gime avec l’Église, renforcĂ©e par des subventions publiques accordĂ©es Ă  celle-ci.
  • Soutien des milieux d’affaires : Le soutien des milieux d’affaires regroupe industriels et grands banquiers, favorables au rĂ©gime grĂące Ă  une conjoncture perçue comme avantageuse.

Points essentiels

  • Entre 1852 et la transformation en empire, Louis-NapolĂ©on Bonaparte s’appuie sur un plĂ©biscite qui obtient 7,8 millions de oui contre environ 250 000 non.
  • Le rĂ©gime mĂšne une pratique autoritaire en encadrant la vie politique, notamment via le systĂšme de candidatures officielles et le contrĂŽle des moyens de propagande.
  • Les libertĂ©s sont limitĂ©es : les rĂ©publicains sont freinĂ©s par la restriction des possibilitĂ©s de crĂ©er des partis et par l’encadrement des rĂ©unions publiques.
  • Le pouvoir utilise aussi une propagande qui rappelle les plĂ©biscites de 1851 et 1852 pour consolider l’adhĂ©sion au rĂ©gime.
  • Le rĂ©gime cherche des soutiens sociaux variĂ©s : il s’appuie sur les catholiques, sur des industriels et des hommes d’affaires, et profite d’un contexte Ă©conomique favorable.
  • Le rĂ©gime est dĂ©crit comme antiparlementaire : le chef prend l’avantage sur les assemblĂ©es au nom de la stabilitĂ©.

Astuce mémo

Candidatures officielles = tri du pouvoir : le peuple choisit surtout parmi les candidats “validĂ©s”.

6. Développement économique et politique de grandeur

Notions clés & Définitions

  • Politique de grandeur : Politique du Second Empire qui cherche Ă  renforcer la puissance française Ă  l’intĂ©rieur comme Ă  l’extĂ©rieur par l’action Ă©conomique et les opĂ©rations militaires.
  • Tourisme balnĂ©aire : DĂ©veloppement des stations balnĂ©aires, encouragĂ© par le rĂ©gime, qui transforme les sĂ©jours de la mer en loisirs pour l’élite fortunĂ©e.
  • Nouvelle-CalĂ©donie bagne : Colonisation utilisĂ©e comme outil de peuplement et de maintien de l’ordre, avec la dĂ©portation vers la Nouvelle-CalĂ©donie.

Points essentiels

  • Le rĂ©gime s’appuie sur des soutiens sociaux prĂ©cis : catholiques par subventions publiques, puis milieux d’affaires et grands banquiers par une politique favorable aux entreprises.
  • Le Second Empire favorise l’essor urbain et touristique, dont le pari haussmannien, et relance le tourisme balnĂ©aire proche de Paris grĂące au chemin de fer.
  • La politique de grandeur passe par des succĂšs militaires, notamment la guerre de CrimĂ©e (siĂšge de SĂ©bastopol, 1854-1855) contre la Russie avec des alliĂ©s franco-ottomans et britanniques.
  • En Italie, les victoires de Magenta et SolfĂ©rino (1859) mĂšnent Ă  une paix rapide avec l’Autriche puis au rattachement de Nice et de la Savoie Ă  la France validĂ© par plĂ©biscite en 1860.
  • La popularitĂ© du rĂ©gime repose aussi sur l’adhĂ©sion lors de plĂ©biscites, avec 7,8 millions de « oui » contre 250 000 « non » pour le soutien Ă  Louis-NapolĂ©on Bonaparte.
  • Le prestige impĂ©rial intĂšgre une dimension nationaliste et coloniale, avec la poursuite de la conquĂȘte en Nouvelle-CalĂ©donie et l’usage du bagne pour contrĂŽler le territoire.

Astuce mémo

Grands travaux + grands voyages + grandes guerres : rue et stations, puis Crimée/Italie, et enfin colonies comme Nouvelle-Calédonie.

