Revision sheet: Les figures de style et de construction

Plan du Cours

  1. Figures de style
  2. Procédés sonores
  3. Répétitions et structures
  4. Figures étymologiques
  5. Figures de discours
  6. Figures d'allusion
  7. Figures de construction
  8. Figures de logique
  9. Figures rhétoriques

1. Figures de style

Notions clés & Définitions

  • L’allitĂ©ration : RĂ©pĂ©tition d’une mĂȘme consonne ou d’un groupe de consonnes au dĂ©but de mots successifs ou proches dans un vers ou une phrase, crĂ©ant un effet sonore particulier.
  • L’assonance : RĂ©pĂ©tition d’une mĂȘme voyelle ou d’un groupe de voyelles dans des mots rapprochĂ©s, souvent pour renforcer une musicalitĂ© ou une ambiance.
  • Contre-assonance : RĂ©pĂ©tition d’une mĂȘme voyelle dans des mots situĂ©s Ă  des endroits diffĂ©rents, mais sans que ces mots soient immĂ©diatement voisins, pour produire un effet sonore subtil.
  • L’écho : RĂ©pĂ©tition ou renvoi d’un son ou d’un mot Ă  la fin d’un vers ou d’une phrase, Ă©voquant la rĂ©sonance ou la mĂ©moire.
  • L’onomatopĂ©e : Mot qui imite ou reproduit un son naturel ou un bruit, souvent utilisĂ© pour renforcer l’effet sensoriel ou expressif.
  • La cacophonie : Utilisation de sons discordants ou durs pour produire une impression de dĂ©sagrĂ©ment ou de chaos, souvent dans un but expressif ou critique.

Points essentiels

  • Ces procĂ©dĂ©s sonores jouent sur la musicalitĂ© et la sonoritĂ© du texte, influençant la perception et l’émotion du lecteur.
  • L’allitĂ©ration et l’assonance sont souvent employĂ©es pour crĂ©er des effets de rythme, de mĂ©moire ou d’emphase.
  • La contre-assonance permet une musicalitĂ© plus subtile, en jouant sur des rĂ©pĂ©titions moins immĂ©diates.
  • L’écho peut renforcer une idĂ©e ou un thĂšme en crĂ©ant une rĂ©sonance symbolique ou poĂ©tique.
  • L’onomatopĂ©e est frĂ©quemment utilisĂ©e dans la poĂ©sie et la littĂ©rature pour rendre un son ou une ambiance de façon vivante.
  • La cacophonie contraste avec la euphĂ©mie, soulignant souvent une tension ou un malaise dans le texte.

À retenir

Les procĂ©dĂ©s sonores comme l’allitĂ©ration, l’assonance, et l’écho enrichissent la musicalitĂ© du texte, tandis que la cacophonie sert Ă  exprimer le dĂ©sordre ou la tension.

2. Procédés sonores

Notions clés & Définitions

  • Accumulation : Figure consistant Ă  Ă©numĂ©rer de maniĂšre successive plusieurs Ă©lĂ©ments ou idĂ©es pour renforcer un propos ou crĂ©er un effet d'abondance. AUTEUR (date) : souligne la richesse ou l'intensitĂ© d'une description.
  • ÉnumĂ©ration : Succession de mots ou d'expressions de mĂȘme nature, sĂ©parĂ©s par des virgules ou des conjonctions, pour donner de l'ampleur ou de la prĂ©cision Ă  un discours. AUTEUR (date) : permet d'insister sur la diversitĂ© ou la quantitĂ©.
  • Gradation : Progression croissante ou dĂ©croissante dans l'intensitĂ©, la force ou la valeur d'une sĂ©rie d'Ă©lĂ©ments, souvent pour crĂ©er un effet d'escalade ou de dĂ©clin. AUTEUR (date) : accentue l'intensitĂ© ou l'effet dramatique.
  • Épiphore : RĂ©pĂ©tition d’un mĂȘme mot ou groupe de mots en fin de phrase ou de vers pour renforcer une idĂ©e ou crĂ©er un rythme. AUTEUR (date) : met en valeur la conclusion ou la finalitĂ©.
  • Epanadiplose : RĂ©pĂ©tition d’un mot ou groupe de mots au dĂ©but et Ă  la fin d’une phrase ou d’un vers, pour souligner une idĂ©e ou crĂ©er une boucle stylistique. AUTEUR (date) : insiste sur la cyclicitĂ© ou l’insistance.
  • ConcatĂ©nation : Succession de mots ou d’idĂ©es liĂ©s par une liaison logique ou syntaxique, souvent pour renforcer une argumentation ou crĂ©er un effet de continuitĂ©. AUTEUR (date) : favorise la cohĂ©rence et la fluiditĂ© du discours.

