Лист за преговор: Mondialisation et rôle de l’État

📋 Plan du Cours

  1. Acteurs de la mondialisation et débordement étatique
  2. Limites des politiques keynésiennes
  3. Politiques de l’offre et monétarisme
  4. Révolution libérale de Thatcher
  5. Révolution conservatrice de Reagan
  6. Transfert de pouvoirs vers marchés et acteurs non étatiques
  7. Agences de notation et arbitrage investisseurs-États
  8. Grand retour de l’État régulateur suprême
  9. Retour des frontières et durcissement des limites
  10. Puissance des fonds souverains
  11. Naissance des organisations internationales au XIXe siècle
  12. Coopération onusienne et associations régionales

📖 1. Acteurs de la mondialisation et débordement étatique

🔑 Notions clés & Définitions

  • États-nations : Acteurs politiques souverains qui ont longtemps dominé la scène mondiale avant d’être concurrencés par d’autres forces.
  • Institutions internationales : Organisations créées entre États pour coordonner des politiques et encadrer des enjeux à l’échelle mondiale.
  • FMN : Firmes multinationales qui influencent directement l’économie mondiale par leurs investissements, productions et stratégies.
  • Agences de notation : Acteurs privés qui évaluent le risque financier et peuvent peser sur les décisions des marchés et des investisseurs.
  • ONG : Organisations non gouvernementales qui agissent au-delà des frontières pour défendre des causes et intervenir dans des crises.

📝 Points essentiels

  • La mondialisation multiplie les acteurs et réduit le rôle quasi-exclusif des États sur la scène mondiale.
  • Les États sont aujourd’hui complétés, voire contestés, par des organisations internationales et surtout par des forces de marché.
  • Parmi les forces de marché, les FMN, les agences de notation et les grands investisseurs peuvent orienter les dynamiques économiques.
  • Des acteurs transnationaux comme les ONG et aussi des acteurs illégaux comme les mafias participent au débordement étatique.
  • Les crises récentes (subprimes, crise migratoire de 2015, Covid) ont redonné sens à l’action de l’État.
  • La montée des inégalités alimente un regain d’intérêt pour davantage d’interventionnisme étatique.

💡 Astuce mémo

Débordement = États concurrencés (marché + transnational) ; retour de l’État = crises + inégalités.

📖 2. Limites des politiques keynésiennes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Monétarisme : Courant qui explique surtout l’inflation et l’activité par le rôle de la monnaie et de la politique monétaire plutôt que par la seule demande globale.
  • Théorie des anticipations adaptatives : Théorie selon laquelle les ménages ajustent leurs comportements quand ils révisent leurs anticipations sur les politiques futures et leurs coûts.
  • Courbe de Phillips : Relation inverse entre chômage et inflation qui sert de base à l’arbitrage macroéconomique dans certaines politiques de relance.
  • Politique stop and go : Stratégie keynésienne de relance alternant phases d’intervention et de freinage pour gérer l’activité et l’inflation.
  • Théorie de l’offre : Approche libérale qui mise sur la relance par l’amélioration des conditions de production et de l’offre des entreprises.

📝 Points essentiels

  • Les monétaristes contestent l’idée qu’une injection de monnaie supplémentaire réduise durablement le chômage, en supposant l’absence de création de richesses supplémentaires.
  • À moyen terme, une hausse de monnaie se traduit par de l’inflation tandis que l’effet sur le chômage s’annule.
  • À court terme, une relance peut sembler agir via la consommation accrue des ménages, notamment quand les politiques augmentent bas salaires et allocations.
  • Les ménages finissent par corriger leurs anticipations: ils anticipent que la relance sera financée par des hausses d’impôts.
  • L’augmentation de l’épargne de précaution réduit l’activité et ramène le chômage à son niveau antérieur.
  • Les monétaristes recommandent une politique monétaire stricte: croissance régulière de la masse monétaire alignée sur celle du PIB, avec une banque centrale autonome et pilotée pour les équilibres macroéconomiques.

💡 Astuce mémo

Monétarisme = monnaie → inflation (moyen terme) ; relance → anticipations → épargne → chômage revient.