7. RĂ©formes libĂ©rales de l’Empire

Notions clés & Définitions

  • Évolution libĂ©rale 1860-1870 : Ensemble de rĂ©formes du Second Empire qui assouplissent la vie politique et donnent davantage de pouvoir au Corps lĂ©gislatif entre 1860 et 1870.
  • Droit d’adresse : PrĂ©rogative du Corps lĂ©gislatif qui permet une critique politique du gouvernement et renforce, progressivement, sa responsabilitĂ©.
  • Droit d’interpellation : Droit du Corps lĂ©gislatif permettant de questionner directement le gouvernement, ce qui rapproche le rĂ©gime d’un fonctionnement parlementaire.
  • DĂ©lit de coalition : Infraction liĂ©e aux coalitions ouvriĂšres qui est supprimĂ©e pour autoriser plus largement l’association des travailleurs.

Points essentiels

  • En 1860, le droit d’adresse est rĂ©tabli et le contrĂŽle financier passe par le vote du budget par le Corps lĂ©gislatif.
  • En 1867, le Corps lĂ©gislatif obtient le droit d’interpellation du gouvernement devant l’assemblĂ©e.
  • En 1870, la responsabilitĂ© des ministres devant le Corps lĂ©gislatif fait basculer le rĂ©gime vers un fonctionnement parlementaire.
  • En 1859, une amnistie permet le retour des rĂ©publicains en France.
  • En 1860, un traitĂ© de libre-Ă©change est conclu avec l’Angleterre.
  • En 1864, la loi sur le dĂ©lit de coalition est abrogĂ©e, ouvrant la voie au droit d’association ouvriĂšre.

Astuce mémo

Adresse (1860) → Interpellation (1867) → ResponsabilitĂ© ministĂ©rielle (1870).

8. Échec du Mexique et oppositions

Notions clés & Définitions

  • ExpĂ©dition du Mexique : Une intervention française au Mexique destinĂ©e Ă  soutenir un projet impĂ©rial en profitant de l’instabilitĂ© mexicaine et des difficultĂ©s des États-Unis.
  • RĂ©gime de Maximilien : Un gouvernement imposĂ© au Mexique par l’archiduc Ferdinand Maximilien d’Autriche, qui s’installe comme roi mais fait face Ă  une forte contestation.
  • GuĂ©rilla mexicaine : Une rĂ©sistance armĂ©e contre le pouvoir soutenu par les Français, qui se dĂ©veloppe aprĂšs l’installation de Maximilien.
  • Opposition rĂ©publicaine : Un courant politique contestataire au Second Empire, portĂ© par des figures comme Jules Ferry et LĂ©on Gambetta et relayĂ© par une presse moqueuse du rĂ©gime.

Points essentiels

  • L’expĂ©dition française au Mexique dure de 1861 Ă  1864, puis les troupes s’emparent de Mexico en 1863.
  • En 1864, Maximilien est installĂ© roi du Mexique mais il est rejetĂ©, ce qui dĂ©clenche une guĂ©rilla contre son pouvoir.
  • La fin de la guerre de SĂ©cession permet aux États-Unis d’exiger le dĂ©part des Français, et la France Ă©vacue en 1867 en abandonnant Maximilien qui est fusillĂ©.
  • En 1869, le Corps lĂ©gislatif compte 30 rĂ©publicains, 41 royalistes et 218 bonapartistes, tandis que les grandes villes votent massivement pour l’opposition rĂ©publicaine.
  • En 1870, NapolĂ©on III fait approuver ses rĂ©formes par un plĂ©biscite avec 7,3 millions de « oui » contre 1,5 million de « non » malgrĂ© la montĂ©e de l’opposition.

9. Guerre de 1870 et chute de l’Empire

Notions clés & Définitions

  • Guerre de 1870 : Conflit franco-prussien dĂ©clenchĂ© en juillet 1870, qui entraĂźne la fin militaire et politique du Second Empire.
  • Capitulation de Sedan : ÉvĂ©nement de la guerre de 1870 oĂč NapolĂ©on III est capturĂ© lors de la reddition du 2 septembre 1870.
  • SiĂšge de Paris : Encerclement de la capitale pendant la guerre, dĂ©butant le 19 septembre 1870 et durant environ quatre mois.
  • Proclamation de la IIIe RĂ©publique : Acte politique consĂ©cutif Ă  la dĂ©faite, quand des dĂ©putĂ©s rĂ©publicains proclament la IIIe RĂ©publique le 4 septembre 1870 Ă  Paris.