Points essentiels

  • Ces procĂ©dĂ©s participent Ă  la musicalitĂ©, au rythme et Ă  l’impact du discours oral ou Ă©crit.
  • La gradation peut ĂȘtre ascendante (climax) ou descendante (anticlimax), selon l’effet recherchĂ©.
  • L’épanadiplose et l’épiphore jouent sur la rĂ©pĂ©tition pour renforcer une idĂ©e ou crĂ©er un effet stylistique marquant.
  • La concatĂ©nation, en liant logiquement ou syntaxiquement des Ă©lĂ©ments, contribue Ă  la cohĂ©rence du texte.
  • Ces figures sont souvent combinĂ©es pour intensifier l’effet sonore ou stylistique, renforçant ainsi la mĂ©morisation ou l’impact Ă©motionnel.

À retenir

Les procĂ©dĂ©s sonores comme l’accumulation, l’énumĂ©ration, la gradation, l’épiphore, l’épanadiplose et la concatĂ©nation enrichissent la musicalitĂ© et la force expressive du discours, en jouant sur la rĂ©pĂ©tition, la progression et la liaison des idĂ©es.

3. Répétitions et structures

Notions clés & Définitions

  • RĂ©pĂ©tition : RĂ©pĂ©tition exacte d’un mot ou groupe de mots dans un texte pour insister ou crĂ©er un effet stylistique. Selon PERROUX (date), elle sert Ă  renforcer une idĂ©e ou Ă  crĂ©er une musicalitĂ© dans le discours.

  • Anaphore : Type de rĂ©pĂ©tition oĂč un mĂȘme mot ou groupe de mots est rĂ©pĂ©tĂ© au dĂ©but de phrases ou de vers successifs. Elle permet de souligner une idĂ©e ou d’insister sur un concept, comme le souligne PERROUX (date).

  • Palilogie : RĂ©pĂ©tition d’un mĂȘme mot ou groupe de mots Ă  la fin de plusieurs phrases ou propositions, souvent pour renforcer une idĂ©e ou crĂ©er un rythme. Elle est une forme particuliĂšre de rĂ©pĂ©tition, utilisĂ©e pour insister sur un terme prĂ©cis.

  • Symploque : Combinaison de l’anaphore et de la palilogie, oĂč un mĂȘme groupe de mots est rĂ©pĂ©tĂ© au dĂ©but et Ă  la fin de phrases ou de vers successifs. Elle intensifie l’effet de rĂ©pĂ©tition en encadrant le discours, comme le dĂ©crit PERROUX (date).

  • Redondance : RĂ©pĂ©tition inutile ou superflue d’un mot ou d’une idĂ©e, souvent perçue comme une faute stylistique ou une surcharge. Elle peut aussi renforcer une idĂ©e si elle est maĂźtrisĂ©e, mais doit ĂȘtre Ă©vitĂ©e dans un style Ă©purĂ©.

  • Paronomase : Figure de style qui consiste Ă  rapprocher deux mots de sonoritĂ©s semblables mais de sens diffĂ©rents, pour crĂ©er un effet de jeu de mots ou d’ironie. Elle est souvent utilisĂ©e pour l’effet sonore ou humoristique.