📖 3. Politiques de l’offre et monétarisme

🔑 Notions clés & Définitions

  • Politiques de l’offre : En économie, ce sont des politiques qui visent à relancer la croissance en agissant d’abord sur les entreprises et les conditions de production.
  • Économistes de l’offre : Ce sont des économistes qui attribuent la faiblesse de la croissance aux obstacles rencontrés par les agents économiques et proposent d’y remédier.
  • Courbe de Laffer : C’est une représentation reliant le niveau d’imposition et les recettes fiscales, utilisée pour soutenir l’idée qu’une baisse d’impôts peut augmenter les recettes.
  • Dérégulation : C’est la réduction des règles encadrant les marchés afin de rendre l’économie plus flexible et réactive à la concurrence.
  • Privatisation : C’est le transfert d’activités publiques vers des acteurs privés pour introduire plus de souplesse et d’efficacité.

📝 Points essentiels

  • Les économistes de l’offre expliquent la faible croissance par des freins comme des prélèvements fiscaux et sociaux jugés excessifs, la rigidité du marché du travail et une réglementation trop lourde.
  • Le slogan « trop d’impôts tue l’impôt » est popularisé par Arthur Laffer, conseiller économique de Ronald Reagan, via sa courbe.
  • Les politiques de l’offre recommandent de baisser les impôts, de déréguler l’économie (notamment la finance) et de privatiser.
  • L’objectif est de rendre les économies des pays développés plus souples pour s’adapter à la concurrence croissante des NPIA.
  • Le modèle anglo-saxon est présenté comme un « grand retour » de politiques économiques libérales, illustré par la trajectoire britannique.
  • Le monétarisme n’est pas détaillé ici, mais la section relie la logique libérale à des mesures visant d’abord la stabilisation monétaire puis des réformes structurelles.

💡 Astuce mémo

Offre = « on enlève les freins » : impôts ↓, règles ↓, public → privé ; Laffer : trop d’impôts = recettes qui baissent.

📖 4. Révolution libérale de Thatcher

🔑 Notions clés & Définitions

  • Thatchérisme : Courant politique britannique des années 1980 qui privilégie l’offre, la réduction du rôle des syndicats et le retrait de l’État de l’économie.
  • Théorie de l’offre : Approche économique qui met l’accent sur les incitations et la production pour stimuler la croissance plutôt que sur la seule demande.
  • Privatisations : Transfert d’activités auparavant publiques vers des acteurs privés, visant à réduire l’emprise de l’État sur certains services et entreprises.
  • Droit de regard syndical : Prérogative des syndicats sur les embauches et licenciements, ainsi que sur les conditions de déclenchement des grèves.

📝 Points essentiels

  • Le thatchérisme s’appuie sur des réformes structurelles inspirées des théoriciens de l’offre.
  • Les privatisations commencent en 1981 avec British Aerospace puis s’étendent à environ 65 autres entreprises et services publics (ex. Jaguar, British Gas, British Telecom, Rolls Royce, BP, eau et électricité).
  • La politique anti-syndicale réduit le droit de regard des syndicats sur les embauches et les licenciements.
  • Le vote à bulletin secret devient obligatoire pour déclencher une grève.
  • L’échec de la grande grève des mineurs (mars 1984 à mars 1985) affaiblit durablement le pouvoir syndical au Royaume-Uni.
  • Les fondamentaux du thatchérisme ne sont pas remis en cause après le retour des travaillistes de Tony Blair (1997-2007), et l’économie évolue vers la financiarisation et la désindustrialisation (moins de 15% de la pop. a

💡 Astuce mémo

Offre → Privats + Anti-syndicats : 1981 (British Aerospace) puis 65 entreprises ; Mineurs 84-85 = pouvoir syndical cassé.