Points essentiels

  • Bismarck cherche l’unification allemande autour d’un sentiment nationaliste et pousse le conflit, menant NapolĂ©on III Ă  dĂ©clarer la guerre en juillet 1870.
  • NapolĂ©on III est fait prisonnier lors de la capitulation de Sedan le 2 septembre 1870.
  • La dĂ©faite arrive Ă  Paris le 4 septembre 1870 et, dans un contexte d’humiliation, les dĂ©putĂ©s rĂ©publicains proclament la IIIe RĂ©publique Ă  l’HĂŽtel de Ville.
  • Le siĂšge de Paris commence le 19 septembre 1870 et dure quatre mois dans des conditions extrĂȘmes de famine.
  • Gambetta quitte Paris en ballon pour organiser la rĂ©sistance en province et lĂšve une armĂ©e d’environ 600 000 hommes.
  • Le gĂ©nĂ©ral Bazaine capitule Ă  Metz en octobre 1870 avec environ 150 000 soldats, perçu comme une trahison.

Astuce mémo

2/9 (Sedan) = prison de NapolĂ©on III ; 4/9 = proclamation IIIe Ă  l’HĂŽtel de Ville ; 19/9 = siĂšge de Paris (4 mois).

10. Science, Église et modernitĂ©

Notions clés & Définitions

  • EnquĂȘtes sociales : Des enquĂȘtes empiriques utilisent des observations pour rĂ©vĂ©ler la misĂšre et certains effets concrets de l’industrialisation sur la population.
  • Dr VillermĂ© : Un mĂ©decin-chercheur associĂ© Ă  des travaux datĂ©s de 1840 qui mettent en Ă©vidence des indicateurs sociaux comme la mortalitĂ© infantile et la souffrance ouvriĂšre.
  • Racisme scientifique : Une pseudo-approche prĂ©sentĂ©e comme scientifique qui prĂ©tend fonder une hiĂ©rarchie humaine sur des critĂšres supposĂ©s naturels, souvent raciaux.
  • Criminologie physique : Un discours de criminologie qui tente d’expliquer des crimes par des caractĂ©ristiques physiques, en classant des individus comme « voleurs » ou « malfaiteurs ».

Points essentiels

  • Des enquĂȘtes sociales menĂ©es par le Dr VillermĂ© en 1840 dĂ©noncent la misĂšre, une mortalitĂ© infantile Ă©levĂ©e, et l’effet de la mĂ©canisation textile sur les travailleurs.
  • Le racisme « scientifique » du XIXe siĂšcle s’appuie sur des critĂšres physiques pour justifier la supĂ©rioritĂ© de l’homme blanc sur d’autres groupes humains.
  • Certains discours de criminologie cherchent Ă  relier des traits physiques Ă  des comportements criminels comme ceux de « malfaiteurs » ou de « voleurs ».
  • La statistique et l’observation de terrain servent aussi, parfois, Ă  soutenir des hiĂ©rarchies abusives lorsqu’elles sont dĂ©tournĂ©es en « sciences » de classement.

Astuce mémo

EnquĂȘtes (faits) → discours (classements) : quand l’observation devient prĂ©texte Ă  hiĂ©rarchie, on tombe dans le « racisme scientifique ».

11. Libéralisme et question ouvriÚre

Notions clés & Définitions

  • Commune de Paris : La Commune de Paris est un mouvement insurrectionnel de 1871 visant une dĂ©mocratie directe et des mesures sociales pour amĂ©liorer le sort des travailleurs.
  • DĂ©mocratie directe : La dĂ©mocratie directe dĂ©signe un fonctionnement oĂč les responsables sont Ă©lus et peuvent ĂȘtre rĂ©voquĂ©s par les citoyens.
  • Semaine Sanglante : La Semaine Sanglante est la pĂ©riode de reconquĂȘte militaire de Paris (mai 1871) marquĂ©e par une rĂ©pression trĂšs violente des communards.
  • Louise Michel : Louise Michel est une militante communarde, surnommĂ©e la « Vierge Rouge », dĂ©portĂ©e en Nouvelle-CalĂ©donie puis libĂ©rĂ©e par une loi d’amnistie en 1880.