Points essentiels

  • La rĂ©pĂ©tition est un procĂ©dĂ© stylistique fondamental pour insister ou crĂ©er une musicalitĂ© dans le texte, souvent utilisĂ©e en poĂ©sie et en discours oratoire.
  • L’anaphore est particuliĂšrement efficace pour souligner une idĂ©e ou un thĂšme, en rĂ©pĂ©tant un mot ou groupe de mots au dĂ©but de plusieurs propositions.
  • La palilogie renforce une idĂ©e en rĂ©pĂ©tant un mot ou groupe de mots Ă  la fin de plusieurs propositions, crĂ©ant un effet de clĂŽture ou d’insistance.
  • La symploque combine ces deux formes pour un effet amplifiĂ©, en rĂ©pĂ©tant Ă  la fois au dĂ©but et Ă  la fin.
  • La redondance doit ĂȘtre maĂźtrisĂ©e pour Ă©viter la surcharge stylistique, sauf si elle sert un effet prĂ©cis.
  • La paronomase joue sur la sonoritĂ© pour produire un effet de jeu de mots ou d’humour, souvent dans un registre ironique ou humoristique.

À retenir

Les figures de rĂ©pĂ©tition, telles que l’anaphore, la palilogie et la symploque, sont des outils puissants pour renforcer un message ou crĂ©er un rythme, tandis que la redondance doit ĂȘtre utilisĂ©e avec prĂ©caution pour Ă©viter la surcharge stylistique. La paronomase, quant Ă  elle, joue sur la sonoritĂ© pour enrichir le style ou produire un effet humoristique.

4. Figures étymologiques

Notions clés & Définitions

  • La figura etymologica (voir section 4) : Figure de style consistant Ă  rĂ©pĂ©ter une mĂȘme racine Ă©tymologique dans deux mots proches ou liĂ©s par leur sens, pour renforcer une idĂ©e ou crĂ©er un effet stylistique.
  • La parĂ©chĂšse : Figure consistant Ă  interrompre une phrase ou un groupe de mots par une ou plusieurs expressions insĂ©rĂ©es, souvent pour insister ou souligner une idĂ©e.
  • La prosonomasie : Figure basĂ©e sur la rĂ©pĂ©tition de sons similaires ou identiques dans des mots proches, sans nĂ©cessairement partager une racine Ă©tymologique, pour produire un effet sonore ou rythmique.
  • La paronomase : Figure qui consiste Ă  rapprocher deux mots de sens diffĂ©rents mais de sonoritĂ©s proches, pour crĂ©er un effet de contraste ou d’insistance.
  • Le polyptote : RĂ©pĂ©tition d’un mĂȘme mot sous diffĂ©rentes formes grammaticales ou avec des variations morphologiques, pour insister sur une idĂ©e ou enrichir la stylistique.
  • La homĂ©optote : RĂ©pĂ©tition d’un mĂȘme mot ou groupe de mots Ă  la fin de phrases ou de vers successifs, pour renforcer une idĂ©e ou crĂ©er un effet rythmique.

Points essentiels

  • La figura etymologica est une figure de style ancienne, souvent utilisĂ©e pour renforcer la mĂ©morisation ou l’impact d’un discours, en jouant sur la racine commune de deux mots liĂ©s par leur sens.
  • La parĂ©chĂšse permet d’insĂ©rer une expression ou un mot de façon interrompue, souvent pour souligner ou nuancer une pensĂ©e.
  • La prosonomasie se concentre sur la sonoritĂ©, exploitant la similaritĂ© phonĂ©tique pour produire un effet esthĂ©tique ou mnĂ©motechnique.
  • La paronomase est frĂ©quemment utilisĂ©e en poĂ©sie et en rhĂ©torique pour crĂ©er des jeux de mots ou des contrastes sonores.
  • Le polyptote sert Ă  varier la forme d’un mĂȘme mot pour insister sur un concept ou enrichir la texture stylistique d’un texte.
  • La homĂ©optote renforce une idĂ©e par la rĂ©pĂ©tition, souvent en fin de vers ou de phrase, pour un effet de clĂŽture ou de mise en valeur.

À retenir

Les figures étymologiques exploitent la racine, la sonorité ou la répétition pour renforcer le sens, créer des effets stylistiques ou rythmiques, et souligner une idée dans le discours ou la poésie.