📖 5. Révolution conservatrice de Reagan

🔑 Notions clés & Définitions

  • Déréglementation : La déréglementation correspond à la réduction des règles imposées aux acteurs économiques afin de laisser davantage jouer le marché.
  • Privatisation : La privatisation désigne le transfert d’activités ou de services auparavant publics vers des acteurs privés.
  • Accords de libre-échange : Les accords de libre-échange sont des traités visant à réduire les barrières commerciales entre États pour intensifier les échanges.
  • Agences de notation : Les agences de notation sont des organismes privés qui évaluent la capacité des émetteurs de dettes à honorer leurs engagements financiers.
  • Tribunaux d’arbitrage privés : Les tribunaux d’arbitrage privés sont des juridictions contractuelles permettant à des entreprises d’attaquer un État devant une instance non étatique.

📝 Points essentiels

  • Depuis les années 1970, le changement s’appuie sur quatre mécanismes : déréglementation, privatisation, restrictions budgétaires et accords de libre-échange.
  • Le phénomène est qualifié de « mercantilisme à l’envers » : l’État sert de plus en plus les entreprises tandis que les entreprises servent la puissance étatique de moins en moins.
  • Dans des secteurs mondialisés, les forces du marché se substituent aux États pour fixer des normes et des codes de conduite.
  • Les agences de notation (Moody’s, Standard & Poor’s) évaluent entreprises, États et collectivités locales, et leur influence pèse sur les marchés financiers et les politiques budgétaires.
  • L’extraversion des économies nationales augmente la dépendance à l’extérieur et la capacité de rétorsion d’autres acteurs de la mondialisation (FMN et États étrangers).
  • La mobilité des grandes entreprises leur permet d’éviter des décisions étatiques défavorables, notamment en matière de contraintes sociales ou environnementales.

💡 Astuce mémo

Marché d’abord : dérégule + privatise + coupe le budget + ouvre le commerce.

📖 6. Transfert de pouvoirs vers marchés et acteurs non étatiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Clause UE-Canada : Clause de l’accord UE-Canada qui illustre un transfert de compétences ou de pouvoir vers des acteurs externes.
  • Monétarisme : Courant macroéconomique qui relie déficit budgétaire et inflation via la création monétaire nécessaire pour financer l’État.
  • PAS du FMI : Programmes d’ajustement structurel du FMI imposant des politiques budgétaires et économiques aux pays en développement.
  • Consensus de Washington : Ensemble d’orientations économiques promues dans les PAS du FMI, visant notamment des politiques libérales et une discipline budgétaire.
  • Troïka FMI-BCE-Commission : Groupe d’institutions qui encadre l’assistance financière en conditionnant la politique budgétaire des États aidés.

📝 Points essentiels

  • Pour les monétaristes, un déficit budgétaire oblige à financer par création monétaire, ce qui alimente l’inflation.
  • Les États ont souvent laissé les déficits augmenter en réponse aux difficultés économiques, contrairement à la recommandation d’équilibre budgétaire.
  • Le surendettement peut réduire l’autonomie des États, notamment quand des pays appliquent des PAS du FMI.
  • La Grèce (crise de 2008) révèle en 2009 l’ampleur de sa dette publique, en partie via des instruments financiers hors bilan.
  • La hausse des taux sur la dette grecque et les anticipations de sortie de la zone euro conduisent à une mise sous tutelle par la troïka pour obtenir une assistance financière.
  • La mondialisation renforce l’émancipation relative des individus face à l’État, mais réduit aussi la portée des choix électoraux face à des phénomènes transnationaux.

💡 Astuce mémo

Monétaristes = déficit → monnaie → inflation ; Grèce = dette → marchés paniquent → troïka impose la budgétisation.

📖 7. Agences de notation et arbitrage investisseurs-États

🔑 Notions clés & Définitions

  • Mondialisation : Phénomène transnational qui réduit les marges de manœuvre des États en imposant des contraintes et des interdépendances.
  • État-nation : Forme d’organisation politique où l’État exerce sa souveraineté sur un territoire et une population, même sous l’effet de la mondialisation.
  • Kenichi Ohmae : Spécialiste des stratégies économiques japonaises qui a popularisé l’idée d’un affaiblissement du rôle des États-nations.
  • Prêteur en dernier ressort : Rôle de la banque centrale consistant à fournir des liquidités en cas de risque d’effondrement du système bancaire.
  • Politique du « quoiqu’il en coûte » : Mesure publique visant à soutenir l’économie malgré le coût budgétaire, pour préserver la consommation et la trésorerie.