Points essentiels

  • Le 10 mai 1871, le traitĂ© de Francfort impose Ă  la France la perte de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine (Moselle), une indemnitĂ© de 5 milliards de francs-or et une occupation jusqu’au paiement complet.
  • À Paris, l’insurrection du 18 mars 1871 Ă©clate quand Thiers tente de rĂ©cupĂ©rer les canons de la Garde nationale Ă  Montmartre, entraĂźnant fraternisations, fusillades de deux gĂ©nĂ©raux et l’évacuation de Paris vers Versailles.
  • Le 26 mars 1871, les Parisiens Ă©lisent le Conseil de la Commune et, parmi 85 Ă©lus, on compte une majoritĂ© de rĂ©publicains et de socialistes avec une forte part d’ouvriers.
  • La Commune met en place notamment l’élection rĂ©vocable des responsables, la laĂŻcitĂ© (sĂ©paration Église-État, Ă©cole laĂŻque gratuite et obligatoire, y compris pour les filles), et des mesures sociales comme l’impĂŽt progressif et l’abolition du travail de nuit.
  • Du 21 au 28 mai 1871, la Semaine Sanglante oppose environ 130 000 Versaillais Ă  la Garde nationale derriĂšre 900 barricades, avec environ 30 000 communards tuĂ©s contre environ 1 000 Versaillais.
  • AprĂšs la rĂ©pression, la Commune entraĂźne environ 40 000 arrestations, 10 000 exils, 95 mises Ă  mort, 250 condamnations au bagne et 4 500 dĂ©portations en Nouvelle-CalĂ©donie, dont Louise Michel.

Astuce mémo

18 mars = canons à Montmartre ; 26 mars = élections de la Commune ; 21-28 mai = Semaine Sanglante et répression.

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1850Vote de la loi électorale de 1850, appelée loi des Burgraves
2 dĂ©cembre 1851Coup d’État : dĂ©clenchement et mise en place du Second Empire
2 décembre 1852Proclamation de Napoléon III empereur de France
19 septembre 1870Début du siÚge de Paris
4 septembre 1870Proclamation de la IIIe RĂ©publique Ă  l’HĂŽtel de Ville
18 mars 1871Insurrection à Paris : Montmartre et déclenchement de la Commune
26 mars 1871Élection du Conseil de la Commune
21-28 mai 1871Semaine Sanglante et répression
10 mai 1871Traité de Francfort

Tableaux de synthĂšse

Les trois tendances de la République (1871)

TendanceSoutiens/LeadersObjectifs
ConservateurAdolphe ThiersAccepter la RĂ©publique mais sans changement social (RĂ©publique d’ordre)
RadicauxLéon GambettaAméliorer le sort des plus faibles, éducation, lutte contre les inégalités
Socialistes« Les Rouges », BlanquistesDémocratie directe, réduction radicale des inégalités et remise en cause du capitalisme