5. Figures de discours

Notions clés & Définitions

  • L’allusion : Figure consistant Ă  Ă©voquer indirectement une personne, un Ă©vĂ©nement ou une Ɠuvre sans le nommer explicitement, afin de suggĂ©rer une idĂ©e ou de crĂ©er une connivence avec le lecteur. Elle repose sur la connaissance partagĂ©e.
  • La mĂ©taphore filĂ©e : DĂ©veloppement prolongĂ© d’une mĂ©taphore tout au long d’un texte ou d’un passage, permettant d’approfondir une idĂ©e ou une image en la maintenant sur une distance Ă©tendue.
  • L’ironie : ProcĂ©dĂ© qui consiste Ă  exprimer une idĂ©e en utilisant une tournure ou un ton qui suggĂšre le contraire de ce qui est dit, souvent pour critiquer ou moquer. PERROUX (date) souligne que l’ironie repose sur une opposition entre le sens apparent et le sens rĂ©el.
  • La litote : Figure qui consiste Ă  attĂ©nuer l’expression d’une idĂ©e pour en renforcer l’effet, en disant moins pour faire entendre plus. Elle repose souvent sur une nĂ©gation pour exprimer une affirmation.
  • L’euphĂ©misme : Figure visant Ă  adoucir une rĂ©alitĂ© dĂ©sagrĂ©able ou choquante en utilisant des termes plus doux ou moins directs.
  • La prĂ©tĂ©rition : ProcĂ©dĂ© qui consiste Ă  Ă©voquer une idĂ©e en affirmant qu’on ne va pas en parler, ce qui a pour effet de la mettre en valeur ou de la faire ressortir paradoxalement.

Points essentiels

  • L’allusion fonctionne par la connaissance partagĂ©e entre l’auteur et le lecteur, crĂ©ant une connivence ou une profondeur implicite dans le discours.
  • La mĂ©taphore filĂ©e permet de renforcer une image ou une idĂ©e en la maintenant sur une longue distance, ce qui amplifie son impact.
  • L’ironie, selon PERROUX (date), repose sur une opposition entre le sens apparent et le sens rĂ©el, souvent pour critiquer ou ridiculiser. Elle nĂ©cessite une lecture attentive pour percevoir la nuance.
  • La litote, en utilisant la nĂ©gation ou une tournure attĂ©nuĂ©e, sert Ă  exprimer une idĂ©e forte de façon plus discrĂšte, souvent pour Ă©viter la brutalitĂ© ou la vulgaritĂ©.
  • L’euphĂ©misme est frĂ©quemment employĂ© dans le contexte social ou politique pour minimiser la gravitĂ© d’une situation ou d’un propos.
  • La prĂ©tĂ©rition, en Ă©voquant ce qu’on ne va pas dire, attire l’attention sur un sujet tout en semblant le dissimuler, crĂ©ant un effet de surprise ou d’insistance.

À retenir

Les figures d’allusion, mĂ©taphore filĂ©e, ironie, litote, euphĂ©misme et prĂ©tĂ©rition jouent sur la nuance, la suggestion et la dissimulation pour enrichir le discours et provoquer une rĂ©flexion chez le lecteur.

6. Figures d'allusion

Notions clés & Définitions

  • Le topos : PERROUX (date) : lieu commun ou motif rĂ©current dans la littĂ©rature ou la rhĂ©torique, permettant d’évoquer une idĂ©e ou un thĂšme universellement reconnu, facilitant la communication implicite.
  • La parabole : PERROUX (date) : rĂ©cit allĂ©gorique Ă  visĂ©e morale ou religieuse, utilisant une histoire concrĂšte pour illustrer une vĂ©ritĂ© ou une leçon, souvent employĂ©e dans la Bible ou la littĂ©rature didactique.
  • Le symbole : PERROUX (date) : figure qui reprĂ©sente une idĂ©e, une valeur ou un concept abstrait par un signe concret ou une image, permettant une lecture implicite ou suggestive.
  • La mĂ©tonymie : PERROUX (date) : figure de style qui consiste Ă  dĂ©signer une chose par un terme qui lui est associĂ© (ex : "boire un verre" pour boire le contenu d’un verre), Ă©tablissant une relation de contiguĂŻtĂ©.
  • La synecdoque : PERROUX (date) : forme particuliĂšre de mĂ©tonymie oĂč la partie est utilisĂ©e pour reprĂ©senter le tout ou inversement (ex : "une voile" pour un bateau), mettant en avant une relation d’inclusion ou de totalitĂ©-partie.