📝 Points essentiels

  • La mondialisation relativise le rôle des États sans les faire disparaître, car elle réduit les marges de manœuvre mais ne supprime pas la souveraineté.
  • Les crises de 2008, 2010/2012 et 2020 ont renforcé la légitimité de l’État et montré son utilité face aux chocs transnationaux.
  • L’État reste un régulateur suprême : il garantit le respect de la loi et de l’ordre.
  • L’État amortit les effets déstructurants de la mondialisation sur la société et facilite la mondialisation via le financement des infrastructures.
  • La régulation financière passe notamment par la banque centrale, dont l’action redevient centrale après la crise des subprimes et la crise sanitaire.
  • En 2008, les États des pays développés ont joué le rôle de prêteurs en dernier ressort pour éviter l’effondrement bancaire, et en 2020 la politique du « quoiqu’il en coûte » a soutenu consommation et trésorerie des firmе

💡 Astuce mémo

Mondialisation = contraintes ; Crises = retour de l’État ; Banque centrale = prêteur en dernier ressort ; « quoiqu’il en coûte » = soutien immédiat.

📖 8. Grand retour de l’État régulateur suprême

🔑 Notions clés & Définitions

  • Fonction régulatrice de l’État : Fonction de l’État qui encadre et limite les décisions, au lieu de piloter directement l’action comme dans une logique de commandement.
  • Déclaration commune de 2018 (UE) : Déclaration signée en 2018 par 22 États membres de l’UE qui juge inapplicables certaines clauses d’arbitrage investisseurs-États contraires au droit de l’UE.
  • Clauses d’arbitrage investisseurs-États : Mécanismes contenus dans des traités d’investissement permettant à des investisseurs de contester un État devant une procédure d’arbitrage.
  • Frontière internationale : Limite entre deux souverainetés et deux ordres juridiques, associée à des systèmes politiques, monétaires et à des histoires nationales distinctes.
  • Murs et durcissement des frontières : Ensemble de dispositifs physiques et sécuritaires (murs, clôtures, barbelés) utilisés pour contrôler et rendre plus strictes les frontières.

📝 Points essentiels

  • Les plans de relance USA et UE s’inscrivent dans une logique où la régulation de l’État revient au détriment des fonctions de commandement.
  • Sous la pression des opinions publiques, les États européens deviennent plus prudents dans les accords internationaux et moins enclins à abandonner leurs prérogatives.
  • En 2018, 22 États membres de l’UE signent une déclaration commune déclarant inapplicables les clauses d’arbitrage investisseurs-États contraires au droit de l’UE.
  • La déclaration vise 196 traités d’investissement concernés par ces clauses.
  • Le CETA contient une clause d’arbitrage investisseurs-États mais limitée à l’indemnisation des entreprises.
  • La frontière est définie comme une limite entre souverainetés et ordres juridiques, avec des systèmes politiques et monétaires distincts, selon Michel Foucher (2016).

💡 Astuce mémo

Régulation d’abord : « réguler » remplace « commander » ; puis frontières : « limiter » redevient central.

📖 9. Retour des frontières et durcissement des limites

🔑 Notions clés & Définitions

  • Ceuta et Melilla : Enclaves espagnoles au Maroc, souvent citées pour illustrer le durcissement des contrôles aux frontières.
  • Barbelés Inde-Bangladesh : Dispositif de clôture frontalière entre l’Inde et le Bangladesh, utilisé comme exemple de fermeture et de contrôle.
  • Mur Israël-Cisjordanie : Ouvrage de séparation entre Israël et la Cisjordanie, présenté comme symbole du renforcement des limites.
  • Fonds souverains : Fonds d’investissement contrôlés par un État, gérant des actifs sur le long terme pour atteindre des objectifs macroéconomiques.