PiÚges & confusions fréquents

  1. Confondre la loi des Burgraves (1850 : 3 ans de rĂ©sidence + taxe, exclusion d’environ 30% des Ă©lecteurs) avec le fait que le suffrage reste « universel masculin » au moment de l’élection prĂ©sidentielle de Bonaparte.
  2. Inverser les repĂšres de temps du coup d’État : l’opposition n’est pas Ă  la veille de 2 dĂ©cembre 1852, mais le coup d’État a lieu le 2 dĂ©cembre 1851 et la proclamation impĂ©riale ensuite.
  3. Confondre 2 septembre 1870 (capitulation de Sedan : NapolĂ©on III capturĂ©) et 4 septembre 1870 (proclamation de la IIIe RĂ©publique Ă  l’HĂŽtel de Ville).
  4. Croire que la Commune naĂźt du 26 mars : l’insurrection Ă©clate le 18 mars, puis le 26 mars les Parisiens Ă©lisent le Conseil de la Commune.
  5. Sous-estimer la Semaine Sanglante : elle se déroule du 21 au 28 mai 1871 et se termine par une répression massive.
  6. MĂ©langer les catĂ©gories d’opposition : l’opposition « rĂ©publicaine » au Second Empire (presse moqueuse, Jules Ferry, Gambetta) n’est pas la rĂ©sistance communarde de 1871.
  7. Confondre racisme « scientifique » et enquĂȘtes sociales : l’enquĂȘte sociale (ex. Dr VillermĂ©) vise Ă  dĂ©noncer la misĂšre, alors que le racisme « scientifique » prĂ©tend classer des humains pour justifier une hiĂ©rarchie.

Checklist Examen

  1. Expliquer l’euphorie initiale de la Seconde RĂ©publique et l’idĂ©e de « fraternitĂ© » / « illusion lyrique » (Lamartine).
  2. Identifier le rĂŽle du vote paysan, du Parti de l’Ordre, et la victoire de Louis-NapolĂ©on Bonaparte au suffrage universel masculin.
  3. Citer les mesures liberticides de l’AssemblĂ©e contre les « rouges » et l’importance de la dissolution des sociĂ©tĂ©s de secours mutuels.
  4. DĂ©crire prĂ©cisĂ©ment la loi des Burgraves (1850) : 3 ans de rĂ©sidence + taxe, et l’exclusion d’environ 30% des Ă©lecteurs.
  5. Expliquer comment Louis-NapolĂ©on Bonaparte prĂ©pare le coup d’État : opĂ©ration Rubicon, postes stratĂ©giques, et refus de l’AssemblĂ©e en novembre 1851.
  6. Donner le dĂ©roulement et la logique du coup d’État du 2 dĂ©cembre 1851 : proclamation, occupation de Paris, arrestations, rĂ©sistances et rĂ©pression.
  7. PrĂ©senter la rĂ©pression et ses chiffres clĂ©s, puis la logique de la clĂ©mence en 1852 et le rĂ©sultat du plĂ©biscite de 1852 (≈7 millions « oui » contre ≈650 000 « non »).
  8. Expliquer le « cĂ©sarisme » et l’usage du systĂšme des candidatures officielles pour contrĂŽler la vie politique et limiter la compĂ©tition des rĂ©publicains.
  9. Décrire la politique de grandeur et ses temps forts : Crimée (SiÚge de Sébastopol, 1854-1855), Italie (Magenta/Solférino, 1859) et rattachement Nice-Savoie (1860) ; puis la dimension coloniale (Nouvelle-Calédonie/bagne).
  10. Rappeler l’évolution libĂ©rale 1860-1870 (droit d’adresse, interpellation, responsabilitĂ© ministĂ©rielle en 1870) et ses effets vers un fonctionnement parlementaire.
  11. Expliquer l’expĂ©dition du Mexique (1861-1864, Ă©vacuation en 1867) et les Ă©tapes menant Ă  la chute : guerre de 1870 (juillet), Sedan (2 septembre 1870), siĂšge de Paris (19 septembre 1870) et proclamation de la IIIe RĂ©publique (4 septembre 1870).
  12. Présenter les repÚres 1871 sur la Commune : insurrection du 18 mars, élections du 26 mars, mesures (démocratie directe, laïcité, mesures sociales), et Semaine Sanglante du 21-28 mai 1871 avec bilan répressif.

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1. Quel changement politique marque l’instauration de la Seconde RĂ©publique en 1848 ?

2. Quelle base électorale permet à Louis-Napoléon Bonaparte de remporter la présidence ?

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Seconde RĂ©publique — date ?

1848

Parti de l’Ordre — rîle ?

Domine l’AssemblĂ©e, tendance conservatrice

Louis-NapolĂ©on Bonaparte — Ă©lu ?

Suffrage universel masculin, 1848

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