Points essentiels

  • Le topos constitue un lieu commun ou un motif rĂ©current, facilitant la reconnaissance et la transmission d’idĂ©es dans la littĂ©rature et la rhĂ©torique (PERROUX, date).
  • La parabole est une figure narrative Ă  visĂ©e Ă©ducative ou morale, utilisant une histoire concrĂšte pour faire passer une vĂ©ritĂ© universelle, souvent dans un contexte religieux ou didactique (PERROUX, date).
  • Le symbole fonctionne comme un signe Ă©vocateur, permettant d’évoquer une idĂ©e ou une valeur de maniĂšre implicite, souvent chargĂ© de sens culturel ou historique (PERROUX, date).
  • La mĂ©tonymie et la synecdoque sont des figures de substitution : la premiĂšre par contiguĂŻtĂ©, la seconde par inclusion, permettant d’enrichir le discours par des relations de proximitĂ© ou de partie Ă  tout (PERROUX, date).

À retenir

Les figures d’allusion comme le topos, la parabole, le symbole, la mĂ©tonymie et la synecdoque sont des outils permettant d’évoquer des idĂ©es ou des valeurs implicites, enrichissant la communication par la rĂ©fĂ©rence et la suggestion.

7. Figures de construction

Notions clés & Définitions

L’isocolie (voir section 4) : Figure consistant Ă  Ă©quilibrer dans une phrase ou un vers deux segments de mĂȘme longueur, de mĂȘme structure grammaticale, pour renforcer l’effet de symĂ©trie ou d’égalitĂ©.

L’isocolon (voir section 4) : Forme particuliĂšre de l’isocolie appliquĂ©e Ă  des segments de phrase ou de vers, oĂč deux propositions ou groupes de mots ont la mĂȘme longueur et la mĂȘme structure, souvent utilisĂ©e pour renforcer un contraste ou une comparaison.

L’anastrophe (voir section 5) : Inversion de l’ordre habituel des mots dans une phrase pour mettre en relief un terme ou pour respecter une mĂ©trique, souvent utilisĂ©e en poĂ©sie ou pour l’emphase.

Le chiasme (voir section 5) : Figure de style oĂč deux Ă©lĂ©ments sont disposĂ©s en croix selon le schĂ©ma AB/BA, crĂ©ant un effet de miroir ou de symĂ©trie inversĂ©e.

L’inversion (voir section 4) : Modification de l’ordre normal des mots dans une phrase, souvent pour des raisons stylistiques ou pour respecter la mĂ©trique, en mettant en valeur un terme ou en crĂ©ant un effet rythmique.

La parallélisme (voir section 4) : Répétition de structures syntaxiques similaires dans deux ou plusieurs segments de phrase pour souligner une relation, une opposition ou une comparaison.

Points essentiels

  • Ces figures participent Ă  la musicalitĂ©, Ă  la symĂ©trie et Ă  la force expressive du texte.
  • L’isocolie et l’isocolon renforcent la cohĂ©rence et la balance dans la construction des phrases, souvent en poĂ©sie ou discours.
  • L’anastrophe et l’inversion jouent sur l’ordre des mots pour attirer l’attention ou respecter la mĂ©trique.
  • Le chiasme crĂ©e un effet de miroir, souvent pour souligner une opposition ou une relation inversĂ©e.
  • Le parallĂ©lisme, en rĂ©pĂ©tant une mĂȘme structure, sert Ă  renforcer une idĂ©e ou Ă  crĂ©er un rythme harmonieux.
  • Ces figures sont souvent combinĂ©es pour maximiser l’impact stylistique et rhĂ©torique.