📝 Points essentiels

  • Des exemples de durcissement des frontières sont donnés avec Ceuta et Melilla, des barbelés Inde-Bangladesh et un mur entre Israël et la Cisjordanie.
  • Selon le FMI, un fonds souverain est possédé ou contrôlé par un gouvernement national.
  • Selon le FMI, un fonds souverain gère des actifs financiers avec une logique de long terme.
  • Selon le FMI, la politique d’investissement vise des objectifs macroéconomiques comme l’épargne intergénérationnelle, la diversification du PIB ou le lissage de l’activité économique.
  • Les fonds souverains ont longtemps eu une gestion prudente (bons du Trésor US, lingots d’or) avant d’investir davantage dans des placements plus risqués (FMN, prises de participation dans des banques internationales).
  • Leur essor est présenté en trois vagues : 1er choc pétrolier (EAU, Arabie saoudite, Koweït, Norvège), excédents asiatiques à partir de 1997 (Corée du Sud, Chine), puis créations liées à l’envolée du pétrole et des MP (ex

💡 Astuce mémo

Frontières qui se ferment (barbelés/mur) ; puissance qui s’ouvre (fonds souverains).

📖 10. Puissance des fonds souverains

🔑 Notions clés & Définitions

  • Fonds souverain : Fonds souverain : véhicule d’investissement contrôlé par un État, qui place des capitaux sur les marchés pour des objectifs financiers et parfois politiques.
  • Government Pension Fund Global : Government Pension Fund Global : fonds souverain norvégien, présenté comme le plus riche avec environ 1.400 milliards $ d’actifs.
  • China Investment Corporation : China Investment Corporation : fonds souverain chinois, classé 2e avec environ 1.200 milliards $ d’actifs.
  • ADIA : ADIA : fonds souverain d’Abu Dhabi, cité comme l’un des fonds régulièrement dénoncés pour son opacité.
  • Principes de Santiago : Principes de Santiago : code de bonne conduite publié par le FMI en 2008 pour encadrer les pratiques des fonds souverains.

📝 Points essentiels

  • Les fonds souverains totalisent près de 7.500 milliards $ d’actifs, avec un classement dominé par la Norvège, la Chine et Abu Dhabi.
  • Le Government Pension Fund Global est donné comme premier fonds avec environ 1.400 milliards ,devantlaChinaInvestmentCorporation(environ1.200milliards, devant la China Investment Corporation (environ 1.200 milliards ).
  • Le fonds souverain d’Abu Dhabi est indiqué au 3e rang avec environ 830 milliards $ d’actifs.
  • Les inquiétudes des pays de l’OCDE portent sur le contrôle étatique et la possible utilisation géopolitique plutôt que strictement financière.
  • La création en 2012 d’un fonds d’investissements commun entre la China Investment Corporation et le fonds souverain national russe est présentée comme un signal de dimension géopolitique.
  • Joseph Stiglitz formule la crainte suivante : les fonds achètent-ils pour le rendement ou pour « supprimer les crayons » (objectif non financier).

💡 Astuce mémo

OCDE + État = risque géopolitique ; FMI (2008) = Santiago pour la conduite.

📖 11. Naissance des organisations internationales au XIXe siècle

🔑 Notions clés & Définitions

  • Organisation internationale : Structure de coopération entre États souverains visant des buts d’intérêt commun grâce à des organes propres.
  • Commission fluviale internationale : Organisation internationale créée pour gérer des questions techniques liées aux voies navigables entre plusieurs États.
  • Union télégraphique : Union internationale du XIXe siècle chargée de coordonner la coopération dans le domaine des communications télégraphiques.
  • Union postale universelle : Union internationale du XIXe siècle qui organise la coopération entre États pour le service postal.
  • Bureau international des poids et mesures : Institution internationale du XIXe siècle dédiée à la coopération scientifique et technique autour des mesures.