À retenir

Les figures de construction comme l’isocolie, l’isocolon, le chiasme, l’anastrophe, l’inversion et le parallĂ©lisme structurent le texte en jouant sur la symĂ©trie, la rĂ©pĂ©tition et l’ordre, renforçant ainsi leur effet stylistique et rhĂ©torique.

8. Figures de logique

Notions clés & Définitions

  • L’antithĂšse : Figure qui consiste Ă  rapprocher dans une mĂȘme phrase deux idĂ©es contraires ou opposĂ©es pour mettre en valeur leur contraste. AUTEUR (date) : souligne la tension entre deux concepts opposĂ©s, renforçant leur diffĂ©rence.
  • Le paradoxe : Proposition qui paraĂźt contradictoire ou absurde mais qui contient une vĂ©ritĂ© profonde ou une rĂ©flexion surprenante. AUTEUR (date) : met en Ă©vidence une situation ou une idĂ©e qui dĂ©fie la logique apparente.
  • L’oxymore : Association de deux termes contradictoires placĂ©s cĂŽte Ă  cĂŽte pour crĂ©er une expression paradoxale ou poĂ©tique. AUTEUR (date) : souligne une tension ou une nuance particuliĂšre dans une expression.
  • La tautologie : RĂ©pĂ©tition d'une idĂ©e avec des mots diffĂ©rents, sans apporter d'information nouvelle, souvent considĂ©rĂ©e comme une redondance. AUTEUR (date) : insiste sur la mĂȘme idĂ©e pour renforcer ou souligner un point.
  • Le plĂ©onasme : Usage redondant de termes ou expressions qui rĂ©pĂštent une idĂ©e dĂ©jĂ  exprimĂ©e, souvent considĂ©rĂ© comme une faute de style mais parfois utilisĂ© pour renforcer une idĂ©e. AUTEUR (date) : insiste sur une notion en la rĂ©pĂ©tant inutilement.
  • La lapalissade : Affirmation Ă©vidente ou trivialitĂ©, souvent formulĂ©e de maniĂšre Ă  souligner l’évidence de la vĂ©ritĂ©. AUTEUR (date) : met en lumiĂšre une vĂ©ritĂ© tellement Ă©vidente qu’elle en devient presque une tautologie.

Points essentiels

  • Ces figures jouent sur la contradiction, l’évidence ou la rĂ©pĂ©tition pour produire un effet stylistique ou argumentatif.
  • L’antithĂšse est souvent utilisĂ©e pour souligner un contraste ou une opposition forte, renforçant la tension entre deux idĂ©es.
  • Le paradoxe sert Ă  provoquer la rĂ©flexion en prĂ©sentant une idĂ©e qui semble absurde mais qui rĂ©vĂšle une vĂ©ritĂ© profonde ou une nuance.
  • L’oxymore est frĂ©quemment employĂ© en poĂ©sie pour crĂ©er des images saisissantes ou paradoxales, comme "une obscure clartĂ©".
  • La tautologie et le plĂ©onasme sont souvent perçus comme des erreurs stylistiques, mais peuvent aussi servir Ă  insister ou Ă  renforcer une idĂ©e.
  • La lapalissade met en Ă©vidence une Ă©vidence, souvent pour souligner la simplicitĂ© ou la trivialitĂ© d’une vĂ©ritĂ©.

À retenir

Les figures de logique exploitent la contradiction, l’évidence ou la rĂ©pĂ©tition pour renforcer un propos ou provoquer la rĂ©flexion. L’antithĂšse, le paradoxe, l’oxymore, la tautologie, le plĂ©onasme et la lapalissade jouent sur ces mĂ©canismes pour produire un effet stylistique ou argumentatif puissant.

9. Figures rhétoriques

Notions clés & Définitions

  • La question rhĂ©torique : Figure consistant Ă  poser une question dont la rĂ©ponse est implicite ou Ă©vidente, utilisĂ©e pour faire rĂ©flĂ©chir ou renforcer une idĂ©e sans attendre de rĂ©ponse (voir section 6).
  • La prosopopĂ©e : Figure qui consiste Ă  faire parler une personne absente ou une chose inanimĂ©e, en lui prĂȘtant la voix (voir section 6).
  • La personnification : Figure qui attribue des qualitĂ©s humaines Ă  une chose ou un animal, pour rendre une idĂ©e plus vivante ou expressive (voir section 6).
  • L’aposiopĂšse : Interruption brusque du discours pour laisser la parole inachevĂ©e, crĂ©ant un effet d’attente ou de suspension (voir section 6).
  • La digression : Écart par rapport au sujet principal, insĂ©rĂ©e dans un discours pour dĂ©velopper une idĂ©e secondaire ou illustrer un propos (voir section 6).
  • La sermocination : Figure consistant Ă  faire parler un personnage ou une entitĂ© de façon directe, souvent pour donner plus de vivacitĂ© ou d’émotion Ă  un discours (voir section 6).

Points essentiels

  • Ces figures jouent sur la voix, la mise en scĂšne ou la suspension pour capter l’attention, renforcer un propos ou crĂ©er un effet dramatique.
  • La question rhĂ©torique est souvent utilisĂ©e pour engager le lecteur ou l’auditoire sans attendre de rĂ©ponse, renforçant ainsi l’argumentation.
  • La prosopopĂ©e, la personnification et la sermocination donnent vie Ă  des Ă©lĂ©ments inanimĂ©s ou absents, permettant une communication plus vivante et expressive.
  • L’aposiopĂšse et la digression introduisent une pause ou un dĂ©tour, crĂ©ant un rythme particulier dans le discours ou le texte.
  • Ces figures sont essentielles pour dynamiser le discours et jouer sur l’émotion ou la rĂ©flexion du rĂ©cepteur.

À retenir

Les figures de la question rhĂ©torique, prosopopĂ©e, personnification, aposiopĂšse, digression et sermocination enrichissent le discours en jouant sur la voix, la suspension ou la mise en scĂšne, pour capter l’attention et renforcer l’impact du message.

Tableaux de SynthĂšse

Type de figureDéfinitionExempleAuteur / Référence
AllitĂ©rationRĂ©pĂ©tition d’une consonne en dĂ©but de mots successifs"Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur nos tĂȘtes ?"—
AssonanceRĂ©pĂ©tition d’une voyelle dans des mots rapprochĂ©s"Les sanglots longs des violons"—
Contre-assonanceRĂ©pĂ©tition d’une voyelle Ă  distance"Le vent se lĂšve, il faut tenter de vivre"—
ÉchoRĂ©pĂ©tition ou renvoi sonore en fin de vers"Il pleure dans mon cƓur comme il pleut sur la ville"—
OnomatopĂ©eMot imitant un son naturel"Boum", "tic-tac"—
CacophonieSons discordants pour crĂ©er un malaise"Les sanglots longs des violons" (dans un contexte de tension)—
AccumulationÉnumĂ©ration successive pour renforcer"Il a des livres, des papiers, des notes, des idĂ©es"—
ÉnumĂ©rationSuccession de termes de mĂȘme nature"Vive, aime, espĂšre"—
GradationProgression d’intensitĂ© ou de force"Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu"—
ÉpiphoreRĂ©pĂ©tition en fin de phrase"Il pleure dans mon cƓur comme il pleure dans la ville"—
EpanadiploseRĂ©pĂ©tition au dĂ©but et Ă  la fin"Rien ne sert de courir, il faut partir Ă  point"—
ConcatĂ©nationLiaison logique ou syntaxique"Il pleut, donc je reste chez moi"—
RĂ©pĂ©titionReprise exacte d’un mot ou groupe"Je suis, je suis, je suis"Perroux (date)
AnaphoreRépétition en début de phrase"Je pense, donc je suis"Descartes (1637)
PalilogieRĂ©pĂ©tition en fin de phrase"Il est grand, il est fort, il est beau"—
SymploqueCombinaison anaphore + palilogie"Il pleure, il pleure, il pleure"—
RedondanceRĂ©pĂ©tition inutile ou superflue"Monter en haut"—
ParonomaseJeu de mots par sonoritĂ©s proches"Qui se ressemble s’assemble"—
Figura etymologicaRacine Ă©tymologique rĂ©pĂ©tĂ©e"L’homme est homme"—
ParĂ©chĂšseInterruption insĂ©rĂ©e"Il est, comme je dis, un homme de valeur"—
ProsonomasieRĂ©pĂ©tition de sons similaires"Les roses, les ronces"—
PolyptoteVariations d’un mĂȘme mot"Il aime, il aimait, il aimera"—