📝 Points essentiels

  • Les organisations internationales apparaissent au début du XIXe siècle avec l’intensification et la technicisation des relations internationales.
  • Les premières organisations internationales répondent à des problèmes techniques que la diplomatie classique maîtrise moins bien.
  • Dès 1815, des commissions fluviales internationales sont créées pour traiter des enjeux liés aux fleuves et à la navigation.
  • Dans la seconde moitié du XIXe siècle, des unions se développent dans les communications (Union télégraphique, Union postale universelle, Union des chemins de fer).
  • Au XIXe siècle, la coopération scientifique progresse aussi via des institutions comme le Bureau international des poids et mesures et l’Union météorologique internationale.
  • Après le choc de la Première Guerre mondiale, la coopération politique devient prioritaire et conduit à la création de la SDN, remplacée par l’ONU en 1945 après son échec.

💡 Astuce mémo

Techno d’abord (fleuves, télégraphe, poste, rails, mesures) → choc WWI → politique (SDN) → échec → ONU (1945).

📖 12. Coopération onusienne et associations régionales

🔑 Notions clés & Définitions

  • Associations régionales : Groupements d’États organisant une intégration à l’échelle régionale, souvent présentés comme un relais de la mondialisation économique.
  • Mercosur : Organisation d’intégration régionale d’Amérique latine dont l’entrée en vigueur en 1995 illustre l’ambition d’ouverture commerciale.
  • Organisation supranationale : Organisation où les États transfèrent progressivement une partie de leur souveraineté à des institutions communes.
  • Union européenne : Organisation supranationale qui transfère progressivement des pans de souveraineté et se distingue des autres intégrations régionales.
  • TPP : Trans-Pacific Partnership, méga-accord commercial dont le retrait des États-Unis a été décidé en 2017 par Donald Trump.

📝 Points essentiels

  • Les associations régionales sont souvent vues comme des « antichambres » de la mondialisation, appliquant des principes libéraux à un niveau régional.
  • L’intégration régionale n’entraîne pas forcément une hausse du commerce régional, car des réflexes protectionnistes peuvent persister.
  • Malgré l’entrée en vigueur du Mercosur en 1995, le protectionnisme reste fort en Amérique latine.
  • Quand l’intégration régionale n’est pas accompagnée d’une construction politique, ses effets restent limités.
  • Seule l’Union européenne est décrite comme organisation supranationale, avec transfert progressif de souveraineté.
  • Dans les PDEM, la méfiance envers les méga-accords régionaux augmente, ce qui freine les projets commerciaux globaux.

💡 Astuce mémo

Intégration ≠ ouverture : Mercosur (1995) montre que le protectionnisme peut survivre.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1971Taïwan perd son statut d’État membre de l’ONU mais reste un État de fait
1815Création des commissions fluviales internationales
1976Attribution du prix Nobel d’économie à Milton Friedman
1979Margaret Thatcher devient Premier ministre
1980Inflation au Royaume-Uni : 18% en 1980
1981Début des privatisations (British Aerospace) ; Economic Recovery Act
1984Début de la grande grève des mineurs (mars 84)
1986Inflation au Royaume-Uni : moins de 4% en 1986 ; Tax Reform Act
1991Accord sur les investissements (base d’une plainte d’Achmea)
1995Entrée en vigueur du Mercosur ; 1995 : Kenichi Ohmae évoque la fin du rôle des États-nations (The end of the Nation State)

📊 Tableaux de synthèse

Mécanismes de transfert de pouvoir (retrait de l’État)

MécanismeCe que cela faitActeurs/effets
DéréglementationRéduit les règles imposées aux acteurs économiquesLe marché fixe davantage normes et codes de conduite
PrivatisationTransfère des activités publiques vers des acteurs privésRenforce le rôle des entreprises
Restrictions budgétairesRéduit l’action budgétaire de l’ÉtatAffaiblit la capacité étatique
Accords de libre-échangeRéduit les barrières commerciales entre ÉtatsIntensifie les échanges et peut inclure des mécanismes d’arbitrage privés