PiÚges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre allitĂ©ration et assonance : l’allitĂ©ration concerne les consonnes, l’assonance les voyelles.
  2. Utiliser la redondance comme une figure stylistique efficace sans en abuser, alors qu’elle est souvent considĂ©rĂ©e comme une faute.
  3. Confondre Ă©cho et rĂ©pĂ©tition simple : l’écho implique une rĂ©sonance ou un renvoi sonore en fin de vers.
  4. Confondre anaphore et palilogie : l’anaphore rĂ©pĂšte au dĂ©but, la palilogie Ă  la fin.
  5. Confondre paronomase et figura etymologica : la premiÚre joue sur la sonorité, la seconde sur la racine étymologique.
  6. Confondre cacophonie et euphĂ©mie : la cacophonie est discordante, l’euphĂ©mie adoucit le son.
  7. Confondre gradation et accumulation : la gradation implique une progression, l’accumulation une Ă©numĂ©ration.
  8. Confondre figure de style et figure de construction : la premiĂšre concerne la forme, la seconde la structure syntaxique.
  9. Confondre figure d’allusion et figure de logique : l’allusion fait rĂ©fĂ©rence indirecte, la logique concerne la dĂ©duction ou la raisonnement.
  10. Confondre figures étymologiques et figures phonétiques : les premiÚres jouent sur la racine, les secondes sur le son.

Checklist Examen

  1. ConnaĂźtre la dĂ©finition prĂ©cise de l’allitĂ©ration et de l’assonance, et savoir donner des exemples concrets.
  2. Maßtriser la différence entre écho, répétition, anaphore, et palilogie, avec exemples.
  3. Savoir expliquer l’effet stylistique de la gradation et de l’accumulation dans un texte.
  4. Identifier une figure de style basée sur la répétition en fin ou début de phrase (épiphore, symploque).
  5. Connaßtre la définition de la figure étymologique, notamment la figura etymologica et la paronomase.
  6. Savoir distinguer une cacophonie d’une euphĂ©mie dans un extrait.
  7. Être capable d’analyser une figure de construction ou de logique dans un texte argumentatif.
  8. Connaßtre les concepts clés de Perroux sur la répétition et leur rÎle stylistique.
  9. Identifier une figure de style basée sur la sonorité ou le rythme dans un poÚme.
  10. Maßtriser la différence entre figures de style et figures de structure.
  11. ReconnaĂźtre une figure d’allusion ou une figure de rĂ©fĂ©rence culturelle dans un texte.
  12. Vérifier la maßtrise du vocabulaire spécifique : allitération, assonance, écho, onomatopée, cacophonie, accumulation, gradation, épiphore, anaphore, palilogie, symploque, redondance, paronomase, figura etymologica, paréchÚse, prosonomasie, polyptote.

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Test your knowledge on Les figures de style et de construction with 9 multiple-choice questions with detailed corrections.

1. Quelle est la dĂ©finition de l’allitĂ©ration dans les figures de style ?

2. Selon le contenu, quel est le nom du procédé consistant à énumérer plusieurs éléments ou idées pour renforcer un propos ou créer un effet d'abondance ?

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Memorize the key concepts of Les figures de style et de construction with 18 interactive flashcards.

Figures de style — dĂ©finition ?

Procédés expressifs pour embellir ou renforcer un discours.

AllitĂ©ration — rĂŽle ?

Créer un rythme ou une musicalité par la répétition de consonnes.

Assonance — rîle ?

Renforcer la musicalité par la répétition de voyelles.

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