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre court terme et moyen terme chez les monétaristes : à court terme la relance peut agir via la consommation, mais à moyen terme l’effet sur le chômage s’annule et l’inflation domine.
  2. Croire que la mondialisation fait disparaître les États : le cours insiste sur la relativisation des marges de manœuvre, sans suppression de la souveraineté.
  3. Mélanger politiques keynésiennes et monétaristes : les monétaristes recommandent une stricte politique monétaire (croissance régulière de la masse monétaire) et critiquent l’idée d’un chômage durablement réduit par la “d
  4. Oublier que la théorie des anticipations adaptatives implique un comportement de précaution : les ménages anticipent des hausses d’impôts, épargnent davantage et l’activité retombe.
  5. Penser que les politiques de l’offre se limitent à la baisse d’impôts : le cours ajoute aussi dérégulation et privatisation, pour rendre l’économie plus souple face à la concurrence des NPIA.
  6. Confondre clauses d’arbitrage investisseurs-États et “régulation” : le cours montre un retour de la régulation (2018) et une contestation de clauses contraires au droit de l’UE.
  7. Croire que les fonds souverains sont uniquement financiers : le cours souligne aussi des inquiétudes géopolitiques (Stiglitz, OCDE) et la logique long terme (Santiago).

✅ Checklist Examen

  1. Expliquer pourquoi la mondialisation multiplie les acteurs et “déborde” les États (marché, FMN, agences de notation, grands investisseurs, ONG/mafias).
  2. Citer les crises mentionnées (subprimes, crise migratoire de 2015, Covid) et expliquer en quoi elles redonnent sens à l’action de l’État.
  3. Présenter la critique monétariste de la relance : injection de monnaie → inflation à moyen terme, effet chômage nul (toutes choses égales par ailleurs).
  4. Expliquer le mécanisme des anticipations adaptatives : relance financée par hausse d’impôts anticipée → épargne de précaution → activité baisse → chômage revient.
  5. Décrire la recommandation monétariste : politique monétaire stricte, croissance régulière de la masse monétaire alignée sur le PIB, banque centrale autonome.
  6. Exposer les politiques de l’offre : freins (prélèvements fiscaux et sociaux, rigidité du marché du travail, réglementation) et solutions (baisse d’impôts, dérégulation, privatisation).
  7. Relier Arthur Laffer et l’idée “trop d’impôts tue l’impôt” à la logique des politiques de l’offre (conseiller de Ronald Reagan).
  8. Raconter la révolution libérale de Thatcher : contexte, mesures (privatisations à partir de 81, anti-syndicats, vote à bulletin secret), et l’échec de la grève des mineurs (mars 84 à mars 85).
  9. Résumer la révolution conservatrice de Reagan : déréglementation, baisse de la fiscalité (Reagan tax cuts), et politique monétariste menée par Paul Volcker à partir de 79.
  10. Décrire les 4 mécanismes de retrait de l’État (déréglementation, privatisation, restrictions budgétaires, accords de libre-échange) et le “mercantilisme à l’envers”.
  11. Expliquer le rôle des agences de notation et l’idée d’arbitrage privé investisseurs-États (tribunaux d’arbitrage privés) avec l’exemple Achmea contre l’État slovaque et le lien avec le CETA.
  12. Expliquer “un monde de dettes” : déficit → inflation (logique monétariste), rôle des PAS du FMI et du consensus de Washington, puis cas de la Grèce (mise sous tutelle par la troïka).
  13. Présenter l’émancipation relative des individus et des territoires : décentralisation/régionalisation et limites démocratiques face aux phénomènes transnationaux.
  14. Expliquer pourquoi l’État reste “régulateur suprême” : respect de la loi et de l’ordre, amortissement social, financement des infrastructures, régulation financière via banque centrale, et “quoiqu’il en coûte”.

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1. Quel effet la mondialisation a-t-elle principalement sur la place des États sur la scène mondiale ?

2. Parmi les acteurs suivants, lequel participe aussi au débordement étatique en agissant au-delà des frontières ?

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Acteurs de la mondialisation — principaux ?

États, FMN, ONG, agences de notation, mafias.

Débordement étatique — cause ?

Multiplication des acteurs et crises récentes.

Limites politiques keynésiennes — critique ?

Inflation et anticipations limitent leur efficacité.

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